CHAPITRE 2
Le grand jeu

- Résumé

- Les États-Unis

- Les Cris

- La France


Les Cris

Depuis des années, les Cris de la baie James utilisent toutes les tribunes internationales pour contester les projets d’Hydro-Québec sur leur territoire. Avec l’élection du Parti québécois, les Cris ajustent le tir et s’attaquent aussi au projet souverainiste.

« Nous ne voulions pas contester le droit des Québécois de décider de leur avenir ou d’exercer leur droit à l’autodétermination, mais nous disions: “Si vous réclamez ce droit à l’autodétermination, ne niez pas que ce même droit s’applique aux premières nations, dans ce cas-ci, aux Cris du Québec. » - Matthew Coon Come, chef du grand conseil des Cris

Matthew Coon Come sait que Jacques Parizeau doit protéger l’image du Québec aux États-Unis. En novembre 1994, profitant d’une visite à Washington pour s’opposer à l’ambitieux projet hydroélectrique de Grande Baleine, il dénonce l’affirmation de Parizeau selon laquelle les Cris auraient cédé leurs droits ancestraux. Il dit que Parizeau devrait avoir honte, et il l’accuse de faire preuve de colonialisme, et même de racisme.

Matthew Coon Come à Washington (Le téléjournal).

À la surprise de tous, Jacques Parizeau prend les grands moyens et annule sans préavis le projet de 13 milliards. Du coup, les Cris perdent leur tribune.

« Alors là, plus de démonstrations aux États-Unis pour demander aux universités américaines de ne pas acheter d’obligations du gouvernement de Québec, plus de manifestations en Europe pour indiquer à quel point on est en train de les noyer. Rien!» - Jacques Parizeau, premier ministre du Québec et chef du Parti québécois (1994-1995)

Si Parizeau a réussi à trouver un terrain d’entente avec les Cris, les difficultés à faire passer son message aux États-Unis restent énormes.


CHAPITRE 2
Le grand jeu

- Résumé

- Les États-Unis

- Les Cris

- La France