La culture des produits transgéniques est en plein essor
depuis cinq ou six ans, à un point tel que cette industrie
récolte déjà plusieurs milliards de dollars.
Les États-Unis comptent
près de 80 % des 28 millions d'hectares où
sont cultivés des OGM. Le soja transgénique américain
représente plus de la
moitié du soja produit aux États-Unis; le coton transgénique
occupe la moitié des champs de coton, et plus du tiers des
champs de maïs a subi des modifications génétiques.
Les États-Unis font partie du Groupe de Miami, qui s'oppose
à toute réglementation du commerce des OGM, avec l'Argentine,
l'Australie, le Chili, l'Uruguay et le Canada.
Ce dernier occupe pour sa part le troisième rang des producteurs
de produits génétiquement modifiés, derrière
l'Argentine. Depuis 1995, une quarantaine d'OGM ont été
répertoriés au pays. Les cultures transgéniques
occupent 2,8 millions d'hectares, soit le dixième de
la production mondiale. Selon l'Association canadienne des semences,
plus de 65 % des plants de canola, plus du tiers des plants
de maïs, le quart des plants de soja et le quart des pommes
de terre cultivés au pays sont des OGM (chiffres datant d'août
1999). Au Québec, selon des chiffres de l'Union
des producteurs agricoles (UPA) datant de 1998, 2 % des
pommes de terre et 10 % des plants de maïs sont génétiquement
modifiés, tandis que la proportion des plants de canola trangéniques
se situe entre 35 % et 50 %.