1973 : premières manipulations transgéniques :
des chercheurs américains parviennent à greffer des
gènes étrangers dans une bactérie.
1983 :
la première plante génétiquement modifiée
voit le jour.
1986 :
premier essai de culture d'une plante transgénique en champ,
en Belgique.
1992 : autorisation de
commercialisation d'OGM aux États-Unis et en Europe.
1994 :
la Food and Drug Administration des États-Unis accorde son
autorisation de mise en marché à la tomate Flavr
Savr, première plante transgénique, fruit de la
firme américaine Calgene (qui appartient maintenant à
Monsanto); cette tomate n'est cependant pas un véritable
OGM, puisqu'elle n'a pas de gène étranger : les
chercheurs se sont contentés d'empêcher l'expression
d'un de ses gènes.
1995 : les cultures transgéniques
sont autorisées au Canada.
1996 :
le soya de la compagnie Monsanto, premier OGM constitué d'un
gène de résistance à un herbicide, arrive en
Europe.
1996 :
le maïs BT de la compagnie Novartis est commercialisé.
1996 : début des
pourparlers sur le protocole sur la biosécurité sous
l'égide de l'Organisation des Nations Unies.
Février 1999 : échec
des négociations sur la biosécurité lors du
Sommet de Carthagène, en Colombie.
1999 :
publication d'une étude du Rowett
Research Institute, en Écosse, qui conclut aux effets
nocifs des OGM sur des rats; l'étude provoque la panique
au Royaume-Uni, puis en Europe.
Été 1999 :
le Parlement européen opte pour l'étiquetage obligatoire
des OGM et adopte un moratoire sur les semences d'OGM et sur toute
nouvelle autorisation d'organismes génétiquement modifiés.
Octobre 1999 : la revue
scientifique The Lancet publie la recherche contestée
du Dr Arpad Pusztai, même si son comité de sélection
juge la méthodologie peu fiable.
Janvier 2000 : adoption,
à Montréal, du protocole sur la biosécurité
par 139 pays.
Avril 2000 : l'étiquetage
obligatoire entre en vigueur en Europe pour tous les produits composés
d'OGM dans une proportion supérieure à 1 %.