Des
chercheurs de partout dans le monde étudient maintenant d'autres
applications, dont bénéficieraient les consommateurs.
Les scientifiques sont en outre parvenus, en laboratoire, à
augmenter la teneur en diverses vitamines de fruits et de légumes
et à y introduire des matières vaccinantes. D'autres
recherches sont menées pour doter les aliments de propriétés
médicales, par exemple pour rendre un vaccin contre l'hépatite
B cultivable dans une pomme de terre transgénique. On parle
même de tomates carrées pour faciliter l'entreposage!
Des études
sont également en cours pour améliorer la saveur ou
augmenter la qualité nutritive de certains fruits et légumes.
Par
exemple, en Suisse, des scientifiques ont annoncé au début
de 2000 qu'ils avaient réussi à créer un riz
transgénique à plus haute teneur en vitamine A, en
y introduisant des gènes de bactérie et de jonquille.
Comme le riz est la céréale la plus consommée
dans les pays en développement, une telle percée laisse
entrevoir la possibilité de pallier une carence alimentaire
qui fait des millions de victimes chaque année.
Les
chercheurs s'intéressent également à l'utilisation
des OGM dans la production industrielle, une avenue qui laisse miroiter
d'importantes retombées économiques. L'injection de
gènes d'autres espèces pourrait notamment améliorer
la qualité de certains produits, comme le papier ou les cosmétiques.
À titre d'exemple, on a introduit un gène de lapin
dans du coton pour le rendre plus doux.