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Ailleurs dans le monde
La situation aux États-Unis
« Nous
manquons d'énergie. Il nous faut
davantage d'énergie aux É.- U. »
- le président américain,
Georges Bush.
Une
ressource de plus en plus rare
Aux prises avec d'importantes pénuries
énergétiques dans certaines régions, et particulièrement
en Californie, les États-Unis se font depuis quelque temps
les promoteurs d'une intégration continentale de production
et de distribution de l'énergie.
Vers une déréglementation
totale
Le secteur de l'énergie électrique aux États-Unis
est en pleine mutation. À la suite des pressions exercées
par les États américains aux prises avec les tarifs
les plus élevés du continent (la Californie et les
États du nord-est) et de la vague de succès qu'a connue
la déréglementation dans divers secteurs (transport
aérien, services financiers, distribution du gaz et télécommunications),
les politiciens de l'oncle Sam ont décidé d'attaquer
de plain-pied le secteur de l'électricité. Déjà,
50 % des États américains ont adopté des lois
et règlements pour ouvrir leur marché de détail
à la compétition.
Certains spécialistes estiment
que si la période de transition s'est effectuée jusqu'à
maintenant sur une période plus ou moins longue, c'est pour
limiter les hausses tarifaires (considérées par plusieurs
comme une cause directe de l'ouverture des marchés).

Avec 24 États en voie d'autoriser
une forme ou une autre de libre concurrence dans le marché
de l'électricité, la pression est susceptible
d'augmenter pour les États encore dans l'indécision.
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« Si on déréglemente
aux États-Unis, c'est aussi parce qu'on est dans le processus
de se débarrasser des centrales nucléaires qui sont
désuètes et dangereuses. Or, il y a moyen de faire
beaucoup mieux avec beaucoup moins cher. Ça coûte une
fortune à faire fonctionner, une centrale nucléaire. »
- Gaétan Boucher, comptable.
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Des centrales thermiques
américaines
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Pour l'instant, aux États-Unis, la libéralisation
des échanges ne se limite qu'aux transactions de gros entre
professionnels. Mais, déjà, plus d'une trentaine
d'États envisagent d'offrir à leurs usagers le libre
choix de leur fournisseur d'électricité.
Aux yeux de l'économiste Michel Boucher,
la finalité est bien plus qu'un marché déréglementé
: il s'agit de privatisation. Dans quinze ans tout au plus, les
réseaux d'électricité des 50 États américains
seront non seulement complètement déréglementés,
mais aussi « interconnectés » :
« Que les grandes
régions ne soient plus indépendantes les unes des
autres. Avec un système interconnecté, lorsqu'une
région est en difficulté, les autres peuvent acheminer
de l'électricité vers celle-ci. Ce qui permet de maintenir
un certain niveau d'activité et d'éviter le pire :
une panne généralisée. »
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