ACCUEIL   |   LE QUÉBEC   |   LE CANADA   |   LE MONDE    |   LE POUR ET LE CONTRE   |   CONCLUSION
Privatiser Hydro / La situation au Canada
Jounaliste : CLAUDINE MAGNY Novembre 2002
Saviez-vous que...

Le Canada est le premier producteur mondial d'hydroélectricité — avec 315 milliards de kWh par an — équivalant à la moitié de toute la production asiatique, suivi des États-Unis, dont la production annuelle est de 260 milliards de kWh.

 

« On a des occasions aux États-Unis.
Nous avons des réserves au Canada. »


- Jean Chrétien, juin 2001.


La situation au Canada


Vers une politique énergétique continentale

En marge du Sommet de Québec, en juin 2001, le premier ministre canadien, Jean Chrétien, évoquait les possibilités pour le Canada de vendre davantage d'énergie aux États-Unis : « On a des occasions aux États-Unis. Nous avons des réserves au Canada », affirmait-il. Citant en exemple le projet de développement hydroélectrique de la basse rivière Churchill, étudié par Québec et Terre-Neuve.

Cette déclaration survenait en fait au moment où les trois chefs d'État de l'Amérique du Nord, Georges W. Bush, Jean Chrétien et Vincente Fox, ouvraient la porte à une politique énergétique continentale pour leurs pays. Un groupe de travail sur l'énergie, composé des ministres de l'Énergie des trois pays, fut alors créé.

Ce projet souleva une vive réaction dans les provinces : en août 2001, les ministres provinciaux réclamaient à l'unanimité de participer à toute délégation entourant la politique commune. Une demande qui fut rejetée catégoriquement par Ottawa peu de temps après.

Est-ce à dire que le Canada veut se lancer rapidement, comme son puissant voisin du sud, dans le monde de la concurrence ? Du moins, pas pour l'instant. Car bien que le processus de déréglementation du marché de l'électricité soit enclenché de façon significative au pays, il en va tout autrement pour la concurrence, qui demeure encore limitée dans la plupart des provinces canadiennes.

Lors du Sommet de Québec, M. Chrétien excluait cependant catégoriquement la possibilité de céder sa souveraineté sur ses ressources :


« Nous, nous demeurons maîtres de notre énergie. On ne veut pas céder le contrôle de notre énergie à une autre administration. »

Outre le Québec, seules la Colombie-Britannique et l'Alberta ont procédé à l'ouverture de leur marché de gros. Par ailleurs, l'Alberta est la seule province à avoir ouvert son marché de détail, et ce de façon partielle. Au Nouveau-Brunswick, le réseau de transport public d'électricité est accessible aux tiers pour certaines transactions. Ainsi, les producteurs indépendants peuvent l'utiliser pour exporter leur production. En Ontario, Queen's Park annonçait, en juin 2002, qu'elle abandonnait son ambitieux projet de privatisation d'Hydro One, la plus grande société publique du pays.

 

 


HYPERLIEN

L'énergie au Canada en l'an 2000
(Les marchés énergétiques, la politique énergétique canadienne, etc.)
Ressources naturelles Canada

 

 

Suite>>