|
« On
a des occasions aux États-Unis.
Nous avons des réserves au Canada. »
- Jean Chrétien, juin 2001.
|
La situation au Canada
Vers une politique énergétique
continentale
En
marge du Sommet de Québec, en juin 2001, le premier ministre
canadien, Jean Chrétien, évoquait les possibilités
pour le Canada de vendre davantage d'énergie aux États-Unis
: « On a des occasions aux États-Unis. Nous avons
des réserves au Canada », affirmait-il. Citant
en exemple le projet de développement hydroélectrique
de la basse rivière Churchill, étudié par Québec
et Terre-Neuve.
Cette déclaration survenait en fait au moment où
les trois chefs d'État de l'Amérique du Nord, Georges
W. Bush, Jean Chrétien et Vincente Fox, ouvraient la porte
à une politique énergétique continentale pour
leurs pays. Un groupe de travail sur l'énergie, composé
des ministres de l'Énergie des trois pays, fut alors créé.
Ce
projet souleva une vive réaction dans les provinces :
en août 2001, les ministres provinciaux réclamaient
à l'unanimité de participer à toute délégation
entourant la politique commune. Une demande qui fut rejetée
catégoriquement par Ottawa peu de temps après.
Est-ce à dire que le Canada veut se lancer rapidement, comme
son puissant voisin du sud, dans le monde de la concurrence ? Du
moins, pas pour l'instant. Car bien que le processus de déréglementation
du marché de l'électricité soit enclenché
de façon significative au pays, il en va tout autrement pour
la concurrence, qui demeure encore limitée dans la plupart
des provinces canadiennes.
Lors du Sommet de Québec,
M. Chrétien excluait cependant catégoriquement
la possibilité de céder sa souveraineté
sur ses ressources :

« Nous, nous demeurons maîtres de notre énergie.
On ne veut pas céder le contrôle de notre énergie
à une autre administration. »
|
Outre le Québec, seules la Colombie-Britannique et l'Alberta
ont procédé à l'ouverture de leur marché
de gros. Par ailleurs, l'Alberta est la seule province à
avoir ouvert son marché de détail, et ce de façon
partielle. Au Nouveau-Brunswick, le réseau de transport public
d'électricité est accessible aux tiers pour certaines
transactions. Ainsi, les producteurs indépendants peuvent
l'utiliser pour exporter leur production. En Ontario, Queen's Park
annonçait, en juin 2002, qu'elle abandonnait son ambitieux
projet de privatisation d'Hydro One, la plus grande société
publique du pays.
HYPERLIEN
L'énergie
au Canada en l'an 2000
(Les marchés énergétiques, la politique énergétique
canadienne, etc.)
Ressources naturelles Canada
Suite>>
|