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Privatiser Hydro / Le pour et le contre
Jounaliste : CLAUDINE MAGNY Novembre 2002

 

Ceux qui sont pour
Ceux qui sont contre


- La liberté de choisir son fournisseur et, par conséquent, d'obtenir de meilleurs services.

- La hausse des tarifs — phénomène incontournable au début de tout processus de privatisation — entraînera une meilleure répartition de la consommation d'électricité, donc moins de « gaspillage » chez les consommateurs.

- La hausse des tarifs ne sera pas permanente : les prix finiront, un jour ou l'autre, par devenir très concurrentiels (puisqu'il s'agit de l'objectif premier de toute privatisation). Exemple de la Pennsylvanie, où les prix ont baissé de 3 % un an après la privatisation du secteur de la distribution.

- La possibilité pour le Québec de réduire substantiellement sa dette.

- La solidification des liens d'affaires entre Hydro et ses clients (avec les Américains, par exemple).

- L'évitement d'une panne généralisée (grâce au principe d'interconnexion entre les provinces, les États ou les pays).

- La mise au premier plan des intérêts économiques (plutôt que politiques).

- L'appréciation — donc une meilleure consommation — de l'électricité en tant que bien devenu négociable pour tous.


- La fin des tarifs « bon marché » et la hausse des tarifs résidentiels, industriels et commerciaux. La facture d'électricité résidentielle comporterait d'ailleurs des frais fixes (pour payer le branchement au réseau de distribution) et des frais variables (correspondant à la consommation).

- La destruction de l'environnement.

- La perte de notre autonomie.

- La disparition du « fleuron de l'entrepreneurship » québécois, d'une richesse patrimoniale du Québec.

- Le danger d'oligopole.

- Les Américains ne voudront pas nécessairement participer activement à la privatisation de nos réseaux. Par exemple, il n'est pas dit que les Américains voudraient nous vendre des réseaux de transport, comme le souhaiterait l'Ontario, et ce en raison du contexte de déréglementation et des problèmes de juridiction qui ont cours aux États-Unis.

- L'électricité devient un produit qui obéit aux lois du marché. Le plus offrant est donc avantagé.

 

 

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