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«
Un cri d'enthousiasme jaillit, saluant le couronnement de
huit années d'efforts, de millions et de millions d'heures
de travail. Le rêve qui valait des milliards de dollars
est devenu réalité. »
- Robert Bourassa, à propos de
l'ouverture de
la centrale hydroélectrique de LG2, en 1979. |
Gigantisme. Force. Puissance. Autant de mots pour
décrire ces barrages hydroélectriques qui jalonnent
le Nord québécois. À l'époque de la
révolution tranquille, la « nationalisation »
de l'électricité était, aux yeux de la plupart
des Québécois, signe de fierté, d'autonomie
et de relance de l'économie. Le fameux slogan électoral
« Maîtres chez nous » résumait
bien la tendance nationaliste de l'époque.
Depuis une dizaine d'années, des changements
importants ont cours chez Hydro-Québec : restructuration,
déréglementation, retour à la production privée
Une nouvelle ère est amorcée chez la puissante société
d'État.
Pourquoi tous ces changements ? La grande société
de « l'Énergie du Nord » s'apprêterait-elle
à se désengager de son monopole pour faire place à
la concurrence ?
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