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Privatiser Hydro / Conclusion
Jounaliste : CLAUDINE MAGNY Novembre 2002

Troisième producteur d'hydroélectricité au monde, Hydro-Québec assume, à elle seule, près de 93 % de la puissance totale d'électricité produite dans la province. Sans oublier ses bénéfices qui semblent poursuivre, depuis quelques années, une importante montée.

Bien que le Québec ne soit pas au stade de la déréglementation américaine, voire de la privatisation, une chose est certaine : des changements importants ont radicalement modifié le paysage électrique québécois au cours des dix dernières années. Pour plusieurs économistes, ces changements annoncent une privatisation graduelle de l'ensemble des activités de la société d'État. Pour d'autres, il ne s'agit que d'une adhésion au gigantesque courant nord-américain de déréglementation. Les difficultés ressenties sur les marchés électriques californien, albertain et ontarien, ne peuvent d'ailleurs pas être ignorées.

Alors, pourquoi vouloir tout changer quand tout va si bien ?

Au-delà des écoles de pensées et des courants politiques en présence, une question importante demeure à l'esprit des consommateurs québécois : que deviendrait leur facture d'électricité ? Profitant des tarifs parmi les plus bas en Amérique du Nord, il n'est pas dit qu'ils seraient prêts à sacrifier ce précieux « acquis » dont ils bénéficient depuis maintenant 40 ans.

 

 


RÉFÉRENCES

La libéralisation des marchés de l'électricité, Henri Lepage et Michel Boucher, Éditions Saint-Martin, Institut économique de Montréal, 2e trimestre 2001.

Les mauvais coûts d'Hydro-Québec, Gaétan Breton et Jean-François Blain, Éditions Nota bene, 1999.

Hydro-Québec : L'héritage d'un siècle d'électricité, André Bolduc, Clarence Hogue et Daniel Larouche, Éditions Libre Expression, 1989.

Autres sources : Les Affaires, Revue Commerce, Gestion, L'Actualité, Science & Vie, The San Diego Union-Tribune.