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Troisième producteur d'hydroélectricité
au monde, Hydro-Québec assume, à elle seule, près
de 93 % de la puissance totale d'électricité
produite dans la province. Sans oublier ses bénéfices
qui semblent poursuivre, depuis quelques années, une importante
montée.
Bien que le Québec ne soit pas au stade de la
déréglementation américaine, voire de la privatisation,
une chose est certaine : des changements importants ont radicalement
modifié le paysage électrique québécois
au cours des dix dernières années. Pour plusieurs
économistes, ces changements annoncent une privatisation
graduelle de l'ensemble des activités de la société
d'État. Pour d'autres, il ne s'agit que d'une adhésion
au gigantesque courant nord-américain de déréglementation.
Les difficultés ressenties sur les marchés électriques
californien, albertain et ontarien, ne peuvent d'ailleurs pas être
ignorées.
Alors, pourquoi vouloir tout changer quand tout va
si bien ?
Au-delà des écoles de pensées
et des courants politiques en présence, une question importante
demeure à l'esprit des consommateurs québécois
: que deviendrait leur facture d'électricité ?
Profitant des tarifs parmi les plus bas en Amérique du Nord,
il n'est pas dit qu'ils seraient prêts à sacrifier
ce précieux « acquis » dont ils bénéficient
depuis maintenant 40 ans.
RÉFÉRENCES
La libéralisation des marchés de l'électricité,
Henri Lepage et Michel Boucher, Éditions Saint-Martin, Institut
économique de Montréal, 2e trimestre 2001.
Les mauvais coûts d'Hydro-Québec, Gaétan Breton
et Jean-François Blain, Éditions Nota bene, 1999.
Hydro-Québec : L'héritage d'un siècle d'électricité,
André Bolduc, Clarence Hogue et Daniel Larouche, Éditions
Libre Expression, 1989.
Autres sources : Les Affaires, Revue Commerce, Gestion, L'Actualité,
Science & Vie, The San Diego Union-Tribune.
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