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Mercredi 22 mai 2013 9 h 39 HAE


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Carnet Manon Globensky

21 avril 2011

Dormir au travail


Il faut dire d'entrée de jeu qu'il ne sera pas question dans ce carnet de ce simple petit moment de stupeur béate qui peut surprendre l'honnête travailleur en après-midi et qui fait dodeliner de la tête devant son ordinateur, doux combat contre des paupières trop lourdes.  
 
Aux États-Unis, en ce moment, on parle beaucoup des problèmes dans les tours de contrôle des aéroports pendant l'horaire de nuit, alors qu'il n'y a souvent qu'un seul contrôleur aérien en fonction et que ce dernier... dort.  
 
Près d'une demi-douzaine d'incidents a été signalée dernièrement. Et même si le problème n'est pas nouveau, le gouvernement fédéral s'est lancé dans une énième révision des procédures en cours et demande désormais que les contrôleurs travaillant la nuit bénéficient de neuf heures de repos entre leurs quarts de travail.  
 
Sauf que les experts disent que cela ne réglera pas le problème et que la solution est de leur permettre de faire de courtes siestes au travail. Le secrétaire au transport, Ray Lahood, a vivement rétorqué qu'il ne permettra jamais que des gens soient payés pour dormir.  
 
Le Dr Charles Czeisler, spécialiste des questions du sommeil à l'Université Harvard, affirme pourtant que c'est la seule solution. Selon lui, il est très difficile pour l'être humain de s'adapter à ces quarts de nuit. Il note l'absence de la lumière du soleil d'une part, mais surtout le fait que les gens qui travaillent de nuit maintiennent un style de vie diurne, ce qui affecte leur niveau d'énergie au travail.  
 
Et les problèmes de somnolence ne se limitent pas aux travailleurs de nuit, selon le spécialiste. Chaque semaine, dit-il, 2 millions d'Américains s'endorment au volant de leur voiture, de jour comme de nuit. Alors, comment penser que cela n'arrive pas aux pilotes d'avion, à qui on interdit aussi les siestes au travail? Ne pas permettre ces siestes, dit le Dr Czeisler, ne les empêche pas de se produire. Les équipages qui ont fait atterrir leurs avions sans aide de la tour de contrôle récemment en savent quelque chose.  
 
L'expert en sommeil fait par ailleurs remarquer que les contrôleurs ont le droit de manger et de fumer durant leur quart de travail, alors pourquoi pas de faire une minisieste? Le débat est loin d'être clos, mais il y a de quoi empêcher de dormir tout passager aérien, surtout s'il s'agit d'un vol de nuit! 


Écoutez les reportages de Manon Globensky sur notre page
« International »

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca
Manon Globensky est la correspondante de la radio de Radio-Canada à Washington. 
 
Elle a fait ses débuts comme reporter radio en 1986. Elle a occupé le poste de correspondante parlementaire à Ottawa de 1994 à 2004, tout en faisant quelques couvertures à l'étranger. Ainsi, elle s'est rendue au Kosovo en 1999, en Afghanistan en 2001 et 2006, au Koweït et en Irak en 2003. Elle était également sur place lors du départ du président Jean-Bertrand Aristide d'Haïti, en 2004. 
 
Lorsqu'elle était correspondante au Proche-Orient de 2004 à 2007, Manon Globensky a suivi le retrait israélien de la bande de Gaza, l'élection du Hamas lors des législatives palestiniennes et les récentes tensions entre le Fatah et le Hamas. Elle a aussi couvert les élections présidentielles en Égypte, les importants changements politiques au Liban et la guerre entre le Hezbollah et Israël en 2006. 
 
Elle a ensuite été la correspondante de la radio de Radio-Canada à Paris pendant trois ans. Elle y a couvert l'actualité dans toute l'Europe.

25 avril 2011

Je travaille sur différents quart depuis 25 ans.  
 
Je constate que rien n'est plus difficile que de rester éveiller de nuit. Et savez-vous quoi, c'est normal!  
 
Notre corps est fait pour dormir de nuit et ce n'est pas une rémunération, et même une "bonne" rémunération qui peut changer quoi que ce soit à cela. 
 
Dans la plupart des cas, il est possible de résister au sommeil en ajustant notre diète, habitudes de vie et en se gardant occupé durant la prestation de travail. Toutefois, il est possible, naturel et explicable qu'à l'occasion, il est simplement plus possible pour le corps de suivre.  
 
Il faut donner la possibilité à l'employer de récupérer en faisant une sieste. Aussi simple que cela. 
 
C'est un principe difficile à cerner pour l'employeur qui ne voit pas l'avantage financier de permettre une telle technique de récupération. Payer pour dormir! Quelle honte! 
 
Possiblement que ce dernier ne cerne pas bien la réalité parce que certainement qu'il ne travaille pas la nuit!

Marc marcoue, Montreal

22 avril 2011

Je suis en accord avec les spécialistes. Une mini sieste peut redonner l'énergie dont une personne a besoin pour continuer son travail. Je suis personnellement et fréquemment la cible de ces attaques de sommeil mais il faut pour être efficace que ces petits moments de repos soient très courts (15 minutes max). Cela dit et sans méchanceté, certains cols bleus de Montréal ne cadrent pas dans cette recherche, leurs "pauses-sommeils" sont trop longues et dans ce cas précis, c'est l'effet contraire qui se manifeste,ne diminution du rendement.

Roger Couture, Shawinigan-sud

21 avril 2011

Il y a ici deux problématiques, la première est que pour des raisons d’économie on a coupé dans les effectifs de certaines professions, c’est le cas des contrôleurs du ciel où vous ne trouvez plus qu’un ou deux contrôleurs, lorsqu’il en faudrait trois au quatre. 
 
Dans les avions, quand à une époque le métier de steward, d’hôtesse de l’air, de pilote ou de co-pilotes étaient des emplois de prestige, aujourd’hui ces gens là ont de la difficulté à joindre les deux bouts, sont astreints parfois à des horaires de travail qui n’ont pas de bon sens. Heureusement que tout cela encore ne se fait pas trop au détriment de la sécurité. Pourtant, ce ne sont pas les prix des billets qui ont chutés. 
 
À la place, on dépense l’argent dans le carburant et d’autres formes de sécurité comme la lutte contre le terrorisme, ce qui fait les choux gras des compagnies de sécurité. Pourtant, il existe des méthodes moins onéreuses et tout aussi efficaces comme celles développées par les autorités Israéliennes qui reposent essentiellement sur l’observation des comportements. 
 
Cela étant, le Dr Charles Czeisler a raison. Accorder des poses sommeil aux employés n’est en rien un obstacle au niveau et la qualité de la productivité. Certaines entreprises ont pris conscience des cette réalité, si bien qu’elles ont aménagé des espaces qui permettent aux employés qui le souhaitent de s’assoupir au besoin et de se relaxer. À une époque où pour certaines raisons, ont souhaite repousser l’âge de la retraite, il y a nécessité d’aménager les rythmes et les conditions de travail. Prendre en compte l’ensemble des paramètres, incluant les paramètres biologiques qui varient en fonction de tout un chacun. 
 
Il est curieux que certains haut fonctionnaires ne veulent rien entendre de telles recommandations… à moins qu’ils ne veuillent pas qu’on sache qu’il leur arrive aussi parfois de prendre un petit somme de temps en temps !

Serge Drouginsky, Longueuil

21 avril 2011

Bonjour,j'ai 45ans de carrière en milei hospitalier .Aparavant je ne faisais pas la sieste pendant la pause de midi et les après midi étaient vraiment pénible .Le risque d'erreur augmenté .Depuis quelques années ,je fais une courte sieste de 10minutes après le repas et je repars en pleine forme .C'est vraiment génial plus de somnolence et de manque de concentration .Essayez ! vous verrez comme c'est efficace!

rita roy, belgique

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