25 mars 2011
Mourir dans la dignité
La Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, créée il y a un peu plus d'un an par l'Assemblée nationale du Québec, a terminé cette semaine ses audiences publiques. Elle aura reçu plus de 400 témoignages ou mémoires, sans compter les quelque 7 000 personnes qui ont pris la peine de répondre à un sondage en ligne.
La question est difficile. Elle soulève des sujets délicats comme le contrôle de la douleur en fin de vie, la qualité des soins palliatifs, les excès de traitements en fin de vie, l'euthanasie, le suicide assisté...
J'en discute longuement dans l'édition des Années lumière de ce dimanche 27 mars, avec un grand homme de la bioéthique, David Roy, directeur du Laboratoire de recherche en éthique et vieillissement de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal.
Voici, en rafale, quelques-uns des points que nous aborderons ensemble :
- Pourquoi seulement 15 à 20 % des personnes qui en auraient besoin peuvent-elles aujourd'hui recevoir des soins de fin de vie de qualité?
- Est-il vrai que, si les personnes en fin de vie avaient accès à de bons soins palliatifs, elles ne demanderaient pas l'euthanasie ou une assistance pour se suicider?
- Peut-on dire que la médecine palliative reconnaît la douleur physique et la nécessité de la traiter, mais ne sait pas trop quoi faire avec la souffrance psychique, et que de là viendrait son opposition au suicide assisté?
- Faut-il légaliser l'euthanasie? La tolérer? Y a-t-il des risques de dérapages? Et si oui, lesquels?
- Peut-on parfois avoir trop de soins palliatifs, tellement que les personnes qui oeuvrent dans ce secteur, à cause de leurs convictions professionnelles et parfois même religieuses, se rendraient coupables de ce qu'on pourrait appeler de « l'acharnement palliatif »?
- Par respect de l'autonomie des individus et de leur liberté de choisir, par compassion aussi, est-ce qu'on n'a pas le devoir de permettre à chacun d'avoir une « bonne mort », comme, et quand il le désire?
Écoutez les réponses de David Roy dimanche aux Années lumière. Et bien sûr, écrivez-moi les vôtres.
Écoutez Les années lumière, animée par Yanick Villedieu
Après ses études à l'École supérieure de journalisme de Lille, en France, et quelques années de journalisme général, Yanick Villedieu a commencé à faire du journalisme scientifique et médical au milieu des années 70. Au magazine Québec Science notamment, puis, pendant deux ans, à la télévision de Radio-Canada, à l'émission Science-Réalité.
Depuis 1982, il a animé à la radio de Radio-Canada l'émission Aujourd'hui la science, devenu Les années lumière. Il collabore également au magazine L'actualité.
Les champs d'intérêt principaux de Yanick Villedieu sont la médecine et la biologie - deux des domaines les plus fascinants et les plus actifs de la science contemporaine -, notamment ces grandes questions de l'heure que sont le cerveau, le cancer, le sida, la génétique fondamentale et appliquée...
Il a publié quatre livres: Demain la santé (Québec-Science Éditeur, 1976), Le Québec sur le pouce (Éditeur officiel du Québec, 1978 et 1984), La Médecine en observation (Les Éditions du Boréal, 1991) et Un jour la santé (Les Éditions du Boréal, 2002).
28 mars 2011
Mon mari et moi avons ete tres impressionnes par les propos de David ROy, hier a l'emission Les annees lumieres. Par leur clarte, leur precision et l'humanite qui s'en degageait. Ils nous a beaucoup eclaires dans un moment ou nous nous interrogeons du fait que mon mari est atteint d'une maladie degenerative. MErci encore et felicitations pour ce programme
Louise Lavigne, Montreal

