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Carnet Yanick Villedieu

18 mars 2011

Le nucléaire, un mal nécessaire?


Depuis un peu plus d'une semaine, la planète a les yeux rivés sur le Japon, frappé par trois événements dramatiques qui se sont déroulés comme dans une réaction en chaîne : le tremblement de terre, le tsunami et la défaillance de la centrale nucléaire Fukushima-Daiichi. 
 
Le débat sur le nucléaire a immédiatement repris de plus belle. Alors, doit-on dire oui ou non à l'énergie nucléaire? 
 
La sûreté de la technologie 
 
Les accidents, les explosions, les incendies et même les fuites de matières radioactives qui se sont succédé à la centrale japonaise posent la question de la sûreté de cette technologie. 
 
La technologie nucléaire reste fiable, soulignent plusieurs observateurs. Les accidents sérieux ont été très peu nombreux. Tchernobyl, il y a 25 ans, a certes été une catastrophe, mais dans des conditions d'exploitation de la centrale et avec des installations qui n'ont rien à voir avec ce qui prévaut actuellement. 
 
Ce qui se passe au Japon, notent-ils aussi, n'est pas une explosion des réacteurs ni une explosion atomique. Jusqu'à maintenant, l'essentiel des produits radioactifs a été maintenu dans l'enceinte de confinement. Les risques pour la santé de la population semblent minimes. Les travailleurs de la centrale, pompiers et autres sont les seuls à avoir été vraiment exposés à la radioactivité. 
 
Au fond, comme à Three Mile Island en 1979, la catastrophe n'a pas vraiment eu lieu, en tout cas, pas au moment d'écrire ces lignes, vendredi après-midi, à Montréal. 
 
Bref, Fukushima ne doit pas être rebaptisée « Fukushibyl ». 
 
Un mal nécessaire? 
 
Il est sûr, cependant, que l'industrie nucléaire et le développement de nouvelles centrales vont être sur la sellette après Fukushima. La technologie a beau être « sûre » et ses défaillances très rares, les conséquences d'un accident peuvent être gigantesques. 
 
Mais la grande question reste d'ordre économique et sociétal : peut-on et veut-on se passer de l'électricité d'origine nucléaire? En France, 80 % de l'électricité en provient. En Ontario, plus de 50 %. 
 
Nous sommes des sociétés énergivores. Tantôt, une plateforme pétrolière en haute mer explose. Tantôt, les développeurs des gaz de schiste veulent forer dans nos cours. Et que dire des centrales au charbon qui poussent comme des champignons en Chine? 
 
Les énergies alternatives, renouvelables et propres tardent à tenir leur tant attendue promesse. 
 
Et si nous consommions un peu moins de cette si précieuse - et si dangereuse - énergie?


Écoutez Les années lumière, animée par Yanick Villedieu

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca

Après ses études à l'École supérieure de journalisme de Lille, en France, et quelques années de journalisme général, Yanick Villedieu a commencé à faire du journalisme scientifique et médical au milieu des années 70. Au magazine Québec Science notamment, puis, pendant deux ans, à la télévision de Radio-Canada, à l'émission Science-Réalité.

Depuis 1982, il a animé à la radio de Radio-Canada l'émission Aujourd'hui la science, devenu Les années lumière. Il collabore également au magazine L'actualité.

Les champs d'intérêt principaux de Yanick Villedieu sont la médecine et la biologie - deux des domaines les plus fascinants et les plus actifs de la science contemporaine -, notamment ces grandes questions de l'heure que sont le cerveau, le cancer, le sida, la génétique fondamentale et appliquée...

Il a publié quatre livres: Demain la santé (Québec-Science Éditeur, 1976), Le Québec sur le pouce (Éditeur officiel du Québec, 1978 et 1984), La Médecine en observation (Les Éditions du Boréal, 1991) et Un jour la santé (Les Éditions du Boréal, 2002).

31 mars 2011

À la suite des résultats du vote des Verts en Allemagne qui est directement lié au mouvement anti-nucléaire conséquence des événements au Japon? Un futur ministre-président vert....grâce àa 25 % des votes et en Écosse la balance duipouvoir avec le SNP où leurs chefs participaient aux débatx des chefs...Jean Cloutier, président del,Aile québécoise du Parti vert du Canada

Jean Cloutier, Québec

28 mars 2011

Serait-il possible de mieux nous informer sur les dangers et précautions essentielles permettant de fermer définitivement une station nucléaire? C'est beaucoup plus que de fermer un interrupteur. 
Démembrement des sources nucléaires, transport et stockage de ces éléments radioactifs et aussi le coût d'une telle entreprise? Ça prend,dit-on, des années. 
On entend aussi que ça coûterait plus d'un milliard de dollars pour démembrer Gentilly! 
Les sites d'information sont difficiles à repérer. 
On dirait que ce sont des secrets bien gardés par des compagnies. 
CA

Claude André St-Pierre, Québec

23 mars 2011

En effet, si on consommait moins d'énergie?  
 
Je suis pour, assurément! Mais quand même, il est normal que je veuille une maison spacieuse et une chambre pour chaque enfant. Normal que je change ma voiture après 5 ou même 10 ans même si elle fonctionne encore bien. Normal que je me débarrasse de ce téléviseur qui commence à déformer un peu l'image et que je passe au HD avec les tous les bidules nécessaires. Normal que les enfants aient leur "cell" pour la sécurité que ça apporte; normal que je change cet ordi qui traîne un peu. Je sais que laver la vaisselle à la main est moins énergivore mais est-ce que je me passerais de lave-vaisselle? Le nucléaire? Il est peut-être nécessaire pour les Japonais, j'en conviens, même si eux aussi sont comme nous dans un monde de grande consommation. Nécessaire, ici, la Romaine? Pourquoi pas? Parce qu'il y a longtemps que comme société, on se refuse à vraiment considérer sérieusement tout ce qui remettrait en cause notre mode de vie, malheureusement fondé sur la spéculation, la consommation de masse et malheureusement les injustices mondiales. Parce que oui, on peut détourner le regard de la pollution, de la déforestation, de la grande pauvreté qui sévit un peu partout sur notre belle terre et imaginer que ça n'a rien à voir avec nos choix de consommation. Moi-même, j'en suis conscient, je suis pris dans cette schizophrénie collective. Oui, consommer moins. Mais pour y arriver, est-ce qu'on aurait pas tous besoin d'une bonne thérapie?

Jean-François Labelle, Shefford

21 mars 2011

Bon synchronisme pour se départir de Gentilly II qui montre des signes évidents d'essoufflement.Les deux milliards nécessaires à son rafistolage pourraient servir à l'installation de super-éoliennes dans les régions venteuses du centre du Québec. 
"I have a dream..."

Serge Beauchemin, Contrecoeur

21 mars 2011

Est-il possible de produire des isotopes médicaux sans avoir à recourir aux centrales nucléaires telles Gentilly. 
Si on la ferme quelle solution de rechange avons nous?

Michelo Faubert, Pointe-calumet

20 mars 2011

Durant mes études, dans les cours de science, on parlait des deux types de nucléaire : la fission, considérée "sale" à cause des déchets d'une durée de dangerosité invraisemblable, et la fusion, qui, utilisant l'hydrogène, ne produit pas de déchets. C'est de ce nucléaire-là que je veux, c'est le

Marc Ménard, Ste-Adèle

19 mars 2011

Il y a 7 ou 8 ans j'ai assisté à une soirée d'information sur l'énergie solaire à Albany, dans l'état de New York. Richard Perez, chercheur à l'Université d'Albany, nous a dit que si on avait investi autant dans le solaire qu'on l'a fait dans le pétrole depuis la première crise du pétrole dans les années 1970, les États-Unis auraient pu se passer de plusieurs centrales nucléaires. Désolé je ne me souviens plus du nombre exact mais c'était impressionnant, pas seulement 3 ou 4. 
 
Quelques chiffres tirés du site web de monsieur Perez (http://www.asrc.cestm.albany.edu/perez/): 
- quantité d''électricité consommée ans le monde en 2004: 80,000 térawatt heures 
- potentiel de génération d'électricité solaire: 350,000,000 twh par an 
- potentiel de génération d'hydro-électricité: 30,000 twh par an 
- potentiel de génération d'électricité avec les réserves connues de pétrole: 1,200,000 twh (non renouvelable) 
- potentiel de génération d'électricité nucléaire avec les réserves connues d'uranium: 1,500,000 twh (non renouvelable) 
 
25,000 km carrés de panneaux solaires suffiraient pour produire toute l'électricité consommée aux États-Unis. En comparaison il y a présentement 100,000 km carrés de zones inondées pour fin de production d'hydro électricité aux États-Unis mais la production d'hydro électricité ne couvre que 7% de l'électricité consommée. 
 
3% de la superficie de l'état de New York est recouverte de routes, de stationnements ou de bâtiments. Il y a d'immenses surfaces de toiture disponibles pour l'installation de panneaux solaires... 
 
Les pertes économiques dues au blackout du 14 août 2003, qui affecta une grande partie du nord-est des États-Unis et de l'Ontario, furent estimées à $6.8 milliards. Monsieur Perez estime que 500 mégawatt d'énergie photo-voltaïque auraient suffi pour prévenir cette panne et qu'il aurait fallu $3 milliards pour réaliser les installations nécessaires. 
 
(Monsieur Perez est francophone.)

Robert Nicole, Saint-Joseph-du-Lac

19 mars 2011

À cause des événements du Japon, on s'interroge sur la sécurité des centrales nucléaires en opération à travers le monde. Étant donné qu'on ne peut pas garantir à 100 pourcent qu'un accident ne puisse pas produire (désastre naturel, bris d'équipement, erreur humaine, etc), je ne comprends pas qu'on utilise en milieu urbain ou au milieu des déserts les centrales nucléaires comme source d'énergie. Nous savons aujourd'hui que la planète est petite et qu'une pollution nucléaire locale ne peut que devenir globale, si ce n'est qu'en irradiant notre air ou nos épinards.  
 
Mais, face aux mêmes événements japonais, ce dont on NE PARLE PAS actuellement, c'est le cas où aucun accident ne se produit mais où les centrales sont baties pour durer 50, 100 ou 200 ans sans causer problème. Car, même si nous croyions le mensonge de leur solidité garantie, les déchets qu'elles produisent seront actifs entre 1 500 et 25 000 ans. Lisez mille cinq cent et vingt-cinq mille ans. Donc assez longtemps pour que l'humanité perde même la connaissance de s'en méfier et de les contenir. Et plus nos méthodes de confinement seront sophistiqués, plus le risque sera grand que des 5, 10 ou 20 générations un désastre nucléaire se produise sur terre. À 30 ans par génération, le désastre arrivera à nos petits-enfants ou à leurs petits enfants, qui auront peut-être perdu les connaissances nécessaires pour y faire face. Le nucléaire est donc une pollution de puissance atomique, qui n'affecte pas nécessairement l'humanité actuelle (encore que...), mais qui affectera certainement, à une échelle atomique, l'humanité de demain et d'après demain. 
 
Si l'homme est un animal qui ne comprend vraiment les enjeux que lorsqu'il se produit un désastre, l'homme en prépare un que ses descendants ne pourront peut-être pas contrer lorsqu'il se produira dans 100, 500 ou 2000 ans. La terre s'ouvrira et irradiera irrémédiablement sa progéniture.

Guy Chevalier, Montréal

18 mars 2011

Bonjour, 
 
Un être humain peut essayer de survivre dans plusieurs conditions tres difficile. Mais il est impossible de survivre, à l'heure actuelle, dans une forte radiation.  
 
Et, le nucléaire c'est de laisser un héritage lourd, aux générations qui vont suivre. 
 
On vit de plus en plus dans un monde égocentrique, sans pensé à ceux qui vont nous suivre. 
 
Yves Marineau

Yves Marineau, St-Ubalde

18 mars 2011

Si les énergies alternatives tardent à livrer la marchandise, c’est aussi parce qu’on tarde et a tardé à les développer. Même la filière énergétique solaire tarde encore plus lorsque voici pas loin de cinquante ans, c’est vrai que j’ai commencé à m’intéresser à l’environnement très jeune, je lisais déjà dans des revues scientifiques comme « Science et Vie » toutes ces possibilités qu’allaient nous livrer les énergies nouvelles en particulier cette source quasi inépuisable et gratuite que peut être le soleil. 
 
Il semblerait dans cette planète que nous habitons que la prospérité commune et la gratuité de toutes choses soit des concepts parfaitement stupides et que ce qui dirige le monde soit justement ce qui coûte ; ce qui par le fait même permet de diviser les hommes non équitablement. 
 
Cela dit, il existe des exemples remarquables en matière de conception de production d’énergie atomique, notamment toute l’ingénierie française (Areva). Quoiqu’il en soit les besoins en matière d’électricité vont rester pour encore longtemps. On ne peut pas changer les infrastructures du jour au lendemain. Pas plus que les idéologies dominantes. C’est pourquoi je pense que l’énergie atomique ne doit pas être écartée avant au moins un siècle peut-être.

Serge Drouginsky, Longueuil

18 mars 2011

La France est le pays qui compte (a) le plus de centrales nucléaires en Europe. Elle produit l'électricité la moins chère d'Europe. Vous, les Québécois(e)s et les Canadien(ne)s francophones, seriez-vous prêt(e)s à payer une électricité (énergie) plus chère, parce qu'elle serait pas produite par une centrale nucléaire ? Je suis certaine que beaucoup de Québécois seraient mécontents (en colère) de devoir payer une électricité chère, parce qu'elle ne serait pas d'origine nucléaire. Ils rechigneraient. Ils refuseraient. Moi, je suis tannée (j'en ai marre) d'entendre les écologistes (environnementalistes) nous faire la leçon (nous sermonner) en nous disant qu'il ne faut plus recourir aux centrales nucléaires parce que c'est trop dangereux !!!!! Le nucléaire est un mal nécessaire. Si non, nous serons obligés de "revenir en arrière" en éclairant nos maisons avec des bougies, comme le faisaient nos arrière-grands-parents !!!! Voulons-nous vraiment ça ? En Afrique, où il y a très peu de centrales nucléaires, il y a souvent des coupures d'électricité tous les jours. C'est la raison pour laquelle les pays africains ne peuvent pas se développer (devenir riches).

Sophie Lazier, Paris - France

18 mars 2011

De toute façon d'après les chiffres de l'ocde il ne reste de l'uranium que pour 80 à 100 ans de consommation telle qu'elle est aujourd'hui (8% de l'énergie) or cette consommation augmente et si le nucléaire vient à remplacer le pétrole (80% de l'énergie) les 80 à 100 ans fondent pour devenir 8 à 10 ans ! 
On sera bien obligé alors de se passer du nucléaire alors pourquoi ne pas commencer tout de suite et éviter de devoir stocker des déchets pendant 2000 ans ?

Jean-Pierre Raumer, France

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