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Mercredi 19 juin 2013 17 h 02 HAE


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Carnet Sophie Langlois

18 mars 2011

Images de guerre en Côte d'Ivoire


Abidjan suinte la haine. Mon équipe a été braquée par des rebelles pro-Ouattara, armés d'AK47 et de grenades. Encerclée par des gendarmes pro-Gbagbo, fusils à l'épaule. Arrêtée à de multiples barrages tenus par des partisans exaltés ou la garde républicaine. Menacée par des piétons agressifs faisant signe de nous égorger.  
 
Je parle rarement de nos conditions de travail en Afrique parce que nos difficultés ne sont rien à côté de la souffrance qu'on rapporte. Mais la Côte d'Ivoire est devenue tellement difficile à couvrir qu'il est important de le dire. Car moins il y a de caméras et de journalistes pour montrer et dire l'horreur, plus les violences s'intensifient. C'est bien connu, les guerres oubliées sont les plus cruelles.  
 
Visite d'Abobo 
 
Vendredi 11 mars. Nous entendons des tirs à l'arme lourde vers 17 h 15, en sortant des bureaux de l'ONUCI, où nous venons d'interviewer Y.J. Choi, le représentant de l'ONU en Côte d'Ivoire. Tôt le lendemain matin, nous allons à Abobo en espérant voir les dégâts des combats de la veille. Nos éclaireurs disent que la nuit a été calme, que c'est le bon moment d'y aller pour éviter les troubles.  
 
Abobo, où vivent 1,5 million d'habitants, est un bastion d'Alassane Ouattara, le candidat déclaré vainqueur par l'ONU des élections présidentielles du 28 novembre. Les Forces de défense et de sécurité, loyales à Laurent Gbagbo, lancent des offensives dans ce quartier depuis février pour tenter de déloger des rebelles armés pro-Ouattara qui s'y cachent.  
 
Ces anciens rebelles, rebaptisés « commando invisible », disent défendre les civils du quartier contre les attaques de l'armée. Ils tiennent des barrages un peu partout dans Abobo. Impossible de circuler dans le quartier avec une caméra sans avoir un représentant du « commando » avec nous. Sa présence n'empêche pas les « éléments » armés du commando de braquer et de menacer mon équipe. Mais c'est lui qui nous sort du pétrin. 
 
Nous ne tournerons plus en public dans Abobo, c'est trop dangereux. Notre chauffeur ivoirien refuse de continuer. Nous décidons d'aller plutôt dans une maison qui a reçu des obus la veille, sur une rue tranquille. Nous découvrons l'horreur de la guerre civile dans ce qu'elle a de plus vicieux. Des tirs d'obus « perdus » sont tombés la veille sur des enfants qui jouaient dans la cour. Quatre enfants de 6 à 13 ans ont été blessés gravement. Un petit garçon a perdu un bras. Nous faisons une entrevue rapide avec la maman.  
 
Nos éclaireurs sont nerveux, des hélicoptères volent au-dessus du secteur, signe précurseur d'attaques, selon eux. Nous quittons rapidement Abobo. Quelque 15 minutes plus tard, des affrontements éclatent. Nous apprendrons le lendemain que deux fillettes ont été tuées tout près du barrage où on avait failli perdre notre caméra.  
 
« J'ai été en Afghanistan et ailleurs, mais c'est la première fois que j'ai peur de mourir », dit Jérôme Voyer-Poirier, notre caméraman, qui, malgré le danger évident, continue de tourner. 
 
Les médias, ces « ennemis » 
 
Ce matin-là nous avons tous continué la peur au ventre. Parce qu'on sent d'instinct que plus les images sont difficiles à tourner, plus elles sont importantes. Les images ne peuvent à elles seules faire cesser les massacres. Mais sans elles, ce serait encore pire. Le malheur, c'est qu'elles seront de plus en plus rares. Les rebelles exigent maintenant de l'argent pour qu'on les tourne, ce que nous avons refusé.  
 
De toute façon, rares sont les caméramans qui osent encore y aller, étrangers comme Ivoiriens. Aux dernières nouvelles, France 2 a prêté une caméra à un rebelle pour tenter d'avoir des images d'affrontements dans Abobo.  
 
Les partisans de Laurent Gbagbo haïssent les médias étrangers presque autant que leur chef. Nous sommes donc des cibles dans toutes les zones où ils sont en grand nombre, c'est-à-dire presque partout à Abidjan. Mais le pire effet pervers de cette haine des médias, encouragée par l'État, c'est une couverture forcément déséquilibrée dans les médias étrangers, par défaut.  
 
Les victimes des violences perpétrées par les forces pro-Ouattara, de plus en plus nombreuses, refusent de nous parler. Soit parce qu'ils croient qu'on va modifier leurs témoignages pour mal faire paraître Laurent Gbagbo. Soit par crainte de représailles : les jeunes patriotes pro-Gbagbo qui tiennent des barrages s'en prennent à ceux qui parlent aux médias étrangers. Le mot d'ordre est de ne pas collaborer avec « l'ennemi » que nous sommes devenus, selon eux.  
 
Des dirigeants inaccessibles 
 
J'ai tenté par tous les moyens, depuis le 7 janvier, d'obtenir une entrevue avec Laurent Gbagbo. J'estimais essentiel que les Canadiens entendent sa version des faits. Je n'ai jamais dépensé autant d'énergie pour tenter d'avoir accès à un politicien. Des conseillers très proches, des ministres, des amis, des membres de sa famille sont intervenus auprès du président pour lui faire valoir l'importance de nous parler. Sans succès.  
 
Laurent Gbagbo ne parle plus à la « communauté internationale ». Il est trop occupé à préparer le prochain combat. Son ennemi juré, Alassane Ouattara, fait exactement la même chose. Les deux sont en train d'aiguiser leurs couteaux, de fourbir leurs armes. 
 
Quand il était premier ministre en 1992, Alassane Ouattara avait fait emprisonner l'opposant Laurent Gbagbo. Les deux familles politiques s'arrachent le pouvoir depuis 20 ans. Aujourd'hui, ils le font en massacrant et en terrorisant les partisans adverses.  
 
Peu d'observateurs croient encore qu'un bain de sang est évitable. Un diplomate en poste à Abidjan nous a dit : « Pour éviter des milliers de morts, ça prendrait seulement quatre balles, pour se débarrasser d'Alassane Ouattara, d'Henri Konan Bédié, de Laurent et de Simone Gbagbo. » Quand des diplomates en sont rendus à évoquer des solutions violentes, même en boutade, c'est que le bruit des bottes est devenu assourdissant. Plus personne n'entend la voix de la raison. 
 
 
 
Regardez mon reportage du 21 mars. 
 
Regardez mon reportage du 22 mars.


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« International »

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Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca
Sophie Langlois commence à Radio-Canada en 1993 comme reporter à la radio, à Québec. Elle devient ensuite journaliste pour l'émission Enjeux. Puis elle se consacre aux enquêtes économiques pour le service des nouvelles de la télévision, à Montréal. Pendant cette période, elle lève le voile sur le scandale de Cinar, une enquête qui lui a valu le prix Judith-Jasmin en 2000.  
 
Correspondante parlementaire à l'Assemblée nationale pendant plus de cinq ans (de 2000 à 2005), elle couvre aussi les suites du terrible tsunami en Indonésie et la grippe aviaire au Vietnam.  
 
Elle devient correspondante à Washington en 2006, où elle rend compte notamment de la spectaculaire chute de popularité de George W. Bush.  
 
Depuis août 2007, Sophie Langlois est la correspondante de Radio-Canada pour l'Afrique. Elle nous fait découvrir non seulement les conflits qui ravagent le continent noir, mais aussi le quotidien de 800 millions d'Africains, leur courage, leur dignité et leur sourire.

4 avril 2011

Il semble qu'il se passe aussi quelquechose au Burkina : sur FASOnet: couvre feu le 30 mars 2011, le 1er en 30 ans, manifestations étudiants, jeunes militaires (revendications pour libérer militaires condamnées pour viols et autres exactions) délestage pour coupure électricité venant de RCI. hausse des couts aliments et essence, modification art 37 de la Constitution contestée par la population. Souhaiterais que vous nous informiez sur la situation. J'apprécie hautement vos reportages, On y sent votre objectivité et votre empathie pour ce continent et les Africains. Camille RONY ex conseillère CONFEMEN pour le Québec 1991-93 à Dakar 

Camille RONY, St-Augustin-de-Desmaures

28 mars 2011

J'ai lu votre reportage avec un sourire au coin et j'en est fait deux remarques. 
1ère rien n'a changer avec les autres reportages des médias occidentaux, donc votre déplacement était-il nécessaire?... 
2e il n'aura pas de guerre civil en côte d'ivoire vous l'avez souhaiter depuis 2002 il n'en a pas eu et il en aura pas en 2011 merci madame.

n'cho ignace yapo, Abidjan riviéra

28 mars 2011

Madame,  
Vous félicitant de votre reportage, je pense qu'il est important d'attirer l'attention du monde sur l'embargo imposé par l'Union Européenne sur les médicaments. Dans cette situation de crise et de migration de la population un autre drame est en train de se profiler avec le manque de médicaments et les populations déplacées vivant dans une situations sanitaire de plus en plus précaire. 
 
 
http://www.zenit.org/article-27308?l=french 
 
http://www.rfi.fr/afrique/20110228-cote-ivoire-approvisionnement-medicaments-victime-embargo 

C. Bakary, Montreal

26 mars 2011

Même si je crois qu'il appartient aux ivoiriens de décider de leur avenir politique et des moyens d'y parvenir, je crois qu'il y a une leçon à tirer de ce conflit. Le mode de scrutin comporte une grosse faille: le transfert des votes. Si je vote pour un chef, je ne suis pas d'accord à ce qu'il transfère mon vote à un autre s'il n'est pas en tête. Certains semblent accepter ce principe parce qu'il favorise le candidat de leur choix. Je désirais laisser Gbagbo en place ou qu'il y ait un gouvernemnt de coalition mais vu l'ampleur de la crise, la communauté internationale doit s'en mêler pour limiter les dégâts. Un recomptage ou de nouvelles élections s'imposent. Et l'accession au pouvoir devrait être retirée au deux pour avoir la paix.

Jean Lespérance, Montréal Québec

23 mars 2011

le reportage sur la cote d'ivoire ma rechauffer le coeur .j'èspère que les politiciens realise a quelle point il est urgent de deloger MR GBAGBO qui depuis 10 ans ne traite qu'avec des pays pas tres commode pour la CI. en ce moment il sagit de comprendre que des vies s'expires pour une personne mr Gbagbo qui refuse d'accepter sa defaite .je sais que beaucoup d'africain et d'ivoirien on un partie prie ...il ne s'agit plus de pouvoir je pense qu'apres 10 ans au pouvoir on devrais etre capable de ceder la place pour des nouvelles idees. en occident apres 8 ans on quitte le pouvoir et cede aux autres...beaucoup d'innocent paye pour nos politiciens qui eux ont leurs familles a L,abris ...ou est donc la famille GBAGBO et OUTTARA,et ou est la VOTRE cher freres ivoiriens...we use to be a united country look at us today! merci encore SOPHIE.L

ALPHA fadika, laval

23 mars 2011

Merci Sophie pour cette contribution. La crise ivoirienne tire sa source de l'entêtement d'un homme à conserver le pouvoir d'État bien qu'ayant perdu les élections. Cet homme s'est laissé berner par des faux sondages qui lui faisaient croire qu'il gagnerait ces élections. Il à perdu mais il s'est lancé un defis personnel qui est d'empecher par tous les moyens le président Ouattara d'acceder à la magistrature suprême. Gbagbo sait bien qu'il à perdu cette élection. Il n'a pas remis en cause les résultats du 1er tour parce qu'il venait en tete avec 38% contre 32% pour Ouattara et 25% pour Bédié. Mais Sophie vous savez très bien que Bédié a demandé à ses militants de voter pour Ouattara. 32+25= 57. Sans oublier les 3% de Mabri qui a aussi demandé que ses militants votent pour Ouattara. Ce total fait 60%. La CEI a declaré Ouattara vainqueur avec 54% contre 45,9% pour gbagbo. C'est quand même évident. Laissons tomber les zones du nord sous controle de Forces Ouattara et consideront les zones sous contrôle des forces pro-Gbagbo. À Yamoussoukro, au 1er tour Bédié a obtenu 69.03%, Ouattara a obtenu 15,35% contre 12.99% pour Gbagbo. Pourtant au 2er tour Bédié a demandé un report de ses voix vers Ouattara qui obtenu pour le 2eme tour 80.36% contre 19.64% pour gbagbo. Le repport de voix s'est fait à plus de 85% en faveur de Ouattara. Et les zones où il ya eu moins de report ce fut des taux de report en faveur de Ouattara de 70%. Vous meme faite les calculs et regardez bien les resultats en zone sous controle de gbagbo et vous comprendrez qu'il a perdu lamentablement. Plusieurs cas illustrent bien mes propos. En plus gbagbo avait fait convoyer 1500 de ses soldats dans les zones du nord pro-ouattara pour sécuriser la zone. Le rapport de cette mission demontre que tout ce que gbagbo repproche à Ouattara n'est que pure diversion. Gbagbo à perdu, qu'il attende 2016 et tenter sa chance.

Souleymane Massah, Montréal

23 mars 2011

Merci Sophie pour ce travail qui n'a pas été facile. Nous remarquons que les partisans de Gbagbo sont engagés dans une guerre de communication pour essayer de redorer le blason de leur chef.Malheureusement le mal est deja fait. Tout le monde entier à fini par comprendre que gbagbo est digne du cercle des grands dictateurs du 21eme siècle. Lors de votre séjour Abidjanais, avez-vous jeté un coup d'oeil sur la RTI notre télévision nationale. N'avez vous pas remarqué que c'est une télé à sens unique où aucune contradiction n'est possible. N'avez-vous pas remarquer que dire le contraire de ce que les partisans de gbagbo disent à Abidjan correspond depuis fin novembre à votre mort. Ce régime fascisant est exceptionnel en terme de répression. Nous avons l'impression que vous vous êtes un peu laissé distraire par les hommes de gbagbo pendant votre séjour Abidjanais. Vous avez fait un reportage à Abobo qui est bien un fief de Ouattara. Vous auriez dû en faire un autre à Yopougon le fief de gbagbo et comparer. Vous prenez en compte les propos de Don melo, vous auriez dû forcer une interview d'un porte parole de Ouattara. Nous, nous avons l'impression que vous essayez de forcer l'équilibre des informations alors que les choses sont claires. Gbagbo à non seulement perdu les élections et il refuse d'accepter sa défaite et veut régner par la terreur. Sophie faite attention car les hommes des gbagbo ont une grande capacité de manipulation de l'opinion. Si vous aviez regardé la RTI vous l'auriez surement remarqué.

Jacques Tapé, Montréal

23 mars 2011

Merci de vous êtes préoccupée du cas ivoirien pendant que l'ONU porte son regard ailleurs oubliant tous ces morts d'Abidjan. Le vrai problème de la Côte d'Ivoire c'est que nous avons affaire à un mauvais perdant qui est prêt à tout pour conserver le pouvoir. Comme Gbagbo l'a dit, miles mort à gauche, miles morts à droite je me rendrai au palais. Gbagbo laurent à perdu cette élection, il le sait et ses partisans le savent au fond d'eux. Ils sont simplement maitre dans l'art de déplacer les problèmes. Il n'est nullement question ici d'ingérence, de néocolonialisme encore moins d'impérialisme. Il s'agit simplement de respecter le verdict des urnes et gbagbo à bien perdu. Comment pouvez vous croire un seul instant que Gbagbo puisse battre Ouattara et Bédié réuni. Cela relève de l'utopie. Gbagbo et son clan ne fond que déplacer les problèmes, toujours à essayer de jouer sur la fibre patriotique des africains. Dommage que vous n'ayez pas perçue le danger que représente gbagbo et ses hommes. Le cas ivoirien n'est aucunement comparable à celui de USA en 2000. Le président du conseil constitutionnel yao ndré est un dur des durs du parti de gbagbo, il même été député pour le compte du parti de gbagbo. Il est membre du bureau politique du parti de gbagbo. il a été très partial et n'a pas lu le droit. C'est lui qui à plongé le pays dans cette crise en contournant le droit pour imposer son ami à la Côte d'Ivoire.

Bouboul Kouamé, Montréal

23 mars 2011

J'ai suivi avec interet votre reportage sur de potentiel recomptage de voix en Cote d'Ivoire. J'observe cependant que vous n'avez recueilli que les positions du camp Gbagbo, (son porte-parole Don Melo et le depute FPI Djiezon) et du representant de l'ONU, Mr Choi. Ne craignez-vous pas que certains de vos commentaires soient biaises et orientes sur la base de ce que vous avez entendu d'un seul camp? Pourquoi n'avoir pas rencontre de representants du camp Ouattara? Dans vos discussions sur RDI, on entend dire que les rebelles pro-ouattara font des exactions dans l'ouest du pays et, il n'est pas mentionne la presence de miliciens et mercenaires liberiens qui ont attaque ces supposes rebelles et occasionne leur progression vers les positions sud. Avez-vous entendu que ces "rebelles" progressent ou font des "exactions" sur d'autres fronts qui s'etendent d'Est en Ouest du pays le long de l'ancienne zone de confiance? Si ce n'est qu'a l'ouest, il ya une raison que vous devriez chercher a comprendre. Evidemment, ceux que vous avez interroges ne vous le diront pas. De plus, vous etablissez un parallele entre les elections americaines de 2000 et le cas present en CI. Vous n'etes pas sans ignorer que les USA n'ont jamais signe d'accord international de certification de leur election, contrairement a la CI ou ceci etait une condition acceptee de tous comme gage d'equite et de transparence. Donc comparez ce qui est comparable. Cette certification a permis d'eliminer Bedie au profit de Gbagbo au premier tour et Gbagbo etait content avec ses 36%. Pourquoi elle deviendrait un probleme au deuxieme tour? Comme vous le savez bien, la verite ne sort pas toujours d'une seule bouche. Si vous aviez entendu le camp Gbagbo, le camp Ouattara et enfin l'ONU, vous vous seriez fait votre part de verite avec plus de recul, et qui ne serait peut pas celle d'un camp. Mais dommage, vous etes en train de tomber dans le tourbillon africain et dire que vous avez passe assez de temps en Afrique pour connaitre un peu la psychologie de ce continent.

Fofana Bourlaye, Charlottetown, Canada

23 mars 2011

Je vous remercie d'avoir été sur le terrain pour essayer de nous rapporter la vérité. Dans votre intervention audio, je vous ai entendu dire qu'en janvier,fevrier, il y avait 80% de victimes pro-Ouattara et 20% de victmies pro Gbagbo. Cela demontre bien que vous êtes d'accord pour dire que le camp gbagbo s'adonnait à des attrocités contre les supporteurs de Ouattara. Nous voyons de nombreuses vidoé faites par des pro-gbagbo eux meme. Mais Sophie est ce que vous ne pensez pas que pour que ces tueries du camp gbagbo s'arretent il aurait fallu simplement que gbagbo accepte sa defaite qui est claire au regard de nos analyses.Vous ditent qu'aujourd'hui on est arrivé à 50% de victimes dans chaque camp. Cela ne peut être imputable à Ouattara puisque ses hommes essaient surrement d'equilibrer la terreur et la force à Abidjan pour imposer de facto l'arret des attrocités. Pour moi qui connait ce pays depuis longtemps, je suis convaincue que gbagbo laurent ne peut en aucun cas battre Ouattara et bédié reuni car ces deux là representent plus de 60% de l'électorat ivoirien.gbagbo ne connait que la violence apparament et c'est seulement par la force qu'il partira.il a meme dit clairement que Ouattara passera sur son corp pour arriver au palais.

Emilie-José Trambley, Montreal

22 mars 2011

J'éprouve des difficultés à comprendre monsieur Alassane Ouattara lorsqu'il affirme qu'il est un homme de paix, que ses modèles politiques sont le pasteur Martin Luther King, le président Nelson Mandela et le mahatma Gandhi, qu'il prétend tout de go que son adversaire Laurent Gbagbo a les mains pleines de sang, qu'il a les preuves de ses affirmations et qu'il se dit prêt à être magnanime envers ce dernier à condition qu'il reconnaisse ses crimes. 
Monsieur Ouattara n'a-t-il vraiment rien à se reprocher ? 
Au-delà de la soi-disant légitimité, des scrutins truqués, des procès-verbaux maquillés, comment peut-il clamer qu'il est le président élu de la Côte-d'Ivoire et laisser ses partisans organisés en milices armées terroriser le pays pour en prime être soutenu par la communauté internationale, en particulier la France qui lui assure l'impunité en même temps qu'elle se présente dans ce conflit sous le visage le plus affreux qu'il soit, celui de l'ex-puissance coloniale.  
Comment un état qui revendique l'héritage gaulliste peut-il s'immiscer contre le droit des peuples à l'autodétermination quand cette reconnaissance a guidé toute la politique de décolonisation française établie dans le cours des années 60 par le général de Gaulle ? N'est-il pas dégoûtant et inhumain de relever que des populations entières sont par millions prises en otage et oppressées par ces factions organisées qui reçoivent la bénédiction de puissances étrangères lesquelles ont décidé d'imposer les candidats de leur choix contre toutes attentes populaires. 
Ne peut-on pas en finir pacifiquement avec cette guérilla tribale ? Lorsque ce à quoi nous assistons sans voix, c'est un hold-up perpétré par ceux qui s'emparent des droits fondamentaux des peuples à disposer d'eux-mêmes dans la quiétude, dans la joie, en toute sérénité, dans le respect de la pluralité, lesquels souhaitent seulement voir triompher les vertus du bien à fin de rétablir la prospérité partagée qui sied si bien aux personnes de grande qualité.

Serge Drouginsky, Longueuil

22 mars 2011

sophie merci pour le professionalisme car ce qu on a toujours vu d ici c etais que dramane dirigeais la ci or c est faux c est sa rebellion qui mene la tereur sur nos parents resté en cote d ivoire merci pour cette question de recontage a choi il est diplomate et semeur de trouble merci sophis langlois que DIEU te benisse

charlotte amany, montreal

22 mars 2011

Dans mon commentaire précédent, j'ai omis de dire qu'il faudrait que le Canada cesse de se laisser manipuler par Sarkozy, et avoir sa propre vision face à la Côte d'Ivoire. 
 
Ce Sarkozy a réussi à manipuler tout le monde contre Gbagbo, y compris Obama et l'Onu. 
 
Quant à Obama, je ne comprends pas que cet homme se laisse manipuler par un politicien aussi exécrable et calculateur que Sarkozy...

Michel Gaudette, Trois Rivieres

22 mars 2011

le second reportage a essaye de reequilibrer un peu le penchant pro-Ouattara du premier, mais on n'est pas alle plus loin comme avec les partisants de Ouattara. 
Ce qui est domage est que ce beau pays soit devenu aussi degrade et le regard d'une personne exterieure fait toujours chaud au coeur. 
On aurait aime qu'on parle bien de notre pays adore, helas ...ce pays se meurt. 
Le representant de l'ONU qui dit qu'il refuse de compter les voix parce que selon lui Mr Gbagbo ne reconnaitra les resultats que s'ils sont en sa faveur etc...On voit ici la these mot pour mot du clan Ouattara, comment donc ne pas le trouver suspect cet individu ? 
BAN KI MOON a meme dit pendant la reunion de l'UA que le recomptage des voix serait une GRAVE INJUSTICE, vous avez bien entendu, GRAVE INJUSTICE... 
la guerre etant une bonne justice? la souffrance des populations etant une douce justice ? 
ca passe de commentaire. 
 
Merci pour cet episode de la serie, dans l'ensemble bien.

kone Abou, Quebec

22 mars 2011

sophie j'apprecie mais je constate que vous n'avez pas fait le constat que les armes du commando invisible st neuves et vs n'avez pas eu le temps de poussez la réflexion de savoir comment et par qui ses armes et ses munitions surtout ont été convoyé à ABOBO et comment se fait il que les attaques dans les autres quartiers sont précédés du passage de l'onuci j'ai été temoin d'une attaque

Ali demblé, abidjan

22 mars 2011

Bonjour Mme Langlois.  
J'ai suivi votre reportage sur radio-canada et j'ai juste une question à vous poser: Quelle serait votre position si un groupe armé (FLQ= Front de libération du Quebec) prenait des armes pour l'indépendance du Québec? Ce serait une action démocratique ou non? Le reportage que vous avez présenté est biaisé à la faveur des rebelles de Ouattara. Mais vous l'avez certainement constaté, nous les ivoiriens, nous ne faisons pas beaucoup de bruits. Car nous savons en qui nous avons cru et vous verrez de vos yeux combien grande sera l'opprobre des déstabilisateurs de la Côte d'Ivoire.

L. landry, montreal

22 mars 2011

Vous dite que l'effet pervers d'une haine envers les médias occidentaux c'est une couverture biasé par défaut. Ce serait plutôt le contraire.  
 
Quant à rencontrer le Président Gbagbo, vous auriez du cherchez à le rencontrer dès le début de la crise. Ce n'est pas après l'avoir cloué au Pilori que vous voulez lui tendre le micro.  
 
Merci pour votre reportage tout de même.

Alain Bouabre, Montreal

22 mars 2011

Suite- Il ne s'agit pas de suivre la France. On a tendance a oublier que la communaute Internationale est representé par des ambassadeurs qui vivent en permanence en Cote d'vioire. Dons ils savent ce qui s'est reelllement passé. Arretons d'accuser la France et soyons honnetes pour reconnaitre que Mr. Gbagbo a perdu le pouvoir et que ce qui se passe en ce moment au travers des tueries des ivoiriens est innexcusable. Alassane Ouattara incarne un changement que les ivoiriens ont choisis parce que rien a ete faits en Cote d'ivoire depuis 2000. On mets toujours tout sur la guerre de 2002, mais entre temps tous l'entourage du president Gbagbo y compris lui meme sont immensement riche. La democratie est en marche en Cote d'Ivoire, ne la stoppons pas. 
Que Dieu benisse notre beau pays!

Alexandre Krindka, Canada

22 mars 2011

Suite - ...Abidjan vit dans la terreur. Je vous pose une question Mme Langlois. Si Mr. Gbagbo voulait tant la paix dans ce pays, comemnt se fait il qu'il laisse Ble Goude lance ses differents appels? si Mr Gbagbo veut la paix ds ce pays, comment se fait qu'il n'ait jamais passe a la televison ivoirienne pour calmer les esprits et demander a ses militants et militaires d'arreter tous ces massacres? si Mr Gbagbo voulait la paix ds son pays, son epouse qui est depute d'Abobo aurait pu lancer un appel pour que les exactions cessent ds la commune qu'il l'a pourtant elue, elle, deputée? Ouattara n'est peut etre pas pure mais il a gagne les elections et c'est ca qu'on doit retenir.

Alexandre Krindja, Canada

22 mars 2011

Merci encore une fois Sophie de vous occuper de la Cote d'ivoire. Mais je suis tres etonné de voir certains commentaires qui fustigent Alassane Ouattara comme pere de la rebelion. Une personne nommee Soro guillaume a justifie cette rebelion et s'est attribué la paternité de celle ci. Pourquoi a chaque fois vouloir parler de cette rebelion alors qu'il ya meme eu une ceremonie de paix et pardon en Cote divoire et des elections pour couronner le tout? Je le dis et le repete, ne deplacons pas le probleme. Alassane Ouattara a gagne les elections presidentielles. Il ne s'agit pas ici de diaboliser le candidat Gbagbo et faire passer Ouattara comme un ange. Nulle n'est parfait sur cette terre et on aspire tous a la perfection. Mais une chose est sure, les obus tirés sur les popupaltion d'Abobo, les meurtres de certaines communautes du RHDP ou etrangeres, les pillages, les barrages un peu partout ds Abidjan, les appels pour l'enrollement ne sont pas faites par le camp Ouattara. Parlons du present. Pendant que j'ecris cette note, des tris d'obus viennent de se faire a Abobo ou il ya eu 4 morts. Je vous en prie, il ne s'agit pas ici d'ingerence, ni de perte de souverainete ou bien de recasser les evenements passer. Il s'agit dune election perdues en bonne et due forme par Gbagbo. Et il a doit quitter le pouvoir au lieu de s'accrocher et tester la patience des ivoiriens, du president Ouattara et de toutes la communaute internationale.

Alexandre Krindja, Canada

22 mars 2011

Madame Langlois, 
 
Je crois que tous vos reportages devraient être centrée sur la question suivante : 
 
Ouattara a-t-il gagné ou volé l'élection ? 
 
Moi j'ai peur que vous tombiez dans l'exécrable piège français de vouloir ternir Gbagbo (parce qu'il tient tête à la france). 
 
C'est l'exécrable tendance de la diplomatie française à faire une guerre larvée (quand ce n'est pas l'assassinat politique ex. Olympio au Togo), à tout leader politique en Afrique qui ne fait pas la volonté française. Un autre exemple: Sekou Touré. 
 
J'ai fait l'Afrique et je n'ai que du dégoût pour la diplomatie française en Afrique. 
 
J'espère que vous garderez en mémoire lors de vos reportages cet aspect à savoir si Ouatara a triché ou non au nord du pays... 
 
Quant à moi, je favorise Gbagbo, mais je crois que la France sème le trouble dans ce pays avec les rebelles du côté Ouattara... 
 
Exécrable France en Afrique...

Michel Gaudette, Trois Rivieres

22 mars 2011

Merci pour vos reportages et vos commentaires. Les vraies questions commencent à être posées et c'est intéressant que ça vienne d'une équipe de télé Canadienne. Votre analogie entre faire l'Amour et la Guerre est excellente ( Il faut être au moins deux ). Les télévisions et les puissances étrangères, la France en premier avait oublié ce gros bon sens. Et à force de frapper uniquement sur Gbagbo, quelque chose de nauséabond transparait dans les raisons de leur soutien aveugle dans la personne d'Alassane. 
Il y'a deux clans aussi coupables les uns que les autres, et ça il faudrait que nous ayons le courage de l'affirmer. Aussi, il serait important que le Canada arrête de suivre les positions Françaises dans ce dossier et commence à y mener une politique plus neutre et raisonnée. 
 
Dieu bénisse la Côte D'ivoire et ses Habitants! 
 
Bély Eliezer Yao, Gatineau-Ottawa 

Bély Eliezer Yao, Gatineau- Ottawa

22 mars 2011

Très beau compte-rendu. Pour une fois que je vois le compte-rendu d'un journaliste occidental qui reste le plus neutre possible, je dis merci.

Nirina Rasoanaivo, Montréal

22 mars 2011

Sur Abobo on va mettre tout le monde d'Accord. Environ 1 million d'habitants, (1.5 etant une extrapolation ...) , les partisants de Ouattara y sont en majorite (45%), mais n'y sont pas maoritaires (voir site officiel de la commission electorale) 
http://www.ceici.org/elections/docs/EPR_31102010_RESUL_PROVI_CEI_03112010_A4.pdf 
Ils sont nombreux dans la ville (d'ou la mairie qui leur appartient) et les zones precaires Pk18 entre autres (zones des premiers combats), alors que ceux de Gbagbo sont nombreux dans les villages (Abobote , Anokoi etc...) 
Ouattara n'a donc pas la majorite Absolue a Abobo. 
 
Mais avec la fuite des residents de cette commune, bientot Abobo sera comme le nord de la cote d'ivoire avec 100% des partisants oblige a etre pro-Ouattara ou perir. 
 
Ceci dit, l'opposition en afrique est le barometre de la paix sociale. Les opposants qui s'opposent avec des armes sont aussi criminels que les pouvoirs qui se defendent avec brutalite. 
 
Une opposition civilisee est gage de paix. 
mr gbagbo a ete opposant pendant 30 ans et la cote d'ivoire a vecu dans la paix, au contraire de Ouattara. 
 
Il faut que les journalistes aient le courage de montrer les crimes de Ouattara depuis 2002 pour avoir une vraie image de la realite du terrain, sinon l'impunite de ses rebels va entraine le pays dans une spirale de violence sans fin. 
 
 
 

Abou Kone, Quebec

22 mars 2011

Je me réjouis du reportage de Sophie Langlois sur le génocide à demi mot qui a lieu en Cote d'Ivoire depuis bientot 4 mois en présence de 10.000 soldats dits de maintien de la paix de l'Onu et qui rappelle qu'avant la Lybie, d'autres populations civiles vivent sous la terreur d'un autre dictateur,sans que la communauté internationale ne réagisse avec la même spontanéité. 
Cependant je lui reproche de présenter un des candidats comme légitime parce que adoubé par la communauté Internationale alors que l'autre serait légitime par la reconnaissance de sa victoire par la cour constitutionnelle qui en Cote d'Ivoire aurait comme aux Etats Unis ce pouvoir. 
Mme Langlois aurait du lire les textes définissant les pouvoirs respectifs du conseil constitutionnel,de la commission électorale et ceux définissant les pouvoirs de certification dévolus à l'Onu. 
Pour faire court, il faut savoir que principalemement le conseil constitutionnel lorsqu'il constate des irrégularités de nature à entacher la crédibilités des résultats, annule l'ensemble des élections .Son rôle n'est pas d'annuler les résultats de toute une région,fut-elle ceux des régions ayant donné un des candidats vainqueur;

Ibrahim Diabi, Trois Rivières

22 mars 2011

Bonjour et félicitations pour vos reportages sur un conflit qui dégènère de plus en plus en guerre civile. J'ai suivi depuis quelques années la descente aux enfers de ce pays relativement prospère et j'ai vécu un certain nombre d'années en Afrique de l'Ouest ,début des années 90.À l'époque de Konan Bédié en fait et je suis un peu étonné de ne jamais entendre parler de la dimension ethnique de ce conflit. Pourtant, de ce que j'en connais, c'est à son ethnie que va la première loyauté des africains de l'ouest. Or, je n'ai rien lu ni vu et entendu sur cette particularité très importante. Houphouët-Boigny avait réussi en tordant quelques bras(et un peu plus...)à garder l'unité de son pays intacte et c'est avec l'arrivée de nombreux immigrants que la composition sociale s'est mise à changer. Ouattara vient d'ailleurs du nord et n'est pas né en Côte d'Ivoire. D'où l'importance de l'ethnie...mais personne n'en parle. Merci et soyez prudente , ça vaut pour les membres de votre équipe.Quant à savoir qui a tort :à mon avis, aucun des 2 ne semble suffisamment sage pour éviter la politique du pire.Il faut être 2 pour se disputer et rien n'est tout blanc ou tout noir.

Claude Buysse, St-Gabriel debrandon

22 mars 2011

Salut, 
Je pense qu'il faut préciser les choses sur Abobo. Abobo est un fief de Ouattara et ses militants y sont majoritaires. Le fait que le député de cette commune soit Mme Gbagbo ne veut pas dire que Gbagbo y fait jeu égal avec Ouattara. Mme Gbagbo, tout comme les 4 autres du FPI (je crois), ont été élus dans cette commune grâce au fait que le RDR de M. Ouattara avait réfusé de participer aux élections législatives à cause du rejet de la candidature à la députation de M. Ouattara pour "nationalité douteuse" dans son "village" de Kong au nord du pays - le rejet de sa candidature était stupide et avouons le arbitraire. Les élections municipales (maires) ayant été organisées après les législatives avec la participation du RDR, la commune est revenue naturellement au RDR. 
Cela dit, je tiens à vous remercier pour ce travail professionnel que vous faites en CI. Vous relatez à la différence des médias français, les faits réels vécus en CI par la faute de Ouattara et ses rebelles ainsi que Gbagbo avec sa milice estudiantine (FESCI).  
Toutefois, je continue de me poser la question et je pense que je n'aurai jamais de réponses à celle-ci. Peux t'on savoir réellement qui a gagné ces élections en CI avec toutes les violences qui ont eu lieu durant le scrutin, notamment au nord où les rebelles bras armé de Ouattara (ne nous le cachons pas) y font régner un état de non droit avec son lot de désolation et d'atrocités? Le sud de Gbagbo n'est pas exempt de tout reproche mais je pense que c'est en rien comparable à ce qui se passe au nord depuis 2002.  
Je pense que l'ONU n'a fait qu'envenimer la situation en voulant aller trop vite en besogne. Aujourd'hui tout le monde est allé trop loin et un retour en arrière est utopique. 
Pour finir je suis d'accord avec ce diplomate mais il ne faut pas 4 balles mais 6, à savoir une pour Ouattara, Gbagbo, Bedié, Mme Gbagbo, Soro Guillaume et Blé Goudé.... 
Encore merci Sophie et restez prudente....

Chambas Ibn, Paris

22 mars 2011

Oui Abobo est bien un fief de Ouattara. Nier cela relève d'une volonté manifeste des 2 députés FPI de tronquer l'information. Abobo compte 5 députés du parti de Gbagbo, mais cela ne remet nullement en cause le fait que ce quartier soit le fief de Ouattara. En 2000,après l'élection calamiteuse de gbagbo (selon lui même ses propres termes), des élections législatives ont suivi ce qui a permis au parti de gbagbo d'avoir ces 5 députés à Abobo. Mais pour arriver là, il aurait fallu que le parti de Ouattara ne soit pas allé à cette élection législative. Le conseil constitutionnel aux ordres de gbagbo déjà à cette époque, a posé les bases de la crise de 2002, en rejetant la candidature de Ouattara aux législatives. Cette décision était plus politique que constitutionelle.Il s'agissait de l'empêcher d'être député, car cela lui ouvrirait la voie à la présidence de l'assemblée nationale, donc à la présidence de la république en cas de vacance de pouvoir. Des manifestations de protestations ont eu lieu le 04 décembre 2000 pour dénoncer le caractère arbitraire de cette décision, manifestations réprimées dans le sang par les hommes de gbagbo, se soldant par plus de 300 partisans de Ouattara tués à Abobo. Le parti de Ouattara à donc décidé de ne pas participer à cette élection législative ce qui à permis au parti de Gbagbo de gagner à Abobo. Et vous pouvez vérifier ces informations sur internet. Par ailleurs, deux mois après, des élections municipales ont eu lieu, auxquelles tous les partis étaient présent. À Abobo c'est bien le parti de Ouattara qui à largement gagné face au FPI de gbagbo raflant 63 communes dans tout le pays contre 56 au PDCI de Bédié et 34 pour le FPI de Gbagbo. Aussi, vous auriez dû y faire un reportage à yopougon le fief de gbagbo, qui aurait équilibré les informations et vous auriez compris comment gbagbo a endoctriné des jeunes par l'entremise de notre télévision nationale transformée en foire à l'intoxication.

Souleymane Touré, Montréal

22 mars 2011

Félicitations pour votre travail de journalistes engagés. Dans ce métier, rares sont ceux qui sont impartiaux. 
Je vais tout simplement souhaiter à tous les habitants de la Côte d'Ivoire une paix intérieure. Car sans elle, il n'y aura jamais de paix réelle.

Kalil Diaby, Montréal

21 mars 2011

En tant qu'ivoirienne résidant au canada,  
je tiens à vous remercier de vous être rendu sur le terrain afin de constater la réalité que vit le peuple ivoirien. 
aujourd'hui la plupart des médias occidentaux ferment les yeux sur les débâcles des rebelles d'Alassane Ouattara et ternisse l'image de Laurent Gbagbo le refondateur. Toutes les victimes de guerre depuis la rebélion orchestré par Soro Guillaume sont oubliées  
Ci joint un lien youtube ou l'on voit des victimes se plaindre à l'assemblé nationale et qui clamaient leur refus que le gouvernement Gbagbo octroie l'amnistie aux rebelles comme le dictait les médiateurs internationnaux. 
 
http://www.youtube.com/watch?v=6Ivp3jVtwQk&feature=related 
 
Ils n'ont pas été écouté et aujourd'hui mon pays pleure encore de nouvelles victimes de guerre.

Anémone Konan, Montréal

21 mars 2011

Mme Sophie Langlois pourquoi est-ce seulement maintenant que vous vous rendez en Côte d'Ivoire plus précisément à Abidjan pour un reportage sur la situation à Abobo ? 
Il y a une ville qui se nomme Duékoué en Côte d'Ivoire ou il y a eu des exactions des rebelles sur la population civile.  
Cette population est même déplacée et vit une situation difficile voir précaire en tant que refugié.  
Mais selon l'occident et vous par exemple, ces victimes de Duékoué ne méritent pas d'être filmées, ils n'aident pas à votre cause noble de journalisme occidental impartial.  
 
Triste de voir Radio-Canada n'avoir qu'une vision sectaire des réalités internationales depuis l'avènement de la politique internationale maladroite de Mr Harper sur la scène internationale alors qu'on est un media d'un pays occidental donc détenant d'énormes moyens pour rechercher les faits verdicts ou plusieurs versions différentes d'une situation et les jeter en pâture à notre libre appréciation de profanes téléspectateurs neutres.  
 
Ohhh que non !!!! pourquoi faire simple si on peut faire compliquer ?  
Vous vous étonnez du fait que le président élu de la Cote d'Ivoire son Excellence Mr Laurent Gbagbo ne vous ait pas octroyé une entrevue à Abidjan. Rien qu'à voir la ligne que votre reportage suit vous avez réponse à votre question.. 
 
Triste tout cela et le comble est que le sectarisme a atteint le Québec en plein Canada.

John Pololo, Canada

21 mars 2011

Merci Sophie pour le reportage. On voit que les commentaires sont libre de tout parti-pris. On ne peut plus nous abreuver de commentaires issus des journalistes français et occidentaux européens et américains qui, eux, reçoivent leur directives des services secrets des politiciens. C'est un travail d'une vraie professionnelle des medias. Continue de faire tes commentaires dans le strict but d'éclairer l'opinion d'une façon absolument différente et impartial. Tes téléspectateurs eux-mêmes jugeront selon leur bon sens. Merci. 
Toum.

Bamba Idriss Toumanou, Longueuil

21 mars 2011

L'union Africaine (UA) apres toutes ses recherches sur les elections ivoiriennes ont determines que Mr. Gbagbo avait vraiment perdu les elections et que l'UA lui donnait 2 semaines pour partir. Mais malgre les conclusions de l'UA, c'est maintenant que Mr. Ble goude, partisan farouche de Gbagbo, demande aux jeunes d'aller s'enroller dans l'armee pour défendre la souveraineté de l'Etat. Mais attendez, il y a eu une election ds ce pays, on en parle plus. Pouquoi parlez de souverainete de l'Etat? le candidat Gbagbo ap erdu l'election et il doit ceder le pouvoir. c tout. Je vous invite a chercher a interviewer des gens comme l'artiste Alpha Blondy ou Tiken Jah pour mieux comprendre ce qui se passe dans ce pays. Voici un lien d'une interview de Alpha Blondy (http://www.slateafrique.com/969/alpha-blondy-demande-ivoiriens-arreter-etre-betes) .Mr. Gbagbo a perdu réellement les élections et il faut qu'il cede le pouvoir sinon la democratie naissante en Afrique sera foutue a jamais. Il ya encore 11 elections en Afrique cette annee. Regardez deja le Benin et le Gabon, le cas Cote d'ivoire donne des idees a bcp. 
Merci de m'avoir lu et j'esperes vraiment que la verité sera rétabli afin que les Ivoiriens puissent vivre dans la paix.

Alexandre Krindja, Canada

21 mars 2011

Bonjour Mme Langlois, Merci pour votre courage et votre détermination a montrer la vérité a tout le monde. Des élections jugés propre et démocratiques avec bien sure quelques irrégularité mais qui n'entachent pas le scrutin se sont passé en Cote D'Ivoire. Il ya eu un gagnant et les Ivoiriens ont élu Mr. Alassane Ouattara. Mr. Gabgbo ne veut pas laisser le pouvoir et fait annuler 600 000 voix du nord, soit 13 departements. Si le president du Conseil constitutionnel voyait vraiment des irregularites, Il lui suffisaitd'appliquer l'article 64 du code électoral ivoirien pour invalider les élections sur tout le territoire national. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait? Le président Gbagbo avait le temps, en 45 jours, de refaire les élections! Le probleme est déplacé et on ns parle de la France, de candidats de l'Etranger, de L'onu et autre. S'il vous plait, ne deplacons pas le probleme. Des ivoiriens ont voter, le choix a ete fait. Mr. Gbagbio a perdu, c tout. Tout le monde en Cote D'ivoire sait que le parti du président sortant Gbagbo malgre son alliance avec d'autres parties est minoritaire face au partis de Mr. Bedie (PDCI) et celui de Mr. Ouattara (RDR). En plus, il ya deux autres partis le MFA et l'UDPCI qui se sont ajoutes a ces partis précédents pour former le RHDP. Comment M.r Gbagbo peut il espérer gagner ds ce contexte? On nous recasse que oui Mr. Ouattara est le pere de la rebellion. Mais pourquoi Mr. Gbagbo ne l'a jamais fais arreté? ou meme produit un mandat d'arret international si il n'etait pas en Cote D'ivoire? Please Mme Langlois, la decision de rester au pouvoir de Mr. Gbagbo fait souffrir les ivoiriens. Bcp d'ivoiriens meurrent chaque jour, tous des militants du rhdp et c'est pas normal que la communaute internationale ne s'en melent pas avec vigueur.

Alexandre Krindja, Canada

21 mars 2011

Je viens de voir votre premier reportage sur radio canada. 
Vraiment triste ces morts innocents. Votre reportage a malheureusement garde le meme pathern du mechant Gbagbo et du bon Ouattara. 
 
Parce que malheureusement votre reportage ne repond pas a la question fondamentale que le telespectateur se pose a savoir: Pourquoi mr Gbagbo tu-il des femmes ? est-il misogyne ?  
Je trouve bizarre que le pouvoir de Gbagbo ne tire que sur des femmes et des enfants avec des obus, et que votre commando invisible soit si innocent, comme un agneau. 
Je trouve bizarre que plusieurs manifestations semblables de femmes aient eu lieu devant la garde republicaine et dans tous les quartier d'abidjan sans qu'il y ait ces barbaries et que ces barbaries aient lieu a Abobo (fief du commando invisible) au moment critique ou l'UA devait prendre une decision sur l'issue des elections ? 
Je suis triste de dire que je suis decu. Et pourtant regardez bien cette video : (http://www.youtube.com/watch?v=nK2hBuv_xl4&feature=related) et dites nous comment vous avez fait pour ne pas voir ces armes lourdes de type RPG, et des kalashnikov dans les marches "pacifiques" des partisants de Ouattara ? 
Ayant vu ces videos, c'est tellement facile de comprendre comment des civils deviennent victimes d'OBUS. 
Vraiment decu du reportage. Si vous vous laissez emporter par l'emotion du moment , vous ratez les faits dans leur ensemble. Vous auriez du interroger les femmes de toulepleu a l'ouest et vous auriez compris pourquoi apres la prise de cette ville par les rebels de Ouattara, il n'y reste pas plus de 100 habitants sur des dizaine de milliers. Vraiment pas facile d'etre journaliste independant en Cote d'ivoire.  
Gbagbo et Ouattara doivent partir tous deux !

kone Abou, Decu du premier reportage

21 mars 2011

Mes félicitations pour avoir osé par ces temps difficiles. Effectivement, la situation est intenable à Abidjan pour les populations dans tous les quartiers et je crois que cela reflète bien la pensée d'Allassane Ouattara qui avait juré de rendre ce pays ingouvernable s'il n'était pas Président. Je pense que les ivoiriens ne croient plus aux médias étrangers et moi aussi, j'ai été plus que convaincu du rôle négatif des médias étrangers dans nos pays qui racontent beaucoup de mensonges, et qui même sont racistes. La crise ivoirienne date de 2002, souvenez-vous. RFI avait été baptisée Radio Foutaise Internationale lorsqu'elle faisait l'éloge de la rébellion contre le pouvoir légal de Laurent Gbagbo attaqué. Souvenez-vous de la démission du journal le Monde du correspondant Théophile KOUAMO qui ne voudrait plus se rendre complice des mensonges de son journal. C'est la France et surtout ses médias qui ont fabriqué Gbagbo (le dictateur) et Ouattara (le démocrate). Le rôle haineux de la France contre Laurent GBAGBO est intolérable. C'est difficile pour nous à supporter et à vivre. Référez-vous au passé politique de ces deux hommes et vous découvrirai peut être la vérité sur la crise ivoirienne actuelle. Elle est toute fabriquée par la France et relayée par la communauté internationale dont les autres presses non-françaises n'ont été que des relais de l'AFP. Vous êtes très peu instruite de la situation en Côte d'ivoire. C'est pourquoi il ne faut s'empresser de juger, mais de relater ce que vous avez vécu sur le terrain comme un journaliste professionnel. Aujourd'hui, aucun intellectuel ivoirien digne de ce nom ne peut avoir de la considération pour la presse dite internationale et étrangère à la Côte d'Ivoire. Nous la qualifions d'une presse haineuse et c'est ce qui fait que peut être que vous serez mal reçu, et même le Président la République s'en méfie, mais c'est faux de penser qu'il refuse de vous recevoir. La presse étrangère par les médias français a beaucoup déçu plus d'un ivoirien.

Bernard YAPO, Côte d'Ivoire

21 mars 2011

Les Ivoiriens vivent des moments difficiles, mais levons leur notre chapeau. Je crois que les populations Ivoiriennes sont pacifiques. Plus de Dix ans de troubles sociaux politiques et ils ont su éviter un embrasement et une guerre civile. Oui, éviter une guerre civile, car ce qui s'y passe depuis la fin 1999 n'est pas le fait des populations mais du trio Allassane, Bédié et Gbagbo . Je souhaite que ces personnes et leurs clans ( Soro, Forces nouvelles , Commandos Invisibles ....) 
soient contraints à l'exil et laissent la place aux personnes ayant les mains propres ainsi que les compétences pour diriger ce beau pays qui se meurt.  
Dieu bénisse la Côte D'Ivoire

B . Eliezer Yao, Ottawa

21 mars 2011

Merci Sophie pour ce parcours du combattant ! 
À travers ce voyage, vous amener les Canadiens à mieux comprendre la crise ivoirienne et donc à revoir leur regard fait de jugements truqués sur le Président Gbagbo. Les prises de positions des Américains et Canadiens en Haïti sont souvent proches de la réalité car la proximité fait que chacun peut s'y rendre aisément pour en savoir davantage. Mais l'Afrique reste définitivement éloignée pour mener une analyse saine sans au préalable s'y est rendu. D'où des prises de position biaisées d'Ottawa car reposant sur des faits relatés par les médias français très proches, à dessein, du camp Ouattara. Les violences en Côte d'ivoire datent de septembre 2002, date à la quelle le frère Ouattara a décidé de rendre ce pays ingouvernable et ce, malgré l'existence d'un président constitutionnellement élu et en place. En effet, avant l'avènement du Drame National (Dramane Ouattara) en politique ivoirienne, ce pays était un modèle de paix et de progrès économique en Afrique. Vouloir coûte que coûte gouverner ce pays au mépris des règles et du bon sens humain nous a conduits à cette impasse. Les partisans du Président Gbagbo sont obligés de réagir pour assurer leur dépense au risque d'être tués. La France et ses alliés de la Communauté Occidentale jouent à un jeu très dangereux car le réveil du peuple ivoirien leur sera fatal. Les médias français se taisent lorsqu'il y a des atrocités commises sur les pro-Gbagbo. Votre visite en Côte d'Ivoire vous a certainement ouverte les yeux sur les réalités implacables de cette crise et la popularité dont jouit chacun des deux protagonistes. 
La Côte d'Ivoire reste Une et Indivisible derrière son Président Laurent Gbagbo ! Merci Sophie d'avoir montré au reste du monde l'autre côté de la médaille...ivoirienne ! 

EUSTACHE GOORE BI, SAINTE-JULIE

21 mars 2011

Je viens de parler à Abidjan à deux députés du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de Laurent Gbgabo, qu'on ne peut soupçonner de vouloir gonfler l'importance électorale d'Abobo. Selon les données démographiques de l'Assemblée nationale, Abobo compte plus d'un million d'habitants, tout comme Yopougon, les deux plus grosses communes d'Abidjan. Madame Gbagbo est une de 5 députés d'Abobo, tous du FPI. Le maire d'Abobo est, lui, du parti d'Alassane Ouattara. Quand on dit que le quartier est un "fief" de partisans de Ouattara, cela ne veut pas dire qu'ils sont majoritaires mais c'est là qu'ils sont concentrés. Désolée si cela n'est pas clair dans mon texte. S. Langlois.

Sophie Langlois, Montréal

21 mars 2011

" force est de constater qu'il y a eu un vainqueur au Canada pour les élections ivoiriennes et un vaincu en Côte d'Ivoire  
pour les présidentielles, et il serait juste et loyal que le Président élu par les ivoiriens  
et ivoiriennes puisse être reconnu par son adversaire démocratiquement en nous 
évitant la confiscation du pouvoir et  
le chaos humain dont les seuls victimes  
sont les électeurs toutes tendances confondues qui ont exprimé  
leur droit de vote. La question demeure: 
Le peuple de Côte d'Ivoire a-t-il voté pour mourir? "

KWASSY DIAN, Ottawa - Montréal

21 mars 2011

Félicitations à vous et à votre caméraman pour la qualité de vos reportages. Vous faites preuve de beaucoup de courage et de détermination. Mais soyez prudents!

Hélène Chevalier, Ottawa

21 mars 2011

Vous savez, nous nous doutons bien au Canada que de tirer tout le temps sur Gbagbo est suspect. 
On nous dit que Gbagbo est un dictateur qui s'accroche au pouvoir. Depuis quand est-il au pouvoir? Il paraît qu'il n'a même pas eu le temps de finir son premier mandat tranquillement. 
Il parait que c'est dans le QG de Ouattara que le président de la commission électorale tout seul a donné ses résultats provisoires. Et que les USA, la France et l'ONUCI sont impliqués dans ce montage. 
Les partisans de Gbagbo nous montrent des preuves qu'il y a eu énormément de fraudes et de violences dans les zones contrôlées par les rebelles en armes. Si tout cela est avéré, alors pourquoi continuer de marteler que Ouattara a gagné. Je pense pour ma part que ce serait tout simplement inacceptable chez nous ici au Canada. 
D'autant plus inacceptable que le Conseil constitutionnel (équivalent de la cour suprême) a tranché en invalidant les circonscription où il y aurait eu cette fraude massive. Je trouve que c'est bien fait de sanctionner la tricherie. 
Il paraît que le pays a potentiellement beaucoup de pétrole en plus du cacao. Après l'Irak et l'Afghanistan, nous savons ce que les puissances sont capables de faire pour combler leur soif de pétrole. Alors ... Pouvez-vous nous éclairer sur ces questions? Radio-Canada pourrait par exemple diffuser les documentaires Françafrique et Laurent Gbagbo dans le tourbillon du golfe de Guinée qui m'ont réellement troublé, mais qui dévoilent peut-être ce qui se passe réellement en Afrique francophone et particulièrement en Côte d'Ivoire.

Barthos Sam, Montréal

21 mars 2011

Merci de ne pas faire comme ces "journalistes francais" politises et aux ordres qui racontent n'importe quoi. Deja vous vous etes laisse avoir par cette notion de Abobo 1.5 millions d'Abidjan, pro-Ouattara etc... Alors que la depute d'Abobo est bien madame Gbagbo. Imaginez donc les mensonges que nous entendons a longueur de journee de ces soi disant journalistes. 
Le probleme en Cote d'ivoire avec les medias est le parti pris pour Ouattara. Un observateur impartial le remarque tres vite. Les medias ont tendance a prendre fait et cause pour l'opposition en afrique, c'est comme un reflexe, meme s'il s'agit de rebels. Or nous savons que les rebellions en afrique sont souvent commandites pour des objectifs geopolitiques qui depassent la comprehension d'un simple observateur. 
Pour comprendre la reaction des pro-Gbagbo referez vous a la crise en 2002. Car vous avez certainement remarque que les memes rebels qui ont pris la moitier du pays en 2002, avec l'appui des forces francaises, et le soutient diplomatique de la France, sont les memes qui ont fait elire Ouattara au nord du pays avec des resultats a la limite Sovietique. Ce sont les memes rebels qui combattent aux cotes de Ouattara. 
Je vois malheureusement une continuite de la crise en 2002. La seule difference est qu'en 2002 les rebels se battaient pour un homme Ouattara qui n'etait pas encore elu. 
Aujourd'hui ils ont l'onction de la communaute internationale, imaginez donc ! 
L'election de Ouattara n'est donc pas sans probleme ethique. 
Le sang a trop coule dans ce pays depuis 2002, et les rebels n'ont pas ete inquietes. La communaute internationale (France en tete) ont passe sous silence les crimes rebels, c'est une cause des resentiments actuels dans ce pays. J'aime bien cette partie de l'article, 4 balles et c'est la paix totale en cote d'ivoire. 
Gbagbo et Ouattara doivent s'en aller et on aura la paix. 

Abou Kone, Quebec

21 mars 2011

Depuis 2000, les médias occidentaux se livrent à une véritable campagne de dénigrement contre Laurent Gbagbo, qui est pourtant un homme de paix et un grand démocrate. C'est le Nelson Mandela de la Côte d'Ivoire. Peu de gens savent qu'à titre d'opposant politique, il a été emprisonné deux fois, y compris une fois par Alassane Ouattara. Mais lui n'a jamais mis ses opposants en prison. 
 
À défaut de pouvoir réaliser une entrevue avec Laurent Gbagbo, Radio-Canada aurait quand même pu aider le public à mieux le connaitre, notamment à l'aide des documents audiovisuels ci-dessous. 
 
L'arrestation de Laurent Gbagbo par Ouattara en 1992 
http://news.abidjan.net/v/5957.html 
 
Entrevue récente de Laurent Gbagbo sur Canal+ 
http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid2438-le-boucan-du-jour.html?vid=412009 
 
Documentaire sur Laurent Gbagbo 
http://vimeo.com/20278877 
 
Le documentaire nous permet de découvrir un des moments les plus tragiques de l'histoire récente de la Côte d'Ivoire, soit le massacre de l'Hôtel Ivoire, où les soldats de la République française, qui fait aujourd'hui la morale à Laurent Gbagbo, ont ouvert le feu sur des civils désarmés, en tuant des dizaines et en blessant des centaines, y compris des enfants. 

Bernard Desgagné, Gatineau

21 mars 2011

Mis à part le travail plus nuancé de Mme Langlois, Radio-Canada nous répète essentiellement depuis trois mois que Laurent Gbagbo s'accroche au pouvoir et qu'il est le grand responsable des pertes de vies humaines. Ce mensonge explique l'animosité de la population et des médias ivoiriens envers les médias occidentaux, soutiens indéfectibles d'Alassane Ouattara. 
 
On ne peut pas mettre sur un pied d'égalité le gouvernement de la Côte d'Ivoire et les rebelles de M. Ouattara qui ont fait plus de 10 000 morts dans ce pays depuis 2002, avec l'aide de la France et des États-Unis. Désireux de mettre le grappin sur le pétrole du golfe de Guinée, ces deux pays essaient de mettre leur homme lige au pouvoir par la violence, avec la complicité de leurs suppôts onusiens. 
 
En octobre 1970, Ottawa a envoyé 6000 soldats occuper le Québec parce que quelques gars avec des carabines avaient kidnappé un diplomate et un ministre. On a incarcéré 500 personnes sans jamais porter d'accusations contre elles. Des milliers de perquisitions sans mandat ont été effectuées. Il n'y avait aucune légitimité dans cette opération d'intimidation. La police aurait facilement retrouvé les ravisseurs sans ce déploiement. La vie de Pierre Laporte aurait même pu être épargnée.  
 
Pourtant, aujourd'hui, le Canada se permet de faire la morale à M. Gbagbo, le président élu, qui s'efforce de défendre son pays contre une agression extérieure. Les forces ivoiriennes sont loin d'être coupables de crimes contre l'humanité lorsqu'elles répliquent aux tirs de rebelles embusqués dans des habitations et que, ce faisant, elles atteignent malheureusement des civils. 
 
J'invite le public à regarder le documentaire «Laurent Gbagbo dans le tourbillon du golfe de Guinée», à l'adresse ci-dessous. Nicolas Sarkozy a pris des mesures pour qu'il ne soit pas diffusé en France, et je doute que Radio-Canada le diffuse un jour. 
 
http://web.me.com/bernarddesgagne/Rwanda/Gbagbo_dans_le_tourbillon.html

Bernard Desgagné, Gatineau

21 mars 2011

Article d'une qualité d'écriture exceptionnelle - bravo.  
 
Et travail et courage journalistique exemplaires: merci à Sophie Langlois et Radio-Canada.  

Jean-François Guay, Québec

20 mars 2011

Chapeau à Radio-Canada pour avoir dépêcher du personnel sur le terrain en Côte d'Ivoire. Le reportage de Sophie apporte le ton canadien à l'analyse de ce qu'on qualifie de crise postélectorale en Côte d'Ivoire. Il s'agit d'un reportage professionnel qui se démarque des intoxications de certains médias européens qu'on nous relaie un peu à l'aveuglette. La question que nous nous posons est de savoir si c'est du «bon sens» que de relayer des messages d'appel à une intervention militaire internationale pour régler un contentieux électoral! S'il est vrai que l'Afrique est le lieu de toutes les anormalités mondiales, le sang y a beaucoup trop coulé. À travers le travail de Sophie, l'Afrique redécouvre le vrai visage du Canada qui constitue en quelque sorte la conscience de l'humanité en qui croit l'Afrique. Le Canada a toujours incarné la troisième voie. S'alligner sur la position états-unienne et européenne sans un regard critique n'est pas canadien.

Mathieu Adjagbe, Ottawa

20 mars 2011

Je suis persuadé que vs avez fait le maximun pour informer les canadiens sur la réalité de cette crise en côte d'ivoire et surtout de manière impartiale. Hélas!! vos prédecesseurs, journalistes européens, en particulier français, ont terni votre image avec cette nette falscification de l'information dictée par l'élysée au profit de leur candidat ouattara. rectificatif mme. la population d'abobo ne depasse pas 400.000 âmes. il n'est pas vrai de dire 1.5 million d'habitants.http://www.dailymotion.com/video/xhktgs_laurent-gbagbo-dans-le-tourbillon-du-golf-1-4_news pour votre info, ce documentaire est revelateur. merci.

jacques Nadeau, Québec

20 mars 2011

Les résultats de la riposte sont à la mesure des exactions commises par les mercenaires de la Cedeao. De grosses têtes rebelles sont tombées tant à Port-Bouët II qu'à Abobo. Entre autres, ce sont : - Kambou, chef rebelle de Danané, adjoint d'Eddie com' zone de Danané ; 
 
- Sinclair de Bouaké ;  
- Moussa Losseni de Bouaké 
- Moumini, officier capitaine du Mali.  
- Sekou, s/officier adjudant-chef du Mali 
- Guéi Innocent de Man,  
- Kaboré, officier capitaine du Burkina.  
- Doumbia, officier capitaine du Baurkina... 
 
Et bien d'autres ont avalé leur arme face à la détermination farouche des Fds d'en finir avec ces chiens de guerre.

patrinouvel gbagbadè, france

20 mars 2011

Pour avoir vu plusieurs de vos reportages à travers le monde, je ne suis pas surppris de votre courage. Il est domage par contre que vous n'ayez pas eu toute la collaboration souhaitée , resultante de vos confrères journalistes européens ( plus précisement français ), qui malgré eux, se devaient de falscifier l'information sous ordre de l'élysée en faveur du candidat ouatara.. Rectificatif,la populatio d'abobo, supposé bastion de mr ouatara , n'est pas de 1.5million d'habitants. Il y a tout au plus 400.000 âmes qui y vivent et la première dame( mme Gbagbo ) est la députée. Pour un soit disant bastion hummmmm....

nadeau jacques, Canada

19 mars 2011

Merci Mme Langlois pour votre courage et vos efforts à apporter un éclairage de cette situation cauchemardesque. Malheureusement, la fracture devient toujours plus profonde dans ce beau pays. Les pires craintes se concrétisent et on voit poindre un nouveau Congo.  
Je n'ai pas réellement de faveur pour un candidat en particulier mais pour l'expression du peuple. Le cafouillis du décompte, de l'annonce des résultats, de l'interprétation constitutionnelle peut être argumenté et débattu très longuement. Pour ma part, ça demeure stérile dans la logique qui s'est installée, et mon jugement va à l'ensemble des observateurs qui ont témoigné et reconnu les résultats. Isolé, il ne reste que le déni et l'enveloppe d'un nationalisme qui est bien personnel au roi déchu.  
Refaire des élections argumentaient certains. Soyons réaliste, dans le contexte c'est illusoire et irrationnelle, avec tous les « vieux » personnages de la politique ivoirienne ou sans eux. 5 ans ont été nécessaires pour en arriver à un résultat qui ne convient pas au maitre des lieux. 5 autres années sont nécessaires pour le satisfaire à nouveau.  
 
... suite

Pierre Dansereau, Laval

19 mars 2011

... suite 
 
Par ailleurs, la réalité est que les résultats sont serrés et scindent en deux la volonté du peuple. Pour un pays si peu habitué à la démocratie et avec un dirigeant grisé seulement par l'exercice du pouvoir suprême, tous les ingrédients sont là pour concocter une soupe au goût très amer.  
On est maintenant à savoir qui a fait quoi et qui dit vrai, prêtant réciproquement toutes les mauvaises intentions à l'autre. Méfiance, suspicion, actions malveillantes et vengeances créent une spirale infernale qui alimente la haine. 
Une évidence nous saute en pleine figure, les vieilles animosités perdurent et l'art du compromis n'existe pas vraiment. En fait, Gbagbo n'est épris de justice que pour lui-même. 
La meilleure des solutions serait que Gbagbo accepte les résultats et de travailler différemment à bâtir une Côte-d'Ivoire prospère pour tous. Avec tout ce qui a été déployé, le laisser gouverner demeurerait une aberration irrationnelle et ne peut pas fonctionné.  
Ce n'est peut-être qu'après d'âpres combats, qu'on devra se résoudre à envisager une solution ultime de partition avec un accès à la mer, pour offrir un royaume à chacun.

Pierre Dansereau, Laval

19 mars 2011

Merci pour ce billet qui laisse transparaître un aperçu du drame qui a cours en ce moment en Côte d'Ivoire. J'apprécie à sa juste valeur cet effort d'impartialité. N'étant partisan ni de l'un, ni de l'autre, j'appelle de tous mes voeux la presse locale à s'en inspirer. Je pense honnêtement qu'il y a eu des exactions de la part des forces qui soutiennent Ouattara à Abobo. Même si dans cette commune, depuis 10 ans, ses militants sont victimes d'exactions qui ont atteint leur paroxysme ces 3 dernoers mois, ce sont des faits à dénoncer. Toutefois, elles sont sans commune mesure avec celles du camp Gbagbo. Les pro-Ouattara et les étrangers brûlés de façon quotidienne, harcelés dans un climat de psychose savamment entretenu, c'est une réalité atroce. Car aujourd'hui, dans la plupart des quartiers d'Abidjan, ces derniers risquent leur vie à chaque barrage, ou sur simple dénonciation. Et malheureusement, le débat est en train d'être dangereusement déplacé sur le terrain ethnique et religieux.Il y a eu des élections, et un gagnant qui est de toute évidence Ouattara. Il faudrait que les choses s'arrêtent à cela et que le pays puisse reprendre une vie normale.

Samory Toure, Côte d'Ivoire

18 mars 2011

Je vais suivre vos reportages. C’est très bien que vous fassiez un suivi. Je suis triste de voir de quelle façon la situation est en train de dégénérer. Il semblerait que les élections n’aient pas réglé cette guerre civile et qu’il était écrit dans le ciel que quels qu’aient été les résultats, les partis en présence cherchaient un bon prétexte pour recommencer. On constate qu’il ne suffit pas d’avoir des États de droit quand les membres de la classe politique ne sont pas les gardiens, les protecteurs du droit et des citoyens. Lorsqu’ils confondent l’exercice d’un pouvoir constitutionnel qu’ils annexent comme une propriété personnelle. Peut-on espérer un réveil pour une partie du continent africain comme cela se passe actuellement en Afrique du nord et dans la péninsule arabo-persique ? 
 
Il n’est pas exagéré, ni utopique de croire qu’il existe de bonnes personnes qui pourraient conduire les affaires publiques dans le respect du bien et des lois pour répondre positivement à toutes et tous.

Serge Drouginsky, Longueuil

18 mars 2011

Merci, Madame. Excellent billet, comme à votre habitude.  
Chapeau bien bas pour votre passion et votre courage et celui de votre équipe. Le monde a besoin de vous. Mais revenez sains et saufs!

Johanne Tremblay, France

18 mars 2011

Sophie Langlois, rester dans ce si beau Pays  
devenu un panier de crabes en folie est  
une folie. Tou et tes camarades Canadiens,  
partez de là. Vous valez trop cher à nos yeux pour y laisser votre peau. 
Cet endroit est devenu un capharnaum. 
Ce mot est ce que j'ai de plus poli en décrire la réalité. De toute façon l'ONU irresponsable  
n'interviendra pas.Il n'y a pas là, de puits de pétrole.

philippe Édouard, quebec

18 mars 2011

Je suis constitutionnalise, donc pro-Gbagbo (si vous voulez). Je trouve que votre article reflète la réalité du terrain et les états d'esprit. Ce que nous reprochons aux autres médias étrangers c'est leurs penchants à dire des contre-vérités sur les évènements en côte d'ivoire. Il faut absolument rapporter les faits.  
Pour nous autres, le respect de notre constitution n'est pas négociable comme dans tous les pays digne de ce nom.

Mamadou kone, Abidjan

18 mars 2011

Merci pour cet article qui démontre votre bonne foi, votre professionnalisme et votre impartialité dans ce conflit. 
Enfin un journaliste qui montre une véritable envie de connaitre la vérité sur ce qui passe réellement dans ce pays. 
Je ne suis ni un pro Ouattara ou un pro Gbagbo. J'estime qu'aucuns d'entre eux ne mérité de diriger la CI. Ces vampires ne prône que la haine et la violence. Ce qui est révoltant, c'est que Ouattara est présenté comme un démocrate à l'étranger alors que ce monsieur est comme Gbagbo à la base de tous ces massacres. Je pense même qu'il est le plus criminel d'entre eux. Le comble est qu'il se fait passer pour un agneau grace à ses capacités de communicateur fin et ses soutiens dans les puissances occidentales. ce monsieur a été quand même DGA su FMI. comment peut on croire qu'il soit capable de tels actes? En réalité, c'est un assassin. Quant à Gbagbo et Bédié, pouf!!! 
Je vous souhaite du courage dans votre quête et faites beaucoup attention car ces leaders ont sémé la haine dans le coeur des populations locales

Chambas Ibn, Paris

18 mars 2011

Vous avez toute mon admiration pour votre intégrité et votre courage. Les journalistes comme vous sont essentiels pour nous aider à mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons. Merci pour votre bon boulot!

micheline nelissen, Longueuil

18 mars 2011

que pensez vous des élections et le refus d'un candidat de respecter le résultat des urnes. croyez vous qu'il existe un pays au monde ou on annule les voies d'une partie de la population pour faire élire quelqu'un. il aurait été plus judicieux pour la communauté international de ne pas organiser les élection et laisser gbagbo gouverner à vie cela aurai évité tout ces morts. tout le monde soutient allassane mais personne ne peut faire respecter le verdict des urnes face aux menace de gbagbo. 
les ivoiriens sont oublié.

chris dubois, suisse

18 mars 2011

Merci de diffuser et dire ce que vous voyez et de façon impartial. Une partie de la population locale se mefie des medias occidentaux à cause de certaines prise de position. 
Je vous encourage à continuer dans cette voie

Nova Keaton, Paris

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