Imprimer cette page

Samedi 18 mai 2013 12 h 08 HAE


Pour en discuter avec nous...

Cet espace de dialogue, de réflexion et de débat d'idées est aussi le vôtre. Nos carnetiers sont là, non pour mettre de l'avant leurs opinions, mais pour lancer une discussion et vous permettre de vous exprimer sur les événements marquants qui surviennent ici ou ailleurs dans le monde. Nous lisons tous les commentaires reçus, mais nous modérons chacun des carnets pour ne retenir que les commentaires les plus pertinents selon les sujets abordés. Seules les interventions signées et faites dans le respect d'autrui sont retenues. Pour en savoir plus, lisez
la nétiquette.
Bonne réflexion!

Veuillez noter que les forums de discussion des Carnets sont ouverts pendant deux semaines.

Carnet Emmanuelle Latraverse

28 janvier 2011

Recul publicitaire des conservateurs


Si les publicités négatives des conservateurs font tellement partie du paysage politique canadien qu'elles ne surprennent plus personne, le débat est lancé à savoir si cette fois-ci, ils ne sont pas allés trop loin. 
 
En tout cas, leur dernier cru n'aura survécu sur le web que 24 heures. 
 
La recette n'était pas nouvelle : prendre un extrait de discours du chef libéral Michael Ignatieff pour l'utiliser contre lui et remettre en question ses motifs... 
 
Le message était simple. Sur fond d'écran noir, une voix d'homme demandait : « Dans une période de reprise économique fragile, est-il logique de hausser les taxes que paient les créateurs d'emploi? Demandons à Michael Ignatieff. » Et voilà qu'apparaissait l'extrait du chef libéral lors d'un discours devant ses troupes, mardi, s'écriant : « Oui! Oui! Oui! » 
 
Une autre mouture jouait sur la pertinence de lancer une campagne électorale qui mettrait en péril la reprise économique, pour encore une fois voir Michael Ignatieff affirmer : « Oui! Oui! Oui! » 
 
Or, dans le discours original, dans une envolée passionnée, Michael Ignatieff demandait plutôt à ses troupes si le parti était prêt à servir les Canadiens, servir le pays, prêt à se battre pour les familles... 
 
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'alors que jusqu'ici, le Parti conservateur avait joué sur la ligne de la bonne foi, cette fois-ci, il semblait plutôt l'avoir carrément franchie. 
 
En coulisse et sous le couvert de l'anonymat, des stratèges conservateurs affirmaient que le but de l'exercice était d'associer Michael Ignatieff au tristement célèbre cri primal du candidat à l'investiture démocrate Howard Dean, lors de sa défaite dans les primaires de la campagne présidentielle de 2004 aux États-Unis. 
 
Et la réaction a été aussi rapide qu'assassine. 
 
À lui seul, l'article du Globe and Mail a suscité plus de 1000 commentaires, pour la plupart très négatifs : « Puéril. Futile. Malhonnête. » « La preuve que Stephen Harper est un menteur. » « Une insulte à l'électorat. » « Êtes-vous surpris de voir Stephen Harper mentir pour salir son adversaire? » « Où étiez-vous depuis cinq ans? » 
 
Enfin, vous voyez le principe. 
 
Officiellement, un stratège conservateur (car c'est ainsi qu'il demande à être identifié) m'a répondu que « c'était une opération web d'une journée, que jamais le parti n'avait l'intention de mettre la publicité en ondes, et que la réalité demeure que Michael Ignatieff veut augmenter les impôts et laisse planer la menace d'une élection opportuniste et non nécessaire, alors que le gouvernement demeure centré sur sa priorité numéro 1, soit l'économie canadienne. » 
 
Le parti de Stephen Harper a-t-il reculé par crainte que le ressac ne fasse boule de neige? Ou l'intention était-elle vraiment de ne faire qu'une opération éclair sur le web? 
À vous de juger. 
 

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca
Emmanuelle Latraverse est chef de bureau pour la télévision et la radio sur la colline du Parlement à Ottawa. 
 
Emmanuelle s'est jointe à l'équipe de Radio-Canada en mai 2005, après être passée par le bureau parlementaire de TVA et la chaîne parlementaire CPAC.  
 
En 10 ans à Ottawa, elle a vu défiler aux Communes trois premiers ministres et huit chefs de l'opposition officielle. Elle a couvert les grands événements politiques de la dernière décennie, de la fusion de la droite, à la commission Gomery, en passant par les courses successives à la direction du Parti libéral et les soubresauts des gouvernements minoritaires qui se sont succédé.  
 
Elle a sillonné les routes du pays dans les caravanes électorales. Elle a couvert la guerre en Afghanistan et accompagné le premier ministre dans ses déplacements à l'étranger. 
Ses reportages et analyses sont présentés dans le cadre des grands bulletins de Radio-Canada.  
 
Emmanuelle participe régulièrement au panel d'analyse de l'émission politique hebdomadaire Les coulisses du pouvoir
 
Diplômée en études allemandes contemporaines et en économie de l'Université McGill, Emmanuelle détient une maîtrise en journalisme de l'Université Carleton, à Ottawa.

2 février 2011

Bien des gens compare les conservateurs aux républicains et comme ont sait que les républicains sont les champions de la désinformation alors n'en soyez pas surpris. 
 
Sauf que ces pubs négatives peuvent jouer en leur défaveur, de là le retrait possible, car dans le fin fond c'est prendre les canadiens pour des imbéciles. 
 
Il est évident qu'un politicien aime le pouvoir, ça grise, sauf qu'il doit être respectueux des gens qui composent le pays.  
 
 
 
 
 

Lionel Trudel, Shawinigan

29 janvier 2011

En fait les évènements du Canada en politique sont plutôt prévisibles avec les 4 Candidats proposés et leurs partis bien définies.... 
 
Un parti Conservateur C'est préparer le détachement provisoire des provinces et effectuer la continuité d'un développement asymétrique de l'Est du Canada, Si ce n'est que des fleurs envoyés en nouvelle-écosse par le PCC. 
 
Un parti Libéral c'est mettre tout sur le dos des conservateurs, jouer les bons gars et donner une raison de renforcir le fédéral des fédéralistes... 
 
Un parti NPDien C'est ouvrir la porte aux pouvoirs balancés de l'État face aux citoyens... 
 
Et l'Option Bloc nous amène devant un bon show de one man stand! 
 
Je vous remercie de votre Franchise pour continuer à nous écrire des carnets en ces temps troublés... 
 
Nous ne devons pas prendre les propos des individus au sens intégral, mais plutôt dans le contexte de leur environnement et si possible de leur améliorer pour un vrai changement. 
 
Je vous laisse mesurer les mesures, à voir s'il faudrait, pour diminuer les coûts à longs termes, voir les implications augmentées de façon significative, afin d'y voir un véritable progrès... 
 
Tout en espérant pouvoir vous voir vous y prononcer... plus directement! 
 
Merci de votre bon travail quoi qu'il advienne!

Stéphane Fraser, Montreal

29 janvier 2011

Parce que je ne suis ni politicien, ni publicitaire et de par le fait même, je n’ai rien à gagner. J’éprouve de la peine pour comprendre l’impact que ces publicités noires exercent sur l’électorat. Ou bien on nous prend pour ce que nous sommes, en somme de vrais imbéciles, des sacs de vidanges dans lesquelles il convient de « dumper » sur une base régulière de méchantes arrières pensées. Et ce, au gré des commandements résultants des évolutions socio-politico-économiques du temps. Parfait, je sais enfin ce que je vaux (au yeux des Conservateurs) et ce que je suis ! Tout cela marchera à merveille tant et aussi longtemps que les poubelles ne se révolteront pas ! 
 
J’ai toujours considéré que la politique était une activité noble dans le beau sens du terme et j’attend(ais) de nos politiciens qu’ils nous montrent le chemin. Si une bonne fée m’enjoignais de devenir membre du parti Conservateur, je m’efforcerais plutôt dans un tel rôle, de promouvoir et de partager les bienfaits du conservatisme à fin que les électrices et les électeurs puissent voter en conscience, confortables avec l’idée qu’ils procèdent suivant le meilleur choix. 
 
Il y a cinq ans, j’avais voté pour le parti de Stephen Harper, j’ai depuis pris le parti de ne plus fourvoyer mon vote dans le soutient à des politiques hasardeuses. Mon acception des valeurs classiques du conservatisme ne s’accorde pas au caractère ambitieux de ceux qui évoluent dans cet aréopage politique. Le conservatisme n’a de sens que lorsqu’il sous tend des valeurs humanistes, solidaires et sociales. Ce qui ne cadre pas avec une recherche irrationnelle de profits. 
 
Rien qui ne rassemble les principes vertueux de garder l’ordre et le droit pour assurer de bonne façon la pérennité de la société. Les Conservateurs livrent la Canada à sa propre autolyse. L’unique problème réside dans le fait que ce ne sont pas les Libéraux qui sonneront le tocsin, souffleront l’élan pour des concitoyens prêts à relever le beau défi d’être plus forts autrement.

Serge Drouginsky, Longueuil

29 janvier 2011

Je suis d'accord avec les commentaires de Cédric et Claire. Je me suis toujours de mandé pourquoi les Conservateurs utilisaient une approche négative pour s'attirer la faveur de l'opinion publique depuis qu'ils sont au pouvoir. Ils ont la preuve que ça ne fonctionne pas avec les Canadiens. À mon avis, ils sont allés trop loin depuis le début de ce genre de campagne de salissage. Où est le respect? Les Conservateurs tentent de faire de la politique à l'américaine. À plusieurs reprises ils ont fait marche arrière voyant que ça n'atteignait pas le but visé. C'est incroyable qu'ils persistent. Est-ce que les Conservateurs n'ont rien de concret et positif à nous présenter? Les Canadiens veulent du concret, du dynamisme, de l'action positive, un plan d'action bien étoffé et réaliste pour améliorer le niveau de vie des Canadiens. On en a marre du jeu de déclarations et de publicités mensongères utilisant des déclarations hors contextes comme dit si bien Madame Latraverse. Le plan de politique étrangère du Canada est à refaire car notre image en a pris un coup avec M. Harper. On ne nous prend pas au sérieux surtout à l'ONU. Dommage. Les politiciens se demandent ensuite pourquoi les citoyens ne s'intéressent pas à la politique? Soyez sérieux et ils vont embarquer.

Pierre Brault, Edmonton Alberta

29 janvier 2011

Je ne suis pas plus Conservateur que Liberal...et encore moins Bloquiste. Mais bon dieu que les Québécois sont de mauvaise foi face aux Conservateurs... Comme si les Liberaux ne faisaient que des campagnes sur leurs points forts!! Ils jouent le même jeux que les Conservateurs dans leurs campagnes...ressortir les faiblesses de l'autre ! Est-ce une bonne stratégie ? Surement pas ! Mais il faut être conséquent dans nos propos quand même !!!

Dany Begin, Quebec

29 janvier 2011

Il ne faut pas tomber dans le piège d'accorder de la valeur à la publicité des partis, vous leur faites trop d'honneur, le mieux est de les ignorer. Ainsi ils vont se rendre compte qu'ils sont ridicules.

Jean Lespérance, Montréal Québec

29 janvier 2011

Toujours intéressant de vous écouter et de vous lire madame Latraverse.  
En tant que participants, ici, nous devons adhérer et respecter une étiquette n'est-ce pas? Or, certains partis politiques, compte tenu des attaques personnelles et du dénigrement auquel ils s'adonnent, ne seraient même pas publiés ici. C'est bien malheureux. Nous assistons présentement à des campagnes de dénigrement qui n'ont plus rien d'un débat d'idées. Le PC s'est permis des attaques personnelles inqualifiables. Le PQ s'est permis la même chose notamment envers le premier ministre Charest. Le BQ, et je cite en exemple un pamphlet du député Cardin de Sherbrooke, s'est adonné à une charge en règle de dénigrement envers le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu. Désolant. Il semble que cette pratique se généralise. Pourtant, dernièrement, À Tucson Arizona, nous avons vu ce qu'un tel langage peut susciter chez certains fanatiques. Et nous répétons allègrement les mêmes erreurs. Nous n'avons plus, particulièrement lors des périodes électorales, ces débats d'idées qui permettent des choix avisés. Le terrain de l'émotivité est exacerbé et les attaques personnelles sont devenues monnaie courante.

André Castonguay, Sherbrooke

29 janvier 2011

Malheureusement le peuple canadien ne doit plus savoir si Il existe encore des politiciens honnêtes. Ces campagnes des conservateurs démontrent qu'il sont prêt à tout pour gagner et lorsqu'ils seront majoritaires personne ne sait ou ils vont conduire le Canada, ils se foutent des engagement environnementales que les gourvement canadiens avaient pris par le passé et ils se fouteront de nous citoyen aussi. Y a t-il un politicien sincère et intègre?

andre comeau, Pincourt

29 janvier 2011

Quand on n'a pas d'idées, les partis comptent sur des firmes de publicité pour en avoir. Ce sont les banques de leurs esprits et évidemment on ne peut en tirer rien de bon.  
Elles travaillent uniquement pour leur bien personnel. Entre ça et l'incitation au meurtre de Stephen Harper avec une vidéo montrant Jack Ruby tirant sur Lee Harvey Oswald avec la tête de Stephen Harper, ça fait dur comme agences de publicité. En politique, toutes les bassesses sont bonnes parce qu'on vise le pouvoir et non le bien du peuple. 
Il ne faut pas penser que nos chefs ne se respectent pas, ils se respectent, ils ont beaucoup d'estime l'un pour l'autre. C'est juste que leur notion de respect est semblable à celle des banquiers. Même que si l'un meurt, l'autre va pleurer en pensant qu'il ne pouvait pas trouver un si bon allié. Pathétique! Épouvantable comme vision, comme plan d'action pour améliorer le sort de la population.

Jean Lespérance, Montréal Québec

28 janvier 2011

Depuis l'arrivée des CONservateurs au pouvoir, on reconnnaît aisément leur stratégie à chaque élection. Au lieu de faire campagne sur leurs points forts (s'il en est), il font campagne sur les points faibles des leaders d'oppositions (sic: s'il en est).  
 
Ce n'est pas la première fois que les Conservateurs reculent devant une publicité fausse et mensongère qu'ils ont crée et autorisé.Cependant aujourd'hui, ils dépassent les bornes. 
 
1- Les plus faibles se cachent toujours derrière des murs de mensonges 
 
2 - Comment se fait-il qu'au Canada, aucune loi n'empêche ce type de campagne se salisage? 

Cédric Welti, Québec

28 janvier 2011

Madame Latraverse. 
Il m'est très difficile de croire que la pub négative des conservateurs devait durer une journée. 
Je dirais plutôt qu'ils ont revisé leur opinion . 
Ils savent très bien qu'on en a marre de leur stratégie. 
Ainsi , ils se justifient mais je ne crois pas leur supposé 24 heures.

Claire Thibaudeau, Sherbrooke

2012

  • septembre
  • août
  • juillet
  • juin
  • mai
  • avril
  • mars
  • février
  • janvier

2011

2010