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Carnet Manon Globensky

23 septembre 2010

Ahmadinejad, un personnage


Dans la salle de presse de l'ONU, je me suis pris les pieds dans les fils et je me suis fait quelques éraflures qui saignaient sur la jambe. À la recherche d'une station de premiers soins avec mon « escorte » onusienne (parce que comme journaliste mes déplacements sont très limités), un des milliers de policiers postés dans tous les recoins nous a fait signe de dégager le chemin rapidement. Une délégation importante s'en venait vers nous.  
 
Depuis le petit bureau où nous attendions patiemment de pouvoir continuer vers l'infirmerie, je l'ai vu passer... lui... celui qui retient toute l'attention comme chaque fois qu'il vient à l'ONU... Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien. Petit, compact, pas de cou, une barbe poivre et sel et des cheveux noirs impeccablement coiffés.  
 
Je ne l'ai vu qu'un moment — il y a tellement de monde autour de lui —, mais j'ai gardé l'impression qu'il était absolument à l'aise dans ces couloirs de l'ONU, je dirais même heureux d'être là.  
 
Pour un homme en qui certains voudraient voir le diable, il est plutôt souriant. Le sixième président de la République islamique d'Iran depuis la révolution, ingénieur civil de formation, ancien maire de Téhéran, aime dire qu'il retournera enseigner à l'université quand il ne sera plus président.  
 
Les élections de juin 2009 
 
Mais je ne peux m'empêcher de comparer cette modestie au lendemain des élections du 12 juin 2009. J'étais à Téhéran et j'ai vu la réaction des Iraniens à l'annonce de sa réélection, malgré toutes les indications que l'opposition avait obtenu un soutien sans précédent.  
 
Qui, m'étais-je demandé alors, décide de faire fi de la logique la plus élémentaire pour aller au-devant du décompte légal des votes et se déclarer gagnant? Pourquoi un tel besoin de se maintenir au pouvoir?  
 
Comme plusieurs journalistes d'Occident, j'ai été invitée par les autorités iraniennes à quitter le pays au lendemain des élections de 2009. Je n'ai vu que quelques-unes des nombreuses manifestations qui ont suivi le vote du 12 juin. J'ai assisté de loin à la décision des ayatollahs d'appuyer ce deuxième mandat du président Ahmadinejad.  
 
Et aujourd'hui, je continue de lire ceux qui décryptent l'Iran de l'intérieur et qui affirment qu'Ahmadinejad est loin de faire l'unanimité, qu'il est détesté et craint par les réformateurs et vu avec suspicion par certains ayatollahs qui le soupçonnent de vouloir gruger leurs pouvoirs.  
 
Une tribune extraordinaire 
 
Si Mahmoud Ahmadinejad sourit autant pendant son séjour à New York, peut-être est-ce parce qu'il est loin de la maison, des intrigues de palais, des rumeurs. Selon le journaliste qui travaille à côté de moi, un correspondant d'une télé iranienne, Ahmadinejad a un horaire complètement fou, plus de bilatérales que qui que ce soit. Passer un peu de temps à parler de politique étrangère lui permet peut-être une pause.  
 
En cela, il se rapproche sans le savoir de Barack Obama, qui s'offre trois jours loin de la partisanerie, et de qui sait combien d'autres dirigeants (bizarre, le président français Nicolas Sarkozy, n'a passé qu'une journée à New York, peut-être parce que ses soucis, Angela Merkel en tête, l'avaient suivi jusqu'ici). 
 
Mais New York offre aussi une tribune extraordinaire à Mahmoud Ahmadinejad. Chacune de ses déclarations contre Israël, chaque remise en question de l'Holocauste augmentent sa stature d'ami de la cause arabe dans les rues du Caire ou de Damas, sans parler de sa réputation en Iran.  
 
Les manifestants qui s'organisent pour se faire entendre chaque fois que Mahmoud Ahmadinejad met les pieds aux États-Unis le savent bien. Le discours du président iranien a de nouveau été boycotté par les délégations occidentales cette année. Il ne s'agit même pas de dire pourquoi. D'aucuns se demandent si le seul fait de voir ces hommes blancs, cravatés quitter la salle, ostensiblement, ne fait pas le jeu du président de la République islamique, en augmentant son auditoire dans certaines régions du globe. 


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« International »

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Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca
Manon Globensky est la correspondante de la radio de Radio-Canada à Washington. 
 
Elle a fait ses débuts comme reporter radio en 1986. Elle a occupé le poste de correspondante parlementaire à Ottawa de 1994 à 2004, tout en faisant quelques couvertures à l'étranger. Ainsi, elle s'est rendue au Kosovo en 1999, en Afghanistan en 2001 et 2006, au Koweït et en Irak en 2003. Elle était également sur place lors du départ du président Jean-Bertrand Aristide d'Haïti, en 2004. 
 
Lorsqu'elle était correspondante au Proche-Orient de 2004 à 2007, Manon Globensky a suivi le retrait israélien de la bande de Gaza, l'élection du Hamas lors des législatives palestiniennes et les récentes tensions entre le Fatah et le Hamas. Elle a aussi couvert les élections présidentielles en Égypte, les importants changements politiques au Liban et la guerre entre le Hezbollah et Israël en 2006. 
 
Elle a ensuite été la correspondante de la radio de Radio-Canada à Paris pendant trois ans. Elle y a couvert l'actualité dans toute l'Europe.

30 septembre 2010

J`ai en ai assez des ces bloc Europe-Amerique du nord-Israel, ca nous mène à quoi en fait?ça me parait comme une petit gang d`adolescent dans une école, là òu on peut taper et dire de ce qu`on veut de ce qui ne fait pas parti de notre gang.Cette homme Persan, il n`est pas comme les autre dans son coin, il est capable de parler,même si les petit gang d`adolescents le boudent,parce qu`ils ne seront pas capable de l`entendre, mais pourkoi?a chaque fois que`ils font ça moi ca me fait l`effet contraire, je l`ecouterai cette homme, je veut savoir le fond de sa pensée, ce qu`il a en lui, il ne semble pas se sentir insulter ou deçu quand les petit gang sort de la salle,comparé aux autres ce qu`il dit est bien plus interessant , pendant que les petit gang jouent leur petit jeu dehors, je sais pas moi, un petit parti de foot entre Benjo netanyahu-Sarko, eh bien ceux qui reste à l`interieur au moin ils ont appris quelque chose, des chose que les petit gang ne veulent pas entendre biensure,tant pis pour eux.C`est tellement desolant de voir comment les dirigents occidentaux reagissent.

brigada slavna, quebec

26 septembre 2010

Dommage que vous n'avez pas fait mention du contenu de son discours devant l'Assemblée des Nations Unis, qui se veux, ma foi, des plus intéressant... 
 
Vous en trouverez les détails sur ce lien: 
http://fr.news.yahoo.com/4/20100924/tts-onu-ahmadinejad-attentats-top-ca02f96_1.html 

Michel Martin, Montréal

26 septembre 2010

Israël en fait à sa tête depuis des années, contrevenant à toutes les résolutions du Conseil de Sécurité. Dans un des tous premiers commentaires des nouvelles du site de Radio-canada (commentaire censuré), je disais croire que seul le boycott d'Israël permettrait, comme pour l'Afrique du Sud, de parvenir a faire entendre raison a leurs dirigeants. Les effets dramatiques sur l'économie ferait de leurs gens d'affaire des alliés de la Paix. Je persiste à le croire. J'en ai même avisé directement (par courriel) le président d'Iran, si décrié pour sa position à ce sujet.

Michel Bourassa, Montreal

26 septembre 2010

Peu de médias généralistes soulèvent les réelles intentions du président iranien lorsqu'il met de l'avant des sujets de politique internationale à partir de Téhéran. Mais à plusieurs occasions, c,est pour usage domestique en tentant de dévier les réalités sociales et économiques qui frappent le pays. C'est une bonne vieille méthode éprouvée en politique.  
 
Mais ce qu'on relève peu chez lui, malgré qu'il soit un personnage peu recommandable en terme de respect des droits de l'homme, c'est son habileté à avoir chercher ses alliés, advenant que Washington en vienne à envisager utiliser l'option militaire. Le Vénézuela, le Brésil, la Chine comme client acheteur du pétrole iranien, la Russie jusqu'à un certain point, les autres régimes latino-américains plus à gauche et le monde musulman qui lui est acquis, si on fait exception des «tartuffes« saoudiens et koweitiens.  
 
Le Président s,assure alors d'un isolement de l'axe anglo-saxon avec le reste du monde et embêter la France de Sarkozy qui se méfie du régime iranien mais qui hésiterait à suivre les yeux fermés les impérialistes anglo-saxons.

Denys Mehdi Duchêne, Montréal

25 septembre 2010

Ceux qui diabolisent l'Iran sont : 
* les USA... 
*Israel..... 
Les Usa ont 2 guerres ouvertes, basées sur des mensonges et avec pour but le controle du pétrole.... 
*Israel, diabolise l'iran, comme elle diabolise tout pays qui ne l'applaudit pas dans sa politique de colonisateur, et si Obama n'avait compris tres vite, que de les laisser attaquer ce pays, aurait causé des dommages énormes au niveau pétrole et stabilité dans la région, Israel aurait deja bombardé l'Iran.... 
 
Ce qui est intéressant, c'est que une fois de plus, les occidentaux, les USa et les Israeliens sont tenus en respect par l'Iran, qui a tissé des reseaux au travers du moyen-orient , et de part sa position stratégique, influe sur les guerres en Irak et en afghanistan....Pour l'irak, un gouvernement Chiite est en place, et l'influence pro-Iran est efficace, sans confrontation, en fait elle s,installe et tisse ses fils a la barbe des occupants US...en afghanistan, l'aide aux insurgés continue et se solidifie, sans jamais etre mentionnée de part et d'autres, quoique on en dise, le controle des Talibans, un peu a l'image ds viet-cong , s'étend..... 
Le Hezbollah s'est renforcé considerablement et maintient un prolfil bas, tout en continuant de se rearmer ( russes et chinois)..... 
La Turquie, se rapporoche de l'iran, depuis 5 ans et tourne le dos a l'occident...... 
Et surtout en corollaire, mise a part les aboiements de Tel-aviv et washington et les menaces verbales, l'Iran devient incontournable et ( malheureusement) un modele de ''resistance'' aux américains, qui eux n'ont plus du tout de crédibilité dans cette région du monde, ni diplomatiquement ni militairement........ 
Dernier point, le pays qui manipule ce jeu est la chine, qui sort grande gagnante de cette partie d.échecs...

Jean-Paul Dechamps, Montreal

25 septembre 2010

Bien que sa réélection soit très suspecte, ses déclarations sont souvent déformées de manière à le discréditer, chaque fois qu'il donne son opinion les dirigeants occidentaux quittent la salle. 
 
Il adonne simplement que cet Ahmadinejad dispose de moins d'amis à l'ONU et ne fait pas partie de la petite clique USA,Canada,Europe,Israël. C'est quelqu'un sur qui on peut tapper facilement sans trop abimer ses relations commerciales entre amis...

Jesse B., Sherbrooke

24 septembre 2010

Je trouve votre analyse très pertinente. En réalité je pense que l'occident se tire une balle dans le pieds à feindre de ne pas vouloir discuter avec le président Ahmadinejad. Et comme citoyen j'ai le sentiment d'assister bêtement à deux rhétoriques, deux propagandes qui servent avant tout des intérêts respectifs qui ne sont pas les miens assurément et qui selon moi desservent les intérêts supérieurs de la paix dans le monde.  
 
Sur une tribune comme celle de l'ONU, cela parait même dérisoire. 
 
Quant à la légitimité du président Ahmadinejad elle n'est pas pour moi moins recevable que celle de bien des dirigeants occidentaux qui profitent de lois électorales parfois biaisées, souvent laxistes. A tout le moins partisanes, lesquelles détournent bien des citoyens de leurs devoirs électoraux. Alors en ce sens un pays comme l'Iran ne fait pas mieux, mais disons qu'ils ne fait guère plus pire. 
 
On vit dans un monde que je trouve parfois désolant et je suis bien triste de me lamenter. J'ai bien hâte de trouver refuge sur une île déserte couverte de sable blanc fin et de cocotiers pour ne plus subsister que de la pèche les pieds gardés frais dans un lagon bleu. J'espère que vous vous remettez de vos blessures. On dit quelquefois, de ce genre d'incidents que ce sont des messages qui nous sont envoyés par les cieux.  
 
Enfin, si je puis madame Globensky, me permettre de vous livrer ma pensée dans toute son entièreté, je relève ces temps-ci le déferlement d'un fléau bien plus grand que Mahmoud Ahmadinejad, lequel s'empare des plus diverses populations. Ce mal désaxé, se traduit par une forme assez aiguë de l'égocentrisme, la perte presque totale de toute expression du sens critique et le pire, c'est encore le déclin de toutes figures de l'autodérision, une formule pourtant infiniment humaine que je trouvais : drôle, légère, amusante, curative et prophylactique. Bref, bonne pour la santé de nos concitoyens.

Serge Drouginsky, Longueuil

24 septembre 2010

Moi aussi j'ai changé mon optique vis à vis ce bonhomme, J'en ferais pas mon ami mais je dois reconnaitre qu'il a des"guts". Non seulement il s'est pris conntre les plus forts au monde mais en plus il vient les narguer dans leur propre cour. Il a quand même une carte majeure dans son jeu, il peut faire retomber l'économie mondiale dans une sévère recession si jamais on l'attaque.

gerald Fremont, montreal

24 septembre 2010

Bon commentaire, si loin des poncifs et appréciations quasi-sataniques du journalistum Commun. 
Je voudrais revenir sur la colère des Iraniens "réformateurs" qui croient avoir été dupés lors de l'élection. S'il y a eu des fraudes dans certaines régions, strictement rien n'indique à l'examen que ces fraudes aient pu inverser le résultat massif en faveur d'Ahminjedad. La colère de certains Iraniens vient de ce qu'ils croient avoir été trompés. Il faudrait se poser la question sur qui a répondu les rumeurs de fausse victoire. Et là, il faut se poser la question : à quoi servent les énormes sommes d'argent dépensées par des agences occidentales pour faire tomber le régime actuel. L'ignorer entraine je pense à ne voir que l'écume des choses. 
Si vous pouviez dire à vos confrères qu'il y en a marre de la diabolisation systématique et simpliste de l'Iran. ca commence à ressembler à de la propagande. 
Bonne continuation.

Ducournon Gerard, France

24 septembre 2010

Ce que je retiens de tout cela, c'est qu'il est très difficile en occident mais plus particulièrement en Amérique du Nord d'avoir l'heure juste sur les actions et agissements du monde musulman et entre autre de l'Iran. 
La grande majorité part avec des préjugés, les plus soucieux de l'objectivité tente de faire abstraction des opinions drastiques pour énoncer les faits tout en tentant de les mettre en contexte pour bien en comprendre la provenance ainsi que la portée. 
Les autres, ceux et celles qui n'ont aucune idée de ce qu'est l'Iran, de son importance dans le monde arabe et de son impact actuel sur les décisions prises dans le monde occidental et bien ces citoyens ont, pardonnez mon opinion tendance à écouter TVA et à se faire une opinion sur la première nouvelle qu'ils entendent sur le sujet. 
Je ne dit surtout pas que se genre de question international est simple, au contraire mais, elle est comme bien d'autre importante. En fait, beaucoup trop pour tolérer le genre de traitement que certains médias en font. 
 
Je vous remercie! Bonne journée!

Mathieu Savard, Chicoutimi

24 septembre 2010

le president iranien a denoncé le complot du 11 septembre, vous savez celui que croit des dizaines de millions d'americains, canadiens, europééens asiatiques.... le complot tres bien détaillé dans loose change final cut. il n'est pas antisemite, il est anti sioniste. il est le bouc emmissaire de nos gouvernants. si vous avez été en iran vous savez que la democratie est beaucoup mieux la bas que dans nombre de pays pro usa, comme l'arabie saoudite... peut etre que lorsque vous étiez à l'infirmerie vous avez rate son discours, il a dit que 911 was an inside job. allez visiter voltairenet.org pour mieux comprendre le journalisme geopolitique. comment pouvez vous faire un article sur lui a ce moment la et ne pas parler de ce qu'iul a dit, censure????

nicolas miray, montpellier france

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