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Carnet Yanick Villedieu

17 septembre 2010

Gaz de schiste : forer dans le noir


Quels sont ou seront les impacts de l'exploration et de l'exploitation des gaz de schiste sur l'environnement? 
 
La réponse est courte : ? 
 
Nous diffusons, dans l'édition du dimanche 19 septembre des Années lumière, le troisième volet de notre série sur les gaz de schiste, « De l'eau dans le gaz ». Cette semaine, Chantal Srivastava s'intéresse à l'aspect environnemental de l'affaire. Elle a interviewé des experts indépendants, aux États-Unis et ici, qui lui ont tous dit à peu près la même chose : on connaît encore très mal les effets potentiels de ces opérations industrielles sur l'environnement. 
 
Questions sans réponses 
 
Le gaz peut-il s'échapper et fuir, par des microfissures dans le sol, vers les eaux souterraines et la surface du sol? Rien ne dit que ce soit impossible.  
 
Que deviendra l'eau qui reste dans le sol après qu'on l'ait utilisée pour fracturer la roche? On n'en récupère apparemment que 25 %, 30 %, tout au plus 50 %.  
 
Peut-on vraiment traiter l'eau qu'on récupère en surface, et dans laquelle se trouvent toutes sortes de produits chimiques? On ne le sait pas. 
 
Les listes des produits chimiques utilisés par l'industrie gazière, et que certaines entreprises affirment avoir publiées, sont-elles exhaustives? On peut raisonnablement en douter. 
 
Voici quelques-unes des questions que pose notre reportage, et auxquelles on n'a pas vraiment de réponses. 
 
Rassurer? 
 
Bien sûr, l'industrie gazière et ses porte-parole se font rassurants. Après tout, nous dit-on, ce qu'on injecte dans le sol, c'est simplement de l'eau et du sable, avec moins de 1 % de produits chimiques. 
 
Mais comme le dit un des invités de Chantal Srivastava, dire que le mélange eau-sable contient seulement 0,048 % de polyacrylamide paraît rassurant. Mais comme il faut en moyenne 10 millions de litres d'eau pour une seule opération de fracturation de la roche, 0,048 %, c'est en fait 4,8 tonnes de polyacrylamide. 
 
Ce qui ressort du reportage de ma collègue, c'est qu'on fore sans avoir pris le temps de bien étudier toutes ces questions, tous ces problèmes, tous ces risques. L'industrie va de l'avant en toute hâte, alors que subsistent bien des inconnues.  
 
On n'aura, par exemple, qu'en 2013 une carte détaillée des ressources en eaux souterraines de la Montérégie, dit un des invités. Il souligne aussi qu'on ne connaît pas encore très bien leur vulnérabilité à la contamination ni leur disponibilité pour des usages industriels. 
 
Ce matin, vendredi, des personnalités qui ont été reliées au BAPE, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, ont publié une lettre ouverte pour dire que le mandat confié à cet organisme était trop limité dans le temps. Quand on écoute notre reportage, on ne peut que leur donner raison. Il y a énormément à faire pour comprendre ce dans quoi on s'embarque en exploitant ces gaz de schistes. Énormément de science. 
 
Et la science, ça prend du temps.


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Après ses études à l'École supérieure de journalisme de Lille, en France, et quelques années de journalisme général, Yanick Villedieu a commencé à faire du journalisme scientifique et médical au milieu des années 70. Au magazine Québec Science notamment, puis, pendant deux ans, à la télévision de Radio-Canada, à l'émission Science-Réalité.

Depuis 1982, il a animé à la radio de Radio-Canada l'émission Aujourd'hui la science, devenu Les années lumière. Il collabore également au magazine L'actualité.

Les champs d'intérêt principaux de Yanick Villedieu sont la médecine et la biologie - deux des domaines les plus fascinants et les plus actifs de la science contemporaine -, notamment ces grandes questions de l'heure que sont le cerveau, le cancer, le sida, la génétique fondamentale et appliquée...

Il a publié quatre livres: Demain la santé (Québec-Science Éditeur, 1976), Le Québec sur le pouce (Éditeur officiel du Québec, 1978 et 1984), La Médecine en observation (Les Éditions du Boréal, 1991) et Un jour la santé (Les Éditions du Boréal, 2002).

22 septembre 2010

C'est d'une commission scientifique dont nous avons besoin dans ce dossier ainsi que d'un resserrement de la Loi sur les mines. Elle est beaucoup trop permissive à l'industrie.  
 
En bas de ça, c'est pas négociable ni exploitable. 
 
L'article 65 de la Loi garantie des droits d'accès aux détenteurs de claims. ''Le titulaire de claim a droit d'accès au terrain qui en fait l'objet et peut y faire tout travail d'exploration''. 
 
Dès ce moment l'exploration peut commencer sur mes terres.  
 

Michel Normandin, Montréal

22 septembre 2010

J'étais présent, mardi soir, à l'assemblée d'information de l'APGQ (Association Pétrolière et Gazière du Québec) tenue à St-Édouard et je dois dire que c'était une expérience fort intéressante : au niveau des arguments et des émotions. Ce que j'aimerais faire, c'est de poser les questions ici pour lesquelles je n'y ai pas entendu de réponses. Les questions qui suivent, s'adressent surtout aux membres de l'APGQ, du gouvernement, des députés mais concerne aussi tout citoyen interpelé : 
 
• Est-ce que votre définition du développement durable correspond à la mienne c'est-à-dire, se disant de processus qui peuvent être exécutés indéfiniment sans dommages importants? 
 
• Est-ce que d'après vous, cette définition correspond à l'exploitation de cette ressource et à sa durée de vie estimée à 50 ans par l'industrie elle-même? 
 
• Dans 50 ans, quand des milliers de travailleurs, jeunes et vieux, verrons l'industrie du gaz de schiste s'éteindre avec la fin de la ressource, qui paiera pour la formation nécessaire à leur réorientation? Combien de régions, dynamisées par l'arrivée de la manne artificielle, subiront les hauts et les bas du marché? 
 
À moins de faire preuve d'une grande malhonnêteté intellectuelle, il me semble que les réponses à ces questions devraient toutes aller dans la même direction...mais peut-être n'est-ce que moi. 
 
(pour en lire plus, http://julienrobergefr.wordpress.com/)

Julien Roberge, Québec

22 septembre 2010

Bizarre tout de même ces craintes face à la pollution éventuelle causé par l'exploitation des gaz de schiste quand on sait que les plus grands pollueurs au Québec sont les allumineries, les mines, les raffineries. Et personne ne réagit... 
Pierre Viau 
Information prise sur le site pollutionwatch.org

Pierre Viau, Montréal

21 septembre 2010

@Mr. Marcouiller, 
 
Vous utilisez un sophisme pour prouver votre point. Faire peur aux gens en utilisant en utilisant une hyperbole. 
 
Je vais faire la même chose que vous: Dans la croute terrestre, il y a 4 fois plus d'uranium que d'argent (l'élément). Donc, il ne faut pas miner l'argent car nous allons extraire 4 fois plus d'atomes d'uranium dans le minerai. 
 
Ou, il y a X% de mercure dans tel lac. Le lac est donc contaminé parce qu'il a un volume de X mètres-cube ce qui donne X kg de mercure. 
 
Votre argument ne vaut rien. Il y a du chlore dans l'eau potable de votre robinet (si vous vivez dans une ville qui traite votre eau). Dans toute l'eau distribuée en une journée, on obtient X mètres-cube de chlore pure. Donc, le traitement de l'eau est dangereux. 
 
Vous commencez à comprendre ce qu'est un sophisme ? 
 
Vous dites: "Et pour la compostion: si ces produits sont si annodins (domestiques?) alors pourquoi est-ce si problématique d'en obtenir une analyse publique et transparente de la compostion ?  
 
Sachant qu'une bonne proportion restera sous terre pour très très longtemps." 
 
Encore une fois, un sophisme. Les techniques utilisées sont connues, documentées et disponibles facilement sur Internet. Vous pouvez les retrouver facilement sur les sites des compagnies ou dans les brevets publics qui sont aussi disponibles. 
 
La plupart de l'eau envoyée sous terre sert à extraire le gaz. Elle peut donc être retraitée facilement. Pour ce qui reste sous terre, la plupart des produits sont soit inoffensifs ou se décomposent. 
 
De toute façon, à cette profondeur, vous avez plus de chance de tomber sur une poche de souffre qui produit des gaz BEAUCOUP plus dangereux que de l'alcool à friction. 
 
Rigueur, rigueur.

Olivier Gagnon, Montréal

21 septembre 2010

Je mangerais pas la salades qui pousses proches des bassins de décantation.

stéphane poirier, 7-ils

20 septembre 2010

A M. Marcouiller, 
 
À tort ou à raison, 
 
Dans le domaine ou j'oeuvre il est impératif de trouver des moyens d'assurer l'approvisionnement énergétique des agriculteurs et de la distribution sans compter sur le pétrole du golfe Persique (40% de la distribution mondiale).. 
 
Conscient des proportions nécessaires aux forces armés et aux services de sécurités et des centrale au mazout, ma prmière préoccupation.est l'approvisionnement énergétiques des Agriculteurs et des Distributeurs. 
 
Je suis fort au courant que plus de 750 produits utilisés pour fin d'EXPLORATION sont nocifs et parfois mortels pour les consommateurs de l'eau des nappes phréatiques, j'espère de tout coeur que les permis d'exploration soient limités aux zones inhabités jusqu'à des études scientifiques soient présentés et que les permis ne soit vendus qu'`a 1.5 millions comparer au prix de la Colombie-Britannique de 1.5 MILLIARDS. 
 
Tant au niveau de la Santé Publique qu'au niveau économique c'est méprisable.

Michel Maheu, Rivière Rouge Qc

20 septembre 2010

Bonjour, 
 
Ce commentaire est en réponse de celui de M. Olivier qui, comme M. Caillé et d'autres, répète le petit catéchisme écrit par l'industrie de la fracturation hydraulique qui se résume à: moins de 1% de produits chimiques sont utilisés et ce sont les mêmes que plusieurs produits à usage domestique. 
 
Pour la quantité: en partant de 12 000 mètres cubes par puit, tel qu'écrit à la page 19 du document du MRNF, et en utilisant une proportion de 0.5%, soyons gentils, nous obtenons un tout "petit" 60 mètres cubes de soupe chimique ... ou ~60 tonnes !!! 
 
Sachez que votre piscine de 24 pieds hors terre en contient un peu moins que ça, soit environ 42 m^3 ou 42 000 litres ou 42 tonnes.  
 
Et pour la compostion: si ces produits sont si annodins (domestiques?) alors pourquoi est-ce si problématique d'en obtenir une analyse publique et transparente de la compostion ? 
 
Sachant qu'une bonne proportion restera sous terre pour très très longtemps (avec le tiers ça donne quand même l'équivalent d'une piscine de 15 pieds, 20 000 litres) 
 
Alors je ne veux par qu'on me "RASSURE" qu'il n'y aura pas de problèmes (et on n'a pas parlé de la Sainte Paix) ... 
 
Je veux qu'on se donne les moyens de s'ASSURER que les choses sont faites comme il faut !! 
 
Après ça on parlera de richesse, d'emploi et d'indépendance énergétique.

L. Marcouiller, Verchères

20 septembre 2010

Voici pour les sceptiques des extraits des enquêtes publiques de l'EPA États-unien l'équivalent du BAPE. 
 
http://www.democracynow.org/2010/9/14/as_regulators_weigh_drilling_in_marcellus, ce sont le même cartel qui oeuvre ici au Québec 
 
Vous prendrez connaissance des effets des eproduits chimiques utilisés sauf bien entendu les 800 produits qu'ils ne veulent pas révélés. 
 
IL y a deux solutions à mon avis, 
 
Ne faire l'exploration que dans des sites loins de toutes habitations et 
charger le même prix que la colombie-britannique charge c'est à dire 1.5 MILLIARDS plutôt qu'ici au Québec 1.5 MILLIONS. 
 
Comme mentionné un peu plus bas je comprend l'empressement du cartel pétrolier à explorer mais nous devrions vendre les permis au prix du marché et obliger que l'exploration se fasse en zone inhabité, ce n'est pas le terrain qui manque au QUébec.

Michel Maheu, Rivière Rouge Qc

19 septembre 2010

Je suis ingénieur et certain de mes cours on été en mécanique du sol. Ainsi, j'ai certaines connaissance sur le comportement de l'eau dans le sol.  
 
Avec l'exploitation du gaz de Schiste, je vois plusieurs possibilité de contamination et différentes problématiques qui doivent être adresser avant l'exploitation. Trouver la réponse à ces intérrogations et aux autres cas possibles doit être le mandat du BAPE. 
 
Ainsi, je vois quatre type principaux de contamination possible : 
- Contamination de la nappe phréatique de surface par soit le gaz, un déversement en surface ou bien par une fuite du puit. 
-Contamination de la nappe phréatique en profondeur (il y a plusieurs niveau de nappe d'eau souterraine séparé par du rock, de l'argile...) 
 
Pour la contamination de la nappe phréatique en profondeur, ce serait par les produits chimiques utilisés pour fractionner la roche. L'intérrogation sur ces produit est de combien de temps il faut pour que ces produits soit dégradé. Si le temps est faible (quelques années) il y a peu de risque. Par contre, s'il est grand, se référé au commentaire de M. Thibault pour ma réaction à ce sujet. 
 
Pour la contamination de la nappe de surface, mes intérogations principales sont :  
Premièrement, comment est fait le transport de l'eau et des produit chimique (Les méthodes utilisées sont-elles sécuritaire, en cas de déversement, qu'elles sont les procédure d'urgence, etc). 
 
Deuxièmement, le design du puit est-il adéquat (Résistance à la pression, en cas de tremblement de terre, les puit vont-ils fendre à la moindre secousse, qu'elles sont les mesures en cas de fuite dans un puit). 
 
Dernièrement, est-il possible que le gaz remonte le long du puit pour aller jusqu'à la nappe en surface. Si oui, quelles sont les mesures prisent pour l'éviter. C'est cette intérogation qui est la plus problématique et que je crois personnellement est la cause de la contamination des nappes de surface au méthane tel que montré dans un reportage de Radio-Canada.

C. Bécotte Ludovic, Sherbrooke

19 septembre 2010

je vais être bref... 
 
On ne connaît pas les risques RÉELS, actuels et potentiels de cette exploration. Un moratoire en attendant une véritable étude sur la santé et l'environnement s'impose. 
 
Au cas où ces risques seraient moins grands que dans d'autres régions du monde (selon certaines affirmations non encore étayées par M. Caillé et sa bande), y compris l'Alberta et la Pensylvanie, pourquoi faut-il encore, comme pour les mines, que le Québec se fasse manger la laine sur le dos au lieu d'exiger des redevances dignes de ce nom, comme en Colombie-Britannique ou en Norvège? 
 
Enfin, nos élus provinciaux, dont notre chauffeur avec ses deux pattes sur le « steering », ne sont-ils justement pas élus pour nous défendre et protéger nos intérêts? Et le fédéral (l'énergie est de compétence fédérale si je ne me trompe pas), que fait-il à se pogner le beigne à deux mains sans réagir?

Christian Laroche, Gatineau

19 septembre 2010

À chaque fois que je fréquente votre blogue, monsieur Villedieu, je dois avouer mon étonnement.  
 
Vous dites, et c'est chez vous presque un leitmotiv, que la science prend du temps, qu'il faudra encore beaucoup de science, comme si la science était une entité pure flottant au-dessus de tous les intérêts humains.La science... c'est aujourd'hui un objet de luxe qui ne peut prendre son plein essor que dans le monde des finances (donc du gaz de schiste...) Il est loin le temps de Galilée avec son plan incliné. Beaucoup de confusion aussi dans vos billets entre science et technologie ou techniques. 
 
Le salut par la science... ouais...

Y. Bast, Trois-Rivières

19 septembre 2010

Bonjour, 
 
Encore une fois, on veut faire peur au monde en leur sortant des grands mots et des expressions épeurantes pour manipuler l'opinion publique. 
 
Je ne vais parler que d'un aspect et c'est les produits chimiques utilisés car j'ai étudié dans le domaine. C'est vraiment n'importe quoi cet argument. 
 
Vous savez que le sel est un produit chimique ? Le peroxyde ? Le Fantastik sous votre évier en est pleins ? Que dire de la crême solaire et le Coca-Cola ? 
 
La vérité est que 99.5% de ce qui est envoyé sous terre est de l'eau et du sable. Point. Ils utilisent certains produits en très petites quantités pour des raisons logistiques (anti-corrosif, lubrification des tuyaux, épaississant, certains produits pour mieux capter le gas, etc. 
 
Voici les fameux "méchants produits chimiques" utilisés: 
 
- Acide chlorhydrique pour dissoudre certains métaux pour mieux briser la roche. (produit à piscine) 
- Glutaraldehyde, désinfectant médical. 
- Chlorure de sodium (sel de table) 
- Dimethylformadide (prévient la corrosion et se décompose) 
- Borax (pour la viscosité, se retrouve dans les détergents) 
- Acide citrique (citron), Ethylène glycol (antigel), Alcool à friction, Carbonate de sodium (petite vache), etc. 
 
Tous des produits inoffensifs qui en tout constituent seulement 0.5% du mélange eau-sable. 
 
Source: http://www.energyindepth.org/frac-fluid.pdf 
 
Knowledge is power, ignorance is bliss on dirait dans la population de masse. Surtout avec nos "journalistes". 
 
Olivier Gagnon

Olivier Gagnon, Montreal

19 septembre 2010

M. Villedieu... 
Auriez-vous oublié un u entre le o et r du verbe forer, et qui finalement résumerait toutes les stratégies de cette gouvernance qui semble miser beaucoup sur la tromperie et les petites cachettes? On ne peut pas aborder ce nouveau dossier des gaz de «schisme» entre le peuple et les incivilités des pétrolières sans tenir compte de toutes les dérives éthiques de cette gouvernance affaiblie par le poids de la suspicion populaire. 
Le noir est la couleur préférée de ceux qui ont quelque chose à cacher. 

Denis Miron, Montbeillard

19 septembre 2010

Je suis d'accord avec Pierre Verville qui disait la semaine passée en imitant mon'onc Jacques Villeneuve à l'émission de René Homier-Roy que le gaz de schiste...c'est un gaz de shit!

Yves Petit, Dollard-des-Ormeaux

19 septembre 2010

@ Bernard Theroux 
 
Vous posez de bonnes questions, j'aimerais par conséquent vous soumettre quelques indices de réponses : 
 
En réalité on parle de contamination de la nappe phréatique, il convient plutôt de parler du bassin hydrographique, qui fonctionne en réseau ; une partie est visible tandis que la plus grande partie est souterraine. Ces cours d'eau souterrains communiquent entre eux, se trouvent à des profondeurs différentes peuvent communiquer avec les réservoirs naturels d'eau supérieurs qui forment les nappes phréatiques. 
 
La profondeur des exploitations de gaz est variable. Si mes informations sont correctes, les forages en moyenne devraient se trouver aux alentours de 300 mètres. Outre le fait qu'il faut utiliser, donc capter une grande quantité d'eau additionnée de produits chimiques -– plus ou moins inconnus, puisque les recettes sont secrètes, comme pour le Coca-Cola – pour concasser la roche et ainsi capter les gaz émis. L'eau quant à elle va stagner (puisqu'il est interdit de la remettre dans le réseau hydrographique) pour demeurer théoriquement captive. Toutefois la fracturation rend la roche plus perméable aux infiltrations. Rien n'indique en telle occurrence qu'il n'y aurait pas par capillarité de résurgences dans les bassins hydrographiques. D'autre part rien n'indique qu'il ne puisse pas se produire d'accidents, soit un déversement de l'eau captée et des produits chimiques en surface, d'où infiltration et contamination des sols puis des nappes, soit des risques accrus pour la faune, la flore, la population. 
 
Qu'on le veuille ou pas, cette industrie est aussi polluante que l'industrie pétrolière de l'Alberta. Ainsi choisir cette extraction est aussi un choix de société pour nous et pour notre avenir collectif. 
 
En théorie bien sûr, il n'y a pas de dangers. En pratique, il finit tôt ou tard par y avoir des problèmes, car le monde est ainsi fait. Alors mieux vaut peut-être prendre le temps de prévenir plutôt qu'attendre l'heure où il sera impossible de guérir.

Serge Drouginsky, Longueuil

18 septembre 2010

Il y a de sérieuses apparences, pour ne pas dire qu'il est vraisemblable, de la réallité d'une collusion du gouvernement avec les entreprises gazières. 
 
Le principe de créer l'indépendance énergétique le plus tôt possible m'apparaît fallacieux à la lumière des événements des quelques dernières semaines. 
 
Il est connu que les réserves, dites importantes, sont emprisonnées là pour longtemps. Il est connu également que la technique est nouvelle et que ces effets sont pratiquement inconnus. 
 
Il a déjà été démontré que le nombre d'emplois créés par l'exploitation seront de beaucoup inférieurs à ce qui a été annonçé.et des vraies retombées économiques pour l'État ne sont pas présentes à ce stade et ne le seront sans doute pas à l'étape de l'exploitation parce que propriétaires du sous-sol nous ne sommes ou ne serons pas propriétaires des exploitations. 
 
Pourquoi cette hâte et ce qui semble déjà un envahissement déréglé par les prospecteurs? 
 
I; me semble y avoir « anguille sous roche », même à cette profondeur.

Gilbert Beaulieu, Farnham Qc

18 septembre 2010

D'accord avec M. Thibault!

Richard Lapointe, Sainte-Marie

18 septembre 2010

Je suis aux aguets sur cette question ici et à l'échelon international depuis plusieurs mois.  
 
J'aimerait d'entrée de jeu signaler qu'un film documentaire (Gazland) ou l'on prend connaissance des enjeux est sorti dans quelques salles Mercredi dernier.aux US. c'est extrêmement révélateur.et inquiétant. 
 
Plus de 900 produits chimiques extrêmement néfastes, cancérigènes et très nocifs pour la santé sont utilisés afin de permettre l'exploration. Il est démontrés, et ce, de façon dûment corroborés, que ces produits contaminent les nappes phréatiques. Les Compagnies d'exploration ne sont pas tenus de révélés quels produits sont utilisés car ils sont considérés comme secret commercial. . 
 
J'espère, mais je doute, que le BAPE auront accès à ces informations. 
 
À l'égard de ces produits mortels je n'ai aucune incertitude. Mon incertitude provient des données et des préoccupations interantionales. 
 
L'approvisionnement du pétrole n'est plus précaire mais plutôt plus qu'incertains. En effet, les marchés internationaux sont convaincus que de nombreux pays exportateurs ne serons pas en mesure d'honorer leurs livraison pour une période de 3 à 6 mois cet hiver a cause de l'imminence d'une guerre en Iran et de la fermeture du détroit d'Hormuz, cela représente 40% de la quantité de pétrole disponible. 
 
Considérant les impacts socio-économiques de cette rupture de stock, de nombreux pays se lancent en toute urgence dans l'exploration, l'exploitation et la distribution de ces gazs afin d.assurer la distribution alimentaire. 
 
Considérant réalistement les impacts d'une éventuelle incapacité de production et de distribution alimentaires, je m'interroge sur la marche à suivre, voilà la source de mes incertitudes sur la marche à suivre. 
 
Merci

Michel Maheu, Rivière Rouge Qc

18 septembre 2010

il y a 2 ans , à Fortierville dans le comté de Lotbinière,les gens étaient enthousiastes à l'idée d'une exploitation éventuelle du gaz ou du pétrole pouvant être présent en abondance dans les profondeurs du sous sol .Les premières équipes d'exploration s'installent ,sans égard à ce qui les entourent ; ils occupent l'espace dont ils ont besoin. A ce moment la, personne ne connait ou ne se préoccupe des méthodes d'exploration, on ne veut voir que la prospérité à venir. A présent ,selon les informations plus ou moins complètes qui circulent , on constate que le procédé d'exploitation peut être à risque très élévé pour une contamination éventuelle des nappes phréatiques.Des sérieux doutes existent quant aux conséquences de toute ces exploitations ;de plus,ce que l'on comprend, les règles gouvernementales devant encadrer ce type d'activité ne sont pas définies .Une fois encore que le loin de faire ses devoirs dans ce dossier , notre gouvernement a émis les permis d'exploiter et se pose après coup un certain nombre de questions ,évitant celles trop fondamentales..mais dont il ne veut pas connaitre les vraies réponses sinon il aurait depuis longtemps imposé un moratoire sur toutes les activités d'exploitation. C'est la charrue en avant des boeufs..Dans ce dossier, si nos gouvernants se trompent, ils démissionnent ; s'en retournent, pensionnés, à la vie privée , sans imputabilité..Le désastre environnemental lui sera entier et constants pour les résidents . Finalement la population risque d' en payer le prix fort comme cela se fait actuellement pour les sites abandonnés par les minières, Un moratoire m'apparait comme une action immédiate préventive et obligatoire ; à la suite il ya lieu de clarifier tous aspects relavant de cette exploitation gazière

CLÉMENT FILTEAU, LONGUEUIL

18 septembre 2010

Où sont nos grands penseurs lucides du Québec quand vient le temps d'analyser intelligemment comment nous devons développer nos ressources naturelles tout en respectant l'environnement et les populations à proximité des endroits choisis pour l'exploitation? 
Silencieux , ces gens qui veulent donner des leçons aux classes laborieuses du haut de leurs tours d'ivoire, cherchent probablement comment ils pourront tirer profit de cette précipitation de notre gouvernement sous influence. 
Ensuite ils viendront accuser une partie de la population d'immobilisme. 
Évidemment aucune des demeures de ces supposés "sages" n'avoisine un site d'exploration prévu...  

Jean-Claude Vincent, Laval

17 septembre 2010

On batis deja trop sur les terres agicoles; des routes, des habitations etc. Sur les 1,500,000 kms carrés que contient le Québec, les terres agricoles n y sont que pour un minuscule pourcentage et la en plus de s attaquer a la surface on se prépare a les attaquer par en-dessous! Il y a longtemps qu on aurait du étendre le territoire habité du coté Appalaches au sud et Laurentien au nord! 
Je ne suis pas contre le progres! au contraire! mais cette histoire de précipitation contient une bonne dose d irresponsabilité! Ca risque de nuire a peu pres tout le monde...Compagnies gazieres inclues! Vous avez titré Forer dans le noir?..Ben on a une exppression pour décrire ceux qui s excitent comme Jean Charest...On dit alors -Qu il ne voie plus clair! -Forer dans le noir les queneuilles bouchés!... Ca promet!...... 

Normand Lemay, Trois-Rivieres

17 septembre 2010

On injecte l'eau etles produits chimique à 1.5 km dans le sol. la nappe fréatique est à 100m...  
 
On est jamais sur de rien à 100% mais à un moment donné il faut relativisé les risque!

Bernard Theroux, Montréal

17 septembre 2010

À une époque très récente, de 2003 à 2008, le gouvernement Charest a obligé toutes les MRC du Québec à adopter un Règlement de contrôle intérimaire (RCI) avant la fin de son dernier mandat. Un RCI permet à une MRC, une communauté métropolitaine ou une municipalité, selon le cas, de restreindre ou de régir la réalisation de nouveaux projets de lotissement, de construction ou de nouvelles utilisations du sol lors de l'élaboration, de la modification ou de la révision des outils de planification, c'est-à-dire le schéma d'aménagement et de développement ou le plan d'urbanisme. Nathalie Normandeau, alors ministre des Affaires municipales, n'a pourtant jamais informé les élus municipaux de cette possibilité d'exploitation du gaz de schiste, ce qui aurait permis un sain débat et l'inclusion de règlements à cet effet. Pourquoi avoir caché cette information? Y-a-t-il quelqu'un d'assez naïf pour croire qu'un tel projet d'exploitation est tombé du ciel (ou sorti de l'enfer) en moins de deux ans quand on constate que des dizaines d'ex-fonctionnaires ont déjà joint les rangs de l'industrie gazière? Y aurait-il eu fuite au profit de quelques individus? Nathalie Normandeau doit s'expliquer et sur sa capacité à gérer ce dossier et sur son manque de transparence. L'adoption des RCI a été un travail colossal pour toutes les municipalités du Québec. Malheureusement madame Normandeau a caché un élément important : la venue de l'exploration gazière en milieu rural. Madame Normandeau a-t-elle misé sur le fait qu'aucune municipalité n'est préparée à en débattre pour imposer la seule vision de ses alliés industriels? La situation semble le confirmer...

Michel Lemay, Québec

17 septembre 2010

Si j'ai bien compris dans la même veine on demande au BAPE d'approuper un procédé qui consiste à laisser dans le sol et la nappe phréatique entre 25,000 à 50,000 litres (25 à 50%) des 100,000 litres de produits chimiques toxiques (1% de 10 millions de litres d'eau) à chaque fracturation. 
 
Allo Houston!  
Y a t'il un pilote à bord?  
Où est celui qui a les deux mains sur le volant? 
 
Nous prenez vous pour des tartes? New-York refuse avec raison de permettre l'injection de cette soupe mortelle dans ses nappes aquifères parce que l'eau c'est la vie. L'eau c'est notre richesse au Québec, on a plus à perdre qu'ailleurs à cet égard. Libère eaux sales dehors, en prison et aux oubliettes.

Pierre Thibault, Boucherville

2011

2010

2009

2008