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Dimanche 27 mai 2012 2 h 03 HAE


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Carnet Jean-Sébastien Bernatchez

31 mars 2010

Le déficit zéro d'abord?


On se rappellera qu'aux dernières élections, le premier ministre du Québec, Jean Charest, avait fait campagne sous le slogan « L'économie d'abord ». Faudra-t-il revoir le slogan pour qu'il se lise « Le déficit zéro d'abord » ou « L'économie d'abord, mais le déficit zéro tout de suite après »? Libre à vous de me suggérer votre propre slogan! 
 
Parce que c'est bel et bien l'objectif premier de ce budget : revenir à l'équilibre budgétaire d'ici 2013-2014. Et commencer à s'attaquer à ce que certains appellent le « déficit structurel » ou le « choc démographique », c'est-à-dire la baisse, au cours des années à venir, du nombre de personnes en âge de travailler et de financer les services, parallèlement à une hausse de la demande en soins de santé.  
 
Comment veut s'y prendre le gouvernement? 
 
- En contrôlant les dépenses du gouvernement et en en limitant la croissance (certains diront que cela revient à réduire les services publics et à porter atteinte à leur qualité). Le gouvernement dit assumer 60 % de l'effort de retour au déficit zéro. 
 
- Et en procédant à de nouvelles ponctions fiscales, essentiellement dans la poche des particuliers, les célibataires, les couples et les familles. Ils se font imposer 31 % de l'effort financier. 
 
Il ressort également de la lecture du budget que le gouvernement veut mettre de plus en plus l'accent sur le principe de l'utilisateur-payeur. 
 
Je vous cite ce que le ministre des Finances m'a répondu, en entrevue à Classe économique, pour résumer l'esprit de son budget : « Le grand changement culturel dans ce budget-là, je pense, c'est de dire au citoyen : l'argent ne pousse pas dans les arbres, l'État, ce n'est pas une multinationale, l'État c'est la collectivité, c'est les autres citoyens. » 
 
Éviter les impôts « les plus nocifs » 
 
Le ministre des Finances disait dans son discours sur le budget que « la reprise est là. Mais elle ne peut être tenue pour acquise » et qu'il prévoyait des « stratégies à court terme pour consolider la relance ». 
 
Le gouvernement a cherché des moyens d'augmenter ses revenus sans se faire accuser de risquer de nuire à l'économie. 
 
Cette volonté du gouvernement explique plusieurs de ses choix. 
 
Tout d'abord, le ministre Bachand a choisi d'augmenter la TVQ, la taxe sur l'essence et les tarifs. Pourquoi? Parce que, me disait-il en entrevue, « les deux impôts les plus nocifs pour l'économie, ce sont les impôts sur les profits des compagnies et les impôts sur les citoyens. Ceux-là, on les a épargnés. »  
 
Mais c'est dire que le gouvernement fait le pari que les ménages qui seront touchés par toutes ces augmentations de taxes et de tarifs ne réduiront pas leurs dépenses de consommation parce qu'ils ont moins d'argent dans leurs poches. La croissance des salaires suivra-t-elle? 
 
Et malgré le fait que M. Bachand me disait ne pas vouloir augmenter les impôts sur le revenu des citoyens, on pourrait se demander si la nouvelle « contribution générale pour la santé » ne s'apparente pas, justement, à un tel impôt. Chose certaine, c'est au moment de produire leur déclaration de revenus annuelle que les contribuables québécois devront la payer.  
 
Et cet impôt sera régressif. Tous les adultes dont le revenu sera supérieur aux seuils maximums d'exonération devront payer une contribution qui passera de 50 $ cette année à 100 $ en 2011 puis à 200 $ en 2012, peu importe leur revenu.  
 
Le gouvernement a décidé de ne pas toucher aux différents paliers d'imposition, de ne pas créer de nouveaux paliers pour les plus haut salariés ni de revoir à la hausse les taux d'imposition. 
 
La part des entreprises 
 
Les entreprises devront faire 7,1 % des efforts financiers de retour à l'équilibre budgétaire. 
 
Hier, lors du huis clos sur le budget, le ministre Bachand a parlé à plusieurs reprises du rôle de créateurs d'emplois joué par les entreprises. 
 
On sent chez lui une volonté de ne pas trop les bousculer. 
 
Essentiellement, le gouvernement compte sur la croissance économique pour tirer davantage de revenus des impôts sur les sociétés et de leur contribution au Fonds des services en santé. 
 
La taxe sur le capital disparaîtra complètement, comme précédemment annoncé, le 1er janvier 2011. 
 
Il augmente temporairement la taxe compensatoire des institutions financières jusqu'au retour à l'équilibre budgétaire, en 2014. Cela lui apportera 471 millions de dollars de plus. 
 
Il augmente les droits miniers de 240 millions de dollars au cours des cinq prochaines années. 
 
Et le ministre Bachand me précisait que le gouvernement ne renouvellerait pas « les contrats spéciaux des alumineries et des autres pour les tarifs d.électricité ».  
 
Mais pour ce qui est de la hausse des tarifs liés au bloc patrimonial d'électricité, le gouvernement précise dans la documentation budgétaire que des ajustements seront apportés pour que cette hausse « ne remette pas en cause l'avantage concurrentiel des industries grandes consommatrices d'électricité ».  
 
Les quelque 150 grandes entreprises industrielles qui bénéficient du « tarif L » en seront exonérées, mais ce ne sera pas le cas pour les hausses habituelles d'Hydro-Québec.  
 
Encore là, le gouvernement dit vouloir « minimiser l'impact de la hausse des tarifs sur la croissance économique et les emplois, notamment dans les régions ». 
 
Et puis, on pourrait ajouter la création d'une redevance sur l'eau utilisée comme intrant ou dans les processus de production. Mais les revenus tirés de cette redevance iront à un « Fonds vert ». Et cette mesure est pour l'instant surtout symbolique. Elle rapportera 8,5 millions annuellement.  
 
Tout compte fait, l'effort financier des particuliers pour le retour à l'équilibre budgétaire sera au moins quatre fois plus important que celui demandé aux entreprises. 
 
L'économiste Jean-Luc Landry, lui, me disait à Classe économique que selon ses calculs, ce sera 10 fois plus. M. Landry estime que l'ensemble des augmentations d'impôts dans les quatre prochaines années, y compris celles annoncées par l'ancienne ministre Monique Jérôme-Forget, totalisera 7 milliards de dollars. Les entreprises paieront 10 % de cette somme. 
 
Les mesures d'intervention économique 
 
Le gouvernement poursuivra et terminera cette année son plan de relance annoncé l'an dernier en injectant la dernière tranche d'un peu plus de 8 milliards de dollars pour l'aide à l'emploi, le financement des entreprises et les infrastructures. 
 
Il annonce aussi quelques mesures ciblées pour le secteur forestier, la relève agricole, les entreprises exportatrices, l'innovation et l'économie verte. 
 
Et finalement, quelques mesures spéciales pour les régions métropolitaines de Montréal et Québec. Entre autres, la possibilité d'une taxe supplémentaire sur l'essence d,un maximum de 1,5 ¢ le litre pour financer le transport en commun, et une enveloppe de 200 millions de dollars pour l'établissement d'un lien ferroviaire entre l'aéroport et le centre-ville de Montréal. 
 
Les détails sur la plupart de ces mesures nous seront présentés par les ministres concernés au cours des semaines et des mois à venir. J'aurai donc sûrement l'occasion d'en reparler avec vous dans un prochain carnet. 
 
Mais ce qu'on peut déjà conclure, c'est que le gouvernement Charest a tourné la page sur les grandes mesures d'intervention. 
 
À ce sujet, toujours lors de l'entrevue qu'il m'accordait, le ministre des Finances me disait que « c'est clair qu'on rentre dans une époque où nous ce qu'on veut, c'est maintenir les services, mais ne vous attendez pas à des ajouts de programmes et de services exceptionnels. On rentre dans une époque, pour les prochaines années, où si vous voulez un programme additionnel, il faut remettre sur la table un programme qui existe déjà. » 
 
Le gouvernement avait amorcé ses consultations prébudgétaires l'automne dernier. Il est aussi allé puiser dans des rapports déposés précédemment, jusqu'au rapport Clair sur la santé, au début des années 2000. 
 
Pourtant, j'ai comme l'impression que les discussions et les débats concernant ce budget ne font que commencer.


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Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca
Jean-Sébastien Bernatchez est membre du module Économie de Radio-Canada. Il anime le magazine Classe économique tous les jours en semaine, à 18 h 30, 19 h 30 dans les Maritimes, à la Première Chaîne de Radio-Canada. Il participe également aux émissions Maisonneuve en direct et Désautels
 
Jean-Sébastien s'est joint au diffuseur public en 1999. Tout au long de sa carrière de reporter et d'animateur, il s'est beaucoup intéressé à l'actualité économique. Après avoir été reporter, il a été animateur des émissions du matin à Regina, Rouyn-Noranda, Trois-Rivières, et il a fait des remplacements aux émissions d'Ottawa et de Québec. En 2008, il a tenu la barre du magazine économique L'Heure des comptes, pendant l'été et la période des Fêtes. 
 
Avant d'entreprendre sa carrière dans les médias, Jean-Sébastien a pratiqué le droit à titre d'avocat plaidant, principalement en litiges commercial et corporatif. Il a également fait du droit du travail, de la responsabilité civile et des assurances, de la propriété intellectuelle et du droit disciplinaire de la magistrature canadienne.  
 
Jean-Sébastien a obtenu son baccalauréat en droit à l'Université Laval, à Québec. Il a étudié la common law dans le cadre du programme d'échange droit civil–common law de Justice Canada à l'Université de Sherbrooke et à l'Université Dalhousie, à Halifax. Il a aussi étudié les notions de base en marques de commerce au Center for Continuing Education de l'Université McGill, à Montréal.

8 avril 2010

Je tiens simplement à ajuster l'impression que mon commentaire a pu faire... Je ne dis pas que j'approuve pour autant le système de facturation (les patients souffrant de douleurs chronique qui DOIVENT aller rencontrer régulièrement leur médecin, on en fait quoi?)... Je ne dis pas pour autant que je suis contre non plus (en France, ils paient depuis longtemps ce ticket modérateur)... J'évite de me prononcer sur ce sujet, car jadmet ne pas détenir suffisamment d'informations pour juger... 
 
Je ne dis pas non que le système est parfait et que l'erreur y est absente, tout au contraire des histoires d'erreur médicale sont trop régulièrement citées en contre-exemple... 
 
Par contre, je crois que votre cas est fort différent de celui que j'ai pu relater... Vous vous êtes soumis à toutes les recommandations de votre/vos médecins... Si la prise d'un médicament aurais pu infirmer ou confirmer un diagnostic, je crois que vous aurriez accepté de la prendre et n'auriez pas demandé de subir autant de tests... Douloureux et couteux comme vous le soulignez... 
 
Je voulais simplement souligner qu'il n'est pas impossible d'abuser du système et appuyer cela par un exemple anonyme. Il ne faut pas y lire de message entre les lignes, il n'y en a pas. Je suis profondément désolé si mes propos ont pu vous offenser...  
 
Sincèrement,

François Trottier Duclos, Québec

8 avril 2010

Reculons un peu, voici nos liens de dépendances / contributions financières avec les gouvernements: 
 
-Assurance maladie 
-Assurance médicament 
-Soins de santé 
-Impôts 
-Taxes à la consommation 
-Assurance chômage 
-REER et placements 
-Fonds de pension (RRQ, etc.) 
-Aide social 
-Energie (HQ) 
-Permis de conduire, etc. 
-Alcool (SAQ) 
-Garderies 
-Éducation 
-Infrastructures 
-Subventions de toutes sortes 
-Programmes de toutes sortes 
-Etc. etc. 
 
Après on se demande pourquoi le gouvernement est mal géré... voyez tout ce qu'un gouvernement fait!!! C'est bien trop gros!!! 
 
Moi j'appelle cela: être complètement dépendant du système actuel. Très difficile d'en s'échapper. 
 
Si on inclut les intérêts des banques et dettes, la classe moyenne envoie plus de 60%, voir 70% de nos salaires à ce système... de quoi faire réfléchir! 
 
Par exemple, je me suis même informé à savoir s'il était possible de ne PLUS payer des cotisations des rentes du Québec, malheureusement, je ne peux pas... car si on avait l'option, je débarquerais du train immédiatement pour m'organiser autrement, de façon indépendante du système...

Yan Fortin, Lachine

8 avril 2010

Pourquoi quand vous parler du titre ....Le québec est le plus impôtsé. et taxés en Amérique du nord.... 
Mais pourquoi vous ne ditent pas que ces au Québec que les Compagnies et corporations Banques..etc.qui.payent le moins d'Impôt et taxes en Amérique du nord... 
¨Ca vous n'en parlé pas  
Ce sont ces demi-vérités...qui font prob...

Conrad Trudel, St-Georges de Champlain

4 avril 2010

@ François Trottier Duclos 
 
Et si le système de santé actuel abusait aussi des patients?  
 
J'ai subi au CHUM une chirurgie il y a 5 ans pour 4 orteils marteau. J'ai démissionné (poste temporaire) pour subir cette chirurgie, espérant améliorer mon sort (mes $$). 
 
Par la suite, j'ai commencé à avoir des maux de dos de plus en plus aigus, des douleurs à la hanche et n'ai jamais réussi à marcher normalement. Comme on m'avait dit que j'avais eu la polio dans l'enfance, mon médecin me réfère à la clinique neurologique de McGill. Là, après des tests très douloureux, on me dit que mon système nerveux est 100%, n'ai probablement jamais eu la polio et me demande si le chirurgien avait opéré mes pieds lui-même. Alors, je me souviens qu'il y avait plusieurs étudiants avec mon chirurgien?  
 
Mon médecin me fait passer des radios dans une « clinique privée » d'un « hôpital privé avec clinique sans rendez-vous » qui se fait rembourser par la RAMQ car il faut maintenant payer dans celle de son immeuble « devenue privée ». 
 
Le rapport écrit du radiologiste dit que je fais de l'arthrite. Mon médecin me dit que mes maux de dos et de hanche sont causés par un mauvais maintien et que je devrais faire de l'exercice. Alors je m'achète un appareil d'exercice (mes$$).  
 
À cause de la douleur, je lui demande de me référer à un spécialiste. Je vois un néphrologue tout en récupérant mes radios à la « clinique privée » pour les lui montrer. Surprise! Il me dit que l'arthrite ne se voit pas sur les radiographies. Sur le coup, je me sens «abuseur du système». Mes radios démontrent clairement que je souffre de scoliose et d'une bursite à la hanche, il me les montre et, même moi qui ne suis pas médecin je le vois clairement. Le mauvais maintien n'étant qu'un symptôme, « la scoliose est causée par une maladie ».  
 
Alors, il me faudrait à l'avenir payer pour toutes ces visites?

Micheline Gagnon, Montréal

3 avril 2010

Je me permets simplement de contredire M. Lamoureux. Ayant une certaine proximité avec le milieu de la santé (j'y étudie). Je peux certifier qu'il est possible de "profiter" du système de santé... 
 
Une personne présentant plusieurs symptômes relativement inconfortables finie par être référée à un spécialiste. Un diagnostic semble se profiler, mais comme pour de nombreuses maladies il n'est généralement confirmé que par la réponse au traitement (dont les effets secondaires sont loin d'être excessifs). Le problème se pose au moment où la personne refuse de suivre ce traitement, car elle ne veut pas prendre de « pillules »... Mais veut tout de même un diagnostic... S'ensuit quelques rencontres avec le spécialiste (200-300$/h) et tests (quelques milliers de dollars), alors qu'elle aurait pu simplement tenter le traitement (50-100$/mois) pour voir s'il y avait amélioration... Et ainsi établir un diagnostic. 
 
Je considère que c'est profiter du système puisque si la personne avait eu à payer, elle n'aurait jamais passé autant de tests... Maintenant, est-ce courant ou est-ce un cas isolé? Je ne peux y répondre, mais il y a indéniablement un certains gaspillage de ressources selon moi.

Francois Trottier Duclos, Québec

2 avril 2010

On parle beaucoup de responsabiliser les personnes qui "abusent" du système de santé en allant souvent chez le médecin, voire plusieurs fois par semaine, comme le dit l'internaute "prosper". 
 
Même si plusieurs semblent accepter cette affirmation (incluant nos ministres), elle est quand difficile à réconcilier avec le fait que 30% des gens n'ont pas de médecin de famille, et que même si vous en avez un, je vous mets au défi d'avoir un rendez-vous rapidement! 
 
Quelqu'un qui obtient plusieurs rendez-vous en peu de temps, c'est soit quelqu'un de très malade et qui est à l'hôpital, ou quelqu'un de riche qui va dans une clinique privée. 
 
Au-delà de ces situations, "profiter" trop souvent du système de santé, c'est tout simplement de la science-fiction!

Martin Lamoureux, Québec

1 avril 2010

Utilisateurs payeurs, ben cou donc, si c'est vrai il faudra retirer leur permis de conduire et saisir la voiture de tous ceux qui ne paient pas d'impôt et, croyez-moi ce n'est pas les plus pauvres car cela prend de l'argent pour y arriver. Ça me semble équitable. Je vais bien rire de voir du Armani dans le métro. Après tout ce sont les impôts qui paient pour les routes. Voyons donc Monsieur Charest, soyons sérieux, ça vous causera des problèmes avec vos voisin. Il faudra construire des stations de métro à Westmount.

Micheline Gagnon, Montréal

1 avril 2010

Le Pas Dans Ma cour est très fort au Québec, j'en ai bien honte. Cela fait plusieurs fois que je vois des commentaires à l'effet que les visites médicales et les médicaments devraient être facturés en mode «utilisateurs payeurs». 
 
Dans ce même ordre d'idée (je sais que j'exagère un peu, mais si peu) : 
- Je ne devrais pas payer pour l'assurance emploi. 
- Je ne devrais pas payer pour les routes. 
- Seuls les gens de la Rive-Sud et de l'ouest de l'île de Montréal devraient payer pour les travaux à venir de l'échangeur Turcot. 
- Les gens de Laval devraient dédommager les Montréalais pour le 10% de places assises retirées de notre métro pour pouvoir y tasser plus de monde depuis qu'il y a un métro à Laval. 
- Les gens de Laval devraient payer une taxe parce qu'ils remplissent une rame de métro sur deux (50%) aux heures de pointe du matin, empêchant les utilisateurs de Montréal d'y accéder (pour le métro de Longueuil, cela est différent, ils doivent transférer à Berri-UQAM en marchant beaucoup). Ironique, le maire de Laval se fait tirer la patte pour payer sa part du métro alors qu'il se sert de ce même métro comme argumentaire de vente pour attirer de nouveaux propriétaire. 
- Je ne devrais pas payer pour les rénovations subventionnées des propriétaires de maison, je n'en possède pas (après tout ce sont mes impôts qu'on utilise pour les payer). 
- Etc. 
Bien sûr qu'on paie tous pour les autres des services dont on n'a pas besoin, mais certains se concentrent toujours sur ce qui risque de toucher les plus démunis alors que d'autres ne se rendent pas compte que tous leurs retours d'impôt et privilèges sont payés par tous les citoyens. Le budget se fait à partir des sommes qui restent après avoir remboursé des sommes astronomiques en déductions d'impôt, il ne faut pas l'oublier, je serais curieuse de connaître ce montant. Pensez-y un peu...

Micheline Gagnon, Montréal

1 avril 2010

Petite suggestion 
 
Que le Gouvernement coupe d'abord ses dépenses et ensuite qu'il pige dans nos poches. 
 
Cela fait 8 ans que M Jean Charest pige dans nos poches pour engraisser l'appareil gouvernemental il n'a rien coupé rien du tout (au contraire il augmente année après année les dépenses de l'État). Il a crié au loup trop souvent. 
Qu'il nous montre, pour une fois, qu'il va le faire et qu'il peut vraiment le faire. 
Personne au Québec ne le croit, il a perdu toute crédibilité; depuis qu'il est au pouvoir (8ans, pas 1 an, pas 2 ans mais bien 8 ans) il nous a mis dans le trou et maintenant il nous demande de le sortir du trou. Il n'a jamais rien fait!!!! 
 
S'il est vraiment sérieux, si c'est vraiment une nouvelle façon de faire, si c'est un tournant pour le Québec. 
 
Eh! bien qu'il prouve qu'il est sérieux (imputabilité et responsabilité). Qu'il les fassent ses coupures et après il sera le bienvenue pour piger dans nos poches. Pas l'inverse 
 
Augmenter la productivité et les services : facile 
 
Tous les fonctionnaires travaillent 30 minutes de plus par jour et auront une journée 
de moins de congé par année. 
 
C'est comme ajouter 40,000 fonctionnaires au Québec

Gilles Pilon, Laval

1 avril 2010

Je ne suis pas économiste, j'ai cependant toute ma vie a faire mon budget, et quand c'était serré, je devais réorganiser ma facon de faire, devant le manque d'argent supplémentaire, je refaisait la chronologie des choses importante a garder et celles dont je devais me passer. Cependant avec ce gouvernement qui ne fait pas ses devoirs et pense a plus d'entrée d'argent que de reviser toutes les pertes qu'il assume, je crois sincerement que si j'aurais penser de cette facon j'aurais du déclarer faillite. Avec tous les maux que nous entendons cer derniers temps il me semble que tout cet argent est disponible, dans la gestion plutot que de laisser faire et imposer ses augmentations qui ne serviront a rien car le probleme sera toujours la. Le gouvernement ne fait pas ses devoirs et je suis obligé de les regarder, dépenser allegrement de fermer les yeux sur la corruption, de maintenir un concept qui ne convient pas , les économiste dient qu'il a eu le courage de s'attaquer a la dette cependant il manque de courage de s'attaquer au gaspillage, collusion etc...je le redis si j'administre mes affaires comme cela, je devrai penser a faire payer l'etat pour mes sottises.

Michel Aublet, montreal

1 avril 2010

Personnellement je pense que ce budget ne règle rien, ou si peu. 
 
Le grand péché du Québec c'est de vivre au dessus des ses moyens. Jusqu'à présent on avait préféré opéré avec des taxes et impôts différés (la dette), maintenant on choisit d'y allez un peu plus directement en augmentant les taxes. Bref on vit toujours au dessus de nos moyens et au lieu de nous appauvrir plus tard on le fait maintenant. 
 
Au moins ce budget (s'il est adopté tel quel) aura le mérite de faire prendre à plusieurs la mesure ne notre appauvrissement.  
 
Par ailleurs certains se plaignent de l'iniquité du budget qui taxe tout le monde pareil, il voudraient qu'on fasse payer "les riches" pour épargner les pauvres. Le problème est que les riches sont relativement peu nombreux et déjà extrêmement imposés au Québec. Pour obtenir les mêmes montants le gouvernement devrait faire casquer les riches au point de les faire fuir et de nuire à l'économie de la province. La redistribution a probablement déjà été poussé trop loin et nuit déjà à la productivité, en faire plus est impraticable et le gouvernement le sait très bien. 
 
Bref ce qui ce passe est prévisible, l'état nounou est une utopie insoutenable et il tente de se maintenir en siphonnant un peu plus de richesse de la société. Une solution vaine mais probablement un passage obligé avant d'en arriver aux vrais réformes qui se feront de gré ou de force.

Pierre Brasseur, Vaudreuil

1 avril 2010

Je pense que le temps n'est plus de discuter du bien-fondé de ce budget. Il est tout simplement inacceptable et nous devons tous crier haut et fort notre indignation devant cette provocation et cette propagande néo-libérale. Et décider ensemble quel modèle de société nous plébiscitons pour notre avenir commun.

grandville guy, montreal

1 avril 2010

Je suis loin d'être d'accord avec ce budget qui me semble bien peu réfléchi. Tous paierons le même montant, peu importe leur revenu, semble difficile à accepter. Quand on pense à tout l'argent qui fut dépensé par ce présent gouvernement pour des études, commissions d'enquêtes, réformes infructueuses ou ''tablettés''.  
Pensons aux subventions aux écoles juives, aux subventions aux sectes religieuses, les faramineux bonis aux élites.Illusions pour ce qui est du dégraissage gouvernemental. S'il n'y a pas rébellion un jour, jusqu'ou la population est capable de piger constamment dans ses poches pour sauver une mauvaise administration? 
Ce budget n'a rien de novateur. Ce qu'il réussira à créer est de la morosité et un resserrement des dépenses parmi les salariés de la classe moyenne.

Robert Vinet, Laval

1 avril 2010

Le premier ministre qui disait il n'y a pas si longtemps qu'on était les plus taxés en Amérique du Nord semble avoir oublié sa réingénierie. Par exemple, il y a maintenant plus de cadres au gouvernement qu'il y en avait avant qu'il ne soit en poste. Par ailleurs, il y a un manque flagrant d'imagination de la part du ministre des finances, qui a pourtant étudié à Harvard.  
Oui, M. Charest, les québécois sont plus riches... mais surtout les électeurs libéraux, moins touchés proportionnellement pas les actions de ce gouvernement. Au lieu de taxer injustement les citoyens, j'ai une proposition : pour obtenir de l'argent facilement, sans trop faire de mal, ni à l'économie, ni aux portefeuilles des familles, il faut taxer le luxe, et ce luxe commence par l'alcool. Une taxe, dédiée à la santé, sur les boissons alcoolisées pourrait facilement être gérée par la SAQ et apporter quelques centaines de millions supplémentaires annuellement au système de santé.

Sylvain Bolduc, Bromont

1 avril 2010

Ce que je retiens du budget sublime de M. Raymond Bachand, c'est qu'il est articulé sur trois piliers : Équité – Solidarité – Responsabilité.  
 
Objectivement, peut-on être contre de semblables fondements ? – Je déplore cependant que ce budget soit : timoré, timide, malhabile, amateur, maladroit, sans vision et pas beaucoup d'allure. Il fallût qu'on allât plus loin, soit imaginatif, audacieux, économe au sens noble du terme. Porter hautement l'éthique et la probité en toutes choses, en toutes actions. Telles l'étendard de la foi en nos institutions retrouvées. Rien de pareil à l'horizon !  
 
« Ce budget ouvre des portes », disait le Premier Ministre Charest sans finesse. Sa seule vertu en fait : est de frustrer les gens, les rendre plus vulnérables, les conforter dans une morale du ressentiment. Au lieu de fouetter les troupes, de produire un esprit de corps, de stimuler les forces vives de la nation ; ce budget ne sert qu'à nous endormir, nous tétaniser, annihiler notre bon goût et notre bon jugement. Bref, on nous rend déjà malade sur le champ pour après nous promettre qu'on va nous soigner. Pourtant l'urgence est bien d'établir ce cadre qui rendra les gens indépendants, capables de gérer eux-mêmes : leur système de santé, l'éducation, la sécurité, les soins à nos vieux et définir une gestion consensuelle de nos régimes de retraite. Car l'objectif n'est pas l'équilibre ; c'est plutôt d'éponger la dette par la réduction de l'État. 
 
Au lieu de trouver des solutions, de mettre sur pieds des formes de contributions progressives et équitables pour tous, au lieu de valoriser le travail, de donner des moyens bien réels pour la formation, d'offrir la chance à tous les gens de faire leurs preuves. On préfère chercher les solutions de facilité, nul panache, qui ressemblent à autant d'expédients, sans manifester aucun amour propre, sans le plus minime respect et amour de son prochain. 
 
Pourra-t-on conclure que ce budget n'aura pas été celui de : l'Imputabilité. Pas celui de : l'Empathie. Ni celui de la : Compassion.

Serge Drouginsky, Longueuil

31 mars 2010

Je suis partiellement d'accord avec la taxe de 25$, mais que ce soit a chaque visite de medecin et non pas taxer tout le monde. C'est la meme erreur que sur la taxe des medicaments. Taxer toute la population n'est pas juste et equitable. Nous ne vivons pas dans un pays socialiste, ni communiste.  
Il faudrair taxer les abuseurs du systeme et ceux qui embourbent le systeme de sante en allant voir le medecin 3-4 voir 5 fois/semaine. 
merci

Prosper Bensoussan, L'Épiphanie

31 mars 2010

Avant de taxer encore les contribuables, le gouvernement devrait faire sa part et precher par l'exemple. 1) reduire les salaires de tous les fonctionaires de 10% /annee et mettre l'argent dans la reduction du deficite. 
2)mettre de l'ordre dans le budger de la sante qui nous gruge (au lieu que chaque patient ait un medecin de famille, il faudrait que les patients appartiennent a une clinique et non a un medecin;cela nous sauverait des millions de dollars /annee. 
30 couper dans le gras gouvernemental dans tous ses paliers,que ce soit dans le Provencial, le municipal, et regional. 
Il faut commencer quelque part.

Prosper Bensoussan, L'ÉPIPHANIE

31 mars 2010

Créons une coopérative des usagers privés de l'électricité, nous serons le plus gros client d'Hydro Québec. 
Nous pourrons négocier notre bloc de consommation mieux que les multi-nationale...

Claude Kamps, Laprairie

31 mars 2010

Personnellement, je n'ai aucun problème avec les nouvelles taxes etc. Je suis assez folle pour penser que je suis chanceuse de payer beaucoup d'impôt parce que d'une part j'ai de bons revenus et, d'autre part je considère que c'est mon devoir de le faire.  
 
Par contre, ce qui me choque c'est que... 
La nouvelle « contribution générale pour la santé » tombe à point pour payer le nouveau programme de fécondation in vitro mis en place par ce gouvernement et qu'on n'avait pas les moyens de se payer, les lobbies sont très forts. Alors qu'une bonne partie de ces milliers de dollars seront dépensés pour le soi-disant droit à la maternité, d'autres citoyens auront encore plus de difficulté à nourrir les enfants qu'ils ont déjà, conçus sans frais. 
 
Nous paierons plus cher pour notre électricité, les profits d'Hydro-Québec iront dans le fonds consolidé pour payer les services de tous sans discrimination. Hydro-Westmount continuera d'acheter l'électricité au prix de «gros» pour le revendre à ses citoyens, conservant les profits (8 millions de $ en 2008) pour le bénéfice des citoyens de Westmount seulement. Pitié pour ces pauvres riches! 
 
Nos impôts continueront à payer des retours d'impôts, 75% je crois, pour les donateurs du parti Libéral (des millions). Ne pas oublier les objectifs de 100 000 $ par député. 
 
On va continuer à payer 7$ de plus l'heure pour les infirmières d'agences privées qui, les chanceuses choisissent leurs horaires au détriment de Nos Infirmières qui, elles doivent se contenter de ce qui reste : surtemps de dernière minute, travail de nuit, de fin de semaine, jours de fête. Vive le privé et la liberté d'entreprise. 
 
Vos lecteurs pourraient alimenter cette liste ad nauseam... Merci Monsieur Charest!

Micheline Gagnon, Montréal

31 mars 2010

ce message s adresse a ceux que nous avons elus malheuresement. je suis un pere de famille j ai une fille de 3 ans et je suis une personne a mobiliter reduite ma condition physiaue ne me permet pas de travailler le nouveau budget serait raisonable pour les personnes comme vous monsieur le ministre car vous faite approximative 200.000 par annee mais moi avec a peine 1300 par moi et deux personnes en charge vous ne pensee pas que cella et trop vous n avez il y a plus important ou puissiez rajouter ou modifier mais pas ou nous deja pauvre demain nous devriendont miserable j espere qu a ce moment la les quebecois/e prendront consience qu au lieu de faire 12 heures de travaille il feront le double pour joindre les deux bout s il y en a bien sur

Kamel Choirhi, Algerie

31 mars 2010

Une étude requise et financée en partie par le gouvernement du Québec recommande à déménager certains résidents des plages Monahan et Ferguson à Sept-Îles pour contrer l'érosion des berges. Coût du déménagement sur une période de 20 ans est de 5,9 millions. 
 
Le secteur des plus nantis à Sept-Îles n'aime pas ce scénario. La province offre de financer projet à 25% du coût du projet de l'ensablement ce qui permettrait au plus nantis à demeurer dans leur secteur. L'ensablement est évalué à une somme de 15,1 millions sur une période de 20 ans. Un problème existe toujours pour trouver du financement, ce n'est pas assez ! 
 
Le gouvernement du Québec décide d'un élan de générosité d'offrir de contribuer à 75 % des coûts pour l'ensablement malgré qu'aucune infrastructure provinciale ne soit en péril. Cette offre à même été refusé par les conseillers municipaux à Sept-Îles. Est-que la province de Québec devrait financer 100 % de l'ensablement pour ainsi permettre des résidents du secteur le plus nantis à Sept-Îles incluant le maire de la ville de Sept-Îles à demeurer dans leur secteur ? 
 
Je crois que le Québec ou la ville de Sept-Îles ne devrait pas payer pour que les plus nantis à Sept-Îles puissent pouvoir demeurer dans leur secteur. (Coût épargné sur une période de 20 ans est de 9,2 millions) 
 
Citation de John F. Kennedy: « If a free society cannot help the many who are poor, it cannot save the few who are rich. »

Serge Marchand, Sept-Îles

31 mars 2010

Bonjour, 
 
L'équilibre budgétaire ne signifie aucunement que l'énorme dette du Québec (dont on ne connait pas exactement le montant) va cesser de croître. Les emprunts pour défrayer les coûts des infrastructures vont continuer de gonfler la dette pendant que les coûts de ces mêmes infrastructures ne font plus partie des dépenses courantes (notions de comptabilité par fonds). Et la fraude et le vol qui représentent 40% des coûts sont recyclés comme des éléments d'actif. Belle affaire, attendez de vois le nouveau CHUM et la poudrerie de milliards de dollars.

Gaston Langlais, Gaspé

31 mars 2010

Depuis ce budget, la redistribution économique est terminée. Place à la loi de la jungle économique où c'est chacun pour soi. 
 
Je dis non et j'espère que d'autre me suivront dans la rue pour exiger la fin du système capitaliste qui est à l'origine de ce problème où les gouvernements doivent toujours venir en aide, doivent toujours épargner les "entreprises" avec l'argent des contribuables. 
 
Assez c'est assez, il est temps pour la population québécoise de faire un virage à 180 degrés pour passer d'une indifférence à des actions contre le capitalisme. 
 
La solidarité, la justice et l'égalité vaincra uniquement hors de ce système économique!

Marc-André Martin, Farnham

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