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Dimanche 26 mai 2013 1 h 17 HAE


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Carnet Jean Dussault

15 mars 2010

Virage péquiste


Pour virer, il faut tenir le volant. Il est aussi plus prudent de le tenir à deux mains et, pour plus d'assurance, il est recommandé de calmer les passagers trop turbulents. La chef du Parti québécois a fait tout ça en fin de semaine à Lévis, et elle a manifestement l'appui d'une immense majorité de ses membres. 
 
Normalement, quand on vire, c'est d'un bord ou de l'autre! Mais la direction dans laquelle se fait le « virage important » claironné par Pauline Marois elle-même n'est pas évidente. 
 
Un virage tout droit! 
 
Mme Marois qualifie encore son parti de centre gauche. Mais, au chapitre de la création de richesse individuelle, bon nombre des mesures discutées en fin de semaine consistent à aider des moins pauvres à devenir plus riches. Peu, dans le ton des porte-parole du parti à Lévis, ressemblait à un discours de gauche. 
 
Parce qu'il ne faut pas s'y méprendre, c'est à une discussion orientée qu'ont été conviés les péquistes en fin de semaine. Le document qui leur a été soumis avait été scruté par « des députés ni à droite ni à gauche », dit-on, donc forcément au centre.  
 
Il faut aussi se rappeler que, lorsqu'elle est devenue chef sans opposition en 2007, Mme Marois avait promis de réviser la version péquiste de la social-démocratie. Personne, dans son parti ou en dehors, n'avait alors imaginé qu'elle allait mener le PQ plus à gauche. Ce n'est pas là qu'avaient déserté des centaines de milliers d'électeurs, mais à l'ADQ.  
 
Si, donc, le fond du « virage important » reste flou, sa forme, elle, est limpide au point d'en être palpable. En marketing, cela s'appelle du positionnement. 
 
Le spatio-temporel libéral 
 
L'ADQ étant, au moins temporairement, moribonde, les libéraux de Jean Charest rêvent d'occuper toute la place du centre vers la droite. Ils n'ont pas le goût que le Parti québécois vienne jouer encore plus dans leurs platebandes.  
 
Avant même la réunion péquiste, le service des communications du PLQ avait envoyé la vice-première ministre déclarer que « Pauline Marois clignote à droite, mais elle tourne à gauche ». Tellement exagéré que Nathalie Normandeau réprimait son envie de rire.  
 
Il faut dire qu'il est déjà arrivé à la ministre responsable du Plan Nord de confondre la gauche et la droite. Au conseil général de son parti à Drummondville, en septembre dernier, elle avait vanté la vision de son chef à développer de plus amples relations économiques avec « l'Europe à l'ouest et l'Ontario à l'est »... 
 
Tourelou le SPQ Libre! 
 
Le Parti québécois s'est enlevé une épine du pied en abolissant l'accréditation du SPQ Libre (Syndicalistes et progressistes pour un Québec Libre). Si le PQ vire à droite, ce n'est pas l'émasculation de ce « club politique » qui le prouve. Ses membres devront, pourront en tout cas, faire comme les autres délégués : débattre dans les instances et accepter les politiques établies par la majorité. Ou aller jouer ailleurs, s'ils trouvent un autre parti assez téméraire pour les accepter comme entité distincte.

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca

Jean Dussault a fait des études universitaires en relations industrielles et en sciences politiques. Journaliste et animateur comptant plus de 30 ans d'expérience à la radio de Radio-Canada, il a amorcé sa carrière aux Actualités à Vancouver, en 1974, et s'est joint à l'équipe des Actualités du réseau à Montréal en 1977.

De 1990 à 2006, il a animé tour à tour les grands rendez-vous quotidiens d'actualités: d'abord Les Affaires et la vie, puis Montréal-Express, La Tribune du Québec et Sans frontières.

La qualité de son travail comme journaliste et animateur a été soulignée à plusieurs reprises, notamment par l'attribution du Grand Prix du journalisme de la CRPLF et du Prix Judith-Jasmin.

Il a couvert la campagne électorale québécoise de 2007 pour la Première Chaîne. Il a été reporter national à la colline Parlementaire de Québec. Il est maintenant chef de bureau des services français de Radio-Canada à l'Assemblée nationale.

20 mars 2010

Le virage à droite du PQ parce qu'on souhaite fournir des outils de création de richesse. Ah oui!, ah bon! Est-ce un tort si commensurable que d'allier la richesse personnelle à celle d'un état. Est-ce un tort monstrueux que de s'assurer du développement collectif par l'un de ses pöles: la richesse personnelle.  
Et de quel gauche parle-t-on? Celle qui houspille, provoque, réclame: me, myself and I et qui ne défend que les droits acquis? Ah non, de cette gauche-là, je n'en n'ai rien à foutre. Que le SPQ libre se soit fait indiquer la porte, aucun problème en ce qui me concerne. J'avais l'impression de plus en plus grandissante que Monsieur Lavoilette était le chef du Parti. Qu'il prenait beaucoup de place, que son opinion comptait le plus, puisque vous les journalistes, vous lui en donniez beaucoup d'importance. Je présume qu'il sera toujours un des premiers devant les micros, mais bon, il sera en principe un militant comme les autres.

Sandra Lefebvre, Anjou

18 mars 2010

Avec la décapitation du SPQ Libre par le Parti québécois, la distinction gauche / droite prend tout son sens au Québec. Y'a une vingtaine d'années on qualifiait de progressistes ou de conservateurs, les militants souverainistes ou fédéralistes. Avec l'échec référendaire, la souveraineté fût mise de côté par le PQ qui se concentra davantage sur les enjeux sociaux et économiques de son programme. Parmi ses membres, on comptait des socialistes et des écologistes, impatients de proposer amendements et réformes. Les débats eurent lieu mais les idées cheminaient lentement. C'était l'expectative. Des éléments clés du programme sont revus par l'exécutif : à « plus d'état » on préféra « mieux d'état ». Lentement l'establishment du parti se mobilise contre ces progressistes. Au congrès de 2007, André Boisclair, dans son discours de clôture, et ses acolytes en atelier, manoeuvrent, pour faire avorter des propositions sur la nationalisation de l'éolien et de l'eau embouteillée. Dès lors, on se questionne sur les valeurs démocratiques et économiques du parti. Pourquoi ce braquage contre l'appropriation collective des ressources naturelles, un moyen pourtant formidable d''enrichissement collectif. 
À Lévis, les masques sont tombés, le PQ s'appuiera dorénavant sur l'individu, ou sur l'entreprise privée, pour enrichir le Québec. Une approche risquée, compte tenu des dernières frasques capitalistes et également conservatrice pour ce parti qu'on ne pourra plus jamais qualifier de progressiste. La droite québécoise compte désormais un troisième joueur avec le PLQ et l'ADQ. Plusieurs militants passionnés, dont je suis, vont quitter le Parti Québécois et se ranger résolument à gauche. Dans mon cas, ce sera chez Québec Solidaire. Ce triste évènement aura eu le mérite de confirmer mes appréhensions.

Jean Lajoie, Québec

15 mars 2010

Bonjour. 
M.Dussault la population à besoin d'une constitution québécoise pour encadrer le politique et les politiciens. 
 
Une constitution qui va permette une plus grande ventilation pour le trésor québécois et procurer à l'État québécois une souveraineté administrative et territoriale,et pour la défense une souveraineté nationale et gestion de crise mais il y a un mais selon nos moyens. 
 
Voilà où est rendu le Québec avec une souveraineté administrative et territoriale pour bien financer le trésor québécois et pour le territoire bien de Étatiser nos ressources naturelles pour apporter plus d'argent pour le trésor québécois pour bien financer nos institutions de services. 
 
Pour la défense et gestion de crise bien par une entente constitutionnelle Québec et le gouvernement fédéral pour partager les frais mais selon nos moyens,si il y a refus de la part du gouvernement fédéral bien l'État du Québec va assumé sa pleine souveraineté pleine et entière pour former un autre pays. 
 
Voilà les deux alternatives du Québec comme État avec le reste du Canada la souveraineté association où être un autre pays mais l'une des deux va être toujours un plus pour le Québec pour l'autodétermination et l'autonomie et les spécificités d'une nation trop souvent oublier la nation québécoise l'une des nations fondatrices et qui a défendus les terres du Canada. 
 
Voilà M.Dussault il faut une personne qui va être porteur des textes de la constitution et de faire voté la population sur la constitution pour la déposer à l'assemblée nationale pour que les partis politiques la ratifie et la présente au gouvernement fédéral . 
 
Voilà M.Dussault les deux alternatives où l'État du Québec est rendus.

Marcel Côté, Ste-Anne-de-Beaupré

15 mars 2010

Que Madame Marois change complètement de direction c'est son droit mais cela risque de faire émerger un nouveau parti politique, que vous journalistes et commentateurs voient se profiler à l'horizon. Au Club des Ex Liza Frulla mentionnait, avec raison tout comme Vincent Marisal d'ailleurs dans La Presse de ce matin, que l'attaque personnel envers le premier ministre en poste risque de se tourner contre elle. Même Bernard Drainville avait des propos très modéré Aux Coulisses du Pouvoir. Finalement, j'écrivais récemment que nous n'avons pas besoin au gouvernement de 3 partis qui s'en vont tous dans la même direction avec des idéologies qui leur sont propres. Cela devient un cirque.

Lise St-Laurent, Granby

15 mars 2010

J'étais à Lévis cette fin de semaine. 
 
Notre exécutif national à la demande express de la base militante n'as pas reconduit le SPQ-Libre. Cette décision as été appuyé par 98% des déléguer présent. 
 
Cette décision est parti de la base jusqu'en haut. Contrairement à ce que l'on affirme dans les média. Ça faisais au moins 1 ans qu'on réclamais un geste de ce genre.  
 
Pour le virage à droite du PQ. Vous me permettez de rigolé doucement? Attendez le prochain colloque en mai. Vous risquerez d'être surpris de voir que la social-démocratie péquiste n'as rien à envié à celle de quiconque. 
 
On peut être social-démocrate et réaliste. Un n'empêche pas l'autre.

Jaques-Michel Desfossés, St-Édouard

15 mars 2010

Cela me fait toujours sourire, cette façon que les politiciens de tous bords ont de vouloir séduire les électeurs. Y a-t-il un électorat de gauche versus un électorat de droite et un électorat qui penche un peu à droite ou un peu à gauche dépendamment de l' humeur ou du type d'élection. Peut-être que c'est comme ça que nous sommes : instables et volages. Peut-être aussi nous considère-t-on un peu comme des petits enfants dociles qui doivent choisir entre papa et maman, entre celui ou celle qui incarnent le bon au la mauvaise chef de la famille. Cette conception politique, pour autant qu'elle soit vraie, indique que nos institutions ne sont pas matures. Que la démocratie est incapable de considérer les citoyens comme des entités pensantes et qu'ils seraient plutôt des formes biologiques ou des petits soldats assignés pour accomplir un dessein exceptionnel sur lequel leurs possibilités d'entendement, leur pouvoir de décision et d'arbitrage sur le réel seraient complètement limités. 
 
Au lieu de participer, de s'impliquer positivement, de créer les politiques, de concevoir et réinventer l'art de gouverner, de former le médium sans lequel nous ne saurions établir des règles de vies qui aient de l'allure ; nous voici relégué au rang d'objets dont on se sert, mais qu'il faut séduire de temps à autres pour permettre à cette classe politique de continuer d'exister, poursuivre leur mandat qu'ils s'échangent au besoin quelquefois depuis si longtemps.  
 
Un État qui se sert et qui ne sert pas est un état qui coûte trop cher peu importe qu'il occupe un hypothétique centre oscillant entre une droite et une gauche virtuelle. Un parti politique qui ne se définit pas dans ses fondements et qui ne se démarque pas par son engagement et son implication palpable par le reste des concitoyens ne demeure ex post (après coup) qu'on le veuille ou pas qu'une assemblée regroupant seulement une communauté d'intérêts divergents.

Serge Drouginsky, Longueuil

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