1 février 2010
PKP n'est pas isolé
En marge de la rencontre économique de Jean Charest à la mi-janvier à Lévis, le PDG de Quebecor, Pierre Karl Péladeau, s'est permis une charge dans ses journaux contre les « privilèges » accordés aux syndicats.
Il pose la question: ces privilèges sont-ils « de moins en moins justifiables dans un contexte où la transparence et l'imputabilité ont, à juste titre, envahi l'ensemble des sphères politiques et économiques? »
Les réponses n'ont pas tardé: syndicalistes, politiciens et gens d'affaires ont dénoncé les propos, le ton, l'attaque de Pierre Karl Péladeau. Même Jacques Ménard, PDG de BMO Groupe financier au Québec s'est dissocié de ces affirmations, allant jusqu'à croire que ces propos-là avaient dépassé la pensée du patron de Quebecor!
Pas du tout! Pierre Karl Péladeau en a remis vendredi dernier dans une réplique au chroniqueur Michel David, dans Le Devoir.
« Il apparaît cocasse, écrit le PDG de Quebecor, que vous repreniez l'argument de ce banquier (Jacques Ménard) dont l'industrie combat avec succès depuis des décennies la syndicalisation de ses employés. Vous voici protecteur de principes dont il est désormais interdit, sous peine d'attaques ad hominem et d'accusations de lèse-majesté, de remettre en question les fondements. »
« Ce repli, ce refus du débat ou de la remise en question dès qu'il est question de syndicats, confère à ce groupe une sorte d'immunité qui tue dans l'oeuf tout échange. »
Il y a des gens ici qui seront d'accord avec les propos de Pierre Karl Péladeau, et d'autres qui ne le seront pas. Mais une chose est claire, et il faut sortir du discours hypocrite et dire tout haut ce que plusieurs pensent tout bas: oui, l'opinion de Pierre Karl Péladeau est partagée dans les milieux d'affaires. Il n'est pas isolé, il n'est pas seul à exprimer de tels propos. Allez dans n'importe quelle rencontre informelle de dirigeants, patrons, cadres, employés de sociétés financières, et il y a des chances que vous entendiez le même discours que celui de PKP.
Trop de syndicat, trop de pouvoir, immobilisme constant, manque de flexibilité, nuisance à la compétitivité et à la productivité, en voulez-vous, en v'là! Le discours est connu, archiconnu, il circule continuellement.
Le patronat confirme
À preuve, le patron des patrons, le haut-parleur des grands boss, donne son appui à Pierre Karl Péladeau dans une lettre adressée aux journaux du groupe Quebecor.
Le PDG du Conseil du patronat, Yves-Thomas Dorval, écrit que « nul ne peut nier que Pierre Karl Péladeau est un homme d'affaires important au Québec. Il est certainement capable de défendre ses opinions. Il n'a pas besoin que l'on vienne à sa rescousse et il ne nous l'a pas demandé. Mais en l'attaquant avec autant de véhémence dans sa dernière chronique (« Le dinosaure », Le Devoir, 28 janvier), c'est indirectement les gens d'affaires qui osent poser des questions que Michel David en vient à ostraciser ».
« En fait, les enjeux soulevés sont tout à fait légitimes et font partie des préoccupations de longue date de nombreux employeurs du Québec. D'ailleurs, la majorité de ceux d'entre eux qui ont à gérer des relations du travail en milieu syndiqué se posent les mêmes questions. »
Pierre Karl Péladeau n'est pas isolé.
Le guerrier et le diplomate
La différence entre Pierre Karl Péladeau et Jacques Ménard, c'est la diplomatie. Le premier est un bulldozer, qui fonce dans le tas sans crier gare. Le second essaie de faire avancer ses idées en les insérant dans le cadre social et économique actuel, en acceptant ce que les législateurs québécois ont développé depuis un demi-siècle, c'est-à-dire un régime qui vise la justice sociale et la réduction des écarts de richesse.
On dénombre une quinzaine de lock-out dans l'empire Quebecor depuis que Pierre Karl Péladeau en est le grand patron. Le lock-out est un geste extrême, brutal et que personne ne souhaite vivre.
Or, parmi les grandes entreprises du Québec, pas une n'arrive au niveau de Quebecor et de son patron en terme de ténacité, de pugnacité dans ses rapports avec ses travailleurs. Du Journal de Québec au Journal de Montréal, en passant par Vidéotron et plusieurs journaux locaux, les conflits sont nombreux, durs, et laissent des séquelles.
Jacques Ménard, comme plusieurs, a compris que des rapports de force existent. Pour créer de la richesse, il faut compter sur des travailleurs, des employés, des gens passionnés, heureux et épanouis. Agir dans la confrontation n'est pas interdit, et parfois c'est nécessaire. Mais plusieurs dirigeants et politiques ont fait le choix de miser sur la collaboration des syndicats plutôt que de remettre en cause leur poids dans l'économie.
Pierre Karl Péladeau ne craint pas la controverse et l'affrontement. Il s'appuie sur les succès de son modèle de convergence et sur ses médias pour exprimer sans vergogne son message, qui trouve échos partout.
Regardez RDI en direct sur l'économie, animée par Gérald Fillion
Retrouvez Gérald Fillion au Téléjournal (à 21 h HE à RDI et 22 h HE à la Première Chaîne), au Téléjournal Montréal (18 h HE), dans les les téléjournaux de plusieurs stations du réseau et à RDI (16 h 15, 17 h 15 et 18 h 30). On peut aussi l'entendre à la radio, à L'heure des comptes et dans les émissions du retour à la maison partout au pays.
3 février 2010
Vous avez raison de suggérer qu'il faut remettre en question certains aspects du syndicalisme pratiqué au Québec depuis une quarantaine d'années.
Le syndicalisme québécois a remplacé la pratique religieuse d'autrefois. Si on accepte l'adage que la religion est un état de vie, il est évident que le syndicalisme est devenu pour plusieurs une religion. À leurs yeux, il n'y a point de salut social à l'extérieur du syndicalisme.
Le syndicalisme a son évangile (la convention collective), ses disciples voire ses apôtres (les syndiqués), ses évêques (les présidents de syndicats), ses cardinaux (ses chefs de fédérations) et, exceptionnellement, ses Papes (les chefs des centrales syndicales).
La pierre d'assise du syndicalisme québécois, c'est la «formule Rand» et, c'est dans cette formule archaïque que notre syndicalisme puise son arrogance, son corporatisme et son pouvoir et qui, au bout du compte briment la liberté individuelle d'association.
Le travailleur québécois, ne peut adhérer au syndicat de son choix et il n'a pas le choix individuel et cotiser ou non à un syndicat s'il côtoie des collègues de travail déjà syndiqués. Comme perte de liberté individuelle c'est difficile à battre. La liberté du travailleur est d'un calibre inférieur à celui de la liberté du citoyen.
Mais comme pour la religion d'autrefois, Il y a beaucoup de travailleurs québécois qui pratiquent un syndicalisme forcé, un syndicalisme de surface, un syndicalisme d'image....et dans le fond ils sont des individus brimés et frustrés et qui doivent garder un profil bas.
Il faut aussi noter qu'il y a de nombreuses entreprises québécoises qui ont des relations de travail fort harmonieuses, sans syndicat et qui n'ont jamais senti le besoin de suivre cette voie du syndicalisme. Cascades est l'exemple très connu. Et dans mon village il y a, au moins, une entreprise majeure qui est dans cette situation.
Normand Brisebois, St-Jean-Port-Joli
3 février 2010
Bonjour,
Monsieur l'héritier de Quebecor n'a vraiment aucunes leçons à donner à qui que ce soit.
Imaginez s'il n'y avait pas de syndicat au Journal de Montréal. On ne parlerai pas de Lock-out, mais bien de renvoi massif.
Non vraiment PKP ou Plus Ka Pable.
Benoit Corbeil, Gatineau
2 février 2010
Désolé mais PKP n'a rien du selfmade man, sans son père qui l'a parachuté au sommet de cet empire, il serait un illustre inconnu. Tant qu'il méprisera les employés du journal qui ont largement contribué à la bonne fortune de l'empire Québécor, il sera un triste héritier ayant dilapidé l'honneur famlial !
fois .
Claude Perreault, Montreal
2 février 2010
@ Monsieur Lamoureux,
Je dois dire que vous m'avez mal lu, je n'ai pas écrit que PKP soit un « self made man », j'ai écrit : qu'il « incarne cette race de chefs d'entreprises qui se sont faits eux-mêmes sur le modèle américain du « self made man ». Vous pouvez incarner sans être et vice-versa, être sans incarner. Ce sont des nuances certes, mais j'ai droit à mes exercices de style, il n'y a rien d'illégal dans cela.
Néanmoins je pense que nous n'avons pas exactement la même définition du « self made man ». Pour moi un « self made man » peut très bien jouir d'une bonne éducation. La définition la plus simple étant la suivante : « Un homme dont la réussite dans la vie est le fruit de son effort personnel ».
Je pense que cette définition s'applique pour Pierre Peladeau, qui sans effort ne serait certainement pas arrivé là. S'il est vrai que PKP n'est pas parti de rien, il a tout de même contribué à faire croitre le groupe crée par son père et je ne suis pas sûr que la tache soit si facile. En ce sens j'estime que sa réussite est aussi le fruit de son effort, lorsqu'il aurait pu tout aussi bien se contenter de vivre confortablement de ses rentes. En ce sens une personne qui poursuit un oeuvre et contribue à sa croissance porte à tout le moins l'esprit d'un « smm » même s'il n'en détient pas tous les attributs.
Quant à Joseph-Aramand Bombardier, il mérite sans conteste notre admiration. Il était toutefois un as en matière de mécanique. Selon moi, une personne qui connaît bien la mécanique ne peut être mal éduquée et ses origines paysannes ne signifient pas qu'il soit parti de moins que rien. Surtout à cette époque (encore maintenant d'ailleurs) où posséder de la terre n'est pas offert à tout le monde. Qui plus est, il disposait des espaces suffisants pour pouvoir s'exercer.
J'espère que cette réponse sera toute à votre convenance.
Serge Drouginsky, Longueuil
2 février 2010
Lorsqu'on possède plusieurs entreprises, il faut savoir déléguer à des gens compétents,sinon la tâche devient trop lourde. Et quand la tâche devient trop lourde, on a tendance à blâmer les autres. Les autres avec lesquels on doit négocier, ce sont surtout les syndicats. PKP a sans doute oublié ce vieux proverbe: Qui trop embrasse, mal étreint. Plus on a d'entreprises, plus c'est difficile, syndicats ou pas. S'il n'y avait pas de syndicats, il blâmerait la Commission des normes du travail du Québec ou un quelconque organisme, parce qu'évidemment ça ne peut pas être de sa faute, il a réussi ( même si son père lui a donné tout cuit dans le bec), il est parfait. Quantité d'hommes d'affaires vont le confirmer et même d'autres qui ne se mêlent pas de leurs affaires. Pour prendre un exemple: il est plus facile de gérer ine entreprise de 1000 employés que d'en gérer 10 de 100. Il faut qu'il prenne exemple sur Julie, son épouse qui sait déléguer, sinon il va finir par perdre toutes ses entreprises.
Jean Lespérance, Montréal Québec
2 février 2010
À propos de PKP. Ce que j'aime de lui c'est qu'il n'a pas donné de « standing ovation » à Henri-Paul Rousseau pour avoir fait fondre la retraite des québécois au delà des autres caisses de retraite. Il ne fait pas de politique. Il a les deux mains sur SON volant. Alors que les sièges sociaux quittent le Québec, lui sait en fait croître un ici. Il ne s'est pas présenté à Lévis pour perdre son temps à énumérer 88 priorités. N'est pas invité aux rencontres du « Québec Inc » chez Power Corporation. Bref il n'est pas dans le cercle d'amis. Il ne trempe pas (ou il trempe moins) dans les histoires d'enveloppes brunes et de tits amis.
À propos des syndicats. Un syndicat doit être un PARTENAIRE de développement de la société. Il agit ainsi chez Cascade et dans plusieurs autres entreprises. Le fond FTQ participe au développement de la société. Les tentatives de syndicalisations chez Wallmart et Mcdo sont importantes pour l'évolution de notre société.
Un partenaire doit aussi l'être dans les défaites. Les média imprimés... c'est terminé. Moi si j'étais PKP, je l'aurais directement fermé le journal. Attention les gens de Rue Frontenac prouvent leur compétence chaque jour, mais le média imprimé que le consommateur paye, c'est terminé. Les gens préfèrent lire M.Filion dans son carnet. La pub et les petites annonces, c'est rendu sur le net. Les retraites à prestation déterminées, les vacances de maladie, la sécurité d'emploi des fonctionnaires, c'est insoutenable. Le syndicat doit être partenaire de l'évolution, de l'adaptation au changement.
Alain Cloutier, La Prairie
2 février 2010
Monsieur Péladeau est clairement pour un capitalisme libéral et la liberté des travailleurs de choisir librement un syndicat ou de ne pas être affilié de force.
Ce ne sont pas uniquement les gens du milieu des affaires qui les trouvent étouffants. Sortez de votre tour d'ivoire, allez demander aux soudeurs, aux techniciens ou aux camionneurs ce qu'ils pensent de leur syndicat, des menaces qu'ils eurent quand ils voulurent s'en dissocier (envoi de gros bras, intimidation, harcèlement, etc.).
Travailleurs n'égalent pas automatiquement syndicats. Les deux ont même plus souvent qu'autrement des intérêts divergents.
Montréal-Est a tenté l'expérience d'offrir un service d'autobus à ses résidents. Le syndicat des cols bleus a envoyé ses fiers-à-bras pour intimider les citoyens usagers et ils s'en prenèrent à l'autobus de la Ville.
Rarement dans le Québec corporatiste (se cachant derrière les termes de "social-démocratie", "justice sociale", "solidarité") nous pouvons entendre une voix discordante disant qu'il n'y a rien de naturel dans les ententes entre gros gouvernements étouffants, gros syndicats et grandes entreprises.
Bravo plutôt à M. Péladeau pour son courage. Bien des corporatistes - oups, sociaux-démocrates - devraient d'abord se regarder le nombril avant de jeter la pierre.
Mathieu Dem, Saint-Hyacinthe
2 février 2010
J'aimerais bien entendre PKP expliquez le pourquoi de la quasi-faillite de QW. Quel rôle le syndicat a-t-il joué la dedans ?
Le journal de Montréal n'est pas en grève mais en lock-out, la perception du public n'est souvent pas bonne. Est-ce la faute de l'information ? Des journalistes ? Merci de me lire.
Mario Dobson, St-Louis du Ha Ha
2 février 2010
Je ne crois pas que ceux qui s'en sont pris aux propos récents de M. Péladeau fils se trompent. Il y a deux messages dans ses propos et le tout se confond un peu.
Là où ses détracteurs ont trouvé ses propos déplacés, c'est plutôt quand il dit trouver bien lourd d'avoir à gérer son entreprise et ses relations de travail à cause des employés qui travaillent pour lui et des syndicats qui souvent les représentent.
Comme si cela ne faisait pas partie des tâches de gestion quotidiennes d'un chef d'entreprise que de gérer les relations de travail de ses boîtes ! Au demeurant, comme chef d'entreprise, il est certainement bien entouré pour le faire.
Pauvre homme!
Les HÉC et l'École des sciences de la gestion de l'UQAM n'existent pas pour rien.
Et le droit du travail non plus.
C'est certain que la dictature et l'escalavage au travail laissent plus le champ libre aux patrons.
Mais, heureusement, nous n'en sommes plus là, et ne lui en déplaise, c'est en bonne partie grâce aux efforts des syndicats que nous y sommes arrivés.
Pour le reste, M. Péladeau n'est ni le premier ni ne sera le dernier à pourfendre les syndicats et à s'interroger sur leur bien-fondé.
Rien de nouveau là sous le soleil.
Ce qui ne veut pas dire que les syndicats ont toujours raison, loin s'en faut.
Christiane Dupont, Montréal
2 février 2010
C'est une des réactions humaine les plus communes, le conformisme, c-à-d faire comme tout le monde, rentrer dans le rang. C'est ce qui arrive au Québec quand vient le temps de mettre en doute certains dogmes et rapports de force. On ose pas par crainte de représailles, par peur de nuire aux affaires, entre autres, c'est vrai dans le milieu des affaires et aussi dans les médias. Quand aux politiciens ne comptez surtout pas sur eux pour brasser quoique ce soit, ce sont les plus conformistes de tous, électoralisme oblige.
Décourageant en effet de constater toute cette mollesse face aux problèmes si évidents, mais pas surprenant, quant à moi mon idée est déjà faite: le Québec ne pourra éviter le mur. C'est une question de rapport de force et de "deadlock" politique.
Il est absolument impossible de continuer à financer l'état providence Québécois dans sa forme actuelle. Ne pas l'admettre s'est accepter que les services deviendrons de plus en plus pourris, les infrastructures de plus en plus délabrées alors que via taxes et tarifs de toutes sortes l'état Québécois viendra piger toujours plus dans nos poches.
En conséquence nous nous appauvrirons davantage alors que le marché noir, la corruption continueront leur progressions. Évidemment tout cela aura un effet démobilisateur chez les gens productifs, les investisseurs seront peu attirés par le Québec mal équipé et sans main d'ouvre et beaucoup seront attirés sous d'autres cieux, ce qui ne manquera pas d'empirer encore nos problèmes.
Le socialisme est une utopie qui finit mal, c'est tout simplement ça qui est en train de nous arriver. Les gens vaillants et entreprenants s'en sortiront toujours, ici ou ailleurs, mais pour tous les autres, les pauvres, les mal éduqués (ils sont légions), les vieux, ça va faire mal, très mal.
Pierre Brasseur, Vaudreuil
2 février 2010
"Quand un patron vous dit que sa compagnie est comme une grande famille, attendez-vous à travailler pour ses enfants et ses neveux."
Confucius
Comment se fait-il que PKP rencontre les mêmes problèmes de relations de travail dans des pays ou le taux de syndicalisation est beaucoup plus bas qu'au Kébec?
PKP ne roule pour aucune cause sinon la sienne!
L'empire qu'il dirige s'est construit avec l'appui des syndiqués et son père n'a jamais rencontré un seul problème. Avec lui, c'est 14 lock-out en 14 ans!
Le ton est donné et toute discussion inutile avec ce monsieur.
Abdel Hamdi, Montréal
2 février 2010
la récompense du travail, c est le salaire de lemployé; la récompense du citoyen, quel qu il soit, devrait être un dividende social. l'actionnaire d entreprise retire un dividende du simple fait de sa participation au capital financier de l entreprise. chaque individu devrait avoir lui aussi droit a un dividende social du simple fait de sa participation au capital humain de la société. d autres appeleront ce dividende social "un revenu annuel garanti". meme le sénat canadien est actuellement en train d etudier cette formule. lorsque chaque citoyen recevra son dividende social, les tensions seront moins vives dans les relations employé-employeur. si une forme de travail est modifié, et par conséquent le salaire de l employé, il faut équilibrer le pouvoir d achat du citoyen par l arrivée du dividende social. mais pour cela, il faut sortir du regime de dettes des banquiers, cela prend un regime d argent qui mene a la prosperite. c est pour cela que Jacques Menard n ose pas frapper les syndicats comme le fait PKP. Le banquier veut bien conserver son pouvoir de créer l argent et de continuer a voir le Québec nager dans les dettes, les interets sur ces dettes, les deficits et la misere financiere au sein de l abondance des produits et services.
Martin Lacoursiere, Rouyn-Noranda
2 février 2010
J'avoue que je trouve assez étonnant que monsieur Drouginsky écrive que PKP soit un self-made man! Que je sache, la compagnie qu'il dirige était déjà bien florissante avant qu'il n'en soit le président, et elle lui a été léguée que je sache! S'il y a bien quelqu'un qui n'est pas parti de rien, c'est bien lui!
Pour ce qui est de son père, il a grandi à Outremont, a étudié à Brébeuf (l'endroit où se retrouvait toute l'élite francophone de l'époque), a une maîtrise en philosophie et une license en droit. Que je sache, un self-made man, c'est quelqu'un qui a généralement réussi sans beaucoup d'éducation. Pierre Péladeau aurait pu gagner sa vie dans plusieurs domaines. Il devait forcément aimer le risque pour oser l'aventure de partir une entreprise, mais il ne l'a pas fait pour se sortir de la misère, car il avait d'autres options! Cela ne lui enlève en rien son mérite et ses efforts, je tiens à le souligner.
Si vous voulez un vrai self-made man, dans le sens où on l'entend généralement, pensez plutôt à Bombardier!
Martin Lamoureux, Québec
2 février 2010
Le but de PKP est de s'enrichir tout comme c'était le but de son père. Il va écraser tout ce qui va à l'encontre de son but. Quand un journal lui appartient, on devient son porte-parole. Et si je n'aime pas mon porte-parole, je m'en débarrasse. Dans son domaine, il est un dictateur. Notre gouvernement aime les dictateurs, on les enrichit avec la Caisse de dépôt et placement. Plus on les enrichit, plus ils imposent leurs lois. Syndicat ou pas, vouloir être payé cher pour vendre de la camelote, c'est s'illusionner. Mais le plus triste,
c'est qu'on est un peuple qui aime la camelote.
Ceux qui sont payés le plus cher, sont ceux qui sont le moins utiles à la société. Banquiers et leurs semblables, sportifs de violence, grandes gueules, sont les mieux payés. Je rajouterais d'autres catégories qui font autant de tort que de bien mais on ne tolèrerait pas mon langage. Le problème, ce n'est pas les syndicats, c,est le manque d'éducation.
Jean Lespérance, Montréal Québec
1 février 2010
Pierre karl Peladeau a parfaitemanrt raison
Je parle par experience En 1960 jJ'ai perdu
150.000 a me battre avec les demandes trop
exigentes du syndicat Avec 600 employes.j'ai finalement decide de demenager
et me battre avec le syndicat et gagner en cour. pour mepris a 86 ans je manque toujours cette usine ca n'aplus de sens
Felecitations a Pierre Karl pour son bravoure
rosaire houle, Rosemere
1 février 2010
Bravo a ceux qui ont le courage de parler de la trop grande force des syndicats au Québec.
Seul un vote secret supervisé par de tiers parti pourrait a moyen terme ramener un équilibre de force
Vote secret pour la syndicalisation et mandat de grève
Pour les syndiqués de l'état trop tard, cependant on doit établir un cap sur les avantages sociaux de ceux ci .
Le fossé se creuse entre les syndiqués de l'état et autres trvailleurs et ont a plus les moyens de nos ambitions
Merci
Jean-Louis Houde, Montréal
1 février 2010
Je pense que si l'on doit faire un débat sur cette question, il faut éviter de mettre tous les syndicats dans le même bateau. Il y a des situations où un syndicat ne nuit pas du tout à l'entreprise, au contraire. Cascades est un bel exemple je crois.
Je pense qu'on doit aussi séparer la question de l'existence d'un syndicat et celle de l'existence d'une centrale syndicale. J'ai souvent l'impression qu'il y a des monopoles syndicaux au Québec, et que des syndicats locaux sont parfois lésés par leur appartenance à une centrale syndicale, que bien souvent la loi leur impose en plus!
C'est un secret de polichinelle que les centrales se servent de petits syndicats pour créer des précédents ou font des "guéguerres" par principe avec certains employeurs, ou adoptent des stratégies qui débordent souvent l'enjeu d'un syndicat précis. J'espère qu'on distinguera la dimension de centrale syndicale de celle d'un syndicat pour une entreprise, mais bon, si la tendance se maintient, j'en doute fortement!
Martin Lamoureux, Québec
1 février 2010
Ce que j'aime chez Pierre Karl Péladeau c'est qu'il est cohérent avec lui-même et il ne craint pas d'assumer ses positions. Il faut admettre que sa réussite porte objectivement à une certaine admiration, tout comme le travail exceptionnel réalisé aussi par son père qui du petit journal gratuit de Rosemont acheté pour une poignée de dollars est parvenu à figurer parmi les plus grands.
PKP incarne cette race de chefs d'entreprises qui se sont faits eux-mêmes sur le modèle américain du « self made man » ; il est représentatif d'une Amérique qui existe toujours. Plaise ou plaise pas, c'est son fond de commerce. Sous l'homme déterminé et à la limite caustique se cache je pense un homme de coeur.
Mais soyons objectif, dans le contexte plutôt difficile que traversent les médias. Pensez-vous que qui que ce soit lui tendrait une main amicale si pour quelque raison que ce soit, il venait à trébucher ? C'est tout le contraire qui se produirait tous ceux qui sont avides de fric et de succès seraient les premiers à cracher sur sa tombe.
C'est pourquoi l'homme n'a pas d'autre choix que de se cuirasser. – En attendant de meilleurs jours, je trouve que le boulot qui est fait sur le web (ruefrontenac.com) par les employés en « lock out » du Journal de Montréal est vraiment formidable. Après tout, un peu plus d'écoute et de souplesse n'est pas obligatoirement contraire au déroulement et à la bonne marche des affaires.
Serge Drouginsky, Longueuil
1 février 2010
( suite troisième parties)
M.Fillion j'ai toujpurs été contre un syndicat trop extrémiste et un employeur trop extrémiste et j'ai toujours cru à un équilibre des deux.
L'employeur lui il va créer de la richesse par le travail et procure de la richesse et cette même richesse qui doit se multiplier car les sommes des travailleurs vont servir à faire rouler l'économie par la comsommation de bien et de service et venir contribué au trésor québécois.
M.Péladeau il faut vous reprendre par une meilleure évaluation comme leader et aller parler et voir vos employés et leurs familles et vous allez comprendre le tout,et tous ensembles on est capables de donner encore plus de ventilation pour le trésor Québécois .
M.Fillion le Québec et le trésor québécois à besoin de leader,de bon travailleur,d'idées nouvelles pour être tous sur la même et unique chose qui est important éliminer la dette et voir à une meilleure ventilation du trésor québécois pour l,autonomie de nos institutions et à certain faire comprendre que leur argent vient de où et pourquoi punir ceux qui ont contribués à leurs enrichissements.
Les employeurs ont-ils dépassés la bordeline et que la population voit à la nationalisation de tout pour pouvoir s'épanouir et être des travailleurs en paix avec eux même car la récession à fait mal à plusieurs mais il y a un mais les faits son là et pour les gestionnaires ont connais les bonis étaient présent pendant que la population à subi des pertes partout et qui à créer cette crise et qui va la subir pendant des années la population .La population va mobilisé et on ne va pas payer pour le crise.
Merci et bonne réflexion .
Marcel Côté, Ste-Anne-de-Beaupré
1 février 2010
M.Filion bonjour,
Je crois que la tps et la tvq devraient etre uniformisees.Cette taxe que nous pouvons appeler tvoq pour les besoins de la cause pourrait varier de 25 a 30%.Voici mon raisonnement:tous les gens qui travaillent au noir dans le milieu de la renovatioin ou de la constructio,les trafiquants de cigarettes ou de drogues,les actionnaires de cie bidons comme les cies de gestion,ainsi que les actionnaires qui se paient des salaires minables en dividendes.Ces gens etant de gros consommateurs,ce serait donc une facon de leur faire payer leur juste part pour soulager les generations futures.
Bernard Trepanier, 1310 rte 132 St-Anicet j0s1m0
1 février 2010
M.Filion bonjour,
Je crois que la tps et la tvq devraient etre uniformisees.Cette taxe que nous pouvons appeler tvoq pour les besoins de la cause pourrait varier de 25 a 30%.Voici mon raisonnement:tous les gens qui travaillent au noir dans le milieu de la renovatioin ou de la constructio,les trafiquants de cigarettes ou de drogues,les actionnaires de cie bidons comme les cies de gestion,ainsi que les actionnaires qui se paient des salaires minables en dividendes.Ces gens etant de gros consommateurs,ce serait donc une facon de leur faire payer leur juste part pour soulager les generations futures.
Bernard Trepanier, 1310 rte 132 St-Anicet j0s1m0
1 février 2010
"Les syndicats" ont appris à être conciliants au cous des années... Pas PKP ! J'ai lu l'article de M. David et je suis bien d'accord avec lui. Même si plusieurs patrons appuient PKP , il reste qu'il doit accorder un meilleur respect à ses employés: les mettre en lock-out pendant un an est indigne de son père. Péladeau senior respectait davantage les employés qui avaient fait sa fortune.
Serge Belanger, Sept_îles
1 février 2010
( Suite deuxième parties)
Vous savez quoi M.Fillion pour régler le conflit au journal de Montréal en 5-minutes car M.Péladeau a campé son choix et ses dommages pour les travailleurs le syndicat et l'employeur car la grève est un échec d'une négociation entre des employés qui gagne leur vie et un employeur qui veut faire de plus en plus de profit alors voilà "un scoup" M.Fillion si vous voulez réglé la grève au journal de Montréal bien la population de Montréal si elle veut être solidaire aux travailleurs et leurs familles et par vous les journalistes bien il faut commencé comme client à appelé au service aux clients de vidéotron, et mentionné que litige vous touche et que si il n'y avait pas de solution dans le litige au journal de Montréal que comme client vous pensiez sérieusement à voir à une autre alternative pour les services de vidéotron.
Voilà la réponse appartient à la population de Montréal et les journalistes et la solidarité va peut-être se propagés aux banlieux et peut-être assi dans les régions,car il ne faut pas oublié un fait les travailleurs nous aidaient à payés des taxes et impôts pour le trésor québécois,et l'histoire se répète il y a des personnes qui voit à leur enrichissement personelle par des profits toujours des profits et couper les liens avec les loyaux travailleurs et leurs familles .
( suite dans la troisième parties )
Marcel Côté, Ste-Anne-de-Beaupré
1 février 2010
Pierre-Karl Péladeau se fait l'exemple parfait des contradictions du capitalisme sauvage. Evidemment, il a besoin que la masse jouisse de conditions suffisamment avantageuses pour qu'elle consomme sa camelote mais à condition que ce soit les autres qui créent de l'emploi et de la richesse, pas lui.
Daniel Lalande, Laval
1 février 2010
La transparence et l'imputabilité auraient envahis les sphères politiques et économiques selon PKP. Ah oui? Comme argument central pour remettre en question le syndicalisme au Québec en général et dans ses compagnies en particulier, c'est pas fort. Accuser les syndicats, c'est facile.
Le monde capitaliste tant vénéré s'est littéralement cassé la gueule il y a pas si longtemps. La pire crise en 70 ans. L'endettement des pays atteint des niveaux qui ne sont pas viables. Les syndicats n'y sont pour rien, ça n'a même aucun rapport avec les problèmes que nous avons connus et que nous connaîtrons.
Le gros problème, c'est l'appât du gain. Plus on récompense à coup de milliards la spéculation, plus on aura des gens prêts à tout foutre en l'air du moment qu'ils s'en mettent plein les poches. Qu'ont-ils à perdre ses gens-là?
La spéculation en tout genre, bien avant les syndicats, sont une menace à la paix économique que nous visons tous.
Le gros problème, c'est l'appât du gain. Plus on donne de l'argent et des bonus comme à Wall Street, plus on aura des gens prêts à tout foutre en l'air du moment qu'ils s'en mettent plein les poches.
Le grand danger et bien plus là que la syndicalisation.
Frédéric Gosselin, Montréal
1 février 2010
( première partie )
Bonjour M.Fillion ,M.Péladeau fait son argent avec les journaux et vidéotron alors les travailleurs et leurs familles doivent gagné de bon salaire pour pouvoir avoir internet et ce payé le cable et plusieur autre responsabilité payé les comptes la bouffe ect. .
M.Péladeau la non reconnaissance de la syndicalisation par M.Péladeau et la crise économique et financière qui nous à donner une foule de fait comme des bonis pour les gestionnaires,les congés de paiement de fond pension ,les faillites de la part de certaines compagnies où le grand boss de Abitibi Bowater(Waver) ferme la compagnie et se sauve avec 17-millions et les retraités qui subissent des baissent de 30 %Madoff,Enron,Maxell,et Black, est-ce que ses personnages M.Péladeau vous dit de quoi?
Les banquiers au U.S.A. et les gestionnaires ,et les assurances pour protéger le tout et les dettes de tout les fonds de pensions ont subis ,et la spéculation du papier commerciale approuvé comme solvable mais qui était toxiques 40- milliards de moins à la caisse de dépôt et de placement et des bonis et des primes de séparation la table est pleine au deuxième plancher alors une chance que les syndicats sont présent , et quand on ne reconnait pas un travail profesionnel fait par les journalistes de l'information du journal de Montréal qui sont vos employés et qui ont contribués au trésor québécois par leurs impôts et taxes vous êtes pas juste contre les travailleurs mais vous êtes aussi contre ceux qui ont contribué à donner plus pour la ventilation du trésor québécois .
(suite dans la deuxième parties )
Marcel Côté, Ste-Anne-de-Beaupré













