27 janvier 2010
L'imprudence de la STM, de Québec et de Bombardier
Au premier mois d'existence des carnets de Radio-Canada, nous avions discuté ensemble des failles dans le dossier du contrat du renouvellement des wagons du métro à Montréal. C'était en octobre 2006. Déjà, on sentait que le dossier allait être long.
En fait, il s'est écoulé près de six ans entre la décision, en 2004, d'aller de l'avant avec le projet de remplacement des wagons et le dernier soubresaut dans cette histoire, en ce début d'année 2010. Aujourd'hui, pas un seul wagon n'est en fabrication, et il se pourrait bien qu'il n'y ait aucun mouvement sur la ligne de montage avant au moins un an.
Cafouillage ou acharnement contre Bombardier, la STM et le gouvernement du Québec?
Le plus récent chapitre dans cette histoire, c'est Me Julius Grey qui est en train de l'écrire. Le célèbre avocat montréalais va défendre bientôt Zhu Zhu Electric Locomotive, un fabricant ferroviaire chinois, qui conteste l'octroi du contrat visant le renouvellement des wagons du métro de Montréal au consortium Bombardier-Alstom.
Selon lui, Québec fait tout pour favoriser Bombardier dans ce dossier. Dans un nouvel avis d'intention, que le gouvernement s'est senti obligé de publier la semaine dernière, il est proposé qu'un nouvel appel d'offres pour la fabrication des wagons ait lieu et, surtout, il est spécifié que le soumissionnaire intéressé doit être en mesure de fabriquer des wagons sur pneus et non sur rails d'acier.
Or, Zhu Zhu fabrique des wagons sur rails d'acier, pas sur pneus. Selon Me Grey, « on voit ça souvent. Lorsqu'une institution souhaite embaucher un professeur en particulier, elle rédige l'offre d'emploi en incluant toutes les compétences qui figurent à la biographie de l'expert courtisé. Ensuite, elle espère que personne d'autre ne pourra répondre à toutes les exigences ».
Cette façon de faire est inacceptable, à son avis. Tant dans le milieu universitaire que dans le merveilleux monde des wagons de métro. L'avis d'intention, qui pourrait être suivi d'un autre appel d'offres, doit permettre à tous les joueurs compétents de présenter une soumission.
Pourquoi en sommes-nous là?
Revenons en arrière. Québec donne le contrat à Bombardier de gré à gré, sans appels d'offres, en 2005. Première erreur du gouvernement du Québec et de la Société de transport de Montréal. Pour assurer des emplois à La Pocatière, on a favorisé Bombardier.
Alstom a protesté, a poursuivi la STM en cour et a gagné sa cause. L'entreprise a alors obtenu qu'un appel d'offres en bonne et due forme soit tenu. Ce qui s'est donc produit à l'été 2008.
En octobre de la même année, Bombardier et Alstom se sont entendus pour former un consortium et pour construire les nouveaux wagons. Il faut savoir que ces deux entreprises se retrouvent souvent en concurrence pour obtenir des contrats, mais travaillent souvent en équipe sur certains projets, notamment en France, là où se trouve le siège social d'Alstom. Ce consortium allait dans l'intérêt de Bombardier et d'Alstom, et du Québec aussi, ce que le gouvernement ne semblait pas avoir compris dès le départ.
Bombardier et Alstom entament alors des négociations avec la STM pour fabriquer 340 voitures. Contrat de 1,2 milliard de dollars. Durant la négociation, la STM décide de gonfler l'entente à 765 voitures, à plus de 1000 si les options sont exercées. Le contrat dépasse maintenant 3 milliards de dollars. C'est un nouveau contrat.
En fait, soyons clairs: ce n'est plus du tout le même contrat que celui qui a été accordé en appel d'offres en 2008. Et c'est pourquoi des concurrents, comme Zhu Zhu et possiblement l'Allemande Siemens, sont d'avis qu'il faut recommencer le processus, en tout respect des règles de l'OMC auxquelles le Canada adhère.
Que va-t-il se passer?
Zhu Zhu voulait un nouvel appel d'offres. Québec semble y consentir, mais d'abord la STM doit émettre un avis d'intention de 30 jours. Les groupes intéressés doivent prouver alors qu'ils ont les compétences requises pour réclamer un appel d'offres. Et c'est ici que ça bloque: la STM veut des wagons sur pneus. Zhu Zhu ne peut pas faire ça.
Les questions qui se posent sont les suivantes:
Est-ce que Me Grey et ses clients chinois ont raison d'exiger l'abandon du critère « pneus »? Est-ce qu'une proposition de Zhu Zhu, qui respecterait l'exigence que 60 % de l'assemblage se fasse au Québec, serait plus basse que celle de Bombardier-Alstom? Est-ce que le gouvernement du Québec et la STM ont joué encore une fois d'une audace extrêmement dangereuse en modifiant radicalement la teneur du contrat donné en 2008, sans faire de nouveau un appel d'offres?
Pendant ce temps, les vieux wagons de plus de 40 ans du métro de Montréal deviennent de plus en plus désuets... et l'usager n'est pas du tout sur le point de voir apparaître de nouveaux véhicules plus confortables et plus efficaces.
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1 février 2010
Comme je m'y attendais, on procède à l'inverse du bon sens si M.Drouginsky dit vrai.
Il n'y a pas eu d'appel s d'offres pour l''allongement ou l'agrandissement du métro de Longueuil et celui de Laval. On commande des voitures sans être sûr qu'on va les utiliser. Rien n'a été décidé encore en ce qui concerne l'allongement du métro de Laval et celui de Longueuil. Pour aller à St-Hubert,un train de surface me paraît plus intelligent. Comme d'habitude, c'est le fouillis le plus total. Incapable de faire ds études pour choisir la technologie la plus viable, nos administrations vont s'en remettre aux compagnies. Avant de choisir, il serait bon que nos administrateurs aillent voir ce qui se fait ailleurs surtout en Allemagne et au Japon. On peut toujours aller en Chine et en France,mais l'important c'est de ne poas faire des choix à l'aveuglette comme il semble que ça soit le cas présentement.
Jean Lespérance, Montréal QuébecC
1 février 2010
Nombre d'internautes ne semblent pas avoir saisi :
1. Qu'il est prévu un accroissement du réseau avec des extensions à l'est de Mtl. Sur Laval et aussi jusqu'à l'aéroport de Saint-Hubert (Longueuil), ce qui signifie que le réseau va doubler.
2. Cet accroissement justifie qu'on passe de 85 rames à 160 dans un premier temps puis 250 si le réseau est parachevé et qu'il y a augmentation prévisible de la chalandise. Notez bien que j'utilise le terme de rame et non de wagon qui est un notion qui ne prend pas en compte l'évolution technologique des métros, ce dont va bénéficier Montréal.
3. Le réseau actuel est composé d'une voie ferrée, utilisable par un métro sur rail et de deux bandes de roulement, l'une double le rail, la seconde latérale pour assurer la stabilité du guidage. Aussi les essieux sont doubles, rail et pneus.
4. La commande n'est plus de remplacer des wagons vieux par des wagons neufs. Il s'agit d'édifier un nouveau réseau de transport plus étendu couplé à une base existante. Ce qui signifie que tout va changer : la conduite des rames (qui pourrait être automatisée), tout comme les systèmes de régulation qui seront remplacés, etc.
5. Le budget de ce nouveau métro dépassera 3 milliards et se situe une fois achevé plutôt aux alentours de 10 milliards (ou plus).
6. Les compagnies qui soumissionnent ne sont pas les fabricants de toutes les composantes du métro. Ce sont d'abord des concepteurs, ils proposent une solution technique clef en main, puis ils agissent comme intégrateurs (de diverses composantes), enfin comme assembleurs (ils livrent le produit fini).
7. La production du produit fini peut être parfaitement sous-traitée, dépendamment du plan d'affaire, si bien qu'un constructeur chinois pourrait assembler le produit final dans les usines de La Pocatière.
8. Compte tenu du fait qu'il s'agit là d'une transformation majeure du réseau, des sommes considérables pourraient être économisées compte-tenu du choix des technologies. En ce sens même Bombardier et Alsthom doivent revoir leur copie.
Serge Drouginsky, Longueuil
31 janvier 2010
Mille wagons, ça me paraît énorme. Je me demande si on a l'espace suffisant pour entreposer ces mille wagons. La question paraît peut-être stupide, mais on a déjà vu pire. Avons-nous vraiment besoin de mille wagons? À moins de construire de nouvelles lignes à Longueuil et à Laval, je ne crois pas.
Mais avec des administrations cachotières, rien n'est impossible.
Jean Lespérance, Montréal Québec
31 janvier 2010
Voilà !
Après le CHUM, le métro.
Un autre dossier important où le gouvernement cafouille et est incapable de renouveler des infrastructures majeures.
Nous somme en 2010 et le Québec n'est pas capable de faire construire un hôpital, d'acheter des wagons de métro et d'installer des compteurs d'eau.
Et en plus, c'est le Grand bâtisseur lui-même qui est au commande !
Vraiment, que faut-il nous souhaiter pour enfin réussir à aller de l'avant ?
Jean-Benoit Gauthier, St-Bruno
31 janvier 2010
Certes, c'est un nouveau contrat qui demande une nouvelle appel d'offres. Cependant, l'exigence d'avoir des wagons sur pneus plutôt que sur rails n'est nullement diffamatoire face aux Chinois car c'est ainsi qu'est construit et que fonctionne le métro de Montréal depuis ses débuts. Le choix fut fait à ce moment. Il est donc tout à fait logique qu'on ne change pas de technologie pour la suite - ce qui occasionnerait aussi un changement d'infrastructures ! Qui plus est, en tant qu'usager de la STM, je ne souhaite pas avoir des métros bruyants sur rails !
Gaétan Nadeau, Montréal
31 janvier 2010
Le mot-clé qui semble le plus difficile à comprendre par les instances politiques en poste à Québec et Montréal et qui pose des problèmes d'ordre éthique dans la gouvernance, c'est le concept «d' appel d'offres» quand ce n'est pas celui de «conflit d'intérêts»
Quant à Julius Grey, il a certainement vu, dans la défense du client chinois, une poule aux oeufs d'or, au point de le faire dérailler dans l'exercice de son jugement.
Pour faire suite à votre précédent carnet:« La dette du Québec : qui paiera?» On passe de 340 voitures à 1000 dans un laps de temps assez court sans aucune justification, ce qui fait passer la facture de 1.2 milliard à 3 milliards pendant que le ministre des finances
se promène d'une tribune à l'autre avec un rapport d'économistes subventionnés (à gages) qui nous labourent le cerveau avec l'idée que nous vivons au dessus de nos moyens et qu'il faudra couper dans les dépenses, hausser la tarification des services. Avec un tel mépris de l'intelligence des citoyens, comment voulez-vous ne pas être cynique?
Denis Miron, Montbeillard
31 janvier 2010
Je voudrais juste apporter une précision quant au choix du pneumatique versus le rail. Wikipédia résume assez bien la problématique initiale. J'ignore cependant si la technologie sur rail permettrait aujourd'hui de rattraper le pneumatique (j'Imagine que oui, si les chinois veulent faire la soumission), mais un des points à considérer serait la compatibilité du système de rails avec une nouvelle technologie ou le coût pour adapter des véhicule sur rail avec un système pneumatique.
Wiki: Le maire Jean Drapeau ne voulait pas que la construction du métro dérange à ce point Montréal et les ingénieurs de la ville ont opté pour le creusement en profondeur en suivant le roc. Le sous-sol de l'île est fait de calcaire gris assez facilement creusable mais robuste à la compression. Il s'agit donc d'un matériau idéal pour un tunnel. Afin d'amoindrir les coûts, on a opté pour une voiture plus petite et moins large que la moyenne ce qui permet d'avoir des courbes plus prononcées. De plus, on a utilisé des rames de métro sur pneumatique qui peuvent monter et descendre des pentes plus abruptes que ceux sur rail. Ces deux caractéristiques permettent de suivre les meilleures veines de roc, de minimiser la distance à creuser et de pouvoir faire passer les deux voies dans un seul tunnel.
Jean-Lou Hamelin, Montréal
31 janvier 2010
Ce n'est pas parce que quelqu'un est capable de produire à meilleur coût qu'on doit lui abandonner le marché. Quelque soit le domaine,il y a toujours quelqu'un qui est capable de produire à meilleur coût. Le savoir-faire se perd si on abandonne nos entreprises. On doit favoriser nos entreprises avant toute chose. Nos wagons qui étaient supposés durer 30 ans, max, en ont duré 40.
Il doit y avoir des lois protectionnistes pour l'extérieur et non pour l'intérieur. À ne rien fabriquer, on va finir par ne plus savoir rien faire. Nos dirigeants à courte vue ont oublié
qu'il faut protéger les marchés qui génèrent le plus d'emplois. On ne peut pas améliorer ce qu'on a plus. Les entreprises étrangères profitent de l'absence de lois protectionnistes chez nous. Dans les marchés vitaux de notre économie, c'est catastrophique. On appelle cela, la loi de la jungle. Nous ne sommes pas obligés d'adopter cette philosophie. En obligeant Bombardier à s'associer à Alstom, on a fait grimper les coûts. Et il faut penser que si la qualité des voitures chinoises n'est pas là, notre sécurité est compromise. Quels sont nos recours en cas de catastrophe ou de mauvaise construction? Serons-nous capable de les faire payer?
J'en doute. On ne pèse pas lourd dans la balance. La seule chose que les chinois respectent, c'est le profit. Il faut être assez intelligent pour protéger nos marchés à un coût sensé. Ça peut se faire à condition d'être gouverné par du monde intelligent. Y a-t-il du monde intelligent dans le Parti libéral? S'il y en a, ils ne parlent pas fort.
Jean Lespérance, Montréal Québec
30 janvier 2010
Je viens de lire les arguments de monsieur tout le monde et cela me fait rire
Poser la question a la STM a savoir ce qui empecherais les wagons de rouler sur fer et vous comprendrez que les chinois ont rien a faire ici avec leurs roue d'acier.
EX surintendant entretien des véhicules
Lionel Brault, Ste anne des Plaines
29 janvier 2010
Merci Sébastien. Je ne connais pas le domaine, mais je présumais que les rails et les roues de métal assuraient une meilleure traction dans la neige.
Pour donner suite à M.Bessette et l'imageie du sirop d'érable. Je crois bien que si les chinois avaient des érables ils réussiraient à en produire du AAA, le mettre en canne, le faire traverser les mers, donner le 20% de profit aux pétrolières de l'alimentation (Métro, Loblaws et autes) tout en nous vendant le produit à moitié du prix. Mais le sirop c'est la chasse gardée des agriculteurs. Saviez-vous que notre coût de production du lait est 20% plus élevé qu'en France et eux on ne peut pas dire qu'ils font travailler les enfants. C'est ce qu'on appele du protectionnisme pour groupe de pression (UPA).
On paye aussi les tits amis du parti au pouvoir 20% à 30% trop cher. Ça c'est du "protectionnisme" de cercle d'amis. Whissel au pavage, Beaudouin dans le train. Même combat.
Pourquoi ne pas tout simplement avoir un plan de développement économique? Chercher à être bons? Productifs? Profiter de nos forces. Cesser de refuser l'innévitable, soit se battre dans ce commerce mondial? Le gouvernement et ses payeurs de taxes n'ont plus les moyens de compenser le manque de productivité.
Alain Cloutier, La Prairie
29 janvier 2010
Bonjour,
Les montréalais doivent supporter un Métro qui est de plus en plus désuet et tombe en panne de plus en plus souvent. Puis, un jour, le carnet de commande de l'usine de La Pocatière s'est retrouvé vide et le ministre de cette région, Claude Béchard, nous a alors informé qu'il était urgent de renouvellé la flotte de la STM et qu'il fallait une entente de gré à gré car on avait pas le temps d'aller en appel d'offre. C'est là qu'a commencé tous les problèmes. Quand un ministre Libéral et le maire d'une ville du bas du fleuve dicte à Montréal ce qu'il doit faire. Ça aurait du être le maire de Montréal qui dicte se qui est bon pour sa ville, mais avec Gérald Tremblay, de l'autorité et une vision c'est trop lui demander. Nous voyons aujourd'hui le résultat de ce cafouillage.
@ Alains Cloutier : La technologie sur pneu ou sur rail importe peu pour faire sortire le métro à l'extérieur. Au Japon, ils ont un métro qui fait de l'intérieur et de l'extérieur qui est sur pneumatique. Notre Métro ne peux sortir de terre à cause de la conception de son système d'aprvisionnement électrique.
Sébastien Tétreault, Montréal
29 janvier 2010
En 2007, ma conjointe et moi avons utilisé à quelques reprises le métro de la Ville de Francfort. Dès que les portes furent fermées, nous nous sommes crus dans un studio d'enregistrement. Quel silence! A part les murmures des autres passagers, les bruits sont feutrés. La climatisation est silencieuse mais efficace. La suspension atténue efficacement les secousses typiques des déplacements en métro. Les coussins des sièges sont en tissu imitant le velours. Aucune marque de vandalisme.
J'ai fini par trouver une petite plaque qui mentionne le fabricant. C'est Alstom. Puisqu'il faut acheter de nouveaux wagons à Montréal, il ne faut rien accepter de moins que le meilleur niveau de confort que les progrès technologiques ont rendu possible.
Jean Livernois, Québec
29 janvier 2010
Il s'agit encore une fois d'un beau témoignage de la piètre performance en gestion de projets au Québec et surtout de l'incapacité de la classe dirigeante d'exercer un vrai leadership dans ces projets qui devraient être rassembleurs pour les québécois.
Au contraire! L'apparition de ces intentions sont sources de chicanes et de conflits où les intérêts corporatifs dépassent et de loin l'intérêt de la société. On n'a qu'à penser au CHUM où même les laveurs de vaisselles ont leur mot à dire dans le choix d'un site. Et que dire de l'échangeur Turcot sur le point de s'effondrer? Tout est arrêté parce que la madame qui habite sous une bretelle depuis quelques mois pense que c'est le paradis sur terre?
C'est de leaders dont nous avons besoin au Québec pas des eunuques.
Pierre Santa-Ana, Beaconsfield
29 janvier 2010
Je dois admettre que l'argumentation juridique me dépasse complètement. Permettez-moi une analogie:
Dimanche prochain, vous recevrez des amis au brunch et vous vous rendez à l'épicerie pour faire des achats, dont du sirop d'érable, que vous voudrez servir avec vos crêpres.
À l'épicerie, vous rencontrez un fabricant de sauce chinoise qui vous dit que vous devriez servir vos crêpes avec sa sauce. Vous refusez et continuez votre chemin. Or, juste avant d'arriver à la caisse (votre canette de sirop d'érable bien en main), un avocat vous menace de vous poursuivre parce que vous refuser d'envisager de manger vos crêpes avec de la sauce chinoise. Incroyable.
Je tiens également à répondre à l'argument selon lequel on économiserait "la moitié" en achetant chinois:
1. Rappelons-nous qu'on finit toujours par en avoir pour son argent. Vous payez moins, vous obtenez moins.
2. Le secteur du transport est une compétence distinctive du Québec. Renoncer à encourager Bombardier, c'est renoncer à un savoir qui distingue le Québec dans le monde et qui génère une richesse chez nous.
Bref, vivement le sirop d'érable sur les crêpes et les pneus dans le métro. Sinon, toute cette aventure de sauce et de wagons chinois risquent de laisser un bien mauvais goût dans la bouche.
Benoît Bessette, Montréal
28 janvier 2010
Chaque pays comprennent qu'ilsfaut investir dans ses propes riches intellectuelles, matérielles pour prospérer...au Japon selon des données récentes, les habitants sont prêts à ''investir plus de 30'' plus chers pour acheter du made in Japan...C'est ça le patriotisme...comme le buy American Act...Acheter ici une bonne partie des wagons (dans ce cas-ci)avec les meilleurs pièces(technologies) d'ailleurs... voilà qui sauvent des emplois et qui fait enrichir tout un peuple...3 milliards investient dans notre économie (Bombardier,Alstom)...Ca ne coute en fait que très peu étant donné les énormes retombées socio-économiques (usines,salaires,sous-traitance )...
Labelle Steves, St-jerôme
28 janvier 2010
L'attribution de gré à gré était complètement débile et Raymond Bachand se pétait les bretelles en disant avoir reçu un avis juridique en béton, alors que tout le monde voyait venir de loin le non-respect d'un paquet de règles de l'OMC.
Construire au Québec c'est bien beau, mais c'est au bénéfice de qui réellement? Quel part du contrat va réellement à des travailleurs québécois? Combien d'argent est englouti dans le bénéfice qui est redistribué en dividende ou en rendement à des intérêts étrangers?
Si on paie deux fois trop cher pour le métro, est-ce que c'est réellement béfénique pour le Québec? Avec le 1.5 milliards de payé en trop, on pourrait payer 25 000 personnes pendant un an 60 000$ à rien faire, et on aurait tout autant stimulé l'économie.
Vincent Gagnon, Montréal
28 janvier 2010
Moi si je m'en vais chez le concessionnaire GM m'acheter une voiture, c'est tu GM qui va me dire si je mets des mags ou des roues normal ou encore si je veux mon char bleu ou rouge? C'est quoi cette affaire là! C'est le fabricant qui doit se conformer à ce que le client demande et non l'inverse... Ça tient pas deboutte!
Y'a juste au Québec qu'on voit des affaires de même! Ou ça va s'arrêter ces niaiseries là???
René Gilbert, Rouyn-Noranda
28 janvier 2010
Bonjour M.Fillion voilà ce qu'il faut une société d'État sur le transports en commun pour une énergie verte et construire nos trains sur rails et la même chose pour les autobus électriques ont est 30- ans en arrière l'État du Québec devrait à ce jour être l'État ou tout les autres pays viendrait pour voir notre technologie de transport électrique mais on dort avec la puck à quand un éveil nos ressouces naturelles et matière première avec une nationalisation et des sociétés d'État pour faire la job les travailleurs vont être bien rénuméré et créer de la richesse au trésor québécois il suffit de ne pas donner de bonis à nulle part dans aucune société un salaire fixe et au mérite transparent et en accord avec les règle du trésor québécois .
La société d'État procure de la richesse pour le trésor québécois ,les entreprise privées est la création des banques pour le profit des banques et procure de la ventilation des banques .
Le gouvernement doit choisir la ventilation des banques ou la ventilation du trésor québécois à la population de décidé par référendum sur le site du gouvernement des idées prébudgétaires le site existe il ne suffit de faire un référendum sur le site.
Merci et bonne fin journée.
Marcel Côté, Ste-Anne-de-beaupré
28 janvier 2010
Quant à moi, je considère que de restreindre l'appel d'offre à des wagons est discriminatoire. On devrait plutôt l'ouvrir à différents modes de transports, incluant les bateaux à moteur, les gondoles et les pédalos. Cela permettrait de plus à Bombardier d'élargir son offre.
Techniquement, il serait très simple d'inonder le métro (en bouchant quelques fuites), si j'en crois mon oncle ingénieur retraité qui avait proposé cette idée dès 1942, mais s'est fait retiré le projet par une sombre machination politique.
L'utilisation de gondoles permettrait d'atteindre les objectifs de développement durable sans dégagement de CO2 et le chant des gondoliers diminuerait le stress et l'incidence des malaies cardiaques. La formule mixte gondoles-pédalos permettrait également à ceux qui le souhaitent d'améliorer leur condition cardio vasculaire.
Berri-de-Montigny-UQAM pourrait être transformée en magnifique fontaine à étages et la fabrication des écluses permettrait de développer l'emploi.
Je pense donc que Julius Grey devrait élargir son action. Il faut voir grand.
Daniel Gagnon, Québec
28 janvier 2010
Chaque jour on parle de malversation et nous sommes tous frustrés de voir ce qui se passe chez nos élus. Les factures des tits amis gonflées de 20 à 30%. Le refus d'enquêtes publiques, etc. Et bien de protéger un contrat pour Bombardier pour moi c'est un peu comme de donner un contrat à la compagnie de Whissel. Ça profite seulement à un plus grand nombre d'employés au Québec.
Si Zhu Zhu réussissait à nous faire un nouveau métro et à nous poser des rails pour la moitié du prix de Bombardier? Alors pourquoi ne pas épargner ce milliard et demie? Pour ne pas choquer le mari de la fille de JA Bombardier? M.Beaudoin, bon ami de M Charest?
Et si Zhu zhu nous prouvait que les rails et les roues de métal sont plus sécuritaire, moins polluant et coûte moins en entretien?
Et si éventuellement on sortait notre métro des souterrains pour le doter d'extensions extérieures à Laval et sur la Rive-Sud, peut-être qu'il serait mieux de l'avoir sur rail?
Finalement. Pourquoi Zhu Zhu ne ferait-il pas les wagons et Bombardier et Alstom les bases de roues?
Ne soyons pas chauvins. On aime bien percer en Chine. C'est un gros marché. Certaine de nos forces nous permettent d'y aller. Si nous ne sommes pas assez compétitifs dans les chemins de fer, on ne doit pas subventionner notre incompétence, mais bien se repositionner.
Alain Cloutier, La Prairie
28 janvier 2010
1- La question « Est-ce que Me Grey et ses clients chinois ont raison d'exiger l'abandon du critère « pneus »? » ne se pose même pas. Zhu ZHu n'avait qu'à soumissionner pour des wagons roulant sur pneus, point à la ligne.
2- La raison pour laquelle Zhu Zhu tente de nous forcer la main est que Zhu Zhu est incapable de compétitionner pour des wagons roulant sur pneus, ou ; Zhu Zhu a manqué le métro et tente de le rattraper par une manigance visant à forcer un nouvel appel d'offres pour des wagons roulant sur pneus OU sur roues métalliques. Un nouvel appel d'offre pour des wagons roulant sur pneus OU sur roues métalliques donnerait le temps à Zhu Zhu d'ajuster son offre juste en dessous de celles de ses compétiteurs afin de décrocher le contrat.
3- Qui payerait les coûts pour enlever les vieux rails pour pneus et poser de nouveaux rails pour roues métalliques, en plus des frais d'outillage et d'apprentissage que le changement apporterait ? Sûrement pas Zhu Zhu.
4- Si les wagons sont faits en Chine, vous pouvez vous attendre à de nombreuses défaillances et probablement des accidents graves ; la qualité des matériaux et de la main d'oeuvre sera la même que celle de la sale camelote chinoise qui nous est parvenue à ce jour. Tout est dans le « look », aucune substance. Voulez-vous perdre votre vie dans un accident de métro ? Même en supposant que Zhu Zhu fournirait une garantie prolongée, voulez-vous faire les frais des défaillances qui viendraient avec des wagons style camelote chinoise ?
5- Pour vérifier que les matériaux rencontrent les normes nord-américaines (afin qu'il n'y ait pas d'accident grave), cela impliquerait des coûts faramineux (analyse de métaux, analyse de la qualité des contacts électriques, etc. - Au cours des dernières années, plusieurs accidents d'avion sont survenus à cause de pièces qui ont été remplacées par des pièces dont les alliages n'étaient pas ceux décrits par les fournisseurs des pièces de remplacement). Qui paierait les frais, Zhu Zhu ?
Daniel Guibord, Montréal
28 janvier 2010
Pardon de reprendre la parole. Il convient d'apporter quelques précisions techniques. Comprenons bien que le système de métro à pneumatique fonctionne sur un double cheminement. Vous avez un rail normal qui est doublé d'une bande de roulement pour les pneus et d'un système de guidage latéral. Cette technologie offrait de grands avantages voici un demi siècle en comparaison des essieux conventionnels en acier de l'époque. Alsthom était la firme la plus avancée dans cette technologie.
Depuis, les essieux en aciers — les roues étant la partie la plus visible — ont beaucoup progressé grâce d'ailleurs aux TGV et offrent des qualités qui sont même supérieurs aux systèmes pneumatiques. Le système mis au point par Datong Locomotive Works avec Zhuzhou Electric Locomotive semble apparemment performant et offre une très grande stabilité même à grande vitesse. Il faut comprendre que le contrat ne consiste pas remplacer seulement les wagons mais aussi les wagons qui servent de motrice (ce qui veut dire les trains au grand complet). Dans le cas où on veut augmenter la fréquence et le nombre de rames, puisqu'on prévoit à terme l'extension du métro de Montréal, un tel choix peut être rentable et répondre voire surpasser les impératifs techniques.
L'inconvénient des métros pneumatiques est qu'il faut remplacer les pneus ce qui implique des immobilisations de wagons et des motrices régulièrement. Donc vous ne pouvez pas employer le matériel roulant en tout temps. Qui plus est Zhuzhou peut très bien procéder à l'assemblage des rames au Québec et choisir des fournisseurs locaux, ce qui fait que le produit fini sera à 60% Québécois. Enfin avec une possibilité de 1000 wagons en tout on peut parvenir à des économies d'échelle et de ce fait abaisser le coût de la production sans nuire à la qualité.
Notez que Alsthom maîtrise très bien la technologie à essieux d'aciers et aussi Bombardier qui est devenu un incontournable dans cette industrie. — Ce qui nous ramène bien à l'incohérence politicienne.
Serge Drouginsky, Longueuil
28 janvier 2010
Ce qui se passe est inévitable car il n'y a pas de lois pour protéger notre économie, nos manufactures, nos industries. Depuis le temps que je crie que la folie du Libre-échange est un désastre, on en a la preuve.
Tout le monde se mêle de nous dire quoi faire. On se doit d'être concurrentiel à l'intérieur pour augmenter la productivité, mais pour l'extérieur, on se doit d'imposer des principes, d'avoir des normes. Or nos gouvernements n'ont rien compris et c'est cela que ça donne comme résultat.
Jean Lespérance, Montréal Québec
28 janvier 2010
J'ai lu votre carnet de 2006. Le cafouillage « hélas » n'est attribuable ni à Bombardier, ni à Alsthom puisque les deux compagnies ont fort intelligemment su jouer de leur complémentarité, pas plus qu'il ne faut en faire porter l'odieux à la STM. La principale cause de ce cafouillage (comme vous dites) et la résultante directe et totale de nos excellents gouvernements qui siègent dans notre belle province et qui sont incapables d'adopter des politiques en matière d'infrastructures qui soient cohérentes. Cela englobe aussi la politique en matière de transports et de transports en commun en particulier. Ce vide politique fait de politiciens incompétents (dans certains domaines) se vérifie à merveille dans la métropole qui est dirigée par un maire qui ne connaît que peut de chose aux transports et qui ne sait strictement rien de la plomberie, je pense évidemment à l'affaire des compteurs d'eau.
Mais qu'à cela ne tienne, tous ces gens là ont les mains parfaitement arrimées sur le volant. En toute fin comme toujours, ce sont les usagers qui payeront la note. C'est déplorable, cela démontre un manque total de vision.
Le plus simple je pense serait de mettre toute la grande région de Montréal piétonne et de distribuer des bicyclettes gratuitement à tout le monde. Fini les embouteillages, le smog, les retards pour traverser les ponts et les tickets pour infraction au stationnement, sans compter que nous allons être en santé, excellent pour les poumons, les excès de poids et globalement le cardio-vasculaire. Grâce à cela le système de santé va devenir tout de go : bénéficiaire ! – À vos bicycles citoyens !
PS : Il est tout-à-fait possible de faire rouler des wagons à roues d'acier sur les infrastructures du Métro, du reste cela pourrait réduire de manière significative le coût de l'entretien. Ce ne sont pas seulement les wagons qui sont surannés mais aussi la loi sur les appels d'offre qui est dysfonctionnelle et c'est vrai pour tous les appels d'offre. – Ce sera tout pour aujourd'hui.
Serge Drouginsky, Longueuil
27 janvier 2010
Pourquoi la STM ne va-t-elle pas de l'avant avec le contrat de 340 voiutres, quitte à faire un appel nouvel d'offre pour les wagons supplémentaires seulement ?
Il me semble que ça mettrait un terme au monstrueux cafouillage auquel on assiste et qu'il pourrait y avoir au mons 340 nouveaux wagons en service dans les plus courts délais possilbles.
D'autre part, je trouve inadmissible que Zhu Zhu impose ses conditions à son client. Ce serait plutôt à lui de s'adapter aux exigences de la commande, et non l'inverse.
J'en ai marre de cette saga : elle donne à voir l'incompétence magouilleuse du gouvernement, mais cela ne m'étonne pas.
Marc-André Villeneuve, Saint-Elzéar-de-Témiscouata
27 janvier 2010
Est-ce que les règles de l'OMC exigent réellement qu'un appel d'offre soit dénué de toute spécifications techniques afin de permettre à n'importe quel fournisseur de soumissionner?
Il me semble, à moi, que le choix des pneumatiques n'est pas une exigence démesurée compte-tenu du design actuel de notre métro et des avantages qui sont derrières le choix initial et qui prévalent encore. Comment un avocat peut-il réellement plaider, en toute bonne foi, qu'un donneur d'ouvrage est de mauvaise foi simplement parce qu'il impose une contrainte aussi "évidente". Monsieur Grey représentera-t-il ensuite un fournisseur seul capable de construire des locomotives à pédales?
JS Neveu, Montréal
27 janvier 2010
Un autre exemple de l'incompétance du gouvernement charest1
Un plan pour développer le grand nord mais pas de plan, que des idées!
Et les déboires de la Caisse de Dépôts, le Mont Orford, le Surroit, les collusions, la corruption, les dépassement de couts, 2 CHUM l'un JUSTE pour plaire aux anglophones: sa basse électorale (3/4 milliard) la NON protection du francais et j'en passe....
Un vrai désastre ce gouvernement malheureusement élu par les Québécois-ses!
Richard Denis, montreal
27 janvier 2010
Moi qui fait tout pour m'approvisionner localement ... c'en est décourageant, J'ai mis le pied dans un Wall Mart une seule fois, et j'en suis ressorti sans rien acheter après avoir constaté que tout , sauf le ketchup Heinz provient de Chine. J'ai même annulé ma carte de membre de "Costco" pour la même raison, en plus, entre autres, de tout le "dumping" de viande de porc en provenance des USA... Huummmm ! Il faut le faire, au Québec en 2010, acheter du porc américain... ! Espérons qu'il s'est bien alimenté !
Je comprends ( et espère) que les "professionnels" savent ce qu'ils font au niveau mondial, du moins en ce qui a trait aux échanges commerciaux internationnaux... mais je vois des gens perdre leur emploi autour de moi, et je me demande vraiment s'il reste des copies de " Small is beautifull " dans nos bibliothèques...! ! !
J'ai bien hâte de prendre un métro chinois.. avec les instructions et la garantie traduites littéralement du dictionnaire mandarin. Çà va sûrement faire baisser le prix des billets de transport... n'est-ce pas le but ultime de tout ceci ?
Jean Couture, St Faustin - Lac Carré
27 janvier 2010
Je dois avouer qu'il y a quelque chose qui m'échappe ici. Que je sache, le métro de Montréal a été conçu avec des wagons sur pneus et ne possède aucune rame sur rail. Dans ce contexte, il me semble que le gros bon sens dicte qu'une firme qui ne peut produire ce dont on a besoin n'a rien à voir dans le processus. À ce compte-là, un fabricant de bateau pourrait aussi dire qu'il veut participer au processus, et que le fait qu'il n'ait aucune expertise pour fabriquer un wagon sur pneu ne devrait pas être une raison pour l'exclure.
Je ne peux pas croire que ce soit le seul argument en litige. Est-ce que les accords internationaux sont vraiment conçus pour que n'importe qui puisse participer sans aucune expertise? Ce n'est sûrement pas stupide à ce point, et je serai très déçu qu'un juge accepte l'argument de monsieur Grey.
Si cette poursuite a été jugée suffisante pour arrêter le processus, c'est qu'il y a forcément autre chose, par exemple des jeux de coulisse pour des contrats dans d'autres domaines entre le Québec et la Chine. Comme les journalistes aiment enquêter ces temps-ci, à eux de trouver la vraie raison!
Martin Lamoureux, Québec
27 janvier 2010
La décision de faire rouler notre métro sur pneumatique remonte à plus de 40 ans. C'est à ce moment qu'il a fallu s'interroger sur la pertinence de choisir les pneus plutôt que les rails. Aujourd'hui nous avons une conception que certains peuvent juger contestable mais là n'est pas l'objet du contrat. Zhu Zhu aurait très bien pu soumissionner sur le contrat dès le départ. S'il ne détiennent pas l'expertise sur ce type de produit, tant pis pour eux. C'est comme si une compagnie décide d'acheter des avions à hélices et qu'un concurrent fabrique uniquement des avions à réaction. Le concurrent ne peut invoquer son absence d'expertise pour dire que le choix est mauvais. Le choix du type de produit relève de celui qui commande. Les soumissionnaires doivent présenter une soumission conforme ou s'abstenir. Dans cette cause, monsieur Grey ne cherche qu'à récolter des honoraires. C'est son travail, mais, s'il vous plaît, pas de publicité gratuite pour lui.
René Delsanne, Longueuil
27 janvier 2010
C'est quoi s'te patente là?
Va-t-il falloir payer une amande chaque fois qu'on n'invite pas quelqu'un à prendre le thé?
René Arseneault, Trois-Rivières
27 janvier 2010
Le contrat de fabrication des wagons de métro était accepté avec le consortium Bombardier-Alstom; je croyais qu'on avait déjè commencé à travailler sur le projet.
Pourquoi devrait-on reprendre un contrat déjà accepté et aller en appel d'offres ? Est-ce qu'on aurait pas pu aller en appel d'offres pour un deuxième contrat ? Le premier aurait dû être commencé et en principe aurait pu créer des emplois au Québec.
Je viens d'écouter votre émission "Qui paiera la dette ?" dans laquelle on parle de création de richesses. Comment est-ce possible de créer de la richesse quand on agit de la sorte avec un contrat de fabrication de wagons ?
Quant à Me Grey, c'est n'importe quoi pour très bien gagner sa vie.
J'ai l'impression de ne pas avoir donné mon opinion au complet sur le sujet parce que je suis trop enragée et je ne voudrais pas être impolie - ce n'est pas RDI économie le responsable.
On dirait qu'au Québec on a tendance à "s'enfarger" dans les fleurs du tapis avec tout et rien ce qui nous empêche de faire de la création de richesse et donner un meilleur niveau de vie pour les citoyens.
Quant aux wagons sur pneumatiques...ça fait 45 ans que ça fonctionne bien ainsi, est-ce qu'on ne peut pas continuer à les produire de la même façon...la richesse se crée maintenant en Asie, mais pas ici.
Je n'y comprend rien...
Joanne Mc Nicoll, Salaberry-de-Valleyfield
27 janvier 2010
J'adore votre émission, c'est devenu une drogue. Félicitation pour vos efforts à quérir un équilibre dans les points de vues présentés.
Pour ma part, une question toute simple: à QUI doit-on cette fameuse dette?
Est-ce que c'est semblable au Québec qu'aux États-Unis? Est-ce vrai qu'une bonne partie de notre dette du Québec est due au Québécois sous forme d'obligations?
Si oui, il me semble que l'urgence est relative, et qui fixe les taux d'intérêt? La banque du Canada? qui suit la FED?
Je les vois venir les requins de la droite néo-libérale qui va profiter du contexte économique pour remettre en question des acquis sociaux pour lesquels nos ancêtres se sont battus et qui sont plus facile à perdre qu'on pense.
La dette à mon avis est une géante preuve de l'effet direct de la doctrine néo-libérale qui prône la privatisation des profits pour un petit groupe et la socialisation des pertes sur la masse, sur la classe moyenne en voie de disparition.
Il est impensable d'augmenter davantage le fardeau de la classe moyenne. Commencer par récupérer des droits d'exploitation raisonnables sur les mines et autres ressources naturelles.
Les augmentations de taxes à la consommation, les hausses de tarif, pénalise de façon identique les gens peu importe le revenu, ce qui est moins équitable qu'une hausse des impôts qui touchent pas que les consommateurs, mais les banques et autre cie aussi.
Je suis d'accord avec M. Fillion, il n'y a pas tant d'urgence que tente de nous le faire croire les libéraux. La contraction de l'économie qui résulterait des hausses de tarif est voulue d'après moi.
Une dernière question, pour les recherchistes de l'équipe: que pensez-vous des arguments et solutions présentés dans le documentaire : Money Masters.
onebigtorrent.org/torrents/2615/The-Money-Masters
(Désolé je n'ai pas trouvé en français)
Co Sénéclause, Montreal
27 janvier 2010
Ça n'a aucun sens d'abandonner le critère du pneumatique qui existe depuis l'ouverture du métro en 1966 ou 1967 pour l'Expo.
Am Bilodeau, Montréal (Verdun)
27 janvier 2010
il est intéressant de voir que le dossier ne fait que s'envenimer. À ce rythme-là, nous allons obtenir les nouveaux wagons à peu près en même temps que la mise en place du nouveau CHUM.
Je crois que Zhu Zhu Electric Locomotive fait fausse route et j'espère qu'ils perdront leur cause. Le système de circulation du Métro de Montréal en est un sur pneu, et non sur rail, ce qui rend incompatible les wagons de Zhu Zhu. Si les gens de Zhu Zhu pourraient soumettre, avec un produit non-compatible, il faudrait alors nécessairement faire un autre contrat pour changer le système sur pneu à sur rail. Il s'agit d'une dépense supplémentaire. Bien entendu, ceci n'est pas le problème de cette compagnie. L'abandon de cette clause permettrait probablement à Zhu Zhu de gagner l'appel d'offre pour les wagons car les coûts supplémentaires pour l'adaptation du système ne seraient pas inclus.
Si Zhu Zhu ne peuvent démontrer que non seulement le coûts des wagons et de l'adaptation nécessaire sont inférieur à l'appel d'offre, ils ne démontrent pas leur capacité à remplir le contrat.
Philippe Valois, Montréal
27 janvier 2010
Il me semble que tout le système de métro de Montréal fonctionne sur roues. Il y a incompatibilité. C'est comme si tous les logiciels du gouvernement fonctionnaient sur PC, mais un fournisseur exigerait de pouvoir lui vendre des machines fonctionnant seulement sur Mac ou Linux. Comment alors être pris au sérieux? Et pourtant, il semble qu'on prenne les requêtes de Zhu Zhu au sérieux. Bien étrange ce gouvernement.
Nous sommes en pleine science-fiction, Me Grey. Peut-être auriez-vous plus de succès à forcer Bombardier ou Alstom à vendre à Zhu Zhu la technologie sur roue.
Jean-François Allard, Saint-Lazare
27 janvier 2010
Bonjour M. Fillion.
Je ne sais pas ce qui se passe avec M. Gray, il est de toutes les causes anti-Québécoises et surtout francophones.
Ça me semble très clair, un métro sur pneus et non sur roues en acier....
Depuis toujours, en commerce, c'est le client qui a raison et non le vendeur.
Il est temps de se reprendre en main car M. Gray va nous faire avaler une autre grosse couleuvre.
Réjean Carrière, Repentigny
27 janvier 2010
Bonjour
2 aspects me viennent à l'esprit à propos de ces litigieux pneus.
Tout d'abord, opter pour des trames sur rail ne nécessiterait-il pas le changement de tout le système de rail déjà présent? On rajoute beaucoup de temps et d'investissement et on rend l'offre de ZuZu moins concurrentielle. J'imagine mal aussi comment on pourra faire la transition. On ne peut pas arrêter le métro, changer tous les rails et repartir avec les nouveaux wagons.
Deuxièmement, l'utilisation de pneu apporte des avantages indéniables comme une meilleure accélération/décélération, moins de bruit et moins de vibration. Est-ce que la STM aurait le droit d'exiger des pneus pour ces raisons techniques ou s'il faut simplement que les wagons soient aussi performants que ceux d'aujourd'hui?
Dossier à suivre...
Alexandre C., Laval


















