20 janvier 2010
Subversif, Avatar?
Dans une décision qui a surpris et choqué bien des gens ici, les autorités chinoises ont décidé de limiter grandement les projections du film à succès Avatar. Le dernier film de James Cameron est une réussite en Chine, où il domine les salles de projection et les recettes.
Comme bien des choses ici, la décision du Bureau du film chinois est nébuleuse. Le distributeur chinois d'Avatar, une agence de l'État, ne répond pas au téléphone. Mais certains propriétaires de salle se sont fait dire qu'Avatar était en train d'éclipser un des grands films chinois de l'année, Confucius. Le gouvernement a financé en partie ce film sur le célèbre philosophe chinois, et il tient à ce que les Chinois le voient.
Avatar et la société chinoise
Bien des gens croient également que les autorités chinoises n'apprécient guère le parallèle entre Avatar et la société chinoise, c'est-à-dire un petit peuple qui combat son expulsion... et qui finit par avoir raison de ceux qui veulent l'expulser. Cela ressemble drôlement à l'histoire quotidienne de milliers de Chinois, qui se font évincer de leurs logements par des entrepreneurs peu scrupuleux.
Avatar ne sera pas pour autant interdit de projection. Mais à compter du 23 janvier, il ne pourra être projeté que dans les salles IMAX ou celles qui peuvent accommoder le 3D, c'est-à-dire 800 des quelque 5000 salles de cinéma de Chine. Cela va grandement en limiter l'accès.
La Chine est déjà très protectionniste pour ce qui est du cinéma. Elle ne permet la distribution que de 20 films étrangers par an. Ironiquement, James Cameron était de passage à Pékin pour la première d'Avatar il y a de cela quelques semaines. Il avait plaidé pour que la Chine ouvre grand ses portes au cinéma du monde. Son film, aujourd'hui, est, semble-t-il, victime de son succès.
Mais au moment même où Google menace de quitter la Chine en raison des restrictions que lui impose le gouvernement, l'incident Avatar semble illustrer que le gouvernement chinois ne souhaite pas que les Chinois communient et communiquent de façon totalement libre avec le reste du monde. Ces plus récentes restrictions, pourtant, touchent davantage la classe moyenne que les dissidents politiques.
Regardez les reportages de Michel Cormier sur notre page
« International »
Avant d'entrer en fonction comme correspondant de la télévision de Radio-Canada et de la CBC à Pékin, Michel Cormier a été correspondant à Paris et à Moscou, chef de bureau de la colline Parlementaire à Québec et correspondant du Point à Ottawa. Auparavant, il a été correspondant national de l'émission Sunday Morning, à la radio de la CBC et journaliste à l'émission Présent-dimanche à Montréal. Natif de Cocagne, au Nouveau-Brunswick, il a commencé sa carrière au réseau atlantique de Radio-Canada à Moncton. Il détient un baccalauréat en journalisme de l'Université Carleton et une maîtrise en science politique de l'Université Laval.
Michel Cormier a été le premier journaliste canadien à pénétrer en Afghanistan à la veille de l'offensive américaine. Il a interviewé Hamid Karzaï et Vladimir Poutine, a couvert la tragédie du Koursk et le conflit en Tchétchénie; il a été l'un des rares journalistes à assister au renversement populaire du président géorgien Édouard Chevarnadze, dont la couverture lui a valu une mention pour le prix Gemini. De Paris, il a couvert la crise des banlieues, les attentats de Londres et la mort du pape Jean-Paul II; il s'est aussi rendu maintes fois en Israël et dans les territoires occupés.
Il a obtenu les prix Anix et Judith-Jasmin et il est l'auteur de trois livres: Un dernier train pour Hartland, biographie de l'ancien premier ministre Richard Hatfield, écrite avec Achille Michaud; La révolution acadienne, biographie de l'ancien premier ministre Louis Robichaud, pour laquelle il a reçu le prix France-Acadie. À l'automne 2007, il a publié chez Leméac La Russie des illusions, une série d'essais dur la Russie, que Le Devoir a salué comme un livre « fascinant [...] qui s'inscrit dans la tradition des ouvrages signés par des grands reporters qui allient l'acuité du regard sur l'autre et la compassion à une écriture solide ».
9 février 2010
D' après l' article du très respecté Mr Cormier
800 cinémas équipés du dernier procédé de
projection au monde soit Imax ou 3D sont autorisés à projeter le film Avatar.Je ne sais pas combien il y a de cinémas Imax à Mtl et
combien il y en a au total au Canada,et surtout combien de ces cinémas à la pointe de la technologie nord américaine projettent de films chinois par année pour notre peuple si épris de paix et d' information ? Peut une personne bien intentionnée pourrait en informer l' audience de Radio Canada si respectueuse des uses et coutumes de pays au delà des océans. Et ceci même si les films
chinois ne gagnent jamais un Oscar ou presque.
Tung TRAN-QUANG, St-Hubert
28 janvier 2010
Je viens de voir AVATAR: c'est un chef d'oeuvre, le cinéma du 21ème siècle. Ce n'est pas la subversion que j'y ai vu mais une dénonciation des fascisme, culturels ou économiques. le patron des militaires me rappelait étrangement le Gal Custer et la lutte desespérée des Indiens d'Amérique du Nord devant l'appetit des blancs. C'est valable pour le Tibet et la Chine et cet hymne à la symbiose de toutes les formes de vie et le respect qu'on leur doit m'a bouleversé. Je ne parle même pas des émotions esthétiques! Je vais aller le revoir car même si c'est un peu du Space Opéra cela va beaucoup plus loin qu'un simùple divertissement; et je comprends que les dictateurs de pékin soient inquièts!!
claude SERVAJEAN, chazeuil, France
27 janvier 2010
J'ai vu le film Avatar, les couleurs sont sensationnelles. J'adore les films de science-fiction. Les chinois ne veulent pas le projeter, ce n'est pas un si grand mal.
Made in China, j'aimerais que l'occident puisse réfléchir. Arrêtez, S.V.P. de faire fabriquer nos produits de consommation en Chine. À cause d'eux, nous, les familles d'Amérique du Nord, perdons des emplois. Le cheap labor restera du cheap labor, nous devons pas acheter fabrication chinoise.
Sauvons-nous, c'est assez clair.
Mumu Séguin, Montreal
24 janvier 2010
Il y a deux milles ans environs l'empreures de chifesais contruires um grand mur pour proteger la chine des barbares (moin instruis) d'entre en chine et de voller leur savoir Marco polo i entras neamoin y ramenas la poudre acamon compas et autres savoir que nous devons au chinois aujoudhui et science. ce mur devais proteger aussi contre la sortie de ce savoir. aujourdhui il y a toujour se mur, pour proteger economiquement . proteger des idee coruptrice l'ocidnet veut aller a l'orient pour du profit, vice vercas, j'ai pas vue Avatar faute de sous je doit manger Ni Confusius maleureursement mais avec un telle mur qui sais, s'il ne soutien plus que l'incompreantion et empeche le partage qui a toujours fait avancer la nature humaine a son meillieur.
Robert Boileau, Kelowna BC

