17 décembre 2009
Financement politique: le lien qui s'affirme
Pendant les dernières semaines de la session parlementaire, le gouvernement Charest a mis toutes ses énergies à nier le besoin d'une commission d'enquête sur la collusion dans l'industrie de la construction et les liens avec le financement politique. Mais depuis que l'Assemblée nationale a mis fin à ses travaux, on dirait que le gouvernement a baissé la garde.
En fait, au lieu de montrer qu'il n'y a pas de lien entre financement politique et contrats gouvernementaux, il s'est passé toutes sortes d'incidents qui tendraient plutôt à démontrer l'existence d'un tel lien.
D'abord, il y a eu le ministre Norm McMillan qui admettait que les ministres doivent collecter 100 000 $ par année pour la caisse du Parti libéral du Québec. Puis, le premier ministre qui estime que tout cela est normal, comme il est normal qu'il reçoive son supplément salarial de 75 000 $.
Enfin, on apprend que le directeur général des élections enquêtera sur les propos de la ministre Michelle Courchesne, selon lesquels il était normal que des entreprises financent son parti, alors que la loi prévoit précisément le contraire.
Les collectes des ministres
Le plus troublant de ces incidents est celui des cibles de financement de 100 000 $ pour chacun des ministres du cabinet Charest. Parce que les ministres sont en position de savoir à qui leur ministère a donné des contrats gouvernementaux.
Si le ministre — ou quelqu'un de son bureau — appelle un fournisseur avant, pendant ou après le processus d'obtention d'un contrat gouvernemental, il va nécessairement laisser l'impression qu'il veut créer un rapport entre le contrat et le financement du parti. Et dans ces matières, l'impression est aussi importante que la réalité.
C'est d'autant plus important que les sommes en jeu sont considérables. On parle de 2,6 millions de dollars par année, ou 10 millions sur l'ensemble d'un mandat de gouvernement, soit deux fois plus qu'il n'en faut pour faire une campagne électorale.
Les contributions des compagnies
Un autre élément renforce cette impression d'un lien entre financement politique et contrats gouvernementaux. Soit la décision du directeur général des élections de déclencher une enquête sur les propos de la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, qui affirmait en point de presse, le 2 décembre dernier qu'il est normal que des compagnies veuillent contribuer aux partis politiques.
Or, s'il y a une chose qui est claire pour tout le monde au Québec, c'est que depuis 1977, les contributions aux partis politiques des sociétés, associations, syndicats ou autres personnes morales sont strictement interdites. Qu'une ministre en poste depuis plus de six ans se permette un tel lapsus est déjà incroyable. Mais que cela intervienne justement au moment où son gouvernement se trouve attaqué sur des questions d'éthique ne va que confirmer les pires craintes des citoyens.
Devant tout cela, le premier ministre Charest a toujours la même réponse: le financement du Parti libéral est transparent et tout se passe en toute légalité.
Le problème, c'est que pour les citoyens, c'est tout le système de financement des partis politiques qui ne fonctionne plus. M. Charest a beau dire que tout est fait selon la lettre de la loi, il est clair qu'on ne respecte plus son esprit.
En cette fin d'année 2009, il est clair que les citoyens du Québec perdent de plus en plus confiance dans leurs institutions politiques. Et qu'il le veuille ou non, la première tâche du gouvernement Charest en 2010 devra être de rétablir cette confiance, ce qui ne pourra se faire si le parti au pouvoir n'entreprend pas de changer ses propres méthodes de financement et son manque de transparence sur ses dépenses.
Pendant 30 ans, Michel C. Auger a couvert l'actualité politique québécoise et canadienne pour une multitude de médias écrits, autant en français qu'en anglais. Il aura passé dix ans à la Tribune de la presse à Ottawa ce qui lui aura permis de couvrir huit campagnes fédérales, six élections au Québec, sans oublier trois référendums, plusieurs élections présidentielles aux États-Unis et même celle... d'un pape.
Mais la politique n'est pas son seul intérêt. Il a également été affecté à la couverture de la Cour suprême du Canada dans les années qui ont suivi l'adoption de la Charte canadienne des droits et libertés. Il a également assuré la couverture de plusieurs grandes commissions d'enquête, dont celle sur le dopage dans le sport qui avait suivi la disqualification du sprinter Ben Johnson et la commission Keable sur les activités des services de sécurité au Québec après la crise d'Octobre 1970.
Au cours des 15 dernières années, il a rédigé des chroniques pour plusieurs journaux dont Le Journal de Montréal, Le Soleil, The Edmonton Journal et The Globe and Mail et tenu un blogue sur Cyberpresse.ca.
Au printemps de 2007, il est devenu chef de bureau de Radio-Canada à l'Assemblée nationale, après des années à commenter l'actualité sur les ondes autant de Radio-Canada, de RDI, de CBC, de Télé-Québec et de TVA, où il a coanimé l'émission d'affaires publiques Larocque-Auger avec Paul Larocque.
Comme analyste politique à Radio-Canada, depuis l'automne 2008, Michel C. Auger suit de près la politique provinciale, fédérale et américaine.
Il tient maintenant ce carnet sur Radio-Canada.ca, en partie pour ne pas trop s'ennuyer de l'écriture...
31 décembre 2009
Enfin! M.Stéphane Venne pose la bonne question, le coût véritable d'une campagne.
Il faut voir le coût à l'année longue, pas seulement en campagne. Rien n'est laissé au hasard, tout est planifié et ça, ça coûte cher.
Presqu'un sondage par semaine, les découpeurs d'articles de journaux, les articles sur internet, les faux bénévoles,les analyseurs qui travaillent à l'année longue,les locaux, les dépenses courantes. Si les gens réfléchissaient, ils s'apercevraient que la vie ou survie d'un parti ne repose que sur le mensonge et la corruption. Comment payer autant de dépenses sans mentir? Impossible. Alors comment font les partis pour se procurer autant de fric? Je vous dirai que ça dépend des pays ou des chefs d'état. En France, avant les élections, Chirac faisait le tour des colonies et ramenait des valises de pierres précieuses. Va-t-on comptabiliser ce qui provient d'un paradis fiscal? Bien sûr que non. On établit des règles pour ensuite les briser. Exemple: l'Imprimeur de la Reine, aujourd'hui les petis amis impriment tout.
En politique, la transparence est la mort des partis. Combien paient les banquiers pour conserver le droit de se voter des bonus?
Ah! comme le monde est naïf!
Jean Lespérance, Montréal Québec
31 décembre 2009
Il y a des causes à la quête effrénée de fric dans tous les partis. Il faut les définir, les formuler, ces causes. Tout part de là.
C'est difficile, par exemple, de parler de mode de financement politique sans avoir une idée exacte du coût de ce qu'il faut financer. Sait-on seulement quel est le prix réel, normal, d'un campagne? Pas en théorie: pour VRAI. Concrètement, qu'on soit en politique ou dans le commerce "ordinaire, si on a 1 mois non seulement pour faire connaître une idée ou une personnalité ou une institution mais pour entraîner l'adhésion, la "consommation", il faut faire quoi? et ça coûte combien? surtout dans un contexte électoral de "winner take all"? Réponse: ça coûte cher... à plus forte raison si on est un parti d'opposition privé de la machine promotionnelle gouvernementale et qu'on doit par conséquent passer par les dispendieux mass médias...
Aussi longtemps qu'on n'aura pas les idées claires là-dessus, avec des vrais chiffres et une vraie expertise à l'appui, on parlera dans le vide, on restera dans la pensée magique et l'illusoire rectitude politique. La démocratie, ça se paie, autant qu'une "marque de char" ou qu'une "marque de bière".
Stéphane Venne, Beloeil
29 décembre 2009
Bonjour Mr Auger.
J'espère que Jean Charest et son équipe se reposent en cette période des fêtes car à la rentrée parlementaire, il aura à faire face à la réalité.
Cesser de détourner l'attention sur une enquête publique.D'ailleurs dans le site du parti libéral , on a droit à signer une pétition : pour ou contre cette enquête.
Bonne fin d'année à vous
Claire Thibaudeau, Sherbrooke
28 décembre 2009
Bonjour,
Le vrai problème chez-nous en est un de leadership. Nos instances décisionnelles, pour ne pas dire nos gouvernements, par leur mollesse, cautionnent tacitement à peu près tout ce qui est répréhensible (Corruption, collusion, malversation, conflits d'intérêt, mafia, pègre, gangs de rue, imcompétence, complaisance etc.). Nous devons nous attendre à vivre encore dans ce climat pourri tant et aussi longtemps que la crise de leadership qui nous affecte ne sera pas résolue à la fois au Québec et au Canada.
Bonne Année 2010, préparons, s'il en était encore possible, le changement.
Gaston Langlais - Gaspé.
Gaston Langlais, Gaspé
26 décembre 2009
Je relis votre texte et aussi les commentaires des internautes que je n’avais pas encore lus, lesquels je trouve, apportent pour le profane que je suis, des compléments très intéressants. Je pense que vous avez bien fait d’écrire ce billet car cela met en mots la notion de « normalité ». – Qu’est-ce qui est normal ? – Il y a aussi cette interprétation plutôt élastique des cadres législatifs que vous mentionnez et cela me fait grincer les dents. Dans un État de droit nul n’étant sensé ignorer la loi, ce sont à nos élus de donner l’exemple. En démocratie, les gardiens de la loi, ce sont les citoyens qui par leur vote et leur droit de vote expriment par le fait même, leur souveraineté. Je pense que les citoyens que nous sommes, sont en droit d’en savoir plus. J’espère qu’en 2010 nous saurons de quoi il en ressort. Encore merci pour vos carnets qui apportent toujours un éclairage pertinent sur la vie politique.
Serge Drouginsky, Longueuil
25 décembre 2009
Le commentaire de Monsieur Michel C. Auger dans son carnet expliquant les faits au sujet du financement politique est très juste et relate bien les actions du parti libéral du Québec;
Madame Valérie Salvail-Roy de Saint-Constant, semble en désaccord avec les points relevés par M. Michel C. Auger, mais la dame n'arrive pas, à vraiment contredire les faits rapportés.
Le PM de la Province de Québec, Jean J. Charest reçoit bel et bien, de sa formation politique (PLQ) une somme de 75,000.00 $ par année.
Le PM a lui même confirmé ce faits à l'Assemblé Nationale, donc difficile de dire le contraire, n'est-ce-pas madame Salvail-Roy...
Ensuite, le Ministre Norm Mc Millan affirme sans ambage, que les Ministres du parti libéral doivent solliciter des fonds,environ 100,000.00$ par année, auprès d'une liste de donnateurs spécifiques, qui sont réputés être des sympathisants aux idéologies du PLQ. [?]
La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, disait trouver normal que des compagnies (via le propriétaire de la dite compagnie) veuillent contribuer aux partis politiques.
L'individu propriétaire d'une compagnie contribue aux partis politique et il arrive que ce contributeur s'attende à un retour d'ascenseur, surtout si c'est le ou la ministre qui a sollicité le dit généreux contributeur.
Selon madame Salvail-Roy de Saint-Constant, ce genre de dons aux partis politiques n'est que altruisme et encouragement à promouvoir l'idéologie d'un parti politique identique à celles du donateur.
Naïveté ou parti-pris, ceux qui pensent qu'un individu qui donne 3000,00$ à un parti politique n'est qu'un geste désintéressé sans arrière pensée...,cela relève de l'aveuglement ou d'un léger conflit d'intérêt.
Le souhait de 2010, est qu'une enquête publique soit mise sur pied, afin que les électeurs soient éclairés et connaissent la vérité.
Frank
Frank M. Sobayo, Mtl
21 décembre 2009
Peut-on avoir confiance au banditisme institutionnel? Même s'il recevait un morceau du coeur de plastique "made in China " du frère André il resterait tout de même une pale imitation de Berlusconi.
Guy Pelletier, montréal
21 décembre 2009
Moi je n'ai jamais rien eu contre le financement politique gouvernemental.
C'est une vertu que les gens peuvent profiter de contribuer, à un parti qui promouvoie vos opinions.
Mais lorsque le don relie, intérêts particuliers qui fait la promotion de projets privés, pour exploiter les ressources publiques, je suis tout à fait contre.
Et dans ce sens, je comprend tout-à-fait le désaccord de la poppulation à propos du financement actuel, lorsque des ministres doivent être courtisés et qu'ils font la promotions directe d'intérêts particuliers.
Et bien, je crois que la politique sera toujours comme celà. Mais il devrait y avoir des justifications sur tous les investissement généré par nos fonds publiques.
Il devrait y avoir un siteweb investissement québec, qui décrit mieu en temps réel, les investissements des québecois.
Et ce dans un but d'inciter plus le citoyen à prendre le contrôle de son appareil gouvernemental, et de pouvoir y ajouter sa part.
Pour ce qui est du financement des partis, je crois qu'il est tout à fait normal qu'il y en ait. Celà permet d'édifier un parti.
Soit de voyager plus sur le territoire ou ailleurs dans le monde, pour organiser les intérêts des Québecois ou des Canadiens.
Là où nous devons vérifier, c'est lorsque de l'argent est lavé par ce processus de financement, lorsque cet argent sert à une condition contractuelle.
On peut donc y voir qu'alors, les appels d'offres peuvent être maquillées à l'aide de dons personnels à des partis, comme les libéraux par exemple.
ou les Conservateurs avec les pétrolières.
Moi ce que je ne veux pas entendre parler, c'est que le système doit se tourner vers des intérêts privés pour être capable de renflouer ses coffres. C'est une grosse menterie qu'on va probablement avoir à se faire dire bientot.
Merci du support, Citoyens, je vous reste éclairé, et je prépare la relève.. je fais parti des moins de 30 ans.. Nous voulons garder le contrôle de nos ressources publiques.
Stéphane Fraser, Longueuil
19 décembre 2009
NOTE: Comme votre confrère Jean Dussault n'a pas pas me répondu à ma question qui est bien légitime je crois, , je vous réitère ma question.
Une question à laquelle je vous demanderais de répondre, si possible.
On apprends que le premier ministre du Québec, M Jean Charest, reçoit une prime de $75,000.00 du parti libéral du Québec comme chef de parti. Je crois comprendre que ce n'est pas illégal. Même acceptez par tout le monde ( on est blasé).
LA QUESTION QUI TUE:
Si tout a coup, le parti Libéral du Québec décidait de donner $1,000,000.00 par année à son chef de parti, et qui est présentement premier ministre de la belle province de Québec, serait-ce tout aussi légal?
Merci de votre réponse d'avance
Raymond Laplante, Le Gardeur
Raymond Laplante, Le Gardeur
19 décembre 2009
On me corrigera si je me trompe, mais André Boisclair a reçu un salaire de son parti avant qu'il ne soit député. Et je pense que Mario Dumont aussi recevait un supplément salarial de son parti.
Je pense que tous les partis ne sont pas aussi transparents qu'on pourrait le penser et que ce n'est pas que le PLQ qui soit fautif. Ce qui étonne avec le PLQ en ce moment, c'est l'arrogance avec laquelle on affiche le processus par lequel les entreprises peuvent financer un parti politique. Les politiciens avaient été traditionnellement plus discrets, même si ces pratiques ne sont pas nouvelles et que tous les partis les pratiquent à quelques variantes près.
Je me répète, mais j'aimerais que les journalistes fouillent sur les pratiques de financement quand le PQ était au pouvoir. Que je sache, il n'y avait pas moins de lobby, et le PQ recevait lui aussi davantage de dons qu'il n'en faut pour faire une campagne!
Qu'on me comprenne bien, ce n'est pas parce que je pense que ces pratiques sont répandues que je les cautionne!
Martin Lamoureux, Québec
18 décembre 2009
C'est vraiment absurde que Jean Charest ait a décider s'il doit y avoir une commision d'enquête. C'est comme demander à un accusé s'il veut qu'il y ait un procès. La démocratie québécoise est très décevante. Rien n'a changé, nous sommes et restons un peuple de serviteurs. Dans le passé, serviteurs du conquérant, aujourd'hui serviteurs d'une classe de gens d'affaires qui contrôle le secteur politique.
Richard Lapointe, Québec
18 décembre 2009
Je suis heureux d'apprendre que le Directeur général des élections va faire enquête sur les propos de la ministre, car j'ai de la difficulté à croire qu'elle ait pu émettre de tels propos, même par erreur, s'il n'y avait pas un certain fond de vérité dans son "lapsus". Malheureusement, cette histoire s'ajoute aux doutes que plusieurs entretiennent maintenant envers d'éventuels liens entre le gouvernement libéral et l'industrie de la construction. L'excuse de Monsieur Charest et de son ministre de la justice voulant que les policiers doivent compléter leurs travail avant qu'un commission d'enquête ne soit ouverte ne tient pas la route. Une enquête policière reste une entreprise longue et complexe, les témoins ne sont pas obligés de parler, le niveau de preuve à atteindre est élevé. Un éventuel accusé n'a pas à fournir quelque réponse ou alibi que ce soit, il garde le silence. Il revient donc aux enquêteurs de faire la preuve de tout. Si jamais une ou deux enquêtes policières commençaient à devenir plus embêtantes, certains personnages inconnus du public, disons un ou deux organisateurs politiques pourraient décider de plaider "coupables" avant que des personnes plus connus, comme des ministres, ne soient incriminées. Dans le cas de plaidoyer de culpabilité, très peu d'informations sont dévoilées au tribunal, donc au public. Résultat: si les policiers réussissent à amasser de la "preuve", quelques inconnus recevraient une sentence sans importance et le reste des informations trouvées dans le cadre des enquêtes demeureraient confidentielles. Entre vous et moi, si un parti politique a des choses à cacher, il a beaucoup plus à perdre d'une enquête publique que de quelques enquêtes policières; la commission Gomerey, ça vous dit quelque chose ! le PLC souffre toujours des conséquences. Si le DGE découvre des anomalies, ça ne peut que donner un peu plus d'eau au moulin à ceux qui voudraient assainir le milieu politique par le biais d'une enquête publique. Enfin, nous verrons.
Marc Lacroix, Beloeil
18 décembre 2009
Le financement des partis politiques sera toujours problématique tant et aussi longtemps qu'on n'empêchera pas totalement les dons privés.
Certes, diminuer le montant maximal qu'un individu peut donner pourrait calmer les ardeurs de ceux qui désirent obtenir des faveurs, puisque l'utilisation de prête-noms deviendrait plus difficile.
Mais si l'on veut vraiment enrayer ce fléau, il faut opter pour un financement publique. Bien évidemment, un financement en fonction des votes obtenus n'est pas la seule chose à envisager, car n'utiliser que cette méthode de financement empêcherait la création de nouveaux partis.
Il faut donc inclure des mesures qui permettent la participation aux processus électoral de nouveaux partis, en finançant leur campagne électorale par exemple. Il faudrait alors se pencher sur des critères d'admissibilité et des mesures de contrôle, telles qu'elles existent pour tout parti qui participe aux campagnes actuelles.
Peu importe les solutions envisagées, le DGE doit avoir son mot à dire, et les partis politiques ne doivent pas s'ingérer dans le processus d'assainissement de la vie démocratique. Lorsqu'un parti ou un gouvernement se fait juge et juré d'une situation aussi délicate, on ne sert pas le bien commun.
Que ce soit pour la refonte de la carte électorale ou la révision des règles de financement des partis, ce n'est pas au gouvernement en place à dicter les règles. N'oublions pas que notre système actuel lui a permis d'obtenir une majorité de sièges malgré une minorité de voix: il devrait s'abstenir d'imposer sa vision des choses...
Sylvain Gauthier, Longueuil
18 décembre 2009
@ Mme Salvail-Roy
J'admets avoir tourné les coins un peu serré concernant la déduction d'impôt sur les dons versés aux partis politiques. Vous avez raison sur un point: ce ne sont pas l,ensemble des dons qui sont déductibles d'impôt.
Cependant, puisque la moyenne des dons au Parti Libéral a été de 413$ pour l'année 2008 (vous pouvez consulter les états financiers des partis politiques sur le site du DGE), il y a donc une majorité de dons qui ont pu être admissibles à une déduction. La moyenne est ici une mesure qui ne révèle pas adéquatement quelle proportion de dons ont été de 400$ ou moins, la médiane eût été plus adéquate, mais le gros bons sens nous indique qu'il y a donc eu plus de dons (en nombre de dons) sous les 413$ qu'au-dessus. Simple question de mathématique: il faut beaucoup de dons en dessous de 413$ pour ramener vers la moyenne un don de 3000$.
Bref, il y a tout de même beaucoup de dons qui ont pu être admissibles à une déduction d'impôt, et donc, une bonne proportion de l'argent obtenu par le Parti Libéral a été financé par les contribuables.
Mais le débats n'est pas de savoir quel pourcentage ou dans quelle proportion ce fameux 75000$ est payé par les contribuables.
Le débat est de savoir si cet argent, versé par le Parti par le biais de l'exécutif (non pas l'ensemble de ses membres), devrait être versé. Et aussi, on doit se demander, si tout est normal et acceptable, pourquoi cela a été caché non seulement à la population, mais également aux membres du Parti Libéral.
Car voyez-vous, cette somme a été comptabilisée sous la mention "frais généraux et administratifs". Et oui, elle fait partie des dépenses du Parti Libéral. Ce n'est pas de l'argent sorti de nulle part qui apparaît magiquement dans les mains du Premier Ministre... Soyons sérieux! Dans les états financiers, il y a des dépenses et des revenus, pas de colonne magique "salaire qui n'est pas comptabilisé et qui ne concerne personne"!
Sylvain Gauthier, Longueuil
18 décembre 2009
@ M. Gauthier
Je comprends votre propos sur l'allocation que le PLQ verse à son chef.
Mais vous faites erreur dans vos explications.
Vous semblez prétendre que la totalité des dons faits au PLQ ont bénéficié du crédit d'impôt de 75% prévu par la loi sur le financement des Partis. Vous devez savoir que seule une fraction des dons en bénéficie: les dons de 400$ et moins. Ce qui représente une fraction du total.
Deuxièmement, la portion qui provient du public, en fonction des votes, est liée aux dépenses des Partis au cours de l'année. Or, il a été mentionné à plusieurs reprises que le fameux 75000 ne figure pas dans les "dépenses" du PLQ, de sorte qu'il n'est pas remboursé par aucun fonds public.
Vous finissez par demander à ce que je respecte "la démocratie". Je vous réponds poliment de respecter "la vérité". C'est la moindre des choses.
Valérie Salvail-Roy, Saint-Constant
18 décembre 2009
@ Mme Salvail-Roy
Permettez-moi de vous reprendre sur cette chose apparemment banale que constitue le salaire supplémentaire que verse le Parti Libéral à son chef.
D'où provient cet argent? Le Parti est financé de deux façons: les fonds provenant de la quantité de votes reçus aux élections, à raison de 0,52$ par vote, et les dons privés.
Pour la première catégorie, c'est de l'argent public, versé par l'ensemble des contribuables québécois, qui sert à financer cette mesure. Et c'est une mesure tout à fait justifiée.
Pour la seconde, ça peut sembler être formé que d'argent privé, donné par des sympathisants du Parti Libéral, ce qui n'est pas vraiment le cas. Car voyez-vous, puisque les dons aux partis politiques sont déductibles d'impôt à 75% de leur valeur, il n'y a donc que 25% de l'argent de ces dons qui est réellement privé. Le 75%, c'est encore le contribuable qui le verse, peut importe son allégeance politique.
Alors dans ce contexte, de savoir que Jean Charest reçoit de l'argent qui provient essentiellement des fonds publics, mais qui est attribué secrètement par l'exécutif de son parti politique, j'y vois un énorme problème, et je ne suis pas le seul.
Quand on ajoute à cela l'ensemble des cas aux apparences très suspicieuses concernant les liens entre le monde politique et le secteur de la construction, oui ce 75000$ a une importance toute particulière et mérite d'être questionné.
Je n'ai pas voté pour donner 75000$ supplémentaire à M. Charest, et nous sommes très nombreux à ne pas l'avoir fait.
Un peu de respect pour la démocratie svp!
Et une enquête publique au plus vite!
http://www.assnat.qc.ca/petition/SignerFr.aspx?idPetition=87
Sylvain Gauthier, Longueuil
18 décembre 2009
@Valérie Salvail-Roy:
"Votre texte porte de nombreuses et graves accusations contre l'ensemble de l'appareil politique du gouvernement. "
Michel Auger n'accuse pas. Il rapporte. Si Michel Auger accusait le gouvernement, il aurait écrit "J'accuse le gouvernement .....""
"Vos propos ne font pas que sous-entendre une apparence de corruption, ils affirment clairement et ouvertement que la corruption fait partie du fonctionnement du gouvernement. "
Il s'agit de votre propre interprétation du texte de Michel Auger, je ne vois ces mots nulle part dans cet article. Et en fait plusieurs rumeurs et apparences troublentes tendent à porter des soupçons en ce sens, celles rapportées par Michel Auger ne font qu.s'ajouter aux autrea qui existent déjà.
"Les contrats du gouvernement, avec ou sans appels d'offres, ne relèvent pas du personnel politique des cabinets, contrairement à ce que votre texte explique, mais bien de fonctionnaires. Les fonctionnaires ne militent nul part, vous le savez. "
Les contrats du gouvernement relèvent, et du personnel politique des cabinets , et des fonctionnaires. Comme ldit MichelAuger: "les ministres sont en position de savoir à qui leur ministère a donné des contrats gouvernementaux. " Sinon, ils ne seraient responsables de rien dans leur ministêre.
Donner à ces Ministres des objectifs de financement annuels du Parti est est quelque chose de très très troublant qui n'apparaît nulle part dans le programme politique du gouvernement Charest et qui était inconnu du publc jusqu'à ce que le ministre McMillan s'échappe et que Michel Auger et d'autres journalistes ne le rapportent.
C'est le travail des journalistes que de renseigner la population. Parce que le gouvernement ne le fait pas nécessairement toujours. Ceci est une réalité simple et facile à comprendre, et un gouvernement est élu pour servir la population et non ses propres intérêts. Et servir la population inclut informer celle-ci. Ce qui clairement n'était pas le cas concernant ce qui est rapporté ici dans cet artice.
Mario Taillon, Montréal
18 décembre 2009
Docteur Téflon, alias Capitaine Québec, alias Capitaine Canada, alias M. Charest est en train de nous endormir encore une fois à Copenhague. Vous croyez que ses positions environnementales et ses indignations à l'encontre de l'Alberta et du Canada sont sincères? Ben voyons, c'est là l'éternel M. Charest, qui détourne l'attention du copinage entre lui, son parti et les amis du PLQ.
M" Charest est diaboliquement habile! J'ai bien peur que nous verrons sa cote remonter dans les sondages
Stéfane Poulin, Québec
18 décembre 2009
Viens de rererelire une phrase bien étrange!
Celle-ci. Mais svp, ne jouez au même jeu que Sylvie Roy de l'ADQ, en lançant toute sorte de fausses impressions en souhaitant provoquer le gouvernement. Fin.
Me demande une question, à savoir. Quand, lors du débat des Chefs, Mario Dumont avait parler d'un déficit de 60G, tout de suite le Charest était monté aux barricades accusant Dumont de tromper les électeurs. Alors la fameuse élection paf un déficit de 60G...
Et je ne suis pas Adéquiste en plus. Le signale.
Alors qui a provoqué qui et qui est le fieffé menteur? Pour pas dire autre chose et rester poli.
Lionel Trudel, Shawinigan
18 décembre 2009
Pour que Charest ai notre confiance il a trois choix. Une enquête. Une démission. Des élections. Sinon, nous allons l,attendre au prochain détour, soit les élections.
@Valérie Salvail-Roy qui dit que Mr Auger va trop loin, je me demande de quelle planète elle vient!
Et je lui signale aussi que le ministre est RESPONSABLE envers les citoyens de ce que font les hauts fonctionnaires. En cas qu'elle le sache pas c'est ainsi la démocratie.
Ha! Pas drôle être libéral et se mentir a soit même....
Lionel Trudel, Shawinigan
18 décembre 2009
Yhè, Michel C. Auger résume admirablement toute la problématique qui nous hante depuis le début de l'automne.
Le parti libéral est riche p-c-q ses ministres têtent - à raison de 100 000 $ par tête de pipre - les grandes corporations et plus particulièrement celles qui gravitent dans la nébuleuse des travaux d'infrastructures.
Les ministres-collecteurs savent que plus ils livrent et plus ils se rapprochent de Jean Charest qui exige - bon an mal an - plus de 75 000 $ (déclaré ?) pour satisfaire son train de vie...
Imaginez combien son coffre-fort doit être «padé» en petites coupures. Comme les aimait tant son mentor Brian Mulroney.
Et certains osent exiger la tenue d'une enquête publique qui tenterait de faire la lumière sur les liens ou ou l'absence de ceux-ci entre les décideurs politiques et les bénéficiaires des largesses de l'État.
De grâce M Auger ne lâchez pas le morceau et poursuivez sans relâche le travail utile que vos collègues d'Enquête ont initié,
steph daigneault, ste-rose
17 décembre 2009
M. Auger,
Votre texte porte de nombreuses et graves accusations contre l'ensemble de l'appareil politique du gouvernement.
Vos propos ne font pas que sous-entendre une apparence de corruption, ils affirment clairement et ouvertement que la corruption fait partie du fonctionnement du gouvernement.
Je crois que vous allez beaucoup trop loin.
Par exemple, vous savez que Mme Courchesne, dans le cadre d'une entrevue, en réponse à une question sur les propriétaires de garderies qui ont contribué (à titre personnel, tout à fait légalement), elle a répondu par les mêmes mots. Du coup, elle a été accusée de parler de propriétaires, plutôt que de citoyens... Ce n'est pas ce que votre texte explique.
Les contrats du gouvernement, avec ou sans appels d'offres, ne relèvent pas du personnel politique des cabinets, contrairement à ce que votre texte explique, mais bien de fonctionnaires. Les fonctionnaires ne militent nul part, vous le savez.
Le 75000 de Jean Charest, quel est le problème ? Les militants du PLQ sollicitent des millions en financement. Pourquoi ce salaire supplémentaire, annoncé il y a 2 ans, vous dérange aujourd'hui ?
Les comtés occupés par des ministres ont des objectifs de financement plus élevés que les autres comtés. Et alors ? C'est tellement normal. Vous aurez toujours plus de sympathisants libéraux dans un comté libéral que dans un comté péquiste ou adéquiste, non ?
Vous voulez une commission publique d'enquête, je le comprends. Mais svp, ne jouez au même jeu que Sylvie Roy de l'ADQ, en lançant toute sorte de fausses impressions en souhaitant provoquer le gouvernement. Vous risquez de nuire durablement à des gens qui n'ont rien d'autres à se reprocher que d'avoir cru, un temps, à la politique...
Valérie Salvail-Roy, Saint-Constant
17 décembre 2009
Il faudra bien que les simples citoyens fassent un choix: s'impliquer dans l'action politique ou demeurer passif comme c,est le cas actuellement et laisser les groupes d'intérêt prendrent la place. Qui n'a pas entendu que des élections, ça ne se fait pas avec des prières.
Gilles Lacoste, Ste-Therese
17 décembre 2009
Ce parti pratique les retours d'ascenseur depuis des années. Les us et coutumes politiques du PLQ sont profondément ancrés dans ce système de collusion et de petits amis du régime (Taschereau, Lesage, Bourassa et maintenant Charest qui perdure la "tradition"). Mais même les stratagèmes les mieux rodés tombent en "panne" un jour ou l'autre. Cependant, croyez-vous vrraiment que le PLQ mettra fin à ce système qui les a tellement bien servit au cours des dernières décennies ? Au grand jamais !! C'est le PLQ d'abord et avant tout, le Québec ensuite quitte à corrompre ses institutions politiques. Triste pour les Québécois, mais c'est ce parti politique qu'ils ont réélu (sur une montagne de mensonges il est vrai).
Gilles Mathieu, Beloeil
17 décembre 2009
Bonjour Mr Auger.
J'écoute assidument Bernard Derome dans les événements qui ont marqué la politique.
Force est de constater la faiblesse de nos gouvernants.
Jean Charest n'a rien de charismatique , Pauline Marois non plus.
L'humoriste Jean-Guy Moreau disait que les vrais politiciens ceux qui soulevaient les foules reviendraient car on est en marée basse.
Le taux de participation de Lucien Bouchard avait été de 95% aujourd'hui c'est à mon avis un petit 30%
Je suis en attente d'un chef , un vrai car présentement me voilà orpheline politiquement à moins que vous soyez le futur Messie !
Pourquoi pas !
Joyeux Noel à vous et merci de vos carnets qui nous permettent de nous exprimer librement .
Claire Thibaudeau, Sherbrooke
17 décembre 2009
Voilà bien l'essence même du problème. N'oublions jamais que l'élection de ce gouvernement majoritaire s'est faite en renfort de cynisme, à quelques jours de noël, en s'appuyant sciemment sur un faible taux de participation, un allié de toujours des libéraux. À force de cultiver le cynisme et d'encourager le désintérêt par une gouvernance axée sur le copinage, le partage des intérêts de la collectivité avec les petits amis du parti, les libéraux en sont venus à considérer que leurs pratiques sont légitimes. Peut-on les blâmer? Qui a pris la rue?
Les libéraux veulent votre bien voyons. Et ils font tout pour se l'approprier.
William J. McAvoy, Ste-Angélique
17 décembre 2009
Depuis quelques années, je porte attention à toute liste d'employés de compagnies ayant des subventions ou des contrats avec des institutions d'états tant au fédéral qu'au provincial. Il est alors intéressant de prendre connaissance de listes des donateurs des différents partis et de voir s'il y a des concordances. Cette activité est amusante, instructive et pas nécessairement dénuée de sens. Vous pourriez constater qu'un grand nombre d'employés d'une société se retrouve sur une même liste de donateurs.S'il vous arrivait de rencontrer un donateur inscrit vous pourriez lui demander s'il se souvient d'avoir contribuer à un parti quelconque. La réponse étonnerait possiblement. Essayez ce petit truc comme passe-temps, vous verrez, c'est très amusant. Moi je me bidonne à chaque fois !
Claude Robinson, Montréal
17 décembre 2009
Dans un premier temps M. Auger, Bravo excellent billet.
Je ne crois pas que le PLQ et le gouvernement libéral de Jean Charest aient intérêt à changer quoique ce soit au système actuel. Les cochons sont dans l'auge, dans l'assiette au beurre. Pourquoi changer un système payant pour eux. Tout ce qu'ils vont faire c'est du cosmétique, du superficiel pour essayer de jouer sur les perceptions et de projeter une image de transparence et d'action positive pour manipuler l'opinion de la population du Québec. De plus, c'est fort probablement le dernier mandat des Libéraux...ils ne s'enfargeront pas trop dans les fleurs du tapis...Des solutions à cette corruption monter en système? J'ai fait quelques billets à ce sujet sur mon blogue politique ici http://lumenlumen.blogspot.com
Pour ceux intéresser seulement
Luc Ménard, Mirabel
17 décembre 2009
Ce qui m'embête dans tout ce dossier, c'est de constater que la loi de 1977 n'a pas vraiment changé les pratiques de financement au Québec.
J'imagine que c'était un secret de polichinelle pour tous ceux qui oeuvrent en politique, mais il semble qu'il y avait un consensus pour au moins ne pas en parler publiquement.
J'imagine que cela est une conséquence du cynisme et de l'indifférence de la population. Le politicien qui sait que, peu importe qu'il soit intègre ou pas, les gens l'associeront à des malversations par association, peut facilement se dire que: "si on va penser que je suis croche de toute façon, aussi bien l'être et en profiter un peu. Je pourrai toujours dire que tous les autres le faisaient."
C'est donc la défense du troupeau. Si tout le monde le fait, alors c'est moins pire!
À court terme, ce sont les libéraux qui paraissent le plus mal, mais il serait très naïf de penser que les entreprises deviennent super honnêtes quand le PQ est au pouvoir. D'ailleurs, le PQ a aussi avoué faire la même chose, mais en disant que les objectifs sont par circonscription. Que je sache, un ministre, c'est aussi un député d'une circonscription! Et je vous parie que les circonscriptions avec un ministre faisaient mieux que les autres.
Le point troublant pour le DGE, c'est que les entreprises ont forcément utilisé des prête-nom pour contourner le système!
Ce serait tellement utile pour la société si les journalistes pouvaient faire un portrait de l'évolution historique de ces dons par parti.
Mais bon, si on veut vraiment changer les choses, il faut aussi empêcher les ministres de se faire récompenser après (comme Couillard), car le financement peut se faire ex ante et ex post!
Martin Lamoureux, Québec
17 décembre 2009
Le PLQ ne rétablira pas en 2010, le lien de confiance avec le citoyen peu importe qu’il change ces manières en matière de financement. D’ailleurs ce n’est pas le financement qui est le principal irritant, nous savons tous que l’argent est le nerf de la guerre. Ce qui choque c’est la suffisance de monsieur Charest et de ses ministres. Pour moi la politique est une école de modestie, c’est cette modestie qui fait usuellement de grands politiciens. Je n’en citerais qu’un seul au Québec : René Lévesque. Et qu’on ne m’accuse pas de « partis-ânerie », car je vote usuellement fédéraliste.
Serge Drouginsky, Longueuil













