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Carnet Alain Crevier

9 décembre 2009

Prêtres agresseurs: les limites de la honte


Cette fois, c'est le clergé irlandais qui fait les manchettes. Des prêtres agresseurs. Des enfants agressés. Sentiment de déjà-vu? 
 
Je vous l'avoue, j'ai du mal à trouver quelque chose de plus honteux, de plus scandaleux. Ces hommes de foi avaient pour mission de protéger et de faire évoluer des enfants vers un monde meilleur. Des religieux les ont agressés. Ils ont violé des enfants. Quatre scandales en un! 
 
Protéger les prédateurs 
 
Le premier scandale, la première honte, évidemment, c'est d'avoir agressé ces enfants. La première de toutes les indignations concerne toutes ces vies brisées.  
 
Le deuxième scandale. Ces hommes du clergé ne devaient-ils pas être des gardiens? Certains ont été des agresseurs. Des criminels. Les tribunaux jugeront, dit-on. Certains feront face à la justice. Tous? 
 
Le troisième scandale, et non le moindre... ces gens du clergé relevaient d'une hiérarchie qui devait assurer l'ordre, le respect des Évangiles et, conséquemment, la justice. Les autorités cléricales ont failli à leur devoir. Pire. Elles ont protégé non pas les victimes, mais les prédateurs. En permettant aux prédateurs de changer de paroisse. Changer de milieu. Et ici, c'est l'autorité cléricale qui est en cause. Inacceptable. 
 
Et le Vatican? Se peut-il qu'à Rome, au Vatican, on ait ignoré tout de ce qui se passait? Sur tant d'années? Si on croit que c'est possible, c'est dire qu'on croit que l'autorité suprême de l'Église catholique ignorait que tant de prêtres, dans plusieurs pays, agressaient allègrement des enfants de nos sociétés en usant de privilèges, de la confiance des enfants et des parents. Est-ce plausible?  
 
Accepter ce raisonnement, c'est admettre que l'Église n'était pas à la hauteur de sa mission. Notamment, contrôler son armée de prêtres et de religieux. Une autorité pourtant si rigoureuse et prompte à condamner les avortements, les écarts de pensée, la dissidence, etc.  
 
Des cas isolés? 
 
L'Église catholique d'Irlande est un cas. Elle fait aujourd'hui les manchettes. Et c'est bien connu, d'autres Églises se sont trouvées au banc des accusés au fil des ans. Peut-être qu'avec le scandale des pensionnats autochtones, avions-nous le sentiment que nous, au Canada, nous avions vécu une honte ultime. Notre cas, un cas isolé?  
 
Comment ne pas y ajouter l'affaire incroyable de nos voisins du sud, les États-Unis, où certains diocèses (Boston et Los Angeles, notamment) ont frôlé la faillite à cause de ces prêtres agresseurs? Comment ne pas y ajouter maintenant le cas de l'Église irlandaise? Et tous les autres cas, ailleurs sur la planète?  
 
On dira que la plupart des prêtres et des religieux ont été des exemples de bonne conduite. Pas de misère à accepter l'idée. Il suffit de regarder le travail des missionnaires dans les pays du tiers-monde, qui ont donné leur vie pour de nobles causes. En mettant souvent leur vie en jeu. Un travail extraordinaire. Hors du commun. Souvent, des vies caractérisées par des gestes héroïques.  
 
Mais on ne peut ignorer les milliers d'enfants qui ont été agressés à l'intérieur d'un système qui devait d'abord et avant tout les protéger et leur offrir l'occasion de se développer, d'évoluer. Combien de vies brisées?  
 
Un ami qui suit de près les affaires religieuses se demandait pourquoi certains complices après le fait ne sont pas aujourd'hui derrière les barreaux. Bonne question.  
 
Aurions-nous besoin d'une enquête en bonne et due forme à l'échelle de la planète? L'Église a-t-elle fait une telle enquête? Et sinon, quel organisme aurait la crédibilité pour entreprendre une telle démarche? Enfin, nous aurions peut-être une meilleure image de l'ampleur de tous ces scandales. Peut-être pourrions-nous enfin comprendre les failles d'un système qui cherche à faire des hommes des saints? 
 
En attendant, comment ne pas être indigné?


Regardez Second Regard, animée par Alain Crevier

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Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca
Alain Crevier oeuvre à la télévision et à la radio de Radio-Canada depuis plus de vingt ans. Essentiellement... 
 
Il a travaillé à des émissions d'affaires publiques, à la radio, de 1980 à 1991. Il a ensuite été correspondant à Toronto, toujours pour les affaires publiques radio, de 1987 à 1991. 
 
Il a été animateur-journaliste pour la série Nord-Sud, à Télé-Québec, de 1991 à 1993. Il s'est aussi occupé, toujours comme animateur-journaliste, de la série Feu vert, sur les questions d'environnement, à Télé-Québec, en 1993 et 1994. 
 
Il a animé CBV Bonjour, l'émission du matin à la radio de Radio-Canada, à Québec, de 1996 à 2000. 
 
Il anime l'émission Second Regard depuis 1995. Une émission consacrée à la spiritualité, aux religions et à la quête de sens.

22 décembre 2009

Si j'etais Jos "the panzer cardinal" Ratzinger je me garderais une petite gene.....il veut beatifier Pie-XII et J-P II...voyons... 
 
Pie-XII a supporte les nazis au detriment des juifs et a contribue par un sauf conduit du Vatican a l'exode de milliers de nazis vers l'Amerique du Sud et l'Afrique 
 
Ratzinger lui meme a donne une promotion a Bernard Law qui etais la tete dirigeante du clerge du Massachussetts ou les scnadales de pretres pedophiles ont eu lieu....Ratzinger a ce moment etais sous les ordres de J-P II alors tout ce beau monde etais au courant de la situation....Bernard Law devrait etre en prison...mais il est au Vatican...protege par ses ptits amis 
 
Transparence et religion ne se mixe pas....si les religieux etaient transparants personne serait a l'eglise...le Vatican a des richesses pendant que y'as des gens qui crevent de faim...c'etais ca le message de Jesus??

Stephane Gaudette, Montreal

21 décembre 2009

@ Carole Rossi 
Je supporte votre commentaire et trouve malheureux que le carnet de M. Crevier soit subjugué par des membres de l'Opus Dei ou des anciens de la ligue du sacré-coeur. Ivan jobin, rimouski

ivan jobin, rimouski

21 décembre 2009

@ Michel D. Gauthier (suite) 
 
L'idée que le prêtre célibataire est plus disponible pour le service de Dieu peut s'inspirer de 1 Corinthiens 7.32-35. Mais il faut lire tout le Corpus paulinien du Nouveau Testament pour apprécier la position de l'apôtre sur le mariage et le célibat. Jamais l'apôtre ne proscrit le mariage ni n'en fait une condition nécessaire au service de Dieu. Dans l'Église ancienne, la pratique était plutôt d'avoir des ministres mariés, et les femmes y étaient grandement impliquées - souvent à titre de diaconesses. Si la porte s'ouvre à nouveau pour elles, j'en suis heureux, mais c'est dire qu'elle s'était refermée depuis. 
 
La Réforme de l'Église du XVIe s'est départie très rapidement de cette règle de célibat pour les prêtre (Luther, qui était en charge d'une paroisse, s'est marié et fondé famille). C'est que les Réformateurs se sont affranchis des conciles et de la papauté pour effectuer un retour aux Écritures saintes. Les textes des apôtres ont résolu la question très rapidement. 
 
Mon étonnement porte sur la question de fond, à l'arrière-scène de la règle de célibat des prêtres. Il y a là, me semble-t-il, un modèle de spiritualité qui me paraît plus gnostique que chrétien. On semble croire que la spiritualité (ou si vous voulez le service de Dieu) est d'autant mieux servie qu'elle est affranchie des engagements du monde, dont le mariage et la sexualité font partie. Une sorte de dichotomie entre le monde d'en haut et celui d'en bas. Pourquoi l'appel de Dieu ne s'adresserait-il pas aussi bien à ces époux et ses épouses de l'Église? Cela rendrait la vocation au mariage d'autant plus belle qu'elle viendrait s'inscrire dans celle du service de Dieu et de son peuple. Et cela redonnerait au peuple de Dieu sa place dans l'Église (qui n'est pas autre chose que l'Assemblée du Christ).

Denis Grenier, Sherbrooke

21 décembre 2009

@ Michel D. Gauthier 
 
Merci pour votre réponse franche et honnête. Il est vrai que le service de Dieu dans le célibat, librement consenti et pleinement assumé, est une possibilité qui mérite tout notre respect. Mais pour le magistère catholique, ce n'est pas une option mais une règle. Je cite ce texte de la Conférence des évêques de France, parce que c'est celui-là que j'ai sous les yeux : 
 
«Dans l'Église latine, l'appel au presbytérat n'est adressé qu'à des hommes qui, en réponse à un appel de Dieu, choisissent librement de vivre la chasteté dans la continence et s'en donnent les moyens. Cela suppose une bonne connaissance de soi-même, une maturité affective suffisante... La formation reçue doit aider à évaluer ce choix...» (Lutter contre la pédophilie, novembre 2000) 
 
C'est le célibat choisi, non par mésestime du mariage, mais par amour pour Dieu et pour le service des hommes. Je n'ai aucune objection à formuler à l'égard de ce célibat choisi. Mais pourquoi Dieu n'appellerait-il que ceux-là, et pourquoi ceux-là seuls pourraient-il répondre à son appel? On a beau dire qu'il n'y a là aucune mésestime du mariage et de la sexualité, je suis tenaillé par un doute. Votre réponse est pragmatique : parce que le prêtre qui se dévoue totalement à sa tâche pourrait trouver difficile de se consacrer à sa famille. Il est, en effet, difficile aux ministres protestants de concilier vie familiale et ministère, mais il est juste de dire au vu de 500 ans de pratique, que la plupart des ministres y arrivent fort bien. (à suivre)

Denis Grenier, Sherbrooke

21 décembre 2009

Suite à mon commentaire précédent, je me souviens quand j'entrais au Collège des F.E.C., je voyais tous ces frères qui venaient nous causer à la rentrée et pourtant, durant l'année, ils avaient des taches à remplir envers nous, malgré la relation d'amitié et de fraternité qu'on entretenait, ils devaient parfois prendre des décisions difficiles, allant à l'encontre de ces relations. Il en est de même pour les haut-placés du clergé de l'Église. Lorsque nous avons la chance de voir le St-Père dire la Sainte Messe à la télé, nous voyons près de lui des cardinaux et évêques qui concélèbrent avec lui et ça nous donne une image d'unité des membres de l'Église les plus près de Dieu qui prient le Seigneur avec une confiance qui ne défaille point. Mais au fond de certains d'entre eux, il y a l'humanité souffrante qui les tenaille de sa misère et dont ils doivent en bout de ligne régler certains cas litigieux de prêtres pédophiles et ce, pas toujours au contentement du Monde et de son père. Mais comme Dieu ne règle pas les affaires à la manière des hommes, vaut mieux lui en laisser l'issue car lui seul connaît très bien les hommes et les causes concernés. Faisons aussi confiance à la haute direction de l'Église qui a réajusté les exigence de la prêtrise.

Jean-Claude St-Yves, St-Jérôme

21 décembre 2009

L'Église est frappée depuis une grosse décennie de ce problème de pédophilie. J'ai beaucoup de misère avec ça, car des gens en place supposément capable de bien gérer ces cas les ont dissimulés aux yeux du monde. Était-ce pour éviter un scandale? Était-ce une seconde chance que le prélat accordait au prêtre pris en défaut? Ou encore était-ce un geste de complicité? Peut-être la rareté des prêtres obligeait l'Évêque à garder son prêtre en fonction malgré les frasques. À leur tour, ils devront subir la justice Divine et répondre de leurs actes.  
 
Mais les scandales ont sortis, fallait bien s'y attendre un jour. La justice terrestre fait son oeuvre à chaque occasion et certains ne trouvent pas trop juste à quelques occasions les peines encourrues données par les tribunaux. Je ne les juges pas, je trouve cela tout simplement désolant. Je sais que Dieu prendra acte et agira en conséquence avec eux selon la Justice Divine. Un bon catholique doit soutenir l'Église dans sa droiture contre vent et marée. Ces scandales on laissé des traces néfastes pour l'Église et les conséquences sont graves. J'ai entendu des gens les mettre tous dans le même panier! Ce n'est malheureusement pas le cas et je fais toujours confiance à l'Église car elle ne m'a jamais trompé dans ses enseignements.

Jean-Claude St-Yves, St-Jérôme

21 décembre 2009

@ Carole Rossi 
Je dis simplement no comment...c'est trop simpliste 
Emilien Marcoux, prêtre, 
Plessisville

Emilien Marcoux, Plessisville

20 décembre 2009

Rimouski, ce 20 décembre 2009 
 
Sauf erreur de ma part, j'ai entendu une nouvelle (Radio- 
Canada) indiquant que le Vatican aurait en 1982 demandé aux autorités ecclésiastiques irlandaises de ne pas collaborer avec les autorités civiles irlandaises susceptibles de révéler les abus sexuels de certains prêtres. La demande provenait de haut, à savoir du cardinal Raztsinger. Ceci se peut-il ? Jean-Paul II était-il au courant? 
 
Je me rappelle avoir également entendu une nouvelle indiquant que plusieurs ecclésiastiques américains avaient fui au Vatican pour s'éviter d'être civilement ou criminellement poursuivis. Est-ce vrai? 
 
Une autre question me hante: dans quelle mesure un prêtre pédophile est-il susceptible d'être soumis à un procès ecclésiastique? Cela est-il arrivé et si oui, à quelle fréquence?

Jean-Pierre Lusignan, Rimouski

19 décembre 2009

En réponse à M. Denis Grenier, je crois qu'un prêtre qui se dévoue totalement à sa tâche, pourrait trouver difficile d'avoir aussi à se consacrer à sa famille, s'il était marié. Les prêtres ont souvent en plus de leurs tâches ecclésisatiques, des tâches relevant de l'administration, de l'enseignement, de la gestion du patrimoine religieux, d'une implication sociale active etc... 
Un bon prêtre efficace se doit de se consacrer totalement à son ministère, et d'y retrouver un sens du devoir et aussi de la satisfaction humaine du devoir accompli. En acceptant de devenir prêtre catholique, il sait pertinemment bien qu'il renonce de ce fait au mariage. Peut-être devrait-on serrer davantage les crières d'admissibilité à la prêtrise ? Mais ce faisant, l'Église qui a besoin de prêtres, fermerait ainsi la porte à des hommes aptes à la prêtrise, et qui dans leur humanisme pourrait y jouer aussi un rôle actif et fort acceptable.  
L'Église ouvre actuellement la porte au diaconat des femmes, est-ce une ouverture possible au mariage éventuel des prêtres ? 
L.Église est une institution lente à agir, en ouvrant certaines portes, le temps fait son oeuvre et pourrait faire en sorte que le mariage des prêtres pourrait devenir une réalité. L'avenir le dira. 
La moisson est abondante, et les ouvriers peu nombreux. Il est à espérer que cette jeunesse qui se cherche des idéaux, osent aussi regarder vers cette moisson et qu'ils puissent y trouver une inspiration à un idéal de vie.

Michel D. Gauthier, St-Jérôme

19 décembre 2009

« Est-ce que le mariage des prêtres serait une solution ? Je ne crois pas, ceci ne ferait que déplacer le problème, car dans les religions où les pasteurs se marient, on compte des divorces, et ceci fragilise le mariage en tant que sacrement. » (Michel D. Gauthier) 
 
Je comprend les réserves de plusieurs à voir le mariage des prêtres comme la solution magique à tous les problèmes. Mais il reste à expliquer pourquoi le problème de la pédophilie est si rare en milieu protestant. Les ministres protestants, comme vous le savez, sont libres de se marier et de fonder une famille. Quelques-uns se rendent coupables d'infidélité, d'autres divorcent, mais la grande majorité offrent l'exemple d'un bon mariage. Il me semble que leur exemple renforce l'institution du mariage plutôt qu'il ne la fragilise. En tout cas, cette pratique semble bien meilleure pour la protection des enfants et évite un bien des problèmes (prostitution, homosexualité ou relation conjugales inavouées). Je ne peux pas m'empêcher de penser que cette règle de célibat est tout à fait irréaliste et, somme toute, néfaste à l'Église catholique.

Denis Grenier, Sherbrooke

19 décembre 2009

C'est certain que tous ces religieux, prêtres, Frères de Congrégation, toute cette hiérarchie religieuse, allant du prêtre jusqu'aux évêques impliqués dans des scandales sexuels, ce n'est rien de tellement bon pour redorer le blason de notre Église, et même de nos différentes Églises, car ceci n'est pas le propre que de l'Église catholique. Oui ceci est un scandale. 
Les prêtres sont devenus le talon d'Achille de l'Église. Est-ce que le mariage des prêtres serait une solution ? Je ne crois pas, ceci ne ferait que déplacer le problème, car dans les religions où les pasteurs se marient, on compte des divorces, et ceci fragilise le mariage en tant que sacrement. 
Que doit-on faire de ces prêtres ? Les envoyer en institution psychiatrique pour en connaître le degré de récupération, ou les laisser y croupir pour le reste de leurs jours ? 
L'Église a déjà eu une grande influence sur notre mode de vie, mais aujourd'hui cette influence s'est dissoute par l'usure du temps, et cette emprise sur le peuple qui s'est réveillé avec ces scandales sexuels. Tout d'un coup les gens se sont apreçus que ces hommes, sont des hommes comme tout le monde avec aussi des besoins à satisfaire.  
Je l'ai déjà dit à plusieurs reprises, l'Église est avant tout une institution humaine, avec les qualités, mais aussi les défauts que cela comporte. Ce scandale de l'Église on le retrouve aussi ailleurs, dans le monde de la politique, le monde des finances, le monde artistique, dans le monde militaire etc... 
Blâmer l'Église, c'est facile, tout le monde le fait ou presque. Il faut aller au-delà du blâme et aller au pardon. Jean-Paul II a déjà demadé pardon au nom de l'Église, Benoit XVI aussi je crois. 
Beaucoup de gens profitent de l'occasion pour s'apostasier, avec des raisons d'une futilité remarquable à l'occasion, d'autres s'apostasient pour aller se checher un capital de sympathie.  
Que celui qui n'a jamais péché, lance la première pierre.

Michel D. Gauthier, St-Jérôme

18 décembre 2009

Le Vatican est le plus petit pays au monde de 80 km2 et le plus riche. Il est essentiellement composé d hommes et son taux de population juvénile est le plus faible. Ce pays jamais remit en cause s est ammassé au fil des siècles au nom du Christ des richesses énormes pour qui et pour quoi..?.Quand va-t-on enfin regarder comment le monde est divisé et à qui il profite..?  
Et comment..?  
Avec quel respect de l autre...? 
.C est un état de pouvoir...fondé sur le pouvoir...Nous sommes prets pour des changements...Et le premier serait de juger chaque coupable qui que ce soit ... et de reconnaitre les blessures infligées... de chaque victime. 
Notre première mission en tant que socièté évoluée est d'éradiquer la pédophilie et la violence faite aux plus démunis...Quand allons nous nous réveiller pour appliquer les vrais valeurs?

carole rossi, magog

15 décembre 2009

@ Benoît Morin et à ceux qui croient qu'il est inutile d'en parler 
 
No Comment 
 
Article de Radio-Canada

Laurent Émond, Québec

13 décembre 2009

@ Monsieur Émilien Marcoux 
Bonjour Mr Marcoux. Comme cela doit être décevant pour vous que de voir agir ainsi certains de vos confrères. Je compatis avec vous. J'ai cessé de pratiquer la religion catholique à l'adolescence mais j'ai beaucoup de respect pour ceux qui continuent à le faire malgré tout. Ces derniers ont plus que jamais besoin de vous pour continuer leur recherche spirituelle. Malgré toutes les déceptions, les plus robustes doivent garder le fort. 
Bon courage.

Martin Gaudreault, Québec

13 décembre 2009

Les autorités cléricales qui ont protégé ces criminels sont gravement responsables, elles ont largement contribué à amplifier les actes de pédophilie. Une enquête en bonne et due forme est nécessaire car le plus important maintenant est de protéger d'éventuelles victimes, et un des moyens efficaces est la divulguation. Le Vatican doit dénoncer tous ses agresseurs pour l'amour et la protection de nos enfants.

Bellini Evy, Montréal

13 décembre 2009

«Il y a des papas pédophiles», écrit monsieur Marcoux. Sans doute, mais ils n'agressent pas les enfants au nom de Dieu. L'Église est une institution pyramidale dont le pouvoir repose sur la croyance en un dieu. Bernard Madoff et Earl Jones avaient créé un système pyramidal dont le fonctionnement reposait sur la croyance en un profit. Dans les deux cas, la foi. Où est la différence? La pédophilie des curés n'est qu'un effet secondaire d'un système fort ancien et qui fonctionne toujours.  
 
Pierre Desrosiers 
Val David

Pierre Desrosiers, Val David

12 décembre 2009

@ Monsieur Émilien Marcoux, 
 
Je me suis peut-être mal exprimé. Je suis tout à fait d'accord avec vous à l'effet que le mariage n'est pas un vaccin contre la pédophilie. Ce que je déplore, c'est que l'Église se prenne un peu trop au sérieux comme représentante de Dieu sur Terre, elle a peut-être trop investi dans l'image qu'elle projette, au détriment de sa cohérence avec le message de Jésus. Ce que je voulais dire, concernant le dossier de la pédophilie, c'est que l'Église catholique a davantage cherché à protéger ses religieux pédophiles que les victimes de ces derniers, pour maintenir une "image de sainteté" et il s'agit pour moi d'une erreur grave. 
 
Tout comme vous, je pense qu'on devrait accorder plus d'importance à l'équilibre affectif personnel des membres du clergé et être plus transparent. 
 
Je vous remercie de m'avoir donné la chance de préciser ma pensée.

Marc Lacroix, Beloeil

12 décembre 2009

@ Emilien Marcoux, Plessisville 
 
« Je ne juge pas l'Eglise, je juge et condamne le comportement de ces chrétiens qui durant l'histoire de l'Eglise ont sali la pureté de l'Evangile... Oui, j'ai honte du silence de Rome, de certains évêques et de certains prêtres...J'ai mal, très mal à mon Eglise. " 
 
Je respecte votre engagement et je suis certain que vous venez en aide aux êtres blessés. Que l'on soit croyant ou non, c'est cela qui est important, c'est cela qui donne un peu de sens à l'humanité. 
 
Cependant, je crois que vous faites une erreur en repoussant l'idée de juger l'église. Il y a dans cette institution trop de théologiens à la pensée tortueuse et pas assez de pasteurs, trop de pouvoirs et pas assez de compassion.  
 
Comment comprendre autrement que des évêques aient pu être assez insensibles pour déplacer des pédophiles d'une paroisse à l'autre au lieu de protéger les enfants? Est-ce que ce n'était pas le premier des premiers devoirs de l'institution? Le plus simple à accomplir? Le plus évident moralement? 
 
Les fautes de l'institution me semblent au moins aussi graves que les actes des membres du clergé dont les crimes sont dévoilés aujourd'hui.

Laurent Émond, Québec

11 décembre 2009

C'est une maladie honteuse. Qui a détruit la vie de bien des gens qui ne cherchaient qu'à s'instruire. 
C'est une maladie des sociétés issues de l'Immigration, des sociétés qui ont rammacé des gens malades, guerriers et marginaux dans un endroit difficile à vivre à l'époque. 
Canada, ÉU, Australie et l'Irlande. 
Cela n'a pas affecté seulement les élèves et leurs parents même ça a blessé tous les membres de l'église, y compris NOUS-MÊME. 
Le bon Dieu n'oubliera pas ces mesfaits et il est le seul juge. Prions pour notre église qu'elle devient de plus en plus ouverte au dialogue et qu'elle soit toujours transparente. 
 
Il ne faut pas oublier que autrefois dans bien des pays du monde, on gardait le silence pour ne pas porter atteinte à la réputation de la famille et des institutions. Chaque époque a ses règles.

May Assy, St-Laurent

11 décembre 2009

@ Serge Beauchemin, 
Dire simplement que de l'opium du peuple, la religion est devenue l'arsénic me parait porter insulte à ceux et celles qui sont de bonne foi et qui vivent leur relation avec Dieu en Eglise. J'ose penser que vous êtes capable de respect et de nuance pour enrichir le débat qui se fait présentement sur la pédophylie de certains prêtres, le silence de certains évêques et la recherche d'une solution juste face aux victimes innocentes. En tout respect! 
Emilien Marcoux, prêtre,  
Plessisville.

Emilien Marcoux, Plessisville

11 décembre 2009

@M. Marc Lacroix, 
Je veux simplement vous rappeler que le mariage des prêtres ne règlerait en rien le problème de la pédophilie chez les prêtres catholiques. Je veux bien que le célibat ne soit pas une condition pour devenir prêtre, mais la pédophilie demeure une maladie universelle qu'il faut apprendre à contrôler et même à éliminer. Des pédophyles, on en retrouve chez les prêtres, c'est une évidence, mais nous serions étonnés de constater combien de papa, donc d'hommes mariés, sont atteints par cette peste. Je ne crois pas à une commission d'enquête... je proclame haut et fort qu'il faut augmenter de beaucoup les exigences pour devenir prêtre ( plan affectif, transparence, respect.. ), que ce prêtre soit marié ou non. Je ne vois aucune relation entre célibat et mariage pour empêcher la pédophylie. Une plus grande transparence et un meilleur équilibre affectif personnel sont à la source d'une solution possible pour les prêtres d'aujourd'hui qui vivent dans une société hypersexualisée... En tout respect!!

Emilien Marcoux, prêtre, Plessisville

11 décembre 2009

Je ne suis pas convaincu qu'une enquête soit de mise, parce que je doute qu'elle puisse nous faire connaître quoi que ce soit que nous ne connaissions déjà. J'inviterais plutôt le pape à donner des instructions à sa haute hiérarchie à l'effet que les agressions de la part de religieux doivent être rapportés à la police ; en aucun cas les évêques et archevêques ne devraient couvrir les agresseurs. Beaucoup trop d'importance a été accordée à « l'image de l'Église » dans les années passées, au point où je me demande si l'Église reste aujourd'hui véritablement plus qu'un image, un mirage de ce qu'elle aurait pu être. La scène que j'imagine, Jésus face à l'un de ces disciple qui aurait été abuseur d'enfant, est similaire au Jésus qui a chassé les vendeurs du Temple ; pas de mièvrerie ni d'hypocrisie, mais des coups de pieds bien placés.  
 
Le Jésus que je retrouve dans le Nouveau Testament se sentirait-il à son aise dans l'Église d'aujourd'hui ? Pas sûr. Jésus n'a pas recruté que des célibataires, mais aussi des hommes mariés et contrairement à la société juive de l'époque, il considérait les femmes comme l'égale de l'homme. S'il y a quelque chose que Jésus exécrait, c'est le ritualisme et les subtilités casuistique des pharisiens. En se transformant en institution politique, l'Église aurait-elle oublié Jésus ? Se serait-elle métamorphosée une institution sadducéenne ou pharisienne version améliorée ? En cherchant à se sortir du monde, en se mettant sur une sorte de piédestal, les religieux se seraient-ils retrouvés avec des masques trop lourds à porter ? 
 
Je pense qu'il est temps que l'Église catholique, l'organisation, réalise qu'elle est très « humaine » composée d'êtres imparfaits ( prêtres, les évêques, le Pape ), toujours en cheminement. Les religieux sont des êtres humains comme les autres, pas des dieux sortis de la cuisse de Jupiter. Sincèrement, ce que l'Église perdrait en « image » et en prétention, elle le gagnerait en respect de la part de tous. 
 
De la part d'un humain lui aussi en cheminement.

Marc Lacroix, Beloeil

10 décembre 2009

@ Laurent Emond 
 
"Alors? Le sens de l'honneur et de la dignité peut-être? Des valeurs qui méritent sans doute d'être défendues si nous cherchons à donner un sens à nos vies. Dans un monde qu'on dit à la recherche de sens, nous pourrions peut-être commencer par cela?" 
 
Vous avez attendu aujourd'hui pour penser à ca, vous? Non? Moi non plus.

Benoît Morin, Montréal

10 décembre 2009

Bonjour M. Crevier, 
En lisant votre texte, je sentais cette grande indignation face à tous ces prêtres et évêques qui ont abusé de l'innocence des jeunes. Je suis à un autre stade: celui de l'indignation et de la révolte. En toute franchise, je n'arrive pas à comprendre de tels comportements d'abus et de lâcheté...quelle hypocrisie. Et moi qui suis prêtre, moi qui a été éduqué par des prêtres pendant toute mon adolescence sans avoir connu un seul abus, je ne comprends pas. Ma foi repose sur le Christ, mais ma confiance est si méfiante vis à vis du Vatican, des évêques.. et même des prêtres. Il faut repenser la formation des prêtres de demain: trop de prêtres ont été ordonnés alors qu'ils souffraient d'un déséquilibre affectif maladif qui les a conduits à abuser de l'innocence de l'enfant. J'ai très mal à mon Eglise.. les vrais chrétiens doivent avoir un esprit critique face à toutes les institutions de l'Eglise. Je ne juge pas l'Eglise, je juge et condamne le comportement de ces chrétiens qui durant l'histoire de l'Eglise ont sali la pureté de l'Evangile, par des guerres, des croisades, et des abus d'enfants pleins d'innocence qui ne demandaient que d'apprendre à aimer et à être aimé. Oui, j'ai honte du silence de Rome, de certains évêques et de certains prêtres. Que l'Eglise sait montrer jusqu'à quel point elle est pécheresse... Quelle honte, quelle hypocrisie! J'ai mal, très mal à mon Eglise. 
 
Emilien Marcoux prêtre,  
Plessisville

Emilien Marcoux, Plessisville

10 décembre 2009

@ Benoît Morin 
Qu'est-ce que ce sujet apporte de nouveau? Monsieur Morin, vous faites référence à des cas semblables qui se sont déroulés un peu partout en Occident. C'est vrai que ces cas, individuellement, ont souvent fait les manchettes. Et précisément, je me demande si quelqu'un a pris le temps de mettre tous ces morceaux de casse-tête sur la table pour tenter d'en dégager un portrait plus large, plus complet.  
 
A-t-on déjà fait un bilan international de l'ensemble des cas d'aggressions? Existe-t-il des liens entre les cas d'ici et ceux d'ailleurs?  
 
Si on se limite à regarder chaque cas individuellement, est-ce que quelque chose nous échappe? Peut-on vraiment considérer ces histoires d'horreur comme des cas isolés? Est-ce que le Vatican et les autres Églises chrétiennes ont fait ce travail d'enquête?  
 
Le cas irlandais, je crois, nous porte à poser cette question.

Alain Crevier, Québec

9 décembre 2009

@Benoît Morin, Montréal 
"Alors?" 
 
Alors? Le sens de l'honneur et de la dignité peut-être?  
 
Des valeurs qui méritent sans doute d'être défendues si nous cherchons à donner un sens à nos vies. 
 
Dans un monde qu'on dit à la recherche de sens, nous pourrions peut-être commencer par cela?

Laurent Émond, Québec

9 décembre 2009

Il y a un moment, j'ai posé la question : est-ce que cette église est vraiment le reflet, même imparfait, de la vision d'un être, dieu ou homme, qui a vécu il y a deux mille ans? 
 
Un ami m'a répondu oui. Je ne le comprends pas. 
 
Jusqu'à quel point cette église, dans sa doctrine, dans ses actes, dans sa hiérarchie, dans ses représentants et dans son histoire, est-elle le reflet de valeurs honorables? de comportements respectables et responsables? 
 
Et cela, quelles que soient les convictions de chacun? 
 
Je ne cherche pas à juger une personne ou une autre. Je ne suis pas un inquisiteur.  
 
C'est l'institution qu'il faut regarder. C'est devant elle que personne n'a le droit de fermer les yeux.

Laurent Émond, Québec

9 décembre 2009

Faut-il revenir sur les pages de l'histoire de l'humanité pour comprendre les stratagèmes de ce trio. Depuis que l'Homme, ce superbe et super animal, s'est découvert comme l'ultime perfection de la création et que la ruse odieuse lui a conféré l'assise de son pouvoir, les cartes du jeu se sont agencées pour se jouer ad vitam æternam.  
 
De tribu à peuplade, de nation à universalisation, les régimes politiques et les institutions religieuses toutes confondus se sont toujours ajustés au bon vouloir des plus forts (les plus fortunés les plus musclés). Chef de tribu, chef d'état, chef spirituel, chef tout court, quel qu'eut été le régime (monarchie-religion, démocratie-religion, dictature) tous se sont classés sous l'étiquette d'oppresseurs. 
 
Tout ce beau monde se frictionne, s'onction ne et se pardonne sous l'aile probante de grands manitous (on peut lire aussi manie tout). Vous aurez compris le cover up des religions prétendent que les ordres viennent d'en haut. Cela les justifie pour imposer la loi et la gérance à suivre pour perpétuer la ruse.  
 
Le réveil n'est pas pour demain, « l'A-P-S » de notre monde contemporain est bien en place pour survivre à toute tentative de dénonciation de gestes odieux.  
 
L'inaccessible rêve ne peut qu'entretenir l'espoir du néant.

Ivan Jobin, Rimouski

9 décembre 2009

Je salue votre courage Alain !

Stéphane Duquette, Québec

9 décembre 2009

Je me pose une question: qu'est-ce que ce sujet amène de nouveau sur la question? Il n'y aura quand même pas ici un débat sur la question de savoir si on est pour ou contre la pédophilie, scandalisé ou pas de l'attitude de l'Église dans le traitement des cas d'abus, etc. Il n'y a pas de débat à avoir là-dessus. Et il n'y a rien de nouveau dans ce que vous rapportez (un rapport qui vient d'être publié en Irlande après une commission d'enquête qui a duré quelques années et dont les médias avaient déjà parlé, et qui va dans le même sens que celles qui ont eu lieu ailleurs). Alors?

Benoît Morin, Montréal

9 décembre 2009

La seule instance pénale qui aurait une autorité et une crédibilité suffisante serait la Cour pénale internationale, mais ses interventions sont limitées aux génocides, crimes de guerre et crimes contre l'humanité. 
 
Sinon, une des divisions de l'Unicef est justement la protection des enfants contre la violence, les abus et l'exploitation. Dans le cadre réglementaire d'intervention, on retrouve notamment des dispositions concernant les enfants sans parents, l'expoitation sexuelle des enfants ainsi que la violence à leur encontre. 
 
La Vatican luttera jusqu'à la dernière goutte de sang contre une intrusion dans ce qu'il qualifiera d'affaires internes, puisqu'une enquête externe, objective et transparente serait un synonyme de ruine, de poursuites massives et de désistement de l'Église. 
 
Il est bien paradoxal qu'une organisation dont la mission autoproclamée est de se mêler des affaires de tous soit aussi sensible au regard des autres. 
 
Puis-je vous recommander la lecture de l'excellent "God is not great" du journaliste brittanique Christopher Hitchens? De nombreuses mentions de ce type de crimes contre les enfants y sont faites, avec exactement les mêmes arguments que ceux qui vous utilisez: loi du silence, ignorance prétendue, transferts des coupables au lieu de sentences criminelles, etc.

Michael Carpentier, Québec

9 décembre 2009

De l'opium du peuple, la religion en est devenue l'arsenic.

Serge Beauchemin, Contrecoeur

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