16 novembre 2009
Cap sur la production, exit l'environnement
Novembre 2009, le monde émerge d'une crise financière exceptionnelle, du jamais vu depuis la Grande Dépression des années 30, qui a provoqué dans son sillage ce que les économistes appellent aujourd'hui la « Grande Récession ». C'était plus qu'une récession ordinaire, c'est clair, mais ce n'est pas une dépression. Donc, la « Grande Récession ».
En réponse à cette crise, depuis un peu plus d'un an, les chefs du monde ont agi promptement, sans compter, selon les critiques, avec efficacité, de l'avis de bien des économistes. Les investisseurs sont contents: les gouvernements ne cessent de rassurer tout le monde quant à leur intention de pomper sans cesse de l'argent dans l'économie pour assurer une reprise solide.
Et c'est ce que les chefs d'État et de gouvernement ont encore répété en fin de semaine dernière au sommet de l'APEC (Forum économique Asie-Pacifique): les mesures de relance économique doivent et vont se poursuivre.
La prudence des entreprises
Les gouvernements sont conscients du danger de voir leur économie respective replonger en récession s'ils ne poursuivent pas leurs investissements dans les infrastructures, dans la recherche et le développement, dans le soutien financier des secteurs à fort potentiel.
Ils savent que le secteur privé hésite encore à reprendre une production plus élevée, à prendre de l'expansion en construisant une nouvelle usine ou en testant le marché des acquisitions.
Surtout, les dirigeants voient bien que les entreprises cherchent encore à solidifier leur base en écoulant leurs stocks, en comprimant leurs dépenses, en réduisant leur masse salariale (discussions ardues avec les employés, mises à la retraite, travail à temps partagé, congédiements) et en attendant que le mauvais rêve soit vraiment terminé.
La Chine et les GES
Tout ça se fait dans un contexte très particulier pour les États-Unis et les autres grands pays occidentaux: la montée en puissance de la Chine. La Chine, première créancière des Américains, est le pays qui possède le plus de devises américaines dans ses coffres. La Chine qui tient tout le monde par la barbichette en maîtrisant l'évolution de sa devise, le pays dont la croissance dépassera encore les 8 % cette année, alors que les autres pays du G20 seront pour la plupart encore sous la ligne du 0 %, dans le rouge, dans le négatif.
Cette Chine refuse de s'engager à respecter des cibles contraignantes de réduction des gaz à effet de serre. Sa réponse aux Américains et aux Européens se résume à ceci: nous sommes prêts à collaborer, mais vous ne pouvez pas nous demander de payer pour vos décennies de pollution.
Et les Américains, braqués, reprennent le même disque qui tourne depuis plus d'une décennie: si les Chinois, aujourd'hui premier émetteur de gaz à effet de serre, refusent des cibles contraignantes, à quoi bon?
Il s'agit pourtant ici d'un enjeu fondamental. Si la crise financière a nécessité des actions rapides et concrètes, orientées sur le court terme, le temps est venu d'agir sur le long terme. Agir sur le plan financier pour éviter d'autres crises. Et agir sur le plan environnemental pour éviter une crise écologique ET économique.
Pas d'accord contraignant
La réponse de Barack Obama et de ses acolytes au Sommet de Singapour dans les derniers jours en déçoit plus d'un. Un accord à Copenhague sur des cibles précises de réduction des gaz à effet de serre est « irréaliste », ont annoncé les dirigeants des pays membres de l'APEC. Au mieux, un accord politique. Peut-être, une première étape vers d'autres rencontres. Mais pas d'accord contraignant, oubliez ça!
Selon la Presse canadienne, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, propose « de faire un pas en arrière afin d'avoir une meilleure vue d'ensemble de la situation ». Son ministre de l'Environnement, Jim Prentice, déclare au Globe and Mail lundi qu'il y a « des attentes très élevées de Copenhague et c'est pourquoi vous entendez depuis six semaines, de ma part, mais aussi de négociateurs d'autres pays ainsi que des gens liés à l'ONU, des propos plutôt pessimistes. C'est du réalisme en fait sur ce qui va arriver afin que les attentes ne soient pas déphasées. Il ne sera pas possible d'obtenir un traité international complet à Copenhague ».
Jim Prentice va jusqu'à présenter le Canada comme étant un pays qui assume un rôle de leadership en matière d'environnement. Le Canada a reçu plusieurs prix du « fossile du jour » récemment, en raison, selon les écologistes, de ses efforts visant à bloquer la construction d'un accord en matière d'environnement.
On a souvent dit et lu dans les derniers mois que l'économie financière avait perdu tout contact avec l'économie réelle. Plusieurs économistes, ainsi que l'auteur Éric Laurent, dans son livre La face cachée des banques, ont écrit que les institutions financières ont, de façon arrogante et délibérée, exploité la misère des gens ordinaires en leur proposant sur un plateau d'argent des produits d'endettements attirants... et suicidaires.
Aujourd'hui, peut-on arriver à un constat similaire et se demander si les grands dirigeants mondiaux ne sont pas en train d'exprimer encore leur totale incapacité à servir les intérêts des êtres humains en refusant de conclure un accord qui viserait à rendre la planète meilleure pour les prochaines générations?
Regardez RDI en direct sur l'économie, animée par Gérald Fillion
Retrouvez Gérald Fillion au Téléjournal (à 21 h HE à RDI et 22 h HE à la Première Chaîne), au Téléjournal Montréal (18 h HE), dans les les téléjournaux de plusieurs stations du réseau et à RDI (16 h 15, 17 h 15 et 18 h 30). On peut aussi l'entendre à la radio, à L'heure des comptes et dans les émissions du retour à la maison partout au pays.
19 novembre 2009
...et comme dans "the age of stupid", nous enfants nous maudiront de faire ce que nous faisons actuellement.
Peut-on en vouloir aux chinois, qui, somme toute, ne veulent que reproduire un mode de vie qui nous a valu un certain "standard de vie" (si vous appelez avoir 5 télévisions dans une seule maison un standard de vie).
Le vrai problème, c'est des gens de la tempe de notre premier ministre. Une homme à la vision historique pour le moins myope qui voit des "complots" environnementalistes partout.
Malheureusement dans ce cas-ci, on se contentera de vagues déclarations de principe, malgré les cris des scientifiques, jusqu'à ce qu'il soit trop tard, beaucoup trop tard
Et à ce moment-la, nos enfants nous maudiront, pris qu'ils seront avec la facture de la carte de crédit économique, démographique et environnementale que nous leur laisserons
Sebastien Dubois, Boisbirand
19 novembre 2009
Dans ces débats, il y un manque de sincérité. Personne ne veut faire les premiers pas quand ça coûte des sous. Il y a des solutions qui même si elles coûtent des sous sont rentables à moyen terme mais elles rapporteraient moins dans les caisses des partis. Ce dont M.Marceau parle en matière de déchets, ce sont des centres pour brûler les déchets et en récupérer les gaz. Gaz qui peuvent servir à de multiples usages. Au lieu de prévenir, on attend les dégâts. Ils viendront, et dépendant des coûts monétaires et non humains et sociaux, ils choisiront encore les solutions les moins chères. Ce ne seront pas les coûts matériels qui vont réveiller le monde, ce sont les coûts humains.
Quand les chinois riches vont mourir malades de la pollution engendrée par des morts en décomposition, les enfants vont consentir à débourser des sous. C'est le temps de créer , d'inventer tout ce dont les malades du fric ne pourront se passer pour rester en vie. L'air pollué et la montée des eaux vont faire tellement de morts que le fric ne comptera plus. Il viendra un temps où les maladies de toutes sortes feront réfléchir. Ce message est celui des hommes de science qui analysent les changements climatiques. Si on veut montrer qu'on est sérieux,il faut agir dans les domaines où on le peut et ne pas attendre après les chinois. Va-t-on défendre les foyers au bois polluants? Pas besoin de M.Jintao pour le faire. Développons le marché du futur et obligeons nos gouvernants à être moins Bougon, moins hypocrites. Quand on n'agit pas, c'est un manque d'intelligence, de vision, de perception du futur. Prévoir les besoins du futur, est ce qu'il y a de plus rentable.
Jean Lespérance, Montréal Québec
18 novembre 2009
@ monsieur Marceau.
La simple phrase que nous retrouvons dans votre texte affirmant que" le marché ne se trompe jamais" démontre le caractère essentiellement idéologique de votre position. Le marché se trompe comme nous tous; le marché n'est pas un "deus ex machina" Il n'y, comme disait ma mère, que les fous qui ne se trompent pas.
Jean Archambault, Montréal
18 novembre 2009
Monsieur Fillion,
Au risque de subir encore une fois l'autodafé par autres « bloggers » avec mon commentaire ou bien qu'il ne soit pas publié, j'irai d'un commentaire contraire à la saveur du jour.
En fait, je préfère voir l'avenir avec positivisme et confiance envers l'humain. J'étais à une conférence sur les nouvelles technologies environnementales et sachez qu'il se fait maintenant plusieurs choses intéressantes.
Le marché a choisi les enjeux environnementaux les plus importants soit, la gestion des déchets, l'énergie et l'eau. Le marché ne se trompe jamais. Ces enjeux sont RÉÉLLEMENT importants et plusieurs entreprises ont déjà plusieurs solutions.
- Par exemple, il existe déjà des technologies pouvant transformer des déchets en énergie et ce, sans pollution. Les villes d'Ottawa et de Port Hope commencent à regarder cette approche.
- De plus, les voitures émettent de moins en moins d'émissions polluantes.
- On réussi maintenant à stocker l'énergie mieux qu'avant pour éviter le gaspillage.
L'environnement est évidemment important. Par contre, nos politiciens se concentrent sur la saveur du jour : les changements climatiques. Le seul enjeu environnemental qui n'a pas été prouvé est le seul et pour lequel nous n'avons aucun pouvoir est le seul sur lequel les politiciens se concentrent. Les politiciens le savent et c'est pourquoi qu'ils ne voient pas l'urgence. De plus, le fait que les gouvernements veuillent faire quelque chose pour l'amélioration de l'environnement est paradoxal lorsqu'on sait qu'ils subventionnent (et donc encouragent) la pollution ...
Le seul argument que nos pseudo-scientifiques utilisent est la Peur. Tous les autres enjeux environnementaux sont prouvés et ont plusieurs arguments nécessitant des actions et des changements de comportement, ce qui n'est pas le cas des pseudo-changements climatiques.
Jacques Marceau, Ottawa
18 novembre 2009
La Chine domine déjà le monde. Avec une population de près de 1milliard 350 millions d'habitants, elle a un marché intérieur gigantesque et elle domine par ses exportations les marchés extérieurs. Avec une croissance du PIB de 8%, la Chine ne fera pas de concessions. L'Empire du milieu règne à nouveau sur les barbares que nous sommes. En regardant Obama et Hu Jintao discuter ensemble à l'aide d'interprètes, la Chine démontre que les questions politiques et économiques internationales peuvent être abordées en mandarin.
Les pays industrialisées occidentaux, englués dans leurs politiques économiques de déconstruction de leurs appareils de production délocalisés dans les pays émergents ont facilité la tâche des Chinois. En outre, peu conscients, depuis des décennies, des effets à court et à moyen termes de la pollution, les pays occidentaux peuvent difficilement être crédibles dans leur demande à la Chine de baisser ses émissions de gaz à effets de serre.
L'hypocrisie de Harper est flagrante. Fais ce que je ne fais pas, serait son adage. Harper ne reconnaît pas l'urgence de la situation,. Il veut faire un pas en arrière pour en faire deux autres par après.
La situation apparaît bloquée et les populations sont devenues les otages d'apprentis-sorciers qui vont amener le monde à des cataclysmes autrement plus violents et meurtriers, La fonte de la calotte glaciaire entrainera des inondations spectaculaires sur les côtes des océans.
Jean Archambault, Montréal
17 novembre 2009
Le seuil critique de dégradation de la planète est atteint et suis d'avis que nous devons maintenant songer à instituer un tribunal international de l'environnement qui aurait les mêmes prérogatives que le tribunal actuel des crimes contre l'humanité, On pourrait y traduire les grands pollueurs et les chefs d'états du genre d'Harper qui torpillent les démarches de protection de l'environnement.
Si on prend en considération les réfugiés du climat, les famines, les maladies et les destructions qui en résultent sur une base planétaire .ce sont là des conséquences aussi grande sinon plus que les génocides pour lesquelles des gens ont été condamnés.
Peut-être que la menace sur un plan individuel forcerait la réflexion des concernés.
Richard Deschênes, Ottawa
17 novembre 2009
C'est un peu comique. Le monde a poussé pour que le dernier grand bastion communiste tombe. Et maintenant que la Chine embarque dans le capitalisme on lui dit de ralentir et de penser... à la société!?! Leur réponse est inscrite à la base du capitalisme : « Laissez moi poursuivre mes intérêts individuels et poursuivez les vôtres. L'équilibre qui en résultera sera le bon ».
Que nous dit alors le capitalisme? Que le pouvoir est dans les mains de chaque individu. Chacun peut refuser de consommer un produit chinois. Payer 5 à 10 fois plus cher pour un bien semblable fait ailleurs. Ou tout simplement ne plus le consommer pour s'assurer que la pollution soit vraiment enrayée et non pas déplacée. L'individu a le pouvoir de faire en sorte que la « société mondiale » devienne une priorité. Il doit y croire et agir conséquemment.
Mais ce premier ministre Harper (ainsi que Charest ou Tremblay à Montréal) sont des exemples que l'individu s'en balance actuellement. Il ne vote pas, consomme et se croise les doigts pour que ça continue de fonctionner.
Alain Cloutier, La Prairie
17 novembre 2009
Ce que nous pouvons entrevoir, c'est le souhait d'un retour à ''business as usual'' pour le système économique et financier mondial, une façon de faire l'autruche sur le bordel à venir.
Hors que tous les indicateurs pointent dans le rouge (environnement, endettement, etc.), on fait comme si de rien n'était! On reste dans notre zone de confort, dans ce que nous connaissons, l'attitude propre à l'être humain, malheureusement.
Le système économique et financier mondial souffre du syndrôme de l'autruche, dans le sens qu'il s'enferme dans un dogme de croissance et de disponibilité de ressources éternelles, et ne voit pas les ravages qu'il fait et ses conséquences pour, non les prochains 20 ou 30 ans, pour les prochains 100 ou 200 ans.
Car peu importe ce qui arrivera, on sait tous que ce système changera un jour, soit maintenant parce qu'on peu le faire et le planifier (www.decroissance.org), ou bien soit que le jour ou nous n'aurons plus de forêts, de poissons, de terre arables, d'eau de source, etc. Hors à ce moment, le système s'effondrera complètement de toute façon.
Yan Fortin, Lachine
17 novembre 2009
Quand vous signez une page de carnet comme celle-ci, monsieur Fillion, vous invitez le lecteur par-delà le réflexe du" pooler" qui vérifie ses "stats".
La plupart des chiffres, des vestons chemises, des mouches de boîtes comptables qui défilent tous les jours pour nous décrire l'actualité économique ne prennent en considération que les résultats immédiats.
Ils se font l'écho de la pensée financière prévalente qui ne considère que le court terme, un rendement, un mandat.
On nous impose la réalité en termes de gains ou des pertes, suggérant implicitement que la montée du cours de tel produit est intrinsèquement une bonne ou mauvaise chose: "bonne ou mauvaise journée..."
On s'adresse à nous comme à un marché.
Et non comme une personne.
Or l'économie, quand elle s'intéresse à l'Environnement doit prendre du recul, penser au delà des prochains mois et s'intéresser à d'autres valeurs que celles de la bourse et l'immobilier. Elle doit attribuer une importance à des biens collectifs et moins des comptes bancaires privés.
Je suis content quand vous laissez de côté le discours général et prenez le temps de vous attarder au côté extra-boursier de la vie.
À mons sens, vous êtes la crédibilité de Radio-Canada pour ce qui est de l'économie
et je nous en félicite.
Eric Boulay, Regina
17 novembre 2009
Tant que la sécurité des gens ne seront pas compromises, il n'y aura pas de changement ni de mobilisation. Ainsi, les plus riches continueront de s'en mettre plein les poches et les gens ordinaires continueront à subir les conséquences... sans rien dire.
Pierre-Luc Gauthier, Saguenay
17 novembre 2009
Dans toutes ces inactions de nos gouvernements, je vois le comportement des moutons de Panurge qui se jettent dans la mer parce que le premier du troupeau le fait. Ils sont incapables de voir qu'ils se dirigent vers la mort et, notre permier ministre Harper en est un bon exemple, refuserant de croire que la mer est là parce qu'il refuse ne la voit pas et refuse de croire à son existance de par ses vues à court terme.
Micheline Gagnon, Montréal
17 novembre 2009
La position de l'Inde sur la réduction des GES est intéressante. Certains milieux estiment que l'occident a pillé leurs richesses. Tant les ressources naturelles que la main d'oeuvre sur de multiples de décennies ; que pour assurer leur développement il n'ont d'autre choix que de polluer. À cet effet, suggèrent-ils que les cotas de carbone ne soient pas côtés en bourse et plutôt qu'on les mette à la disposition des économies émergeantes pour compenser le retard pris par ces derniers, dont par l'Inde, ce qui corrigerait les politiques impérialistes passées, celles des Européens et de l'Angleterre particulièrement.
Tout cela nous suggère que les questions environnementales tiennent par bien des aspects du dialogue de sourds. Que la recherche du confort et l'appât du gain pour les uns, l'accès à de nouveaux standards de confort pour d'autres ont pour don d'obérer les enjeux environnementaux où que nous soyons.
D'autre part, si nos économies occidentales sont encore frileuses, le milieu financier (j'en avais parlé dans un autre de vos carnets) mise sur les économies émergeantes pour obtenir d'excellents profits. Par certains aspects, la relance de nos économies repose aussi sur la croissance des nations émergeantes dans lesquelles nous pourrons distribuer nos produits et accroitre par là-même la production pour l'exportation.
Ce n'est pas pour rien si le premier ministre Harper est en Indes et son homologue le président Obama fait aussi sa tournée en Asie.
La réduction de la pollution, une gestion éco-responsable des ressources, etc., passent par une révolution technologique, scientifique, industrielle et des changements drastiques dans notre mode d'exister. Nous observons les prémisses du changement, toutefois nous devons voir les choses avec réalisme et je doute que cette mutation ne soit complétée avant un bon siècle. C'est pourquoi bien qu'il soit indispensable de se tenir à des objectifs clairs ; il semble inévitable qu'il va falloir s'adapter aux changements climatiques quels qu'ils soient.
Serge Drouginsky, Longueuil
16 novembre 2009
M. Filion, il est bon de lire votre billet de blogue alliant économie et environnement. Il est rassurant de vous lire tenir le discours d'environnementalistes de droite (ils existent!). Vous approchez même de la conclusion de votre collègue André Pratte dans cet article, où l'environnementalisme bascule de droite à gauche soudainement, en reconnaissant qu'il ne peut plus y avoir de croissance économique en même temps que la préservation de notre planète (et par extension de notre espèce). C'est un constat bien difficile à faire, et je rêve du jour où vos collègues et vous cesserez de rapporter négativement la récession et positivement la croissance économique. C'est un changement de paradigme qu'il nous faut, et vous faites partie de la solution!
Lynne Champoux-Williams, Lévis
16 novembre 2009
Nous regretterons d'avoir laissé ces grands de ce monde décider du sort de la planète en ne faisant rien pour stopper les émissions de GES. Le chinois nous renvoient la balle mais il faudrait qu'ils prennent conscience que si demain matin on commence à boycotter leurs produits ou qu'on impose un droit de douane très élevé sur leurs produits ils changereont peut-être d'attutude car nous sommes leurs consommateurs.
Encore une fois on a fait rire de nous et bien installés confortablement dans nos fauteuils on se demande que peut-on faire et à la fin de la soirée on se dira qu'on peut pas faire grand chose........Nous avons abdiqué devant la force du néolibéralisme suicidaire.
Jean-Pierre Pineault, Ste-Flavie
16 novembre 2009
Bonjour,
Il est utopique de penser que le Canada avec une si petite population soit la clé des GES mondiale.
Je me rappelle une déclaration de M. Jean Chrétien qui disait qu'il avait signé Kyoto à la sauvette sur un coin de table sans avoir vraiment pensé et surtout pour faire bonne impression.
Je suis d'accord avec le gouvernement pour inclure les pays émergents, surtout la Chine et l'Inde dans un accord planétaire sinon, ce qu'il nous reste à faire est tout simplement à se préparer au pire ici et seulement ici.
Ces pays vivrons l'odieux de ce qui est prévu soit la monté des eaux et l'inondation des basses terres.
Le travail des scientifiques est d'aviser les dirigeants et ceux ci doivent prendre acte et tenter de sauver leur peuple mais ça ne semble pas les intéresser.
Réjean Carrière, Repentigny
16 novembre 2009
Vos propos me touchent de plus en plus M. Fillion car comme dans l'extrait suivant vous y mettez de plus en plus de mordant: "les institutions financières ont, de façon arrogante et délibérée, exploité la misère des gens ordinaires en leur proposant sur un plateau d'argent des produits d'endettements attirants... et suicidaires." Ce ne sont pas vos propos mais vous les reprenez...et j'aime bien ce style. Merci.
Alain Soulard, Trois-Rivières


















