Imprimer cette page

Mercredi 10 février 2010 3 h 46 HNE


Pour en discuter avec nous...

Cet espace de dialogue, de réflexion et de débat d'idées est aussi le vôtre. Nos carnetiers sont là, non pour mettre de l'avant leurs opinions, mais pour lancer une discussion et vous permettre de vous exprimer sur les événements marquants qui surviennent ici ou ailleurs dans le monde. Nous lisons tous les commentaires reçus, mais nous modérons chacun des carnets pour ne retenir que les commentaires les plus pertinents selon les sujets abordés. Seules les interventions signées et faites dans le respect d'autrui sont retenues. Pour en savoir plus, lisez
la nétiquette.
Bonne réflexion!

Veuillez noter que les forums de discussion des Carnets sont ouverts pendant deux semaines.

Carnet Gérald Fillion

11 novembre 2009

Couche-Tard, antisyndicale?


La tentative des syndicats de faire une percée significative dans le monde du travail des géants du commerce de détail rencontre de fortes résistances depuis des années.  
 
De gros joueurs, comme Walmart, McDonald's et plusieurs autres ont des milliers de magasins, des dizaines de milliers d'employés souvent payés au salaire minimum, et ils emploient les meilleurs avocats qui connaissent les lois du travail par coeur. Les syndicats aussi sont bien armés, et c'est pourquoi ils ne baissent pas les bras. 
 
La CSN remet ça ces jours-ci en accusant Alimentation Couche-Tard d'avoir adopté « un comportement antisyndical et antisocial » en fermant brusquement vendredi dernier son dépanneur de Beloeil, situé en bordure de l'autoroute 20. Couche-Tard justifie sa décision en affirmant que le magasin n'était pas rentable. La CSN répond que c'est de la foutaise. 
 
Au moins un employé tentait d'organiser une campagne de syndicalisation dans le magasin et Couche-Tard ne l'a pas accepté, selon le syndicat. L'entreprise venait apparemment de féliciter ses employés pour le rendement satisfaisant de ce magasin, dont l'achalandage était élevé, étant situé à un endroit stratégique. 
 
À la manière de McDonald's à Montréal à la fin des années 90, et de Walmart à Jonquière en 2005, le dépanneur a été placardé de contre-plaqués en quelques heures, et les pompes à essence ont été retirées de leurs installations. Des clôtures ont été érigées, un gardien de sécurité a été embauché et les employés qui croyaient travailler samedi matin ont dû rebrousser chemin. 
 
La loi oblige les employeurs à respecter le droit d'association. C'est une obligation légale au Québec. C'est un droit fondamental sur la planète. Cela dit, si, pour des raisons économiques, une entreprise affirme qu'elle doit fermer un bureau, un magasin, une installation, rien ne viendra contrecarrer la décision des dirigeants.  
 
Sauf que dans les cas de McDonald's, de Walmart et maintenant de Couche-Tard, il est premièrement impossible de vérifier les chiffres des magasins individuellement. Et, deuxièmement, la décision est annoncée alors que des manoeuvres de syndicalisation sont en cours.  
 
Coïncidence ou non? 
 
La CSN a tout fait pour syndiquer des travailleurs à Montréal dans un restaurant McDonald's. La campagne publique a été menée par deux étudiants, Maxime Cromp et Pascal McDuff, télégéniques et efficaces, appuyés par l'establishment de la Centrale. Ils n'ont pas réussi. Deux restaurants ont fermé boutique. Le géant n'a pas fléchi, mais l'affaire a fait grand bruit. 
 
Vous vous souvenez probablement aussi de la fermeture du magasin Walmart en 2005 à Jonquière, au moment où les employés venaient d'obtenir leur accréditation syndicale. Le géant mondial du commerce de détail a expliqué sur tous les tons que le magasin ne rapportait pas assez à l'entreprise et qu'il était donc préférable de le fermer.  
 
Les Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce (TUAC), affiliés à la FTQ, sont également parvenus à obtenir une accréditation à Saint-Hyacinthe. Un arbitre du travail a imposé cette année une convention collective à ce magasin Walmart, une première en Amérique du Nord. 
 
Et puis, il y a eu la fermeture d'un garage de Walmart à Gatineau, tandis que les employés de la section automobile de la succursale du boulevard Maloney avaient obtenu leur première convention collective. Le porte-parole de Walmart d'alors, Yanick Deschênes, avait dit sur nos ondes que cette situation ne cadrait pas avec le plan d'affaires de Walmart.  
 
La part des choses 
 
Si la CSN a raison dans le dossier Couche-Tard, est-il acceptable qu'une entreprise pose des actions qui vont à l'encontre de la loi sur les relations de travail, à l'encontre d'un droit fondamental, celui d'association? 
 
Mais, d'un autre point de vue, est-il logique que les centrales syndicales tentent de s'installer dans un créneau, le commerce au détail, où le roulement de personnel est très élevé, dans un secteur où les employés ne sont souvent que de passage?  
 
Est-ce que les conditions qu'imposent un syndicat et une convention collective peuvent être considérées comme des motifs économiques acceptables pour qu'une entreprise décide de fermer boutique? 
 
Relations de travail: fermeture d'un dépanneur en voie de syndicalisation 
Article de Radio-Canada.ca - 10 novembre 2009


Regardez RDI en direct sur l'économie, animée par Gérald Fillion

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca
Gérald Fillion présente et analyse l'actualité économique à Radio-Canada. Il anime RDI en direct sur l'économie du lundi au vendredi à 18 h 30 HE sur RDI, une émission visant à rendre l'économie accessible à un large public. Gérald Fillion est journaliste à Radio-Canada depuis 2001 et se spécialise dans la couverture économique depuis 10 ans. Il est diplômé de l'Institut des valeurs mobilières du Canada et est titulaire d'un baccalauréat en communications de l'Université du Québec à Montréal.  
 
Retrouvez Gérald Fillion au Téléjournal (à 21 h HE à RDI et 22 h HE à la Première Chaîne), au Téléjournal Montréal (18 h HE), dans les les téléjournaux de plusieurs stations du réseau et à RDI (16 h 15, 17 h 15 et 18 h 30). On peut aussi l'entendre à la radio, à L'heure des comptes et dans les émissions du retour à la maison partout au pays.

16 novembre 2009

@Monsieur Archambeault, je me dois de répondre à votre message tout d'abord en défendant messieurs Drouginski et Brasseur.  
 
Tout d'abord, en relisant mon message et celui de Monsieur Brasseur, je n'ai lu nulle part que nous disions que la syndicalisation était inutile aujourd'hui. Je pense en fait qu'il est important de donner le droit aux employés de s'associer à leur guise pour améliorer leurs conditions de travail. Ce que je dénonce est que les lois protègent la syndicalisation mais interdisent la non-syndicalisation d'un employé lorsque celui-ci ne voudrait pas faire parti d'un syndicat.  
 
De plus, la convivialité décrite par Monsieur Drouginski existe dans plusieurs entreprises syndiquée et non-syndiquée. Elle n'a rien de naïve. Je pense aussi que c'est l'idéal à suivre.  
 
Concernant les cartels (bien que je ne comprenne pas le lien avec le sujet du billet), de nombreuses études ont prouvés que les cartels augmentent lorsque la taille de l'État est plus grande. De plus, je ne vois pas en quoi mes positions économiques et sociales favoriseraient les cartels. Je ne suis pas un anarchiste ...  
 
Finalement, j'aimerais que vous perceviez davantage les dangers immenses d'un « pouvoir arbitraire ». Le nazisme, le fascisme et le communisme ont proposé ce même pouvoir arbitraire dans le passé, toujours selon le même idéal abstrait de « intérêt collectif ». Ces pouvoirs dits arbitraires sont à l'origine des pires atrocités commises dans l'histoire. Le pouvoir arbitraire Nazi, Fasciste et Communiste a fait bien plus que d'interdire le syndicalisme monsieur Archambault. Votre comparaison avec ces régimes est inappropriée. Comme le dit le proverbe : le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument.  
 
Bonne semaine.

Jacques Marceau, Ottawa

16 novembre 2009

@ Jean Archambault 
Personnellement, je n'ai rien à vendre. Je me contente de participer à ce forum avec modestie et si possible en toute humilité. Je vous laisse le soin d'apprécier la naïveté à sa juste valeur et je vous recommande le livre de Ivan Illich intitulé justement : « La convivialité ». Quant à « la loi du plus fort » (un autre sophisme) elle est directement issue de notre cerveau archaïque qui comme vous ne l'ignorez pas se situe quelque part entre les deux hémisphères.  
 
Et pour ce qui est des syndicats, il ne me semble pas qu'ils soient dépositaires de la « lutte des classes » qui en principe appartient à tout le monde ; laquelle vous semblez confondre avec cette forme édulcorée directement issue du capitalisme et qu'on appelle tout bonnement : « lobbyisme ».

Serge Drouginsky, Longueuil

15 novembre 2009

L'antisyndicalisme est le résultat de l'ignorance des luttes ancestrales et d'une désinformation médiatique. Une entreprise cotée en bourse, qui a un accès facile à des capitaux n'hésite pas à soudoyer les partis politiques pour ne pas faire respecter les lois et utilise à outrance le système judiciaire pour se soustraire aux lois existantes. L'utilisation de scabs, fermeture d'usines ou de commerces pour se réimplanter ailleurs deviennent monnaie courante. On ferme les yeux sur non respect d'un contrat social. Exemple: l'équité salariale en vigueur depuis 2001, reste encore à faire respecter par la ville de Montréal et par beaucoup d'autres municipalités. C'est non pour les brigadiers et brigadières scolaires. Pour les travailleurs, les tribunaux sont lents, pour les entreprises, ils sont plus rapides. Avec une population multiculturelle, la cohésion et la solidarité ne sont pas au rendez-vous. Il faut se réapproprier nos droits collectifs en se rendant maîtres de nos tribunaux. Le syndicalisme ne répond plus aux besoins actuels de la société car la corruption est trop grande. Comme `nos gouvernements ne protègent plus les emplois, ils se doivent de redistribuer les revenus pour établir un nouveau rapport de force. Il faut d'abord réfléchir collectivement pour réorganiser autrement la société, pour avoir une société forte qui s'entraide et progresse. Tout doit partir de la base sinon c'est l'échec. La misère sera-t-elle le catalyseur qui fera de notre société un enfer pour amorcer une réflexion profonde, j'ai bien peur que oui. Comme on dit, ça prend toujours un choc pour réveiller le monde.

Jean Lespérance, Montréal Québec

14 novembre 2009

Vendre l'idée de convivialité en parlant de relations de travail s'est faire au mieux preuve de naïveté. Nous sommes dans la pensée magique. 
 
Les relations de travail, ce sont toujours des rapports de forces même dans le cas de négociations collectives comme en Suède et en Allemagne. De fait, ce dernier est un des pays les plus syndiqués d'Europe, ce qui ne l'empêche pas d'être l'une des nations les plus exportatrices de haute technologie. 
 
Le fascisme et le nazisme ont commencé leur règne en abolissant les syndicats et les partis. 
 
L'autre prêt-à-porter, c'est dire que les syndicats étaient utiles "dans le bon vieux temps" et que maintenant, nous pouvons nous en passer. C'est un exemple que les "libertariens" tels monsieurs Brasseur et Marceau, essaient de nous vendre. Cette liberté individuelle et abstraite profite toujours, par hasard, aux plus forts. C'est curieux... Que faites-vous des cartels ? 
 
Au contraire, alors que le patronat s'internationnalise et est un lobby très influent avec ses "think tanks", il faut un contrepoids à cette pensée unique. Il y a des pommes pourries dans les syndicats comme chez le patronat. Il est, quand même, curieux de constater que ces pommes se retrouvent souvent dans le même domaine. Remarquez que ce sont des syndiqués de la FTQ et des hauts fonctionnaires qui ont osé parler de collusion entre patrons et syndicats. Avons-nous vu un Accurso, Zambito, Borsellino. Catania, etc, dénoncer ces pratiques ? Cette domination d'un cartel démontre aussi que la pensée libertarienne se vit dans les nuages. Revenons sur la terre, à un pouvoir souvent arbitraire, il faut opposer une force collective, et ne me parlez pas que nous ne sommes plus dans une lutte des classes. Dans le monde contemporain, le patronat et ses "think tanks" se sont montrés drôlement plus idéologiques que les syndicats. Qui essaie de socialiser les pertes et privatiser les profits ?

Jean Archambault, Montréal

14 novembre 2009

Bonjour M. Fillion, 
 
Je crois qu'il faut un retour du balancier. Il fut un temps ou les travailleurs du Québec  
 
étaient bien mal protégés devant des employeurs qui les exploitaient tout simplement. Des  
 
lois favorables aux centrales syndicales étaient requises. 
 
Aujourd'hui le taux de syndicalisation au Québec est parmis les plus élevé en amérique du  
 
nord. Pourtant, nous sommes loins d'être la société la plus riches. On ne dois donc pas  
 
confondre syndicalisation et richesse collective, comme certains semble le faire ici.  
 
En réalité, cela fait longtemps que les centrales syndicales ne travaillent plu pour le  
 
bien commun, mais pour leur propre intérêt. 
 
If faudrait maintenant considerer le droit fondamentale d'une personne de ne PAS être  
 
associé de force, donc de ne pas être inclu dans l'accrédiation syndicale. C'est une des  
 
raison pour laquelle les syndicats bénéficient d'un rapport de force qui manque de  
 
légitimité. Lorsque la FTQ dit représenter un demi-million de travailleurs elle  
 
devrait en fait dire qu'elle perçoit des cotisations d'un demi-million de travailleurs. Ce  
 
n'est pas la même chose. 
 
Il serait aussi utile de mettre en place un mécanisme de ré-accréditation par vote secret à  
 
intervale régulière (disons aux 4 ans). Donc, là ou le roulement du personnel est élevé  
 
(comme chez Couche-Tard) les employés plus rescent auraient leur mot à dire sur  
 
l'accréditation syndicale. 
 
Je ne vois pas pourquoi une centrale syndicale pourrait légitimement s'opposer à ces deux  
 
points. Si le syndicat dessert réellement les intérêts ses membres il n'aurait rien à  
 
craindre et le taux d'affiliation et de ré-accréditation serait très élevé.

Alain Gagné, La Prairie

14 novembre 2009

Je dois dire que je pense que monsieur Lespérance a raison lorsqu'il écrit : « La société doit se donner un moyen de protéger les travailleurs même sans syndicat. » -- C'est pourquoi je renvoyais ces questions vers les Parlements dans mes commentaires précédents, car c'est au pouvoir public de porter ses culottes et d'établir les règles qui permettent un fonctionnement adéquat du travail dans les entreprises.  
 
Monsieur Marceau a raison aussi d'après moi lorsqu'il écrit : « Un employé est libre de choisir le travail qu'il souhaite et d'en accepter ou en négocier les conditions. » La liberté de choix est un droit tout aussi inaliénable que la liberté d'association. 
 
Aussi j'aimerais ajouter que la problématique est aussi culturelle. Si je faisais mention de certains pays scandinaves notamment, c'était à dessein car le dialogue dans une entreprise est également fondamental quelque soit la dimension de l'entreprise. Ce qui fait défaut aux employés, ce sont souvent les outils pour bien négocier. Ce qui est incommodant, c'est que c'est quelquefois un leurre que de croire que c'est le syndicat qui est le mieux placé pour négocier les conditions d'emploi des travailleurs. 
 
C'est pourquoi je préconise ce que je qualifierais de « politique contractuelle », une procédure en somme qui permet aux employés et aux employeurs de se réunir sur une base régulière à fin de négocier et valoriser les conditions de travail, le salaire n'étant qu'un éléments des dites conditions. Tout ceci d'ailleurs n'est pas un obstacle à la syndicalisation pour celles et ceux qui le souhaitent. En ce sens que ce ne sont pas aux syndicats d'être accrédités par les entreprises. Mais bien aux syndicats d'être accrédités des employés qui le désirent quelque soit l'entreprise.  
 
Ainsi mon tout sera sous le signe de la convivialité.

Serge Drouginsky, Longueuil

13 novembre 2009

Parfaitement d'accord avec M.Robert Tousignant de Drummonville, ces arguments concernant le présent sujet sont frappants et d'une limpidité cristalline.BRAVO!!!!!!!!!!!!!!!! plus rien a rajouter. comme dirait l'autre "I REST MY POINT".

Alain Dumas, Sherbrooke

13 novembre 2009

Humm!! Je lis malheureusement plusieurs sophismes ici. Et, la chose la plus illogique à ce sujet, c'est la loi du travail. Je ne suis pas pour le respect d'une loi pour la seule raison que c'est une loi, mais bien parce qu'elle est juste.  
 
Premièrement, si le droit d'association est protégé par la loi, le droit de non-association ne l'est aucunement. Exemple, lorsqu'un endroit est syndiqué, automatiquement tous les employés doivent l'être.  
 
Deuxièmement, on protège le libre-entreprise mais on interdit ou réglemente la non-entreprise. On a le droit d'ouvrir un dépanneur pour n'importe quelle raison, mais on doit rendre des comptes pour avoir le droit de le fermer.  
 
Un employé est libre de choisir le travail qu'il souhaite et d'en accepter ou en négocier les conditions. 
 
Tant que la loi au Québec sera aussi illogique et injuste, la syndicalisation ne sera jamais respectée.  
 
Les syndicats sont des entreprises de lobbyistes dont le seul but est le même que les autres entreprises, le profit. Je ne suis pas contre la syndicalisation ni contre le droit d'association. Par contre, les syndicats utilisent la loi et les gouvernements pour arriver à leur objectif de profit.  
 
Finalement, @ David Proulx, attention, vous confondez « création de richesse » avec « transfert de richesse » et consommation. Le transfert de richesse ne crée absolument rien. C'est de prendre de l'argent d'une poche pour le mettre dans une autre.

Jacques Marceau, Ottawa, ON

13 novembre 2009

Les syndicats ont du bons et du mauvais. Si des employés font des démarches pour un sysndicat, c'est peut-être qu'il n'y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans le lieu de travail. 
 
Par contre, des syndicats se buttent parfois à des forteresses, où des employés ne veulent rien savoir d'un syndicat parce que leur employeur les traitent avec respect. Ce qui a été le cas ou je travaille. 
 
Il y a certains syndicats ou c'est la loi de l'omerta qui règne ou bien c'est complètement corrompu, spécialement dans certaines municipalités (témoins à l'appui). 
 
Dans les gouvernements, c'est la mentalité et le discours de l'ancienneté qui règne, non la compétence, et ça, c'est toxique pour une organisation. 
 
Donc un syndicat dans le commerce de détail serait bien pour les salaires mais minatenant que cette industrie est un symbole de l'expension de la pauvreté dans le monde, il serait illusoire de voir les Wal-Mart et McDonald's de ce monde accepté les syndicats à pleines portes... 
 
C'est contre le principe d'affaire du capitalisme néolibéral: 1) toujours plus c'est mieux, 2) jamais assez on va en manquer et 3) c'est comme ça, on ne peut rien faire, que voulez-vous!

Yan Fortin, Lachine

13 novembre 2009

Tres decevant de voir du support pour Couche tard,cette derniere qui a connue d'enormes profits durant la recession.J'espere que les autres employes a travers le quebec feront la meme demarche.Couche ne les fermera pas toutes.Je ne suis pas un client regulier de depanneur mais il est certain que couche tard ne touchera pas des mes dollars,quitte a me faire servir en anglais par un etranger ...

Raymond Lemire, Montreal

13 novembre 2009

Syndicat ou Saint-Dictat? 
Le droit de propriété s'applique à des objets et non à des êtres humains. 
Au moyen-age, alors que c'est la loi du plus fort qui s'applique de façon arbitraire, la notion de propriété ne fait aucune différence entre un objet et un être humain concernant sa manipulation et son exploitation. Le droit d'association s'est implanté par nécessité pour contrer les abus du droit de propriété, et ces abus sont absolument manifestes lorsqu'on prend la peine de consulter la dictature des marges de profits dans les rapports comptables de ces chaines de magasins. 
Le modèle(Wall Mart, Mac Donald dont Couche Tard s'inspire) qui est en application au sud de notre frontière ne m'inspire aucune confiance. Il s'est imposé mondialement avec la complicité des gouvernements sans égard au droit de l'homme et beaucoup de propagande. La syndicalisation ne s' accompli jamais par caprice. Elle prend toujours forme suite à un abus de pouvoir de l'employeur. La syndicalisation a permis l'existence de la classe moyenne. Enlevez toute autonomie aux syndicats et on se retrouve comme en Chine où capitalisme d'état et communisme ne font qu'un. Adieu droits de l'homme, liberté d'expression et création. La Chine est la plus éloquente démonstration que le capitalisme sauvage peut s'exercer de façon totalitaire avec succès en harmonie parfaite avec les théories de Milton Friedman. C'est là (Chine) où la Sainte Croissance est le plus élevé, cela fait saliver le Pouvoir Incorporé (Power Corporation) 
Je me rappelle de certaines images,qui valent 1000 mots, prises à la sauvette par un caméraman de Radio-Canada lors d'une excursion du gouvernement Charest en Chine.

Denis Miron, Montbeillard

12 novembre 2009

@Pierre Brasseur et Dominic Lamontagne 
Il ne faut pas confondre le droit à la propriété et le droit à l'exploitation, à l'esclavage, au capitalisme sauvage. Le temps des empereurs est fini mais on tente de le faire revivre. Face au vide juridique concernant les salaires et les conditions de travail, les entreprises ont le beau rôle. Ici au Québec, on vote des lois mais on ne les fait pas respecter, alors les syndicats ont une force amoindrie. Face au libre-échange, les syndicats sont impuissants. La société doit se donner un moyen de protéger les travailleurs même sans syndicat. On a des gouvernements hypocrites qui en échange de pots-de-vins ne protègent pas les travailleurs.C'est tout notre système parlementaire et notre conception de l'économie, d'une société plus juste qu'il faut changer et non abolir les syndicats. Qui va protéger les travailleurs si l'État ne le fait pas? 
Si les travailleurs étaient protégés avec des barèmes de salaires, on n'aurait pas besoin de syndicats. Ça ne peut arriver qu'en éliminant les caisses électorales ou de partis politiques. La lutte des classes profite aux partis politiques et aux chefs de syndicats. En éliminant la lutte des classes, en protégeant tout le monde, on n'a plus besoin de profiteurs. 
 

Jean Lespérance, Montréal Québec

12 novembre 2009

Un des plus grands polueurs en ce monde, les Américains. Il est donc assez facile de comprendre pourquoi il ne veulent pas considerer l'hydro- électricité comme étant une énergie verte.  
Aurait-il peur de payer un coût plus élevé ? Ce sont eux qui la finance de toute façon. Ce ne sont pas nos gouvernements peu importe la couleur qui vont tenter de leur imposer qoique ce soit.

Robert Tousignant, Drummondville

12 novembre 2009

Je ne suis pas d'accord sur le fait énoncé par monsieur Brasseur, ci-dessous, que les syndicats sont trop contraignants pour les compagnies. 
 
Les syndicats dépendent tout autant des employés que de l'entreprise elle-même. 
 
Et je dirais même le contraire, les syndicats sont à l'origine de plusieurs innovation techniques dans plusieurs métiers et industries. 
 
Et les syndicats sont probablement les gens qui ont le plus fait avancer les modernisation d'entreprises. Ils ont donc non seulement protégés des masses de travailleurs, mais aussi permi de conserver ces emplois pour les générations futures. 
 
Je travaillais dans une usine et ils avaient toujours besoin de personnel pour le chiffre de nuit, et parfois la qualité diminuiait de nuit, car la main d'oeuvre était mal formée. 
 
Ils perdaient ainsi plus cher dût à de hauts taux de démission. 
 
Le syndicat s'en est mêlé. Il à rajouté une prime de 1.50$ de nuit supplémentaire, et a fait un speach pour inciter à augmenter la production. 
 
La formule a marché et la production à augmenté, ils gaspillaient moins de matières premières parce que leurs main d'oeuvre était qualifiée. 
 
La prime de 1.50$ a permit de conserver des postes de nuit, et la compagnie a haussé ses profits. 
 
Voilà un exemple de belle représentativité syndicale et de bon coup d'une entreprise. 
 
On est loin du capitalisme sauvage que propose les grande compagnies corporés. 
 
Les syndicats veulent des gens qui aiment leur travail et qui prennent des responsabilités. 
 
Les corporation comme mc. Do, wallmart, veulent les gens soumis, pour avoir un monopole malsain sur leur sécurité financière, pourtant s'ils offraient de meilleurs salaires ils auraient des gens plus motivés et plus compétants.. 
 
C'est comme ça que ça marche. 
 
À quand la journée de la syndicalisation?

Stéphane Fraser, longueuil

12 novembre 2009

Il y a plein de petite entreprises ou les employés sont traités bien moins bien et de loin que chez Couche-tard... Walmart... feu Radio-Shack... etc., que les syndicats s'occupent de faire en sorte que les mals aimés de cette société soient mieux traités et on les applaudiras. 
 
Ou je commence à croire que leurs seules bénéfices est de rentrer dans le corps d'une compagnie à multiple succursale pour faire d'une pierre, milles coups. Ce qui n'améliore pas du tout le niveau de vie des plus vulnérable que leurs discours socialistes que je supporte, soit disant vise.... 
 
En s'attaquant à ces super commerces qui peuvent fermer une succursale ou toute la province pour rester maitre chez eux, jusqu'à maintenant ils ont générés plus de fermeture de poste de travail qu'autre chose... 
 
Ces genre de commerce sont des écoles de la vie pour les jeunes, une personne qui a travailler 6 mois dans un de ces commerces peut, si elle à réussit à se discipliner et a des bonnes notes de quota, respect des clients, etc., appliquer avec bien plus de succès dans des places plus payantes mais pas plus relaxe. 
 
Les jeunes ne veulent même plus passer par cet apprentissage et on voit de plus en plus de personnes pensionnées y travailler... Voilà une autre raison qui poussent les jeunes a se syndicaliser, la nonchalance et le refus de se conformer à une discipline...

Claude Kamps, Laprairie

12 novembre 2009

La CSN s'en prend encore à des petit salarier, des jeunes, en leur vendant du rêve.... Il y a pénuri de main d'oeuvre dans ce type d'emploie donc, si vous n'aimer pas vos conditions, aller chez le voisin. Bravo à couche tard.

Dominic Lamontagne, Québec

12 novembre 2009

Certes le droit d'association est un droit fondamental qui ne saurait être remis en cause.  
 
Le problème c'est quand les droits (on devrait plutôt dire les privilèges) accordés pas les gouvernements aux syndicats remettent en cause un autre droit tout aussi fondamental: le droit à la propriété. 
 
Par exemple le droit d'offrir librement des conditions de travail qui correspondent aux réalité du marché. 
 
Le droit de congédier librement des employés sur la base de leur performance. 
 
Le droit d'embaucher des travailleurs pour remplacer ceux qui ne se présentent pas à cause d'une grève. 
 
etc..... 
 
Les privilèges accordés aux syndicats donnent à toute fin pratique à ceux-ci un droit de vie ou de mort sur les entreprises. Cela est fondamentalement injuste et enfreint directement le droit à la propriété qui est le fondement même du système capitaliste qui est garant de notre prospérité. 
 
Combien d'entreprises ont quitté le Québec à cause de ça? Combien n'y ont jamais vu le jour, n'y ont jamais investi? 
 
Bref il est bien compréhensible que les entreprises s'efforcent d'empêcher l'arrivée d'un syndicat, ceux-ci ont (surtout au Québec) trop de pouvoir et risquent trop de compromettre l'avenir des entreprises.

Pierre Brasseur, Vaudreuil

12 novembre 2009

On ne réécrira pas le roman des inéquités SVP et je ne jouerai pas les offusqués. Nous allons tous chez Walmart, Costco et même Dollorama et nous sommes contents de payer les prix cassés d'aujourd'hui. Rappelez-vous l'époque où Sears, Eaton et La Baie nous tenaient avec des prix stratosphériques. Oui, c'est purement égoiste mais on a tous le droit de payer un peu plus cher nos achats ou eux de gagner 50 cents ou peut-être même un dollar de l'heure de plus pour des jobs souvent temporaires (aucune discrimination ici). À prendre entre les deux, je choisi mon camp (qui est probablement le votre, non?). D'un autre côté, c'est purement social. Mais bien sûr! Combien y a-t-il de travailleurs chez Walmart? Maintenant, combien y a-t-il de clients? Eh ben voilà, "It's for a greater good"...

Pierre Bégin, Québec

12 novembre 2009

Somme nous en 2009 pour voir le comportement barbare et arriéré de cette entreprise qui est couche-tard.Aux dirigeants de cette compagnie je leur demande est il normal pour un travailleur de vouloir avoir de meilleures conditions de travail? Pensez y en votre âme et conscience et pas seulement à vos poches!

Claude Lavoie, Beloeil

11 novembre 2009

Vous ouvrez un dossier délicat, passionnant et complexe, celui du rôle des employés dans une entreprise. Et aussi, le rôle des syndicats dans le fonctionnement des entreprises. Le problème comme vous vous en doutez bien, n’est pas au niveau du droit d’association qui est comme vous le dites si bien : fondamental. Le problème c’est que des travailleurs qui sont associés sous un parapluie syndical mettent les syndicats dans la gestion et le plan d’affaire des entreprises. Je tiens à préciser que je ne trouve pas la manière expéditive de Couche Tard de fermer son dépanneur de Beloeil très élégante et par certains aspects on se croirait encore au Far West. Néanmoins je pense qu’il faut aussi porter la réflexion un peu plus loin, sur le rôle des syndicats et du syndicalisme dans notre société. Je pense qu’il faut sortir un peu du schéma du 19ième siècle de la lutte des classes pour se tourner résolument vers un schéma plus ouvert de confraternité des classes. Cela dit, les entreprises ont un gros travail à faire en matière de transparence. La comptabilité devrait être connue, cela épargnerait bien des spéculations, y compris pour les investisseurs et cela contribuerait à rendre nos sociétés plus vertueuses.  
 
C’est pourquoi nos divers Parlements devraient orienter leurs travaux sur toutes ces questions, c’est une des clefs du retour à l’investissement et la relance de l’emploi. En tout cas, c’est ce que je pense. D’autre part, il existe des exemples de syndicalisme, comme en Allemagne, au Danemark ou en Norvège qui marchent plutôt bien. Il est vrai qu’il y a dans ces pays une plus grande volonté d’intégrer les travailleurs dans les plans d’affaire. Choses sur lesquelles nous pourrions méditer.

Serge Drouginsky, Longueuil

11 novembre 2009

Le droit à la syndicalisation est un droit universel gagné de hautes luttes. De plus, il y a une forte corrélation entre de bonnes conditions de travail et la syndicalisation d'une entreprise.  
 
Dans le commerce, la restauration et les finances la syndicalisation est très difficile. Pourquoi croyez-vous que Walmart et McDonald's sont les plus farouches opposants à toute syndicalisation ? Dans le cas de Walmart, ce géant a un chiffre d'affaires de 401 milliards de dollars. Cette compagnie n'accepte tout simplement pas de partager ses profits avec ses employés. Elle aime mieux les réserver à ses dirigeants et ses actionnaires. Ce géant de la distribution a tué des centaines de milliers de commerces aux E.U. et au Canada. En écrasant ses concurrents et en ayant une politique anti-syndicale, cette multinationale, malgré ses bas prix, a contribué à l'appauvrissement de la société. Pendant ce temps, ses dirigeants se payaient un salaire moyen de 6 millions de dollars par année. Il est clair que le type de société que met de l'avant Walmart ne répond pas à mes critères de justice sociale. 
 
Une façon d'éviter que ces compagnies continuent à prospérer sur le dos des travailleurs, c'est la syndicalisation sectorielle. Par décret, le gouvernement peut décréter que tous les employés d'un secteur d'affaires soient syndiqués. Par après, on prévoit une période de négociations entre les différents représentants patronaux et syndicaux sur les conditions de travail et les salaires. Si nous sommes capables de fixer les prix de certaines denrées alimentaires essentielles, nous sommes capables aussi d'obliger ces compagnies à être plus civilisées. 
 
Les États-Unis a un taux de syndicalisation de moins de 7 % de la main-d'oeuvre et est un des pays industrialisés les plus inégalitaires. Quant à ceux qui disent que les syndicats vont tuer le commerce, dites-vous que Walmart est l'entreprise qui a contribué le plus à tuer le petit commerce, en fait, beaucoup plus que les syndicats..

Jean Archambault, Montréal

11 novembre 2009

À l'origine les syndicats étaient illégals, de 65-à 80, les syndicats étaient dans leur age d'or, et maintenant les syndicats stagnent dans quelques métiers pas tous.  
 
Il faut dire aussi que les syndicats font face à plusieurs pressions extérieures. On peut noter que l'augmentation du prix des matières premières est une cause. On peut aussi noter que l'affaissement de certains secteurs de l'économie, fait stagner la syndicalisation, et ce dans de plus en plus de marchés du travail. 
 
Et même si certains métiers sont syndiqués, il existe, notamment dans la construction un système de contournement et de vol des acquis des employé, issue de la chute des prix, issue d'une baisse de la demande, dans la construction résidentielle. 
 
Mais pour ce qui est de la syndicalisation de Couche-tard, Le travaille reste à faire. 
 
Les travailleurs réclament plus de reconnaissance de l'entreprise, nottamment la reconnaissance de leur ancienneté. 
 
Ils veulent être maître chez eux, et être en meilleure position face à leur employeur. 
 
Notamment la priorité par ancienneté et de la disponibilité crédible pour les étudiants... 
 
Je crois que les syndicats sont les mieux placés pour reconnaître les acquis de ses personnes. 
 
N'est-ce pas?

Stéphane Fraser, longueuil

11 novembre 2009

On nous parle depuis des années qu'il faut créer de la richesse. Couche-Tard a une occasion en or d'aller vers cet objectif et ferme la porte.  
Les employés de chez Couche-Tard avec la syndicalisation pourrait négocier un meilleur salaire, acheter plus de biens de consommation (faire rouler l'économie), payer plus d'impôts et pour les étudiants travaillant chez Couche-Tard, avoir moins de demande à faire pour des bourses. C'est de la création de richesse pure. Aucune vision à long terme. Je pense à ma poche à court terme. 
Pour ce qui est de la fragilité économique de l'entreprise si elle paye de meilleur salaire,je n'en crois rien 
Les employés de chez Macdonald dans les pays scandinaves gagnent 15 ou 16$ de l'heure et les Mcdo sont encore ouverts. En France, les employés de dépanneur et station-service gagnent les mêmes salaires et il n'y a pas de fermeture catastrophiques. 
Le discours au Québec et en Amérique du Nord présentement c'est que ce sont les gouvernements qui nous arnaquent avec leurs impôts et taxes et bloquent la création de richesse. 
Les entreprises n'ont aucune responsabilités sur la création de richesse. 

David Proulx, Chicoutimi

11 novembre 2009

Le secteur du commerce de détail connaît déjà une pénurie de main d'oeuvre. En traitant les travailleurs de la sorte croyez-vous que la situation ira mieux?

Serge Tessier, Lorraine

11 novembre 2009

Peut-être que si les conditions de travail étaient meilleures dans le commerce de détail, le roulement du personnel y serait moins élevé?

Lise St-Hilaire, Montréal

11 novembre 2009

Si on veut que le niveau des conditions de tra vail soit haussé avec un salaire décent, la population n'a qu'à le faire savoir en boycottant les magasins Couche-tard. Ils ferment pour faire peur aux autres. Si on établit une règle avec nos comportements, les magasins vont céder. C'est nous qui devons décider. Au Québec, on plie trop facilement devant les grands magasins. Entre un rendement élevé aux actionnaires et un salaire élevé aux employés, on devrait être assez intelligent pour faire le bon choix. Mais ce n'est pas avec le Journal de Montréal qu'on va faire comprendre le bon sens à la population.

Jean Lespérance, Montréal Québec

11 novembre 2009

Pour avoir déjà travaillé plus d'un an dans un Couche-Tard 24 h avec essence, j'en ai vu des vertes et des pas mûrs. J'ai commencé au salaire minimum pour finir à un dollars de plus que le salaire minimum. J'ai dû, parfois, faire 16h de travail d'affilé, dont une fois de 16h à 8h, parce qu'un employé ne rentrait pas. 16h, sans pause payé, sans compensation pour le travail de nuit. Par fois, je terminais à minuit et je recommençais à 8h le lendemain. On peut dire que j'ai accepté de vivre ce cauchemar, et que je me couchais effectivement très tard. 
 
J'ai gravis quelques échelons, au sein d'un magasin. Jeune, dynamique, le coeur à l'ouvrage, j'ai obtenu le poste de commis séniore. En gros, je faisais le travail d'un assistant gérant à 1$ de plus que le salaire minimum. Et dire que parfois, je devais aller porter à la banque pas loin de 15 000$ en liquide en bicycle. Considérant que j'avais les clés pour le coffre de dépôt des caissiers, le bureau des gérants et le coffre des loteries, je dirais que j'aurais pu quitter avec 40 000$ de stock, si j'avais été malhonnête. Je n'ai jamais volé une cenne. 
 
J'ai quitté car j'avais déménagé et faire une heure de transport ne me plaisait pas. J'ai vu, par contre, que la marge bénéficiaire est souvent assez élevé (près de 50% pour le café), que la seule carrière possible chez Couche-Tard est celle de gérant ou de coordonnateur de région et que le gérant a tout les droits sur ses employés. Pour se débarrasser d'un employé, couper dans ses heures et donnez lui un horaire impossible à tenir. Si les compagnies comme Couche-Tard refuse le syndicat, la loi du travail devra être modifié pour protéger un peu plus les employés de l'exploitation.

Philippe Valois, Montréal

11 novembre 2009

M. Mathieu indique que "la marge bénéficiaire dans le commerce au détail est souvent très faible" et pourtant s'il y a bien une entreprise qui charge cher pour la majorité de ses produits (sauf pour ceux gérés par les lois comme l'essence, le lait et la bière et les cigarette) c'est bien Couche-tard. Allez faire un tour dans une de leurs succursales et comparez avec des commerces semblables et vous verrez qu'il y a des produits qui sont vendues 40% plus cher qu'ailleurs. C'est ironique puisque dû à leur pouvoir d'achat tout devrait leur coûter moins cher à acheter et donc à vendre Couche-tard est 2e pour ce type de commerce en fait de nombre de magasin. C'est une entreprise très rentable. Le roulement de personnel n'est jamais bon pour une entreprise (car les employés ont des mauvaises conditions, risque d'être moins bien formés et moins expérimentés) mais en même temps, avec le quasi-monopole de couche-tard, même si vous avez du mauvais service , vous ne pouvez pratiquement pas aller ailleurs.  
 
Il reste toutefois évident qu'il ne s'agit pas de coïncidence et que de favoriser le profits des actionnaires n'aide pas l'économie et la société. C'est chaque individu en gagnant plus ou en ayant de meilleurs conditions de vie qui peut apporter plus à l'économie et à la société.

Marc Philippe Parent, Québec

11 novembre 2009

La marge bénéficiaire dans le commerce au détail est souvent très faible. Alors que les coûts d'exploitation augmentent avec une compétition féroce et sans pitié, les syndicats cherchent à fragiliser davantage ce secteur. Autant fermer les portes que d'avoir ces organisations de fiers-à- bras sur le dos. Combien d'entreprises devront disparaitre avant que les Québécois comprennent le gros bon sens. Le gouvernement du Québec est enterré sous une montagne de dettes. Techniquement parlant, il est en faillite. Une entreprise privée ne peut pas se permettre ce train de vie. C'est financièrement suicidaire.

Gilles Mathieu, Beloeil

11 novembre 2009

De toute évidence, les coïncidences s'accumulent et soulèvent des questions légitimes. Par exemple, ces entreprises sont-elles liées par des contrats de franchisage? Un franchiseur a-t-il le droit d'imposer une interdiction de syndicalisation au franchisé? N'y aurait-il pas par exemple l'existence d'une clause stipulant qu'advenant une tentative de syndicalisation, le franchisé se voit dans l'obligation de fermer boutique sans quoi il ferait face à d'importantes pénalités? 
 
Si les syndicats militent en faveur des droits des employés, dont celui d'avoir un salaire équitable et des augmentations raisonnables, se pourrait-il que dans ce type d'entreprise la question salariale soit à ce point nuisible aux activités commerciales?? Se pourrait-il aussi qu'une tentative de syndicalisation des employés révèle des intentions malveillantes de la part de l'employeur?  
 
Somme toute, la situation mérite qu'on s'y arrête, car une investigation plus approfondie pourrait révéler d'étonnantes surprises.

Sophie Lacombe, Nicolet

11 novembre 2009

M. Fillion, 
 
Vous demandez : " (...) est-il logique que les centrales syndicales tentent de s'installer dans un créneau, le commerce au détail, où le roulement de personnel est très élevé, dans un secteur où les employés ne sont souvent que de passage?". 
 
Poser la question, c'est un peu y répondre. S'il y a un secteur où les conditions de travail sont pitoyables, c'est bien dans le commerce au détail. Par exemple, quotidiennement, combien de caissières doivent subir la mauvaise humeur des clients à leurs caisses, surtout après 6 heures ? Ne me dite pas que jamais vous n'avez assisté dans votre vie à ce genre de situation.  
 
Du reste, je salue le fait que vous souleviez cette question. Au plaisir de vous relire.

Pierre Charlebois, Montréal

11 novembre 2009

Je connais bien M. Alain Bouchard pour avoir travailler pour lui en tant que courtier en immobilier. Je lui voue beaucoup de respect et d'admiration pour en être arriver où il en est aujourd'hui. 
J'ai connu aussi le monde syndical, pour avoir tenté de syndiquer des employés reliés au monde de l'aéroport, i.e. agents de passagers. 
En moins de temps qu'il ne le faille, mon employeur s'est arrangé pour me sortir de la compagnie, et essayer d'éteindre le feu allumé. Malgré tout le syndicat a vu le jour. 
Je sais que la loi au Québec fait en sorte qu'il soit très facile de se syndiquer, et que les employés sont très bien protégés par la loi, et qu'il soit possible aussi d'étirer la chose jusqu'au Tribunal du Travail, où habituellement l'employeur n'a pas le beau rôle. 
J'ai un moment donné dans ma vie, travailler dans un dépanneur avec essence, de nuit seulement. Ma plus grande crainte à ce moment-là c'était les vols. Mais Dieu merci, je n'ai pas vécu cette expérience. Je sais que l'employé de dépanneur n'en fait habiituellement pas une carrière, tout au plus un deuxième emploi afin d'arrondir les fins de mois. Souvent les gens qui veulent se syndiquer le font dans un esprit de justes revendications, arriver à avoir une certaine satisfaction de leur travail, une certaine sécurité, une certaine fierté de leur emploi et d'eux-mêmes. 
Permettre la syndicalisation ne veut pas dire permettre tous les abus pour l'employé, c'est souvent une question de justice sociale, et l'employeur quant à moi, peut très bien s'en sortir gagnant aussi. 
Dans ce monde, souvent ce sont des emplois pour étudiants, pour personnes du troisème âge, pour des décrocheurs à qui on ne demande pas un bac en commerce, juste de savoir pitonner une caisse, et compter l'argent et remettre la bonne monnaie aux clients, savoir se servir d'une carte de crédit ou débit. 
Je comprends que Couche-Tard c'est une grosse entreprise aujourd'hui, mais il faut se souvenir aussi, que ce sont les employés qui sont au front tous les jours, devant le public.

michel d. gauthier, st-jérôme

11 novembre 2009

Avec votre description des évennements, tout porte à croire que Couche-Tard a décidé de terroriser ses employés. C'est une forme de terrorisme qu'il faut éradiquer au plus vite. Ces entreprises ne respectent plus les lois. Iils sont obsédés par l'appât du gain et la croissance à tout prix, même s'il faut violer les lois. Pour moi, Couche-Tard, c'est terminé. Je ne suis plus un client de cet employeur irresponsable.

Richard Lapointe, Québec

 - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet

2010

2009

2008

2007

2006