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Samedi 21 novembre 2009 12 h 43 HNE


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Carnet Gérald Fillion

6 novembre 2009

La face cachée des banques


Quand on ouvre un livre de l'auteur Éric Laurent, on sait qu'il sera question de complot. Ce journaliste fait de l'enquête depuis des décennies et se balade un peu partout dans le monde. Il aime bien aller aux États-Unis et a publié plusieurs livres-chocs, dans lesquels il débusque les « faces cachées » de l'économie et de grands événements.  
 
Après les magouilles du pétrole et les dessous du 11 septembre 2001, il s'attaque aujourd'hui à « une communauté à l'influence disproportionnée qui agit avec un mépris absolu de l'intérêt général », c'est-à-dire le monde de la finance. 
 
La face cachée des banques est une charge au vitriol, détaillée et argumentée contre ceux qui ont provoqué la crise financière. Ça se lit comme un roman, c'est bien écrit, et Éric Laurent s'assure de susciter notre indignation. Est-ce le montage qu'il fait des événements ou sont-ce les faits qui sont tout simplement accablants quand on met le casse-tête en place? 
 
Oubliez Bernard Madoff, nous dit-il d'entrée de jeu, cette affaire n'est là que pour faire du brouillard sur le vrai scandale: les façons de faire à Wall Street et la complicité de Washington, de Ronald Reagan à... Barack Obama. 
 
Le contrôle des milieux financiers 
 
D'abord, des chiffres: le monde financier a acquis au fil des décennies un pouvoir exceptionnel. Selon Éric Laurent, de 1973 à 1985, le secteur financier représentait 16 % de tous les profits dégagés dans le monde. En 1986, 19 %. Dans les années 1990, on a connu des années à plus de 30 %. Au début des années 2000, le monde financier représentait plus de 40 % des profits de la planète. Cette croissance exceptionnelle s'explique par le fait que les banques sont devenues « des marchands de dettes ». 
 
Marchands de dettes, les banques ont vendu sur le marché des titres de dettes, ce qui leur permettait de se débarrasser de créances encombrantes et leur donnait plus d'espace pour manoeuvrer, spéculer et échafauder d'autres schémas financiers complexes et payants.  
 
Marchands de dettes aussi, selon Éric Laurent, au sens où le système a rendu l'Américain moyen dépendant du crédit, en le poussant à s'endetter pour vivre. « Cette frénésie d'emprunt reflète, au fil des ans, non pas l'insouciance des Américains, mais au contraire leur inquiétude face à la diminution de leur pouvoir d'achat. » 
 
Si les banques ont pu aller aussi loin, c'est grâce à la complicité des agences de notation, « à l'origine de la crise », selon Éric Laurent. La Réserve fédérale a autorisé les banques à réduire leur niveau de capital en réserves, « si elles pouvaient prouver que le risque de défaut de paiement était « vraiment négligeable » et si leurs produits étaient notés AAA. » 
 
Rien de plus simple. Docilement, les agences de notation ont donné du AAA sur une tonne de produits dérivés, délestant ainsi les banques d'obligations qui les empêchaient d'emprunter et d'investir davantage.  
 
Le secteur des dérivés atteignait 600 000 milliards de dollars en valeur en 2007. « Le montant des dérivés reposant sur des emprunts immobiliers était de 35 milliards en 1994, ajoute l'auteur. Il atteint 625 milliards de dollars en 2005. » 
 
Wall Street et Washington 
 
Cela dit, Éric Laurent établit des liens serrés entre Wall Street et Washington. On a souvent dit que Ronald Reagan avait ouvert la voie à la libéralisation des marchés. Mais, selon Éric Laurent, c'est Bill Clinton et les gens de finance qui l'entouraient qui ont mené à la déréglementation des marchés financiers et aux possibilités exceptionnelles d'enrichissement pour les banques. « Clinton, le politicien désargenté, était littéralement fasciné par les responsables des grands établissements financiers. » 
 
C'est Robert Rubin, secrétaire au Trésor de Bill Clinton, qui va faire adopter à la fin des années 90 le Financial Services Modernisation Act et qui en profitera un peu plus tard en devenant le patron de Citigroup.  
 
Cette loi est venue autoriser « la concurrence entre banques de dépôt, banques d'investissement et compagnies d'assurances. Elle favorise les surenchères et les excès qui déboucheront neuf ans plus tard sur la crise actuelle. Cette loi autorise également les fusions entre établissements différents ». 
 
En fait, selon Éric Laurent, c'est tout le système qui a permis aux banques d'agir comme bon leur semblait, de favoriser leur croissance par n'importe quel moyen et de le faire en sachant que leurs alliés, qui contrôlent les finances à Washington, allaient les sauver si une crise éclatait.  
 
L'auteur affirme que c'est exactement ce qu'a fait Hank Paulson, l'homme des finances de George W. Bush, ancien patron de Goldman Sachs, et Tim Geithner, ex-président de la Réserve fédérale de New York et aujourd'hui secrétaire au Trésor de Barack Obama. 
 
Éric Laurent va plus loin encore: « Paulson aurait pu sauver Lehman, mais l'ancien président de Goldman Sachs avait pris encore une fois le pas sur le ministre des Finances et voyait dans les difficultés rencontrées par son rival une formidable opportunité pour l'effacer définitivement de la carte financière. »  
 
Ironie du sort, selon Éric Laurent, « grâce à Henry Paulson, le secteur financier découvrait les joies d'un socialisme idéal pour lui: l'État volait à son secours et mettait l'argent public à sa disposition, sans contrepartie ».  
 
Et puis, une révélation: « Le plan de sauvetage (de plus de 180 milliards de dollars) d'AIG est un trompe-l'oeil. Une partie de ces sommes a transité par AIG pour être reversée discrètement à plusieurs établissements bancaires », dont Goldman Sachs, UBS, BNP Paribas et Crédit Agricole. « Ce sont 52 milliards de dollars provenant du sauvetage qui seront reversés, via AIG, à des banques américaines et étrangères. » 
 
Donc, vaste complot selon Éric Laurent. « Je demeure convaincu, écrit-il, que le secteur financier touché par cette crise, passé le premier moment d'inquiétude, n'a jamais été aux abois. » Pendant ce temps, plus de 7,3 millions d'Américains ont perdu leur emploi depuis le début de la récession, du jamais vu depuis la Deuxième Guerre mondiale.


Regardez RDI en direct sur l'économie, animée par Gérald Fillion

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Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca
Gérald Fillion présente et analyse l'actualité économique à Radio-Canada. Il anime RDI en direct sur l'économie du lundi au vendredi à 18 h 30 HE sur RDI, une émission visant à rendre l'économie accessible à un large public. Gérald Fillion est journaliste à Radio-Canada depuis 2001 et se spécialise dans la couverture économique depuis 10 ans. Il est diplômé de l'Institut des valeurs mobilières du Canada et est titulaire d'un baccalauréat en communications de l'Université du Québec à Montréal.  
 
Retrouvez Gérald Fillion au Téléjournal (à 21 h HE à RDI et 22 h HE à la Première Chaîne), au Téléjournal Montréal (18 h HE), dans les les téléjournaux de plusieurs stations du réseau et à RDI (16 h 15, 17 h 15 et 18 h 30). On peut aussi l'entendre à la radio, à L'heure des comptes et dans les émissions du retour à la maison partout au pays.

9 novembre 2009

Il y a plusieurs années, c'est le gouvernement qui avait les banque: la banque du canada avait le controle de la finance! 
 
Le secteur banquier fût donné à des amis (PRIVATISER) comme les terres pour voyager les canadiens donnés au canadien pacifique. 
 
Peut-être devrions nous nationaliser les banques, ;et les pétrolières ainsi avec les milliards de profits, le gouv. n'aurait plus de déficits et les citoyens pourraient vivre un peu mieux. 
Aurons nous droit à un gouvernement du peuple ou allons nous continuer à avoir des gouvernements pour la finance (certains).

Richard Denis, montreal

8 novembre 2009

Plus ça change, plus c'est pareil. En fait, c'est pas un complot, c'est la nature évoluée d'un système ancestral. 
 
Les réformes si souhaitées et souhaitables sont encore balayées sous le tapis. Malheureusement, il est illusoire de croire que le système politico-financier puisse évoluer différemment, si l'on se fit à la prémisse qui conditionne tout être humain moderne: son bien-être matériel. On a beau s'indigner des manipulations mercantiles ou crier au complot, mais on ne brisera pas un système qui nourri l'envie de la grande majorité des individus ... aux states comme ici.  
 
Free market forever, In money we trust. ... et vive notre bonheur matériel, car c'est bien ce que l'argent nous permet d'obtenir.  
 
Pierre Dess 

Pierre Dess, Laval

8 novembre 2009

voici un extrait d un textes tres intéressant sur le sujet. 
 
La clé finale du contrôle économique dut attendre qu'il y eut suffisamment de données et un équipement informatique rapide pour garder un regard rapproché sur les oscillations économiques crées par le "price-shocking" et l'excès d'énergie sous forme de crédits-papier (inductance/ inflation). 
 
Le document suivant, daté de Mai 1979, a été trouvé le 7 Juillet 1986 dans un photocopieur IBM acheté à une vente de surplus militaire. 
 
Publié en annexe du livre "Behold a pale horse" de William Cooper, Light Technology Publishing, 1991 
 
http://www.syti.net/SilentWeapons.html 
 
la sources est louche, mais les fait sont frappant!

Stephane Poirier, 7-iles

8 novembre 2009

Il serait naif de croire que le système financier fonctionne a « l' etat pur ». par les humains. 
 
Ces humains ont tendance a surveiller ou proteger leurs interets, et a utiliser ou a machiner diverses combines pour leurs profits biens immediats. Le système est egocentrique. 
 
Avec un système laisse a lui-meme (dereglementation) il est evident que la betise humaine avec tout ce qu'il y a de plus bas prendra le dessus, d' ou l' importance d' avoir des contre-poids(check and balance) pour contrecarrer la betise humaine.  
 
Meme avec tous ces contre-poids (lois, reglements etc) il s' en trouve que leurs efficacites soient nulles ou presque nulles. Presentement au USA le système financier est devenu « incestueux » depuis des decades. Nous voyons les hauts cadres des grandes banques au detail et d' investissement etre nommes Secretaire au Tresor des USA qui auront tendance a realiser et satisfaire les ambitions des maitres de la haute finance, ce club tres select et tres prive.  
 
Apres son mandat, le Secretaire retournera a ses anciennes fonctions dans le secteur prive. Le système est devenu une grande famille incestueuse (banquiers, firmes de cotations, courtiers, Secretaire au tresor, Banque Federale Americaine,) tous ces gens ne font qu' un "tout" une tres grande famille alors que chacun des membres de ce 'tout" devrait se contre-balancer. 
 
Nous avons des vases communiquants ou on s' echange les informations, les gestionnaires. Voila une classe de gestionnaires qui ont un effet incroyable sur le quotidien de tous les citoyens Americains.  
 
Mais ce système incestueux se retrouve aussi au niveau de la Defense Americaine, de la Sante, des Communications etc.  
 
La majorite des Americains croient vivre dans le pays de la liberte et de la Democratie, mais en realite ils subissent un lavage de cerveau par leurs journaux, leur Tv, leur gouvernement, leur « star system ». Ils sont devenus les esclaves des maitres de la finance americaine. Un jour ces esclaves se revolteront ............ !!

Jean Couture, GATINEAU

7 novembre 2009

Pour compléter les mots de monsieur l'Espérance, il semble intéressant de préciser pour ceux qui se livrent un peu à l'analyse financière, que beaucoup de fonds communs de placements sont actuellement surpondérés en dettes et autres débentures d'entreprises basées dans les économies « dites » émergeantes, ainsi que celles des mêmes États. — Pourquoi ? Parce les analystes misent sur des taux de croissance plus élevés que par chez nous, par le fait que ces entreprises ont besoin de s'endetter et que le seul frein à leur endettement était résultant de leur capacité de rembourser. Il semblerait que cette capacité soit (du moins pour un temps) désormais sous contrôle (en raison peut-être des bas taux d'intérêts concédés) ce qui rend se genre de créances attractives pour les investisseurs, elles entrent de ce fait actuellement dans un cycle haussier. 
 
À priori, pas de problèmes, si ce n'est que beaucoup de fonds sont sous-pondérés lorsqu'il s'agit de débentures Euro-américaines notamment. Ce qui signifie que les banques ne misent pratiquement plus sur la capacité des économies occidentales de se développer et de créer ou de produire de nouvelles richesses, ni de s'endetter pour se faire. D'où cette tendance – pour maintenir l'enrichissement ici – qui relève de la capacité du milieu financier et des investisseurs de gérer la richesse produite par les autres par l'ajout constant de nouvelles dettes et sur le pari que ces économies seront capables néanmoins d'honorer leurs créances à long terme. On peut s'interroger sur la viabilité et la durée de tels stratagèmes. Sans vouloir être plus alarmant qu'il ne faut, cette manière de procéder met une fois de plus la table pour connaître encore d'autres incidents financiers sur l'ensemble des grandes places boursières. 
 
La question à 1 trillion de dollars, c'est de savoir quand ?

Serge Drouginsky, Longueuil

7 novembre 2009

intéressant ce livre qui tombe a point n est-ce pas. encore tout aussi intéressant un reportage paru récemment sur le canal Historia, au sujet de l histoire des Rothshield. De rien qu ils n etaient, ils se sont retrouvés extrêmement riches pendant la guerre entre les francais et les anglais du temps de Napoleon. Les gouvernements n avaient rien appris sur la création de l argent et du crédit. Rothshield, lui, a trouvé le truc de créer l argent de toute pièce et les pauvres représentants des gouvernements l ont pris pour un super génie. Super escrocs plutot que sont ces banquiers qui créent l argent a partir de rien, basés sur nos richesses naturelles, les biens et services, et qui exigent un remboursement portant intérêts, ce qui provoquent des crises, des faillites, des privations du peuple en face de l abondance de biens et de services disponibles. Ah non, ce livre dont vous parlez aujourd hui est bien loin de m étonner....bien au contraire... il ne fait que confirmer que tant et aussi longtemps, qu'ici au Canada, la Banque du Canada n interviendra pas pour s assurer d une création de l argent basée sur nos richesses, transformées par les canadiens pour les canadiens, sans intérêts. Mais ne faut-il pas s étonner également que nos milieux universitaires se taisent sur ce complot bancaire... ah mais j oubliais...il se trouve surement une banque qui a créé de l argent à partir de rien ... pour endetter les universités qui se retrouvent baillonnés...incapables de critiquer la main qui les nourrit...par escroquerie.... à quand un Parlement fédéral qui va mandater Marc Carney de créer l argent sans intérêt.... mais le pauvre Carney vous dira que celà va créer de l inflation.... alors que l argent créé par les banques sous formes de dettes avec intérêts serait plus sain pour l économie.... voilà un exemple parfait du roi devenu esclave... une Reine qui a sa photo sur les billets mais qui sont créés, au fond, grace a l intervention futée des banquiers....

Martin Lacoursiere, Rouyn-Noranda

7 novembre 2009

Contrairement ce que Mr.Eric Laurent a dit, le plan pour le contrôle du monde entier de l'Oligarchie Financière a débuté il y a 40 ans. 
La révolution tranquille du Québec n'en ai pas un, il n'y a pas eu de révolution tranquille, la propagande de révolution faisait parti aussi du plan qui était d'affaiblir les liens familiaux, communautaires et prendre la place des religieux pour le Québec etc.. Afin de pouvoir manipuler aisément les gens. Le nerf du contrôle était bien sûr l'argent, car l'argent est le pouvoir. L'Oligarchie Financière voulait appauvrir les gouvernements, faire des menaces et des pressions sur les gouvernements afin qu'ils lui obéissent et cela dans le monde entier. L'Oligarchie Financière veut diriger le monde entier comme une seule entreprise. C'est sûr c'est le système démocratique qui pourra mieux servir leur intention, donc il fallait l'imposer au monde entier. 
Veuillez lire larouchepac.com

May Assy, St-Laurent

7 novembre 2009

Les banquiers font ce qu'ils veulent, et, ce qu'ils veulent, c'est de jouer à cache-cash en toute impunité et en toute opacité. Je n'ai pas encore lu le livre de Mr .Laurent mais j'ai écouté attentivement l'entrevue que vous lui avez donné. Lorsque vous lui avez fait la remarque que son livre nous faisait le portrait d'un monde corrompu, il vous a répondu par la négative en vous disant que ces gens sont animés par une logique d'intérêt. J'ai compris que Mr Laurent refuse de se situer au plan éthique devant ces pratiques très douteuses et dommageables pour l'ensemble de la société. Pourrait-on lui appliquer le proverbe : «Qui ne dit mot consent» ? À moins que son livre soit une version moderne d'Ali Babanque et les 40 voleurs, en tenant compte du fait qu'aujourd'hui ils sont beaucoup plus nombreux et que la place privilégiée qu'ils occupent dans le système capitaliste est fondamentalement la base. L'opacité du système banquaire et son omerta n'est pas différent de celui de la mafia, et c'est dans cette opacité que la convergence de ces deux entités se réalise.Dans un autre livre très ancien on leur attribue le nom de « prince desténèbres».J'imagine que la lumière leur fait peur. On me dirait qu'ils ont une génétique identique à celle des vampires et je n'en serais nullement surpris. 
J'essaie de me souvenir, quelqu'un m'a dit que l'argent se fabrique à partir de la sueur et du sang des pauvres. On dit aussi que lorsque l'argent parle, la vérité se tait.

Denis Miron, Montbeillard

6 novembre 2009

Quitte ou double est le jeu actuel. Ce qui différencie cette crise des autres, c'est la déresponsabilisation des banques face à l'économie. La vraie richesse d'un pays, ce n'est pas la monnaie de papier, ce sont les biens vendables, exportables, les richesses naturelles et le savoir, le know-how, la technologie. Or les banques investissent la totalité ou presque dans les économies étrangères et les paradis fiscaux. Elles vont chercher leurs profits principalement dans l'endettement des contribuables en leur signant des chèques sans fonds ou en déposant un montant fictif dans les comptes des emprunteurs. Elles peuvent être propriétaires de 50 millions et prêter jusqu'à 500 milliards. Il n'y a pas de limite. En principe ce n'est pas permis mais on suppose que les gens n'ont que des dettes et qu'ils ne retireront rien qui pourrait les mettre à court de liquidités.Seules, les obligations encaissables présentent un danger. Le hic, c'est que les bandits pour faire plus d'argent investissent dans l'économie de la Chine, des Indes, et d'une vaste économie au noir, les paradis fiscaux. Autrefois, les américains investissaient avant tout dans leur économie, leurs compagnies, leurs usines. Les politiciens, les députés, congressmen, font pareil par le biais de compagnies. Avec le temps, l'économie du pays tombe en ruine, crise de chômage, emprunts supplémentaires, profits sur papier à court terme, mais on sait tous ce qui attend les États-Unis à long terme. Et nous, on marche dans le sillage des américains avec le Libre-échange. Les banques arabes font des chèques sans fonds et achètent les multi-nationales à coups de 10%. 
Donc, les américains perdent progressivement leurs usines, leurs richesses qui déménagent ailleurs. Celui qui est le plus rusé et le plus fraudeur gagne. On se croit plus fin et plus malin, et on ne veut pas changer les règles. En laissant faire les banques, la faillite est inévitable. Aucun économiste ne vous dira la vérité car il serait marqué au fer rouge.

Jean Lespérance, Montréal Québec

6 novembre 2009

Le récent film de Michael Moore : « Capitalism : A love Story » aborde exactement le même sujet. À croire que les sources de Éric Laurent sont rigoureusement identiques à celles du cinéaste. Pour Michael Moore, la chute vertigineuse de Wall Street était directement orchestrée par Goldman Sachs depuis les annexes du bureau ovale de la Maison Blanche. Il croit aussi que toute cette crise était savamment instrumentée et orchestrée et que la faillite de Lehman Brothers aurait été voulue comme s'il s'agissait ni plus ni moins d'une vendetta. 
 
Bon… les grandes théories du complot, incluant les attentats du 11 septembre, cela fait vendre des livres, cela fait de bons thrillers, cela permet de produire des films « people », cela fait vendre des produits dérivés et cela fait aussi travailler les psychiatres. À par cela, est-ce cela va nous permettre de voguer vers des cieux beaucoup plus auspicieux en un rien de temps ? 
 
Le monde de la finance continue toujours de jouer avec divers vecteurs de placement dont les produits dérivés qui conservent leurs attraits pour les gestionnaires de fonds communs de placement puisque ces produits continuent d'avoir un potentiel élevé de rendement. Ces produits rapportent plus que les actions.  
 
Enfin, BNP Paribas n'est pas une banque étrangère aux Etats-Unis puisqu'elles est propriétaire de Bank of the West, je pense que de ce fait Bank of the West devrait détenir des parts de AIG comme cela est de mise dans le domaine « bancaire-finance-assurance » de disposer de diverses participations croisées. Bref, toutes les banques forment en quelques sortes un grande, belle et prospère famille.

Serge Drouginsky, Longueuil

6 novembre 2009

Quel sujet fabuleux !! Les banques et leur grande cupidité. Votre collègue Bernatchez tresse un tableau réaliste sur la situation économique aux États-Unis. Malgré une augmentation du PIB de 3,5% au dernier trimestre, le taux de sous-emploi serait autour de 17,5%.de la main-d'oeuvre. 
 
Les banques américaines continuent à s'enrichir alors que l'Américain moyen va chercher ses timbres alimentaires en plus grand nombre. Il n'a plus de paradoxe entre des banques riches et des classes moyennes appauvries. Les banques accordent à leurs traders et dirigeants des milliards de dollars. Voilà ce qui explique cette augmentation du PIB. Obama sait qu'il ne peut pas pavoiser. Englué dans des guerres impossibles, Obama, aux prises avec le lobbying des médecins, assurances privées et compagnies pharmaceutiques, n'est même pas encore capable de réaliser sa réforme de santé. Dire qu'il y a peu de temps, certains nous parlaient des États-Unis comme l'exemple à imiter.  
 
Ce peuple si fier, qui veut "régimenter" le monde, se fait mener par le bout du nez par ses banquiers. Incapables de prendre la rue pour dénoncer ce vol gigantesque, les Américains s'en remettent à Dieu ou commettent des gestes insensés. C'est le fruit d'une profonde dépolitisation du peuple américain qui vit maintenant très mal avec la charité privée, celle-ci tant prisée par les riches.  
 
À la différence de Éric Laurent, je n'y vois pas nécessairement un vaste complot mais une logique implacable d'un capitalisme plus sauvage qu'au début du XXième siècle. Les plus forts survivent et les plus faibles meurent. 
 
La revue "Le monde diplomatique" dénonce depuis des années l'avènement de cette économie-casino dominée par le capital financier. 
 
Pour les Québécois, il faut éviter ce piège que Harper continue à vouloir mettre en place. Ces idéologues ne comprennent jamais la réalité. Si le Canada anglais se fait attirer par les sirènes du néo-libéralisme à la Harper, il faudra tirer les conclusions qui s'imposent: vivre dans notre propre pays avec nos propres valeurs.

Jean Archambault, Montréal

6 novembre 2009

Éric Laurent est le Michael Moore littéraire. Il collectionne les hits planétaires en exposant des arguments étoffés et réfléchis, au sujet de ce que tout le monde sait déjà, de façon intuitive à tout le moins. Cet air de déjà-vu explique son succès. Tout le monde sait que la société repose sur une vaste supercherie, qui prend la forme d'une artificielle division contractuelle tacite entre exploitants et exploités. Tout le monde accepte de se faire avoir pour espérer avoir à son tour, tablant sur l'envie et l'avidité que tout le monde entretient. Tout le monde sait que l'élite, en quelque sorte la meilleure part de ce que nous sommes, se compose d'exploiteurs, dont certains pratiquent la distraction, d'autres l'espérance, plusieurs la destruction. Tout le monde participe de cette enchère de la cupidité basée sur l'espoir. Tout le monde sait qu'il y a beaucoup de valeur à espérer vaincre d'une vie de misère. Et tout le monde sait que l'exploiteur parie là-dessus. Comme tout le monde sait que l'exploiteur marche main dans la main avec l'exploité, à qui il fera la part belle, surtout qu'il est lui-même exploiteur en devenir. Tout le monde sait que l'exploité fera la promotion de ce qu'on peut toujours vivre selon ses propres termes, à l'écart parmi les autres, en refusant la victimisation, ce qui ne fait que légitimer l'exploitation. Tout le monde sait que la société actuelle n'est autre qu'une construction bancale et inachevée, de laquelle nous participons tous, ne servant qu'à nous tenir à l'écart de ce qui importe vraiment. Tout le monde le sait, et c'est ce qui est si paniquant et si réconfortant à la fois, car tout le monde sait qu'on devrait finalement voir l'exploitant et l'exploité comme une unique facette de ce nous sommes. Tout le monde sait qu'on gagnerait ainsi beaucoup de temps, car tout le monde sait qu'en l'absence de pleine lumière, on doit se contenter d'une très lente évolution, à travers bien des générations d'exploitants exploités. C'est peut-être ce qui garantira nos succès passés et futurs.

Jean-François Allard, Saint-Lazare-de-Vaudreuil

6 novembre 2009

Pour faire suite aux commentaires de M. Lamont, c'est ironique d'avoir cité ces deux hommes un à la suite de l'autre, vu que c'est le président Wilson qui a signé la loi qui a relegué les pouvoir d'imprimer la monnaie américaine, apartenant jusque la au Congrès, pour le transférer à la Réserve Fédérale, qui n'est qu'un regroupement de banquier privés qui ont fait un accord de coopération sur l'ile de Jekyll. Il ne peux y avoir aucun doûte quand aux vraies loyautés des chefs de la Fed.

Pierre-Yves St-Onge, St-Constant

6 novembre 2009

"Permettez-moi d'émettre et de contrôler la monnaie d'une nation, et je me fiche de qui fait ses lois." - Mayer Amschel Rothschild, 1828 
 
"Certains des plus grands hommes aux Etats-Unis, dans le domaine du commerce et de l'industrie, ont peur de quelque chose. Ils savent qu'il y a un pouvoir quelque part si organisé, si subtil, si vigilant, si entrelacé, si complet, si pénétrant, qu'ils feraient mieux de parler à voix basse quand ils en parlent en le condamnant." - Woodrow Wilson, The New Freedom, 1913 
 
Le pouvoir des banques n'est pas nouveau. La collaboration et l'interdépendance entre les sphères politique et financière existent depuis des siècles. On ne peut tout simplement pas devenir Président sans le soutient de cette élite. 
 
Obama est le candidat qui a reçu le plus de dons de Wall Street, et ce n'est certainement pas pour favoriser la justice sociale.

Lamont Nicolas, Gatineau

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