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Samedi 21 novembre 2009 18 h 11 HNE


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Cet espace de dialogue, de réflexion et de débat d'idées est aussi le vôtre. Nos carnetiers sont là, non pour mettre de l'avant leurs opinions, mais pour lancer une discussion et vous permettre de vous exprimer sur les événements marquants qui surviennent ici ou ailleurs dans le monde. Nous lisons tous les commentaires reçus, mais nous modérons chacun des carnets pour ne retenir que les commentaires les plus pertinents selon les sujets abordés. Seules les interventions signées et faites dans le respect d'autrui sont retenues. Pour en savoir plus, lisez
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Carnet Michel C. Auger

4 novembre 2009

« Business as usual »


Ce serait un euphémisme que de dire que les conditions sont loin d'être réunies pour un grand ménage sur les questions d'éthique et de gouvernance et les liens entre le monde de la construction et le financement des partis politiques. 
 
L'action combinée de la réélection de Gérald Tremblay comme maire de Montréal et l'allergie de plus en plus démontrée du gouvernement Charest à une enquête publique sur ce sujet feront qu'on devra sans doute se contenter de changements plutôt superficiels. 
 
Les anciennes villes de banlieue 
 
À Montréal, l'administration du maire Tremblay est encore plus mal placée qu'avant pour faire un grand ménage. Les résultats de l'élection du 1er novembre font en sorte que le maire se trouvera encore plus dépendant qu'avant des politiciens qui proviennent des anciennes villes de banlieue. 
 
Les principaux représentants de l'ancienne ville de Montréal qui siégeaient à l'exécutif ont été battus. On pense à André Lavallée, Michel Labrecque ou Marcel Tremblay. Avec le résultat qu'il y a encore plus de représentants des anciennes villes de banlieue. 
 
Or, c'est précisément cette culture des anciennes villes de banlieue qui avait causé bien des problèmes d'éthique à l'administration Tremblay-Zampino-Dauphin. 
 
Dans ces municipalités, il n'y avait pas de vérificateur général et bien peu de règles de transparence. La presse posait peu de questions et les citoyens étaient plus préoccupés de leurs impôts fonciers que de l'éthique de leur administration municipale.  
 
Le maire pouvait donc en mener large et avait toute latitude pour faire les choses à sa façon, y compris passer par dessus la tête des fonctionnaires et faire affaire directement avec l'entreprise privée. 
 
Or, c'est cette façon de faire les choses qu'on a amenée dans la grande ville avec les résultats que l'on sait. À terme, cela donne des horreurs comme la saga des compteurs d'eau. 
 
Juste pour cela, il ne faut pas s'attendre à de gros changements. À preuve, ce contrat donné à une firme privée, deux semaines avant les élections, pour étudier les appels d'offres sur les travaux d'infrastructure jusqu'en 2012.  
 
Le contrat a été accordé alors que la directrice générale par intérim de la Ville lançait un cri d'alarme sur la trop grande présence de firmes privées dans ce qui devrait être le domaine de la fonction publique municipale. 
 
Malgré les résultats des élections, le président de l'exécutif sortant, Claude Dauphin, défendait encore ce recours au privé, quand les ingénieurs de la Ville peuvent tout à fait faire le travail. 
 
La position du gouvernement Charest 
 
Ajoutons maintenant à cela ce qui se passe à Québec, où le gouvernement Charest a clairement montré, depuis quelques jours, qu'il ne veut rien savoir d'une enquête publique. 
 
Pour cela, le gouvernement essaie de montrer qu'il n'a pas besoin de commission pour agir. Ainsi, on a étendu de simples règles de prudence du ministère des Transports à l'ensemble des contrats gouvernementaux et présenté ça comme une grande réforme. 
 
On crée un « jury-citoyen » sur le financement des partis politiques avant même de savoir exactement quelle est l'étendue du problème et ce qu'on doit corriger. L'important, c'est de montrer qu'on agit. 
 
Bref, on veut avoir l'air de traiter le malade avant d'avoir fait un examen et posé un diagnostic. À Québec comme à Montréal, le message est clair: la réélection de Gérald Tremblay a fait baisser la pression sur les gouvernements. Et à moins que la pression ne devienne intolérable, ce sera encore « business as usual ».

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca

Pendant 30 ans, Michel C. Auger a couvert l'actualité politique québécoise et canadienne pour une multitude de médias écrits, autant en français qu'en anglais. Il aura passé dix ans à la Tribune de la presse à Ottawa ce qui lui aura permis de couvrir huit campagnes fédérales, six élections au Québec, sans oublier trois référendums, plusieurs élections présidentielles aux États-Unis et même celle... d'un pape.

Mais la politique n'est pas son seul intérêt. Il a également été affecté à la couverture de la Cour suprême du Canada dans les années qui ont suivi l'adoption de la Charte canadienne des droits et libertés. Il a également assuré la couverture de plusieurs grandes commissions d'enquête, dont celle sur le dopage dans le sport qui avait suivi la disqualification du sprinter Ben Johnson et la commission Keable sur les activités des services de sécurité au Québec après la crise d'Octobre 1970.

Au cours des 15 dernières années, il a rédigé des chroniques pour plusieurs journaux dont Le Journal de Montréal, Le Soleil, The Edmonton Journal et The Globe and Mail et tenu un blogue sur Cyberpresse.ca.

Au printemps de 2007, il est devenu chef de bureau de Radio-Canada à l'Assemblée nationale, après des années à commenter l'actualité sur les ondes autant de Radio-Canada, de RDI, de CBC, de Télé-Québec et de TVA, où il a coanimé l'émission d'affaires publiques Larocque-Auger avec Paul Larocque.

Comme analyste politique à Radio-Canada, depuis l'automne 2008, Michel C. Auger suit de près la politique provinciale, fédérale et américaine.

Il tient maintenant ce carnet sur Radio-Canada.ca, en partie pour ne pas trop s'ennuyer de l'écriture...

17 novembre 2009

Ca me fait penser de plus en plus a ce qui est arrivé au Premier ministre Tachereau lors de l enquete sur les Fonds publics......Et j ai comme dans l idée que ca vat se terminer de la meme facon!.......Qui aura l honneur (?...) de remplacer Duplessis dans cette scene la?..Mme Marois?.....Ou un autre???....Monsieur Charest aime bien dire qu on vit des moments historiques.......En v la pt- etre un.....

Normand Lemay, Trois-Rivieres

14 novembre 2009

1. Modifier la Constitution de 1867 et de 1982 pour adopter la république comme cadre général de gouvernance. Élire un gouvernement souverain (abandonner le lien traditionnel avec l'Angleterre, abolir les postes de Gouverneur général, le sénat et le régime parlementaire britannique), dirigé par un président ou une présidente durant cinq ans, sans possibilité de renouvellement pour un second mandat et avec un mécanisme de renvoi pour cause en cours de mandat, le cas échéant.  
2. Réduire le nombre de députés à la chambre des communes à un maximum de 1 par tranche de 200 000 de population. Redessiner au besoin les frontières entre les provinces pour tenir compte de ce principe de représentativité. Adopter une nouvelle carte électorale dans laquelle les comtés fédéraux correspondraient à un ensemble de comtés provinciaux, de même que les comtés provinciaux aux municipalités régionales de comté, pour faire en sorte que les élus aux différents paliers de gouvernement se concertent sur les enjeux communs.  
3. Annuler la péréquation, de même que tous les programmes conjoints (i.e. la quelque vingtaine de programmes à frais partagés) avec les provinces, et séparer de manière exclusive les pouvoirs de taxation et la responsabilité qui vient avec, entre les niveaux de gouvernement fédéral, provincial, régional et municipal. Attribuer les pouvoirs exclusifs au niveau fédéral dans les affaires internationales et inter provinciales. 
4. Modifier par une loi nationale le mode d'incorporation des institutions financières (ex. les banques, les compagnies d'assurance, les fiducies de revenu, les courtiers en valeurs mobilières, etc.) pour les transformer en coopératives d'épargne et de crédit.  
5. Intégrer les forces armées, la garde côtière, les douanes, les divers services de sécurité nationale, de police provinciaux et municipaux en une seule entité dont le mandat serait la protection des citoyens et du territoire. Au plan international, adopter une politique de neutralité dans les conflits armés.

Claude Gaudet, St-Bruno

8 novembre 2009

Nous avons besoin d'une enquête publique.  
Il faut que la pression devienne intolérable. 

Denis Stergiotis, Quebec

6 novembre 2009

L'observation de la simple réalité indique que nous nous trouvons présentement aux premières loges pour assister à la fin d'une époque. Je serais tenté de dire celle d'une ère. Actuellement le monde politique, financier et les autres... sont incapables de prendre conscience des changements qui s'effectuent dans la civilisation. S'ils ne sont pas capables de se rendre compte de quoi que ce soit, c'est parce qu'ils ne seront pas les acteurs du changement. Ainsi, ces acteurs actuels tendent à se reposer sur cette gloire passée qui les habite ; se disant que tant qu'il y aura de beaux restes, ils devraient pouvoir rester et s'éterniser aux commandes pour encore quelques temps.  
 
C'est pourquoi, nul n'est besoin de chercher de remède pour guérir la malade puisque ce qu'ils cherchent serait plutôt un beau lot de cosmétiques pour fin qu'on les maintienne toujours en cette insouciante et joyeuse belle apparence qui leur sied à ravir. Un peu de fond de teint par-ci, un peu de rimmel par-là et nous voici à nouveau éthiques et propres pour accomplir une nouvelle législature.  
 
Comme nous entrons dans les célébrations de la chute du mur de Berlin, voici une génération maintenant, je ne peux pas m'empêcher de songer à tous ces murs à peine perceptibles, lesquels nous fractionnent toutes et tous. Autant de murs invisibles, autant obstacles qui forment autant d'interpositions symboliques au déploiement d'une société plus juste, plus équilibrée, plus solidaire, plus réparatrice et plus équitable car réellement distributrice. Aujourd'hui ces mots tiennent encore du rêve idéaliste verbeux ; pourtant je suis modérément confiant quant au fait que ces murs finalement tomberons, un par un et que nous verrons peu à peu d'autres manières d'opérer se libérer de l'ombre.

Serge Drouginsky, Longueuil

5 novembre 2009

Je suis étonné que, soudainement, les journalistes nous disent combien les employés municipaux et du gouvernement sont aussi aptes que le privé pour faire des analyses. Je suis d'accord avec ça, mais je trouve les médias très opportunistes. Depuis une dizaine d'années, on n'a pas cessé de nous dire que le public était moins productif, dynamique, et créatif que le privé. On a sans cesse répété que le public n'avait pas les moyens de ses ambitions et qu'on n'avait d'autre choix que le privé, cette machine super efficace et merveilleuse pour régler tous nos problèmes de finances publiques. Chaque petit débat sur la question, à la télé comme dans les journaux, a été accaparé par le groupe dits des lucides, et ses disciples. 
 
Et maintenant qu'on réalise que le privé s'est moqué de tout le monde, on vient critiquer le public d'avoir utilisé le privé! Je trouve que les journalistes sont très opportunistes dans leur rôle de gérant d'estrade. Chaque journaliste est au courant de petites magouilles politiques dont il préfère ne pas parler, pour toutes sortes de raisons. L'analyse que vous faites aujourd'hui s'appuie sur de l'information que vous déteniez forcément bien avant les élections. Pourquoi devrait-on accepter que seuls les élus soient blâmés publiquement pour avoir omis de parler de choses qui, manifestement, étaient connues de bien des gens, incluant plusieurs journalistes? Quel patron de PME ne passe une partie de ses dépenses personnelles sur celles de sa compagnie pour sauver de l'impôt? Et pourtant, qui le dénonce? 
 
J'espère que dans le débat sur les finances publiques qui aura lieu prochainement, on aura la décence de ne pas nous dire qu'il faut encore se serrer la ceinture et que nous n'avons pas les moyens au Québec, alors qu'on vient justement de faire la preuve qu'on payait des milliards de trop pour des mandats confiés au secteur privé. Tous les journalistes qui nous rappelleront que la marge de manoeuvre du gouvernement est inexistante nous prendront autant pour des imbéciles que les politiciens!

Martin Lamoureux, Québec

4 novembre 2009

Montréalais d'origine, exilé en banlieu pour des raisons économiques, la situation me chagrine. Pour y travailler à tous les jours et relativement près de l'appareil municipale, je dois vous dire que vous frappez dans le mille! 
 
Après huits années de la nouvelle ville, les deux solitudes que sont l'ancienne ville et les anciennes banlieux sont toujours présentes. 
 
La différence (de "culture d'entreprise") que vous soulever changera assurément et cela, pour des considérations purement légales. Ëtre autant sous surveillance, personne n'osera garder ses "vieilles habitudes". 
 
Ceci étant dit, nous en avons pour au moins une génération avant que nous puissions dire que Montréal est UNE ville. L'espoir repose entre autres sur la fonction publique qui se renouvelle rapidement avec la retraite des baby boomer. Espérons que la relève n'ira pas travailler en "attendant" leur pension. 
 
D'un nostalgique de sa peitit Italie!

Stéphane Clémentoni, Laval

4 novembre 2009

Des courriels d'auditeurs envoyés au Club des Ex se montraient moins chauds à l'idée d'une commission d'enquête qu'on aurait pu le penser. C'est du spectacle qui ne donne pas de résultats et qui n'envoie pas les gens en prison. Pour avoir vécu la Commission Cliche, je pense qu'elle serait fort utile en pointant des gens du doigt, en les identifiant. Il me semble que la Commission Gommery a quand même eu des conséquences pour certains témoins, comme Jean Brault et et l'homme au chapeau de cow-boy, l'ineffable Guité! Que les médias relancent la question, afin que l'opinion publique ne s'endorme pas.

Mireille Barrière, Montréal

4 novembre 2009

Vous espériez quoi M.Auger, un miracle? Dans la province la plus corrompue, ça ne peut pas changer sans changer tout notre système parlementaire. Que ce soit au provincial ou au municipal, surtout les grandes villes, ce sont les mêmes qui alimentent les caisses des partis. C'est pour ça que les élus se protègent mutuellement.  
Pas d'enquête veut dire la paix et le statu quo. 
La solution de M. Serge Drouginsky est intelligente, mais personne n'est intéressé à éliminer les caisses électorales. Et quand les contrats deviennent gros, caisse ou pas caisse, les enveloppes brunes fonctionnent. Pour contrer la corruption, seulement 3 moyens, l'éducation, (ne pas confondre avec l'instruction) la prévention en réduisant ou en scindant les contrats, et des peines sévères.  
Nos Bougon ont en horreur l'honnêteté qui est perçue comme une faiblesse, la franchise, la transparence, considérée comme un désavantage, et la décense, hen! à quoi bon en parler puisque ce mot ne fait même pas parti d'un vocabulaire appris.

Jean Lespérance, Montréal Québec

4 novembre 2009

Une bonne enquête publique élargie ferait en sorte que les citoyens en connaitraient un peu plus sur la transparence et les magouilles en politique municipales et provinciales. 
Ils faudrait que cette commission ait aussi le pouvoir d'accusassions au criminel. 
 
Fouiller le tout même au sein du gouvernement actuel avec les milliards octroyés en construction. 
 
HÉLAS, charest ne veut pas puisqu'il sait bien que son gouvernement serait éclaboussé. 
 
Mais même après une bonne enquête, la magouille sera à nouveau présente mais plus sournoisement et de façon différent. 
 
Les enveloppes font toujours faire parties du milieu. Pour diminuer ses magouilles, collusion etc. il faudrait une loi avec des dents.  
C'est à dire avec un 5 ans ferme de prison pour la 1e fois prit la main dans le sac. 
 
Mais ne pas se faire d'illusion nos députés ne voteront jamais pour des peines sévères puisque se sont ses mêmes mains qui les supportent. 
Entre riches et magouilleurs: ILS SE PROTÈGENT. 
Au fédéral, provincial et au municipale.. 
Une guerre à la corruption dure toujours!

Richard Denis, Montreal

4 novembre 2009

Analyse très pertinente. C'est la première fois que je vois quelqu'un faire le lien entre les façons de faire des anciennes villes et les problèmes actuels à Montréal. 
 
Merci pour ces mots très éclairants. À défaut de pouvoir changer la situation, on saura à quoi on sera conviés pour les quatre prochaines années...

Barslow Ken, Montréal

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