3 novembre 2009
Les villes et l'économie
Les villes sont sur la première ligne: un projet d'immeuble au centre-ville, un quartier voué à la culture, un développement immobilier résidentiel, un gros projet d'envergure, un centre commercial sur un terrain vague abandonné depuis des décennies, un gros Walmart qui s'amène.
Les villes sont celles qui délivrent des permis, qui partent en croisade pour que le projet voie le jour. Ce sont les villes et les municipalités, avec leurs élus, qui portent les dossiers aux instances supérieures.
Dans le cas de Montréal, c'est le maire Tremblay qui était au micro pour que le Quartier des spectacles soit créé et pour faire avancer un projet comme celui du complexe Griffintown ou de la revitalisation du quadrilatère Saint-Laurent. C'est le maire Labeaume à Québec qui a dit oui au Cirque du Soleil et qui mène aujourd'hui le combat pour faire bâtir un nouvel amphithéâtre.
Les récents scandales sont la preuve que les autorités municipales en mènent large, qu'elles brassent de gros sous, et qu'elles ont du poids dans tous les processus, de la décision d'aller en appel d'offres ou non jusqu'à l'attribution des permis. Les municipalités sont au coeur du développement économique du Québec.
Maintenant que les élections municipales sont passées, est-ce que la dynamique en matière de développement économique sera modifiée par les scrutins de lundi?
Est-ce que le fait que sur les 20 plus grandes municipalités du Québec, 4 seulement ont changé d'administration est un signe de statu quo qui peut avoir un effet de stagnation économique?
Et, surtout, est-ce que les allégations de corruption et de collusion pourraient nuire à la réalisation de certains projets, d'autant plus que le maire Tremblay et le gouvernement du Québec ont décidé de suspendre pour une durée indéterminée l'octroi de contrats évalués à plus de 4 millions de dollars?
Il ne faut pas exagérer
Selon Mario Polèse, professeur et titulaire de la chaire de recherche en études urbaines et régionales, il ne faut pas trop s'inquiéter des enquêtes sur la corruption, la collusion et les pots-de-vin. Oui, c'est dommageable pour l'image et la réputation de Montréal, mais de la corruption, il y en a dans plusieurs grandes villes du monde, qui sont tout de même en croissance économique.
« Il ne faut pas exagérer l'impact de cela sur l'économie de Montréal », a déclaré Mario Polèse à RDI Économie. « Une ville, c'est d'abord une entreprise de services. [...] Les vraies questions économiques se décident à un autre palier. [...] Pour une entreprise qui veut investir ici, elle regarde les coûts et la qualité de la main d'oeuvre. Les scandales, ce n'est pas agréable. Mais la première décision, pour une entreprise, c'est une décision d'affaires. »
Avis similaire de Marc Urbain Proulx, professeur d'économie à l'Université du Québec à Chicoutimi, pour qui tout cela « va mettre un degré supplémentaire de prudence ». Mais, rien pour ralentir l'économie.
Il y a des enjeux beaucoup plus fondamentaux. Les villes du Québec doivent se diversifier et se densifier pour éviter l'étalement urbain et s'extirper du marasme attendu avec le vieillissement de la population. « Plus la population est éparpillée, a expliqué Mario Polèse, plus c'est difficile de rentabiliser les équipements lourds. »
« Il faut investir aussi dans la recherche et le développement, selon Marc Urbain Proulx. À part Sherbrooke, où l'enjeu de l'économie du savoir a été mis en évidence, on n'a pas beaucoup parlé de recherche et de développement, alors que c'est l'enjeu actuel et futur pour restructurer les économies locales. »
Une marque pour Montréal
Dans ce pessimisme qui pèse sur la ville de Montréal, Mario Polèse nous a dit aussi que l'économie de Montréal se porte, somme toute, relativement bien, malgré les embûches. Cet état de fait a d'ailleurs fait l'objet d'un billet dans ce carnet par le passé.
Avec le désir de s'extirper de la morosité ambiante, l'ex-PDG de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain Isabelle Hudon a lancé un vibrant plaidoyer sur nos ondes en faveur d'une fierté retrouvée pour Montréal et ses citoyens. Elle propose une marque forte pour Montréal, une marque de ville culturelle. Misons sur la culture, qui fait vibrer la ville 365 jours par année.
Voyez la vision d'Isabelle Hudon.
Regardez RDI en direct sur l'économie, animée par Gérald Fillion
Retrouvez Gérald Fillion au Téléjournal (à 21 h HE à RDI et 22 h HE à la Première Chaîne), au Téléjournal Montréal (18 h HE), dans les les téléjournaux de plusieurs stations du réseau et à RDI (16 h 15, 17 h 15 et 18 h 30). On peut aussi l'entendre à la radio, à L'heure des comptes et dans les émissions du retour à la maison partout au pays.
6 novembre 2009
Montréal est archaïque
Nous sommes encore à l'air où tout ce faire au niveau de l'arrondissement et cela de façon indépendant, même le développement économique. Chacun travail pour son quartier résidence, malgré que nous sommes une ville et non 19. Mon quartier va ma, ce n'est pas ma préoccupation, je reste sur le plateau, ce qui est important c'est le plateau, c'est que mes petits besoins soient comblé... Basta pour Montréal Nord ???
Montréal a probablement manqué sa chance d'évoluer. Si on suit la logique de Monsieur Tremblay, je pense qu'il faudrait rajouter des structures par patés de maisons pour être sûr que tout le monde ait son mot à dire.
Un maire par paté de maisons, pendant que la société se modernise, pendant que les communautés vituelles se développent, pendant que la mobilité des personnes ne cessent de croître, pendant que les autres communautés évoluent...
Un service de proximité c'est un qui est accessible, ce n'est pas un service qui est territorialisé...
Merci citoyens montréalais pour ses quatre prochaines années... et à nos politiciens pour le manque de débats...
Louis Fournier, Montréal
5 novembre 2009
Vous semblez confondre villes et promoteurs.
Quand un projet voit le jour, presque toujours c'est le maire d'une ville ou d'une municipalité qui s'en approprie l'initiative ou la création alors qu'il n'a fait que donner son consentement. On prive alors l'architecte ou l'artisan de son mérite. Et celui-ci accepte en échange d'une contribution de la ville. Les villes n'ont pas à être un vecteur de l'économie, ce n'est pas leur rôle principal. Elles peuvent le devenir en l'absence du secteur privé et du gouvernement provincial.Huntingdon fut un bel exemple de déresponsabilisation du gouvernement provincial et de prise en charge de son avenir par son maire et les conseillers. Les villes ne font pas d'économie, elles font plutôt des dettes. Mississauga avec la mairesse Hazel Mc Callion est l'exception. Les magouilleurs font le mort en attendant d'être oubliés. La corruption empêche les villes d'une véritable économie. Ce qui peut stagner, ce n'est pas l'économie des villes, c'est tout simplement leur endettement. Les grands projets sont plus l'affaire des promoteurs que des maires, à l'exception d'un système de transport et des infrastructures. Si ce que vous appelez l'économie des villes reste stagnante, les caisses des partis politiques ne se rempliront pas, alors vous comprenez bien que ça ne durera pas. Juste le temps de se faire oublier pour la période des Fêtes, et ça va recommencer.
Jean Lespérance, Montréal Québec
5 novembre 2009
Bonjour,
j'écoute souvent vos chroniques, je vous apprécies comme beaucoup de québecois, par je trouves que votre jugement est quelques fois partial, la relance est bien commencer n'est-ce pas ?
le prix de l'essence est ok n'est-ce pas ?
qu'on subventionnes les mutli nationnal c'est ok ?( même si on sait que ce sont les PME qui créer le pluis d'emploi au Qc), que les compagnies depuis 1980 ont passe de 50% à 20% de taxation, (impôt personnel en 2000 je crois tournais autour de 80 %) c'est ok ?
je crois sincèrement que le gouverment qui devrait protéger la population, s'associes aux multinationnal contre la population. On abuse carrément des québecois, et je sent qu'ils commencent à être vraiment écoeurer de se faire prendre pour des cons.
il est temps de se mobiliser et de faire avancer les intérets des québecois, pas ceux des politiciens, et de ceux qui ont l'argent. Nous sommes tous dans le même bateau et il n'y as pas de capitaine et on coulent.
M charest dilapide les milliards des contribuables, mais pas d'argent pour s'occuper de sa population, il en a pourtant pour pour acheter "Hydro NB", Infra structure Québec (+- 40 milliards), investissement d'Hydro (25 milliards sur 5 ans je pense), la caisse de dépot c'est pas la première fois qu'ils perdent de l'argent ( on s'enetnds pour quelques milliards la aussi) et je pourrais continuer encore, c'est écoeurant. deux poids deux mesures.
svp quand vous faites vos chroniques essayer de pensez aux intérests des québecois.
je voulais être bref, pas toujours facile.
Merci et bonne journée !!!
BRAVO à ENQUÈTE !!!
BRAVO à Marie-Maude Denis !!!
(elle a fait réagir de grands personnage, nous savons tous que c'est la pointe de l'iceberg)
BRAVO Patrice Roy !!
faut se mobiliser et vous êtes au première ligne
BRAVO !!!!
René Routhier, Lanaudière
5 novembre 2009
Les 19 arrondisements de Montréal ne devraient être que des quartiers comme autrefois (Ahuntsic etc.), laissant les pouvoirs a la mairie de Montréal. Il y a trop "d'éparpillements" des décisions dans la métropole. C'était justement une des raisons principales des fusions: la concentration des pouvoirs. On parle que les villes manquent d'argent, il ne faudrait pas oublier que la plupart de leurs employés font de très bons salaires, en fait de 10 a 20 % de plus que les 500,000 employés de la fonction publique, et plus que beaucoup de leur concitoyens. Réduire la masse salariale aiderait les finances des villes.
Claude Jacob, Montreal
5 novembre 2009
Charest a mis le bordel en défusionnant certaines villes pour plaire aux anglais et autres votant libéral.
Les grandes villes fusionnés font beaucoup mieux, moins compliqués à gouverner, moins dispendieux alors, il faudrait revenir en arrière n'en déplaise aux anglophones et aux libéraux.
Forcer la fusion OUI, avec une lois provinciale stipulant que seul un référendum national pourrait changer les choses à Montréal.
Après tout Montréal se fait vivre (transport en cummun +++) avec les taxes et impots de tous les Québécois-ses.
Une enquête élargie pouvant accuser au criminel les soi-disant intouchables pour faire le ménage COMPLET autour de la politique et contrats dans cette ville et les banlieux de Montréal.
Un peuple qui se respecte doit prendre les moyens pour que justice soit faite et ne pas laisser certains les fo... tout le temps!!!
Il est bien beau parler, dénoncer mais il faut agir en prenant les moyens existants.
Richard Denis, montreal
4 novembre 2009
Je crois que Montreal souffre de "structurite aigue" avec tous ces arrondissements qui coutent une fortune a ses citoyens.
La gestion quotidienne des activites de base (deneigement et entretien des voies de circulation, pavage des rues, proprete des rues, ruelles, trottoirs, parcs, proprete des stations du metro, gestion des stationnements publics municipaux , entretien du reseaux d' aqueducs, services de securite , entretien des parcs etc etc) demontre un manque flagrant de planification , de cohesion et de mise en oeuvre quotidienne. Montreal est dans un laissez aller incroyable. Montreal est gere par une grosse bureaucratie municipale qui me semble paralysee par ses syndicats et aussi et surtout par ses elus.
On reve de gros projets pour obnubiler la population. M. Labonte parlait d' obtenir l' exposition universelle de 2020????? ou 3020????? On cherche a faire de Montreal une "star internationale". Une semaine Montreal devient "la capitale mondiale du livre" et l' autre semaine nous sommes a la recherche d' un autre "reve ou theme" politique.
Montreal doit revenir a sa mission de base elementaire et ses elus doivent commencer a s' occuper des services de base et qu' ils cessent d' aveugler et d' endormir les citoyens avec des reves dont on n' a pas les moyens de se payer. Montreal doit maitriser sa mission de base, rationnaliser ses centres de decisions en les centralisant de sorte que les responsabilites et les controles ne soient pas dilues a l' extreme de sorte qu' il est quasiment impossible de trouver les responsables. Montreal doit cesser de se comparer avec Barcelone, Munich, Bordeau . Montreal doit simplement offrir des services de base pour sa population, Montreal n' a pas a agir en dilettante au point ou elle maitrise absolument rien.
Je retourne a Montreal mensuellement et a chaque fois j' ai hate d' en sortir car Montreal est devenu un "gros village" mal entretenu. Montreal me semble une ville sale et mal administree.
Jean Couture, GATINEAU
4 novembre 2009
Monsieur Urbain Proulx a clairement indiqué que montréal était un économie lcoale. Pourtant, nous avons je crois 18 plans d'action pour l'économie et l'emploi à Montréal. Les services dans une CDEC ne sont pas les même que dans un CLD. Nous sommes pourtant une municipalité, et non 19. Ce n'est pas normale., est-ce même légale ???
Plamondon Marie, Montréal
3 novembre 2009
Est-ce que le maire de Montréal n'aurait pas du centraliser certains responsabilités économiques au niveau des élus de la ville-centre ou encore centraliser les CLD à Montréal (comme partout ailleurs au Québec)plutôt que d'enlever la mairie à l'arrondissement Ville-Marie.
Le jour où le plateau Mont-Royal va devenir trop important, est-ce que le Maire va faire le même exercice ? Madame Harel a eu plus de vote que Monsieur Tremblay dans cette arrondissement. Pourtant c'est ce dernier qui est maire. Je note un déficite démocratique...
Louis Fournier, Montréal
3 novembre 2009
Montréal est un cas particulier en matière de gestion et de développement au Québec. Il se trouve que ce cas particulier est résultant d'une culture de la corruption qui n'a pas commencée avec Gérald Tremblay. Montréal n'et pas une ville, c'est un patchwork administratif qui est ingouvernable et ingérable. Il n'y a pas de plan, ni de schéma d'urbanisme cohérent et rien n'a été mis en place pour retenir ses habitants.
Qui plus est, les municipalités au Québec ne forment pas un troisième pallier de gouvernement, elles sont l'émanation du gouvernement provincial, à ce titre une ville comme Montréal serait bien mieux gérée si elle n'avait pas de maire mais un conseil d'agglomération avec un président, conseil en partie nommé par le gouvernement et en partie élu au suffrage proportionnel par ses habitants.
Quant au développement urbain, il repose sur l'équilibre. Ce qui implique un maillage en terme d'infrastructures. Le développement futur du Québec est de ce fait situé en dehors des grands centres urbains, il repose sur des métropoles d'équilibre dont certaines sont encore à créer. Il y a plus d'avenir pour un grand Trois-rivières, un grand Sherbrooke ou un grand Ville Saguenay qu'il n'y en a pour : « Une île, une ville ».
Serge Drouginsky, Longueuil

















