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Carnet Gérald Fillion

30 octobre 2009

Hydro et Énergie NB: le baril de poudre


Voilà une transaction bien étrange, à la fois surprenante, logique et intéressante vue du Québec, mais consternante vue des provinces atlantiques. Une société d'État d'une province, Hydro-Québec, achète l'essentiel des actifs et activités d'une autre société d'État d'une autre province, Énergie Nouveau-Brunswick. Transaction: 4,7 milliards de dollars. Hydro-Québec contrôle dorénavant la distribution électrique au Nouveau-Brunswick. 
 
Hydro-Québec et le Québec sortent gagnants. Cette acquisition, c'est:  
 
1- 370 000 clients de plus (+10 %) qui paient plus cher qu'au Québec pour leur électricité; 
2- un marché pour écouler des excédents d'électricité; 
3- un accès supplémentaire au marché américain; 
4- une ouverture sur l'Atlantique, au moment où Hydro-Québec négocie avec la Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard; 
5- des revenus supplémentaires sans payer d'impôt, puisque la filiale de HQ au Nouveau-Brunswick est considérée comme une société d'État. 
 
C'est une transaction stratégique et au potentiel exceptionnel pour Hydro-Québec et le Québec, qui misent sur la vente d'hydroélectricité dans le Nord-Est américain pour s'enrichir. 
 
Et le Nouveau-Brunswick? 
 
Pour le Nouveau-Brunswick, il y a des gains et des pertes, tout dépend par quel bout on observe la chose. Le gouvernement se débarrasse d'une grosse dette de près de 5 milliards de dollars et réduit sa dette totale de 40 %. Excellent point pour le premier ministre Shawn Graham, qui sera en période électorale d'ici un an, selon Yves Gagnon, titulaire de la chaire KC-Irving en développement durable à l'Université de Moncton. 
 
Mais attention, les gains pour les clients et les entreprises, promis par Hydro-Québec, ne vont pas nécessairement durer. Yves Gagnon calcule que le gel des tarifs résidentiels pour 5 ans ne correspond qu'à 600 $ d'économie par famille pour les 5 ans, un total de 200 millions de dollars. Ce sont les entreprises qui vont épargner 4,8 milliards de dollars, selon son analyse, grâce aux tarifs L et M octroyés aux clients d'Hydro-Québec. 
 
Surtout, le Nouveau-Brunswick perd la maîtrise de sa politique énergétique et du développement du secteur éolien, notamment. Hydro-Québec achète les actifs de qualité et laisse au gouvernement du Nouveau-Brunswick les centrales polluantes, au charbon et au mazout lourd. 
 
Et puis, le plus choqué de l'histoire, c'est le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Danny Williams, qui est d'avis que le Nouveau-Brunswick a capitulé en donnant la maîtrise de l'économie de l'Atlantique à Hydro-Québec. Terre-Neuve voulait établir une ligne de transport sous l'eau pour se relier au Nouveau-Brunswick afin de vendre ses surplus de Churchill Falls aux États-Unis. Oups... 
 
Enfin, s'il semble y avoir des avantages économiques à la transaction, on vient assurément d'ouvrir une boîte de pandore politique. Le Québec s'apprête à dominer les provinces atlantiques en agissant tel un fonds souverain en quête de puissance, et il est clair que des opposants féroces vont surgir et tenter de faire dérailler les plans de Thierry Vandal et de Jean Charest.


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Gérald Fillion présente et analyse l'actualité économique à Radio-Canada. Il anime RDI en direct sur l'économie du lundi au vendredi à 18 h 30 HE sur RDI, une émission visant à rendre l'économie accessible à un large public. Gérald Fillion est journaliste à Radio-Canada depuis 2001 et se spécialise dans la couverture économique depuis 10 ans. Il est diplômé de l'Institut des valeurs mobilières du Canada et est titulaire d'un baccalauréat en communications de l'Université du Québec à Montréal.  
 
Retrouvez Gérald Fillion au Téléjournal (à 21 h HE à RDI et 22 h HE à la Première Chaîne), au Téléjournal Montréal (18 h HE), dans les les téléjournaux de plusieurs stations du réseau et à RDI (16 h 15, 17 h 15 et 18 h 30). On peut aussi l'entendre à la radio, à L'heure des comptes et dans les émissions du retour à la maison partout au pays.

13 novembre 2009

Vous écrivez: "Enfin, s'il semble y avoir des avantages économiques à la transaction, on vient assurément d'ouvrir une boîte de pandore politique. Le Québec s'apprête à dominer les provinces atlantiques en agissant tel un fonds souverain en quête de puissance, et il est clair que des opposants féroces vont surgir et tenter de faire dérailler les plans de Thierry Vandal et de Jean Charest.". 
Dominer les provinces atlantiques, non mais. C'est une entente avec le N-B! On parle d'énergie et de baisses de tarif pour les entreprises néo-brunswickoises! Et Irving là-dedans? L'énergie hydro, est-ce toute l'économie? 
Le choix de termes tels assurément, boîte de Pandore politique, quête de puissance, féroce, dérailler les plans de TV et de JC. Vous semblez bien SÛR de vos propos. N'est-ce pas les plans aussi du PM du NB actuel? Vous rapportez des faits ou vous prenez partie? Pour un journaliste, c'est faible.

Serge Routhier, Québec

12 novembre 2009

Oui c'est révoltatnt! Un gouvernement qui a été élu en prêchant que le NB serait auto-suffisant dans quelques vingt ans, voilà qu'il se débarasse de sa carte maìtresse, Energie NB. Attention, ce gouvernement n'a pas été élu avec le mandat de vendre la crème et nous garder le petit lait. C'est donc dire que nous devrons appeler à Québec pour faire réparer notre chauffe-eau... Que les promoteurs de parc éolien devont passer par Québec... Si le Québec voulait vendre son électricité dans le Nord-Est américain, Energie NB, à-travers sa division Energie NB Transport pouvait louer les lignes à Hydro-Québec et pourquoi pas à notre ami Dany Williams. Monsieur Graham ne veut pas, ni d`élection ou de référendum, il est majoritaire, mais en septembre 2010, son gouvernement aura été un gouvernement d'un seul mandat.

Gaston Moore, Bas-Caraquet, N.B.

9 novembre 2009

Dans toutes transactions, que ce soit du domaine privé, public, national ou international, il y a des avantages et des désavantages pour les parties impliquées. 
Dans cette transaction-ci il en est de même aussi. Il y a belle lurette qu'Hydro-Québec veut se positionner pour exporter vers les États-Unis, et par cette transaction, elle ajoute une autre possibilité à son avantage, et si la Nouvelle-Écosse et l'Ile du Prince Édouard fait de même, le tout ne sera qu'une possibilité encore plus intéressante.  
Mais il ne faut pas croire que pour autant les Maritimes soient lésées dans tout cela, je crois au contraire qu'elles y trouveront des avantages du fait que HQ est un maître d'oeuvre en ce domaine. 
Au Québec il y a un ajustement qui se fait quant au coût de l'électricité, et depuis quelques années il y a augmentation régulière de ce coût, de telle sorte que nous serons au même niveau que les autres provinces, ou États en ce domaine. 
En Alberta avec les sables bitumineux, les gens paient leur essence comme ailleurs au Canada, selon la valeur du marché. Que le Québec tende à cela est correct aussi, et devrait éventuellement aider à diminuer la dette provinciale. M'enfin ! 
Imaginez maintenant que le gouvernement en place soit un gouvernement péquiste...oh la la ! 
"From coast to coast" il y aurait une levée de boucliers et les chances de déraillement seraient plus grandes que les chances de réussite. D'ailleurs j'imagine que beaucoup de péquistes vont faire des neuvaines afin que ça ne marche pas, afin de pouvoir dire que finalement il n'y a rien à faire avec le Canada. Pire, imaginez que le Québec soit un pays...Ouille ! on y pense même pas, mission impossible. 
Avantages ou désavantages, je ne crois pas que les new-brunswickois soient désavantagés outre mesure. 
Comme dirait l'autre: C'est à suivre !

michel d. gauthier, st-jérôme

2 novembre 2009

Je ne crois pas que ce soit une si bonne affaire pour le Québec. 
 
Les actifs de production du NB sont désuettes et vont demander un réinvestissement majeur, et rien n'empêche le NB de renationaliser plus tard si ça fait leur affaire... 
 
Et en plus le NB a une régie de l'énergie. 
 
Tant qu'à la connection vers les USA , c'est le Maine, un état très pauvre de 1.2 millions d'habitants, et au Maine il me semble qu'il est interdit de détenir production et distribution.... 
 
Et enfin qui dit que d'ici quelques années il n'y aura pas d'autres procédés de produciton d'électricité qui fera en sorte qu'hydro ne puisse compétitionner sur le marché américain... 
 
Il y a un vieux principe qui nous rappel que lorsqu'il n'y a pas d'évolution pour un temps trop long, inexorablement ça fini par une révolution. 
Au niveau énergétique on est dûe pour une révolution ... 
 
Ici s'arrête ma réflexion...... 
 
Ce qui me fait peur dans la présente façon de faire est que va-t-il se passer si unilatéralement le gouvenrement décide de vendre Hydro sur les même principes... 
 
Le rôle d'hydro était de produire de l'électricité pour le meilleur prix pour le Québec, là le Québec va devoir se battre avec tout le monde pour acheter sa propre électricité...

Michel Bisson, Québec

2 novembre 2009

Il est possible qu'en donnant aux entreprises du Nouveau-Brunswick les mêmes tarifs "préférentiels" qu'a nos entreprises, ces dernières perdront un avantage certain. De plus, je crois que leur salaire minimum (et autres charges fiscales) sont moins élevées qu'ici. Il ne faudrait pas nuire a nos compagnies. Et est-ce qu'on ne leur vendra pas NOTRE électricité moins chère que le prix coutant ? Je crains que oui. Ce qui vaudrait dire qu'on subventionnerait des entreprises ETRANGERES qui paieront leur électricité moins chère que nous les québecois ?

Claude Jacob, Montreal

2 novembre 2009

L'entente n'est intervenue qu'entre deux gouvernements. Elle doit toujours être ratifiée par l'Assemblée Nationale et l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick. 
 
Au Québec, je ne pense pas que l'enjeu soit électoral. 
 
Au Nouveau-Brunswick, des élections doivent être tenues avant la ratification de cette entente. Peu importe ce qu'en pense le Groupe Irving et Fraser Papers, la vente de notre indépendance énergétique appelle des élections hâtives. C'est à la population de choisir.

Martin LeBlanc Rioux, Dieppe, Nouveau-Brunswick

2 novembre 2009

Monsieur Letendre, 
N'oubliez pas que Monsieur Fillion travaille pour Radio-Canada... lire Canada. Il se doit d'avoir une opinion non biaisée. Donc, si ce n'est pas un bon deal pour le N-B il se doit de le présenter dans son commentaire... tout autant que la bonne affaire que le Québec est en train de faire !  
Et Monsieur Fillion : Chapeau ! Votre commentaire est tout à fait à point ! Votre esprit analytique a bien saisi les désavantages pour le Nouveau-Brunswick de cette transaction. 
Personnellement, je suis totalement contre !

Jocelyne Gallien, Shediac, NB

1 novembre 2009

À première vue, ça sembloe être le deal du siècle. L'Hydro-Québec semble être gagnante sur toute la ligne. Sauf que la ligne présente des points faibles. La centrale nucléaire de Lepreau ne fonctionne qu'à 40% de sa capacité car elle est en très piteux état. Elle coûte cher en réparations et a des ratés constants. Voilà pourquoi il faut au Nouveau-Brunswick, 2 autres centrales polluantes. Celle de Lepreau coûte plus cher que ce qu'elle rapporte. Il ne reste donc que la valeur du potentiel de ce qu'on peut exporter aux États-Unis. Ce qu'on achète en réalité est un droit de passage pour exporter? Est-ce que ça vaut vraiment 5 milliards? À moins d'avoir des contrats en vue ou en pourparlers, (ce que je souhaite) ça ne me paraît pas du tout si avantageux que ça semble l'être. Sans contrats en vue, je ne paierais même pas 1 million, parce que c'est un peu comme si on avait tout un réseau à refaire.

Jean Lespérance, Montréal Québec

1 novembre 2009

Bonjour . 
J'aimerais savoir le montant de dette maximum ou le Québec peut atteindre selon les normes comptables du vérificateur du Québec en tenant compte de notre dette provincial plus la dette fédéral .Car avec une trop grande dette la vente d'actif va venir et va bénéficier à qui ? 
 
 

Marcel Côté, Ste-Anne-de-Beaupré

1 novembre 2009

Hydro Quebec vient de faire une très très bonne affaire, elle viens de mettre la main sur tout ce qui est intéressant de NB Power et nous restons avec tout ce dont Hydro Quebec ne voulais pas et qui n'était pas rentable. Le bol de pépins donc. Nous avons négocié comme des pieds et je n'arrive toujours pas à comprendre comment nous allons nous débrouiller dans l'avenir avec tous ces canards boiteux et essayer de rendre celà rentable. Je vois donc notre province se débattre et ne réussir à faire déficite sur déficite dans l'avenir. Aussi adieu toutes nos efforts pour créer des coopérative de parc éolien. Tout est à recommencer. Nous n'avons dorénavent plus aucun pouvoir sur cette Société. Notre siège social administratif obéira à des décisions prises ailleur et dans les intérêts de cet ailleur. Je suis assez pessimiste à cet égard. Adieu nos intérêts. Nous ici à Edmundston, nous avons notre propre centrale et l'opérons indépendamment de NB Power. Je suis inquiet lorsque je nous vois assis devant les carnivors d' Hydro Quebec pour demander à continuer comme avant. En tout cas, je ne veux pas que nous soyons représenté par les mêmes personnes pour mener ces discussion. Nous tenons à notre os et j'espère que nous allons faire mieux que de le garder, il faut que nous ayons plus. Il n'est pas gênant de se débattre férocement pour garder nos aquis et même arracher plus. Goliath a grossi, espérons qu'il sera conciliant mais j'en doute. Le cri de guerre est lancé, jetons nous dans la bataille. Nous devons avoir des réponces et connaître notre statut au plus vite, il a surement été discuté entre nos deux Sociétés lors des négociations. En bon acadien, on est habitué à nous faire plumer mais nous avons aussi appris à nous défendre à present et c'est par ce genre de personne que je veux être représenté pour nous défendre. Bravo Québec, vous êtes les seuls à sabler le champagne dans cette affaire.

Louis Cyr, Edmundston. N.B.

1 novembre 2009

C'est bon de reduire la dette de 40% d'un coup, mais a long terme est-ce que c'est une bonne chose de donner le control de notre électriciter à une province qui son fou du rest du pays. J'aimerai mieu payer se 600$ en 5ans que de voir d'autre usines fermer dans ma province.

Daniel Dignard, Moncton, Nouveau-Brunswick

1 novembre 2009

Tout pour être beau...Une société d'état (Hydro-Québec) achète une autre société d'état (Énergie Nouveau-Brunswick) tout le monde dit que c'est bon et ca créé une compagnie avec beaucoup de potentiel et avec un monopole sur l'est de l'Amérique mais n'oublié pas que depuis un certain temps beaucoup de politicien au Québec veulent faire la même chose que le Nouveau-Brunswick et vendre Hydro-Québec. La voici maintenant beaucoup plus attrayante pour les amis du pouvoir à acheté et pour nous beaucoup plus dur de refusé vue que l'ont trouve que le Nouveau-Brunswick fait bien en vendant et réduisant sa dette. Tout se prépare d'avance

Cyril Gibo, Gaspésie

1 novembre 2009

Prochaine étape : ressucitons le projet de voiture électrique et partons à la conquête du marché de l'automobile mondial. 
 
En tant qu'outil de développement économique collectif, HQ doit mobiliser les actifs de la société civile. 
 
Si nos ingénieurs ont été capables de construire la Baie-James et que nos financiers ont été capables de propulser la Caisse de dépot, nous sommes capables d'aller encore plus loin. 
 
C'est uniquement une question de vision et d'audace.

Eric Bouchard-Lefebvre, Sherbrooke

1 novembre 2009

L'énergie, c'est le pouvoir et Danny Williams le sait autant que Jean Charest. Connaissant les deux hommes, je peux m'imaginer à quel point ce contrat sera contesté. Récemment, Danny Williams expropriait unilatéralement Abitibi-Bowater, c'est son style et il rêve de couper les vivres au QC de la même façon avec Churchill Falls... unilatéralement. On le surnomme le Hugo Chavez du Nord au Canada Anglais. 
Même après l'aval de la cour Suprême, le contrat de Churchill est sans aucun doute le contrat le plus décrié au Canada Anglais. 
Pour vendre son électricité sans le QC, Danny Williams doit convaincre le Fédéral et l'Atlantique de financer sa ligne sous-marine. Si on compare le projet d'ABB en Hollande avec celui de TN, on arrive à un coût de plus de 2 milliards sans aucune certitude de faisabilité.  
 
Avec un coût aussi élevé, l'Alliance Atlantique était donc capitale et Jean Charest vient de briser temporairement le consensus. Car ce ne sera que temporaire. Pourtant, sur le point politique, il vient de remporter une carte maitresse, celle de la vertu et du bon vouloir corporatif. Il vient aussi de forcer Danny Williams à mettre ses cartes sur la table car, pour rentabiliser sa ligne sous-marine, il aura besoin des DEUX Churchill et l'argent d'Ottawa.  
Tout ce que je peux dire aujourd'hui, c'est que ça promet pour le futur, surtout au Fédéral, Steven Harper se méfiant des deux. Hydro-Ontario jouera aussi en coulisse au Fédéral, car l'énergie de TN vers le marché Américain est de l'énergie en moins vers l'Ontario. 
Depuis l'annonce, je lis les tribunes et commentaires de la Presse Anglophone. Ils sont déchainés. Un baril de poudre? Oui, Hydro-Meech. 
 
Bonne journée à vous tous.

Francisque Bégin, Mtl

1 novembre 2009

Si on se fie à Jean Charest, c'est un investissement qui pourra rapporter un 10% par année, alors c'est très bien en plus le gain en capital sera énorme car nous entrons bientôt dans une période d'hyperinflation, cela veut dire que c'est bon de s'endetter afin d'acheter un actif. La valeur de l'actif montera beaucoup et celle de la dette sera diminuée autant. C'est un bon coup.

May Assy, St-Laurent

31 octobre 2009

Au-delà du factuel, un constat sans doute cynique se dégage : la politique est l'art de la feinte, de la dissimulation et de la poudre aux yeux.  
 
Le premier ministre Shawn Graham aurait promis de ne jamais vendre Énergie NB Power. Avec l'appui du « big business » de sa province (Irving, dixit Williams), il offre maintenant sa fille handicapée à Hydro Québec pour le montant de sa dette. 
 
En septembre 2008, le p.m. Jean Charest annonçait « Le Plan Nord » : un « projet d'une envergure inégalée ». N'était-ce que poudre aux yeux?. Au même moment (ou presque) il entamait des contacts secrets avec le Nouveau Brunswick en vue du deal stratégique du siècle. 
 
En août dernier, tandis que les négociations avec le Nouveau Brunswick atteignaient un point de non retour, La Presse dressait un écran de fumée bien opportun par sa révélation concernant les peanuts versées au Collège Notre-Dame par Thierry Vandal. L'opposition péquiste s'acharna des semaines sur ces insignifiances et son auteur. 
 
Notre fierté de Québécois est flattée : Mais le fait est que le rêve de Jean Charest n'est plus celui de Robert Bourassa : en matière d'électricité, sa vision stratégique est fédéraliste : développer un réseau transcanadien de transport d'électricité. Ainsi, déclarait-il à Toronto en septembre 2008 : "If I want to export energy, but I have a choice between exporting it to the United States or a fellow Canadian neighbour, I'm going to sell it to a Canadian neighbour." L'interconnexion de .1200MW avec l'Ontario en est la première étape. 
 
Danny Williams soutient qu'il est temps que le Canada dispose d'un réseau qui permettrait la libre circulation de l'énergie au pays. Fort à parier que la Cour suprême s'en mêlera un jour ou l'autre et déclarera l'ouvrage de juridiction fédérale. D'ici là, attendons-nous à du Quebec bashing assourdissant... En tout cas, si le protocole d'entente est effectivement ratifié par la législature du Nouveau Bruswick. 
Voir absolument http://www.cbc.ca/video/#/News/Canada/NL/Web_Exclusive/ID=1312520703

jEAN-pIERRE Bélisle, Montréal

31 octobre 2009

Tres honnetement l' achat de cette societe d' etat represente un tres bon achat pour le Quebec.  
 
Avec cet achat le Quebec devient en sorte un "roi de l' energie propre" par opposition aux rois du petrole de l' Ouest canadien. 
 
Ceci augmentera notre dette d' au moins 5 milliards, par contre nous faisons une acquisition d' actifs au bilan du Quebec qui nous pertmettrait d' en disposer advenant une mauvaise aventure financiere. 
 
Cet achat nous permet d' atteindre une plus grande part du marche americain alors nous en seront gagnant sur toute la ligne.  
 
Par contre j' espere que tous les profits annuels (profit net + amortissement) de cette acquisition serviront uniquement a etre appliques contre la dette du Quebec qui se situe entre 150 @ 200 milliards presentement (environ 48% du PIB) et serviront pas a financer les deficits d'operations du Quebec (depenses d' epiceries).  
 
Par contre je suis tres surpris de ne pas entendre divers commentaires habituellement assez acerbes de la part de certains citoyens du N.B. contre tout ce qui est "Francais". Le N.B. a deja eu une reputation de "royaliste" aveugle. J' imagine que leur cote pragmatique (reduction de la dette du NB et hausse du cash dans le porte-monnaie) fait qu' ils ont adouci leurs moeurs a l' egard du fait Francais dans le NB. 
 
Cet achat represente une entente entre deux provinces, en somme "the Queen can do no wrong" ........ !

Jean Couture, GATINEAU

31 octobre 2009

Contrairement à Terre-Neuve, nous payons pour ce que nous nous procurons : le contrat d'achat d'électricité de Churchill Falls et l'achat de la NBP; ne nous a-t-elle pas volé 20% de notre territoire (Le Labrador/l'Ungava) alors qu'elle n'était même pas partie du Canada, tout ça avec la bénédiction royale de sa majesté (Conseil privé de Londres) en 1927.

Gabriel Dumas, St-Jean-sur-Richelieu

31 octobre 2009

Je n'accepterais jamais, comme citoyen d'une autre province, qu'Hydro-Québec, société d'État et vache à lait du gouvernement du Québec, prenne en charge un secteur énergétique aussi important. À moins que celle-ci change sa mission et sa raison d'être, modifie sa structure et offre à d'autres actionnaires, des provinces et des états du Nord-Est américain approvisionnés par elle la possibilité de participer à sa gestion.  
Le Gouvernement du Québec s'est lancé dans une aventure sans en mesurer toutes les conséquences stratégiques et politiques. Comme d'habitude.

Jacques Saint-Cyr, Québec

31 octobre 2009

Sceptique il ya quelques jours: Aujourd'hui je crois que la complémentarité avec le Nouveau-Brunswick.est plus que prometteuse.  
Puisque c'est une entente entre gouvernements donc avec la population il faut certainement voir plus large. 
Les éventuelles ressources pétrolières du Québec dans le Golfe autour des Iles de la Madelaine seront difficiles d'accès par bateau en hiver donc un pipeline sera requis. 
Faire débloquer les permis d'exploitation de ces réserves ne sera surement pas une sinecure avec l'opposition de l'Atlantique. 
Nous aurons aussi l'obligation absolue de nous entendre avec le Nouveau Brunswick pour livrer ici le pétrole et le gaz. 
 
Le tout puissant Irving de Panama et du Nouveau Brunswick y aurait aussi beaucoup avantage tout comme Ultramar. 
 
Je crois aussi que T.N. a maintenant tout intérêt et vraiment peu d'alternatives à chercher un terrain d'entente pour exporter l'électricité du Labrador ou nous avons aussi étés floués. 
 
En connaissance de cause; l 'entente de Churchill Falls était aussi assortie de beaucoup beaucoup d'avantages économiques, sous jacents pour être poli et discret, Ceci en faveur de T.N. et ses millionnaires de la pêche. Entre-autre le soutien d'une industrie de la pêche et la construction d'une flotte moderne . Autrement on n'aurait surement pas accepté à T.N. et soutenu ce projet au Canada Atlantique.  
 
La bonne entente autour de ce projet qui se présente permettra surement un développement économique plus harmonieux. 
L'alternative de blocage par T.N. et ses alliés n'est pas envisageable dans le contexte d'une vision d'ouverture du commerce.

Jean Hemond, Quebec

31 octobre 2009

Je crois que le gouvernement Charest et Hydro-Québec savaient depuis fort longtemps que cette transaction allait se réaliser. D'ailleurs depuis plusieurs années, on refait la route 185 qui mène au Nouveau-Brunswick... Était-ce un signe ?  
 
Mais j'aimerais bien savoir ce qu'en pense les citoyens du N.-B., surtout les Acadiens ! 
 
Mais la transaction a bien des chances de se concrétiser car Jean Charest connaît bien le langage du canada anglais et où il a beaucoup d'amis. Sinon, si l'affaire devient trop politique et anti-Québec, Jean Charest peut perdre beaucoup de sa crédibilité auprès des québécois et l'option souverainiste peut prendre de l'ampleur. S'il gagne son pari, il pourra dire que le Canada est bon pour le Québec (sic). Très délicat comme dossier.

Yves Babin, Laval

31 octobre 2009

Bravo Hydro-Québec, 
 
Tout à fait d'accord avec cet investissement en souhaitant qu'elle pourra aussi acheter la même chose à Terre-Neuve. 
Ce serait la revanche économique sur la politique mal constitutionné. 
Il ne faut jamais oublier le dénie de signature d'un certain Clyde Wells supporté par un individu à plume(anti-Québécois) de l'Alberta du même nom que le P.M. du Canada. 
Il n'y a pas de mal a devenir une province riche. 
Les anglais disent" if you can't beat them, joint them" 
There we go 
 
Merci

Réjean Carrière, Repentigny

31 octobre 2009

A regarder la situation, je vois du pétrole en abondance en Alberta et de l'électricité en abondance au Québec et dans l'est du Canada. Chacun son choix, chacun sa force. 
Je pense que ça fait l'affaire du N.B. qui sont dans une situation précaire. Éponger une dette, pas grand monde dirait non. Ils l'ont fait pour le bien de tous et s'il y a des regrets plus tard, ils ne seront plus en poste pour voir cela. 
Tant mieux, si le Québec devient le premier pour l'hydro électricité.C'est l'avenir. 
Nous seront bien positionné...

Micheline Belanger, Magog

31 octobre 2009

Gérald, monsieur, 
 
D'abord je tiens à vous dire que j'apprécie beaucoup, beaucoup, vos commentaires aux bulletins de nouvelles (à 22hres). Pas au début vous me tombiez sur les nerfs!!!| 
 
Je vous trouve bon et, discrètement, du même bord que moi (si vos boss écoutent, oui vous êtes au centre ou légèrement à droite ) .  
 
Mais de toute façon l'important c'est que vous êtes claire et crédible. Permettez moi juste un commentaire; préservez (je devrais mettre un "r" à la fin pour vous ordonner!!!) votre crédibilité et votre indépendance. 
 
Par rapport à l'achat (électricité Nouveau...) J'ai rien à voir avec l'économie mais j'ai l'impression que c'est un c. de bon deal.  
Ce que je vous reproche, SEULEMENT pour ce commentaire, c'est que vous le dites trop que c'est un bon deal pour nous (non, vous le laissez entendre) que c'est pas un bon deal pour le NB .  
ourquoi au Québec on n'en profiterait pas, Il faut créer de la richesse chez nous . Il y a plein de gens qui en ont besoin . 
 
Mais oui la pauvreté et la richesse ne doivent pas avoir de frontière, peut être que c'est ça que vous envisagiez. 
 
Continuer (z)!

Francis Letendre, montreal

31 octobre 2009

Dans notre imaginaire collectif au Canada, on a souvent l'impression que toutes les provinces peuvent se permettre une structure identique, probablement parce que dans la constitution, elles ont curieusement le même poids pour certaines décisions. 
 
Pourtant, la population du N-B est d'environ 750 000 personnes. C'est donc un peu plus que la région de Québec, ce qui fait du N-B une grosse ville très étendue. Dans ce contexte, il n'est pas surprenant qu'elle ne puisse pas s'offrir la même quantité de services qu'une province comme le Québec ou l'Ontario. 
 
Il ne faut pas virer fou pour le Québec. HQ dessert déjà davantage de personnes dans l'État de NY qu'au N-B. D'ailleurs, la question n'est pas tellement de savoir si HQ pourra en vendre au Maine, mais de savoir si c'est investissement vaut vraiment 4.7 milliards! Ça va en prendre des revenus pour générer une VAN positive! 
 
Le N-B s'en sort gagnant à mon avis et pour une raison fort simple. Les entreprises au N-B vont avoir de meilleurs taux, ce qui permettra au N-B d'attirer des entreprises, et aussi de générer davantage d'impôts, car les dépenses des entreprises seront moins élevées. Le N-B capture ainsi la valeur ajoutée de l'électricité, et le Québec n'en retirera rien, contrairement à tout ce qui se passe sur le territoire de la province de Québec! 
 
Terre-Neuve vit le problème associé à une énergie qui coûte cher à exporter sur de longues distances. T-N a deux choix. Soit elle attire des gens sur son territoire, et avec son potentiel énergétique, ça va être long avant d'en avoir assez! Soit, elle évite de bâtir un réseau de distribution, et s'associe avec le Québec pour profiter de son réseau de distribution déjà bâti. 
 
L'exportation convient davantage à une énergie comme le pétrole, car il peut être stocké et surtout transporté à faible coût, alors que l'électricité ne peut être stockée une fois produite. Avec l'électricité, la solution optimale consiste à attirer davantage de personnes et d'entreprises près de la source d'énergie!

Martin Lamoureux, Québec

30 octobre 2009

pourquoi c'est le gouvernement du quebec qui fait  
l' emprunt,a la place d'hydro-quebec?  
nous sommes assez endette comme cela. 
j.guy

Jean Guy Ouellet, Montmagny

30 octobre 2009

Bonjour . 
 
M.Fillion il y a un seul point qui échappe ici c'est nous qui payons,pour le développement hydro Québec ,et maintenant pour énergie Nouveau-Brunswick. 
 
M.Fillion le gouvernement du Québec va produire plus électricité qui va être vendu au États-Unis ,mais le gouvernement de M,Charest je l'espère à évaluer que l'électricité vendu aux entreprises aux USA ne viendra pas en concurrence avec nos entreprises exportatrices de notre pays et faire viré le positif en négatif pour la population qui a investie pour hydro Québec et que l'énergie ce vire contre nous ce serait un non sens et une logique à ne pas comprendre . 
 
Merci et bonne réflexion .

Marcel Côté, Ste-Anne-de-Beaupré

30 octobre 2009

Bien beau tout cela sauf qu'Hydro Québec est le gagnant et le New-Brunswick règle à cours terme un problème d'endettement car c'est une opératio one-shot. IL fera quoi après pour résoudre les problèmes? 
Demandez à Charest :s'endetter à nouveau ou augmenter les taxes. 
CQFD 
De toutes façon ces gamins de la politique s'en foutent demain pourvu qu'aujourd'hui, ils soient élus

Stéphane Dulieu, Longueuil

30 octobre 2009

Il me manque une vision en plus de votre carnet M. Fillion. 
 
Si Hydro Québec baisse les tarifs de 20% pour les industries du N.B. pour les mettre au même prix qu'au Québec et que les citoyens eux vont avoir leurs tarifs gelés durant 5 ans parce qu'ils paient 60% de plus que les Québécois: alors 
ES_CE à dire que nous au Québec dans 5 ans nos tarifs auront augmentés de 60% pour arriver aux mêmes taux qu'au N.B. ??? 
 
Je ne crois pas que Hydro fasse de la discrimination envers ses clients d'ici et du N.B 
 
Avec le cheap labor au N.B, les industries ou manufactures auront un avantage de s'installer au N.B si l'Hydro est le même prix!!! 
Des contrats secrets sont peut-être déjà en discussion pour de gros consommateurs d'électricité au N.B. 
 
Je pense que les Québécois feront les frais de cette transaction malgré que c'est un bon achat pour la business. 
C'est ce qui se cache dans cette transaction qui me fait peur pour nous les Québécois. 
Es-ce que charest dit toujours la vérité????  
Il a bien dit qu'il se servira des tarifs d'électricité au Québec pour payer la dette et prévoit de bonnes augmentations. 
Une réponse ou commentaire svp.

Richard Denis, montreal

30 octobre 2009

Si nous portons notre attention sur tous les aspects : géographiques, climatiques, culturels, socioculturels et historiques, en y incluant les paramètres économiques et énergétiques. Nous constatons qu'il existe des liens profonds et réels entre les provinces de l'Est du Canada incluant le Québec et l'ensemble des États qui forment la Nouvelle Angleterre. Si la notion d'union économique n'est pas encore à l'ordre du jour, il devient d'actualité de développer ensembles cet immense potentiel qui n'est pas encore parvenu à maturité en raison justement d'une trop grande segmentation qui ne répond pas à la vision plus globale du 21ème siècle. En ce sens, comme cela fut le cas pour l'Europe, une politique de développement énergétique commune permît d'assurer la pérennité et le développement des communautés, ce fut le catalyseur qui permît d'établir les ponts qui favorisent désormais une véritable union politique et humaine.  
 
Si je ne suis pas d'accord avec toute la politique énergétique de Hydro Québec (ils peuvent certainement faire encore mieux), on ne saurait nier qu'Hydro au fil du temps a su développer une expertise en matière d'électricité qui n'a rien à envier aux meilleures sociétés qui opèrent dans le monde. C'est pourquoi, je pense qu'il est naturel qu'Hydro Québec soit en quelques sortes un des maîtres d'oeuvre de la politique énergétique dans le nord-est du Continent. Tout ceci constitue une grande opportunité pour le Nouveau-Brunswick pour renforcer ses liens naturels avec le Québec et vice versa. Je pense qu'à terme les emplois gagnés dans la province devraient largement dépasser ceux perdus par le prochain arrêt de certaines centrales thermiques.

Serge Drouginsky, LeMoyne

30 octobre 2009

Bravo! à Hydro-Québec. 
 
Que le P.M. de Terre-Neuve soit frustré, ça met un petit 
dyachilon sur la crevasse qu'un certain Clyde Wells a causé il y a quelques années 
lorsqu'il a renié sa propre signature à Meech... À cause de lui et un certain personnage Manitobain avec une plume du même nom que le premier ministre du Canada. 
Quand on crache en l'air...... 

Réjean Carrière, Repentigny

30 octobre 2009

Si HQ veut acheter Énergie NB, c'est qu'il y a matière à profit. Alors pourquoi ÉNB ne cherche-t-il pas les meilleurs moyens de rendre la société rentable sans être vendue? 
 
Bien qu'habitant au Québec et pouvant bénéficier de certains avantages de cette vente, ce genre de transaction du style "multinationale" me pue au nez. Ce que l'on gagnera au Québec de cette vente on le prendra au NB. 
 
J'aime bien le concept de société d'état, c'est un peuple (ou nation au Québec) qui se prend en main. Prendre en main un autre peuple, là c'est dépasser le mandat et c'est se transformer en compagnie sans autre but que le profit. C'est pas contre les abus des compagnies qu'ont été créées les sociétés d'état?

Nicolas Paillard, Chapais

30 octobre 2009

C'est évidemment une bonne nouvelle pour le Québec. Hydro paie 10 milliards de $ (moitié-moitié entre le prix d'achat et la dette), un montant qu'il peut éponger (tant qu'il ne se retrouve pas dans la dette du Québec). C'est un bon coup dans la mesure de l'exportation de l'électricité du Québec. 
 
Le Nouveau-Brunswick perd le contrôle de sa politique énergétique. Mais avec une telle dette, le NB pouvait-il réellement contrôler son développement et investir de façon importante dans les énergies vertes ? Une réduction de la dette de 40%, c'est énorme ! Le gouvernement aura beaucoup plus de marge de manoeuvre et un budget plus élevé, car le service de la dette va diminuer d'un coup. Et le 4,7 milliard du prix d'achat vient aussi dans les poches du gouvernement du NB. Et HQ a beaucoup plus les moyens d'investir dans des énergies vertes que Énergie NB pouvait en avoir. 
En espérant que HQ reste honnête avec les clients de l'Atlantique.

Martin Houde, Sherbrooke

30 octobre 2009

Bien que les québécois soient portés à se réjouir de la vente d'Hydro et Énergie NB, il reste que jamais une société d'État aussi importante ne devrait être vendue sans l'accord des citoyens propriétaires. Tout comme Duplessis a vendu le Labrador sans notre consentement ou l'a implicitement reconnu, le Premier ministre du Nouveau-Brunswick, Shawn Graham agit exactement pareil. Même si la vente se justifie, c'est quand même un accroc à la démocratie. Le Nouveau-Brunswick peut sortir gagnant s'il réinvestit dans le solaire et l'énergie éolienne. Investir dans le nucléaire pour alimenter 370,000 foyers était un choix trop dispendieux pour la capacité de payer des citoyens. Si les nouvelles technologies rendent les nouvelles maisons le plus autonome possible, peut-être auront-ils fait le meilleur choix du monde.

Jean Lespérance, Montréal Québec

30 octobre 2009

Cela m'étonne que les journalistes ne parlent que de l'aspect "politique" de la transaction. On leur reconnait leur "sens québécois" d'interprétation. Pour le Canada anglais (à l'exception de Terre Neuve), cependant, cette transaction a beaucoup de réconfort. En effet, comment Québec pourra-t-il se "séparer" si une bonne partie de sa richesse provient d'autres provinces. En plus, l'équilibre des forces au Canada seront d'ores et déjà réparties entre les deux pôles du Québec et de l'Alberta.  
Ceci signifie une baisse des transferts fédéraux (Québec étant la province la plus choyée!) et une influence grandissante pour un meilleur environnement, ce que le NB seul ne peut pas accomplir. Il me semble des fois que les médias sont très déconnectés! Ce ne sera pas leurs interventions qui feront du Canada un pays d'avenir!

Lavigueur Jacques, Orford

30 octobre 2009

Monsieur Williams ment quand il établit un lien avec l'achat de NB Energie par HQ et les paiements de transfert d'Ottawa au Québec. HQ se finance elle-même par des émissions de dette sur ce coup-ci. Williams est un démagogue qui tente de jouer la carte de l'opinion publique résolument anti-québec de ce beau pays afin de faire dérailler la transaction. En mélangeant paiements de transfert et transaction financière, fausse le débat. S'il veut parler d'autonomie énergétique qu'il en parle, s'il déplore de s'être fait couper l'herbe sous le pieds par de plus habiles (et plus riches) négociateurs que lui, il n'a qu'à s'en prendre à lui-même. Mais de grâce, qu'il arrête de proférer mensonges et calomnies !

JF Carrière, Ste-Julie

30 octobre 2009

"...Et puis, le plus choqué de l'histoire, c'est le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Danny Williams ..." 
 
A mon avis, c'est la même rengaine qui revit encore à propos de l'appartenance du Labrador, dont Québec n'a jamais reconnu les frontières de 1927... 
 
Mr Williams a ses redevance de pétrole d'Hibernia, alors qu'il laisse Hydro-Québec tranquille avec son achat d'Energie NB !

Sebastien Papineau, Gatineau

30 octobre 2009

Tout ça est triste dans l'optique des énergies Vertes.Les vielles centreles,le nucléaire et les barrages sont loin d'être vert.Charest s'évertu à nous enfoncés dans la tête que l'hydro-électricité est verte,c'est FAUX.Et ne vous imaginez pas que HQ n'a pas d'idées pour saccager d'autres cours d'eau...Y a anguille sous roche.Les gens de là-bas vont être en torieu avant longtemps.C'est moribond et nébuleux...Comme d'habitude.

Yves Filiatrault, Ste-Véronique

30 octobre 2009

bonjour 
je lis différents commentaires sur l'achat par Hydro Québec au Nouveau Brunswick notamment que cette province y perdrait son indépendance en matière d'énergie. 
 
peut-on parler de perte de maitrise ou d'indépendance pour une province qui n'a ni pétrole ni potentiel de développement hydroélectrique ni ressources alternatives? 
 
La transaction avec Hydro Québec est la meilleure dans les circonstances..Reste à savoir si le Canada anglais acceptera que des Québécois réussissent alors que certains parlent déjà d"invasion ou de prise de possesion des Maritimes par les Québécois 
 
Ce qui devrait etre de nature écononoimique devient soudainement politique. Etrange

francois marchand, québec

30 octobre 2009

L'achat d'Énerghie N.B. par Hydro-Québec est une des meilleures transactions réalisées par le Québec depuis de nombreuses années.  
 
Cela va directement selon nos forces et ne peut qu'améliorer à court et moyen terme la situation financière du Québec et de ses citoyens tout en stabilisant celle des Nouveau Brunswickois. Une position gagnant-gagnant très intéressante. 
 
Bravo et je souhaite plus de bonnes nouvelles économiques dans ce sens. 
 
Si nous devrions attendre l'accord ou l'appui de Danny Williams de Terre-Neuve avant d'aller de l'avant pour des décisions d'affaires entre partenaires, ces décisions ne se réaliseraient jamais. "Tough Luck" monsieur Williams et à la prochaine. 
 
P.S.: Pourquoi pas continuer à améliorer les revenus du Québec en imposant des royautés sur l'eau douce pour l'exportation?

Yvan Fortin, Lévis

30 octobre 2009

Enfin un peu d'ambition au Québec, on ne s'en plaindra pas! En bonus il s'agit d'un gros plus pour l'environnement si on peut effectivement fermer les centrales au charbon. Espérons seulement que Hydro-Québec offrira un grand support moral et financier pour les familles et les communautés affectés par ces possibles fermetures tout de même dramatiques.

Éric Harvey, St-Eustache

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