29 octobre 2009
Une pandémie de… corruption
« La corruption mondiale, pratiquée à une grande échelle sous la forme de pots-de-vin, de cartel d'entente sur les prix et d'abus d'influence sur les politiques publiques coûte des milliards et entrave le cheminement vers une croissance économique durable » — Transparency International, 23 septembre 2009
Je me suis replongé dans la lecture du rapport annuel de Transparency International, ces derniers jours, à la suite des nouvelles révélations obtenues par mes collègues de l'émission Enquête et diffusées récemment à Radio-Canada.
Transparency International, cette ONG qui se voue à la lutte contre la corruption dans le monde, a, pour la première fois, consacré son rapport annuel à la corruption dans le secteur privé. J'avais reçu sa présidente, Huguette Labelle, en entrevue à Classe économique pour en parler brièvement, au moment de sa publication, à la fin du mois de septembre.
Ce volumineux rapport de plus de 360 pages auquel ont contribué 80 spécialistes et chercheurs confirme malheureusement une fois de plus que les pays sous-développés ou en développement sont les plus vulnérables et donc les plus touchés par le « virus » de la corruption.
Mais même les pays les plus développés n'y échappent pas. On constate que la corruption dans le secteur privé a atteint, depuis un bon moment, le stade de la pandémie mondiale, et que les victimes s'étendent à de nombreux secteurs privés de l'économie, de même qu'à la sphère publique.
D'abord, s'intéresser aux symptômes
Le professeur de droit David Hess, de la Ross School of Business de l'Université du Michigan, se désole de l'intérêt « étonnamment limité » des gouvernements dans la lutte contre la corruption privée, au moment où toutes les conditions sont réunies pour en favoriser l'incubation et la transmission:
« Il est de plus en plus important de prendre conscience de l'impact de la corruption commerciale sur les marchés, compte tenu des tendances actuelles en termes de privatisation et d'externalisation croissantes des services administratifs, de libéralisation des marchés dans de nombreux pays et de développement croissant du secteur privé par rapport au secteur public. » — Rapport mondial sur la corruption 2009, p. 25.
Le professeur Hess cite des cas concrets de versements de pots-de-vin touchant les secteurs de l'automobile, des banques, des ressources naturelles et des télécommunications en Amérique du Nord, en Europe et en Asie du Sud-Est, entre autres. Il ajoute que les processus concurrentiels d'appels d'offres entre les entreprises privées sont aussi vulnérables:
« Par exemple, le système de soumission des offres sous enveloppe scellée est une incitation supplémentaire, pour les fournisseurs, à verser des pots-de-vin en vue d'obtenir, auprès de l'entreprise, des informations privilégiées concernant le contrat en question ou les offres concurrentes. » — Rapport mondial sur la corruption 2009, p. 24 et 25.
Tout de même, le rapport souligne dans d'autres sections que des avancées importantes ont été faites, malgré tout, dans le combat contre la corruption dans les transactions internationales.
De son côté, le secrétaire général de CUTS (Consumer Unity & Trust Society) International, Pradeep S. Mehta, se penche sur une variante du « virus » de la corruption, la collusion et les cartels qui perturbent le caractère concurrentiel des marchés:
« Les 283 cartels privés internationaux qui ont été découverts entre 1990 et 2005 représentaient un chiffre d'affaires total de quelque 1200 milliards de dollars, les pertes économiques directes pour les consommateurs au travers de surfacturations étant estimées à 300 milliards de dollars. » — Rapport mondial sur la corruption 2009, p. 31.
Puis, il ajoute que les ententes illicites sur les prix et le versement de pots-de-vin se retrouvent souvent côte à côte dans les cas de fraudes relatives aux appels d'offres, ainsi que la manipulation des contrats de marchés publics et des processus de soumission d'appel d'offres.
La firme Ernst & Young, elle, mentionnait, dans son étude 2008 sur la fraude intitulée Corruption or Compliance – Weighing The Costs et menée auprès de plus de 1000 entreprises dans 33 pays, que près d'un dirigeant sur cinq disait avoir perdu un contrat parce qu'un concurrent avait versé un pot-de-vin, et plus du tiers estimait que le « virus » de la corruption prenait de l'ampleur.
Prévenir et guérir
Les auteurs du rapport enjoignent les gouvernements et les entreprises à non seulement adopter des politiques fermes, mais à les appliquer en y consacrant les ressources nécessaires et à imposer des sanctions sévères. Et ils appellent les citoyens à dénoncer les cas de corruption et à se regrouper au sein de coalitions élargies pour mieux se faire entendre.
Le secrétaire général de CUTS International, lui, résume le tout d'une façon tout aussi simple qu'ambitieuse:
« Seule une approche holistique et sans compromis de la conformité aux réglementations anticorruption et anticollusion pourra susciter une amélioration durable et crédible de l'intégrité des entreprises. » — Rapport mondial sur la corruption 2009, p. 32.
Un rappel de vaccin nécessaire?
Aurions-nous pensé par erreur que le Québec était immunisé contre la corruption dans le secteur privé parce qu'on avait mené des enquêtes publiques et adopté la loi sur le financement des partis politiques dans les années 70?
L'opération « Marteau » annoncée récemment constituera-t-elle un traitement suffisant?
8 novembre 2009
@André Duhamel, Laval
Votre suggestion est brillante!!!
Ça réglerait en effet bien des problèmes, et on aurait de belles économies vs la production et la gestion de notre monnaie.
Il pourrait y avoir quelques problèmes pour les petits commerces mais ce serait compensé rapidement par une baisse des taxes et impôts qui suivraient car il ne pourraient plus y avoir de marché noir, moins d'évasion fiscale et de blanchiment d'argent.
Il faudrait s'assurer que ne s'installe une monnaie étrangère et surveiller les transactions entre comptes de particuliers autant localement qu'internationalement. Cependant tout serait facilité par la présence de données informatiques retraçables et facilement accessibles pour les autorités chargées de la surveillance.
Évidemment ce serait trop beau, trop simple et sans doute trop révolutionnaire pour nos institutions politiques et financières très conservatrices. Et on sait que l'establishment qui trouve finalement son compte dans un systême corrompu sera peu enclin aux changement. Il va sans doute falloir que des pays plus avancés et plus ouverts socialement le mettent en place pour que nos gouvernements manipulés et timorés osent suivre...
Vous auriez plus de chance à faire avancer votre idée en pays sacandinaves...
Jean Louis Ouellet, St-Félicien
4 novembre 2009
Le plus triste là-dedans, c'est que les plus grandes victimes de ce système pourri et généralisé sont celles qui en redemandent le plus. Élections après élections...
Daniel Lalande, Laval
4 novembre 2009
La mafia Davossienne à l'oeuvre
La bactérie mangeuse d'âmes aux enchères à l'origine de cette pandémie mondiale aurait-elle été conçu lors des grandes réunions de Davos, où ministre des finances, banquiers et chefs d'entreprises transnationales(ces gens qui placent leur avoir dans les paradis fiscaux, ces gens qui craignent la lumière autant que les vampires et qu'on nomme prince des ténèbres dans un certain livre sacré ) se réunissent à huis-clos pour discuter comment privatiser les services publics assumés par l'état(santé, éducation, travaux publics, services sociaux etc) tout en faisant la promotion de l'efficacité du privé(de sens éthique) dans les marchés dérèglementés, question de mettre l'état au service du privé.(La réingénierie de l'état, est-ce que ça vous dit quelquechose?) Idéalement pour ces gens, je dis bien idéalement,l'état n'a plus qu'à gérer la police et l'armée, tout le reste c'est le privé qui gère ça, au nom de sa très grande efficacité à faire des profits en puisant le plus directement possible dans les fonds publics En ces temps où l'économie légitime converge de plus en plus avec le marché noir j'en profite pour ramener encore une fois la belle petite phrase de F.D.Roosevelt, ex-président desÉ.U :« "La liberté dans une démocratie n'est pas assurée si le peuple tolère que la puissance privée grandisse au point qu'elle devienne plus forte que l'état démocratique lui-même. Ce qui, fondamentalement est le fascisme". Pas trop difficile de comprendre pourquoi on ne veut pas de commission d'enquête malgré l'unanimité de l'opinion publique qui semble ne plus tellement croire au suffrage universel.
denis miron, montbeillard
3 novembre 2009
Avez-vous déjà entendu parlé du Nouvel Ordre Mondial économique?
Afin de mieux cerner et comprendre la corruption dans le monde de l'économie, je vous invite fortement à lire le livre ''Stratégie de choc: La montée d'un capitalisme du désastre'' de la journaliste et essayiste canadienne Naomi Klein. C'est extrêmement bien documenté.
J'ai terminé de lire ce livre hier soir avec grande satisfaction. Elle a levé le masque qui se cache derrière la soit disante globalisation des marchés et la doctrine de droite de Milton Friedman et les Chicago Boys depuis plus de 30 ans (de quoi il parle celui-là direz-vous???)
On pense que la globalisation des marché accroit la richesse, c'est vrai pour seulement une infime partie de l'élite économique. La globalisation sert à étendre la pauvreté dans le monde occidental... Et c'est en train de se passer!!!
À la lecture de ce livre de plus de 500 pages, on comprend mieux les liens entre les attentats au Chili en 1973, la décomposition de l'URSS dans les années 1990, le 11 septembre 2001, le tsunamie de 2004, etc. et voir comment l'Irak est l'ultime expérimentation pour un monde sans gouvernement ou presque, que le marché dans le sens le pls pur du terme... les désastres sont des occasions rêvées pour implanter le néolibéralisme et écraser les peuple pauvre....
Bref, une lecture extrêment éclairante! Je vous garantie des frissons et de voir comment les médias nous ne disent pas tout! Vous comprendrez mieux à ce moment c'est quoi la corruption dans l'économie....
Yan Fortin, Lachine
1 novembre 2009
Le crime bien organisé.
Nous sommes en présence d'un fléau sans précédent. L'infiltration de l'économie réelle par les réseaux criminels est un problème mondial. La nébuleuse financière et son insatiable appétit pour les liquidités n'a pu résister à la tentation. Les banques et leur obsession de la déréglementation ont largement contribué à engloutir cet argent sale qui n'a pas d'odeur. La place grandissante du secteur privé dans l'administration publique est une suite logique dans le pillage des richesses collectives. Il suffit de penser à la défunte agence des PPP caractérisée par l'opacité et le secret. Les gouvernements ne veulent pas que nous mettions le nez dans les affaires de leurs puissants partenaires. N'oublions-pas qu'en Italie un consortium formé par la mafia est venu bien près de réaliser un important projet d'infrastructure (4 milliards $) en partenariat avec le gouvernement et qu'un certain personnage impliqué dans ce consortium avait des liens avec la mafia montréalaise. Les partis politiques sont d'abord et avant tout des entreprises privées perméables à toutes les sources de financement et les lois électorales restent symboliques et insignifiantes. L'exemple de Jean Charest qui reçoit un salaire du Parti Libéral devrait nous faire réfléchir sur la légitimité de nos institutions démocratiques et sur l'état lamentable de nos finances publiques. Des symptômes alarmants qui nous indiquent que le statu quo est insoutenable. L'inertie de nos gouvernements devrait nous faire réaliser à quel point il y a péril en la demeure.
Jean Riopel, Montreal
1 novembre 2009
....Et il n'y avait pas d'impôt et taxes.
Commençons par simplifier le système. Élliminons complètement l'impôt et les taxes. Complètements. Que le gouvernement soit comme un simple investisseur/homme d'affaires. Il détient des entreprise, Hydro,Régie des alcools et autres, des immeubles à revenus etc... et avec cet argent il gère le bien être de la population. Santé et sécurité. Le gouvernement aura son propre personnel pour s'occuper de tout. Entretien, réparation, construction etc... Aucun lien direct avec le privé si ce n'est l'achat de matière première peut-être. Ensuite laissons les voleurs privés se débrouiller seul avec leurs propres corporation, association etc...
May Assy, St-Laurent
31 octobre 2009
Autrefois, avant la dernière guerre, les gens d'affaires se faisaient confiance, se connaisaient, vivaient dans une même ville et l'honneur, le nom de la famille, l'éthique, la religion étaient sacrés. Les transactions se faisaient en donnant un poigné de main. Aujourd'hui, les valeurs d'autrefois ne sont plus vertus aujourd'hui, le gens se déplacent, déménagent, moins de religion, l'honneur n'a plus d'inportance etc.......
May Assy, St-Laurent
31 octobre 2009
Je me permet une réflextion, un peu radical peut être, mais surement efficace a mon avis,
pour éléminer la gangrène qui mine notre société et arrèter :
1.La corruption
2.Les vols de banques et les autres vols d'argent en général
3.Le blanchiment d'argent sale
4.Les fraudes, les ventes non déclarées,
5.Le recel
6.Le travail au noir ou les paiements sous la table
7.Les pots de vin
8.Les transactions de drogue et autres trafics
9.La vente de drogue dans la rue
10.La prostitution juvénile
11.Les transactions illégales
12.Les fausses factures
13.Les cadeaux ou les dons anonymes
14.les fausses déclarations d'impot sur le revenue
15.Les fausses demande d'assurance emploi
16.Les fausses demande d'aide social ou autres demande d'aide
17.Les faillites frauduleuses
La solution est d'illiminer totalement l'argent sonnant et de papier,
et utiliser uniquement les transactions électronique par
carte de crédit ou carte guichet,
chèques,
dépot direct,
transfer entre comptes,
paiement de factures,
les guichets ne servirais qu'a effectuer les transfers entre individus,aucun retrait ni aucune espèces ne seraient utiliser.
Toutes les transactions ou paiements seraient enregistrées automatiquement,
(nom des parties en causes ,objet et montant de la dite transaction)
et le tout admissible en preuve devant les tribunaux.
Les entrées au Ministères du revenu vont doubler, car tout le monde vont payer leur juste part d'impot.
Imaginé les économies ,la diminution de la criminalitée,moins de prisons, moins de drogue et de meurtres,moins de gang de rue, plus de sécurité, une plus grande équitée chez les payeurs de taxes, plus de moyens pour les hospitaux et les écoles et moins dans les prisons , les courts de justice et les enquètes policière.
Plus de cachette possible au Canada,
les trafiquants devront aller trafiquer ailleur et tout le monde acquittera sa juste part des impots.
André Duhamel, Laval
31 octobre 2009
Je me permet une réflection sur le moyen d'enrayer presque complètement les vols,les fraudes, les pots de vin,le travail au noir et toute transaction de drogue ou autre échanges illégales.
Tous paieront leur impots conformément aux lois,en résumé tout sera vérifiable.
Par exemple tu te ramasse avec un bateau de 200,000$ il sera facile de controler la provenance
LA SOLUTION
Retirer du marché tout argent sonnant et papier, pour n'utiliser que les dépot direct,transfers et les transactions par carte débit.
P.André Duhamel, Laval
31 octobre 2009
La pandémie de corruption avait commencé il y a 40 ans environ lorsque l'oligarchie financière avait débutée son projet de contrôle du monde comme une seule entreprise. Ils ont commencé à acheter les dirigents, les gens d'influences et en payant des pot de vins et ou des menaces, ien plus en élognants ll'influence des systèmes qui existaient comme les religieux, ils sont arrivés à cntaminés un peu tout le monde et aujourd'hui on dirai que si tu ne fait pas ce qu'ils font tu resteras pauvre toute ta vie. On dirait qu'il n'y a plus de place pour les gens honnêtes. lisez là dessus sur larouchepac.com
May Assy, St-Laurent
30 octobre 2009
La plus grande déception des gens du peuple est de constater à quel point nos élus s'occupent beaucoup plus des besoins de leurs bailleurs de fonds que de ceux qui les élisent.
Tant que le système de partisannerie existera ou ne sera pas remplacé par un système à nomination par les gens du milieu, il existera toujours de grandes fraudes dans la manipulation des fonds publics.
Depuis quelques décennies on met l'accent tellement sur la valorisation de la richesse matérielle que les autres valeurs de base ne deviennent que du folklore...
Jean-Pierre Pineault, Ste-Flavie
30 octobre 2009
Pour y mettre un terme, ou la ralentir, la corruption a besoin urgent de sanctions sévères. Quant le maire Tremblay dit menacer une entreprise prise en défaut de cinq ans de suspension, il fait fausse route et ne règle rien. Il fut rayer à vie les personnes dirigeantes des entreprises qui trichent, Tous les officiers d'une entreprise devraient être interdits de faire affaire avec le gouvernement car le lien de confiance est rompu et comme pour un salarié, c'est le congédiement qui convient, pas une suspension bidon de 5 ans alors qu'on sait très bien que l'entrepreneur va soumissionner avec un autre compagne à numéro.
Alain Michaud, Montréal
30 octobre 2009
Il serait très intéressant d'obtenir l'avis du groupe des lucides sur cette épineuse question...
Daniel Lalande, Laval
30 octobre 2009
Serions-nous assez «marteau» pour croire que l'approche privilégiée par Charest et sa clique, n'a d'autre but que de gagner du temps tout en souhaitant qu'une autre nouvelle vienne déloger celle qui persiste présentement à se maintenir en première page des journaux et qui lui demande une commission d'enquête pour aller au fond des choses.
A l'exception du parti libéral, il y a unanimité dans la population pour demander une commission d'enquête, question de faire un véritable ménage dans les structure légales qui permettent à ce PPM( partenariat politicien et mafia) d'exister.
Le temps que le gouvernement Charest gagne, sert à faire disparaître les traces.
Je ne crois pas que l'on puisse faire disparaître la bactérie mangeuse d'âme aux enchères qui se sert de la main invisible du marché noir pour se répandre dans l'économie fiscalisé.
Je crois que dans la maison de la démocratie, il est nécessaire de faire le ménage plus souvent qu'une fois à tous les 40 ans, mais tant que l'on ne se rend pas compte que c'est la vermine qui mène le bal, rien ne bouge.
Il serait très naïf de croire que le Québec se soit immunisé contre le capitalisme sauvage tel que promu par Milton Friedman et qui fait la pluie et le beau temps depuis les années Reagan et qui va le sens d'une privatisation de la fonction publique, d'une dérèglementation des marchés et d'un laisser-faire sans aucun code d'éthique tel que pratiqué par Charest et ses homologues internationnaux. Résultat : écart insoutenable grandissant entre les riches et les pauvres conduisant à la disparition de la classe moyenne, épuisement des ressources, dérèglement du climat (politique). Dans ces conditions, il n'est pas très difficile de prédire que l'autodestruction par le chaos sera le seul vainqueur.
Denis Miron, Montbeillard
30 octobre 2009
provocant, votre article sur la pandemie ,c
Comme dans le cas des feux de forêts, un feu érigé parallèlement à celui déjà embrasé réussit à l'éteindre. et ce mouvement pandémique de vaccination, n'est-il pas plus dangereux d'attrapper la grippe en allant faire la queue leu leu plutôt que de s'isoler. aberrant , paradoxal, cet consigne ; si vous avez la grippe , demeurez chez-vous mais je vous conseille de recevoir le vaccin. tout le monde déguisé en mouton pour l'halloween bêêêêê... pandémie grippe A H-1-n-1 aura réussit à étouffer l'autre , ... pandémie
Clotilde Basque, Saguenay
30 octobre 2009
Lorsque nous acceptons de payer notre fournisseur en dessous de la table pour éviter les taxes, c'est de la collusion.
Lorsque nous appelons notre frère médecin pour nous faire passer en avant de la liste d'attente, c'est de la collusion.
Lorsque l'on convient qu'entre policiers, il n'y aura pas de contraventions, c'est de la collusion.
Alors, il faudrait s'entendre sur ce qui constitue un crime.
Jacques Saint-Cyr, Québec
30 octobre 2009
Il y a une solution pratique, la démocratie ; mais la démocratie est la toute dernière chose que veulent voir les politiciens, ceux qui financent leurs campagnes électorales, leurs appointés politiques et la vaste majorité des employés du gouvernement. http://www.guibord.com/democratie
Daniel Guibord, Montréal
30 octobre 2009
M.Damphousse à bien raison.Et c'est triste.De plus,ce ne sont qu'une poignée d'humain qui font roulés cet autodestruction par la peur inconsciente de tout perdre.Mais perdre quoi au juste...Le peuple en générale doit s'interroger sur ce que ça prend pour être heureux,et c'est très simple...
Yves Filiatrault, Ste-Véronique
29 octobre 2009
La question n'est pas de savoir quels types de corruption, où et pour combien. La question serait plutôt de savoir si nous pouvons vivre sans corruption. Ceci n'est pas spécifiquement vrai pour le Québec. C'est à l'échelle mondiale qu'il faudrait se poser la question. Accessoirement on pourrait se demander pourquoi il y a de la corruption. Pourquoi c'est tellement simple et facile de convenir des « gentlemen agreements » qui sont définis dans votre texte comme de la collusion. Un agrément entre personnes de bonne foi n'est pas un crime, la collusion c'en est un. Il est plus facile de dénoncer un système qui vous nourrit que de le combattre le ventre vide. La réalité est que le crime, l'argent du crime et tous les crimes, cela rapporte et même beaucoup. La réalité est que le crime rapporte indirectement aux honnêtes gens. Si vous travaillez dans la santé, la justice, les pompes funèbres, etc... et si vous êtes honnête, celles et ceux qui tombent d'une certaine façon sous le crime ou ceux qui pourchassent le crime, tous ces gens là font leur pain et leur beurre grâce à cela.
Voyez-vous où je veux en venir ? Non ! – Contemplez le monde, juste un instant. Que remarquez vous ? – N'est-il pas que ce qui fait marcher cette jolie petite planète bleue, ce n'est pas la vertu, mais le vice ? – Si par bonheur vous décidiez d'embrassez la vertu, ce qui est votre droit. Attendez vous à vivre pauvre toute votre vie, si ce n'est pas dans la misère. Attendez-vous à avoir peu d'amis et attendez-vous à recevoir l'opprobre de tout un chacun.
Serge Drouginsky, LeMoyne
29 octobre 2009
La véritable pandémie, le "vrai" virus qui afflige cette planète sont ceux et celles qui l'habitent. Motivés par une peur maladive de ce qui les entourent, d'un appât du gain totalement incontrôlable et d'un égotisme intraitable; l'épidémie humaine continuera son élan d'autodestruction massive sur son environnement et le génocide sanglant de ses semblables... Dommage que l'intelligence unique que nous possédons, ne profite qu'à la progression de nos intérêts personnels au détriment de la prospérité collective. Un monde riche en injustices, où 98% des ressources et des richesses sont détenues et consommées par 2% de ses habitants. Même des insectes, aussi peu complexes que des fourmis, comprennent que l'évolution individuelle d'une espèce passe avant tout par la force et le bien-être de ses congénères. Ils n'est donc pas surprenant "qu'ils" occupent et survivent toujours à l'évolution de cette planète et ce, même après des millions d'années. Je crains fort que l'ont ne pourra jamais en dire autant...
Bruno Damphousse, Gatineau


















