18 octobre 2009
Lendemains difficiles pour l'ADQ
Gilles Taillon est arrivé premier grâce aux deuxièmes choix des partisans du troisième candidat. Pas exactement un couronnement.
La route à venir
Personne ne peut prétendre que l'avenir adéquiste soit rose. La chef intérimaire l'a répété dimanche, les trois candidats l'avaient réitéré tout au long de la course à la direction.
L'organisation est défaillante, l'effectif est famélique, les candidatures potentielles sont inexistantes, l'état des finances n'est pas reluisant, entre autres parce que la débandade électorale de décembre dernier a dramatiquement sapé le financement public du parti.
La longueur du chemin à faire est donc intimidante. Et l'itinéraire n'est pas défini. Dans le vote de la fin de semaine, un tout petit peu plus d'adéquistes (41,69 % c. 40,16 %) avaient comme premier choix d'aller plus à droite avec M. Caire.
C'est l'addition des deuxièmes choix qui a permis l'infinitésimale victoire de M. Taillon, 50,03 % contre 49,97 %. Plus que l'hallucinant écart, il y a là un bateau qui vogue dans deux directions à la fois.
Un chef arithmétique, ou politique?
La mécanique est confondante et l'arithmétique est stupéfiante. Si un seul des 710 membres qui avaient Christian Lévesque comme premier choix avait fait un deuxième choix différent, Éric Caire serait aujourd'hui le successeur de Mario Dumont. Cela s'appelle une bien mince victoire.
Quand même, le nouveau chef de l'ADQ a raison: il est « un chef plus légitime que celui qui a obtenu deux voix de moins ». Après tout, le but est de gagner sans tricher, et M. Taillon l'a emporté dans le respect des règles établies. Ses deux opposants, d'ailleurs, ne remettent pas en cause la légitimité de sa victoire. Soit.
Reste que même pas 30 % des 13 000 membres ont pris la peine de téléphoner leur vote dans les deux jours et demi de vote.
Bien sûr, près de 4000 votes, c'est plus démocratique que l'élection d'un chef par quelques centaines de délégués. Mais quand une course à la direction ne soulève pas plus d'intérêt dans un parti, ce n'est pas un signe de vitalité.
Gilles Taillon est donc maintenant le chef de l'Action démocratique du Québec. Il n'aura pas beaucoup de temps pour prouver qu'il peut aussi être un leader.
Jean Dussault a fait des études universitaires en relations industrielles et en sciences politiques. Journaliste et animateur comptant plus de 30 ans d'expérience à la radio de Radio-Canada, il a amorcé sa carrière aux Actualités à Vancouver, en 1974, et s'est joint à l'équipe des Actualités du réseau à Montréal en 1977.
De 1990 à 2006, il a animé tour à tour les grands rendez-vous quotidiens d'actualités: d'abord Les Affaires et la vie, puis Montréal-Express, La Tribune du Québec et Sans frontières.
La qualité de son travail comme journaliste et animateur a été soulignée à plusieurs reprises, notamment par l'attribution du Grand Prix du journalisme de la CRPLF et du Prix Judith-Jasmin.
Il a couvert la campagne électorale québécoise de 2007 pour la Première Chaîne. Il a été reporter national à la colline Parlementaire de Québec. Il est maintenant chef de bureau des services français de Radio-Canada à l'Assemblée nationale.
24 octobre 2009
L'Infoman a confirmé plusieurs votes ''illégaux'' et l'ADQ maintient Gilles Taillon comme chef, qu'ils ne viennent pas se plaindre de perdre encore des membres.
Il est où leur slogan de partielle: La vérité d'abord.
Marie ange Lebel, Ste genevieve
21 octobre 2009
Le parti de l'ADQ se reléve lentement des cendres de l'ancien ADQ.
Je comprends très bien l'attitude des membres de l'ADQ qui ont voté par téléphone.Ils ne sont pas enthousiasmés par le nouveau parti qui présente des idées neuves. Pour les mettre en pratique il faudra de l'argent, du temps et beaucoup de patience.Alors que l'instabilité économique nous pend au bout du nez.
Enfin,Gilles Taillon représnte bien le parti.Entre ses traitement,ses apparitions en publique,ses caucus,...,je me demande si à la fin,la journée des élection,il ne vas pas se sentir si fatigué,qu'il va rester à la maison pour regarder à la T.V.les élections.
Ani Kassabian, Montreal
21 octobre 2009
Fédéralisme, nationalisme, souverainisme, autonomisme, puis quoi encore ????
L'ADQ est une vraie girouette.
L'ADQ doit fermer boutique (point).
Martin-Pierre Dumouchl, St-Bruno
21 octobre 2009
Une bien grosse commande, en effet, vient d'être passée à M. Gilles Taillon.
Je m'interroge sur les motifs profonds pouvant inciter quelqu'un qui entreprend une série de traitements contre une récidive de cancer et qui veut se faire élire dans l'Outaouais -- bastion rouge imprenable -- à se lancer dans une pareille aventure.
Inconscience? Pensée magique? Sainteté?...
Ginette Bertrand, Gatineau, QC
19 octobre 2009
Pour moi le choix de Gilles Taillon comme chef de l'ADQ était le meilleur choix et je suis content qu'il l'ait emporté. Probablement le processus électoral mis en branle par l'ADQ n'était pas le plus approprié et j'ai cru comprendre que le vote par téléphone a connu quelques ratées. Ce qui permet de considérer que plusieurs électeurs se soient lassés. Si les lassés avaient voté, peut-être que cela n'aurait rien changé au résultat. Ceci dit, monsieur Taillon n'a non pas à reconstruire mais à construire un nouveau parti, peu importe que l'ADQ reste l'ADQ ou qu'il change de nom.
Ce qui signifie que leur principal exercice sera de recruter de nouveaux membres et de produire une plate forme de gouvernement qui tienne compte des aspirations des québécois. Ainsi, par exemple, le fait d'ouvrir le système de santé au privé ou à la pratique libérale comme cela se fait en France n'est pas mauvais en soi ; encore faut-il que cette ouverture ouvre les portes sur une manière renouvelée de s'occuper des questions de santé. Aujourd'hui qu'on le veuille ou non, l'industrie de la santé est segmentée entre ce qui est gratuit et tout ce qui est connexe à la santé et qui ne l'est pas. Aussi les questions ne sont pas dans le fait de privatiser un peu plus ceci ou cela, c'est bien d'adopter un modèle de société qui soit ouvert non seulement sur le présent mais qui mette en place un avenir équitable avec des chances de bien vivre qui soient égales pour tous. C'est pourquoi le nouvel ADQ ne doit pas se situer dans un centre hypothétique, il devra être démarqué pour pouvoir rassembler.
Serge Drouginsky, LeMoyne
19 octobre 2009
Vous voyez bien que le manque d'intérêt des électeurs adéquistes est le même que la population générale.Tant que nous aurons des leaders drabes et sans vie,tout les partis confondus,l'exercice du droit de vote sera pénible pour certain.Le droit de vote est un privilège dont plusieurs ne sont pas conscient.Pour en revenir aux politiciens,les enjeux environnmentaux sont inévitables et doivent être pris par les cornes immédiatement.Est-ce qu'il y a un peu de Vert dans les politiciens au pouvoir ou qui le veulent?NON.Tous des pissous.Merci!
Yves Filiatrault, Ste-Véronique













