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Carnet Michel Cormier

11 septembre 2009

Les temps changent


L'affaire n'a pas fait les manchettes, mais le contrat de près de 2 milliards de dollars que PetroChina vient de signer avec la société albertaine Athabasca Oil Sands pourrait bien redéfinir la façon dont on conçoit les affaires et même les relations du Canada avec la Chine. 
 
Avec cet investissement, la compagnie pétrolière d'État, donc le gouvernement chinois, vient de se porter acquéreur de 60 % de deux des principaux gisements de sables bitumineux.  
Le gouvernement américain a aussitôt exprimé de sérieuses réserves devant ce contrat qui permet aux Chinois de mettre la main sur ce que Washington considère comme un stock stratégique de pétrole.  
 
Carolyn Bartholomew, qui dirige la commission américaine de révision des transactions États-Unis-Chine, demande au gouvernement Harper de s'assurer que la transaction respecte les impératifs de sécurité nationale du Canada avant de l'approuver.  
 
La loi qui régit Investissement Canada stipule que toute transaction de plus de 600 millions de dollars doit être bénéfique pour le Canada. Le premier ministre Harper a d'ailleurs déclaré que son gouvernement allait étudier le contrat avec PetroChina pour s'assurer qu'il ne nuit pas aux intérêts du Canada. 
 
Si jamais le Canada décidait de bloquer l'achat d'une partie des sables bitumineux par une compagnie chinoise, cela pourrait brouiller les relations avec la Chine, autant que toute critique reliée aux droits de la personne.  
 
La nouvelle stratégie chinoise 
 
Depuis la crise économique mondiale, la Chine a décidé de diversifier ses placements et d'acquérir des réserves pétrolières un peu partout dans le monde. Dans les six derniers mois, la Chine a investi plus de 135 milliards de dollars dans des acquisitions pétrolières et gazières de l'Argentine à l'Australie, en passant par le Canada, la Russie, l'Irak, l'Iran, et le Kazakhstan, pour ne nommer que ceux-là. La décision de la Chine d'acheter de larges réserves de pétrole explique même en partie la remontée du prix de l'or noir dans les derniers mois. 
 
Tout cela signifie, pour le Canada comme pour d'autres pays, que l'époque où les rapports économiques avec la Chine se résumaient à des investissements étrangers sur le territoire chinois est révolue. De plus en plus, il faudra composer avec un géant chinois qui investit massivement dans nos économies.  
 
Si le chef libéral Michael Ignatieff était venu en Chine ce mois-ci, la question la plus pressante à laquelle il aurait dû répondre n'aurait plus été à quelles conditions il fallait faire affaire avec la Chine, mais bien s'il faut bloquer des acquisitions chinoises qui risquent de nuire à l'intérêt national du Canada. Les temps changent!


Regardez les reportages de Michel Cormier sur notre page International

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Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca

Avant d'entrer en fonction comme correspondant de la télévision de Radio-Canada et de la CBC à Pékin, Michel Cormier a été correspondant à Paris et à Moscou, chef de bureau de la colline Parlementaire à Québec et correspondant du Point à Ottawa. Auparavant, il a été correspondant national de l'émission Sunday Morning, à la radio de la CBC et journaliste à l'émission Présent-dimanche à Montréal. Natif de Cocagne, au Nouveau-Brunswick, il a commencé sa carrière au réseau atlantique de Radio-Canada à Moncton. Il détient un baccalauréat en journalisme de l'Université Carleton et une maîtrise en science politique de l'Université Laval.

Michel Cormier a été le premier journaliste canadien à pénétrer en Afghanistan à la veille de l'offensive américaine. Il a interviewé Hamid Karzaï et Vladimir Poutine, a couvert la tragédie du Koursk et le conflit en Tchétchénie; il a été l'un des rares journalistes à assister au renversement populaire du président géorgien Édouard Chevarnadze, dont la couverture lui a valu une mention pour le prix Gemini. De Paris, il a couvert la crise des banlieues, les attentats de Londres et la mort du pape Jean-Paul II; il s'est aussi rendu maintes fois en Israël et dans les territoires occupés.

Il a obtenu les prix Anix et Judith-Jasmin et il est l'auteur de trois livres: Un dernier train pour Hartland, biographie de l'ancien premier ministre Richard Hatfield, écrite avec Achille Michaud; La révolution acadienne, biographie de l'ancien premier ministre Louis Robichaud, pour laquelle il a reçu le prix France-Acadie. À l'automne 2007, il a publié chez Leméac La Russie des illusions, une série d'essais dur la Russie, que Le Devoir a salué comme un livre « fascinant [...] qui s'inscrit dans la tradition des ouvrages signés par des grands reporters qui allient l'acuité du regard sur l'autre et la compassion à une écriture solide ».

27 octobre 2009

Les temps ont change, car en 2009 si l' on veut manger une banane il faut la payer. 
C' est ce que les chinois ont compris. 
En 2009 les fusiliers marins et les bombes  
nucleaires accumulees depuis 1945 ne permettent plus de manger des bananes gratuitement, ils peuvent tout au plus exterminer les planteurs de bananiers. 
Et puis et puis et puis ... 
 
 

Tung TRAN-QUANG, Saint-Hubert

13 septembre 2009

De plus en plus la Chine investit dans les très grandes Entreprises de par le monde, 
dicrètement, sans faire de vagues. C'est de bonne guerre, les Occidentaux ont fait pareil, Comme vous le dites les temps changent! 
Plus surprenant, et ce dont on parle encore moins, voir pas du tout, c'est l'investissement dans des toutes petites Entreprises. Récemment en France, des Chinois sont devenus actionnaires majoritaires d'une fabrique de plasturgie comprenant à peine une centaine d'ouvriers. 
Il y a quelques jours un reportage sur une chaine de télévision Française, montrait la main-mise des Chinois sur tous les petits commerces, garages, etc... au Lesotho, ce petit Pays enclavé en Afrique du Sud. Plus près de nous l'Algérie, les Entreprises de bâtiments publics détenues par des Chinois ne se comptent plus. Serions-nous devenus incapables ?  
La Chine serait-elle en passe de s'approprier l'économie mondiale ?

Marc Le Pihiff, La Gacilly, FRANCE

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