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Samedi 21 novembre 2009 7 h 32 HNE


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Carnet Gérald Fillion

11 août 2009

La gauche savoure


La gauche savoure, le titre est peut-être un peu fort. Disons que ce sont les gens croyant à l'intervention et à la présence de l'État dans l'économie qui s'avancent à dire qu'ils avaient raison de penser comme ils pensent, à la lumière des événements de la dernière année. Ont-ils raison? 
 
Paul Krugman, Joseph Stiglitz et les gens d'Alternatives économiques en France, voilà quelques voix, parmi plusieurs autres, qui ont formulé le constat suivant: si l'État n'avait pas été là, nous aurions connu une totale catastrophe. Et, en passant, disent-ils, ce n'est pas fini, les gouvernements ont encore beaucoup à faire.  
 
Krugman: on a évité une dépression 
 
Commençons par Paul Krugman, dernier Nobel d'économie. Dans sa tribune habituelle du New York Times, il déclarait lundi que « finalement, il semble que nous n'allons pas vivre une deuxième Grande Dépression. Qu'est-ce qui nous a sauvés? The answer, basically, is Big Government (La réponse, essentiellement, c'est l'intervention massive de l'État). » 
 
Selon lui, il aurait fallu et il faut encore en faire plus. Mais le plan de relance du président Obama a fait en sorte qu'approximativement « un million d'Américains de plus travaillent en ce moment que s'il n'y avait pas eu de plan [...]. » Et c'est ce plan de relance qui a empêché l'économie de glisser lamentablement, de l'avis de Paul Krugman. 
 
« Ronald Reagan avait tort, dit-il. Parfois le secteur privé est le problème, et le gouvernement représente la solution. N'êtes-vous pas contents de constater qu'en ce moment, le gouvernement [américain] est dirigé par des gens qui ne détestent pas le gouvernement? » Qu'auraient fait John McCain et Sarah Palin s'ils avaient remporté la présidentielle de novembre dernier, demande Paul Krugman? 
 
Stiglitz: un deuxième plan de relance 
 
Joseph Stiglitz, autre Nobel d'économie, ex-conseiller du président Clinton, annonçait la semaine dernière dans le Globe and Mail qu'il fallait que les gouvernements mettent en place de nouveaux plans de stimulation économique. Le premier n'était pas suffisant. Tout de même, « la vraie mesure du succès du plan de relance, écrivait Joseph Stiglitz, ce n'est pas l'actuel taux de chômage [aux États-Unis], mais le taux de chômage qu'on aurait eu sans la présence d'un plan spécial. » 
 
À son avis, c'est très bien d'aider les banques, mais une fois que le travail est fait, si le chômage grimpe, si les Américains ne recommencent pas à augmenter leurs dépenses de consommation, les banques ne vont pas prêter et la reprise économique sera anémique. C'est pourquoi le gouvernement américain doit intervenir, et doit le faire encore. Et selon Joseph Stiglitz, c'est là-dessus que doivent plancher les chefs du G8 lors du sommet de Pittsburgh, le mois prochain. 
 
Alternatives économiques: le modèle français est gagnant 
 
Les plus triomphalistes à gauche, ce sont les gens d'Alternatives économiques, un magazine économique français. Dans son numéro de juillet-août, Alternatives économiques affirme que le modèle social français axé sur l'intervention de l'État dans l'économie résiste mieux à la crise actuelle que les grandes puissances occidentales et les pays comme l'Irlande qui ont misé sur un régime très libéral.  
 
La France est en récession, mais la chute est moins prononcée qu'ailleurs. « Tous les pays qu'on nous a successivement cités en exemple au cours des dernières décennies sont plus gravement affectés par la crise que la France », écrit Guillaume Duval. 
 
Le journaliste énumère une série d'explications:  
 

  • la démographie grandissante du pays soutient la demande intérieure;
  •  
  • les « mécanismes de redistribution » sont très élaborés (les prestations sociales en France représentent 34,6 % du PIB) et stabilisent les revenus des ménages;
  •  
  • la fonction publique, qui emploie un grand nombre de personnes, n'est pas touchée par les cycles économiques;
  •  
  • le taux d'épargne est élevé et le taux d'endettement est plus bas que la moyenne des pays occidentaux;
  •  
  • le marché des prêts hypothécaires est plus stable et moins libéral qu'aux États-Unis.
  •  
     
    Attali: que s'est-il vraiment passé? 
     
    Cela dit, si les interventionnistes pensent pouvoir conclure que c'est l'État qui sauve l'économie, peut-on croire aussi que ce même État est en train de repenser totalement le capitalisme et la façon de faire des échanges commerciaux et financiers? 
     
    Non, répond Jacques Attali, ex-conseiller du président français François Mitterrand. Les gouvernements ont agi promptement pour ralentir la chute économique, mais leurs actions pour réformer la finance mondiale sont timides, selon lui. 
     
    Dans une entrevue accordée à France Inter le 6 août dernier, Jacques Attali affirme que les banques ont recommencé à faire de l'argent et à verser de généreuses primes parce qu'on leur a prêté trop d'argent et parce que la bourse remonte trop rapidement.  
     
    « Le G20 de Londres en avril n'a servi à rien », selon lui. Et, contrairement à ce que pensent certains, les banques américaines et anglaises vont continuer de dominer le jeu. Il faut une inversion des pouvoirs, selon Jacques Attali. Le pouvoir financier doit dépendre du pouvoir politique et non l'inverse. Et ce n'est pas ce qui est en train d'arriver.  
     
    Que restera-t-il de cette crise? 
     
    Les gens de gauche sont d'avis que la dernière crise a prouvé que le système capitaliste actuel ne fonctionnait pas bien. L'idée de « destruction créatrice », dont l'ex-patron de la Réserve fédérale Alan Greenspan parlait, a atteint ses limites: le privé a besoin de l'aide du public en temps de crise, et donc, selon la gauche, le privé devrait toujours être accompagné du public pour un meilleur équilibre des forces et une meilleure justice sociale et économique. 
     
    Mais, est-ce que les Sarkozy, Obama, Harper et cie ont vraiment l'intention d'intervenir encore un peu plus dans l'économie? Vont-ils, avec le temps, reculer et laisser le privé reprendre le terrain conquis? Et sur les échanges financiers, qu'est-ce qui a vraiment changé? 
     
    Et si je vous demandais ce que vous en pensez...


    Regardez RDI en direct sur l'économie, animée par Gérald Fillion

    Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

    Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca
    Gérald Fillion présente et analyse l'actualité économique à Radio-Canada. Il anime RDI en direct sur l'économie du lundi au vendredi à 18 h 30 HE sur RDI, une émission visant à rendre l'économie accessible à un large public. Gérald Fillion est journaliste à Radio-Canada depuis 2001 et se spécialise dans la couverture économique depuis 10 ans. Il est diplômé de l'Institut des valeurs mobilières du Canada et est titulaire d'un baccalauréat en communications de l'Université du Québec à Montréal.  
     
    Retrouvez Gérald Fillion au Téléjournal (à 21 h HE à RDI et 22 h HE à la Première Chaîne), au Téléjournal Montréal (18 h HE), dans les les téléjournaux de plusieurs stations du réseau et à RDI (16 h 15, 17 h 15 et 18 h 30). On peut aussi l'entendre à la radio, à L'heure des comptes et dans les émissions du retour à la maison partout au pays.

    22 août 2009

    Libéralisme ou interventionnisme, c'est un peu notre poivrière et notre salière, on aura beau refaire de nouveaux modèles, inventer de nouveaux équilibres économiques, nous citoyens, sommes des états et l'état, lui, un individu.

    Max Férandon, Québec

    17 août 2009

    Ce qui a changé sur les échanges financiers,c'est que nous avons découvert moult manquement dû à une négligence des autorités concernées.Rien qu'ici,au Québec, combien de fois le marché des autorités financières a été mise sur la sellette,pour avoir manquer de vigilence envers certains courtiers malhonnêtes,dont les noms émergent maintenant à l'avant scéne. 
    Pour que justice soit,il faut absolument que les autorités concernées par l'économie de l'État,soit le chien de garde des milieux financiers.En d'autres termes,il faut absolument que la politique veille au grain pour écarter l'ivraie,afin que les gens qui investissent,puissent cueillir les fruits de leurs investissements . 
    La morale de cette histoire,c'est que nous ne pouvons pas faire confiance au "contrat social du capitalisme".L'Homme étant ce qu'il est,il faut absolument qu'il y ait une surveillance vigilente de la part des autorités financières de tous les pays de l'Occidents,afin que le pouvoir politique puisse marcher rondement.Sans économie,il n'y a pas de politique qui se tient debout.

    Ani Kassabian, Montreal

    16 août 2009

    Vous remarquez que les banques veulent notre bien en mettant des tarifs, des frais tout partout et faire des milliards. 
    Vous voyez les pétolières vouloir notre bien en empochant des milliards, chagement de prix tous les jours. 
     
    Oui un gouvernement qui se respect et pense en fonction du bien du peuple qui là élu, devraient agir en conséquence! 
     
    1) Stopper la spéculation, que les prix des denrées, des biens soient réels et non sur du oui dire d'un président ou d'une déclaration du PEUT-ÊTRE. 
     
    2) Compétition dans le capitaliste = Une banque du peuple, banque d.état genre co-op et fournir les outils financiers nécessaires à bon taux. Prêter au peuple en premier pour que les gens ordinaire, la classe moyenne, PME puissent s'épanouir!  
    Oubliez Desjardins, elle est rendue exactement comme les banques: le profit avant tout.  
     
    3) Les ressources naturelles doivent appartenir au peuple. 
    Gaz, pétrole, électricité, minerais, eau etc. 
     
    4) La santé, l'éduction, les travaux public aussi doivent être gérés par l'État. 
    Fini des taxes des travailleurs, de la classe moyenne pour financer les écoles privé, les soins de santé etc. 
     
    Quand les profits des banques, des pétrolières sont réinvestis ailleurs que dans la communauté qui leur a fait faire cette argent = cela agit contre les intérêts du peuple et de la communauté. 
     
    Comment peut-on aller de l'avant si le peuple est siffonné de toute part et travail comme un fou juste pour arriver à se maintenir en vie TANDIS QUE DES MILLIARDS SONT EMPOCHÉS PAR CERTAINS ET VONT AILLEURS QUE DANS LA COMMUNAUTÉ. 
     
    Oui: Que l'État soit plus présent dans l'économie et ca presse!!!

    Richard Denis, Montreal

    16 août 2009

    Les blogues ont pour but de s'exprimer sur des questions sans prétendre que les propos soient théoriquement fondés sur des grandes théories en l'occurrence économique Donc lorsque l'animateur de ce blog s'exprime, il expose son point de vue et soulève des questions dans un langage compréhensible par la majorité des gens, il fait son boulot et dans ce cas-ci avec succès. Il peut se tromper bien sûr, mais qui possède toujours la vérité? Il n'y a pas que les grands experts qui ont droit à une opinion! Je rappellerai aussi que de nombreux grands experts énoncent souvent des théories en partie fausse et souvent inapplicables. ils sont aussi tributaires de leurs propres biais que cela soit en sciences ou en économie. Tous les blogueurs apprécient tous les commentaires d'autant plus lorsqu'ils sont constructifs et courtois.

    André Gamache, Québec

    16 août 2009

    1- Je suis entièrement d'accord avec l'opinion de Pierre-Yves St-Onge, St-Constant, QC. 
     
    2- Rien ne peut changer la réalité, ni Dieu, ni le gouvernement. 
     
    3- En mon opinion, la performance récente des bourses est probablement ce qui est communément appelé dans le domaine boursier “A dead cat bounce” (« Le rebondissement d'un chat mort ») ; examinez l'histoire de la performance des bourses américaines après le krach des années 30 et vous aurez probablement un aperçu de ce qui s'en vient (http://en.wikipedia.org/wiki/Wall_Street_Crash_of_1929).  
     
    P.-S. Le loyer n'est nulle autre chose que l'équivalent effectif et exact d'un prêt usurier déguisé sous le mot « loyer »

    Daniel Guibord, Montréal

    15 août 2009

    Ce qui restera c'est ni plus ni moins que des dettes! Je suis de l'avis de Jacques Attali que les gouvernements ont manqué une bonne occasion de mettre rapidement de l'ordre dans le système financier mondial et de protéger les citoyens et les économies les plus fragiles. Ils font la pause. Enfin, j'espère toujours un sursaut à la rentrée avec des politiques fiscales et financières pour assurer la transparence et éviter le blanchiment d'argent et l'arnaque des PDG sans vergogne. Est-ce que le flot d'argent blanchi déposé dans les coffres des paradis fiscaux s'arrêtera! ! Au plan de l'éthique, je crois que la vague passée, il restera peu de chose sauf la ferme intention que les prochaines opérations seront effectuées avec plus de circonspection mais les gestes des gestionnaires sans état d'âme resteront hélas les mêmes! Les premiers complices, les gouvernements! 

    André Gamache, Québec

    14 août 2009

    La gauche savoure les crises depuis bien longtemps. Elle aime bien les crises car elle permet à la haute finance de s'agenouiller devant l'État pour que ce dernier intervienne. Les crise rappel comment l'État est une partie intégrante de l'économie malgré ce que l'on veut croire. En plus d'aider en période de crise, l'État doit réguler la finance pour assurer qu'elle aide le moins souvent. L'était assure à deux niveaux la stabilité économique à l'intérieur de ces frontières. 
     
    http://perspectiveeconomique.blogspot.com/

    Guillaume G., Gatineau

    14 août 2009

    La gauche n'a pas à savourer car rien n'est réglé encore. 
    C'est sûr après avoir empôché des milliards, il fallait que les banquiers bandits calment et stabilisent la situation mais au fonds rien n'est réglé. Nous sommes toujours en récession, une récession qui sera longue. Ce qui va vraiment nous sortir de cette récession, c'est une 3ème guerre mondiale qui va faire travailler nos usines d'armements etc... et qui a déjà débuté. Il faut que tout le système monétaire et financiers soit revisé mis en faillite et reconstruit de nouveau sur des bases plus transparentes. Il ne suffit pas de calmer un secteur et surtout pas donner de l'argent au malfaiteurs encore et dire qu'on a réussi. C'est ça que les malfaiteurs veulent qu'on dise. Quel manipulation.

    May Assy, St-Laurent

    14 août 2009

    Après les années Bush fils où l'écart entre les riches et les pauvres se creusait dramatiquement, il est fort à souhaiter que les États-Unis tendent vers un système un temps soit peu social-démocrate. 
     
    Mais, de tous les temps, lors de situation de crise économique ou financière, les reprises n'étaient-elles pas exercé plus souvent qu'autrement par l'intervention d'un gouvernement un temps soit peu de gauche ? 
     
    Sous Clinton, vivait-on une récession ? Au fil des années sous les gouvernements républicains, l'économie a-t-elle été toujours aussi florissante ? 
     
    Peut être qu' en économie, plus que jamais l'interventionnisme gouvernemental lorsqu'il se veut social-démocrate est devenu dans le temps vital ?

    Pierre Charlebois, Montréal

    14 août 2009

    @ M. Marceau, 
     
    Je suis désolé de vous contredire encore une fois. Le communisme établi par certains auteurs comme Karl Marx est une société où il n'y a pas de classe, donc pas de gouvernement. C'est une utopie qui n'a pas encore été réalisée et qui ne se réalisera peut-être jamais. Cependant, si on regarde les pays qui se disent communistes, on peut voir des pays où il y a encore des classes, dont une élite qui dirige tout. Cela en fait donc des régimes totalitaires et non des pays communistes.

    Pierre-Luc Gauthier, Saguenay

    14 août 2009

    La crise économique n'a pas eu lieu à cause d'erreurs ou de mauvais jugements mais elle a plutôt été monté de toute pièce. 
     
    Et c'est rien, la phase 2 approche à grands pas. 
    On s'en reparle cette automne...

    Bruno Breton, St-Zotique

    13 août 2009

    Très bon article ! La crise actuelle démontre effectivement toute l'importance du secteur public. Après tout le secteur privé est souvent à la merci de ses actionnaires qui veulent se remplir les poches ce qui engendre une augmentation exponentielle des injustices économiques qui se traduit par l'écart grandissant entre le revenu des riches et celui des pauvres. À long terme, ce cercle vicieux entraîne des crise comme celle qu'on connait actuellement.  
     
    D'ailleurs, le Monde Diplomatique, un journal de gauche, avait tiré la sonnette d'alarme dès septembre 2007 alors que la plupart des médias n'ont vu ce qui se passait qu'en octobre 2008 au moment où les bourses se sont effondrées. 
     
    Cela dit, comme M. Attali, je pense que les gouvernements ont agi de façon trop timide, se contentant de mettre un pansement sur la plaie. Il aurait été grand temps d'établir des lois plus musclées contre le blanchiement d'argent via les paradis fiscaux. Ils auraient aussi du mettre en place des politiques d'achat local (comme les États-Unis ont fait jusqu'à un certain point avec le Buy American) pour soutenir les économies locales (ce qui serait excellent pour l'environnement en même temps).  
     
    Il m'apparaît qu'ils n'ont pas suffisamment appris de leurs erreurs qui ont engendré cette crise...

    Richard Larouche, Gatineau

    13 août 2009

    Bonjour monsieur Filion. 
    Une grosse année vous attend. Le jugement de Attali m'apparaît être le plus pertinent. Malheureusement, la crise n'a pas amené des changements structurels sur le plan économique. Le capital financier continue à dominer, delà cette augmentation des bourses qui n'a aucun rapport avec l'économie réelle. 
     
    1) La moitié des chômeurs américains ont déjà plus de 6 mois de retrait du travail. Les économistes, en général, croient que très peu d'entre eux retrouveront un travail si ce n'est que dans les services (Wallmart, Burger King,,etc) Le secteur productif (automobiles, acier, etc) a été laminé. L'engourdissement de la demande globale aux États-Unis signifie un manque à gagner certain au Canada et au Québec. Ajoutez à cela la clause "Buy America" et nous sommes dans le pétrin. Ayant visité au cours de mes vacances, certains coins du Québec, je suis frappé par l'absence quasi-totale du renouvellement du secteur productif, le tourisme semble souvent la seule industrie. Le débat entre Québec et Montréal sur les dates des festivals en dit long sur l'état de la situation économique. On ne se bat plus pour avoir des usines mais pour conserver les meilleures dates pour les événements culturels. 
     
    2) Si les gouvernements sont sérieux dans la réglementation du capital financier, ils doivent faire une réforme des paradis fiscaux. Sur ce plan, le silence des gouvernement m'apparaît être le signe que ceux-ci ont abandonné l'idée de faire le ménage dans ce domaine. Déjà, les pratiques anciennes des banques reprennent (primes) et la crise devient un prétexte à de nouvelles augmentations. Dernièrement, les caisses populaires ont augmenté le taux d'intérêt sur les marges de crédit sous prétexte de l'augmentation du coût d'approvisionnement en liquidités. Pour ma part, le pourcentage d'augmentation est de 25%, soit de 4,250% à 5,250%. Cette même institution offrait un taux d'intérêt de .5% sur un placement d'un an. Trouvez l'erreur!! Ce serait un beau sujet pour votre émission à la télévision.

    Jean Archambault, Montréal

    13 août 2009

    @M. Gauthier. 
    Vous avez raison de dire que la crise alimentaire a été créée par l'utilisation du maïs pour faire de l'éthanol. Par contre, la raison pour laquelle cela a créé une crise est parce que les gouvernements occidentaux ont subventionné à outrance la production d'éthanol. Résultat: c'était plus payant pour un producteur de transformer son champ pour le mais et de le vendre pour de l'éthanol, ce qui a amené une pénurie alimentaire. Sans gouvernement qui subventionne l'éthanol, il n'y aura jamais eu de crise alimentaire.  
     
    concernant votre commentaire sur le communisme vs totalitarisme, ils sont indisociable car le communisme enlève la liberté choix économique aux individus. Les choix économiques sont tous transférés vers l'état. Par conséquent, pour enlever la liberté il faut de la violence. Le communisme n'est qu'une forme de totalitarisme.

    Jacques Marceau, Ottawa

    13 août 2009

    Merci de relancé le débat Mr Lespérance. Je ne remets pas en doute le très grand talent de Mr Fillion en tant que vulgarisateur pour la télé. Il fait un travaille REMARQUABLE. Bravo! 
     
    Mais en tant que blogueur en macro-économie et micro-économie je trouve que Radio-Canada est mal servit, mon commentaire précédent en fait la démonstration. Radio-Canada est une société d'État et je ne me satisfais pas d'un produit qui n'est pas excellent. 
     
    Pourtant le sujet est riche et votre commentaire démontre à quel point le public a besoin d'être éduqué.  
     
    Edmond Malinvaud : "L'économie est la science qui étudie comment les ressources rares sont employées pour la satisfaction des besoins des Hommes vivant en société; elle s'intéresse, d'une part, aux opérations essentielles que sont la production, la distribution et la consommation des biens, d'autre part aux institutions et aux activités ayant pour objet de faciliter ces opérations". 
     
    Wikipédia : La finance désigne les méthodes et les institutions qui permettent d'obtenir les capitaux nécessaires dont on ne dispose pas et de placer ceux dont on a la disposition sans emploi immédiat ou que l'on compte utiliser plus tard. Les acteurs de la finance sont tous les agents économiques qui recherchent des capitaux ou qui souhaitent les placer. 
     
    Au plaisir.

    Bernard Théroux, Montréal

    12 août 2009

    Bonjour l'argent que le gouvernement mais dans les banques ce sont les actionnaires des banques qui en profites ,et les pdg et directeurs ce paye encore des bonus. 
     
    Pour ce qui est pour l'argent qui est prêter au gens sur des prêts alors mes taxes et impôt que j'ai payé cette même argent venant de la classe moyenne alors je vais payé mon prêts avec des intérêts dans fond je me fais fourrer deux fois et même trois fois car avec les déficits des gouvernements provinciale et fédéral sur leurs mauvaise gestion alors il vont augmenter encore les taxes et les impôts, 
     
    Il ce servent de notre argent pour faire repartir l'économie ,et stabiliser les banques ces le peuple qui ce trouvent à payer pour les erreurs de la crise financière et économique ces le peuple qui paye pour la crise qu'ils ont créer. 
     
    Mais ou est les pénalités pour les gestionnaires qui ont mal gérer. 
     
    Il faut mettre des clauses si il y a mauvaise gestion les bonus et prime ne doit pas être valider.

    Marcel Côté, Sainte-Anne-de-Beaupré

    12 août 2009

    @ M. Bernard Théroux 
    De quel droit pouvez-vous juger des connaissances économiques d'un autre quand vous en avez aucune? Croyez-vous avoir l'expérience économique de M.Fillion qui est diplômé de l'Institut des valeurs immobilières du Canada? M. Fillion commente depuis longtemps les nouvelles économiques avec impartialité. Vous n'avez rien à lui apprendre. Connaissez-vous des individus ou un groupe qui désirent être réglementés et avoir à répondre à d'autres de leurs actions? Le laisser-faire est le droit d'abuser dont personne ne se prive. Les économistes sont mal placés pour dénoncer les fraudeurs ou les institutions malhonnêtes. 
    S'ils le font, ils ne seront pas embauchés. Il ne faut pas confondre l'économie et la finance. L'économie est une affaire de marchés, la finance est une affaire de fraude ou comment s'en emparer. Et pour les plus riches, aucune règle n'existe ou ne peut pas être contournée.

    Jean Lespérance, Montréal Québec

    12 août 2009

    Quand on lit l histoire du Québec, et surtout l histoire de Trois-rivieres a la fin du 19 ieme siecle on tombe a un moment donné sur la crise du bois de sciage. Celle-ci fait partie de ce qui est appelé La Grande Dépression qui dura de 1873 a + ou - 1896...Ouf!...C est long comme crise!....Ce n est pas tous les secteurs de l économie qui ont été affectés au point meme qu en général les pays occidentaux afficherent quand meme des PIB positifs...SII! L Etat aurait eut les moyens, la volonté et les pouvoirs d intervenir peut etre que les secteurs fonctionnant bien aurait pu supporter ceux qui allaient moins bien en les subventionnant et diminuer cette durée de 23 ans en crise beaucoup moins longue?....

    normand lemay, trois-riveires

    12 août 2009

    Tout cela, m'apparait comme un gouffre sans fin.Ce n'est pas parce qu'on sauve la situation temporairement qu'on est sorti d'affaire pour autant. Endettement et surconsommation, de vieux pattern qui continuent d'être en vedette.C'est comme cela qu'on pense sauver le capitalisme?Enrichir les banques et grosses entreprises, qu'elle solution vite trouvée. 
    Ils ont tort de se réjouir, le mal est encore la et demandera d'autres injections de fond....

    Micheline Belanger, Magog

    12 août 2009

    Bonjour, c'est plutôt une question. Est-ce que une monnaie nord Américaine aiderait notre economie? Est-ce que la monnaie Eropéenne (euro) a aider l'economie de l'europe. Merci

    Roger Daigle, Saint-Louis de Kent, n.b.

    12 août 2009

    De dire que Paul Krugman et Joseph Stiglitz sont des gauchiste je trouve qu'on pousse le bouchon un peu fort! Ce sont de digne représentant de l'école nouveau keynésianisme qui croient en l'économie de marché mais contrairement au néo-libéralisme qui ni toute intervention de l'état et croient en la main invisible eux croient que l'on doit, dans une certaines mesure « arbitré » le marché. On est loin d'une intervention digne des socialistes ou des communistes! Qui sont, jusqu'à preuve du contraire, les représentants de la gauche.  
     
    Pour ce qui est de la France, elle croule sous une dette et un déficit monstrueux. Je crois que l'économie Canadienne n'a rien à envier au Français! Vous m'en reparlerez dans trois ans. 
     
    Vous caricaturez la droite en l'associant uniquement au néo-libéralisme à la George W Bush. Le libre-marché EST le capitalisme on peut le réglementer comme le suggère l'école néo-keynésienne sans sombrez dans l'interventionnisme à tout craint voir l'abolition du libre marché comme le suggère la gauche.  
     
    Il y a comme une marge entre extrême droite et la gauche...  
     
    Cette crise mondial a pris naissance aux États-Unis suites à une politique de laisser faire sur les prêts hypothécaires. De remettre en question l'ensemble des politiques économique et monétaire de l'ensemble des États du monde me semble un peu exagéré, incohérent et impossible.  
     
    Encore une fois je regrette que ce blog ne soit pas animé par quelqu'un ayant un minimum de connaissance économique.

    Bernard Théroux, montréal

    12 août 2009

    Je tiens à préciser que la crise alimentaire a été créé par l'utilisation du maïs pour faire de l'éthanol au lieu de nourrir le gens et non par l'investissement des États. 
     
    De plus, des pays comme l'URSS et la Chine ne sont pas des régimes communistes, mais plutôt des pays totalitaires. Si on se fit à la notion de communisme selon Karl Marx, ces pays n'ont rien de communiste. Ainsi, on ne peut pas encore dire que le communisme ne marche pas puisqu'il n'a encore jamais été testé.

    Pierre-Luc Gauthier, Saguenay

    12 août 2009

    La crise des hypothèques était une demie vérité. Les banques américaines prêtaient de l'argent qu'elles n'avaient pas. Faire des chèques, tout le monde est capable de faire ça. Le pire, c'est que la loi bancaire le permet. Pour chaque dollar en caisse, elles peuvent en prêter 7, mais on tolère jusqu'à 10. Mais comme personne ne vérifiait la validité des chèques,( et ça continue) certaines banques allaient jusqu'à 100. Que perdait une banque sur de l'argent prêté inexistant? Rien. La dégringolade vient du fait que certains ont exiger le remboursement d'obligations en argent liquide. Mais où trouver de l'argent liquide quand les gestionnaires ont tout bouffé? Alors des pressions ont été exercées pour faire tomber les banques qui  
    étaient sans le sou. C'est payant de racheter une banque à 1% de sa valeur car on achète la clientèle. Est-ce que ça peut se reproduire?  
    Bien sûr. Elles se renflouent avec l'effet de levier. Chaque prêt étant considéré comme un actif, elles peuvent donc prêter encore 7 à 10 fois sur la valeur de cet actif. La valeur de la banque augmente de façon exponentielle. Que ce soit le gouvernement ou les banques qui mettent des obligations sur le marché, le risque est là et on est mieux d'avoir du véritable argent, de l'argent liquide. Et puis c'est tellement facile pour un gestionnaire de détenir une compagnie dans un paradis fiscal et de se faire prêter de l'argent. Vive le métier de banquier!

    Jean Lespérance, Montréal Québec

    12 août 2009

    Je pense que la gauche célèbre trop vite ou pire, ne veut pas voir la réalité d'en face. Observer des conséquences de certaines actions sur quelques mois en économie est absolument insensé et Paul Krugman le sait. Par exemple, cela a pris plus de 50 ans pour analyser les politiques économiques du « New Deal » de Roosevelt et se rendre compte que ce dernier avait été néfaste pour l'économie. Avant ce temps, on disait tous que c'était le « New Deal » qui avait sorti l'Amérique de la crise alors que la vérité est qu'il l'a prolongé.  
     
    De plus, la gauche semble ignorer que c'est justement des gouvernements massifs qui ont créé cette crise. Il est intéressant de voir que les secteurs les plus mal en point actuellement (Finance, Transport et santé) sont les trois secteurs ayant le plus d'intervention étatique. Si vous pensez qu'il n'y a qu'un soupçon de libre-marché dans ces trois secteurs depuis les 10 dernières années, et bien vous faite erreur. Regardez le secteur de l'alimentation qui est relativement plus libre que les autres (sans l'être complètement). Ce secteur est très en santé et la dernière crise alimentaire a eu lieu à cause des interventions gouvernementales dans le mais.  
     
    D'hypothéquer l'avenir des autres générations en les endettant massivement et en mettant en danger la valeur de notre monnaie n'a rien d'une reprise. Pire encore, lorsque le dollar s'effondrera et que les prix augmenteront au détriment des plus pauvres, la gauche pourra blâmer le libre-marché, la droite, le capitalisme, la cupidité des commerçants, le manque de solidarité etc. Elle pourra réclamer des subventions, de l'aide à la classe moyenne et pauvre, du protectionnisme et la nationalisation des industries etc. C'est si facile ...

    Jacques Marceau, Ottawa

    12 août 2009

    J'aimerais qu'on m'explique s,il s'agit de dons ou de prêts aux banques? 
    S'il s'agit de dons, mon argent payée en taxe ou en impôt va venir renflouer les banques privées et donc les mieux nantis qui ont des parts dans ces banques! 
    S'il s'agit de prêts, ellle me prête et je lui prête par le biais de mes impôts et de mes taxes à un taux égal ou moindre dépendant de la crise. 
    S.V.P. Une réponse!!!!!! laquelle????

    Lorraine Garneau, Québec

    12 août 2009

    Votre carnet est vraiment très intéressant. – Je ne suis pas sûr toutefois qu'être à gauche signifie : « être en faveur d'une plus grande intervention de l'État dans l'économie » ; je suis plutôt en faveur de l'équilibre qui est une position naturelle quoique difficile à atteindre. – Je rejoins sur ce point la position de Jacques Attali que vous mentionnez qui considère (si j'ai bien compris) la nécessité de rééquilibrer la finance vers la politique. Ce qui pose à mon sens la question du rôle d'un État en principe régit par la règle du droit. La suprématie du pouvoir économique a réduit considérablement la marge de manoeuvre des États ; quand l'État a un rôle de promoteur, de régulateur et de distributeur. -– À ce titre, le plan de sauvetage de l'industrie automobile présenté par le président Obama soutient l'industrie pour produire des véhicules plus écologiques, c'est de la promotion. – Ainsi l'État peut promouvoir une société plus juste, une politique de plein emploi, favoriser le développement d'équipements durables et de ce fait l'économie s'ajustera. Ces accommodations produiront des valeurs qui auront un caractère régulateur, ce qui permet à l'État de collecter des taxes et redistribuer ces subsides adéquatement. – Pour se faire, cela nécessite un pouvoir politique fort qui respecte les choix des citoyens, ce qui requerrait peut-être certaines refondations constitutionnelles notamment au Canada. – Après tout, n'était-ce pas le rêve de Pierre Elliott Trudeau de donner une vraie nouvelle Constitution aux canadiennes et aux canadiens ? 
     
    Ultimement, j'aimerais ajouter que toutes choses se doivent d'être observées dans leur contexte. Ainsi, je trouve simpliste de tirer des boulets contre Ronald Reagan qui choisît de déréguler pour relancer le système. Ici encore, le président Reagan avait agi en promoteur. À ce titre, laxisme et dérégulation ne sont pas des synonymes, ce qui rend la chose complexe, c'est que le laxiste est souvent en faveur de la dérégulation.

    Serge Drouginsky, LeMoyne

    12 août 2009

    Partie 3 : 
     
    En terminant, ça me fait toujours rire les débats gauche-droite ou les débats public-privés, car les analyses supposent toujours que c'est mutuellement exclusif. Par le simple biais des impôts, le public est toujours partenaire du privé, et ce n'est pas une question d'opinion! Pour ceux qui connaissent la finance, l'impôt c'est une option d'achat sur les profits de l'entreprise. 
     
    Disons qu'on représente la gauche comme une protection d'assurance et la droite comme agir en ne considérant que la possibilité de gain. Dans ce cas, même les entrepreneurs qui investissent dans leurs usines prennent la peine de s'assurer contre le feu, et donc de prendre de l'assurance, peu importe comment va l'économie. Les notions de gauche et de droite ne sont pas mutuellement exclusives. Même les très riches ont de l'assurance habitation, même s'ils ont les liquidités pour se payer une autre maison! En termes financiers, la gauche gère le « downside risk » et la droite le « upside risk », mais comme on ne connaît pas le futur, les deux risques coexistent tout le temps. Ce n'est qu'ex post qu'on peut dire que l'assurance n'était pas nécessaire, mais jamais ex ante! L'erreur, c'est de ne vouloir gérer qu'un seul des risques, et toujours le même!

    Martin Lamoureux, Québec

    12 août 2009

    Partie 2 : 
     
    Actuellement, on se fie sur le fait que les banques font de l'argent pour penser que toutes les autres mesures des gouvernements ont été les bonnes aussi et qu'il faut simplement être patient. Pourtant, depuis un an, tout le monde dit qu'il faut changer la réglementation pour la surveillance du capital des banques et des autres joueurs. Rien n'a encore été fait et je vous mets au défi de trouver un seul changement qui soit proposé actuellement par nos autorités de réglementation. Ou bien il fallait réformer le système car il y avait plein de problème ou bien on s'est tous trompé sur les causes. Si les problèmes étaient bien réels (et je pense que oui) et que rien n'a été fait, alors les marchés et les politiciens souffrent d'aveuglement volontaire en pensant que le pire est forcément passé! 
     
    Dites-vous bien une chose. Si jamais dans un an on constate que les mesures n'ont pas été suffisantes (et tout indique qu'elles ne peuvent pas l'être!), alors la déception sera grande, car les politiciens ne sauront pas quoi proposer comme nouvelles solutions! 
     
    Un petit mot sur les banques. Si elles font autant d'argent, c'est qu'elles se financent à 0% sur les dépôts et que bien des gens conservent leurs liquidités sous forme de dépôts ces temps-ci. Quand cet argent repartira vers d'autres types de placement, les banques feront moins d'argent, d'autant plus qu'elles refinancent d'anciens prêts à des taux plus bas. Le reste de l'argent prêté par les banques, ce sont surtout des marges de crédit qui sont maintenant utilisées au maximum, et pas beaucoup de nouveaux prêts. Attali a raison, on a donné trop d'argent aux banques. La preuve c'est qu'elles n'ont pas modifié leurs dividendes à la baisse, ce qui indique qu'elles n'avaient pas besoin d'argent (c'est vrai au Canada et pour la plupart des grandes banques ailleurs).

    Martin Lamoureux, Québec

    12 août 2009

    Partie 1 : 
     
    En fait, jusqu'à maintenant, la seule chose concrète que les gouvernements ont fait a été d'éviter la faillite des banques et de quelques grosses entreprises. Ils l'ont fait en transférant ces pertes au gouvernement. Les gouvernements n'ont encore rien fait qui va permettre de créer de la richesse pour rembourser ces pertes. Oui, ils ont promis d'investir dans les infrastructures, mais l'argent n'a pas encore été dépensé vraiment, et les montants sont trop timides. Et ils se fient juste au privé pour faire le reste. 
     
    Et comme tout le monde a l'impression d'avoir évité le pire, on va voir un phénomène d' « overcondifence » qui va se développer. On se dit que le reste des mesures portera fruit si on est patient, puisqu'on a réussi à sauver les banques. Et c'est là qu'on fait une grosse erreur. 
     
    En passant, les sauvetages financiers que nous avons vus ne sont pas des gestes de la gauche. Et d'ailleurs, le secteur privé est mort de rire, car ses pertes ont été transférées au secteur public. Et comme les politiciens vont être obsédés par qui va éliminer son surplus en premier, on va proposer encore plus de recourir au privé, car le public sera occupé à rembourser sa dette et à couper partout. 
     
    Il est vrai que les pays avec des programmes sociaux déjà en place ont mieux réagi, car ce sont des mécanismes d'assurance conçus pour assurer un plancher en cas de choc économique. Le problème des gens de droite (actuellement au pouvoir au Canada et au Québec), c'est qu'ils pensent qu'il n'est plus nécessaire d'avoir une assurance habitation si la maison n'a pas brûlé pendant 10 ans.

    Martin Lamoureux, Québec

    12 août 2009

    Grave erreur. 
    Les banquiers sont comme des drogués. Si le gouvernement s'imagine qu'en fournissant de l'argent aux banquiers requins, voraces, filous, qu'on va sortir de la crise et que tout est réglé, on se trompe. Donner de la drogue à un drogué ne le guérit pas. Le gouvernement pouvait nous sortir de la crise sans passer par les banques traditionnelles. N'avons-nous pas la Banque de Développement du Canada? Pourquoi passer par un intermédiaire glouton quand on peut prêter directement? Quand le cochon sera gras, on va l'égorger et on va le faire disparaître à nouveau et les gens vont se demander ce qui est arrivé. Tout sera subtilisé par des gestionnaires et disparaîtra dans les paradis fiscaux. C'est en grande partie ce qui s'est produit et que les gens n'ont pas compris. Il aurait fallu changer le système bancaire international, modifier les règles des échanges, revenir à une monnaie fixe. Il ne restera de cette crise que les conditions idéales pour en déclencher une autre encore plus grande. Si on donne de l'argent à un fraudeur au lieu de le punir, que pensez-vous qu'il va faire? Il va le dépenser à sa guise et continuer à frauder. La finance se fout bien que le gouvernement soit de gauche ou de droite, de centre-gauche ou de centre-droite, elle avale gloutonnement tout ce qu'on lui donne sans regarder la provenance. 
    Non seulement il ne fallait pas donner de l'argent aux banques, il fallait en plus leur faire payer plus d'impôt et imposer la taxe Tobin.Voir sur internet.

    Jean Lespérance, Montréal Québec

    11 août 2009

    Il bien triste de voir les gens remettre en question les valeurs de la droite en temps de crise. Pourtant la crise est la cause du glissement des valeurs morales dans notre société. Des gens avide de gains et de convoitise: Surconsommation, endettement, mauvaise gestion. Nos société sont amorale, voila le vrai problème, un proble que seulement la gauche peux amplifier avec ces valeur fondé sur l'homme et non sur Dieu. Les gouvernement ne changerons pas la crise, elle l'agraverons. On le voit déjà, un dollars américain qui va s'effondrer résultat des politique d'Obama. Avec un effondrement de la monnaie, le pétrole va coûetr plus cher et on va se retrouver en stagueflation. Le système capitaliste n'est pas bidon et l'état n'a pas à intervenir. C'est Dieu qui se retire de nos sociétés avec ces bénédictions. Les résultats de la gauche vont se faire bientôt sentir avec l'effondrement du dollars américain. Ce qui deviendra le cauchemar de la gauche...

    Francis Girard, St-Hyacinthe

    11 août 2009

    La gauche pavoise un peu vite. Devant l'effondrement du système financier, il n'est pas certain qu'elle aurait sû quoi faire. Il est remarquable que les gouvernments qui auront pris des décisions majeures et surtout, rapides, en investissant massivement dans les banques et en soutenant sans vergogne des entreprises en faillite sont des gouvernements du centre-gauche ou du centre-droit. La gauche à la française, avant d'aider des banques ou de soutenir des canard boîteux, aurait sans doute tergiversé ou sombré dans des débats sans fin. Elle en discuterait encore et nous serions maintenant au fond du goufre. Car la gauche économique est pratiquement discréditée et ne propose plus de théorie ou de pratique qui vaillent. Krugman, c'est du capitalisme libéral, keynesien sans doute, ce n'est certainement pas du socialisme ou une pensée de gauche. De même pour le parti démocrate sous Obama, la coalition centre-gauche allemande ou la social-démocratie anglaise. Quant à Sarkosy, c'est un mélange incertain de populisme et de colbertisme. Une fois la crise passée, la France se retrouvera devant ses blocages traditionnels, qui restent à surmonter.  
    Dans ces conditions, on conclura que le capitallisme fonctionne, tout en s'accordant sur le fait qu'un certain resserrement des contrôles financiers sur des bases surtout nationales, est nécessaire. Mais on s'arrêtera là. Une gouvernance mondiale? Une nouvelle mouture de capitalisme? Oublions cela.

    Jacques Saint-Cyr, Québec, QC

    11 août 2009

    Premièrement, de croire que nous fonctionnons dans un système capitaliste est assez naïf. L'intervention gouvernementale est omni-prèsente, incluant dans le prix de la denrée la plus importante: le capital, dont le prix (les taux d'intérêts) est controllé par les banques centrales. 
     
    De plus, dans un système capitaliste, ou plûtot de marché, le risque a ses bénéfices et ses inconvénients. Quand on prends une chance et qu'on réussi, nous devons avoir un gain. Même chose quand on fait une gaffe: on doit payer le prix. Le capitalisme est plûtot un syst`me moral: on doit recevoir ce que l'on mérite. Bien des institutions financière ont pris des risques ridicules et insensés. Ils doivent tomber, et laisser la place à celles qui ont été sages et qui n'ont pas été tentées par des profits plus-grands-que-nature. Pourquoi faire payer la note à tout le monde pour les erreurs de certains? 
     
    Même chose pour l'immobilier... pourquoi faire payer ceux qui sont à loyer, ou qui payent tranquillement leur hypothèque sur 30 ans dans leur petite maison raisonnable, pour sortir du pétrin ceux qui ce sont lancés enm spéculation avec des maisons trois fois trop grosse et leur BMW payée sur leur marge hypothécaire... 
     
    En bref, c'est bien beau intervenir pour "patcher" les gaffes de certains, mais on a en même pas les moyens.. ce que l'on dépense en surplus, on envoie la facture à nos enfants et petits enfants. Bravo!

    Pierre-Yves St-Onge, St-Constant, QC

    11 août 2009

    Nul doute que sans l action RAPIDE de l Etat , l economie capitaliste basee seulement sur l entreprise privee n allait pas tenir le coup . 
     
    Faut il pour autant laisser la voie libre SEULEMENT a l Etat ?  
     
    L Etat , on l a appris d experience, ne peut pas DETERMINER les allocations et la distribution : les exemples des economies communistes comme l URSS , Cuba, la Coree du Nord, la Roumanie , etc sont suffisants. 
     
    La voie MOYENNE, c est a dire celle d economies sociales comme en Suede et en Finlande, c est celle qui maintient le cap.  
     
    En Amerique du Nord, plus particulierement au Quebec, c est la voie des COOPERATIVES comme les Caisses Desjardins, les Cooperatives agricoles. 
     
    VIVE le MOUVEMENT COOPERATIF : le pouvoir aux membres .

    Victor Nazaire, Ottawa

    11 août 2009

    Je ne suis pas économiste. Je ne joue pas à la bourse. Je ne suis pas,non plus un spéculateur parasite. Je ne suis qu'un consommateur prudent.  
    La CUPIDITÉ maladive est la cause de la crise actuelle. L'injection de milliers de milliards$ pour sauver CEUX QUI ONT CAUSÉ LA CRISE est de l'argent imprimé à la và vite , avec comme garantie, une reprise de la SURCONSOMMATION dans les années à venir. Les gouvernements ont hypothéqué notre avenir pour longtemps. «On nous sort de la crise» avant la fin, pour trouver une excuse de nous taxer pour rembourser cet argent sans valeur.La CUPIDITÉ des: Enron, Worldcom, et autres «point com» na pas porté fruit. Les banques continuent à verser des primes à coup de millions. Les pétrolières aggravent la crise en augmentant leurs profits de facon exagérée.  
    J'ai bien peur que nous ne comprendrons JAMAIS.

    Pierre Phaneuf, Prevost

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