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Carnet Alain Gravel

2 juin 2009

C'est ENCORE la faute aux médias!


À nouveau, les médias sont la cible des critiques pour leur rôle joué dans une crise, celle autour de l'étude sur les tests pour déterminer certains traitements du cancer du sein au Québec. 
 
Le ministre de la Santé du Québec, le Dr Yves Bolduc, vient donc d'entrer dans le club des mécontents du travail des journalistes, après les Gérald Tremblay, Michel Arsenault, Frank Zampino et Brian Mulroney. 
 
Je ne veux pas défendre le travail journalistique fait en général autour de cette crise. Ce n'est pas mon rôle. Je me contenterai ici de ne parler que de la démarche de mon collègue de l'émission Enquête, Normand Grondin, qui a eu l'histoire en primeur. 
 
D'une part, il faut savoir que Normand n'est pas un néophyte en matière de journalisme scientifique. Il a travaillé pendant six ans à l'émission Découverte, avant de se joindre à l'équipe d'Enquête
 
C'est lui qui, entre autres, a fait éclater le scandale sur la bactérie C. difficile au Québec en 2004, et celui sur les conditions d'hygiène déplorable à l'hôpital Honoré-Mercier. Depuis de nombreuses années, il cultive ses contacts dans le milieu de la santé. 
 
Lorsque l'affaire des erreurs des tests du cancer du sein à Terre-Neuve a été rendue publique, il s'est demandé si une telle situation était possible au Québec. Il s'est mis sur cette histoire il y a un an. Il a eu à cette époque quelques entretiens avec le Dr Louis Gaboury, président de l'Association des pathologistes du Québec. 
 
C'est alors qu'il a appris qu'une étude pilote sur la fiabilité des tests en laboratoire sur ce type de cancer allait se mettre en branle au Québec. 
 
Normand a été mis au courant verbalement des résultats de l'étude en question il y a environ un mois. Prudent, il a refusé de la rendre publique avant d'avoir toutes les données en main. 
 
Finalement, le Dr Gaboury, de concert avec le Dr Gaétan Barrette, de la Fédération des Médecins Spécialistes du Québec, lui ont remis l'étude en question en plus de la commenter la semaine dernière. 
 
Manipulation? 
 
Est-ce que le Dr Gaboury et la Fédération des Médecins Spécialistes du Québec ont voulu nous manipuler en nous dévoilant les résultats de cette étude? Peut-être. 
 
Comme journalistes, nous ne sommes pas naïfs. Nous savons que les gens qui nous parlent ou nous remettent des documents ne le font pas toujours de façon désintéressée. Il faut savoir que nous sommes au centre de toutes les manipulations du monde. 
 
La question n'est pas de savoir si nous sommes manipulés, mais plutôt si l'information que nous transmettent des gens qui ont des intérêts à promouvoir est véridique et d'intérêt public. En somme, si l'intérêt privé d'une partie coïncide avec l'intérêt public. Dans le cas de l'étude sur le cancer du sein, la réponse était évidente. 
 
En fait, Normand Grondin n'avait pas le choix. Il se devait de divulguer l'étude, puisque l'information qu'elle contient est vraie et est solidement appuyée dans une démarche scientifique. Il aurait été criminel de priver la population d'une information si essentielle, bien que probablement incomplète. 
 
Sur le reste, on entre dans la guerre des perceptions, où nous n'avons aucun contrôle. Nous préférons laisser ce terrain aux acteurs de l'actualité.


Regardez Enquête, animée par Alain Gravel

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca

Alain Gravel est journaliste depuis 30 ans. Il s'amuse à dire qu'il est « le spécialiste des généralistes », puisqu'il a touché un peu à tout dans sa carrière. Il a fait de l'information locale, régionale, nationale et internationale, tant à la radio qu'à la télévision, en nouvelles comme en affaires publiques.

Il a étudié en arts et technologies des médias au cégep de Jonquière, puis en sciences politiques à l'UQAM, sans avoir terminé son baccalauréat (il tient à le préciser).

Alain Gravel a commencé sa carrière à la radio en 1978, tout d'abord à Québec, puis à Jonquière et finalement à Montréal à CKAC-Télémédia. Là, durant les années 80, il a fait ses premières grandes couvertures journalistiques, comme l'histoire des soeurs Lévesque et le massacre des élections ratées en Haïti en 1987.

Il est passé par la suite à TVA, où il a couvert entre autres la crise d'Oka de 1990 et la guerre du golfe Persique en 1991.

En 1993, il s'est joint à l'équipe de l'émission Le Point à Radio-Canada, animée à l'époque par Jean-FrançoisLépine. Il y a réalisé des reportages aussi divers que la légalité des «danses à 10$» ou les premières élections présidentielles en Afrique du Sud.

En 1997, Alain Gravel est devenu animateur de l'émission Enjeux. Il y est resté 10 ans, en multipliant encore les sujets d'intérêt public.

Il a signé ces dernières années quelques documentaires, tout en assumant une charge de cours en journalisme à l'UQAM.

Avec ses collaborateurs, il a remporté au fil des ans six prix Gémeaux, le Prix Italia 2004 pour un reportage sur la téléréalité, et un prix au New York International Documentary Festival pour un documentaire sur les délateurs.

Depuis l'automne 2007, Alain Gravel anime l'émission Enquête à la télévision de Radio-Canada.

Il a présidé la Fédération professionnelle des journalistes du Québec de 2004 à 2007.

4 juin 2009

Quand on titre que 30% des tests sont erronés et que quelques secondes plus tard dans le même reportage on rapporte que 28% sont inconclusifs et 2% "vraiment" erronés, on n'a pas à faire de grandes démonstrations pour démontrer que l'intérêt de gonfler une nouvelle est très forte pour des journalistes... 
 
"Mais si on dit 2%, ça va avoir l'air trop petit, même si c'est grave. La population en général n'embarquera pas, ne comprendra pas! Disons 30% au début pour les accrocher et minimisons par la suite.", je les entends presque dire en préparant leur reportage. Hé bien! Au lieu de dire 30%, dites 2% et expliquez en quoi c'est important 2%! C'est pas mal plus long et plus compliqué à expliquer, mais au moins, ça a l'avantage de ne pas prendre les gens pour des valises... ainsi que celui non négligeable de préserver votre crédibilité. 
 
Je suis fréquemment découragé par la qualité des informations qui nous sont transmises par les émissions télévisuelles, qui ont de moins en moins "le temps" de présenter les deux côtés d'une médaille d'une nouvelle. Les raccourcis et la mauvaise foi règne! Et c'est en grande partie pourquoi je m'informe maintenant autrement! 
 
Continuez comme ça! Au lieu d'augmenter le bassin d'auditeurs, vous aurez tôt fait de nous chasser vers d'autres sources d'informations... comme Internet. Ce n'est pas que l'on y trouve de l'information moins unidirectionnelle! Mais après avoir lu deux-trois articles présentant le même sujet selon deux-trois points de vue différents, j'ai déjà un bien meilleure information que ce que l'on me présente à la télé.

David Berthiaume, Thetford Mines

4 juin 2009

Le public a le droit de connaître toutes les études qui le concernent. C'est bien beau de ne pas vouloir alarmer le monde, mais quand il y a des vies en jeu,on ne doit rien négliger. Si les gens du milieu se taisent, la situation ne fera qu'empirer. On n'a qu'à se souvenir des cas de C difficile pour comprendre que le silence sur la négligence ou l'incompétence n'est jamais la bonne solution. Uniquement pour 2004, 2000 morts de la C difficile au Québec. Voilà où mène le silence. Les morts ne coûtent pas cher à l'État, alors on ne s'en inquiète pas. S'il y a une erreur dans un laboratoire, il est plus facile d'en circonscrire les dégâts lorsqu'il y en a plusieurs. Les journalistes n'en dévoilent pas assez concernant le système de santé, ils ont peur du pouvoir médical qui peut vous laisser crever si vous êtes malade. N'eût été d'une jeune femme médecin, on aurait laissé mourrir Pierre Gravel, le chiro qui s'est battu pour faire reconnnaître sa profession. Trop en dire est moins dommageable que pas assez.  

Jean Lespérance, Montréal Québec

4 juin 2009

Je n'ai rien contre le travail journalistique à la base. Lorsqu'expliqué dans vos mot (M. Gravel), le journalisme au Québec semble extrêmement professionnel... 
 
Toutefois, là où le bas blesse c'est quand on arrive avec du journalisme sensationnel ou encore émotionnel.  
 
Les reportages comme la plupart de ceux présenté à enquête ou encore à la SRC sont fait de manière très professionnel. Toutefois, lorsqu'on compare cela à TVA ou TQS (en fait, je ne regarde plus TQS, je ne sais même pas s'ils sont encore un téléjournal), la différence est marquante.  
 
Faire un reportage aux heures de pointes, à la grandeur du Québec parce qu'une dame de montréal est en pleur à cause d'un petit dégât d'eau localisé ou encore parce qu'elle a perdu son chat : on s'en fou royallement. pire encore, TVA et TQS considère ces évènement comme EXCLUSIF et se vantent de cela.  
 
c'est ca le journalisme qui m'écoeure. c'est également le journalisme basé sur des rumeurs. Un évènement qui n'est pas arrivé et n'arrivera probablement pas mais ils font quand même la manchette avec ca. Les articles non-vérifiés basé sur une video youtube souvent fausse sont également des choses que je déteste.

Serge Munger, Québec

4 juin 2009

Cette étude n'aurait jamais dû être connu de la population avant d'être vérifié et validé par de hautes instances médicales. Ce scoop m'a beaucoup surpris ainsi que les réactions qui ont suivis de la part des parties concernées. Un malaise oui, et un droit de réserve certainement. Si les associations de médecins ont des comptes à régler entre eux, je souhaite qu'ils n'utilisent pas les medias pour régler leurs différends. L'éthique et la déontologie n'était pas au rendez-vous dans ce cas.

Lise St-Laurent, Granby

4 juin 2009

Éric Martin a bel et bien mis le doigt sur ce qui me dérange dans cette situation. Les erreurs ne sont pas sur la présence du cancer mais bel et bien une erreur d'indicateur sur un certain type de médicament. 
 
Cette différence est essentielle, parce que dans une société où la grande partie des gens n'ont pas beaucoup de connaissance en biologie moléculaire, ce détail n'a pas beaucoup d'importance.  
 
De soulever le problème de diagnostic (et non de dépistage) comme il a été démontre un grand manque de rigueur; ce serait comme dire au lendemain d'une élection: Défaite monumentale des Conservateurs, pour mentionner à la toute fin de l'article qu'ils formeront quand même un gouvernement minoritaire.

Lisa Bellemare, Montréal

4 juin 2009

Cher monsieur Gravel, 
Deux petits critères à appliquer : l'intérêt public et la validité de l'information et Hop!, c'est très simple, Normand Grondin est un demi dieu de l'information qui aura sauvé des vies... 
Je me battrais à mort pour la liberté de la presse, ce qui ne m'empêche pas de voir les jeux de pouvoir et les travers de ses interventions.  
Plusieurs défaillances affectent la qualité de la couverture journalistique. D'abord le temps, il faut produire et vite et on ne s'embarrasse pas des nuances. La simplification du message mène tout droit à sa déformation mais tant pis. Il faut capter l'intérêt du public et c'est la seule mesure de vérité. Moins il y de nuances, plus le contraste est élevé entre les bons et les méchants, plus la nouvelle aura d'effet. 
Il y a ensuite la perspective de perfection absolue d'où se place le journaliste pour juger la situation. En fond d'argument la position des médias dans cette nouvelle prétend qu'il est totalement inadmissible de tolérer une marge d'erreur sur aucun test médical fourni par les laboratoires. Bien que cette position soit totalement indéfendable, elle permettra d'adresser des questions qui ont le pouvoir d'ébranler la légitimité et le bien fondé de tout système, car aucun n'aura la possibilité d'être parfait. 
Une fois que la bataille est bien prise, le journaliste se réfugiera dans ses quartiers avec le sentiment de son pouvoir personnel et celui des médias. Il lui sera possible par la suite, le coeur léger de celui qui fait oeuvre de chevalier blanc, de rédiger un excellent topo sur la dégradation des services....

Jacinthe Deault, Gatineau

3 juin 2009

Je pense, monsieur Gravel, que votre article, pour des raisons que j'ignore, ne reflète pas ce qui se passe réellement. En effet, vous associez des mécontents qui ne le sont pas nécessairement pour les mêmes raisons. De plus, dans sa forme, cela laisse croire que les mécontents sont, à toute fin pratique, des fautifs, une subtilité plutôt discutable. Il faut tout de même admettre que le mécontentement de Mulroney n'est certainement pas de la même nature que le « mécontentement » du ministre de la santé du Québec, le dr. Yves Bolduc. Vous le savez certainement n'est-ce pas? Alors pourquoi les associer? 
 
Le ministre Bolduc a demandé, avec raison, plus de rigueur de la part des journalistes dans le dossier spécifique de l'étude mentionnée. C'est normal, ne trouvez-vous pas? De plus, je ne crois pas que le ministre Bolduc soit « mécontent du travail des journalistes ». Il est plutôt mécontent du travail de certains journalistes, ce qui est fort différent. Selon ce que nous avons entendu et lu par la suite semble lui donner raison. 
 
Vous prétendez que « peut-être » vous avez été manipulé et que, comme journalistes, vous n'êtes pas naïfs. Se pourrait-il que, parfois, l'occasion aidant, vous manipuliez vous aussi. Parfois, un certain flou judicieusement concocté peut être fort payant pour le journal ou le média concerné, n'est-ce pas? Lorsque monsieur Landry, à propos des médias, parlait d'un cinquième pouvoir, cela signifiait beaucoup de choses, y compris la difficulté très présente de critiquer certains articles de certains journalistes sur le terrain de la politique. La question de l'éthique journalistique existe aussi. Si l'aspect légal est respecté, il est loin d'être certain, dans certains cas, tel le présent dossier, que la morale et la déontologie journalistique l'est aussi.

André Castonguay, Sherbrooke

3 juin 2009

Comme s'il ne fallait pas "s'acharner" sur les média. Je regrette mais les media en général et les grands média (au Québec, la SRC/TVA/Québecor/Cyberpresse) ont une influence des plus notables sur le discours public et le cours des évènements. Au lieu de rendre compte des changements, ils les provoquent dans bien des cas, à tort ou à raison. Les média ne sont pas un véhicule innocent et purement objectif. 
Ceci dit, heureusement qu'ils existent et que certains journalistes (et M. Gravel me semble un exemple) prennent au sérieux leur responsabilité. Quand les "puissants" se plaignent des média, je ne suis pas ému.  
Mais quand des minorités ou des individus sans vrai pouvoir de réplique, se font laminer par l'appareil médiatique, ...là je me révolte ! C'est là trop souvent que des journalistes « bien pensants » démolissent des concepts, des mouvements ou des idées qui leurs semblent « inacceptables », ...dans le cadre de leurs propres préjugés ou de leur ignorance. Ils se placent alors en juges, voire en curés de l'orthodoxie contemporaine. Et pour grafigner un peu plus fort, il me semble à moi aussi que la couverture scientifique, dite de vulgarisation, tombe dans les platitudes, les erreurs, les faux semblants et les raccourcis mentaux trop souvent. Ce n'est pas que ces sujets soient hors de portée du public, ...c'est juste qu'ils sont mal présentés par des gens qui les comprennent mal. 
Être journaliste n'est pas de tout repos. C'est la rançon de la gloire!

Michel Courtois, Magog

3 juin 2009

Je m'inscris totalement en porte-en-faux avec ce bulletin de Mr Gravel et j'abonde dans le même sens que Martin Houde et Jacques Saint-Cyr ci bas. Sans nier l'importance du travail journalistique, force est de reconnaître que le but de leur nouvelle n'est pas de protéger les patients mais bien d'avoir le Scoop!!! En tant que biochimiste, je trouve le traitement du dossier du cancer du sein totalement galvaudé, mal orienté et non nécessaire pour les femmes qui souffrent déjà assez pour qu'on leur rajoute de l'anxiété. On ne cessera de le répéter, ce test pathologique indique au clinicien s'il doit recourir à l'hormonothérapie ou pas. D'autres indicateurs aident le médecin traitant à orienter son traitement. Les disparités dans ces tests ne sont des révélateurs de cancer. Quand tu fais ce test, c'est parce que tu l'as déjà le cancer. Il faut que ce soit clair pour le public. Certains journalistes font rarement un travail de fond, ils se contentent de lancer une balloune pour impressionner la conccurence sans mesurer les dommages colatéraux. Cette balloune est captée au vol par des gens sans connaissance qui se chargent de la propager et de critiquer sans aucune base scientifique. 
La bataille médiatique, Radio Canada/TVA est devenue tellement féroce, plus féroce que celle PLQ/PQ que la population doit se méfier autant des politiciens que des journalistes.

Eric Martin, Saint-Lazare

3 juin 2009

Oui, les journalistes se mêlent de tout.Ils sont notre chien de garde contre les cachoteries et magouilles de ce bon gouvernement. 
Le problème du cancer du sein, durait depuis 2005 sans issues. Ça prends toujours une nouvelle sensationnelle pour que les joueurs s'asseoient et enfin règlent le problème. 
Non, ce n'est pas une bonne nouvelle a entendre mais il faut que ça se règle et s'il faut aller sur la place publique pour réveiller les consciences, alors allons-y. 
Pour les politiciens, la vie serait tellement plus facile sans journalistes, tout mettre sous le tapis et nous dire que ce qu'on veut entendre. 
Personnellement, ça me rassure que les journalistes fouillent et scrutent.....

Micheline Belanger, Magog

3 juin 2009

C'est normal que la bureaucratie se protège c'Est viscéral chez eux depuis le début des temps.... 
 
Le problème au québec principalement c'est que l'appareil bureaucratique est si puissant, les politiciens n'ont d'autres choix que de les protéger si ils veulent être protégé à leur tour. 
 
C'est comme ça dans bien des ministères et si les médias font leur devoir de pillier de la démocatie ils n'ont d'autres choix que d'aller au front car ça fait longtemps que les citoyens n'ont plus grand chose à dire dans l'administration de leurs affaires...Les médias sont littéralement le dernier bastion de la démocratie de représentation.Les politiciens doiven tplutôt démisisonner si ils ne peuvent tolérer la critique la plus élémentaire.. 
 
Tant qu'il n'y aura pas d'imputabilité ça ira de mal en pis pour nous simples citoyens. 
Et ceci illustre encore une fois que nos polticiens ont abdiqué leur devoir de représentation.En plus ils ne veulent pas que les médias le leur rappel. 
 
Nous arrivons à une croisée des chemins car nous sommes les payeurs et non les décideurs, il y a presque 200 ans des révolutions ont eu lieu avec le slogan pas de taxation sans représentation.... 
 
Là notre structure bureaucratique est tellement lourde que nous sommes entrés dans un air de déficit en spirale ascendante, ça va finir par accrocher quelque part, alors que les coûts augmentent et les revenus stagnent à cause de l'incapacité des gouvernements à contrôler les coûts et à favoriser un développement économique qui nous permette de maintenir notre niveau de vie. 
 
Donc bravo aux médias de faire elru travail.

Michel Bisson, St-Georges

3 juin 2009

L'interprétation d'un fait est peut-être une simple question de perception, soit! Mais les malades en sont-ils vraiment plus avancés après cette crise?  
 
La réponse est non, malheureusement. Ce qui laisse la question initiale en supens encore une fois, le vrai coupable dans un délit n'étant pas tant celui qui tient le sac que celui qui a mis la main dedans.  
 
Sans rancune aucune, même si les malades n'en sont pas plus éclairés qu'auparavant. Non plus que beaucoup de journalistes probablement. Alors, à la prochaine crise encore selon toutes probabilités, puisqu'il y en aura bien d'autres assurément, n'en doutez surtout pas...

Yvon Roy, Mtl

2 juin 2009

Je vous cite : "Comme journalistes, nous ne sommes pas naïfs. Nous savons que les gens qui nous parlent ou nous remettent des documents ne le font pas toujours de façon désintéressée. Il faut savoir que nous sommes au centre de toutes les manipulations du monde." 
 
D'accord. Votre esprit est informé, rigoureux et critique. Sauf pour le thème du réchauffement (pardon les changements...) climatique(s). Votre couverture là-dessus est mystérieusement et systématiquement biaisée et complaisante à souhait, au point d'en être risible. Un regard vers ce qui se fait ailleurs sur le même thème dans le reste de l'Amérique du Nord ne vous ferait pas de mal. Sans rancune cela dit et continuez votre (bon) travail.

Serge Lapierre, Saint-Laurent

2 juin 2009

Je crois que les journalistes (il y a des exceptions, bien sûr) répondent plus à un besoin de cote d'écoute en s'empiffrant de sensationalisme plutôt que de poser un regard objectif et réfléchi sur la société dans laquelle ils vivent.

Luc Larouche, Montréal

2 juin 2009

D'accord avec votre commentaire. L'étude démontrait un écart sérieux entre les résultats des mêmes échantillons. Ce résultat révèle à quel point une assurance qualité conduite par l'externe est essentielle pour assurer la fiabilité des résultats. Une marge d'erreur de 20 à 30% est-elle la norme dans ce type d'analyse. Si c'est le cas, et j'en doute, il faut que les médecins soient très ... très prudents dans l'interprétation. Le pas à franchir entre une marge d'erreur trop élevée et un traitement erroné est rapidement accompli. Je crois que les médias avaient raison de faire un traitement lourd de cette nouvelle, car le ministère l'ignorait depuis quelques années. C'est l'irresponsabilité du ministère qui est mise en cause dans le cas du traitement du cancer du sein. Avec ce crash médiatique, on attendra hélas encore longtemps un programme général de dépistage du cancer de la prostate.

André Gamache, Québec

2 juin 2009

Faire porter le blâme sur les journalistes relève de la lâcheté et dénote la plus désolante irresponsabilité. 
 
Le cheminement de monsieur Normand Grondin, comme vous l'avez décrit, est exemplaire. Même si la révélation de pareille étude risquait de provoquer l'appréhension chez les patients concernés, elle était primordiale pour corriger les lacunes et améliorer les prochains diagnostics.  
 
Il a fait son devoir avec courage. Espérons, sans être trop naïfs, que les politiciens en feront autant.

Marc-André Villeneuve, Saint-Elzéar-de-Témiscouata QC

2 juin 2009

Mon cher Alain et ancien collègue tu me permettras d'exprimer un point de vue bien différent... 
...  
D'une part les experts ayant un intérêt : les représentants syndicaux, celui de l'Association des Pathologistes du Québec cherchant de meilleures conditions de pratiques pour ses membres; celui de la FMSQ saisissant l'occasion pour étendre les revendications d'amélioration des conditions de pratique de l'ensemble des spécialités; une pharmaceutique, Roche dont le médicament Herceptin a généré un chiffre d'affaire de 1,3 milliard de dollars en 2008. D'autre part un topo radiophonique, une presse en délire, une population effrayée par cet écho médiatique d'une menace à la santé publique, un ministre en situation de crise. Les ingrédients parfaits d'un dérapage où il n'y a aucun coupable, que des victimes.  
La discordance amplifiée de points de vue d'intérêts a remplacé l'absence de concordance de tests! 
La nouvelle est atteinte de cancer. 
Les cellules de topos indifférenciés vont se multipliant à la vitesse de l'éclair sur l'organe atteint par cette folie : la rigueur. Pas étonnant que l'on fasse peur au monde avec une telle prolifération métastatique d'informations qui n'en sont pas. 
« Ce qui est juste est souvent oublié au profit de ce qui est commode. » -- Bodie Thoene 
A-t-on questionné la validité des tests eux-mêmes? Peu de pathologistes pour éclairer le débat, de journalistes pour le fouiller, de citoyens pour s'indigner? Nous évoluons dans un monde d'experts, de monopoles et d'absence de probité intellectuelle.  
Les éléments pour comprendre, analyser, réfléchir et se faire une opinion sont quasi inexistants, des éléments essentiels au maintien d'une santé démocratique. 
97% de toutes les informations circulent au sein de deux grands groupes : Gesca et Quebecor. Et le diffuseur public, Radio-Canada souffre d'anémie sévère! 
On décline, on s'incline !  
On ne peut rien contre le cancer de l'information, en ce domaine les tests ont déjà été validés : le malade est déjà mort...  
Armand Dubois

Armand Dubois, Mont Saint-Hilaire

2 juin 2009

Encore une fois, les médias ont trouvé un os avec peu de chair, mais en ont rajouté afin de créer une nouvelle qui crée la panique chez certaines personnes, et dans ce, cas des femmes qui n'ont pas besouin d'autre source d'axété. L'information spectacle n'apporte rien de constructif ou de positif, sauf de jouer avec les émotions des auditeurs. Les médias ont un rôle d'information à jouer, mais à partir du moment ou l'information devient un show et dans ce cas, que l'on oublie que pour traiter une information scientifique, il faut être très exostif, alors les médias d'information ne valent quère plus qu'un show de télé réalité !

Serge Guérard, Lac Beauport

2 juin 2009

Je suis moi-même dans le milieu scientifique biomédical depuis plusieurs années. Ce que je constate, c'est que souvent, les nouvelles scientifiques (sur lesquelles je vais me concentrer) sont effectivement vraies. Cependant, le traitement en est souvent laborieux. À la recherche du titre accrocheur, on va très souvent trop loin. Les conclusions sont trop larges et dépassent largement le contexte de l'étude citée (je ne parle pas nécessairement du cas des diagnostics du cancer du sein). Ainsi, mon entourage vient souvent me voir pour poser des questions sur une nouvelle scientifique qu'ils ont vus. La plupart du temps, je dois calmer leurs espoirs, ou craintes, suscités ces reportages. Quand une nouvelle se lit "nouveau traitement contre l'Alzheimer", ils sautent de joie...jusqu'à ce que je leur explique que c'est une nouvelle cible thérapeutique potentielle qui a été trouvée, souvent avec une molécule efficace dans le modèle en question mais impensable à utiliser en clinique, pour plusieurs raisons. C'est toujours comme ça. Ainsi, je ne mets pas le blâme sur les médias pour les nouvelles rapportées, mais la façon de les présenter.

Martin Houde, Sherbrooke

2 juin 2009

Hé oui, c'est encore de votre faute....Vous êtes la cause de tous les maux...... 
Si on a retiré je ne sais plus combien de Tazers on conforme, c'est de votre faute. 
Si on sait aujourd'hui qu'il y a un problème avec des examens de laboratoire, c'est de votre faute.. 
Si on est au courant de toutes les magouilles de nos fonctionnaires, c'est de votre faute... 
Si on a vu comment le Mapac a réagi à la listériose, c'est de votre faute.... 
 
Coudonc, c'est peut-être la raison pour laquelle Harper veut se défaire de Radio Canada......Ça doit être de votre faute.... 
 
M'enfin, ils sont fous ces politiciens.......J'ai des frissons juste à penser comment serait le Canada sans médias....L'enfer sur terre..Ce serait un pays de mensonges, de criminels en cravate, de magouilles de toutes sortes, d'exagération de la part des autorités et d'un gaspillage encore pire des fonds publiques....Une garderie sans surveillance.........Où sont mes pilules....

Michel Lamontagne, Sept-Îles

2 juin 2009

Comme on dit, quand tu ne le sais pas, ça ne fait pas mal, mais dans ce cas-ci, plus on tarde à régler les choses et plus le mal en question est laissé à lui-même. Il n'y aurait personne d'offensé, si on ne l'avait pas su. Mais, qui crie contre les médias, qui balaie dans leur cour leurs irresponsabilités. Probablement ceux-là mêmes qui n'ont pas pris leurs responsabilités. Ceux qui ont manqué de rigueur dans leurs fonctions. Combien de secrets bien gardés peuvent encore nuire à la 
population. Une révélation, ça suppose par le fait 
même, une chose non révélée, si tu ne révèles pas, tu ne peux appeler à la correction et tu maintiens des normes qui nivèlent vers le bas.  
Vive les enquêtes qui informent la population et 
les protègent du laisser-aller...  

Monique Lévesque, Montréal

2 juin 2009

C'est tout à fait ça c'est ENCORE la faute au journaliste!

Guy Duteil, Montréal

2 juin 2009

Eh bien oui, les médias en remettent. Radio-Canada comme les autres. Oh, pas en faussant les faits, mais en adoptant un ton alarmiste dès le début, sans attendre que toutes les parties se soient fait entendre. Vous dites que vous les journalistes n'êtes pas naïfs. Dans ce cas, vous devriez livrer la nouvelle et laisser à TOUTES les parties le temps de s'exprimer (un jour, deux jours?). Cela est d'autant plus nécessaire quand une partie de la population, comme les femmes ayant eu à subir un traitement du cancer de sein, se retrouvent désemparées. Plus d'information scientifique sur les interprétations que l'on pouvait donner aux résultats de l'enquête aurait par ailleurs grandement servi (comme ancien directeur de recherche, je peux vous dire que les premières explications n'étaient pas particulièrement claires). Une bonne enquête, c'aurait été de faire le tour de la question. Mais vous auriez perdu le "scoop". Vous semblez, les journalistes, toujours pressés de vous retrouver dans un psychodrame. Donc, surprendre le ministre avec cette nouvelle "choquante" vous apparaissait sans doute une belle aubaine, à ne pas partager avec les concurrents. Vous diffusez l'information, ou vous "créez de l'émotion"?

Jacques Saint-Cyr, Québec

2 juin 2009

vous utilisez continuellement votre "carnet" pour vous défendre. 
 
quelqu'un vous dit : le décès de laura gainey est un fait divers... vous vous défendez. 
 
et vous continuez... 
 
vous vous êtes défendu souvent, souvent, souvent dans ces pages... à un point tel que votre carnet n'est pas un carnet. il est la preuve par mille que vous êtes bon et que vous avez ENCORE raison. 
 
l'émission enquête est intéressante. mais vos carnets sont d'un ennui profond.

Lucie Roy, Montreal

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