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Mercredi 10 février 2010 11 h 05 HNE


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Carnet Michel C. Auger

22 avril 2009

Compteurs d’eau: au-delà de Zampino


Dans la saga des compteurs d'eau à Montréal, plus le temps passe et plus on découvre de problèmes. Ce n'est certainement pas la séance spéciale du conseil municipal de cette semaine qui va nettoyer l'atmosphère dans ce dossier. 
 
Bien sûr, il y a l'affaire Zampino. Autant pour ses voyages sur le yacht d'un promoteur ou son emploi dans une société qui faisait affaire avec la Ville, il y avait au moins apparence de conflit d'intérêts.  
 
Le phénomène des portes tournantes s'applique aussi aux hauts fonctionnaires de la Ville. Ainsi, Robert Abdallah, ancien directeur général de la Ville, et Yves Provost, responsable de l'eau à la Ville, se sont trouvés dans des sociétés qui bénéficient des contrats de la Ville dans ce dossier. Ce qui serait interdit dans nombre de pays aux normes éthiques plus aiguisées que les nôtres. 
 
Cela serait suffisant pour que le contrat des compteurs d'eau soulève assez de doutes pour qu'il soit l'objet d'une enquête. 
 
L'imputabilité des élus 
 
Il y a également un aspect tout aussi troublant dont on n'a que très peu parlé, et c'est le manque de contrôle de la Ville — tant de l'appareil administratif que des élus — sur ce dossier. Ce qui conduit inévitablement à un problème d'imputabilité. 
 
On l'a vu au conseil municipal: ce sont les représentants d'une firme privée d'ingénierie, BPR, qui ont passé beaucoup plus de temps que les fonctionnaires de la Ville à expliquer non seulement le fonctionnement des compteurs d'eau — ce qui se comprendrait, c'est une question technique —, mais aussi la nécessité d'avoir donné ce contrat à ce moment-ci, ce qui est une question purement politique. 
 
Juste sur le plan de l'image, il n'appartenait pas au président de BPR d'expliquer qu'on pourrait remplir la place Ville-Marie en une heure avec les fuites du système d'eau de Montréal, comme il l'a fait devant le conseil municipal. C'était au maire de le faire. Parce que c'est au politique qu'il appartient de justifier la nécessité politique d'un contrat majeur de réfection du système de distribution de l'eau, pas à un consultant du secteur privé. 
 
La nuance est importante, parce qu'après ça, tout s'embrouille. 
 
On a nettement l'impression que c'est ce consultant privé qui a le contrôle du dossier, et pas la Ville. Les fonctionnaires de la Ville ont du mal à répondre aux questions, alors que les représentants de BPR, eux, ont toutes les réponses. En tout cas, c'était ce qui ressortait de la séance du conseil municipal. 
 
Il peut être acceptable qu'une administration municipale s'adjoigne un consultant privé dans un dossier aussi complexe, surtout quand on n'a pas sous la main des fonctionnaires déjà formés aux aspects techniques d'un tel dossier. 
 
Mais il est indispensable que, tout au long du processus, il y ait un transfert de connaissances et d'expertise du consultant à la fonction publique. Parce que si la fonction publique ne sait pas ce qui se passe, personne ne sera le gardien de l'intérêt public dans ce dossier. 
 
Or, c'est la désagréable impression qui se dégage du dossier des compteurs d'eau. La Ville n'a pas l'expertise pour savoir ce qui se passe, ce qu'on lui propose, et pour faire une évaluation le moindrement critique du travail de son consultant. 
 
Est-ce qu'on a choisi la meilleure technologie ou les meilleurs instruments au meilleur coût? La Ville ne semble pas capable de fournir une évaluation indépendante. Elle doit s'en remettre totalement à son consultant. C'est une situation intolérable au plan de la nécessaire imputabilité des élus et de la gestion d'un dossier aussi stratégique. 
 
On doit aussi se demander pourquoi, dans les circonstances, le consultant voudrait-il transférer son expertise à la Ville, puisque plus longtemps il est indispensable, plus le contrat sera lucratif pour lui? 
 
Comme le dit cet écriteau qu'on retrouve dans les gares: « Un train peut en cacher un autre ». Dans ce cas, on pourrait dire qu'un conflit d'intérêts peut cacher un problème tout aussi sérieux.  
 
C'est bien beau de faire appel au privé, mais il faut qu'il y ait, quelque part, des gens dont le rôle est de préserver l'intérêt de la Ville, des citoyens et des contribuables. C'est la raison pour laquelle il faut avoir une fonction publique efficace et compétente. Parce que, sans elle, on ne peut pas parler de véritable imputabilité des élus.  
 
Mais quand on confie de façon aussi complète la gestion d'un dossier de nature publique à un consultant privé, on se prive, en même temps, du seul véritable chien de garde de l'intérêt public.

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca

Pendant 30 ans, Michel C. Auger a couvert l'actualité politique québécoise et canadienne pour une multitude de médias écrits, autant en français qu'en anglais. Il aura passé dix ans à la Tribune de la presse à Ottawa ce qui lui aura permis de couvrir huit campagnes fédérales, six élections au Québec, sans oublier trois référendums, plusieurs élections présidentielles aux États-Unis et même celle... d'un pape.

Mais la politique n'est pas son seul intérêt. Il a également été affecté à la couverture de la Cour suprême du Canada dans les années qui ont suivi l'adoption de la Charte canadienne des droits et libertés. Il a également assuré la couverture de plusieurs grandes commissions d'enquête, dont celle sur le dopage dans le sport qui avait suivi la disqualification du sprinter Ben Johnson et la commission Keable sur les activités des services de sécurité au Québec après la crise d'Octobre 1970.

Au cours des 15 dernières années, il a rédigé des chroniques pour plusieurs journaux dont Le Journal de Montréal, Le Soleil, The Edmonton Journal et The Globe and Mail et tenu un blogue sur Cyberpresse.ca.

Au printemps de 2007, il est devenu chef de bureau de Radio-Canada à l'Assemblée nationale, après des années à commenter l'actualité sur les ondes autant de Radio-Canada, de RDI, de CBC, de Télé-Québec et de TVA, où il a coanimé l'émission d'affaires publiques Larocque-Auger avec Paul Larocque.

Comme analyste politique à Radio-Canada, depuis l'automne 2008, Michel C. Auger suit de près la politique provinciale, fédérale et américaine.

Il tient maintenant ce carnet sur Radio-Canada.ca, en partie pour ne pas trop s'ennuyer de l'écriture...

28 avril 2009

On a légiféré du temps de René Levesque pour assainir le paysage politique du Québec. Enfin, la démocratie ne reposait pas principalement sur le financement occulte et le retour d'ascenseur. On a réussi à calmer le jeu; mais le temps d'un pas sur place et la danse du copinage a recommencé. Au niveau municipal, rien de sérieux n'a été fait depuis des lunes de sorte que c'est à qui pourra le plus piger dans la caisse que les citoyens retrésorisent sans mot dire par leurs taxes municipales. La politique municipale est aliénée par la course folle au trafic d'influence! Il y a bien sûr des voix citoyennes, mais vite submergées par les voix d'affairistes. Les gens d'affaires sont au pouvoir et s'en mettent plein les poches.

André Gamache, Québec

27 avril 2009

Vous faites référence aux portes tournantes dans le cas des compteurs d'eau...Il n'y a rien de nouveau... M.Georges Bossé ,l'ancien Maire de l'arrondissement Verdun est v.p.chez 
DAA. (Daniel Arbour et ass) Et pourtant la loi prévoit pour les élus une indemnité de départ en cas de défaite électorale ou de cessation.Allez chercher pourquoi ?

Pierre Roy, Verdun

27 avril 2009

Il est étonnant qu'on donne toute la place aux PPP, aux conflits d'intérêt et aux pots de vin quand le problème est fondamentalement tout autre. 
 
A-t-on vraiment besoin de ces compteurs? 
 
Inscrits dans une politique de contrôle total, ces compteurs s'accordent avec l'expression "on veut votre bien et on va l'avoir". Ils sont suivis de près des photo radars, censés rendre la route "sécuritaire", des caméras cachés un peu partout pour protéger les piétons du "terrorisme", du taser, un outil de choix pour "assurer" la démocratie et le retour des péages, entre autres choses. 
 
Et toutes ces "solutions", aux frais du contribuable, ne sont que des taxes déguisées en services non désirés. Il faut résister le chant de la sirène qui nous dit que c'est pour notre bien et que nous ignorons ces services au péril de notre existence. Je vis très bien sans être constamment taxé, espionné et électrocuté, merci.  
 
Qui plus est, vu l'apparente corruption, est-ce vraiment une sage idée de donner plus de contrôle à nos élus? Toutes ces solutions pourraient être acceptables dans d'autres circonstances mais avec le niveau de moralité ambiant, c'est l'équivalent de se mettre la corde au cou. Une très belle corde, certes, mais une corde bien difficile à enlever une fois qu'elle est resserrée ...

Louis Horvath, Longueuil, Qc, Ca

27 avril 2009

Comment ne pas reconnaître devant ces faits accomplis, l'application pure et simple du «consensus de Washington (1989)» appliqué à tout l'économie de marché mondialisé, et qui recommande la privatisation des services publiques, la dérèglementation et la libéralisation des marchés. Parmi les pionniers de ces politiques qui sont maintenant reconnues comme des échecs lamentables au Royaume Uni et chez nos voisins du sud, il y a eu la Dame de fer,M. Tatcher et le commédien R. Reagan. Ces politiques néolibérales( euphémisme utilisé dans le novlangue pour adoucir le mot fascisme)dérivés de ce consensus de Washington sont directement responsables de la crise économique que nous traversons. 
Force est de constater que ces dogmes du néolibéralisme sont bien vivant chez nous à tous les paliers de gouvernements. L'expertise dans la fonction public est passée aux mains du privé(de sens éthique) et de sa raison d'être, le profit( dans le novlangue, il faut remplacer ce mot profit par emploi, le peuple embarque beaucoup plus facilement de même que les syndicats) 
Maintenant que l'expertise de la fonction publique n'existe plus pour évaluer les projets et conseiller les élus qui en principe dans une démocratie qui se respecte sont supposés représenter la majorité , pose à chaque contribuable «la question qui tue» : A qui et à quoi sert mon vote? dans un système où il n'y a que deux partis(tout deux aux service du privé) dans le radar des médias masse.Est de cela qu'on parle lorsque l'on parle de pensé unique.  
Est-ce exagéré de dire que l'anomie ambiante est le résultat d'une démocratie à l'agonie, tout près de son dernier souffle? 
La politique serait-elle devenue l'art de désintéresser les gens de ce qui les concernent?

Miron Denis, Montbeillard

26 avril 2009

Réveillez-vous, bordel ! 
 
Bush et les élections volés, les évènements contrôlés, la mafia infiltré partout, la tolérence vs la Colombie à produire sa drogue, les paradis fiscaux voulus, le projet de loi canadien C-51, l'étouffement culturel et financier du Québec dans l'hégémonie anglaise au Canada, le dilument des francophones sur l'île de Montréal par l'arrivé massive d'immigrants, Hydro-Québec, l'éducation et la santé publique de plus en plus précaire et les requins du privé qui attendent, comme les véritables patrons de Charest, pour s'en approprier... 
 
Pourquoi nos rues à Montréal sont toujours défonçé et que nos viaducs tombe ? 
Avez-vous remarqué qui a fait le travail ? 
Pourquoi toujours le ciment plutôt que l'acier qui lui pourtant, dure beaucoup plus longtemps ? 
 
La tour Effel est là depuis quand , selon vous ? 
 
On pourrait continuer sans arrêt, car comme ça c'est à l'échelle mondiale. 
La domination des riches sur les peuples. 
C'est cela, la vraie réalité depuis environs le début des années 1990 
 
Vous verrez de plus en plus des situations comme celle-ci arriver et en plus, votre réaction vous laissera de froid. 
Normal, ça fait des années que nous nous sommes pas battus. 
 
Mais que ferez-vous lorsqu'on vous interdira de cultiver vos propres tomates en pot, sur votre balcon ? 
 
Dormez dormez, zzzzzzzzz...

Bruno Breton, St-Zotique

26 avril 2009

Comment se fait-il que ce soit les journalistes qui déterrent le poteau rose? 
Il semble y avoir une indifférence crasse ou une loi du silence qui accomode certains. 
Dès que les journalistes fouillent, le maire s'énerve et trouve la solution au problème. 
Que serait-il arrivé si vous n'y aviez pas regarder de plus près? 
Donc, ne vous lassez pas de fouiller. Va savoir ce que vous aller déterrer que le maire ignore ou semble ignorer...

Micheline Belanger, Magog

26 avril 2009

Bien pertinent votre commentaire sur les problèmes liés à la perte d'expertise d'une entreprise au profit d'un consultant qui, non seulement devient indispensable pour un dossier , mais qui en devient juge et partie. Comment résister à la tentation d'en profiter ? Curieusement, il n'y a (à peu près) que vous et les syndicats qui le déplorent et mettent en garde. Mais eux, à tort ou à raison, ils sont perçus que comme prêcheurs de leur propre intérêt. Et pourtant...  
D'autre part, je suis à peu près certain que vous avez la même opinion sur le MTQ, lequel en est rendu à se faire donner une deuxième opinion par...un autre consultant. Sauf que dans ce secteur, on peut dormir tranquille car il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais de copinage.

Grégoire Ouellet, Trois-Rivières

25 avril 2009

Nous sommes cuit les amis. Notre pouvoir est entre les mains d'escrocs. 
 
Et ils vont nous passer dessus si on veut le reprendre. 
 
Allons tous à l'abattoir sans mot dire.

Jacques Labrie, Quebec

24 avril 2009

J'ai suggéré au maire de Montréal de refaire un appel d'offres uniquement pour la pose de compteurs d'eau. Le reste, les chambres de vannes (coffrage en ciment ou béton) avec un régulateur et un ordinateur peuvent être installés par des employés de la ville en demandant les plans que la Ville d'Ottawa possède. Même si on embauche un technicien qui en a posés, ça ne coûterait pas une fortune et nul doute qu'on pourrait sauver 100 millions. Je suis le bon génie qui ne coûte pas cher. Dites-le au Maire_de_Montreal@ville.montreal.qc.ca

Jean Lespérance, Montréal Québec

24 avril 2009

Tout cela est vrai, mais sans commune mesure avec ce qui ne se voit pas. 
Avec tous les moyens dont dispose la ville de Montréal pour s'autoréguler sans y arriver. 
Imaginez ce qui se passe là où personne n'est en place pour le faire, soit la majorité des petites municipalités. 
Voilà ce qui arrive lorsque que l'on place l'économie, la création d'emploie, les investissements avant toutes autres valeurs. 
Et tous, inconscient, apathique ou épuisé par cette épidémie de pensé magique nous abdiquons, bêtement. 
Maintenant réfléchissez au causes de la crise actuelle au niveau mondial. 
J'ai eu le déplaisir incrédule d'assister à une séance de congratulations mutuelle des élus lors d'une présentation du plus vaste projet de développement du Canada à la ville de Blainville dans un territoire humide sensé être protégé par le ministère de l'environnement. 
 
Meneuse de claque, applaudissement interpersonnelle, information incomplète, absente ou contradictoire de la part des élus et leurs serviteurs, contrôle de l'assemblé, du sujet, amplification insensé davantage indémontrable, silence absolue des conséquences et inconvénient dissimulation d'une absence de planification macroscopique. 
 
Tous ces gens ont développé l'art du non-dit et de la formule creuse que d'autre appelle le mensonge. 
 
Je croyais assisté à un film de série "C" 
 
Qu'importe à nos élus de telle préoccupation puérile, le développement passe avant tout. 

Jean Santerre, Blainville

24 avril 2009

Qui offre des élections clé en mains aux différents partis politique municipal? 
Poser la question c'est y répondre.

André Côté, Terrebonne

23 avril 2009

Tout ce dossier sent le conflit d'intérêt à plein nez depuis le début. Le problème aujourd'hui, c'est que tout le domaine municipal est mené par les firmes d'avocats, les firmes d'ingénieur et les entreprises de construction. Si vous trouvez qu'il y a des problèmes à Montréal, imaginer ce qui se passe dans les petits villages. Le petit citoyen n'y peut rien, essayez de rapporter un problème au Ministère des Affaires Municipales et vous verrez ce qu'ils vous répondront. Au moins les grandes villes ont la chance d'avoir des journalistes qui fouillent cette merde. Tant que la justice ne sera pas accessible aux petits citoyens, rien ne changera. À moins qu'un jour, le gouvernement provincial se décide à nommer une personne qui serait responsable d'enquêter les plaintes du public sur leur administration municipale. 
 
Un ancien conseiller municipal

Philippe Michaud, Venise-en-Québec

23 avril 2009

Ras le bol.  
Du manque d'éthique. 
De l'incompétence crasse. 
Des lunettes roses. 
Des justifications vaseuses. 
De la victimisation. 
Des erreurs de jugement. 
Des relations floues. 
Des portes tournantes. 
De nous prendre pour des imbéciles. 
Il y en a qui payent cher pour moins que ça.

Duran Denis, Montreal

23 avril 2009

Effectivement, un train peut en cacher un autre. Et le problème à Montréal, c'est qu'il faut recommencer à la case départ... Il y en aura des trains... Avez-vous regardé l'état de la ville récemment ? Prenez le temps de marcher une dizaine d'heures dans les différents arrondissements (je l'ai fait) et constatez l'état de délabrement de l'immobilier, des rues, des trottoirs, de l'ensemble des infrastructures. Allez voir à quel point la pauvreté n'est plus seulement le lot de l'est de l'Île. 
 
J'ai demeuré à Montréal pendant les années 90. À cette époque, la ville avait des besoins importants au niveau de l'entretien de ses infrastructures. De nombreux quartiers auraient grandement bénéficié d'initiatives de revitalisation, du même genre que celle du centre ville de Québec. Mais de toute évidence, tout est encore en attente... Présentement la ville est en décrépitude et la spirale d'étalement de la pauvreté s'accélère. 
 
Vous ne me croyez pas ? Allez-y, marchez dans la ville et vous verrez. Il y a tellement à faire, il ne s'agit pas que de gestion de l'eau, c'est l'ensemble de l'oeuvre qu'il faut soigner... En espérant que l'éthique sera au coeur des nombreux projets à venir, car notre société n'a ni le temps ni les moyens de naviguer dans l'escroquerie.

Marc Lachance, Lévis

23 avril 2009

En effet, un train peut en cacher un autre et cette histoire commence à ressembler à une vraie gare de triage! 
 
Le plus inquiétant, ce n'est pas les coûts de ce projet ni même les conflits d'intérêts, c'est de voir, comme votre billet l'illustre bien, que c'est la façon de gérer de la ville de Montréal qui est déficiente. Les employés de la ville ne gèrent pas les projets comme si c'était leur argent, le problème commence là. La porte est ouverte pour tous les types d'abus.

Martin Hamel, Baie-des-Sables

23 avril 2009

Vous décrivez très bien ce qu'il en coûte aux contribuables lorsqu'un gouvernement, de quelque niveau qu'il soit, confie aveuglément de grands ouvrages d'intérêt public au privé. C'est le principe même des PPP si chers à l'équipe de Jean Charest.  
 
Ce qui est le plus révoltant, c'est que les promoteurs privés ne sont pas imputables. Puisque leur objectif est de faire le plus de profit possible, le résultat est inévitablement une piètre qualité des travaux à des coûts pharamineux. C'est scandaleux et inadmissible. 
 
Merci de faire la lumière sur ce dossier qui nage en eaux troubles...

Marc-André Villeneuve, Saint-Elzéar-de-Témiscouata QC

23 avril 2009

Les compteurs d'eau, le mot le dit, c'est comme les compteurs d'Hydro-Québec, ça tourne, et ça va amener de l'eau au moulin ($ à la Ville). Si les propriétaires des bâtisses ne prennent pas soin de 
leurs tuyauteries, ils en verront les conséquences 
sur la facture du compteur d'eau. Il y a aussi avec ces compteurs, des contrôles pour empêcher la contamination de l'eau. Mais, cela n' empêchera pas les bris des grosses canalisations sous terre; elles sont trop vieilles. Donc, ceux qui gaspillent 
l'eau, vont cotiser malgré eux à l'entretien des 
canalisations. En attendant, c'est vrai que le Maire 
ne comprenait absolument rien à ce dossier. 
En tous cas, il semblait très nerveux, il vacillait de 
la tête. Peut-être qu'un spécialiste du langage 
corporel pourrait nous révéler ce que cela veut 
dire. Sa tentative de nous expliquer la quincaillerie 
qu'il ne comprenait pas lui-même n'a peut-être  
servi au fond qu'à tenter de nous détourner du sujet plus virulent que l'on nomme politicaillerie. 

Monique Lévesque, Montréal

23 avril 2009

Bonsoir monsieur Auger, 
 
Sur l'ensemble de vos propos, vous avez parfaitement raison. Je relève au nombre de ceux-ci que vous insistez sur le rôle des transferts de la part de consultants privées à la fonction publique. C'est un élément de première importance quant au suivi et à la gestion d'un projet, surtout lorsqu'il s'agit de projets assez complexes comme c'est le cas des compteurs d'eaux lesquels ne sont que la part la plus visible du projet, puisqu'il s'agit, si j'ai bien compris avant tout d'un programme modifiant et rénovant les infrastructures dans le but d'obtenir une gestion efficiente de l'eau tout en réduisant de façon significative les risques de rupture des canalisations, lesquelles sont une plaie pour la population. Ce qui est terrible en effet, c'est qu'on soit obligé de faire appel à un expert pour expliquer le projet, qu'on semble incapable de ventiler les coûts pour chaque étape des opérations, ce qui laisse supposer des lacunes dans la fonction publique et même dans la haute fonction publique. J'ai peur hélas que le maire de « cette belle ville » Montréal ne soit pas réellement conscient des réalités et défis auxquels il se devrait de faire face et... en matière d'imputabilité, je conjecture qu'on pourrait faire mieux !

Serge Drouginsky, LeMoyne

22 avril 2009

Très bien dit, "Un train peut en cacher un autre", toute cette affaire ainsi que tout le mode d'attribution des contrat par les villes au firmes de génie-conseil et aux entrepreneurs devrait être revu et amélioré.

Mathieu Beauregard, Montréal

22 avril 2009

En effet, il ne semble jamais y avoir quelqu'un de responsable dans quelque administration municipale que ce soit. On dirait que personne n'est, suite à une bavure ou à un dossier où il y a eu des retards, des dépassements de coûts ou tout simplement de mauvais résultats, responsable de rien. 
 
Il est plus que nécessaire de ramener la responsabilité tant des élus municipaux que des gestionnaires ou des fonctionnaires de ce palier de gouvernement à l'avant-plan. Occuper ces postes aujourd'hui semble plutôt facile et on n'y accorde pas vraiment une grande valeur, ni une grande attention d'ailleurs, sauf quand il y a des scandales! Vous avez raison, tout cela va au-delà de l'histoire des compteurs d'eau : il s'agit d'un problème de culture, qui s'étend aussi à ceux qui réalisent des contrats pour une municipalité. Et cette culture ne pourra être brisée qu'en ramenant au coeur de la politique municipale la responsabilité du pénis. C'est tout simplement primordial. 
 
Après coup, nous aurons peut-être un véritable palier municipal transparent en qui nous pourrons avoir conscience pour mener à bien des projets importants au Québec.

Barry Marois, St-Adèle

22 avril 2009

Ce que je retiens du mot de M. Auger est le manque de contrôle de la ville, et j'ajouterai du Québec! De plus en plus, les manigances des riches propriétaires/sociétaires sont mises à jour, incluant leurs liens avec les élus et ministres!  
 
Les nominations à des postes-clés par les hauts placés de Charest ou Tremblay sont maintenant des retours d'ascenseur pour denier$ reçus ou des comptes à recevoir... après la retraite, des faveurs en souffrance ou des abris fiscaux! 
 

Marcel M. Desrosiers, Gatineau

22 avril 2009

L'eau c'est la prochaine raison de toutes les guerres à venir (le pétrole c'est du passé) il faut boire avant de faire le plein.  
Quant à l'éthique avec son commissaire ou pas, où allons nous? Nous sommes bien à la mode : imputabilité, gouvernance, l'éthique, commissaire à l'éthique etc ...tous des termes avec lesquels on se gargarise mais qui ne font pas baisser le compte de taxes, pas plus d'ailleurs que les fusions, défusionnées ou pas.  
Dans mon jeune temps pour être honnête on agissait en ‘'bon père de famille'' il faut arrêter de trouver de nouveaux termes pour agir autrement. Être élu c'est être responsable et redevable envers les contribuables, pas besoin d'autres qualificatifs pour pouvoir contourner ce qu'est la responsabilité d'un élu. 
Nous sommes à la merci du pouvoir et le pouvoir connaît ou est innocent et ceux qui sont innocents ne connaissent pas (le maire de Montréal, l'ancienne lieutenant-gouverneur et tous les autres du même acabit). 

Gabriel Dumas, St-jean-sur-Richelieu

22 avril 2009

A la suite de tout cela on peut en tirer certains constats. 
1. Le maire de Montréal ne sait pas ce qui se passe dans sa ville. 
2. Les fonctionnaires ne connaissent pas leurs dossiers. 
3. Ceux qui dépense notre argent ne sont pas à l'hotel de ville mais dans des bureaux privés. 
4. La ville de Montréal tel quel est aujourd'hui n'est pas administrable, Cadeau de Charest et ses morrons. 
 
Mais il y a pire encore... 
C'est que tout le reste de l'appareil étatique, autres villes, gouvernements, commissions scolaires, ce n'est pas mieux. Là aussi c'est le même monde incompétent. 
 
30 ans de syndicalisme à favoriser l'ancienneté plutôt que la compétence ça ne pouvait pas nous mener ailleurs.

Francois Cossette, Montréal

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