9 avril 2009
Procès de Francis Proulx: faut-il tout dire?
Révélations troublantes, événements choquants, détails crus, le procès pour meurtre de Francis Proulx a donné lieu à des reportages où les récits des différents témoins dépassent en horreur ce qu'on entend quotidiennement devant les tribunaux.
Bien des gens sont outrés que les médias donnent tant de détails, et ils estiment qu'il s'agit d'un manque de respect envers la victime et ses proches. Certains voudraient même qu'on empêche les médias de rapporter ces faits.
Interpellée par une lettre d'une lectrice publiée dans La Presse cette semaine, j'ai cru utile de partager mes réflexions sur cette question avec les internautes.
D'entrée de jeu, j'avoue que je n'ai pas une position très tranchée sur la question, sinon celle qu'il ne serait pas acceptable que les médias soient empêchés de publier de l'information dès qu'une affaire comporte des détails crus.
Un procès pour meurtre n'est pas une partie de plaisir. Il y a TOUJOURS, dans TOUS LES CAS, des détails absolument terrifiants qui traduisent la violence du geste, la douleur des victimes, le caractère insoutenable de ce qu'elles ont vécu. Je garde en mémoire des récits invraisemblables et atroces, des images insupportables. Ai-je tout raconté dans mes reportages? Non.
Les journalistes pratiquent une forme d'autocensure, selon le média pour lequel ils travaillent, selon leur évaluation de la nécessité de révéler tel ou tel élément de preuve, selon l'utilité de connaître tel ou tel détail pour comprendre la théorie de la couronne ou celle de la défense, pour mesurer la sévérité de la peine demandée et imposée. Et puis, il y a des choses qui ne se racontent pas lorsqu'on travaille à la télé ou à la radio, mais qui s'écrivent un peu plus facilement.
Par contre, ce serait mentir que de prétendre que tous les journalistes sont animés d'une grande pudeur. Il y a des journalistes (ou des médias) qui raffolent des détails les plus révoltants et qui ne manquent pas de les rapporter.
Interdiction de publication
Je demeure convaincue que prononcer des ordonnances de non-publication dans les dossiers de meurtre n'est pas une solution. D'ailleurs, il y a bien d'autres dossiers où les détails font frissonner d'horreur, qu'on pense aux agressions sexuelles brutales sur des bébés ou des tentatives de meurtre qui laissent les victimes abîmées, physiquement et psychologiquement.
Ce serait non seulement une erreur, et un accroc à la liberté de presse, ça deviendrait vite ingérable. Qu'est-ce qui est un élément choquant, au point qu'il faille en interdire la publication? Qu'est-ce qui est trop cru? Trop dur? Ou trop abject?
Il existe de rares cas où cela s'imposait. Les enregistrements vidéo des agressions sexuelles commises par Paul Bernardo et sa femme Karla Homolka, par exemple. Les enregistrements ont été présentés au jury, mais le public n'a pu les voir. C'était une façon d'empêcher les médias de publier les détails. Le juge avait aussi interdit la reproduction et la diffusion de ces images. Les raisons sont évidentes.
Mais rapporter les faits et diffuser les images d'une agression, ce sont deux choses fort différentes.
Le vedettariat
Cette même lettre aux lecteurs dénonçait le fait que la couverture du procès était ni plus ni moins qu'une façon de jouer le jeu du meurtrier, celui de se faire connaître, celui de devenir une « vedette ».
Selon cette logique, les médias devraient s'abstenir de faire des comptes rendus des procès où les accusés sont narcissiques, égocentriques, et ne se concentrer que sur ceux où les accusés n'ont jamais rêvé de telle publicité.
C'est insensé.
Les membres de gangs de rue sont connus comme recherchant une forme de publicité, croyant ainsi susciter l'admiration. Faudrait-il donc cesser de rapporter les procédures judiciaires les concernant? Et éviter de faire des reportages quand ils sont libérés d'une accusation de meurtre pour des raisons de droit, comme ça a été le cas en début d'année?
Puis, quelle est donc cette logique qui nous ferait choisir les causes que l'on suivrait en se basant sur le désir d'attention de l'accusé? Ceux-là seraient disqualifiés d'entrée? Je n'arrive pas à voir comment nous ferions utilement notre travail en nous basant sur de tels critères.
Il n'y a pas beaucoup de pistes à proposer pour rendre les comptes rendus d'affaires criminelles plus digestes. On ne peut pas ignorer que ces événements surviennent, mais on peut s'interroger sur notre société, la violence et la multiplication des problèmes de santé mentale et puis on peut s'abstenir de prendre connaissance des reportages si cela heurte notre sensibilité.
La mienne est souvent mise à mal, alors je m'efforce de traiter ces affaires avec circonspection, sans diluer les faits jusqu'à les aplatir.
Isabelle Richer couvre la scène judiciaire depuis 1992. Au fil des ans, elle a apprivoisé et décodé ce milieu bien souvent hermétique. Elle a aussi contribué à le rendre plus compréhensible pour le public québécois.
Elle a suivi les procès les plus marquants et les plus significatifs de l'histoire judiciaire récente, notamment l'affaire Barnabé, le procès de Valéry Fabrikant, celui de Mario Bastien, les mégaprocès des Hells Angels et ceux des acteurs liés au scandale des commandites. Elle a couvert les procédures criminelles contre le chef de la mafia canadienne, Vito Rizzuto, à New York, les démêlés de Myriam Bédard avec la justice américaine et, plus récemment, le verdict au procès de l'ex-magnat de la presse Conrad Black à Chicago.
Dans ses reportages quotidiens, Isabelle Richer s'emploie à expliquer les enjeux en cause devant les tribunaux, qu'il s'agisse du suicide assisté, des récidivistes de l'alcool au volant, ou encore des libérations conditionnelles hâtives.
Elle a entrepris sa carrière de journaliste à TQS en 1987, après avoir obtenu un baccalauréat en études grecques de l'Université de Montréal. Onze ans plus tard, Isabelle Richer a fait le saut à Radio-Canada à l'émission d'affaires publiques La Facture. Elle y a travaillé de 1998 à 2000. En 2000, la salle des nouvelles de Radio-Canada l'a nommée correspondante au palais de justice, afin de profiter de son expertise dans le domaine de la justice.
Elle a travaillé à l'émission Justice pendant trois saisons. De plus, elle a fait des reportages pour l'émission Tout le monde en parlait, au printemps 2006.
Son expérience lui vaut d'être régulièrement invitée à titre de conférencière aux congrès du Barreau du Québec et à ceux des juges de la Cour du Québec et de la Cour supérieure du Québec. En 2004, elle a prononcé une conférence dans le cadre des Journées strasbourgeoises de l'Institut canadien d'études juridiques supérieures, à Strasbourg, en France.
24 avril 2009
Je vais être bref. Ouin ont doit savoir, mais ceci doit être fait dans le respect de la personne. Ce qui ne possèdent pas tout les médias et je ne parle pas de la SRC ici.
Rigueur, rigueur, rigueur a t-on déjà dit....
Lionel Trudel, Shawinigan
18 avril 2009
Bonjour Madame Richer.
Votre travail de journaliste est dosé et réaliste.
Ce qui s'est passé à l'audition de Francis Proulx est publicisé et nous avons le droit de connaître les faits.
Certains journalistes font du sensationalisme et ,à mon avis, ne sont pas vos lecteurs car vous dosez ce qui est avec beaucoup de professionalisme.
Il n'est pas à nous de déterminer ce qui doit être publiciser ou non .D'ailleurs le juge ordonne lui-même le huis-clos pour certaines causes.
Ce qu'a fait Francis Proulx est choquant mais d'autres situations le furent aussi.
Personnellement , j'y vois des descriptions réelles et non sensationnelles.
C'est votre force et Radio-Canada est modéré même qu'écrire dans les carnets de Radio-Canada nous est permis avec modération.
Donc votre travail est celui de grands journalistes tout comme vos confrères et autres.
Certains préfèrent les détails plus ôsés des gestes commis , ceux-là ont d'autres journalistes à leur convenance.
Merci à vous .
Claire Thibaudeau, Sherbrooke
15 avril 2009
Madame Richer, bonjour
A mon avis, je crois que le rôle du journaliste est de rapporter objectivement les faits, sans fioriture ni faux-fuyant.
Dans le procès de M. Proulx, s'il est vrai qu'il y a des détails sordides mais que ces détails peuvent aider à comprendre ce qui animait le meurtrier au moment du geste ou que tel autre le fut à cause de scènes s'apparentant à ceux visionnés sur un site internet ou dans un film quelconque, je crois personnellement que le journaliste doit simplement rapporter ces détails sans toutefois tomber dans le sensationnalisme.
Je crois toutefois qu'il est beaucoup plus grave pour les médias de taire complètement une affaire sous prétexte que celle-ci nuirait à l'image d'un groupe en particulier et plus particulièrement encore à la magistrature, au parti politique au pouvoir ou à certaines entités corporatives.
Raison pour laquelle je crois que l'éthique journalistique ne devrait permettre à quiconque qui a le pouvoir d'informer de sélectionner ce qu'il juge, lui, correct de diffuser ou non ou encore pire ce que d'autres ont décidé pour lui ce qui était correct de diffuser ou pas par arrangement préalable avec les gens concernés et que l'on côtoie à tous les jours.
Par conséquent la rétention ne devrait pas non plus être permise afin de ne pas sauvegarder l'immunité de certaines personnes au préjudice incommensurable de d'autres et je suis d'avis, Madame Richer, que votre grande expérience de la scène judiciaire vous fera convenir que particulièrement dans votre sphère d'activité les journalistes ont malheureusement trop souvent les mains liées.
Dans un pareil contexte, je ne pourrais personnellement être fier d'exercer ma profession de journaliste si c'est ce genre de journalisme qui est pratiqué par les médias de masse.
Daniel Bedard, Repentigny
15 avril 2009
On se souvien tous de l'histoire de la petite Aurore...On se souvien des gens qui fermaient les yeux sur des évènements bien réels.
Si les gens au lieu de chercher du sensationnalisme dans le loft ou à Saint-Adèle, s'intéressaient un peu plus au milieu judiciaire avec ces bons et ces mauvais côtés; ils comprendraient que non c'est pas toujours beau et qu'il faut agir!! Se concientiser sur les sentences, suivre les procès et bien comprendre que oui, il y a du monde qui son capable des pires attrocités.
Travaillant dans un établissement carcéral je peux vous assurer que des écoeurants il y en a beacoup trop!!
Peut-être que certains d'entre vous auraient une opinion différente sur la peine de mort..
Josée Thériault, Drummondville
14 avril 2009
J'ai été profondément dégoûté par le type de journalisme pratiqué par le «Journal de Montréal» dans l'affaire Proulx. Était-il nécessaire de titrer qu'il y avait eu viol de cadavre? Le chef de pupitre qui choisi ce titre savait bien que cette mère de famille a laissé dans le deuil deux enfants et un mari. A-t-il pensé un instant à l'impact de ce détail inutile pour les lecteurs, mais lourd d'impact sur les proches de la victime? Mais le Journal de Montréal reste fidèle a lui même. Il a été tout simplement médiocre dans sa couverture des événements, jouant un rôle de voyeur, pratiquant un journalisme déviant, ce qui est somme toute troublant alors que la justice faisait le procès d'un être profondément malade.
Jacques Côté, Québec
14 avril 2009
Difficile de faire la part des choses dans un dossier aussi délicat que la censure dans les médias, la fine frontière entre l'information essentielle et l'information spectacle.
J'ai suivi avec intérêt votre couverture du cas Francis Proulx (entre autres) et je n'ai que des félicitations à vous faire. Faut savoir et réaliser ici que l'on écoute un bulletin d'information et non un gala de Star Académie. Il est donc clair que, comme dans les cas du Darfour ou autres présumés génocides sri-lankais, les réalités finissent par nous rattrapper, qu'on le veuille ou non.
Vous savez toujours garder cette pudeur nécessaire à une information éloquente et non sensationnaliste qui nous aide à saisir les contextes. Merci et bravo pour votre excellent travail et cessez de porter attention à ceux et celles qui, de toute façon, trouveront toujours le moyen (et le temps) de critiquer, dans cette société qui veut toujours laver plus blanc que blanc et qui éprouve constamment des difficultés à nommer les choses !
Jacques Ouimette, La Prairie
13 avril 2009
Certains passages du commentaire de Mme Richer m'ont agacé je dois dire, mais après réflexion, je dois reconnaître qu'elle a raison. Après tout, comment mesurer la si fondamentale confiance du public envers le système de justice si celui-ci n'est pas informé des événements judiciaires ? Poser la question est y répondre j'imagine. Mais il n'en demeure pas moins que dans le procès de François Proulx, les médias sont carrément indécents par moment et je n'ai aucune confiance en eux pour s'autocensurer. Ce sont les résultats financiers des entreprises médiatiques qui dictent leur pseudo censure et la souffrance des victimes comptent pour bien peu. Et ce n'est pas non plus le faiblard Conseil de presse du Québec qui dictera des normes d'éthique journalistique crédibles et rigoureuses.
Cela étant dit, merci Mme Richer de soulever le débat. Vous êtes la seul à l'avoir fait à ma connaissance et c'est très apprécié.
Luc Belzile
Luc Belzile, Montréal
13 avril 2009
Tout d'abord, permettez-moi de relever l'ironie qui voudrait qu'on taise les "vraies" nouvelles alors qu'on se montre si friands de violence dans les"fictions" sur petit ou grand écran.
Je suis partisane de l'information en tout car, autrement, comment saurions-nous ce qui se passe autour de soi et dans le monde et ce que décident d'en faire nos dirigeants ? Mais il y a la manière.
Il y a des narrations de la violence qui sont telles qu'elles donnent des modes d'emploi pour qui aurait de la mauvaise graine en germe. Mais, ces mêmes (qui auraient de la mauvaise graine en germe), si leur était raconté de funestes nouvelles dans une mise en perspective plus neutre, voire soucieuse d'éthique et de justice, peut-être trouveraient-ils ainsi une voie qui soutienne le développement de la "bonne graine" en eux ?
Aussi je salue cette circonspection qui vous honore, Madame Richer, et qui honore la dignité humaine pour tous.
Danielle Bourdages, Gaspésie
13 avril 2009
La vrai question selon moi, est de savoir si tous les détails révélés servent à une bonne compréhension des raisons qui ont mené à un crime. La majorité du temps on n'apprend rien qui nous permette de mieux comprendre ce qui a poussé une personne à commettre un acte sordide. Pourquoi en vient-on à poser des gestes horribles? on ne sait jamais vraiment ce qui a pu provoquer un comportement aussi malsain, connaitre des détails d'un meurtre est une chose, comprendre ce qui a mener à un meurtre en est une autre. Ce que nous avons besoin de savoir c'est la raison de tel comportement, afin de pouvoir les éviter dans le futur.
C Gaudreault, Montréal
12 avril 2009
Je ne suis pas sûr qu'il y aurait autant de massacres inutiles aux États-Unis si il n'y aurait pas cette culture malsaine de tout rapporté justement. Surtout que ça commence à apparaître dans d'autres pays.
Avons-nous besoin de connaître autant de détails ? Ça donne quoi ? Les gens ne sont pas formés pour faire avec le stress qiu vient avec de telles horreurs. Ça semble encouragé les faibles d'esprits à imiter ces gestes incompréhensibles.
Hugo Manningham, Montréal
11 avril 2009
Qu'en est-il du droit du "client" lecteur? Est-ce que quelqu'un lui aurait enlevé la liberté de choisir ce qu'il veut entendre, lire et voir? "Manon, pèse su'l piton". Avez-vous remarqué qu'il y a habituellement un bouton, une touche ou une manette quelqconque qui permet d'allumer et d'éteindre ou d'ouvrir et fermer les appareils de diffusion? Alors qu'en est-il de son choix de ne pas lire les nouvelles, de ne pas écouter 48 fois la même horreur diffusée en boucle ad nauseam et de ne pas écoutervoir les nouvelles télé?
Le nouvellophage peut se laisser imbiber par toutes les horreurs qu'il (elle) veut bien.
Personnellement, j'ai fait le choix de ne lire que les bonnes nouvelles. Ai-je besoin d'écrire que je ne consacre ni perds plus beaucoup de temps en agissant ainsi!!! J'ai récupéré du temps, de l'argent et beaucoup, beaucoup de sérénité.
Et il y a quand même toujours quelqu'un ou quelque chose pour m'apprendre ce que je suis supposé savoir.
François Brosseau, St-Lambert
10 avril 2009
Bonjour,
Avec les nouvelles, on n'a plus besoin de films d'horreur.
Il est clair que les journalistes en général, sous le couvert du "nous devons tout rapporter", se plaisent énormément à décrire les détails les plus sordides. C'est clair que le public adore. C'est presque une forme de divertissement.
Je ne comprends pas pourquoi ces détails sont nécessaires. On sait qu'il y a eu un meurtre crapuleux. On pourrait se contenter de nous dire de quoi il est accusé. Quand on parle de nécrophilie, c'est assez pour comprendre. J'ai pas besoin de plus de détails pour savoir que c'est sordide.
Quand on entre dans les détails, c'est du voyeuriseme morbide. L'être humain a un côté sordide aussi...vouloir se faire raconter ça en relève.
Et oui, on fait des vedettes avec tellement de criminels et de malades. Les gens qui font des choses extraordinaires, notamment les chirurgiens, les chercheurs en médecine et dans tous les domaines ne feront jamais parler d'eux. Mais s'ils prennent un fusil et qu'ils se mettent à tirer partout, on s'intéresse à eux. Ca montre où est notre intérêt réel.
Notre société est profondément malade. Juste à regarder l'industrie du film aux USA, obsédée par le crime... pas étonnant que la guerre soit partout. On est bien évolué pour fabriquer des gadgets, mais dans la tête ça va pas.
Continuons à nous nourrir de "culture" de meurtre et de guerre et rien ne va changer.
Non franchement les détails sordides à toute heure du jour aux nouvelles à la radio et à la télé, c'est totalement inutile et juste du voyeurisme morbide.
Jacques Chabot, Québec
Jacques Chabot, Québec
9 avril 2009
Je crois que les journalistes sont là pour nous dire tout - tout ce qu'ils peuvent nous dire en respectant la loi et l'éthique. Si des personnes ne veulent ou ne peuvent pas tout lire ou entendre ben qu'ils ne lient pas ou n'écoutent pas. On a le droit de savoir ce qui nous tente de savoir. Les gestes aussi horribles puissent-ils être, appartiennet aux agissements humains et doivent être communiqués. Ca fait partie de la réalité et on ne peut pas prétendre que de ne pas savoir nous protège de quoi que ce soit. Merci
Josée Grenier, Saint-Colomban. Qc
9 avril 2009
En passant, aucun lien de parenté.
En entendant aux actualités télévisées les compte-rendus de ce procès, j'ai aussi été choquée. Lors de reportages de ce genre, je pense souvent aux familles des victimes. Toutefois, votre commentaire fait bien la part des choses.
Lors du prononcé des sentences, je suis persuadée que si l'ensemble des faits nous était inconnu, il nous manquerait des éléments importants pour apprécier si justice a été rendue. Sans faire preuve d'acharnement malsain, il est indispensable pour un chroniqueur judiciaire de rendre compte des faits.
Vous avez raison de poser le problème de la multiplication des problèmes de santé mentale et de l'augmentation de la violence. Il y a un manque de ressources pour prévenir de tels problèmes.
Andrée Proulx, Montréal

