Imprimer cette page

Samedi 21 novembre 2009 13 h 32 HNE


Pour en discuter avec nous...

Cet espace de dialogue, de réflexion et de débat d'idées est aussi le vôtre. Nos carnetiers sont là, non pour mettre de l'avant leurs opinions, mais pour lancer une discussion et vous permettre de vous exprimer sur les événements marquants qui surviennent ici ou ailleurs dans le monde. Nous lisons tous les commentaires reçus, mais nous modérons chacun des carnets pour ne retenir que les commentaires les plus pertinents selon les sujets abordés. Seules les interventions signées et faites dans le respect d'autrui sont retenues. Pour en savoir plus, lisez
la nétiquette.
Bonne réflexion!

Veuillez noter que les forums de discussion des Carnets sont ouverts pendant deux semaines.

Carnet Yanick Villedieu

19 mars 2009

Le pape, le ministre, les croyances


Deux événements à saveur scientifique ont fait la manchette cette semaine. Deux événements où il est question de religion et qui ont un point en commun: la confusion entre fait établi et croyance, entre fait dûment observé et opinion personnelle. 
 
Ces deux événements ont pour personnages principaux le pape, qui a voulu parler du sida, et le ministre canadien de la Science, qui n'a pas voulu parler de l'évolution. 
 
Le pape se trompe 
 
L'Église n'aime pas le préservatif, c'est connu. Le pape Benoît XVI non plus, on s'en doutait. On a appris cette semaine tout le mal qu'il en pense, quand il a déclaré, en allant en Afrique, que le préservatif ne pouvait pas endiguer la pandémie de sida. Et même qu'il pouvait l'aggraver. 
 
Les réactions les plus vives sont venues de partout, y compris de l'intérieur de l'Église. De partout, on a dénoncé cette déclaration. Parce que les faits disent le contraire.  
 
Depuis plus d'un quart de siècle que le virus de l'immunodéficience humaine, le VIH, a commencé à faire ses ravages, le seul moyen de prévention qu'on ait trouvé est le préservatif. On a fait la preuve que le petit bidule de latex protège efficacement contre la transmission du virus. Que des campagnes de promotion du préservatif permettent de ralentir la propagation de la maladie. Et que la distribution de préservatifs n'a pas pour effet de diminuer l'âge des premières relations sexuelles, ni d'augmenter le nombre des partenaires. 
 
Le pape peut croire que des préceptes moraux, comme l'abstinence ou la fidélité entre les partenaires, peuvent faire mieux que le préservatif en matière de prévention du sida. Il peut aussi le dire et l'enseigner. Mais il ne peut pas aller contre les faits qui montrent, si j'ose dire, les vertus du préservatif. 
 
Le ministre n'a pas raison 
 
Le ministre d'État à la Science et à la Technologie, Gary Goodyear, a refusé de dire s'il adhérait à la théorie de l'évolution sous prétexte que c'est une affaire religieuse. « Je ne répondrai pas à cette question, a-t-il dit au Globe and Mail. Je suis chrétien et je ne crois pas qu'il soit approprié de poser une question sur ma religion. » 
 
Le ministre s'est par la suite plus ou moins rétracté, en disant que oui, il croit à l'évolution et en faisant une comparaison, plutôt inappropriée d'un strict point de vue scientifique, avec l'adaptation à la marche avec des talons hauts. 
 
Mais là encore, il y a confusion des genres. Il ne s'agit pas de « croire » ou de « ne pas croire » en l'évolution. L'évolution est un fait, une théorie au sens scientifique du mot, solidement établie, parce qu'elle est fondée sur des observations (multiples) et parce qu'elle explique (et de façon fort convaincante) l'ensemble du vivant. 
 
C'est pourquoi cette question de l'évolution n'est pas une question sur la religion. C'est une question sur cette chose dont le ministre est le plus haut représentant au pays. Et qu'on appelle la science.

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca

Après ses études à l'École supérieure de journalisme de Lille, en France, et quelques années de journalisme général, Yanick Villedieu a commencé à faire du journalisme scientifique et médical au milieu des années 70. Au magazine Québec Science notamment, puis, pendant deux ans, à la télévision de Radio-Canada, à l'émission Science-Réalité.

Depuis 1982, il a animé à la radio de Radio-Canada l'émission Aujourd'hui la science, devenu Les années lumière. Il collabore également au magazine L'actualité.

Les champs d'intérêt principaux de Yanick Villedieu sont la médecine et la biologie - deux des domaines les plus fascinants et les plus actifs de la science contemporaine -, notamment ces grandes questions de l'heure que sont le cerveau, le cancer, le sida, la génétique fondamentale et appliquée...

Il a publié quatre livres: Demain la santé (Québec-Science Éditeur, 1976), Le Québec sur le pouce (Éditeur officiel du Québec, 1978 et 1984), La Médecine en observation (Les Éditions du Boréal, 1991) et Un jour la santé (Les Éditions du Boréal, 2002).

2 avril 2009

Réponse à M. Glazer 
 
Nous pourrions débattre longtemps sur le sens du bien et du mal, d'un point de vue philosophique. Cependant, tel n'est pas la question. La question est de savoir si, pour une personne ayant des habitudes "d'immoralité sexuelle", peut prévenir l'infection du virus VIH. Contrairement à vous, je ne condamne pas la sexualité des autres. J'affirme simplement qu'entre deux apprentissage, il est plus simple et efficace d'apprendre à une personne ayant une sexualité "immorale" d'utiliser le condom que de lui apprendre à s'abstenir. Et contrairement à ce que vous croyez, le condom est efficace. 
 
Prenons un exemple concret. Le taux d'infection du SIDA en Afrique est d'environs 7%, soit 7 adultes sur 100. Le taux d'inefficacité du condom est de 0,1%. Si vous vous connaissez en probabilité, cela vous donne une probabilité de 0,007% de chance de contracter le virus lors d'une relation sexuelle protégé. Dans le cas de l'abstinence, vous allez me dire que le risque est de 0%. Je vous dirais que c'est faux. Il y a souvent des écarts de conduite. Alors, considérons que 90% des gens se disant abstinent le sont réellement, sans écart de conduite. Ce qui donne un taux d'inefficacité de 10%, soit une probabilité de 0,7% de contracter le virus. Si vous voulez contester, référez-vous à des études sérieuses (autre que celles prient sur le site www.creationnisme.ca) dans le domaine des sciences sociales sur le taux de succès des programmes d'abstinence sexuelle. 
 
En gros, en utilisant le condom en Afrique, une personne a une chance sur 14286 d'être infecter alors qu'une personne "abstinente" qui a un écart de conduite a une chance sur 14 de l'être. 
 
Et pour répondre à votre question sur la cannisse de gaz, je ne l'a mettrais jamais au dessus du feu, car je sais, par la science, que même si le contenant est hermétique, l'élévation de la température est suffisante pour faire éclater la cannisse (expansion du gaz), permettant l'inflammation de son contenu.

Philippe Valois, Montréal

1 avril 2009

La datation avec le carbone 14 est loin d'être précise lorsqu'il s'agit de plus de 2 ou 3 milles ans. Il y a des méthodes beaucoup plus précises tel la désintégration nucléaire : http://www.creationnisme.ca/publication/articles/helium_rate.jsp?section=publication 
 
Peut être devrait tu relire la bible pour ce qui est des dinosaures va voir Genèse 1.21 version Darby(la plus littéral) et aussi Esaie 27.1 et encore Job 41.1-34. on y décrit très bien le Léviathan ou dragon. Le mot dinosaure n'existait pas avant, ce n'est qu'un mot récent dans notre vocabulaire.  
 
En parlant de dinosaures et bien c'est la bible qui confirme l'existence récente des dinosaures d'après les découvertes faites récemment. On a effectivement trouvé des tissus fibreux et du sang sur des os de dinosaure ce qui serait tout à fait impossible si les dinosaures avait 70 millions d'années comme le prétende erronément les évolutionnistes. Les dinosaures ont donc certainement vécu avec nous comme la bible l'affirme et ils sont donc relativement récents. Un peu comme quand les croyants affirmaient que la terre était ronde en se basant sur la bible et que les scientifiques de l'époque ridiculisaient les croyants en disant que la terre était plate.  
http://www.creationnisme.ca/publication/articles/tiss_mou.jsp?section=publication 
 
Le récit de la Genèse est un récit historique sur nos origines et c'est donc au sens littéral qu'il doit se lire de même que presque toute la bible elle-même. Il serait bien que tu l'a lise pour comprendre cela.

Bernard Glazer, Laval

1 avril 2009

Je ne pense pas que tu comprends bien ce que je voulais dire. Je ne parlais pas du jugement des hommes, mais bien du jugement de Dieu, qui se traduit par des conséquences néfastes tant au niveau physique, psychologique que spirituelle. Dieu aime le monde, mais il déteste le mal. Pour moi, je ne juge pas des personnes, mais bien des comportements de désobéissance aux valeurs morales de la bible. Je peux très bien ne pas être d'accord avec un style de vie et le condamner sans pour autant condamner la personne elle-même. Je peux très bien avoir un père ivrogne et l'aimer sans pour autant aimer son ivrognerie.  
 
Bien sur que les MTS sont des infections virales, mais c'est surtout par contacts sexuels en dehors des liens du mariage qu'elles se transmettent. Elles se transmettent aussi avec les drogues injectées à travers des seringues infectées. Pour ce qui est du sang contaminé et bien malheureusement il y a aussi des victimes innocentes qui en paye les conséquences. Malgré les progrès de la science, le monde entier est sous la domination du mal et le lot de la misère humaine se traduit par la déchéance et la malédiction sous toutes ses formes.  
 
99.9 %, tu le pense vraiment ! Mais pourquoi, vouloir prendre ce risque sachant que ta vie est en jeu. C'est comme prendre une cannisse de gaz et l'a passé au-dessus d'un feu en disant, voyez-vous, le gaz est protégé...mais attention un jour le bouchon sera mal fermé ou il y aura des vapeurs et la ça va te sauter au visage.  
 
Pour ce qui est de l'Église et le condom et bien c'est l'enseignement de l'église catholique qui affirme que le condom est mal car il empêche la procréation. Je suis évangélique et nous n'avons rien contre le condom lui-même. Pour nous le sexe n'est pas seulement dans le but de procréer, mais un partage d'intimité et de plaisir. Il n'y a rien de mal pour un couple marié d'utiliser le condom ou la pilule comme moyen de contraception. Ce qui est mal c'est de promouvoir le condom comme prétexte pour se livrer à l'immoralité sexuelle.

Bernard Glazer, Laval

30 mars 2009

Bonjour,  
 
Concernant le ministre... Que l'évolution soit un fait , une théorie ou une croyance n'importe peu. Le ministre a tout à fait le droit de croire à autre chose à la condition qu'il l'assume entièrement. 
 
Ce qui est effrayant, c'est plutôt l'explication qu'on nous donne de son refus; "parce qu'il est croyant". En d'autres mots... "nous sommes des descendants d'Ève et d'Adam"! 
 
Un ministre qui croit à ce couple d'Éden au sens physique ne peut pas en même temps croire à la datation au Carbone 14, à l'anthropologie, à la géologie et à tous nos progrès scientifiques. Ils sont irréconciliables avec la Bible (il n'y a pas de dinausaures dans la Bible après tout!).  
 
Comment peux-t-il alors gérer nos intérêts scientifiques? 
 
La solution est simple... Le ministre n'a qu'à croire à la bible au sens figuré et non au pied de la lettre. Il ne sera alors plus en désaccord avec la théorie de l'évolution. 
 
Reste à savoir si notre ministre "conservateur" possède cette capacité d'ouverture d'esprit...!

Xavier Théorêt, Longueuil

30 mars 2009

Je suis encore une fois surpris de voir à quel point la religion, principalement chrétienne, s'insère dans les débats de la science. 
 
L'abstinence et le lien sacré du mariage sont du domaine des valeurs morales. Or, les valeurs morales sont propre à chacun et protégé par une charte que l'on nomme Charte des droits et libertés. Si je ne suis pas croyant, personne n'a le droit de m'obliger à être abstinent. Si personnellement, je choisi d'avoir une seule partenaire à la fois, je ne peux pas exiger aux autres de le faire. C'est mon droit comme c'est le leur. Je peux les éduquer sur les risques qu'ils courent, mais je ne peux les juger, sans être jugé par eux. 
 
On oublie souvent que les maladies transmissibles sexuellement sont principalement des infections virales et on oublie que le VIH est une infection du sang. Si une personne reçoit, par erreur médical ou encore est infecté par je ne sais quel malchance autre que le rapport sexuel, du sang contaminé, ce n'est pas le lien du mariage qui protègera son partenaire. Si un condom peut être défectueux, 99,9% fonctionnent sans problème. Le véritable problème du condom aux yeux de l'Église est qu'il empêche la procréation, l'une des valeurs fondamentales de cet institution. Et puis, une sexualité saine et éduquée protège mieux qu'une sexualité retenue ou non-éduquée. 
 
Une fois pour toute, sortons les croyances et les valeurs du débat scientifique. La science est avant tout une méthode d'acquisition de connaissance. Elle n'a aucune prétention morale, seul ses opposants et ses pratiquants en ont.

Philippe Valois, Montréal

23 mars 2009

Le pape ne rate jamais une occasion de faire augmenter la pression des gens raisonnables et sensés qui se méfient de tout dogmatisme. Question sida, avortement, etc.,ses positions éternellement conservatrices et d'un autre âge me font faire de la haute pression. Décidément, avec ce pape -comme tous les autres- il nous faudrait une soupape de sécurité afin de faire baisses notre pression et d'éviter que nous explosions tous devant ces propos irréalistes et si détachés de la réalité. Que voulez-vous, l'Homme a créé Dieu à son image... désolante.

Francois Robillard, Terrebonne

21 mars 2009

Je crois qu'il serait bien de mettre les pendules à l'heure. Premièrement, jamais un fabricant de condom n'osera afficher sur son emballage que leur condoms protègent des maladies tel le VIH ou autres maladies sexuellement transmissibles. Il est clairement écrit que ''le condom aide à prévenir les risques'', mais jamais qu'il protège des risques. 
 
Il y a en qui sont défectueux et qui peuvent se déchirer facilement. De plus, l'herpes et l'hépatite c peuvent se transmettre simplement par la bouche.  
 
Ensuite, pourquoi ne pas plutot voir le vrai problème à la source. La banalisation de la sexualité, l'hypersexualisation des filles, la promiscuité débridée, l'immoralité. C'est une question de valeur et d'éducation. Si tout le monde se garderait par l'abstinence et respecterait le lien du mariage, les maladies transmissibles sexuelles n'existerait tout simplement pas. Le sexe est une belle chose qui a été concu dans le cadre du mariage, mais des qu'on essaye de rejeter cet enseignment et bien on se place sous un jugement.

Bernard Glazer, Laval

20 mars 2009

Je suis parfaitement d'accord avec Sa Sainteté le Pape Benoit 16 .

Martin Gravel, Amos

20 mars 2009

Une fois de plus, ce pape dont Hans Kung dit qu'il est parano. s'attire l'attention en nous démontrant comme d'habitude qu'il vit sa propre réalité séparée. Je refuse de m'engager dans une discussion sur les préservatifs, car ce n'est pas le sujet: nous devons nous demander si ce pape ne devrait pas être relevé de ses fonctions car il n'est pas l'apôtre de la paix, mais bien de la haine.

Gérard Lalonde, Elliot Lake

20 mars 2009

Dieu n'existe probablement pas, ne vous préoccupez donc pas de ce que dit ou pense le viellard à bonnet à Rome et vivez selon votre conscience...

Sylvie Girouard, Magog

20 mars 2009

Le commentaire de M. Lapierre résume bien ma pensée sur la situation. Il y a une distinction à faire entre l'évolution des espèces, qui est un fait vérifiable et objectif, et la théorie qu'on y applique, dont la véracité est nécessairement imparfaite. 
 
Le problème, toutefois, c'est que des gens veulent nier jusqu'à l'évolution elle-même (le fait). Du fond de leur sous-sol ou du haut de leur chaire, ils prétendent que cette réalité ne peut pas exister puisque ça contredirait l'un ou l'autre livre sacré. En s'attaquant à la théorie, ils déplacent le débat vers le domaine des idées, ce qui leur permet d'éviter de parler des faits. 
 
Qu'un ministre des sciences adhère à ces (faux) débats, ou fasse même montre d'hésitation au moment d'aborder le sujet, c'est déjà inacceptable.

Leclair Stéphane, Mont-Saint-Grégoire

20 mars 2009

Pourquoi notre Saint-Père ne se limite-t-il pas à des questions de religion? Tous les spécialistes médicaux du monde affirment que le condom réduit les chances de contamination, mais lui, en route vers le Continent le plus contaminé, déclare le contraire. Donc, j'en conclus que ce pape-ci est complètement capoté.

Gilles Sirois, Saint-Jacques, N.-B.

20 mars 2009

Je crois qu'il est possible de ne pas croire à l'évolution et être ministre de la science. Ne soyons pas despotique en disant que l'évolution est un fait mais plutôt une théorie. Si c'est une hypothèse scientifique, le design intelligent peut en être un autre qui mérite autant de considération. Pour le condom, je suis daccord de dire qu'il encourage la promiscuité. Je crois que celui qui pratique la fidélté sexuel et l'abstinence s'éloigne du sida.

Francis Girard, St-Hyacinthe

20 mars 2009

A mon humble avis, les solutions de la lutte contre le sida ne résident pas dans l'utilisation du préservatif, mais par une éducation sincère des comportements de l'homme. Le monde est pervert et les solutions de beaucoup de problémes exigent un retour des valeurs religieuses. Le constat est patent que le préservatif distribué par la communauté scientifique n'est qu'un objet sexuel commercial dont son utilisation encourage plus le vagabondage sexuel. La seule solution c'est d'éduqué les peuples à respecter le corps humain et la vie car elle est sacrée.

Pierre Diabo, Dakat

20 mars 2009

Ce que le pape exprime avec des mots simples puisqu'il s'adresse à des personnes simples, c'est que la conscience est le meilleur moyen d'éviter bien des maux et de ce fait bien des souffrances. La science qu'on ne veut quelquefois que par trop vulgariser, envoie ce message faux qu'elle pourrait de par ses découvertes et ses inventions guérir et prévenir tous les maux. Désolé, mais à moins de rendre le port du préservatif obligatoire et de sévir par force de loi avec des punitions exemplaires contre ceux qui ne respecteraient pas la loi, vous ne pourrez jamais prévenir les risques de maladies sexuelles transmissibles incluant la propagation du VIH sida. Techniquement, il suffit d'oublier son condom une seule fois pour contaminer des milliers de personnes, c'est ce que font hélas pratiquement 100% les personnes qui se targuent d'avoir une sexualité libérée. La prise de risque après tout fait partie du plaisir. 
 
À l'inverse, des personnes conscientes adoptent un style de vie et des habitudes de vie fondées sur le respect de l'autre, ce qui de ce fait préserve la vie humaine, choisir la conscience réduit de manière considérables bien des risques de maladies de toutes sortes. Et d'une manière générale, un niveau de conscience accru a un effet régulateur et bonifie l'ensemble des rouages d'une société. Je pense que ce que j'écris peut d'ailleurs être prouvé scientifiquement.

Serge Drouginsky, LeMoyne

19 mars 2009

Misère noire !  
 
Dans les deux cas, Benoît XVI et Gary Goodyear, les personnages sont complètement dans le champ. 
 
On peut constater, dans le cas du premier, que la religion peut conduire au crime (augmentation du nombre de sidéens crédules) et dans le cas du second, que la religion va de pair avec l'incompétence (ce ministre est indigne de son titre.)  
 
C'est inquiétant, mais moins surprenant qu'il n'y paraît, car les dogmes obtus et le créationnisme obscurantiste, ont encore la cote.  
 
Le débat autour de l'anniversaire de Darwin et de sa théorie de l'évolution m'avait estomaqué.  
 
Merci d'avoir remis, encore une fois, les pendules à l'heure.  
 
Et vive la science !

Marc-André Villeneuve, Saint-Elzéar-de-Témiscouata

19 mars 2009

C'est complètement fou, cette déclaration du Ministre de la "Science" et de la Technologie... Et la "correction" qui a suivi est encore plus traumatisante. Je ne comprends absolument pas comment cet homme a pu obtenir son poste. C'est, et je pèse mes mots, une honte pour la longue histoire scientifique du Canada. 
 
Quant au pape, au point où on en est... (et pourtant, je continue de tenter de me définir comme catholique, mais ça devient difficile...) 
 
Bref, je croyais que l'obscurantisme étant derrière nous...  
 
Mais non, la religion tente de se mêler de science. Pourtant, il me semble que l'expression"Rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu" peut se lire à plusieurs niveaux!

Pascal Girard, Québec

19 mars 2009

Bien sur je ne peux qu'admirer la certitude avec laquelle vous justifiez vos opinions et je manque de place pour m'exprimer. Sur le condom, difficile d'être contre son utilité, s'il est disponible, bon marché, bien utilisé et jeté après usage, qu'en est-il en afrique? 
Pour la science, c'est aussi une religion avec ses dogmes.90% de l'univers nous échape complètement. Il demeure que l'univers existe, qu'il est organisé (non chaotique) et pourvu de lois internes, les lois naturelles, difficile de croire au hazard pur. De plus tout fait scientifique se doit d'être réfutable. donc pas d'affirmations, jamais.

Gérard Lachaussée, Québec

19 mars 2009

Et pourtant elle tourne ! 
Vous pouvez dire au pape et au ministre que la foi est un droit. Chacun peut croire. 
 
Le savoir est un devoir. Le savoir, c'est le patrimoine de l'humanité. Nous avons tous le devoir de le transmettre.  
 
Et le savoir est de plus en plus fin et précis. C'est dans sa nature. Il fait reculer la bêtise et les préjugés. C'est encore notre meilleur atout. 
 
P.S. Un pape et un ministre devraient pouvoir faire la différence entre foi et savoir sans lire les horoscopes ou consulter l'au-delà.

Émond Laurent, Québec

19 mars 2009

D'abord, je cite : "Mais là encore, il y a confusion des genres. Il ne s'agit pas de « croire » ou de « ne pas croire » en l'évolution. L'évolution est un fait, une théorie au sens scientifique du mot, solidement établie, parce qu'elle est fondée sur des observations (multiples) et parce qu'elle explique (et de façon fort convaincante) l'ensemble du vivant." 
 
Pas d'accord. Il y a une grossière confusion des genres, de second ordre, dans cet extrait. Je m'explique. 
 
L'évolution dans le monde du vivant est un fait. La théorie darwinienne de l'évolution, de son côté, est une ... théorie, non un fait. Comme théorie, elle énonce des principes (ou lois) régissant l'origine et l'évolution des espèces. Or, un principe ou une loi n'est pas un fait. Autrement (dans le cas particulier qui nous intéresse) Darwin lui-même n'aurait rien fait d'autre qu'observer les faits, ce qui n'est pas le cas. 
 
Étant moi-même instruit à la théorie moderne de l'évolution et partisan de celle-ci-ci, je refuse d'entretenir une telle confusion. 
 
Question d'épistémologie élémentaire : outre d'un point de vue historique, où tout ce qui arrive est un fait, depuis quand une théorie est un fait?

Serge Lapierre, Saint-Laurent

 - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet

2009

2008