25 février 2009
Repenser la Caisse
La direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec admet une erreur: le papier commercial. Et c'est tout. Pour le reste, la Caisse défend ses choix et maintient le cap: la stratégie de couverture liée à la fluctuation du dollar canadien, les investissements immobiliers et dans les infrastructures sont avisés et porteurs pour la Caisse.
La Caisse se défend, malgré une baisse de valeur du portefeuille de 39,8 milliards et un rendement négatif de 25 %, pire que le rendement moyen des grandes caisses au Canada, de 18,5 %.
J'ai eu le privilège d'interviewer le PDG par intérim de la Caisse, Fernand Perreault, après sa rencontre de presse mercredi matin. Amoureux de « sa » Caisse depuis maintenant 22 ans, cet homme-là, qui aura bientôt 66 ans, considère que la Caisse n'a pas failli dans sa gestion de l'argent des Québécois. Il n'y a pas eu de spéculation, pas d'investissements inacceptables. Sauf le papier commercial... « Une erreur. »
Cette stratégie du papier commercial, Omers et Teachers, les deux autres grandes caisses du Canada, ne l'ont pas exploité. Pourquoi la Caisse, alors? Parce que c'était un placement bien coté, sûr, et rentable, m'a dit Fernand Perreault. Oui, mais, les autres n'étaient pas convaincus. Vous, vous l'étiez, et vous payez cher aujourd'hui.
Est-ce que la pression de faire absolument du rendement vous a poussé à investir dans le papier commercial à presque 13 milliards de dollars, lui ai-je demandé? Non. Le mandat n'est pas de faire du rendement, c'est aussi de participer au développement économique du Québec. Monsieur Perreault, me suis-je permis, vous savez comme moi qu'on a changé la loi en 2004 et on a l'impression qu'on met l'accent davantage sur le rendement à la Caisse. Oui, m'a-t-il dit, mais le papier commercial, ça fait neuf ans qu'on en a, et c'était un bon placement.
Mais, aujourd'hui, mea culpa, mea maxima culpa, on s'est trompé et on doit radier pour 44 % de la valeur de notre papier commercial.
Maintenant, la suite...
Les dirigeants de la Caisse n'ont rien vu venir, c'est le PDG par intérim lui-même qui me l'a dit. Le papier commercial, c'était une erreur. La chute du dollar canadien, de 1 $US à 80 ¢US, ce n'est pas une erreur selon la Caisse, ça n'a juste pas marché! Et ainsi va la vie, on passe à un autre appel.
OK, bien, passons à un autre appel. La suite ne fait que commencer. Je vous invite à commenter la suite d'ailleurs. Voici les dix travaux de la Caisse, à partir de maintenant:
1- Trouver un nouveau président au conseil d'administration. M. Brunet quitte ses fonctions, il a 70 ans, il a été très critiqué pour sa gestion de la crise actuelle. Le prochain président du conseil aura la confiance du premier ministre Charest à n'en pas douter.
2- Trouver un nouveau président à l'institution, qui aura le leadership et la vision nécessaire pour gérer cette Caisse, et la flexibilité de s'adapter (ou de résister) aux pressions politiques.
3- Faire la lumière sur les stratégies de la Caisse en commission parlementaire. Souhaitons que tout le monde y passe: de Richard Guay à Henri-Paul Rousseau, en passant par la ministre des Finances Monique Jérôme-Forget et les dirigeants des sociétés qui cotisent à la Caisse et qui comptent sur elle.
4- Doit-on instaurer une enquête, comme l'exige l'ex-patron du Mouvement d'éducation des actionnaires, Yves Michaud?
5- Faire le point sur ce qui sera demandé aux citoyens québécois pour renflouer les caisses des cotisants. Combien faut-il injecter? Quelles seront les conséquences sur le modèle actuel de « prestations déterminées » pour les retraités et surtout les futurs retraités?
6- Repenser la mission: rendement et/ou développement économique?
7- Et donc, repenser la stratégie de risque. Pourquoi investir dans le papier commercial, dans les aéroports de Londres, pourquoi couvrir à 100 % les risques de devises, etc.?
8- Quel est le rôle du ministère des Finances, du gouvernement dans son ensemble, du premier ministre? Devrait-on dire publiquement, plus ouvertement, que le politique a et aura toujours un rôle à jouer dans la Caisse?
9- Comparons-nous! Que font les gens de Teachers et d'Omers? Que font les Norvégiens, qui ont choisi des stratégies d'investissement différentes? Que font les autres? Que pouvons-nous améliorer?
10- Devrions-nous mieux payer les gens de la Caisse pour attirer des dirigeants plus compétents encore?
Vos réactions...
Retrouvez Gérald Fillion au Téléjournal (à 21 h HE à RDI et 22 h HE à la Première Chaîne), au Téléjournal Montréal (18 h HE), dans les les téléjournaux de plusieurs stations du réseau et à RDI (16 h 15, 17 h 15 et 18 h 30). On peut aussi l'entendre à la radio, à L'heure des comptes et dans les émissions du retour à la maison partout au pays.
5 mars 2009
Ils étaient où Standard & Poors (Moodies- et tous ces grands estampilleurs de réprimande après coup) au moment où dans les livres de la Caisse de Dépôts, on voyait bien que nous avions des participations dans les papiers commerciaux... ç.aurait été le temps d'allumer la lumière rouge..... et puis c est très dommage de perdre 25% de sa valeur comme c est le cas pour la Caisse de Dépôt... j ai un fond, moi, avec Desjardins, Croissance et revenu qui a fondu de 50.9% depuis septembre 2007. Ah...on dit que tout est une question de confiance....hahahaha
Martin Lacoursière, Rouyn-Noranda
2 mars 2009
Il faudrait demander aux gestionnaires de la caisse pourquoi ils n'ont pas vu venir la crise du PCAA à partir de 2006, puisque c'est à partir de 2006 que le marché immobilier américain, sur lequel étaient basés les PCAA, a commencé à fortement décliner.
En effet, dès l'éclatement de la bulle immobilière américaine, il était prévisible que le marché du PCAA allait fortement se contracter. Où étaient les économistes et les analystes de la caisse ? Pourquoi ont-ils continués à acheter du PCAA jusqu'en été 2007, moment où le marché était déja complètement bloqué ?
http://papamarx.wordpress.com/2009/02/20/crise-economique-un-changement-depoque/
Jean Mat, Montréal
2 mars 2009
Je me suis amusé à calculer la perte de la caisse de Dépôt et Placement du Québec. Elle est plus importante que le produit intérieur brut de 98 pays. Cela signifie que la perte de la caisse est plus importante que la valeur de tous les biens et services produits au cours d'une année dans un pays donné. Dans ce cas-ci ,98 pays produisent moins de richesses que la seule perte de la caisse. Je vous laisse tirer vos propres conclusions mais disons qu'il y a anguille sous roche. Les optimistes à tout crin devraient réfléchir à cela.
Guy Agin, Saint-Pie de Guire
1 mars 2009
La réponse à toute ces questions sont:
Coventree ...Incestueuse avec la CDPQ.
On parle tous que les PCAA était côté la note la plus élevé...mais par QUI?
Et bien, DBRS -> Dominion Bonding Rating Service qui s'est retrouvée dans une position privilégiée lorsque 2 autres agences sérieuses (Moody's et Standard and Poor's) se sont retirées de ce marché, le jugeant peu sûr.
Sans cette cotation de DBRS obtenue par Coventree, les PCAA non bancaires auraient eu peu de chance de trouver des acheteurs institutionnels comme la Caisse.
Oh j'oubliais, il faut rappeller que Coventree est présentement sous enquête de la part de la Commission de valeurs mobilières de l'Ontario pour cette émission publique d'actions en 2006, à laquelle a participé la CDPQ...
Tout ça JUSTIFIE DÉJÀ une enquête public...
Phone Ly Vongsa, Montréal
1 mars 2009
Très fâchant de s'apercevoir qu'il n'y a pas de police pour les voleurs de haut calibres!
Et ce,dans tout les domaines financiers.
Sylvain Poirier, La Prairie
1 mars 2009
Une enquête indépendante et crédible. Charest a son "Waterloo" maintenant!
Michel Prud'homme, Trois-Rivières
28 février 2009
Bonjour,
Votre questionnement Mme Bastrash est très pertinent. Je me posais la question aussi et j'ai eu la réponse à l'émission de M. Fillion.
En effet la Caisse emprunte, à hauteur de 70 milliards de dollars. C'est bien ça, les gestionnaires de la Caisse joue à la roulette en empruntant sur le dos des cotisants pour augmenter l'effet de levier, disent-ils.
Moi je pense qu'ils désirent surtout augmenter l'effet de levier sur leurs primes et bonus!!!
Quant aux firmes de cotation, je me demande pourquoi on leur donne encore le droit d'exister après avoir coter les PCAA comme valeurs très sures AAA+, quand on sait que ce sont les PCAA qui ont déclenché toute cette crise financière!!!
La très grande indulgence que manifeste nos gouvernements envers ces irrégularités, pour ne pas dire magouilles, de la haute finance me laisse perplexe... et me laisse croire que le cancer est plus généralisé que l'on pense...
Jocelyn Ouellet, St-Félicien
28 février 2009
Le diable se cache dans les détails.
Pour éviter une mauvaise analyse, en placement, il est nécessaire de connaître le milieu dans lequel on investit.
Et la Caisse de dépôt, cette connaissance n'était pas là.
Questions de langue et de moeurs probablement.
Roland Lalon, Montréal
28 février 2009
Je trouve qu'il existe une certaine hypocrisie et de la population en générale et de toute la classe politique, gouvernement comme opposition. Ne nous trompons pas, si c'était Charest qui était dans l'oppostion, il aurait tiré à boulet rouge sur le gouvernement comme il l'avait fait quand caisse avait perdu 30 millions.
S'agissant de notre hypocrisie, la caisse a fait pendant 6 ans des taux de rendement au delà de 6% en prenant des risques. Ni les médias ni la population n'a applaudi. Sans changer sa stratégie, elle s'est gourrée cette fois-ci à cause de la crise financière mondiale et on déchire nos chemises. Tout le québec a parié et tout le québec a perdu. Nous avons gagné pendant 6 ans. Maintenant, pour ce qui est de changer le mandat de la caisse et en faire juste un bas de laine, mauvaise idée!!!! Notre population est veillissante, on n'a pas assez de travailleurs côtisants pour remplir notre bas de laine. On va être obligé de monter les côtisations.
Conclusion: La caisse est fiable!!!Oui on doit ressérer la gestion du risque mais on doit garder le mandat de rendement de la caisse.
Eric Martin, Saint-Lazare
28 février 2009
Bonjour monsieur Fillion,
Est-il de bonne gestion de ne radier la valeur du papier commercial qu'à la hauteur de 44% alors que celui-ci, ne trouve aucun preneur actuellement!
N'est-ce pas une stratégie scabreuse qui table sur un retour à l'avant-plan de ces produits toxiques sur le plan financier.
De plus, à supposer que l'économie se redresse et que ces produits retrouvent une certaine vitalité; on sera confrontés à un marché dans lequel de toute façon l'offre sera nettement supérieure à la demande, ce qui implique une faible valorisation d'une part et de l'autre seront favorisées, les institutions financières qui auraent partiqué une radiation intégrale de la valeur de ce papier commercial.
A ce petit jeu, devinez ce qui va se passer
Stéphan Dulieu, Longueuil
28 février 2009
Remarquable ce point de presse des dirigeants de la Caisse bien alignés en rang d'oignons, et avec une saveur tout aussi aigre! Ces administrateurs supposément chevronnés, et grassement payés, se sont transformés, sous la férule de Monsieur Rousseau, en petits boursicoteurs inconscients qu'ils jouaient les avoirs durement acquis des citoyens du Québec. Comment la ministre des finances et le gouvernement Charest ont-ils pu laisser aller un pareil cafouillage? C'est eux qui en bout de ligne doivent répondre du mandat qu'ils ont donné à la Caisse, et de la nécessaire surveillance nécessaire qu'ils doivent exercer sur elle, parce que c'est l'argent des Québécois. Que Monsieur Charest cesse de se réfugier hypocritement derrière l'obligation de non-interventionnisme! Tout au contraire, les états financiers trimensuels de la Caisse devrait être soumis à une commission parlementaire permanente où tous les partis seraient représentés. Ça ne veut pas dire: faire les choix d'investissements...mais «faites attention là, messieurs, ça devient risqué!». Après tout, les élus peuvent servir à autre chose que de délibérer sur le port du casque dans les sports de glisse!
Raymond Parent, Ste-Catherine
28 février 2009
S&P pourquoi?
Bien...la CDP a emprunté beaucoup...
En passant, posez-vous la question, est-ce qu'il y a un conflit d'intérêts? Familles? Membres familles?
Ne vous laissez pas berner...
Pas de commission parlementaire, il faut une COMMISSION INDÉPENDANTE!
Phone Ly Vongsa, Montreal
27 février 2009
Monsieur Filion,
J'aimerais savoir en quoi le fait que la Standard & Poor's ait décidé de placer sous surveillance la CDPQ, ce qui pourrait éventuellement se traduire par la dégradation de sa cote AAA, devrait nous inquiéter? La CDPQ est avant tout un investisseur, pas un emprunteur à ce que je sache.
Elle est le fiduciaire de nos cotisations et de nos primes, qu'elle a pour mission de faire fructifier, alors pourquoi devrait-elle emprunter sur les marchés?
À quoi lui sert cette cote AAA si elle n'est pas un emprunteur? N'est-pas plutôt la Caisse qui devrait exiger cette cote des institutions financières à qui elle confie nos avoirs?
Line Bastrash, Multrave-et-Derry
27 février 2009
Jean Charest est tout fier de dire et redire aujourd'hui que le PQ et sa chef Pauline Marois sont responsables de la décote de Standard & Poors envers la CDP.
Monsieur Charest serait-il en train d'admettre que les déclarations de la chef de l'opposition ont plus d'influence sur les décisions de S & P que les paroles du premier ministre du Québec?
Coudonc. Est-ce que Monsieur Charest n'aurait plus les deux mains sur le volant
Pineault Robert, Jonquière
27 février 2009
Qu'il est désolant de voir tant de petitesse d'esprit de la part de nos dirigeants. Est-ce le reflet de ce qu'ils pensent de nous? Ils se trompent! La population est plus sage que ça. Elle est prise en otage. La ligne des partis passe bien avant l'honneur et le bon sens. Les partis d'opposition se délectent des proies faciles. Le parti au pouvoir se défend mais veut aussi trouver des coupables afin de satisfaire la grogne populaire, la roue qui fait du bruit, bien entendu.
Mais y a t'il vraiment des coupables à la CDPQ? Personnellement je crois à la bonne foi de ceux qui avaient à gérer nos fonds. C'est facile, après coup, de mettre le doigt sur les erreurs. Ces erreurs auraient pu s'avérer bénéfiques dans un autre contexte économique. La simple solution est celle d'apprendre de nos erreurs. Cessons les mesquineries.
Patrice Bernard, Amos
27 février 2009
Cette débandade de la caisse de dépot suscite de l'indignation. C'est trop facile de faire comme le montre Chapleau dans une caricature: c'est pas moi c'est lui. On dirait que l'on s'est permis d'aller jouer au Casino avec les économies des Québéçois. Sans se lancer dans une chasse aux sorcières, le gouvernement doit prendre toutes les mesures pour aller au fond des choses et cela sérieusement. C'est une question de respect pour les citoyens Québéçois. C'est trop facile de dire on a pas vu venir les choses. Pourtant l'automne dernier les partis d'opposition prévoyaient des pertes importantes à la caisse, ils n'avaient pas les chiffres exacts mais ils prévoyaient des pertes significatives. Facile de dire pour la ministre des finances que Monsieur Dumont a menti!
Quant aux salaires des administrateurs et gestionnaires, j'ai un peu de difficulté que dans notre société, le sens des responsabilité, la justice et l'équité soit directement proportionnelle à la rémunération!
Ces gens là gagnent souvent des salaires de millionnaires, ils ont souvent des bonis même si tout s'écroule. Le gouvernement devrait avoir l'audace de demander le remboursement des bonis de certains gestionnaires.
Avec toute cette situation comment voulez-vous que la population et les jeunes ne soient pas cyniques envers les politiciens et les hauts dirigeants de notre société.
Jean-Claude Tanguay, Val-Morin
27 février 2009
Oui, lamentable ce Charest qui obéit aux volontés de Desmarais (Power) lire le livre de Robin Philpot, il n'a plus la légitimité de gouverner. Il est majoritaire par une mince avance, il suffirait qu'un certain nombre de députés libéraux qui ont encore un peu de fierté et d'honnêteté décident de quitter le parti, il pourrait devenir minoritaire avec les conséquences que cela implique c-à-d se faire renversé. Je ne suis pas sûr que le parti d'opposition est bien équipé pour gouverner mais au moins on serait débarrassé des Libéraux, comme dans la chanson... Nous devrions faire pression auprès des députés libéraux pour exercer ce droit à une gouvernance honnête si cela existe...
Daniel Trépanier, Ste-Thérèse
27 février 2009
M. Fillion, voici en vrac quelques commentaires, basés probablement plus sur le coup de l'émotion que sur le rationnel???? @ nos pensionnés de l'état: inquietez-vs pas pour vos pensions chers parvenus de la révolution tranquille, les dégats de la CDPQ seront a la charge de la génération qui vous suit, Ils ont le dos large. Au gouvernement, en particulier Ti Jean et sa ministre Monique la sacoche, le taux de participation aux dernieres élections a été historiquement bas, allez savoir pourquoi!!!!!!!!!! (cynisme, cynisme, cynisme). A Standard & Poor: Quelle ironie de venir faire la lecon a la CDPQ, ou étainent'elles ces agences de cotations( spécialistes de l'évaluation du risque) qui en 2007 continuaient a donner la meilleur cote aux P.C., si ont pouvait vs coter, la vote serait pas tres haute en ce moment, petit conseil d'un Jos le plummer, vs devriez prendre un peu plus de temps pour évaluer la cote AAA du gvt. américain sa rétablirait un peu votre crédibilité. OUF! ca fait du bien. Bonne fin de semaine M. Fillion.
Alain Dumas, Sherbrooke
27 février 2009
On pourrait tout simplement abolir la caisse, retourner l'argent aux cotisants.
Y-t-il quelqu'un qui pense encore que l'état est là pour les sauver ??????
Dès qu'il y a des surplus en quelque part, comme dans la caisse d'assurances emploi, la caisse de la SAAQ, on peut être certain qu'ils iront piger dedans, Qu'il vont finir par mal gérer la cagnotte et placer les TIZAMIS en charge avec les gros salaires et les boni.
Maintenant nous aurons a demander, encore, au plus jeunes de cotiser encore pour assurer les paiements, sans garantir qu'ils en auront pour eux-mêmes.
Ce sera assurément pareil dans les fonds privés. pelleter par en avant.
Cela a ses limites....et c'est définitivement assez. Les populations commencent à se réveiller.
Un de mes amis qui est psychologue industriel, m'a raconté que lors des annonces de Charest et Forget, il s'est bidonné.
Quand un menteur est coincé et qu'il acculé au pied du mur, il fait diversion en faisant de la projection sur les autres. On a donc, accusé le PQ de faire de la récupération politique et Dumont d'âvoir menti...........
S'il subsistait un moindre doute sur la connaissances des faits à la caisse, la réaction de Charest et Forget les ont définitivement dissipées.
Le problème c'est qu'on ne peut pas laisser des sommes importantes au politiciens, c'est toujours un fiasco et ce le sera toujours.
Si il y en a qui encore qui sont assez stupide pour penser que l'état vise avant tout le bien-être de la population, qu'ils ''continussent'' à écouter la télé-réalité.
L'état est une sangsue qui vise sa propre continuité avant toute chose. Mais que je pense que les gens mieux avisés sont ceux qui se prennent en main et ne compte surtout pas sur l'état pour quoi que soit.
Gilbert Ampleman, Terrebonne
26 février 2009
Vous posez de nombreuses questions et vous faites bien. Celles que je trouve les plus pertinentes sont les questions 6 et 9. Pourquoi ? Parce qu'elles connectent directement au jeu politique. Dans un pays (il est vrai que le Québec est une Province), c'est aux politiques de prendre leurs responsabilités et d'instiller leur vision dans le cadre des institutions. Ce qui implique une vison économique, sociale, idéologique, etc... laquelle permet à la nation de se définir. La Caisse, tout comme Hydro, etc... sont des institutions, émanations directes de la société Québécoise, elles définissent en principe les valeurs qui donnent à la société Québécoise sa couleur. Les orientations prisent par la Caisse ces dernières années sous la houlette du gouvernement de Charest sont elles conformes aux valeurs qui théoriquement forgent la société Québécoise ? Qu'il me soit permis, si vous le permettez, d'en douter.
Ainsi, le gouvernement de monsieur Lesage avait somme toute défini les éléments et les principes constitutifs de la Caisse. On peut je pense, estimer avec modération que ce mandat eût avec efficience contribué au développement Québécois, il n'était donc pas d'urgence d'en changer.
D'autre part vous évoquez la Norvège, la différence de fond qui existe entre le Québec et la Norvège s'est que le premier est une émanation de la constitution du Canada , tandis que la seconde est un royaume souverain. Ce qui soit dit en passant n'a pas toujours été le cas, car l'histoire de la Norvège est qu'elle était passée de mains en mains, pour être mariée de force à la Suède et devenir dans le cours du 19ème siècle un royaume totalement indépendant. N'allez pas voir dans mes propos un appel à l'indépendance du Québec, mais disons que les Norvégiens qui ont été laissés faces et à leur destin savent certainement bien ce qu'est une gestion saine et responsable dans une société solidaire. Un modèle qui pourrait ici aussi s'appliquer.
Serge Drouginsky, LeMoyne
26 février 2009
C'est plutôt amusant de constater que dans son rapport FFSA de février 2008 sur le Canada, le FMI nous mettait déjà en garde contre les dérapes économiques et politiques que pourraient entrainer les nouvelles pratiques d'investissement à la CDPQ. Le FMI prêchait même d'ailleurs déjà pour une révision des pratiques de gestion des risques et une approche plus prudente.
Voir les paragraphes 68 et 69, et la note de bas de page 24:
http://www.imf.org/external/pubs/ft/scr/2008/cr0859.pdf
Assez amusant! (Ou déprimant, c'est selon.)
Claude Gratton, Québec
26 février 2009
Quand j'écoute les commentaires de M. Charest, je trouve ça !/$!"!"! C'est une insulte à la population tout simplement.
Eric Chan Tave, Montréal
26 février 2009
La Caisse et le fonds des générations : 900 millions de pertes inutiles.
À mon avis, si le premier ministre ou sa ministre des finances avait décidé de rembourser la dette en dollar américain de 2G$ au moment où le dollar CDN était au pair avec le $US, le rendement aurait été de 20% en moins d'un an puisque le dollar canadien a baissé de plus de 20% depuis quelques mois. Le gouvernement aurait pu réemprunté le même 2G$US par la suite et recevoir 2,4G$ en dollar canadien. Ayant perdu, selon toute probabilité, 25% des 2G$ soit 500 millions de dollars sur le fonds des générations géré par la Caisse, et tenant compte du manque à gagner de 400 millions, le gouvernement du Québec de Jean Charest par sa décision s'est privé d'un montant de 900 millions de dollars dans la «sacoche» de la ministre des finances. Peut-être l'ont-t-ils fait ? Mais je n'ai aucune indication à cet effet.
Pierre V. Laflamme, Québec
26 février 2009
La perte de $40 milliards de la CDP est énorme. C'est plus que les pertes de la Bank of Scotland qui a basculé en europe récemment.
Avec la décote de Standard & Poors annoncée cette après-midi, la CDP est à genoux et supplie le monde finanncer de lui faire confiance. Mais on est pas sorti du bois, l'année 2009 commence sur un mauvais pied. Si la CDP affichait une perte de $40 milliards à la fin de 2008, quel sera la perte à la fin du premier trimestre 2009 ? J'ai peur de l'imaginer..... Les québecois ont subi l'imposture du 21e siêcle aux élections de décembre et il sont pris avec Jean Charest pour 5 longues années.....à moins qu'il démissionne avec Madame Jérôme-Forget. Si ces politiciens aiment leur Québec ils doivent comparaître à la commissions parlementaire et si nécessaire à la commission publique.
Sylvio Gagnon, Ottawa
26 février 2009
La suite...
Tout étant très politisé ici on se demande jusqu'à quel point les discours et promesses vont faire en sorte de confontrer les générations. D'une part les jeunes sont endettés plus que jamais et vont perdre leurs emplois et ils seront déstabilisés et d'autre part les baby boomers souvent bien pensionnés mais jamais assez vont séquestrer la pouvoir politique en leur faveur et pour ne pas payer pour les pots cassés. On l'a entendu hier, ils veulent que la nouvelle génération paie pour les erreurs de la caisse. Question:: combien d'années les syndiqués de la fonctions publique n'ont pas cotisé à leur fonds grâce au supposé surplus et qu'en plus ce n'était que l'employeur ( l'état) qui payait, soit le peiple québécois. Faudra-t-il que le peuple paie encore pour des erreurs venant de la fonction publique concernant la fonction publique..
Le peuple ne peut accepter de garnir enore une fois les fonds de retraiite de la fonction publique qui par surcroit les perdent par leur négligeance.
Il faut qu'ils assument eux même leurs décisions et leurs responsabilités.
Pierre Juteau, Montréal
26 février 2009
Va t'on en parler pendant 1 an pour trouver un coupable et entendre dire celui-ci est un menteur, celui-la le savait ou c'est la faute de celui-ci ou de celui-la.Un patron qui engage du personnel pour faire du travaIL, a-t-il toujours mis les mains dans la pate pour voir sil il y a de la poussiere dedans
Le gouvernement a donne une mission a des hommes et des femmes pour faire un travail et il y a eu des rates. A qui la faute?
Pauline Giguere, Joliette
26 février 2009
Nous devrions désormais changer le nom de la Caisse de Dépôt pour Caisse de Retrait ! Qu'arrive t'il a tout cet argent qui semble être parti en fumée et en commission/bonus pour nos compétents aviseurs en finance et placement !! Qui ont encaissé les profits. cela sent le scandale quand il n'y a personne qui s'avance et dire qu'il/ils ont fait une erreur par cupidité afin d'avoir le BEAU BONUS AU RENDEMENT,,,,
Rémi Chiasson, Montréal
26 février 2009
Les courtiers qui ont vendu les titres à la Caisse de dépôt, qui sont-ils?
Quels ont été leurs profits en 2008?
Pourquoi n'en parle-t-on jamais?
Une perte de 40 milliards, ça profite à qui selon vous?
Richard Morand, Mont-Tremblant
26 février 2009
OH que oui!
Une enquête tel que proposé par M. Yves Michaud qui fait un excellent travail d'éclaireur.
Martine Br.
Martine Brodeur, Alma
26 février 2009
QUAND J'ENTEND LES GENS DE LA CAISSE ET Mme Forget " On a rien vu venir..."
C'est dr^le d'une part que M. Charest a vu venir le besoin d'une élection...
D'autre part, en simple néophyte, j'abais lu le 15 fév. 08 que les banques américainnes seraient en faillites en sept. 08. Je n'y croyais pas et pourtant. www.leap2020.eu.
Félicitation pour votre émission.
Martine Brodeur, Alma
26 février 2009
Voici ce que j'écrivais dans vos carnets le 25 février 2008 (c'est facile à vérifier). Au moment où tout le monde portait H-P Rousseau aux nues: "J'aimerais ajouter un petit bémol. Je ne participe pas de cet enthousiasme général et je ne crois pas, jusqu'à preuve du contraire, que la Caisse de Dépôt et Placement du Québec est parmi les « top 5 » au Canada. La grande question auquel personne ne répond est la suivante : ses dépréciations d'actifs représentent-elles la réalité? Nous savons que la valorisation, dans les portefeuilles, de ces fameux titres adossés ont fait l'objet de jongleries comptables aux USA qui ont frisées l'escroquerie. Tant que ces titres, dont la valeur est adossée à des emprunts immobiliers, trouvaient preneurs le problème de la valorisation ne se posait pas. Maintenant que plus personnes ne veut de ces véhicules comment évaluer leur valeur? Tous cela s'est bâti sur des prémisses fausses. Bien souvent la valeur de ces titres adossés était "estimé" c'est-à-dire inscrit dans le bilan à une valeur "théorique". Cela ne correspond pas à la réalité puisque seule une comptabilisation « à la valeur du marché » représente la seule et véritable valeur d'un titre. Comme les gestionnaires de la Caisse de Dépôt n'ont pas «vendu» ces titres sur le marché pour en apprécier l'attrait auprès d'acheteurs, ils peuvent bien nous raconter n'importe quoi. Dans les circonstances quel genre d'entourloupettes comptable la caisse de dépôt a-t-elle utilisée? Les radiations représentent-elles 5%, 25%, 50% de la valeur des titres? En ce qui concerne la «récupération» de 1,4 milliard de dollars du PCAA le raisonnement est le même, tant que la valeur théorique et estimé n'est pas « réalisé » sur le marché, elle est nulle. Et comme ce marché n'existe plus je vous laisse tirer vos propres conclusions." Si moi, j'avais vu venir la crise des subprime, que l'on ne vienne pas me dire que des gestionnaires aguerries n'ont rien vu. C'est une insulte à l'intelligence.
Guy Agin, Saint-Pie de Guire
26 février 2009
J'espère que vos 10 questions seront examinées de près par une commission parlementaire ou commission d'enquête, elles font le tour du problème. Je voudrais répondre à la question 6-Repenser la mission. À mon avis, la mission de la CDPQ devrait être uniquement le rendement, non pas le développement économique du Québec. À sa création en 1966, le développement économique devait être sa priorité, puisque c'était le début de la Révolution tranquille et qu'il y avait tant à faire. De plus, le régime de la RRQ, le seul déposant à l'époque, en était à ses débuts, il y avait donc des cotisations, mais pas de prestations versées. Il fallait donc utiliser cet argent à des fins de développement économique. Le contexte est tout autre aujourd'hui, d'une part, il y aura de plus en plus de prestataires et d'autre part, il y a d'autres instruments de développement économique qui ont été créés depuis : Investissement Québec, SGF, Fonds de solidarité FTQ, les sociétés Innovatech, etc.
Les sommes des déposants devraient être versées uniquement dans des fonds à revenus fixes, ainsi, il n'y aurait plus de rendements négatifs à la CDPQ. Dans ce cas, on n'aurait plus besoin d'une institution comme la CDPQ, les sommes pourraient être déposées directement à Épargne Placements Québec dont les produits sont tous des produits à revenus fixes.
Nicole Roy, Québec
26 février 2009
J'ai bien apprécié l'entrevue de M. Fillion avec le président intérimaire de CDP, Monsieur Perrault je crois. Toutefois, là où j'ai tiqué est la réponse à la question suivante: Avez-vous vu venir la crise? Il a répondu non, jamais. Lorsque vous lui avez demandé de confirmer si aucun analyste financier avait sonné l'alarme au cours de l'année. Il a répondu non. Je suis très étonné. Je pense que c'est dans l'émission Enjeux où le reporter nous présente un québecois qui avait un poste de chef des investissements stratégiques dans une des banques USA qui a été mise en faillite, il avait prévenu bien des mois avant la crise la direction d'arrêter d'investir dans les PCAA, de retirer toutes leurs billes. Mais la direction ne l'avait pas écouté. Je pense aussi à plusieurs courtiers en valeurs mobilières qui conseillaient leurs clients , dès janvier 2008 au premier signe annonciateur de la crise, de retirer leurs billes. Vraiment, vous m'avez compris, j'éprouve de la difficulté à croire que la direction de la CDP ne l'avait pas vu venir. Je ne suis pas surpris de cette position. Je suis convaincu qu'il y avait des économistes qui ont soumis des études, des analyses de marché qui pointaient le doigt sur l'éventualité d'une crise impossible à éviter. Merci de m'avoir lu. Continuez votre bon travail, monsieur Fillion.
André Laveau, Ste-Julie
26 février 2009
Si l'on regarde les rendements de la caisse de dépôt depuis 2005 et que l'on fait la moyene on est quand même à un rendement positif.
C'est comment par rapport aux autres caisses au Canada?
Pierre-Yves Bouchard, St-Sauveur
26 février 2009
monsieur Filion,
je ne sais pas si vous allez publier mon commentaire, mais le voici:
Toute la journée, la veille, le soir, le lendemain: 40 milliards de déficit (sans compter les mois de janvier et février 2009 dont on a glissé un tout petit mot (10 milliards additionnels?) en se gardant bien d'élaborer sur le sujet), 3 724 milliards US pour le budget américain. Je ne suis plus capable d'arrêter de rire. Je pense que je vais devoir me rendre à l'urgence où, si je réussis à continuer à rire pendant 7-8-9-10 (DES CHIFFRES QUE JE COMPRENDS) heures d'attente, on va peut-être me donner une corde pour me pendre. Je m'excuse messieurs, mais ça commence à devenir trop surréaliste! Et moi qui n'ai plus de travail, qui ai perdu une grosse part de mes économies, qui doit aider mes enfants financièrement, avec 2 fois moins d'argent que l'année dernière, il faut absolument que j'arrête de rire! J'espère que je ne vais pas commencer à pleurer. Parce que là, je crois que je ne vais sûrement pas pouvoir m'arrêter. Je devrais peut-être songer à aller conduire un gros camion dans les sables bithumineux en Alberta. Ça me ferait du bien d'être occupée et plein d'argent à n'importe quel prix. Et parlant de bas de laine des québécois, une question en terminant: puisque 80% des actifs des Québécoises et des Québécois (80%) sont détenus par les personnes de 60 ans et plus, j'aimerais bien, Monsieur Filion, que vous abordiez dans votre carnet ce sujet et ses répercussions sur qui va tricoter des «bas de laine» pour les jeunes.
Michelle Briand, montréal
26 février 2009
Bonjour,
Je suis tout à fait d'accord avec les commentaires de MM Marceau et Brasseur, la Caisse ne sert pas vraiment les intérêts des citoyens mais bien ceux des gouvernements. Ce qui revient tout simplement à dire que les gouvernements passent leurs intérêts avant ceux des citoyens !!! Est-ce assez incroyable???
Le gouvernement du Québec n'assure pas sa flotte de véhicule. C'est facile à comprendre qu'il n'aurait pas d'avantages à le faire et qu'il devrait payer en plus une prime pour l'administration du régime. Les grosses compagnies privées font la même chose.
Avec la Caisse de dépot, ne payons nous pas une prime inutile, pour une administration qui de plus n'est pas très comptétente???
Finalement lorsqu'on regarde comment les gouvernements utilisent les fonds créés pour de soit-disantes bonnes causes, la CSST, le RRQ, l'Assurance Chômage au fédéral etc..., on réalise qu'ils trouvent toujours le moyen de les détourner sournoisement de façon à ce que le payeur de taxe n'en est pas pour son argent...
Définitivement, il faut mettre la hache dans cette boite!!!
Jocelyn Ouellet, St-Félicien
26 février 2009
Je lis des commentaires comme "nous devrions fermer la caisse de dépôt et payer la dette avec ses actifs", "combien d'argent l'État québécois doit-il à la caisse de dépôt?" ou "pour la rendre plus performante, on devrait la rendre indépendante du gouvernement", et je me rends compte que beaucoup de gens ont une opinion, sans vraiment savoir ce qu'est la Caisse de dépôt, ce qu'elle fait et à quoi elle sert.
D'abord, payer la dette publique avec les actifs de la caisse de dépôt se résumerait à un vol: prendre l'argent des régimes de pension des enseignants, des infirmières et de tous les fonctionnaires québécois, plus des fonds d'assurance automobile, du Régime des rentes du Québec, etc., et l'utiliser pour payer la dette de l'État. Cela serait à la fois absurde et ignoble!
Ensuite, l'État ne doit absolument rien à la caisse de dépôt.
Finalement, la caisse de dépôt fonctionne de façon autonome mais selon un cadre établi par la loi provinciale. Il va de soi qu'elle soit soumise à certains contrôles, puisqu'elle gère des fonds de pension publics. De plus, leur donner "plus d'indépendance" ne serait en rien une garantie de performance à long terme. Il s'agit là d'un dogme néolibéral qui est non seulement faux en théorie, mais en pratique. En fait, les grandes banques américaines étaient complètement indépendantes du gouvernement lors de la crise du crédit.
Nicolas Lamont, Montréal
26 février 2009
La décision de la Caisse d'investir dans les papiers commerciaux est tellement aberrante; un amateur
n'aurait pas fait pire, que je me demande si ce
serait stupide de penser à des commandites
sur le marché boursier ... du genre... on va déshabiller
Jacques pour habiller Jean ? Ça prend pas un diplôme universitaire pour comprendre que ça équivalait à
acheter des mauvaises créances.
Monique Lévesque, Montréal
26 février 2009
Depuis les élections fédérales l'information sur l'état de finances publiques de nos deux paliers de gouvernement n'a jamais été aussi floue et discordante. On nous a dit en campagne électorale (fédérale & provinciale) qu'aucun déficit n'était à prévoir et que l'on allait échapper à la crise financière..... de l'équilibre budgétaire post électoral, le ministre Flaherty nous annonce maintenant un déficit d'une trentaine de milliards et Mme Forget fait de même avec son équilibre budgétaire basé un secteur avionique fort qui est soudainement rompue en quelques semaines avec les annonces de Bombardier et de Bell hélicoptère. C'est à croire que mme. Forget pensait que ce sont les québécois qui achètent des hélicoptères et des avions...
C'est maintenant au tour de la CDPQ dont plusieurs fuites nous laissaient présager des pertes importantes. Pourtant, mme. Forget niait la situation en campagne électorale alors qu'elle en avait été informée et même que plusieurs questions en chambre avaient été soulevées sur la question des PCAA.
Pourtant, les québécois doivent se contenter d'une réponse comme celle du président par intérim «nous avons fait une erreur» ou celle de mme la ministre «le gouvernement ne peut être tenu responsable des pertes». Il me semble que l'imputabilité est un terme connue de nos administrateurs publics !
À savoir s'il faut une commission d'enquête pour soulager les contribuables qui seront sollicités pour les 8 prochaines années dans un effort collectif pour combler ces pertes, il me semble que c'est le minimum pour un tel laxisme. C'est difficile d'avoir du courrage politique, des élus qui nous disent les choses comme elles le sont sans détour infentilisant à la saveur lunette rose ou de tenir sa bourse bien serrée!
jean-Francois Simard, Alma
26 février 2009
Je pense que M Marceau résume bien la situation. La caisse fait le même travail que de multiples institutions privées, dans la mesure où elle n'a plus sa mission d'interventionnisme économique elle n'a plus aucune raison d'être et surtout aucune raison de demeurer un monopole qui garde ses clients captifs. Dans ces conditions pas étonnant que cette organisation tende vers la médiocrité: ses résultats périclitent pendant que ses frais de gestion explosent. Bref la Caisse n'a rien à envier au ministère des transport ou à l'AMT...
Mais je ne me fais pas d'illusions, la Caisse c'est un joujoux politique et idéologique, une vache sacrée (encore une, c'est pas pour rien que Claudette vient d'intervenir pour calmer les ardeurs de réformes qui se font un peu trop pressantes).
Comme en santé, en éducation ou ailleurs Il y aura beaucoup de bla bla, quelques boucs émissaires et une bonne grosse "réorg", mais dans le fond rien ne va changer, bien au contraire. Bienvenue au royaume de l'immobilisme.
Pierre Brasseur, Vaudreuil
26 février 2009
Demandez dans la population c'est quoi des milliards !!!!!
Ce que je trouve épouvantable, c'est que la plus part des journalistes
ne le savent même pas, dans mes meilleurs classes (secondaire V ),
pas un étudiants (es) n'avaient l'idée d'ordre de grandeur
et encore moins, faire des opérations à ce niveau,
et pourtant ça se fait oralement comme 2+2=4 !
Imaginez !
$39800 millions/8 millions de Québécois(es) = $4975.00
calculs oraux équivalent ($40000/8=$5000)
$4975.00 /52 semaine= $95.67 pour 1 an sans impôt ($5200/52=$100)
exemple si vous êtes 4 dans une famille
vous allez recevoir $95.67 X 4 = $382.56 X4 =$1530.24 /mois pendant 12 mois
Donc une famille de 4 personnes a perdu $18360.00 !
Dites-le simplement à la population !!!!!!!!!!!
Chaque Québécois (es) du plus jeune au plus vieux
a perdu $100.00 par semaine pendant un an !
C'est ça 39800 millions de dollars !
Comprenez-vous ce que ça veut dire maintenant !!!!!!
L'affaire Norbourg est 115 millions.
La Caisse de Dépôt est 40000 millions (40 Milliards).
La Caisse de Dépôt c'est 348 fois plus importants que l'affaire Norbourg !!!!!!!!
D'après-vous quel est le pourcentage de la population qui a compris les
déclarations de la Caisse de dépôts du 25 février 2009 ?????
J'ai écouté les questions des journalistes à la TV et
je vous pris de me croire, ça faisais pitié !!!!!!!!!
Albert Boily, Québec
26 février 2009
Le papier commercial et le taux de change dévient l'attention des vraies questions à poser à la Caisse. En 2008, la Caisse a eu sur des actions et produits dérivés des pertes réalisées ou non totalisant 42 MM$. C'est énorme sur un portefeuille d'actions de 67 MM$ au début de 2008. La Caisse indique des pertes de 40 à 45% sur les actions en 2008. Si les marchés ont diminué de 35%, comment atteint-on des pertes de 45% à la Caisse? Puisque 45% de 67 MM$ représente des pertes de 30 MM$, ou 25 MM$ en incluant le change et les catégories à moins de 45%, d'ou vient l'autre 12 à 17 MM$ de pertes? On voit que les placements à revenus fixes ont diminué de 25 MM$ en 2008, ce qui suggère que ce montant a été réinvesti dans le marché des actions. On pourrait penser que ce réalignement a eu lieu après la chute des cours et donc conclure que ceci n'a pas contribué aux pertes. As-t-on raison? Si oui, la seule explication des énormes pertes est l'utilisation de produits dérivés autres que ceux de couverture. Quels produits dérivés ont produits les pertes? La Caisse est avare de détails sur ce sujet dans ses états financiers, alors qu'elle consacre 8 pages au papier commercial (qui ne représentait que 5% de ses actifs et 10% de sa perte). Une belle façon de dévier l'attention. L'utilisation de produits dérivés (ou d'options, ou autres) a-t-elle fait en sorte que le risque boursier n'était pas que sur 67 MM$ mais sur le double de ce montant? Un effet multiplicateur qui permet d'obtenir des gains plus grands (mais aussi des pertes plus grandes) que les indices. Les gains réalisés sur ces produits de 2003 à 2007 sont-ils supérieurs aux pertes encourues sur ceux-ci en 2008? Si oui, ne cherchons plus la bibitte car elle nous a profité. Si non, les gestionnaires sont à blâmer sévèrement et leurs bonis antérieurs devraient être ajustés pour reflèter cet envers de la médaille de leur stratégie.
Jean Savoie, Sainte-Marie
26 février 2009
Monsieur Fillion,
C'est beau pour la caisse de dire qu'il n'y aura pas de BONI pour 2008. Pour moi ce n'est pas une décision raisonnable, pourquoi n'y aurait-il pas un boni négatif dans le cas de performance négative? Pour contrer cette anomalie, la formule des bonis devrait accordée en proportion des performances des 5 dernières années. Ceci éviterait des bonis monstrueux une année performante et aucune pénalité l'année d'une contre performance.
André Roussel, Magog
26 février 2009
Bonjour,
Que faire avec la caisse? C'est une grosse question!
Il reste actuellement 120 milliards de dollars dans la caisse, cela équivaut à peu près à la dette du Québec.
Remboursons notre dette et fermons la Caisse!
Pourquoi payer des administrateurs et assumer tous les frais de cette boite qui perd de l'argent pendant que nous payons des intérêts sur notre dette?
Vous allez dire que c'est plus compliqué que ça et que les régimes de retraites font partie de la dette etc... Moi je vous dit que que nos bons fonctionnaires et gouvernements aiment bien compliqués le choses inutilement.
Qu'on rembourse la dette et que l'état assume les frais supportés par la Caisse dans son budget annuel d'opération, avec les frais d'intérêts économisés sur la dette.
Ça ferait un maudit beau ménage dans cette belle gang de gestionnaire surpayés, et nos bons politiciens ne pourraient plus utiliser la Caisse à des fins politiques!!!
Quel gouvernement aura le courage de perdre un si beau levier financier et surtout politique???
Jocelyn Ouellet, St-Félicien
26 février 2009
HP, le clown de la finance
Henri-Paul Rousseau, ex-président-directeur général de la Caisse de dépôt et placement du Québec, l'idole du monde de la finance québécoise, celui que les journalistes du milieu appelait Henri-Paul 1er, HP pour les intimes est le grand responsable de la perte de 39,8 milliards de dollars de perte de la Caisse, soit un rendement négatif pour l'année 2008 de moins 25%.
Henri-Paul Rousseau a quitté la Caisse les poches pleines, comme il l'a fait en 2002 à la Banque Laurentienne. Henri-Paul Rousseau est le grand responsable de ce trou béant. Il n'y avait que les gourous de la finance pour comprendre les systèmes mathématiques complexes des rendements du papier commercial et lui HP, membre de l'ordre, savait comment ça fonctionnait les équations compliqués. Le naïf HP a suivi le vent de la spéculation du casino boursier comme un gros ado qui joue au poker virtuel sur son écran cathodique. C'est toute la stratégie d'investissement de la Caisse qui est pointée du doigt quand HP décide d'investir dans les fonds spéculatifs dont le papier commercial.
Sorti du placard, Henri-Paul Rousseau n'aura été qu'un joker déguisé en Batman dans la Cité et c'est pour cela que je lui donne un gros nez rouge. HP est un clown, ainsi il rejoint le club des clowns de la finance morts de rire et que nous ne trouvons pas drôle du tout.
Yvan Duperré, Montréal
26 février 2009
M. Filion,
Faisons un petit tri dans les chiffres pour débuter. 40 milliards de pertes dont 28 à cause des marchés, 4 à cause du papier et 8 pour la devise. Pour le papier commercial il y à eu lacune flagrante. Pour les devises, le grand débat "hedger ou ne pas hedger ? Telle est la question", n'aura jamais de réponse claire. C'était une mauvaise idée pour seulement 3 mois des 10 dernières années. . Quand les devises les aide c'est du bon rendement, quand ça va moins bien c'est un item spécial...
Pour les 28 milliards à cause des marchés, effectivement on peut se demander si ça vaut la peine d'avoir une institution indépendante pour faire la même chose que tout le reste de la planête. Mais si ce n'était pas eux, ce serait qui ?
Donc à vos questions,
1 et 2- Des nouveaux présidents, vous avez surement plus d'idée que moi sur le sujet.
3- Faire la lumière ? 2 ou 3 têtes vont rouler...
4- Une enquête ? Le québec adore se flageler dans des enquêtes qui font surtout le plaisir des journaleux (journalistes chialeux, dont je ne crois pas que vous faites parite...),
5- Il était déjà prévu que la RRQ manquerait d'argent pour la retraite de mes enfants puisque les Babyboomers l'ont déjà tout dépensé... Le débat sur ce sujet va plus loin que le dossier de la CDP
6-Rendement, assurément. Le développement économique doit être supervisé par les gouvernements et entrepris par le privé.
7- Surement, mais jusqu'à la prochaine crise, où il faudra repenser encore...Risque = rendement.
8- Est-ce que nos politiciens depuis 30 ans nous ont démontré une meilleure capacité à gérer notre argent que celle de la Caisse ? NON
9- Comparons-nous ! Bonne idée, mais c'est justement parce que l'on passe son temps à se comparer que l'on cherche à rentrer dans la moyenne. Cette moyenne nous a couté 28 miliards en 2008.
10- Mieux payer les gens de la Caisse ? Ils sont où les dirigeants plus compétents ? Financier et bilingue ?
Bonne journée M. Filion.
Francois Barrière, Boucherville
26 février 2009
Depuis hier, tous les journalistes et commentateurs mentionnent le papier commercial et la baisse du dollar canadien lorsqu'ils parlent de la perte énorme de la Caisse. C'est de la désinformation. Ces deux éléments sont mis de l'avant par la Caisse pour expliquer des différences avec leurs comparables canadiens. Ils n'expliquent pas la perte de 40 MM$. En fait, la baisse du $CA a généré un énorme gain en 2008. Une grande part de ce gain a été annulée par les produits dérivés achetés pour couvrir le risque de change mais il reste tout de même un gain net de plus de 2 MM$. Pour sa part, le papier commercial représente une perte de 4 MM$ en 2008. C'est beaucoup, mais ce n'est que 10% de la perte totale. De plus, dans la même catégorie d'actif, les obligations ont vu leur valeur augmenter de 5.7 MM$ en raison de la baisse des taux d'intérêts en 2008, ce qui compense largement. Aussi, le papier commercial est devenu un problème en 2007, pas en 2008. Cessons d'en parler comme d'un évènement de 2008. En focusant sur ce sujet, on en oublie de poser les vraies questions.
Jean Savoie, Sainte-Marie
26 février 2009
Monsieur Fillion,
Malgré toutes les questions que vous posez dans votre carnet (meilleur salaire des dirigeants ou non? Placements risqué ou non? Enquête ou non? Etc), on oublie la question première que l'on doit se poser : Est-ce que la caisse de dépôt a sa raison d'exister? Est-ce que son existence amène quelque chose de plus au Québécois? Dans mon cas, la réponse est Non.
Avant d'investir, la caisse de dépôt n'est en fait qu'un système pyramidal légal. Les cotisations que nous payons aujourd'hui servent à payer les retraités maintenant. Pour ceux qui sont au courant des tendances démographique pour les prochaines années, il ne faut pas être un génie pour comprendre que ce modèle est non-viable à moyen long terme, et ce peu importe les types d'investissement que l'on fait une fois l'argent dans la caisse. De plus, le fait que cotiser à la caisse soit obligatoire en fait également un système non-éthique.
Or, si la caisse performait beaucoup mieux que la moyenne des individus dans ces placements, nous pourrions peut-être justifier son existence. Toutefois, on est loin de la. Les tendances montrent que la moyenne des gens gère mieux leurs avoirs que le gouvernement. Quand ils investissent, ils le font mieux et quand ils perdent, ils perdent moins.
Finalement, la caisse est un outil politique pour le gouvernement au pouvoir. Bernard Landry nous apprenant sur les ondes de SRC il y a quelques semaines que l'achat de Vidéotron par la caisse était une décision politique avant d'être économique. En fait, l'ancien PM disait que le PQ a pris cette décision pour avoir au moins une station de télévision (TVA) pour faire la promotion des idées souverainistes en cas de référendum et qu'il était dangereux, selon lui, de n'avoir que des stations de télévision appartenant à des intérêt anglophones.
Voila à quoi sert votre caisse.
Jacques Marceau, Ottawa
26 février 2009
Bonjour monsieur Fillion,
Difficile de ne pas être d'accord avec vos dix travaux heculéens de la Caisse.
J'ai 58 ans et j'ai appris au moins une chose dans ma vie. Il ne faut pas confier son argent à d'autres: ce n'est qu'une question de temps avant d'apprendre que cet autre est parti avec notre avoir. Je vois trois options pour sécuriser les avoirs des épargnants: (1) pour les gens éduqués et capables, les avoirs devraient être autogérés; (2) ou bien les avoirs sont confés à des entités (banques, compagnies d'assurance, etc) qui en auront la responsabilité légale et financière; (3) ou bien les avoirs sont totalement garantis par les gouvernements (ils pourraient ensuite s'en servir pour payer leurs dettes tout en payant un bon intérêt).
J'ai aussi appris une deuxième chose dans la vie: quand on joue avec l'argent des autres, on n'est pas nécessairement obligé de prendre toujours la meilleure décision ou d'engager la meilleure personne. Cela peut expliquer beaucoup de choses ! Si c'était leur argent......!!!!
Finalement, la Caisse devrait être scindée en plusieurs petits organismes qui deviendraient ensuite responsables, imputables et....objectifis.
Salutations distinguées
Groleau Denis, Duvernay (Laval)
26 février 2009
Ce matin je me sens comme si j'apprenais que mon conseiller financier n'avait pas respecté mon choix d'investir dans des placements à faibles risques, qu'il avait joué avec mes économies et qu'il avait perdu ...mon argent. La différence c'est que le conseiller financier je peux le mettre à la porte et que ces frasques ne pénaliseront que moi. Dans le dossier de la caisse de dépôt, ce sont tous les québécois qui ont été floués. Évidemment ce ne sera la faute de personne. Tous nos bons politiciens vont tenter de nous faire croire que ce n'est pas si terrible, qu'à court terme il n'y aura pas d'augmentation des cotisations des contribuables etc etc...mais dans la vie il y a aussi le moyen et le long terme, chose qu'oublient souvent nos élus qui planifient leurs interventions en fonction des futures élections. Et on s'étonne que ce soit le bordel ! C'est déconcertant et très inquiétant.
Lyne Vincent, Boucherville
26 février 2009
Au début des années 2000, sur une période de quatre ans, la caisse a eut un rendement de 3, 4, 14 et 14%. La moyenne de rendement pour les 25 dernières années a été de 8% par année, incluant la débâcle de 2008. À 8%, vous doublez votre mise tous les 9 ans (règle du 72). Donc beaucoup de ce 160 milliards, qu`elle était, venait de la spéculation, et la spéculation inversée a retourné l`ascenseur. Le régime des rentes du fédéral (RPC) est prêté aux provinces (incluant le Québec) à du 4% - pas très rentable mais bien utile.
Il est où le problème, quand on joue à la barbote il faut s`attendre de perdre de temps à autre.
Rodrigue Dufour, Vanier, Ontario
26 février 2009
Je viens juste d'entendre une entrevue de Monique Jérôme Forget et je trouve terriblement inquiétant que le gouvernement n'avait aucune idée des pertes que subissaient la CDP.
Est-ce que le gouvernement nous ment?
Est-ce que la CDP a le droit de faire ce qu'elle veut sans que personne au gouvernement ne puisse poser des questions, ne puisse intervenir?
Comment se fait-il que Mario Dumont connaissait le montant des pertes à la CDP
mais pas le gouvernement?
Perron Johanne, Ste-Marthe-sur-le-Lac
26 février 2009
Collectivement, ne serait-il pas préférable d'investir toute la caisse au Québec ? Un milliard de $ perdu au québec profite au moins à des Québécois ( salaires, produits, effets indirects, etc ), que d'investir à londres, qui profite totalement aux anglais et qui ajoute aussi un autre facteur d'incertitude non néglideable due la la variation des taux de changes.
Merci
Bleau Joseph, Ville de Québec
26 février 2009
On a ramassé tous les oeufs des travailleurs et des entreprises pour les mettre dans un même gros panier, la CDP. Il serait préférable que chaque bas de laine soit géré indépendamment, et ce, par plusieurs firmes ayant les meilleures réputations et devant rendre des comptes à des vérificateurs. On nivelle de plus en plus vers le bas. Il y a eu la révolution tranquille, ce qui nous a fait croire que nous entrions dans la fameuse évolution. Mais, je
regrette, ça ressemble de plus en plus à une
involution; quelque chose comme ce qui se passe
dans les républiques que l'on dit de bananes et
peut-être même de cactus.
Monique Lévesque, Montréal
26 février 2009
En novembre 2007 DBRS confirmait que les PCAA de CDP n'étaient pas risqués alors le rapport annuel 2007 parlait deja d'une perte réalisée de 1.9 G$ . En 2008 la perte annoncée est de 4 G$ alors qu'il s'agit deja d'un depassemement du plafond de la reserve de 3.5G$ . Reste encore 8G$ de PCAA qui seront pas tres liquides et a quelle juste valeur apres leur conversion !! Comment ne pas penser que CDP ignore completement les mauvaises nouvelles et ne realise les pertes que quand tout le monde l a deja constate ? En 2002 les pertes de l'ordre de 20% etait expliquees par CDP dans leur rapport annuel par l eclatement de la bulle technologique . Il semble evident que ce sont les objectifs de "rendement relatif" donnés aux gestionnaires (page 15 du rapport 2002) qui poussent les gestionnaires a faire plus de rendement que les autres avec plus de risque . Surtout depuis 1997 ou la loi a elargi leurs possibilites avec les actions. De surcroit (rapport 2007,page 39) le conseil d'administration de CDP a autorise l'augmentation de la limite de risque actif de 2% . Ma suggestion : évaluer les gestionnaires sur le ratio rendement/risque et ne pas se comparer avec les speculateurs. J'ai bien apprécié le commentaire de M.Michel Nadeau qui a parlé des "placements alternatifs" de la CDP et globalement M.Fillion j'apprécie beaucoup votre émission et la qualité des invités.
Sources:
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie-Affaires/2007/11/22/001-cdp_papiers_commerciaux.shtml
http://www.lacaisse.com/fr/nouvelles-medias/Documents/RA2002_Rapport_annuel_FR.pdf
http://www.lacaisse.com/fr/nouvelles-medias/Documents/RA2007_Rapport_annuel_FR.pdf
Laurain Guy, Montreal
25 février 2009
Il s'agit là d'un génocide financier pour quelques millions de Québecois qui ont travaillé à la sueur de leur front pendant de longues années. L'incompétence et l'inconscience intégrales d'une seule personne qui a toujours usé de sa demagogie, la subtilité de se dérober, le sourire hypocrite et imposteur de cette ministre des finances. Voyons donc, une personne en mal de raison, de qualifications minimales pour une conduite raisonnable des deniers publics est non seulement condamnable à rendre des comptes, mais aussi à être bannie de la moindre responsabilité dans un état de droit.
Foudil Bouikni, Laval
25 février 2009
Pour rendre la Caisse performante, il faudrait la rendre indépendante de la politique et des politiciens.
Yvon ROY, Mtl
25 février 2009
Je suis loin d'être un spécialiste en économie et pourtant ça fait longtemps que je dis à mon entourage qu'il y aura une crise économique. Depuis des années qu'il y a des indicateurs qui démontraient qu'une crise allait survenir tôt ou tard. Les spécialistes en question et les politiciens libéraux abusent de la naïvité des gens mais personne ne s'en indigne. Se poser la question: Pourquoi les autres fonds n'ont pas investit dans les papiers commerciaux, c'est y répondre?
Tommy Gagnon, Montréal
25 février 2009
Bonsoir , c'est simple quand nous voulons toujours plus c'est ça qui arrive dans l'économie et partout , les gens en veulent toujours plus il faudrait peut-être mettre les chiffres sur la table ,faire de la transparence autour de cette caisse , quand le PDG reçoit 1,000,000.$/annuellement en salaire , et qu'en plus il demande une prime de départ , ou est le bon sens la dedans , et pourrait- on savoir aussi tous les salaires qui se versent au sain de la direction ? peut-être qu'enfin on pourrait comprendre le pourquoi des décisions prises ....... profits à tout prix ..........et le gouvernement libéral qui essai de nous faire à croire qu'il n'y sont pour rien , es-ce qu'il prenne les gens pour des idiots , je peux affirmer ce soir que Mme Jérome Forget et M.Charest ont l'air pas mal ordinaire ce soir ,pour être poli ....bien sur il n'y aura pas d'excuse ,j'espère que les gens s'en souviendront au moment de voter , merci ,
Marie
Marie-France Berger, Québec
25 février 2009
Depuis le ler janvier 2009, le secteur boursier accuse un recul de 15%. Il faut donc ajouter un autre 8 milliards $ de pertes ce qui porte à 48 milliards $ la perte actuelle de la Caisse de Dépôt et de Placement. N'eut été de nos génies de la finance, la CDP aurait sans doute disparue complètement. Nos gestionnaires prodiges méritent assurément de généreuses primes au rendement pour avoir sauvé au moins trois pans de la maison.
Nous sommes dans l'astronomie financière. Il est difficile de saisir l'ampleur d'une telle catastrophe sans la comparer avec quelque chose d'autre. La somme de 48 milliards $ représente 96 édifices de 110 étages. Le World Trade Center comptait deux tours semblables. Ou bien c'est encore 17 fois la valeur de tous les édifices en hauteur à Montréal. En parlant de certains projets, des ministres du gouvernement Charest prenaient un malin plaisir à dire “Il ne faut pas que cela devienne une deuxième Gaspésia”. Et bien vous voilà avec 137 Gaspésia sur les bras.
Au cours des derniers mois, en niant systématiquement être au courant des chiffres présentés aujourd'hui par la CDP, les plus hautes instances politiques du gouvernement du Québec ne disaient pas la vérité. Nos politiciens qui ont déjà un niveau de crédibilité inférieur à celui des vendeurs de voitures d'occasion n'ont rien ici pour améliorer leur cote.
Gaston Langlais - Gaspé.
Gaston Langlais, Gaspé
25 février 2009
C'est chiffres ne me surprennent pas car lors de la dernière campagne électorale les gens de l'opposition, de l'ADQ en particulier, avait mentionné que des pertes semblables étaient cachées et qu'on finirait par en entendre parler. À ce moment Jean Charest disait que ce n'était pas vrai et il voulait obtenir un gourvernement majoritaire afin de mieux lutter contre la crise économique. Il s'est fait élire sous de fausses représentation et maintenant on découvre ce qu'il savait et nous cachait. Il ne lui reste plus qu'un chose ;a faire s'il est un homme d'honneur, la démission de son gouernement.
Nancy Parra, Estrie
25 février 2009
Un casino c'est un casino, qu'il s'appelle Monte-Carlo ou la Bourse.
À toute fin pratique, les dirigeants passés et présents de la CDPQ ont été payés pour jouer au casino avec l'argent des contribuables (et en plus, le gouvernement du Québec a récompensé les responsables – la vaste majorité d'entre eux sont des appointés politiques).
Récemment, un employé de la CDPQ a demandé, à la compagnie dont je suis le propriétaire, une soumission de prix pour produire, croyez-le ou pas, 50 (cinquante) organigrammes des différents départements qui composent la CDPQ. En d'autres termes, la CDPQ n'est nulle autre chose que l'équivalent effectif d'une organisation gouvernementale truffée de fonctionnaires et d'appointés politiques (selon vous, combien d'entre eux ont reçus des emplois à remerciement politique ?).
L'on ne peut pas gagner au casino en remplaçant les joueurs par des joueurs plus compétents.
Lors de la Révolution française, la guillotine fonctionnait 24 heures par jour, 7 jours par semaine.
« C'est une révolte !
Non, Sire, C'est une révolution. »
Dialogue entre Louis XVI et son grand maître de la garde-robe La Rochefoucauld-Liancourt qui annonçait au roi la prise de la Bastille.
Daniel Guibord, Montréal
25 février 2009
Des réponses;
Question #4: Une enquête?...oui, et la plus sérieuse et complète qui soit.
40 000 000 000 $, c'est probablement plus de dix ans d'efforts de la part de tous les travailleurs québécois qui s'envole en fumée. Pas question de passer l'éponge, il faut creuser, chercher, débusquer. Un an de travaux ne serait pas de trop.
Question #5: Comment renflouer la caisse?Voilà un sujet qui devrait faire partie du programme et offrir aux citoyens "payeurs" plus de transparence.
Et, soit dit en passant, je serais partant pour
l'adoption d'une loi sanctionnant le mensonge
du style: "Cette perte n'est pas structurelle et ne saurait modifier les acquis et la façon de vivre de nos commettants".
Question #10 : Gouvernance et mandats!
Ne vous laissez pas attendrir par ces explications en rapport avec la conjoncture
économique. Les hauts dirigeants de notre "vénérable" caisse ont accumulé les erreurs et failli à la tâche. Ces gens sont les
«derniers de classe», ils ont reconnu aujourd'hui des pertes presque deux fois plus importantes que les autres institutions.
Entendu aujourd'hui: "le papier commercial constituait une excellente source de liquidité".
Pourquoi alors les autres pensaient-ils autrement?....Pourquoi ne l'avez-vous pas liquidé justement?....voilà précisément ce que
l'on appelle de l'incompétence......monsieur.
Robert Lapierre, Laval
25 février 2009
Monsieur Jacques Parizeau a raison, a toujours eu raison, la Caisse est un levier formidable pour développer le Québec dans une économie diversifiée, un peu plus à l'échelle humaine et plus facilement régionalisée. L'investissement du rendement à outrance et dans une Kyrielle de gugus financiers que personne chez vous et partout n'a réussi à expliquer c'est, j'espère, fini. Plein de petits artisans, de petits fabricants, de petits producteurs espèreraient recevoir un support financier d'une Caisse, de nos fonds a tous. Au lieu de cet 'investissement chez-nous' la Caisse achetait pour 16 milliards de papier qui parle de papier comme si ces messieurs jouaient à Second-Life.
Michel Tardif, Montréal
25 février 2009
Je me souviens...Devise du Québec
Est-ce que l'on va accorder un 5ème mandat au Gouvernement de Jean Charest? PLQ? Simplement sur la base que Radio-Canada, La Presse portent des lunettes roses de fédéralistes? Est-ce parce que le PLQ est fédéraliste qu'il doit avoir la faveur de La Presse et de Radio-Canada? Devrions-nous attendre que le PLQ volontairement pose une bombe nucléaire sur le Québec pour que ENFIN André Pratte écrit un bon papier pour le PQ? Mais encore une fois, même après 39.8 Milliards de perte, André Pratte n'ose pas du tout critiquer le PLQ.
Au-delà de l'éternel débat PLQ vs PQ. Posez-nous la question, qui fera un meilleur gouvernement lors des prochaines élections? Et que voulions nous comme peuple?
Ce qui vit aujourd'hui la CDP =
1300 fois Montréal-Mode
(Souvenez-vous de l'énergique Jean-Charest qui a coulé Bernard Landry à cause de son acharnement sur les pertes de 30 millions de Mtl Mode? Il réclamait même une enquête du vérificateur...aujourd'hui Jean-Charest en tant que bon POLITICIEN veut juste une commission parlementaire...)
Ce qui vit aujourd'hui la CDP =
307 fois Norbourg
-----------------
Je me souviens...Jean Charest est mon idole, il est un Dieu de la politique. Peu importe ce qu'il fait, bien ou mal. Le peuple ne voit que du feu.
Aux yeux des libéraux de Jean Charest, une perte de 30 millions $ justifiait une enquête du Vérificateur général et une commission parlementaire mais une perte de plus de 30 milliards $ ne justifierait pas une commission parlementaire d'urgence. Où est la logique, Mme Jérôme-Forget ?
Phone Ly Vongsa, Montreal
25 février 2009
Combien l'État Québécois doit-il à la Caisse de Dépot? et quand et comment est prévu le remboursement de cette dette.?
Fort probablement elle ne le sera jamais, l'État n'en paie même pas les intérêts.
On y dépose des sommes sous le titre de Fond du patrimoine en espétant que les revenus de ce fond puissent payer payer les intérêts des sommes qu'a emprunté l'État.
De cette façon ceux qui contribuent au REGOP paient une forme subtile de taxe pour financer les dépenses de l'État
Acrobatie financière?????
Denis Lahaie, St-Lambert
25 février 2009
Dans les 10 travaux, le dixième me fait rager un peu: payer davantage pour avoir de meilleurs dirigeants. Ironie du sort! N'importe lequel ti-cul frais émoulu des Hautes études commerciales aurait fait mieux...pour 60 000$ par an. Au pire, on aurait sauvé facilement les 2 millions de dollars accordés à Monsiur Rousseau pour le désastre qu'on sait, n'est-ce-pas? Alors, fini le mythe des gestionnaires de haut niveau...qui voit comme des aveugles le bout de leurs souliers et comme des lynx le fond de leur poche! Tous ces drôles de supposés «super-compétents» commencent à faire craquer l'édifice de toutes parts. Mais que voulez-vous? Ceux qui les mettent en place sont encore plus incompétents!
Raymond Parent, Ste-Catherine
25 février 2009
MR Charest enmodifiant le mandat premier de la caisse de depot et placement quebec, en accordant des prets au entreprises de chez nous, en créant des emplois chez-nous,ces pme doivent se tourner vers les capitaux étrangers pour leur financement, De plus avec une dette de 150 milliards et des prmesses non tenus MR charest serait``il ANTIQUEBECQUOIS.
Daniel Leyourneau, Quebc
25 février 2009
Le 28 janvier 2008, le juge Claude Leblond, de la Cour du Québec, condamne Vincent Lacroix à 12 ans moins un jour de prison ainsi qu'à payer une amende de 250 000 $ pour un « détournement » de 130 petits millions de Dollars...
J'ai ben hâte de voir qui, quand et combien.... pour la Caisse de dépôt !
Alain Bordon, Montréal
25 février 2009
Monsieur Charest doit, tout comme sa ministre des Finances démissionner: l'échec de la Caisse traduit l'absence de vision politique de Jean Charest.
Il n'est responsable de rien, c'est la faute à Pauline et à Mario !
Le Québec mérite mieux et Jean Charest ne fait politiquement pas le poids !
Bien à Vous,
Roc Upsky
Roc Upsky, Mtl
25 février 2009
Deuxième partie.
Je me pose aussi la question suivante: est-ce que ces gestionnaires de la Caisse ont songé aux conséquences à court et moyen terme de telles pertes sur les classes moyennes et pauvres. Malgré les communiqués rassurants émis par hasard ce matin, il est clair que:
a) L'ensemble de la tarification des services gouvernementaux va augmenter.
b) Les cotisations au Régime des Rentes du Québec vont monter.
c) Les cotisations aux divers régimes de retraite des salariés et cadres du public et para-public vont aussi grimper.
Je comprends maintenant pourquoi Paul-Henri Rousseau peut quitter, sans état d'âme, une rémunération de 1,8 million de dollars en 2007, empocher une prime de départ de $380,000 pour se retrouver chez Power Corporation. Comme serviteurs de l'État, ces hommes s'identifient plus aux Desmarais, Buffett et Gates qu'aux Lévesque, Campeau, Bourassa et Parizeau.
Que faire maintenant ?
Surtout pas fermer le couvercle en nommant un nouveau PDG. La crise doit permettre une réflexion sur son mandat et aussi sur la rémunération de ses gestionnaires. L'Assemblée nationale doit entendre tous les intéressés. Pour la suite, on verra.
Le bas de laine des Québécois exige de ses dirigeants une prudence qui s'est évanouie en chemin.
Ne rentre pas qui veut dans ce cercle fermé des riches de ce monde. Pendant que nous vivons un psychodrame, chez Christie, un tableau de Henri Matisse, évalué à environ 20 millions de dollars can., s'est vendu à plus de 51 millions de dollars can. Avoir un Matisse chez soi, quelle belle idée ! Qui a dit qu'il n'y avait plus de liquidité. La crise financière 'a pas fait que des perdants !
Jean Archambault, Montréal
25 février 2009
Bonjour. La caisse perd beaucoup aujourd'hui mais a-t-elle eu des rendements exceptionnels les années précédentes? Pour mieux me faire une idée, je ne sais pas si cela se fait, peut on evaluer le rendement sur 5 ans, soit approx. depuis que le mandat de la caisse a été modifié? Et quel a été le rendement sur 5 ans des autres caisses comparables? Si on peut l'extrapoler, quel aurait pu être le rendement sur 5 ans si la caisse avait gardé une ligne moins "boursicoteuse"? Merci.
Sebastien Lefebvre, Quebec
25 février 2009
Première partie
Bonjour monsieur Filion,
Avant de discuter des gestes à poser, j'aimerais faire un certain nombre de commentaires sur la conférence de presse tenue par monsieur Fernand Perreault, président et chef de direction par intérim de la Caisse.
Je ne suis as surpris par les pertes de la Caisse; un peu tout le monde s'y attendait. Non, ce qui m'a fait sauter en l'air, c'est une petite phrase anodine que Fernand Perreault a prononcée" la direction a pris la décision DIFFICILE de ne pas octroyer de bonis à ses gestionnaires pour l'année 2008".
Je rêvais, me dis-je, cet homme qui nous annonce des pertes de près de 40 milliards de dollars, ajoute, de façon contrite, qu'il n'y aura pas de bonis pour l'année 2008. Je fais alors 1+1= 2. Les gestionnaires de la Caisse sont en fait des fonctionnaires dont la rémunération principale consiste en une série de bonis qui dépasse largement le salaire de base. Par exemple, monsieur Perreault a reçu, en 2007, 1,5 million de dollars (salaire de base: $305,000, boni annuel: $650,000, programme de rémunération à long terme: $496,820 et autres formes de rémunération: $33,000) En d'autres mots, le salaire ne comptait que pour environ 25% de son revenu annuel. Et ce monsieur vient vous dire ensuite, sans rire, que les bonis n'ont pas eu un impact sur la prise de risques. Mon oeil !!
Monsieur Perreault et ses acolytes ont voulu "singer" les grands banquiers et les grands financiers de ce monde. En mettant l'accent sur les bonis. on a ouvert la porte à l'avidité et la cupidité, d'où l'engouement pour les papiers commerciaux (PCAA) et les investissements risqués sur toute la planète. Sur la question des bonis, j'aimerais bien savoir si tous les bonis sont réellement coupés Ça m'étonnerait que le monsieur se retrouve seulement avec son salaire de base ! Il faudrait lui demander si le programme de rémunération è long terme s'applique cette année ?
Jean Archambault, Montréal
25 février 2009
Encore une autre bourde de M.Charest. Je le regardais à sa conférence de presse et à chaque fois qu'il parlais je me posais la question. Raconte-t-il encore des mensonges? Et c'est là le noeud du problème: la confiance. Et je n'ai plus cette confiance. Je ne veux plus lui confier mon portefeuille de ma sécurité sociale. Depuis trop longtemps il me déçoit. Qu'est-ce que l'histoire va retenir de lui? Je me le demande
Robert Fillion, Baie-Comeau
25 février 2009
Il est plus qu'évident qu'il doit y avoir une enquête publique, car ce n'est pas 4 millions de dollars que les Québécois perdent cette année, c'est $40 Milliards ! Ca veut dire en chiffres clairs 40,000 millions de dollars ! c'est absolument le plus grand scandale financier que les Québécois dans leur ensemble ont perdu DÉFINITIVEMENT, plus moyen de récupérer cette somme astronomique, et vu que la direction de la CDPQ ne considère cette somme que comme une simple erreur de parcours, sans plus en disant Et ainsi va la vie, on passe à un autre appel, il est clair qu'ils voient cett perte totalement immensément colossale comme n'étant qu'une erreur comme toutes les autres, sans plus. Il est donc impératif que ces dirigeants que nous payons de salaires faramineux soient tenus responsables de leurs décisions, ils sont tous, conjointement et solidairement responsables de la gestion et des décisions prises par la CDPQ, mais bien sûr, ils sont intouchables du à leur statut de fonctionnaire, l'imputabilité encore une fois vient nous frapper en plein visage, ils sont à l'abri de toute poursuite selon ce que j'ai comme connaissance. Toutefois, les Québécois sont en droit de les limoger et de faire le ménage dans la soue pour ne plus perdre des Milliards de dollars encore une fois pour leurs soi-disant erreurs. Ils en ont faite une gargantuesque encore cette fois-ci et ils ne méritent sûrement pas d'avoir une chance supplémentaire de nous planter ainsi sans qu'on n'ait pu leur passer le message que nous ne tolérons pas des imbécilités semblables dans notre compte en banque collectif. Jean Charest et Jerôme-Forget le savaient depuis des lunes, mais nous ont tous deux menti et ont dû précipiter les élections pour être encore comme toujours traités aux petits oignons avec notre argent, cette manipulation du peuple constitue un abus de confiance crasse, car de mentir aussi effrontément à ceux qui les nourissent si bien est purement disgracieux et hautement désinvolte, qu'on envoie ces irresponsables à la potence.
Normand Pare, Austin QC.
25 février 2009
Les états financiers présentés auj.par la CDPQ font état d'une perte de qq 25% ou 39.8
milliards. Ces données sont en clôture du 31/12/2008. J'aimerais que M.Gérald Fillion nous donne son avis pour une pondération des marchés à ce jour (25/02/09) de qq -10%+ sur les marchés ,ce qui nous amènerait à plus de 43-44 milliards de perte.
Merci de toute votre attention.
Ménard Normand, St-Bruno
25 février 2009
Pas fort,Pas fort,Pas fort, nos gestionnaires de la CDPQ, j'ai écouté leur conférence de presse M. Fillion, c'en était pathéthique, M. Perreault qui n'en finissait plus de dire AH si c'était pas des papiers commerciaux et de la baisse du $ canadien on aurait fait de l'argent. ET wake-Up, on parle ici de la creme de la creme des gestionnaires de fond du Québec, des gens qui sont supposé voir venir les coups autrement plus rapidement que moi qui est M. Tout-le-monde, des gens qui sont supposés avoir le pif autrement plus développé que moi, des gens qui ont combinés 100 ans 200 ans d'expériences ds le domaine et qui ont aussi des clients a vie fidelisé par une loi. BRAVO MESSIEURS et MADAMME encore une fois BRAVO, mon garcon en science administrative au GEGEP aurait pas fait pire meme qu'il aurait fait ce gachis pour un salaire $25,000.00, mais bon. perte sur papier seulement, mon oeil.
Alain Dumas, Sherbrooke
25 février 2009
Il y a certainement eut une différence dans les choix qui ont été fait depuis 2004, quand Jean Charest a offert à la Caisse de se concentrer sur les rendements plutôt que sur les investissements au Québec. Or comme les politiciens sont fort pour prendre le crédit quand ça va bien, et se faufiler quand ça va mal, Jean Charest se défend d'être responsable, il n'y a plus d'imputabilité, les responsables se sont évaporés !?!
Ce qui m'inquiète davantage, c'est que ça prendrait 10 ans de croissance exceptionnelle avant de corriger "les erreurs" reconnues et les mauvais placements toujours considérés comme ce qui était la chose à faire par la Caisse et non-reconnus comme des erreurs ! Mais c'est incroyable.
Il y a un vieillissement de la population malgré tout, et la capacité de payer de la prochaine génération est limitée. Est-ce qu'on voudra payer pour la génération "tout-risque" ? Qui maintenant peut retrouver le manque à gagner gigantesque et offrir la transparence dans ses façon de faire?
J'ai une proposition, un homme en qui les québécois faisaient confiance mais qui a été expulsé du conseil des ministre parce qu'il refusait de s'aligner avec la pensée néolibéraliste de son parti:
- M. Yves Séguin, l'ancien ministre des finances de 2003 à 2005
Évidemment, au lieu de ça, on aura surement droit à une nomination politique, un proche de Charest, qui partage les même idées et continuera de creuser plus profond le trou déjà béant.
J'ai confiance que cet homme pourrait nous remettre la Caisse sur les rails, et l'aider à retrouver les valeurs qui la distinguait autrefois des autres requins de la finance.
Une idée comme ça,
Etienne Coutu, Montréal
25 février 2009
Devant l'ampleur de la crise, une simple commission parlementaire ne me semble guère suffisante. Il faut une véritable enquête indépendante dans le but de s'assurer que les contribuables n'auront pas été floué. Tout de même, on ne parle pas ici de quelques millions! Le gouvernement doit également rendre des comptes: si son rôle n'est pas d'administrer la Caisse, il a néanmoins le devoir d'orienter son fonctionnement, de vérifier la bonne conduite de la gestion de la société. De plus, on se rappellera que nous sommes allés récemment dans une élection non désirée par les électeurs: si la Caisse a perdu tant d'actifs depuis janvier 2008, comment se fait-il que le gouvernement n'était pas en mesure de nous en aviser? Au-delà de sacrifier un conseil d'administration et une ministre, il faudra bien un jour faire la lumière sur cette catastrophe: après tout, c'est de notre argent dont il est question. Une enquête s'impose!!!!...Même les montants faramineux du scandale des commandites paraissent dérisoires face à ceux que nous apprenons aujourd'hui. Parlerons-nous maintenant du scandale de la Caisse?
Charles-Antoine Fréchette, Montréal
25 février 2009
Dans le fond, les Québécois se sont vantés des exceptionnels rendements de la Caisse par le passé. Or, quand on y pense bien, si la Caisse a réussi à "battre" les autres caisses du même genre, c'est probablement qu'elle a risqué plus que les autres.
Pendant quelques années, le risque a rapporté. En 2008, nous payons la note d'une stratégie peut-être trop aventureuse.
On aurait dû commencer à se poser des questions dès que la Caisse a ramené des résultats records... Ça démontrait un plus haut niveau de risque. Mais quand l'argent rentre, qui va s'en plaindre?
Pascal Girard, Québec
25 février 2009
Je suggère que la Caisse commence par recruter des spécialistes provenant de l'extérieur du Québec, à la haute direction comme sur son Conseil. Depuis «Québec Inc.», nous souffrons d'une surpondération de québécois dans toutes nos institutions et nos grandes entreprises oeuvrant au Québec. Au moment de «Québec Inc.» on voyait dans le fait que le monde financier et commercial québécois soit "tricoté serré", un avantage. Je ne le crois plus. Comme dans tous les autres champs d'activité, le Québec a besoin d'air. Il souffre d'encabanement et ne peut plus, semble-t-Il, se mettre en perspective dans un monde global et évoluant très rapidement. À voir ce qui se passe ici dans plusieurs secteurs, incluant le politique, je me sens de plus en plus claustrophobe.
Jacques Saint-Cyr, Québec
25 février 2009
Les pertes à la Caisse de dépôt et placement pour l'année 2008 sont historiques. Les retraités comme l'ensemble des citoyens du Québec veulent savoir à qui incombe la responsabilité de ces pertes. Seule une véritable commission d'enquête permettra de faire toute la lumière sur les événements.
Dans les secteurs public et parapublic, selon la Loi, les comités de retraite ont notamment pour fonction d'établir les politiques de placement que la Caisse doit appliquer. Selon la Caisse, ce sont les répondants des politiques de placement qui ont la responsabilité d'approuver le niveau de risque qu'elle applique dans la gestion de leurs avoirs. Or, les comités de retraite sont principalement composés de représentants du gouvernement et du milieu syndical.
La crise financière mondiale a montré que les risques encourus par la Caisse de dépôt et placement étaient trop importants. Comme les comités de retraite établissent les politiques de placement et qu'ils sont principalement formés de représentants gouvernementaux et syndicaux, il existe une forte présomption à l'effet que le gouvernement et les syndicats partageraient l'essentiel de la responsabilité des pertes attendues pour 2008 concernant les régimes de retraite des secteurs public et parapublic. Une commission d'enquête permettrait de vérifier cette présomption.
Mathieu Santerre, Québec













