20 janvier 2009
Darwin, Dieu et les hommes
2009, c'est l'anniversaire de Darwin. Double anniversaire: 200e de naissance et 150e de la parution de L'origine des espèces au moyen de la sélection naturelle.
On dit que ses travaux ont été une révolution pour la biologie. Et pour la science. Et tout un choc pour notre conception du monde. Darwin s'en doutait avant de publier. Ses travaux ont provoqué une formidable collision avec un autre système qui expliquait jusque-là nos origines: la religion.
Notre conception du monde a beaucoup « changé » depuis Darwin et au fil des siècles. J'allais dire « évoluer », mais le terme pourrait m'attirer des ennuis. Et combien de courriels! Les créationnistes n'apprécient pas les travaux de Darwin, qui propose une tout autre vision de l'évolution. Sacrilège?
Darwin, l'ennemi des créationnistes
Les créationnistes croient à la Genèse. Pour eux, c'est une révélation divine. Parole de Dieu. Une certitude. Dieu a créé notre univers à partir de rien, en six jours. Ce ne sont pas des métaphores ni un récit poétique. La Genèse, disent-ils, il faut la lire telle quelle.
Parenthèse. C'est vrai, il y a plusieurs groupes de créationnistes. Ça peut devenir complexe. Par exemple, il y a ceux qui croient que la terre n'a que quelques milliers d'années. Et il y a ceux qui soutiennent que les jours, à la dimension de Dieu, peuvent bien représenter quelques MILLIONS d'années. Mais d'une manière ou d'une autre... Darwin est persona non grata.
Un vieux débat dépassé?
Vous croyez peut-être que c'est un vieux débat dépassé? Obsolète? Détrompez-vous. Chez nos voisins du sud, par exemple, c'est un bouillant sujet. L'affaire fréquente régulièrement les tribunaux. Doit-on ou non enseigner aux enfants les théories de Darwin? Ou doit-on les interdire dans les écoles? Ou encore, devrait-on enseigner le récit de la création comme une science et la proposer au même titre que les théories de Darwin?
C'est limpide. Certains croyants sentent que leurs certitudes sont menacées.
Science et religion
Un mathématicien me disait l'autre jour: la science a peu de certitudes, mais de plus en plus de preuves; la religion possède des certitudes et peu de preuves.
Certains soutiennent que ce sont là deux approches radicalement différentes. Qu'on ne doit surtout pas les mêler! La science s'intéresserait d'abord au « comment ». La religion, au « pourquoi ». Et parfois, pour un scientifique comme pour un croyant, le mystère demeure entier. À ce propos, le philosophe Heinz Wismann dit quelque chose d'intéressant: « pour la science, une évolution est un enchaînement de faits, alors que le récit religieux est un enchaînement de sens ». (Magazine Philosophie, décembre 2008)
La cohabitation science-religion est-elle donc possible? Peut-on ou doit-on faire une lecture plus libérale de la Bible? Ou considérer la Genèse comme un récit plus poétique que scientifique?
Alors, science et religion sont-elles irréconciliables? Ou fréquentables? Collision inévitable?
Darwin serait peut-être étonné de voir que, 150 ans plus tard, le débat fait toujours rage.
Le site de Second regard
Il a travaillé à des émissions d'affaires publiques, à la radio, de 1980 à 1991. Il a ensuite été correspondant à Toronto, toujours pour les affaires publiques radio, de 1987 à 1991.
Il a été animateur-journaliste pour la série Nord-Sud, à Télé-Québec, de 1991 à 1993. Il s'est aussi occupé, toujours comme animateur-journaliste, de la série Feu vert, sur les questions d'environnement, à Télé-Québec, en 1993 et 1994.
Il a animé CBV Bonjour, l'émission du matin à la radio de Radio-Canada, à Québec, de 1996 à 2000.
Il anime l'émission Second Regard depuis 1995. Une émission consacrée à la spiritualité, aux religions et à la quête de sens.
3 mars 2010
En enfet, si Darwin pourrait nous voir aujourd'hui, il serait étonné. Étonné que le débat fait toujours râge, car ce débat est obsolète. La théorie de l'évolution de Darwin... a évolué! Alors débattre de cette théorie de Darwin, n'a plus lieu d'être. Un exemple, aujourd'hui, la théorie de l'évolution n'a plus besoin des fossiles pour être confirmer. Juste la phylogénétique. Elle peut vérifier une sorte d'adn «fossile» dans nos gènes et nous montrer que nous avons des ancêtres qui ont dû évoluer pour ce rendre jusqu'à nous. Voilà pourquoi le débat est obsolète, il faudrait que les créationnistes se mettent à jours...
René Picard, Montréal
3 février 2010
Sauf tout mon respect, la religion et les sciences sont régis par des symboles. En mon sens, pour que la religion soit comprise correctement, il faut comprendre les symboles, soit des images, et leurs significations... Pour qu'une recherche scientifique puisse être comprise, il faut comprendre les symboles, exprimés le plus souvent par des chiffres mathématique, et analyser leurs significations. En d'autres mots, il me semble aujourd'hui que le débat entre créationniste et évolutionniste est stérile et ne peut aboutir à une conclusion, parce que tout est basé sur des interprétations et ces interprétations sont divergentes dans leur fondement et le sont aussi dans leur propre discipline! Alors... où allons-nous?
Yannick Daudelin, Saint-Lin-Laurentides
13 mars 2009
@ Yvon Chartrand
Un chrétien se définit par sa totale adhésion au Credo de Nicée-Constantinople.
On raconte que Dostoïevski, au sortir du bagne, aurait écrit ; « Il n'est rien de plus beau, de plus profond, de plus sympatique, de plus raisonnable, de plus viril et de plus parfait que le Christ [...] Bien plus, si quelqu'un me prouvait que le Christ est hors de la vérité (...), je voudrais plutôt rester avec le Christ qu'avec la vérité.»
La foi est un choix que l'on fait: celui de faire confiance à quelqu'un. Personne ne peut nous convaincre de croire; c'est un geste intime qui nous appartient et que nous posons parce que nosu sentons que nous avons de bonnes raisons d'agir ainsi. «C'est le coeur qui sent Dieu et non la raison. Voilà ce que c'est que la foi, Dieu sensible au coeur » disait Pascal.
Paul Ruest, Rivière-du-Loup
11 mars 2009
A mon avis, il y a une absence de compréhension pastorale d'une part. D'autre part, une absence d'analyse d'éthique sociale et médicale dans l'action posée par cette équipe de techniciens conjointement avec cette famille éprouvée.
L'Eglise en agissant ainsi défend ses prérogatives morales comme gardienne de la loi naturelle - Il faut sauver le foetus peu importe. C'est divin! N'est il pas divin aussi de protéger l'avenir de cette fille qui est un «déjà là humain» par rapport au foetus dont l'avenir est incertain. Là encore, l'Eglise n'a pas d'expertise dans ce champ. Sa compétence est uniquement morale. Et, l'Eglise, dans beaucoup de cas n'intervient pas pour condamner d'autres formes de mort. C'est une indifférence tout simplement à l'intelligence biomédicale des médecins, leur compassion envers cette fille qui n'est pas préparée pour cette autre mort vivant. Conséquemment c'est une douleur spirituelle ajoutée aux douleurs de cette famille.
Je ne comprends pas cette attitude dans un pays fortement catholique et dont l'avenir de la croissance de l'Eglise elle-même dépend en partie dans ce monde si sécularisé. Après tout, la pastorale, c'est quoi? N'est-elle pas la sollicitude de l'Eglise exprimée envers ses fidèles éprouvés? Si on les expulse où devront-ils aller pour faire église? Alors l'Eglise n'est plus le refuge des pécheurs? Ceux qui sont là comme non-excommuniés sont-ils plus vertueux, plus sanctifiés, plus bénis? Voyons donc! En agissant ainsi la hiérarchie catholique par son attitude autoritaire me laisse croire qu'en dehors de la morale de l'Eglise ou de l'éthique chrétienne proprement dite, il n'y aurait plus de morale humaine sensée et plus d'éthique pratique et responsable. En conclusion, nous sommes en face d'une Eglise plus soucieuse d'elle même, c'est-à-dire de ses lois et de ses traditions que de l'humaine condition.
Jude Piquant, NewYork
9 mars 2009
Vous qui avez lu la genése , vous croyez en Dieu n'est-ce -pas? Vous vous avez peut-ètre posé cette question sans trouver de réponse bien sûr : Comment Caen a-t-il pu trouver une femme quand Dieu le chassa du jardin d'éden puisque , Dieu a seulement créé Adan et Ève ,qui ont eu deux enfants (Abel et Caen) .Il en avait que 4 personnes sur la planète (d'après la bible et aussi le coran) quand Caen laissa le jardin d'Éden .Donc la femme que Caen trouva et engendra des enfants , venait d'oû ? Si vous n'ètes pas capable de répondre à cette question (vous,votre pasteur , votre prète ,Imam et compagnie) ,vous devriez sérieusement commencer à lire Darwin . Au moins vous aurez une chance de sotir de l'ignorance des croyants en Dieu .N'avez -vous pas remarqué que les deux grandes religions (musulman et christianisme) ont tout puisé de l'histoire des juifs ,qui est l'ancien testament . De cette partie de la bible ,comment se fait-it que ce sont seulement les juisf qui sont à l'honneur .Posez vous quelque questions ,essayez de comprendre avant de croire aux contes de fée .
Jonas P Louis, Montreal
5 mars 2009
@ Paul Ruest
"Un chrétien ne peut tout de même pas renier son crédo"...
Il est tout de même naturel qu'un chrétien doté de la raison, cherche à connaitre la vérité sur ce crédo.
Yvon Chartrand, Montréal
22 février 2009
Pour un chrétien, tout n'est pas le fruit de l'évolution; tout n'est pas le résultat du hasard ni de la sélection naturelle. Il y a une exception qui confirme la règle (que toute loi souffre une exception) : JÉSUS n'est pas le résultat de l'évolution. Il a été conçu du Saint Esprit et est né de la Vierge Marie.
C'est la base fondamentale de la pensée chrétienne : Jésus est le Verbe de Dieu incarné. Il est l'image du Dieu invisible. Il est la VIE. Et il l'a démontré en se ressuscitant lui-même, après avoir été mis à mort sur une croix.
Un chrétien ne peut tout de même pas renier son crédo : « Je crois en Dieu, le Père tout puissant, créateur du ciel et de la terre...». Un chrétien ne peut tout de même pas cesser de réciter son pater : « Notre Père qui est au cieux, ...que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel...»
Un chrétien ne peut tout de même pas renier le dogme de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie qui énonce qu'elle fut exempte de la tache originelle reliée à la faute d'Adam.
La plus grosse difficulté avec la théorie de l'évolution est le concept du HASARD.
Un chrétien ne peut surtout pas renoncer à DIEU quand on lui demande de considérer la théorie de l'évolution.
Paul Ruest, Rivière-du-Loup
21 février 2009
Bonjour,
L'intéressante lecture de l'ensemble des commentaires, révèle l'impossibilité d'accorder les opinions des uns et des autres si l'on se satisfait de la Bible... La "création" serait une bonne hypothèse ( à ne pas rejeter) à la condition de définir, d'objectiver ce que l'on entend par "Dieu" ?... Définition en tout état de cause subjective s'il n'existe pas...
La création du premier couple étant irrecevable, la rejeter procède de la logique mais fait l'impasse sur une explication cohérente quant à la brusque apparition de l'humanité terrestre ? Dans le C/Celse, Origène nous informe que les premiers hommes ne sont pas nés d'une union sexuelle mais de la "Terre" (Adamique...) qui contenait les raisons séminales : des embryons en quelque sorte... Avant la création, selon Hermès, Asclépius, les choses existaient en ce qu'elles devaient naître... c"est le mystère de la reproduction éternelle dont le processus dépasse l'entendement... Dans le Poimendrès, les dieux avaient en eux les semences de la reproduction...
Pour Jamblique,"Nous tenons notre être de la science des "dieux", l'humanité concourant à la vie de l'Univers ?...l'Homme étant par excellence plus ancien que le "créateur" du Ciel et de la Terre selon le Livre d'Adam. Enfin, nous dit le matérialiste Lucrèce, " nous sommes tous issus d'une semence venue du ciel " ?
Ces quelques éléments référencés tendent à dessiner un autre panoramas de l'origine et de ses suites, décri par le menu dans "l'Homme et ses origines" s/titre : à la recherche d'un savoir perdu, connu d'anciens auteurs. publié par les éditions du Cygne, Paris. Citant, outre une vaste bibliographie, les ouvrages précédents de l'auteur.
Robert-Jean VICTOR, Châtellerault. France
20 février 2009
Est-ce la poule ou l'oeuf ? éternelle question qui demeure une affaire de perception...voire d'évolution. Blaise Pascal qu'on pourrait qualifier de quelque peu dépassé par sa science un peu trop concluante disait que concevoir l'horloge sans horloger était entre autre impossible...et j'abonde dans le même sens : malgré tout modèle d'horloges et la finesse du mécanisme, il y a eu un moment donné un fabricant quelque part pour s'assurer que les minutes soient bien comptées.
Réjean Boudreau
Réjean Boudreau, Laval
1 février 2009
monsieur crevier, vous ne cessez de mimpressionner! quelle vivacité d'esprit!!!
Emilie Crevier, Toronto
30 janvier 2009
J'ai récemment lu une proposition plutôt sympathique 'd'accommodement raisonnable' entre foi et science. Selon ce point de vue, la doctrine serait à la religion ce qu'une grammaire est à une langue. Les règles de grammaire sont normatives dans le contexte et les limites de leur propre langue mais on ne demande pas si elles sont ontologiquement vraies, universelles ou scientifiquement défendables. On ne cherche pas les bases mathématiques de la règle du participe passé. De même, la doctrine de la création est légitime dans son contexte chrétien, mais on n'a pas à se demander si elle est scientifique. Cette approche permet au croyant de faire preuve à la fois de croyance et de rigueur scientifique. Pour moi chrétienne, le Dieu de la bible est créateur...et la terre est toujours en évolution.
Catherine Bérubé, Montréal
30 janvier 2009
Bonjour M. Crevier,
Les scientifiques passent leur vie à essayer, à tâtons, de décoder les mystères de leur environnement. Souvent, les générations suivantes déclarent erronées les découvertes de leurs prédécesseurs...
Oui, comment voir tout ce qui nous entoure sans se poser des questions ? D' où cela vient-il ? D'où viennent l'ordre, le chronomètre des saisons, des soirs, des matins qui ne manquent jamais de nous revenir ? D'où viennent l'incroyable diversité, la beauté des êtres complexes vivants sur notre terre ? Les plantes, les fleurs aux variétés sans nombre..?
On ne peut prendre conscience de toute cette grandeur sans ressentir une élévation de tout notre être vers une source, un auteur de ces merveilles...
Les chefs-d'oeuvre humains sont issus d'artistes, de "grands maîtres" qui traduisent sur toiles les paysages, les couchers de soleil, etc, que la nature leur offre. Les modèles sont devant eux. Les peintres les reproduisent, ils les copient...
La nature en pleine floraison, les arbres en feu des Laurentides à l'automne, les couchers de soleil toujours différents, jamais deux semblables...où en est l'origine, qui est l'auteur de ces spectacles d'une beauté indicible ? Le hasard ? Voyons donc ! Seul un coeur aveugle emprunte un tel discours.
Comprendre est pourtant à notre portée. Quand on sait où et comment chercher, avec humilité. Mais nous, les humains, aimons nous compliquer la vie...
Anita Rivard-Fortin
Anita Rivard-Fortin, Ottawa
30 janvier 2009
Pierre tu es pierre et sur cette pierre tu bâtiras ton église.
On est croyant pour soi, pas pour une religion, pas pour la bible, pas pour faire plaisir à Dieu. C'est blasphématoire que de vouloir forcer sa propre vision de Dieu à autrui : c'est l'ubris de l'être humain qui parle alors et il y a pêché.
Dieu a clairement voulu de la diversité autant chez les espèces que chez les religions. C'est sa façon à lui de dire qu'il n'y a pas qu'une seule façon d'aller le rejoindre au nirvana. On pourrait accueillir nos différences avec respect et émerveillement mais non. Faut se battre devant les tribunaux. C'est notre insécurité et notre orgueil qui nous pousse à chercher des querelles inutiles à nos voisins.
Si je n'ai pas droit à mon peut-être (une théorie intelligente et sensé) alors je n'accorde pas le droit aux religions de m'imposer leurs fantasmes et je demande que leur enseignement on ne peut plus grotesque soit bannis de nos système d'enseignement.
Radical ? Mais on aurait la sainte paix.
Hugo Manningham, Montréal
29 janvier 2009
@M. Fontecilla ....Vous dites: "qu' Il est faux de prétendre que ceux qui ne croient pas refusent une invitation. Ils se limitent à constater qu'il n'y a pas d'invitation"
Jésus-Christ, Dieu fait homme, nous a invité...alors refuser de croire c'est refuser son invitation.
Dieu se révèle aussi dans la création. Quand on contemple un beau coucher de soleil, les montagnes...etc... Il ne faut pas être comme quelqu'un qui en contemplant une peinture n'arrête pas de dire que c'est beau mais qui oubli de faire l'éloge de l'artise qui se tient a coté...
Jules Boisvert, Laval
28 janvier 2009
Il n'y a pas de problème avec la science et la parole de Dieu (bible), ils peuvent très bien se côtoyer et chacun va amener sa part et son aspect de vérité et chacun va aussi confirmer l'autre. Galilée, un fervent croyant qui fut persécuté tant par les scientifiques que par le clergé résuma une lettre ou il s'est prononcé sur son amour pour le Créateur et a indiqué que le but de son travail était de présenter la science comme une manière de percevoir la vérité de Dieu.
http://www.creationnisme.ca/publication/articles/galilee.jsp?section=publication
Le problème ne vient pas de l'un ou l'autre, mais bien de ceux qui refusent d'admettre les faits et observations et qui refusent d'accepter les lois scientifiques et les évidences et préfèrent par orgueil rejeté la vérité et la réalité pour demeurer dans leur aveuglement, par-ce qu'ils refusent d'admettre que Dieu est celui qui a tout créé. Voyez cela dans ce qui suit.
Selon les lois mathématiques de la probabilité, l'évolution est totalement impossible. La cellule vivante la plus petite a besoin de 60 000 protéines et la probabilité de les obtenir par l'évolution est (2,3 x 1075) 60 000 = 104,478, 146 à 1 contre cela (Yockey 1992, Mastopaolo 1999). En d'autres mots, la croyance selon laquelle "la vie est apparue dans les anciens océans" est plus que 104 478 146 (1 suivi de 4 478 146 zéros) fois plus improbable que le critère scientifique de l'impossible. L'évolution est très certainement le plus grand conte de fées jamais raconté ! Ce sont pourtant des lois mathématiques qui sont des faits scientifiques. La croyance évolutionniste rejette les lois mathématiques de la probabilité...et ensuite elle se targue d'être une théorie scientifique... est-ce que c'est de la science ca ? C'est un dogme !
http://www.creationnisme.ca/publication/articles/conte_de_fees.jsp?section=publication
Bernard Glazer, Laval
28 janvier 2009
"Le débat fait toujours rage parce que d'un coté des scientifiques s'imaginent tout expliquer avec la science et d'un autre coté des religieux pensent la même chose de la religion"
Je suis d'accord avec Marc A. Vallée là-dessus. J'ai suivi des cours de phénomenologie avec le Dr. Bernd Jager, et ce penseur insistait sur les dangers du dogme. Un scientiste agit sur les choses et les êtres sans autre éthique que celle de décoder et comprendre à tout prix l'univers. Le piège du scientiste c'est le peu d'humanisme dans ses recherches de la compréhension du monde. Le religieux s'inscrit plutôt dans une compréhension du cosmos: le monde prend une dimension sensible. Lequel des deux a raison dans son approche? Les deux ont raison, les deux ont tord. La cosmogonie prend différentes interprétations, de remodele selon les cultures, selon les époques. Pour ce qui est l'étude de l'univers chez le scientiste, eh bien il y aura des contradictions, des découvertes qui vont mettre dans l'erreur des résultats qui ont donné naissance à une théorie scientifique. Le propre de la science c'est ça: si tu ne peux pas remettre en question la théorie, cela veut dire que ce n'est pas une science - c'est un dogme! Il faut, dans la science, comme dans la religion, éviter le dogme! Imposer une croyance comme si elle était inébranlable ou imposer une théorie en rejetant la possibilité que tu sois dans l'erreur: ce sont des dogmes! Être évolutionniste et vouloir tout mettre dans le panier de ces théories, c'est être dogmatique. Être islamiste radical et être inflexible dans ses lois religieuses même pour des raisons humanitaires, c'est être dogmatique. Que ce soit dans la science ou dans la religion, il faut en prendre et en laisser.
Yannick Daudelin, Montréal
28 janvier 2009
Je suis d'accord avec M. Villeneuve. Pourquoi ne pas avoir comme hypothèse que l'univers existe et "évolue" depuis toujours ? Ce n'est pas plus «mystérieux» que de chercher l'origine de dieu... Ça semble difficile à beaucoup de monde de penser qu'il n'y a pas de "responsable" pour cet univers.
La bible est une tentative d'explication de l'univers, valable sans doute lorsqu'elle a été écrite, mais complètement obsolète aujourd'hui. Je n'y accorde aucune valeur, hormis celle de raconter une belle histoire imaginaire, mais utile à bien des gens
qui en ont besoin pour une foule de raisons
(espoir, message d'amour et de paix, misère...).
Mario Labelle, St-Jean-sur-Richelieu
28 janvier 2009
M. Hidalgo
La vie n'a pas besoin d'avoir du sens pour être étudiée. La bête et simple curiosité suffit.
Comme vous je pense que l'univers soit bel et bien compréhensible et que la science soit l'outil permettant de l'appréhender. En revanche, d'où diantre sortez-vous que dieu nous invite à le comprendre? Je reçois régulièrement des invitations de toutes sortes mais jusqu'ici aucune provenant du ciel. À moins que vous ne fassiez référence à ces matinales visites du samedi qui me proposent de me vider de ma raison afin de faire place au divin ectoplasme. La nature ayant horreur du vide, il se pourrait même que l'idée de dieu y trouve une place.
Non, M Hidalgo. Il est faux de prétendre que ceux qui ne croient pas refusent une invitation. Ils se limitent à constater qu'il n'y a pas d'invitation.
Finalement, votre idée d'un dieu éternel et aimant est sans doute belle, souhaitable même.
Si seulement elle était vraie.
Jorge Fontecilla, Québec
28 janvier 2009
Réponse à l'argumentaire de Jean-François Létourneau.
En anglais:
http://www.answersingenesis.org/docs2002/0325RBCs.asp
voir aussi:
http://www.answersingenesis.org/creation/v19/i4/blood.asp
À l'intention des lecteurs dont l'esprit critique leur permet de mettre en doute les idées recues et de remettre en question leur visions préconçues de la théorie de l'évolution en regardant les faits et en les laissant parler d'eux-mêmes.
Les évidences des analyses et observations scientifiques sont tres consistantes, il s'agit bien de cellules sanguines et même avec des traces d'hémoglobine et l'expérimentation en laboratoire l'a confirmé avec évidence.
Ces évidences sur des os de dinosaure non fossilisé sont un puissant témoignage contre l'idée que les dinosaures ont vécu il y a des millions d'années, cela parle fort pour le compte de la bible pour ce qui concerne une récente création.(traduit)
Les photos parlent d'elles même:
http://www.creationnisme.ca/publication/articles/tiss_mou.jsp?section=publication
Bernard Glazer, Laval
28 janvier 2009
C'est vrai que la religion et la science ne font pas très bon ménage. La religion déforme ce que la science dit et la science en fait tout autant. Cela me rappelle l'émission des Simpsons où le juge ordonne à la religion et à la science de se tenir loin l'une de l'autre! C'est intéressant par contre de voir que des religieux font appelle à la science quand il est nécessaire. Quand le Vatican reçoit un avis à savoir si à tel endroit sur le continent sud-américain il y a bel et bien eu un miracle, le Vatican dépêche un physicien et ou un chimiste pour qu'il aie étudié le cas avant de se prononcer. Les papes, notamment Jean-Paul II, ont à leur service une équipe fort compétente de médecins qui assurent leur santé. Vice versa, Albert Einstein était très religieux et il disait que sa croyance n'entrait pas en friction avec la religion... hum! Je pense que ce qu'il affirmait est fort relatif. Bref, devant le vertige que nous laisse certaines découvertes scientifiques, plusieurs hommes et femmes de la science se tournent, dans le privé, vers la religion pour calmer leur inquiétude. Donc, fréquentables? Évidemment. Même si elles se contredisent, matante science et matante religion, elles s'empressent de faire appel à son protagoniste dans le besoin. Ainsi Sa Sainteté et les scientifiques préservent leur santé, physique et... morale!
Yannick Daudelin, Montréal
28 janvier 2009
J'aimerais entendre l'opinion de Benoit XVI, des Cardinaux et évêques sur le créationisme, ils semblent préférer demeurer silencieux de peur de se mouiller sans doute, comme des politiciens.
André Morel, Montréal
28 janvier 2009
M. Fontecilla
Si on suit votre commentaire on dirait que la vie est dépourvue de sens. Alors à quoi bon l'étudier.
Les scientifiques proposent des théories parce que l'univers est un objet compréhensible. Ils sont à la recherche de la vérité. Ils s'approchent d'une compréhension globale de l'univers. Voilà une des tâches donnée par Dieu aux hommes.
Nous avons été appélés à la vie sans être consultés, mais dans nos choix de vie Dieu nous propose d'être comme lui. parfaits comme lui, travailler comme lui, aimer comme lui et saints comme lui. Voilà le bonheur. Lui, il se montre d'abord par ses oeuvres merveilleuses et cherche le dialogue, il veut une relation d'amour et nous avons bien sûr la possibilité de refuser, mais l'invitation est là.
Ernesto Hidalgo, Laval
28 janvier 2009
D'après le frère Guy Consolmagno, astronome du Vatican, conférencier et professeur invité souvent partout dans le monde, religion et sciences répondent à des questions différentes et ne sont pas incompatibles. Lui-même un scientifique, il est également un religieux convaincu. Mais nulle part dit-il que la Bible est un livre scientifique! Son livre: God's Mechanics.
Francine Sylvestre-Wallace, Pointe-de-l'Église, N.-É.
27 janvier 2009
Nous commençons à peine à avoir une « perception » du Cosmos. Son origine et ce qui le compose demeurent encore une intrigue. On sait par contre comment se sont formées les planètes, y compris la nôtre. On comprend un peu mieux maintenant la matière et l'énergie. On « fabrique » même de l'énergie.
On sait produire des piles électriques, des batteries d'automobile : de l'énergie qu'on contrôle. Retirez l'acide d'une batterie d'automobile, vous n'avez plus d'énergie. Elle est « morte »... plus d'âme !
Jacques Brassard, Longueuil
27 janvier 2009
Un peu de linguistique historique nous démontre comment le langage évolue, le sens de mots se corrompt et s'enrichit grâce à une nouvelle interprétation d'une époque et aux métissage des langues. Allez lire Shakespeare (1564-1616) dans le texte original et vous comprendrez comment l'anglais a changé; même chose pour la Chanson de Rolland en français. Certaines langues disparaissent parce qu'elles ne permettent plus d'exprimer assez de nuances et de précisions pour répondre aux besoins d'une époque, Ce qu'elles exprimaient au départ devient complètement flou pour une époque plus moderne. Il nous faudrait croire que la Bible actuelle correspond à ce qui a été écrit il y a 2 millénaires alors que très peu de gens savaient écrire, dans des langues très anciennes. Faites un peu de généalogie et dites-moi si vous pouvez remonter jusqu'à 2 millénaires. Non, les copistes l'ont enjolivé, les conquérants l'ont biaisé en leur faveur et les religieux l'ont édulcoré pour en faire un texte fondateur de leur religion.
Le malheur de croire à cette Bible, c'est qu'elle fournit des réponses toute faites, prêtes à consommer. La science ne peut expliquer pourquoi nous existons, alors nous nous imposons l'idée que nous existons pour servir Dieu; il faut avoir quelques doutes. Nous devrons de plus en plus accepter de vivre sans des réponses toutes faites de la sorte. Il vaut mieux vivre sans réponse que de gober une réponse fausse et de chercher à en faire une matière de foi. L'histoire de la relation entre la science et la religion nous démontre que la religion a fait des choix scientifiques, les a imposés comme des dogmes et a châtié toute personne qui voulait faire évoluer cette science. L'histoire de Galilée nous le démontre tellement. La science doit complètement ignorer toute religion. Si Dieu existait, la religion ne serait surement pas la meilleure façon de le servir; au contraire elle se sert en premier. Pour la science, Darwin n'est pas un dieu et il pourrait être renversé suite à des nouvelles découvertes.
Dominic Roy, Québec
27 janvier 2009
En résumé, pour bien se comprendre, imaginez que vous ayez un programme informatique sur une disquette de 3.5" que vous copiez sur une autre disquette de même format à répétition, des centaines de fois, il y a des chances que votre programme sur la 300e disquettes ne fonctionnent, car il y aurait eu perte d'information. C'est ce qui arrive au niveau génétique. Malgré que l'ADN qui dépasse la compréhension actuelle de la science soit très stable, il arrive que de l'information soit modifiée. C'est pourquoi, à partir de Moïse, Dieu a mis une interdiction au mariage entre parenté.
Lorsque la Parole de Dieu est analysée avec le bon point de vue, Elle fait soudainement beaucoup de sens avec ce qui nous entoure et avec la science aussi.
Pour moi, c'est la science qui m'a amené à la foi, car lorsqu'on regarde aux théories évolutionnistes mis dans la bonne perspective, tout n'est que château de cartes.
Sylvain Levesque, La Baie
27 janvier 2009
Il semble que plusieurs ont un problème avec les mariages d'union entre frères et lsoeurs des descendants directs d'Adam et Eve.
Vous devez comprendre que lors de la création Adam et Eve étaient les premiers êtres créés et que leur ADN était donc parfait; il n'y avait pas d'héritage génétique défectueux. Donc, médicalement parlant, il n'y avait pas de problèmes à ce que les fils d'Adam et leurs soeurs puissent être unis dans le mariage.
Avant même la chute, Dieu leur dit dans Gen. 1:28 "Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la". Donc, Dieu bénit ces unions puisqu'Il leur demande d'être fécond.
Ce qu'il faut aussi comprendre, c'est qu'avant la chute l'homme était immortel. La mort n'apparaît qu'en Genèse 3:6. C'est à ce moment que l'homme est maudit et qu'il y aura par la suite détérioration de sa condition physique car la mort est entrée dans l'humanité.
Les hommes pourront quand même marier leurs soeurs à cause d'une génétique parfaite. L'interdiction de mariage co-sanguin n'apparaîtra que lors de la réception des tables de lois par Moîse environ 3000 ans plus tard. A partir de ce moment il est dangereux pour des raisons de défauts génétiques transmis de génération en génération de se marier entre frères et soeurs. Cela nous le retrouvons aujourd'hui, par exemple au Saguenay-Lac-St-Jean, pour plusieurs maladies dégénératives dues à une hérédité héritée du fait du bassin réduit de la population.
Tout ceci tend à prouver par des faits scientifiques que ce que déclare la Parole de Dieu est vraie et vérifiable.
Sylvain Levesque, La Baie
27 janvier 2009
La science et la religion sont deux discours de nature différente. Alors que la religion, particulièrement la religion catholique, met l'accent sur le symbolique, l'histoire et la tradition, la science met l'accent sur l'observation, le modèle et la nouveauté. Darwin a émis une théorie basée sur des observations géologiques et biologiques. La religion catholique renvoie à l'histoire d'Adam et Eve comme une tradition. Le débat fait toujours rage parce que d'un coté des scientifiques s'imaginent tout expliquer avec la science et d'un autre coté des religieux pensent la même chose de la religion. Dans ce cheminement, la religion, qui autrefois, expliquait et contrôlait tout, est ramenée à la spiritualité, ce qui est tant mieux.
Marc A. Vallée, Ottawa
27 janvier 2009
@Jorge Fontecilla,
Je trouve votre vision des choses intéressante mais je ne suis pas sûr que la vie se développe sans aucun sens.
Si l'humanité disparaissait, je crois que la vie sous toute ses formes continuerait d'évoluer au gré du hasard soit, mais vers un plus grand niveau de conscience et d'intériorité, comme il fut pour l'homme. Et c'est peut-être là qu'il faut voir un sens à la vie, et trouver Dieu...
Il est très prétentieux tant qu'à moi de croire que la réussite de la vie passe par l'homme que l'on voit comme l'aboutissement et le centre de la création, tout comme on a cru longtemps que la terre était le centre de l'univers...
Jocelyn Ouellet, St-Félicien
27 janvier 2009
M. Fontecilla,
je suis ravi de voir que nous considérons les mêmes personnes comme étant les bons scientifiques, c'est-à-dire ces personnes qui remettent en question les théories en fonction des faits nouveaux.
Le problème c'est ceux qui défendent le darwinisme en prétendant que cette théorie est vraie, preuve à l'appui, supposément. Ces gens ne sont pas des bons scientifiques, et c'est de ces gens-là que je parle dans mes commentaires précédents.
Des deux côtés du débat il y a donc des gens qui ne veulent pas reconnaître qu'ils ne détiennent pas la vérité, c'est eux qui causent la controverse. Sans ce dogmatisme des deux côtés il n'y aurait pas de controverse aussi virulente autour des idées de darwin.
François Jetté, longueuil
27 janvier 2009
Si le récit religieux est un enchainement de sens,la sience ne fait que découvrir pas à pas le sens de cette enchaînement de la création.
Je crois qu'il faut mettre les pendule à l'heure juste, et enseigner à nos enfants d'ici et d'ailleurs ,une manière réconciliable de découvrir le monde.Comme un enfant grand ou petit qui s'émerveille devant cette parcelle
de vérité,de beauté qui s'est dévoilé à lui, après avoir tant cherché.
L'intuition que nous avons est une de ces pincées divines.Il faut être intuitive et non verbeux pour pouvoir pouvoir appréhender, dans le silence,par l'esprit ce qu'on cherche
avec tenacité.Et quand nos yeux perdent leurs écailles er s'ouvrent,nous sommes tout émerveillé et ému devant ce qui nous à été devoilé.
Ce qu'a dit Darwin ou les autres scientifiques sur la création du monde,je le prend avec une petite bémole.L'essentiel dans tout ce verbiage,c'est qu'il y a un commencement à tout chose.Comme la poule ne serait pas là sans l'oeuf,et l'oeuf ne serait pas là sans la poule.
Il faut une petite poussée,n'est-ce pas? Pour mettre de l'ordre dans tout ce chaos.Et l'Homme comme un petit enfant cherche Dieu à travers toutes ses découvertes.
Ani Kassabian, Montreal
27 janvier 2009
M Hidalgo
Si un accident cosmique ou écologique effaçait l'humanité de l'univers, ce dernier ne s'en apercevrait même pas. La danse des étoiles et des galaxies se poursuivrait. Elle resterait resterait ce qu'elle a toujours été: suprêmement indifférente et définitivement sans objet.
La vie sur la terre se répandrait, inconsciente, sans direction autre que celle imprimée par les hasards de la variation et de la sélection naturelle. Elle resterait ce qu'elle a toujours été: indifférente à la pitié et à l'amour, mue seulement par l'impératif de la multiplicationet. Et définitivement dépourvue de sens.
Dur à avaler, mais vrai. Avec un avantage, cependant: on peut finalement profiter de la vie, de la seule qu'on ait.
Jorge Fontecilla, Quçbec
27 janvier 2009
Quel débat intéressant que celui de la science vs la religion. Comme enseignante de religion au secondaire, je me fais un point d'honneur à ramener sur la table le débat. On ne vit plus à l'âge de pierre où on doit préserver l'innocence des gens. Au contraire. Il est de notre devoir d'éducateur et d'éducatrice de susciter le débat et de présenter la complémentarité des deux cotés. Un ne va pas sans l'autre. Le temps de l'ignorance est révolu. Il faut croire en notre jeunesse et l'instruire.
Frédérique de Launiere, Barrie
27 janvier 2009
Pour l'essentiel, je suis d'accord. Mais vous confondez 'évolution' et 'darwinisme'.
'Le fait demeure que l'on n'a jamais observé un singe se transformer en homme et je ne pense pas qu'on verra ça de sitôt!'
L'appendice humain. Une organe qui servait jadis à digérer quelque chose, et qui maintenant ne sert qu'à faire enlevé quand il s'inflamme (J'ai eu l'expérience avant noel...). Le problème, c'est que l'évolution, c'est plus lent que la fonction publique. C'est beaucoup dire!!
Mais nous pouvons voir de l'évolution 'assistée', quand on fait de la 'Sélection artificielle' avec des animaux et des plantes.
Jean-François Gagné, Gatineau
27 janvier 2009
Je soupçonne les créationnistes de croire que les évolutionnistes militent pour accorder le droit de vote aux singes. Pauvres bipèdes que nous sommes. Un petit peu d'humour dans ce débat stérile qui à mon humble avis ne conduit nullepart, serait apprécié
Denis Miron, Montbeillard
27 janvier 2009
Réponse à l'argumentaire de Bernard Glazer
http://www.plosone.org/article/info:doi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0002808
À l'intention des lecteurs dont l'esprit critique les permet de mettre en doute l'idée du complot darwiniste contre la "vérité biblique".
Jean-François Létourneau, Québec
26 janvier 2009
Adam était-il Noir ou Blanc? Question très intéressante pour un Chinois en tout cas.
Yvon ROY, Mtl
26 janvier 2009
Je ne crois pas la Genèse réponde à une plate question; "comment quelque chose s'est fait." J'en attend plus; qu'on réponde à "Pourquoi est ce qu'il y'a quelque chose?".
Il y'a des centaines, des milliers de livres sortis en un siècle à peine qui nous disent comment l'univers s'est fait. Il n'y a qu'une poignés de ces livres, bien au dessus, qui témoignent d'une sagesse millénaire sur à peu près toutes les questions que les humains se sont posés. C'est vraiment pas le servir que de les relayer soit au rang de fable, soit au rang de livre d'astronomie ou de biologie.
D'ailleurs, plier la religion aux règles de la science, l'évaluer en terme d'hypothèses et de probabilitées, tenter de la travestir en science, n'est ce pas l'ultime rédition du religieux au scientifique? Du spirituel au matériel? la preuve qu'il n'y a que ce qui se voit et se mesure qui compte?
Au centre de toute religion, il y'a la foi. Or, la foi, c'est croire sans voir. (ça a pas vraiment la cote dans une époque héritée du mythe du progrès, ou même les religieux pensent comme des scientifiques). Le jour ou la religion sera scientifiquement prouvée, à quoi servira la foi? Y'aura pas de mérite à avoir la foi puisque nous aurons vu.
Cynthia L'Ecuyer, Tracadie-Sheila
26 janvier 2009
M Jetté
Les scientifiques (les bons) ne font que remettre leurs théories en doute en les passant systématiquement au crible des faits. Le premier biologiste qui sera capable d'énoncer une théorie aussi puissante que le darwinisme pour expliquer la diversité de la vie sera immédiatement crédité d'une immense reconnaissance. Je parle bien sûr d'une théorie scientifique et non d'un enoncé invérifiable qui n'explique rien.
Jorge Fontecilla, Québec
26 janvier 2009
La création n'est pas une théorie contrairement à l'évolution, c'est un fait. L'application d'énergie en interaction avec le temps nécessaire à réaliser un objet aussi minime est telle qu'elle laisse entrevoir une intelligence et même plus une volonté d'entrer en communication comme le fait un artiste avec son oeuvre, il essaie d'émouvoir, de toucher son spectateur.
L'univers est comme un jouet donné aux hommes pour l'explorer, il est semblable à un père ou une mère qui donne un cadeau compréhensible à son fils ou fille pour développer son potentiel et pour manifester de l'amour.
Ernesto Hidalgo, Laval
26 janvier 2009
Pour ceux que ça intéresse, il y a un excellent documentaire qui a été fait récemment sur la place que prend la religion dans toutes les sphères aux États-unis (Éducation, finances, environnement, etc.). Ce documentaire se nomme Jesus camp. C'est fascinant de voir la conviction qui anime les participants du film.
Jesus camp, à voir!!!!
Martin Lahaie, Gatineau
26 janvier 2009
M. Fontecilla,
je suis en profond désaccord avec vous, on ne peut avoir un débat rationnel lorsque les 2 parties impliquées ne sont pas rationnelles. Lorsque les 2 prétendent détenir la vérité et que les scientifiques perdent même leur capacité à remettre leurs croyances/théories en doute, alors on a deux dogmes qui d'affrontent de façon 100% irrationnelle.
Idéalement la science peut se corriger, mais seulement si les scientifiques sont ouvert à l'idée qu'ils ne détiennent pas encore la vérité. Dans le débat sur le créationisme, les deux côtés prétendent que la vérité est de leur côté.
Tant qu'on ne verra pas plus d'ouverture d'esprit dans ce débat on ne verra rien de rationnel non plus...
François Jetté, Longueuil
26 janvier 2009
M. Glazer
Rassurez-vous, des découvertes récentes sont très prometteuses pour expliquer l'énigme de l'explosion cambrienne. La diversification du registre fossile qui s'est alors produite est en effet énigmatique mais aucun scientifique sérieux va en conclure que la solution réside dans le rejet de la méthode scientifique. Et la méthode scientifique exclut une intervention surnaturelle parce que non falsifiable comme d'autres post l'ont à juste titre souligné. La théorie de l'évolution, comme toute théorie scientifique, peut et doit être soumise constamment à l'épreuve des faits. Si elle réussit on la tient pour juste. Si elle échoue on la retouche ou on la change. Mais elle ne sera jamais remplacée par le créationnisme, camouflé en design intelligent ou non. Je vous explique pourquoi:
Dernièrement on a constaté un inexplicable ralentissement de la sonde Pionner qui pourrait même remettre en question certaines conclusions de la théorie relativiste de la gravitation. Des scientifiques bûchent sur le phénomène, mais aucun ne conclura que Pionneer s'est enfargé dans les cheveux d'un ange ou dans une quelconque soupe métaphysique.
Quant au livre...
Jorge Fontecilla, Québec
26 janvier 2009
SVP Consultez l'état d'avancement des connaissances en paléoanthropologie sur Wikipedia. http://fr.wikipedia.org/wiki/Pal%C3%A9oanthropologie
David Reich de la Harvard Medical School à Boston a comparé l'ADN des chromosome X human et de chimpanzé et déterminé que la séparation s'est faite il y a au moin 6,3 millions d'année.
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89volution_de_l%27homme
Il y a près de 23 espèces du genre homo recencé sur Wikipedia. L'homo sapiens existe depuis 200 000 ans. La dernière espèce hominin à s'être éteintes est l'homo floriensis, éteint il n'y a que 12 000 ans.
Pierre Dumas, Laval
25 janvier 2009
Le titre de ce carnet est "Darwin, Dieu et les Hommes". L'on pourrait ajouter Darwin, Dieu, l'Homme et l'univers.
Darwin et les créationnistes en prendront pour leur rhume, si, dans 10 ou 20 ans, des hommes découvrent qu'il y a eu déjà ou encore la vie sur la planète mars.
Ce moment sera une étape charnière sur l'évolution en général.
Renaud Cloutier, Thetford Mines
25 janvier 2009
Le live de la Genèse n'est ni un livre scientifique, ni un livre poétique, mais bien un livre historique. Le premier livre de la bible s'appelle ''Genèse'', c'est à dire ''origine'‘, par-ce qu'il a pour sujet les origines du monde, de l'humanité et du peuple d'Israël. Il doit donc être pris au sens littéral dans son intégralité.
Adam et Eve, ainsi que Noé sont des personnages tout aussi historique et authentique qu'Abraham, Isaac et Jacob. D'ailleurs dans l'évangile de Luc au chapitre 3 verset 23 à 38, il y est décrit toute la généalogie de Jésus-Christ jusqu'a Adam et noter qu'Adam est ''fils de Dieu'' et non d'aucun autre ancêtre préhistorique ou grand singe quelconque. Ces personnages sont tous la, sauf Eve(les femmes ne sont pas nommés dans les généalogies de la bible). On ne pouvait donc pas mélanger des personnages fictifs avec d'autres authentique. Dans Romains 5.14, on voit bien que l'apôtre Paul rappelle le fait de l'existence passé d'Adam tout autant que Moïse. Jésus lui-même parle de Noé comme d'un réel personnage dans Mathieu 24-37-38. Jésus ne pouvait
De plus tous les 6 jours de la création ont tous un soir et un matin pour chacune des journées, donc il s'agit bien d'une période de 24 heures pour chaque jour. D'ailleurs Dieu le confirme lui-même dans Exode 20.11, sans chercher à se rétracter.
Bernard Glazer, Laval
25 janvier 2009
Il convient de mentionner que la définition de la science est la recherche de la vérité ou de la réalité basée sur des observations ou des expériences scientifiques. Et deusio, Dieu n'a pas peur de la science, puisque s'il existe et qu'il a créé l'univers, elle ne fera que pointer et confirmer qu'il est le créateur et que sa parole est vraie. Par contre quand on ne peut même pas dialoguer avec les croyants évolutionnistes concernant la théorie de la création sans se faire ridiculiser ou mépriser alors ca devient un dogme religieux de leur part, car on ne peut pas les remettre en question, ce qui est tout à fait contraire à la démarche scientifique.
La plus importante contradiction contre l'évolution, c'est que selon le registre fossile, toutes les espèces vivantes dont les mêmes espèces qui existent aujourd'hui sont apparues en même temps de facon soudaine et spontanée pendant le précambrien. Je vous ferez remarquer qu'il n'y avait aucune espèce transitoire et que si l'évolution était vraie, on aurait trouvé des millions de fossiles transitoires dans les couches plus inférieures de la terre. Mais...on a absolument rien trouver, seules des bactéries ! Juste ca, c'est absolument suffisant pour rejeter la théorie de l'évolution ! Mais savez-vous ce que les évolutionnistes de l'époque ont répondu devant ce fait pourtant indéniable. Voila leur parole: ''C'est le plus grand mystère que la terre n'a jamais portée''. Mais quel orgueil ! Au lien de reconnaître les faits scientifiques et de rejeter l'évolution, ils ont plutôt choisi de croire leur paradigme aveuglément! Allons, ce n'est pas de la science ca, mais bien de la religion évolutionniste !
Pour terminer, on a trouvé récemment des os de dinosaure avec du sang et des tissus mou et élastique ce qui discrédite totalement la théorie des millions d'années, puisque aucun de ces éléments n'auraient pu survivre 70 millions d'années. Voir: http://www.creationnisme.ca/publication/articles/tiss_mou.jsp?section=publication
Bernard Glazer, Laval
25 janvier 2009
@Alexis L'Heureux
Monsieur L'Heureux, je n'ai même pas parlé de créationnisme, peut-être que vous me confondez avec un autre intervenant.
Quant aux religions, je les place pas mal toutes sur le même pied quant à leur contribution passée aux malheurs de l'humanité.
Et je ne suis pas très optimiste pour l'avenir quand je vois toute la rigidité de l'Eglise face aux problèmes contemporains...
Jocelyn Ouellet, St-Félicien
25 janvier 2009
Suite aux commentaires d'Alexis L'Heureux
Il y a des nuances importantes. Notamment en ce qui concerne l'Église catholique. Par exemple, dans un discours fascinant devant l'Académie Pontificale des Sciences (1996), Jean-Paul II soutenait que « de nouvelles connaissances conduisent à reconnaître dans la théorie de l'évolution plus qu'une hypothèse ». Jusqu'où au juste peut-on interpréter ce « plus qu'une hypothèse »? Pour Jean-Paul II, certainement pas jusqu'à création de l'âme. Mais, diront certains, nous sommes loin des positions des créationnistes "purs et durs".
Par ailleurs, ce n'est pas difficile de trouver des hommes d'Église (notamment des catholiques) qui s'intéressent aux avancées de la science. Je pense au père Benoît Lacroix que les Québécois apprécient. J'ai eu l'occasion de le rencontrer tout récemment pour une émission que nous préparons sur le sujet. Voici un homme de foi qui n'exprime aucun rejet des travaux de Darwin. Au contraire... il trouve dans les sciences quelque chose de stimulant. Même pour sa foi.
À ce propos, le 8 février prochain, l'émission de Second Regard sera consacrée à ce thème. Il sera question de la pensée de Darwin face à la religion. On parlera aussi de ce en quoi croient les créationnistes. Et puis, avec Claude Boucher, mathématicien et le père Benoît Lacroix : science et religion... cohabitation possible ?
Alain Crevier, Québec
24 janvier 2009
Je ne prends que quelque instant pour rectifier certaines choses énoncées par Jocelyn Ouellet. Il est très grave de porter des accusations qui généralisent autant comme vous le faites sur les catholiques. C'est comme si pour vous catholique = créationniste, ce qui est totalement absurde. Ça me fait penser à l'autre billet (un peu biaiser) de monsieur Crevier où une marée de monde s'est mise à bombarder de médisance l'Église d'une manière totalement gratuite. Et encore là dans ce billet on tape sur la religion catholique, sans vraiment savoir sur quoi on tape.
Alexis L'Heureux, Québec
24 janvier 2009
M Jetté
Il est possible d'envisager un débat rationnel entre deux points de vue concurrents qui s'équivalent. Ce n'est pas du tout le cas du débat entre créationnisme et darwinisme. D'un côté on a la science, sa rationalité et ses méthode et son inhérente capacité à parfaire ou a remplacer ses théories. D'un autre côté une idée impossible à réfuter, que rien dans le réel ne soutient. Pour rejeter le darwinisme une seule preuve irréfutable suffirait, par exemple la découverte d'un fossile de mammifère dans le cambrien. En revanche, pour rejeter le créationnisme aucune preuve n'est possible, ni aujourd'hui ni jamais. Irréfutable, je vous dis... donc pas scientifique.
Jorge Fontecilla, Québec
24 janvier 2009
Je me pose une question à la lecture des différents commentaires écrits en rapport avec le texte de Alain Crevier intitulé « Dieu, Darwin et les hommes », cette question la voici: N'est-t-on pas trop pressé de mettre de mettre en opposition religion et science, comme si l'acceptation de l'un devait obligatoirement exclure l'autre ? D'une part, je tiens à souligner aux créationnistes que les textes religieux juifs, comme l'Ancien Testament, n'étaient pas interprétés à la seule lumière du sens littéral, puisque dans l'histoire, on en considérait également le(s) sens allégorique(s). Ainsi vouloir interpréter ces textes à la seule lumière de la « lettre » semble un choix plutôt difficile à justifier, car il n'est pas fondé sur les traditions d'interprétation juives et chrétiennes des premiers siècles. En restant bloqués à « la lettre », les fondamentalistes en arrivent à donner aux textes une signification autre que ce que les auteurs des dits textes voulaient leur donner. D'autre part, les mordus de la science devraient se souvenir que des scientifiques de haut niveau, comme Henri Laborit, Fritjof Capra, Matthieu Ricard et Hubert Reeves ont débordé du discours scientifique pour parler également de l'aspect philosophico-religieux de la vie car ils avaient réalisé que l'homme n'est qu'un grain de sable dans l'univers et que notre connaissance est loin de pouvoir tout expliquer; tôt ou tard elle se heurte à l'inconnaissable. Vouloir mettre directement en opposition science et religion, c'est comparer un marteau avec un téléphone cellulaire; pourquoi ne pas se dire simplement qu'à chaque tâche correspond un outil et se garder toujours une certaine place pour l'erreur. Le péché originel serait-il la tendance qu'a l'homme à vouloir prétendre que lui personnellement détient LA VÉRITÉ ?
Marc Lacroix, Beloeil
23 janvier 2009
Bonjour,
Je ne comprends pas ce qui peut encore laisser un doute dans l'esprit des chrétiens catholiques.
En effet depuis Pie IX, l'infaillibilté papale a été clairement établie...
Gens de peu de foi!!!
Jocelyn Ouellet, St-Félicien
23 janvier 2009
Messieurs Jean-François Gagné et Philippe Roy,
vous pouvez appeler ça ce que vous voudrez: évolution, sélection naturelle, darwinisme, théorie, hypothèse, etc. Le fait demeure que l'on n'a jamais observé un singe se transformer en homme et je ne pense pas qu'on verra ça de sitôt! L'idée qu'on descende du singe par la voie de la sélection naturelle n'est rien de plus qu'une hypothèse qui ne peut être prouvée. Tout ce qu'on sait c'est que des sortes de singes qui n'existent pas aujourd'hui ont déjà existé, on ne sait pas s'ils ont un lien avec nous et quel serait ce lien.
Le darwinisme c'est la meilleure hypothèse qu'on a pour expliquer notre origine à partir des faits qu'on a, et j'y souscris moi-même. Sauf que lorsqu'on parle de notre origine, on ne peut en aucun cas parler du darwinisme comme d'un fait ou d'une vérité.
Ce que j'essaie de dire c'est que tant que les 2 côtés du débat croiront qu'ils détiennent la vérité la chicane continuera. Quant les 2 côtés seront assez ouvert d'esprit pour admettre qu'ils ne détiennent pas la vérité ni l'un ni l'autre, alors peu importe leur croyance ou leur préférence, il n'y aura plus de raison de créer une controverse autour de cette théorie scientifique!
Quand la science peut prouver par des observations que la religion se trompe (exemples: la terre tourne autour du soleil, pas l'inverse; la terre n'est pas plate, etc.), le débat cesse. Quand la science ne peut pas fournir la preuve, on doit être patient plutôt que d'argumenter sans preuves, sinon on débat pour rien...
François Jetté, Longueuil
23 janvier 2009
Théorie pour théorie, pourquoi le BIG BANG ne serait-il pas l'instant même de la Création et que ce serait l'évolution qui serait responsable de la suite des choses?
Et tant qu'à y être, Jésus est pourtant venu, c'est une réalité historique incontestable. Il ne faudrait pas prendre à la lettre les Saintes Écritures, mais les interpréter selon son raisonnement. Malheureusement, c'est ce qu'ont fait aussi les Anciens, avec des erreurs certaines puisqu'ils n'étaient que des humains.
Et à notre tour, ayons l'humilité d'avouer que nous pouvons errer dans notre jugement.
Mais croire à Jésus, c'est ce qui est le plus important.
Yvon Chartrand, Montréal
23 janvier 2009
Un petit mot de très loin.
La science s'intéresse aux savoirs et la foi aux croyances.
Pour la foi, c'est une question de choix. Chacun peut le croire s'il le désire. C'est un champs de liberté.
Par contre, pour la science, c'est une question de devoir. Personne n'a le droit d'ignorer le savoir. Le savoir, c'est le patrimoine commun qui appartient à toute l'humanité. Personne, même un pape, n'a moralement le droit de se défiler.
Émond Laurent, Québec
22 janvier 2009
@bernard lefebvre
Encore faudrait-il démontrer l'existence du "ciel". À ce que l'on sache personne n'est jamais revenu de ce néant.
Par ailleurs, je ne vois aucun moyen de faire de la science une religion. La méthode scientifique est faite de doute et de faits, tandis que la "méthode" religieuse est une certitude absolue qui n'a que faire des faits.
Hélas.
Jorge Fontecilla, Québec
22 janvier 2009
Les créationnistes sont des intégristes avec qui un débat n'est pas possible et de toute manière très peu intéressant. Il en est de même avec un scientifique qui trouve la théorie de l'évolution sans failles. Parce que la théorie de l'évolution, si elle explique très bien la forme du bec des oiseaux et la résistance des bactéries, reste bien imprécise face à la question du début de la vie. De la soupe originelle du fond des océans à Léonard de Vinci il y a, avouons-le, une sacrée évolution! Comment c'est formée cette première vie? Parce que selon la théorie de l'évolution; un jour il n'y avait pas de vie et le lendemain il y en avait, pour par la suite, après des milliard d'années, nous donner la chance de ce poser la question. S'il est facile d'argumenter contre l'idée du Messieurs avec la grande barbe qui a créé le monde un six jours, il est quand même difficile de concevoir le monde tel qu'il est, dans toute sa complexité, sans faire référence à une force organisatrice qui donnerait, en quelque sorte, un coup de main à la vie.
Alexandre L'Heureux, Québec
22 janvier 2009
Certains croient que Dieu vs Darwin est un débat dépassé.
Alors, voici un sondage intéressant qui a été réalisé au Canada en juin 2007 (Décima-La Presse Canadienne) :
- 34% des répondants croient que les humains sont le fruit d'une évolution guidée par Dieu et cette évolution s'étale sur des millions d'années;
- Dieu a créé seul les humains au cours des 10 000 dernières années (26 %);
- L'évolution s'est faite sans son intervention (29 %).
L'enquête de Décima a été menée auprès de 1000 Canadiens du 21 au 24 juin 2007. La marge d'erreur est de 3,1 %, 19 fois sur 20.
Alain Crevier, Québec
22 janvier 2009
@ M. Pierre-Luc Beauchamp
Vous vous poser la question de l'existence de Dieu et de sa volonté ...et bien Jésus-Christ, Dieu fait homme, est venu nous révéler Dieu et sa volonté.
Voici un texte sur la "Science et Création" qui exprime très bien qu'il n'y a pas vraiment de problème avec la théorie de l'évolution et la création de l'homme:
«Nous ne sommes pas que corps, mais corps et âme rationnelle. Les singes sont des animaux passionnants à observer, mais ils ne font aucune oeuvre de culture, pour la bonne raison qu'ils n'en ont pas les moyens. La culture rassemble l'ensemble des oeuvres dans lesquelles l'homme essaye d'exprimer ou de donner un sens à sa vie. Or la question du sens suppose la transcendance sur l'immédiateté de l'expérience sensible, dans laquelle est confiné l'animal. Seul l'homme se pose la question du sens (de l'origine et de la fin) de sa vie et devient ainsi créateur de culture.
Dire que nous descendons du singe n'est ni vrai ni faux. Qu'il y ait une lointaine parenté entre les singes anthropomorphes supérieurs et les ancêtres des préhominiens n'est sans doute pas faux ; mais cela signifie tout au plus que la dimension corporelle de l'homme s'enracine dans le monde animal, ce qui n'a rien d'étonnant ni de scandaleux. Mais encore une fois : un corps d'homme ne fait pas encore un homme : il lui manque l'essentiel, à savoir l'âme rationnelle. Or nous maintenons dans la foi que Dieu insuffle personnellement l'âme rationnelle dans chaque individu humain au moment de sa conception. Donc, le « pas de l'hominisation » (c'est-à-dire le passage de l'animal à l'homme) ne se fait pas par un ultime développement évolutif dans une lignée de singes anthropomorphes, mais par une intervention divine au sein d'une lignée animale dont le développement physiologique - et particulièrement neurologique - est suffisant pour permettre l'exercice de la conscience, qui s'épanouira grâce à l'âme rationnelle reçue du Créateur.»
Jules Boisvert, Laval
22 janvier 2009
Comme on me l'a fait remarquer, la question de savoir qui a créé Dieu relève de l'infini et effectivement, l'infini est incompréhensible à l'humain pour l'instant. C'est exactement ce qui me fait dire qu'il est présomptueux de la part de l'humain de prétendre connaître le créateur, ses éventuelles volontés et même son existence! C'est ce qui fait de la religion et du refus de la théorie de l'évolution une immense fuite en avant: "Je ne comprend pas alors je propose une explication qui est incompréhensible, mais impossible à vérifier" Si l'on suit ce raisonnement, tout ce qui est incompréhensible pourrait être d'origine divine? Je rappelle qu'il n'y a pas si longtemps, la terre était plate, le tonerre était la voix des Dieux, la peste était une malédiction, etc. Il est facile de repousser vers l'infini ce qu'on ne comprend pas, mais il est plus ardu de vivre sans certitude et d'accepter la possibilité du néant. Darwin l'a fait et en partie grâce à lui, nous nous sommes rapprochés un peu plus de la compréhension de cet infini, au lieu de nous borner à répéter des dogmes issus de nos peurs.
Pierre-Luc Beauchampp, Montréal
22 janvier 2009
Vous avez raison, la menace est bien réelle et à mon avis, extrêmement préoccupante. Provenant du monde scientifique acadmique, je crois que la théorie de l'évolution ne fait pas que suggérer le « comment», mais elle a justement un sens. Un sens que la religion ne peut contrôler. Et ce manque de contrôle lui fait peur. Le sens de la vie n'a pas besoin ni des hommes ni de Dieu pour exister. Et si la théorie n'est pas parfaite? Elle sera remplacée ou modifiée par une autre plus exacte, et ça, c'est l'évolution de la science. J'ai très peur du pouvoir de l'ignorance, car le créationnisme, à mon sens, c'est le refus de l'évolution non seulement de la nature, mais aussi de la pensée humaine. Et on n'avancera pas comme société. Que la religion s'en tienne au «pourquoi» et nous, les humains d'aujourd'hui (pas ceux d'il y a 2000 ans), on s'occupe du reste!
Anne-Marie Leclerc, Rimouski
22 janvier 2009
La science explique comment va le ciel: la religion indique comment aller au ciel. Deux messages différents. Ceux qui ne croient pas en la religion ne doivent pas pour autant considérer la science comme une religion. Ceux qui ne croient pas à la science doivent s'abstenir de considérer la religion comme une science.
Merci.
Bernard Lefebvre, Les Bergeronnes
22 janvier 2009
@ Pierre-Luc Beauchamp:
"Et ce créateur qui a créé l'homme à son image, qui l'a créé lui?"
Votre phrase appelle une répétition à l'infini.
Il n'est pas dans les attributions de l'humain de comprendre l'infini.
Yvon Chartrand, Montréal
22 janvier 2009
François Jetté:
L'évolution est un fait. C'est observable et reproduisible. La gravité est un fait aussi. La sélection naturelle est une théorie pour expliquer l'évolution. La loi newtonienne de la gravité universelle est une théorie pour expliquer la gravité. Comme tu le mentionne, une théorie doit être testée, modifiée ou discartée au besoin. La loi newtonienne est bonne parfois, mais n'est pas exacte. Elle a donc été remplacé par la théorie générale de la gravité d'Einstein. Quand la sélection naturelle n'expliquera plus les découvertes au sujet de l'évolution, on tentera de la remplacé. Ça ne change pas la réalité de l'évolution.
Jean-François Gagné, Gatineau
22 janvier 2009
Pourquoi faudrait-il absolument entretenir l'éternel discours visant à opposer évolution et religion... le phénomène du "créationnisme" est un mouvement dirigé par quelques fanatiques religieux et non pas par la majorité des croyants.
Cela dit, un croyant (personne ayant la foi) peut aussi bien accepter les théories de l'évolution... certes, il ne prendra pas nécessairement tous les textes sacrés, quels qu'ils soient, pour une vérité absolue... sans pour autant refuser d'en dégager un certain sens...
Tout ces combats suivent essentiellement une tangente enclenchée depuis déjà longtemps: l'idée largement répandue, en Occident et ailleurs, de l'opposition entre le bien et le mal... on sait pourtant que certaines choses généralement considérée comme mauvaises peuvent engendrer le bien: la mort d'une plante contribue à nourrir le terreau sur lequel elle tombera...
Il en est de même pour tout... tout est question de cycles... et comme ce qui est bien pour un peut souvent être mal pour l'autre (selon la position/perception de l'un et de l'autre), ne serait-il pas temps de remettre en question cette opposition qui, selon de nombreux textes anciens (dont la genèse) serait à l'origine des maux de l'humanité...
Jules-Hubert Beaulieu, Verdun
21 janvier 2009
L'évolution est un fait. Plus précisément: un phénomène, c'est à dire: observable et reproductible. Il a été observé des milliers de fois. On peut donner des exemples. Darwin aimait évoquer la création de races animales par les éleveurs. Depuis, on a aussi vu le développement de bactéries résistantes aux antibiotiques.
Une hypothèse, qui est différente d'une théorie, tente d'expliquer le phénomène. C'est l'hypothèse qui ne peut être prouvée et qu'infirmée. Ni la théorie, ni le phénomène.
Les créationnistes reprochent à Darwin des choses qu'il n'a jamais dites. Il n'a pas prétendu expliquer l'origine de la vie, mais celle des espèces. L'évolution n'est pas son concept: c'était déjà un consensus chez les scientifiques de son époque. Il a simplement prétendu que les espèces se différenciaient grâce à deux processus: la sélection naturelle et la sélection sexuelle.
L'ennui, c'est qu'il a voulu impliquer l'homme dans cette théorie (oui, il s'agit d'une théorie et non d'une hypothèse). Les fanatiques de l'époque n'ont pas voulu voir la filiation évidente entre les singes et l'homme. Les singes les en remerciront.
Quant aux incultes qui pérorent que sa théorie est contestée dans les milieux scientifiques, il faut leur répondre ceci: la science a évolué depuis (faut-il en apporter des preuves?) et les deux théories de Darwin ont été intégrées depuis dans une théorie plus moderne de l'évolution, qui implique les découvertes génétiques. Ceux qui se battent encore contre ce pauvre Darwin ont un bon siècle de retard.
Et oui, contrairement à certains prophètes (Jésus n'est que l'un d'eux, parmis des milliers), Darwin n'a pas tout deviné dès le début. Il a commis des erreurs, émis des hypothèses fausses et a eu le mérite d'en corriger plusieurs lui-même. Il a aussi eu une qualité qu'aucun prophète, n'a eue : la capacité de remettre en question ce qui lui avait été appris, de questionner ses propres conclusions et de chercher la vérité par les chemins les plus difficiles.
Un vrai fils d'Adam.
Philippe Roy, Montréal
21 janvier 2009
Le créationnisme est une aberration issue d'une interprétation littérale de la Bible. Ses adeptes sont nombreux, notamment au sein des églises évangélistes fondamentalistes qui ont beaucoup d'influence aux États-Unis.
Cette « théorie », qui se développe et s'impose dans un pays démocratique, n'est pas sans rappeler celle de la « génétique de classe » prônée par Trophim Dennissovich Lyssenko pendant plus de trente ans en Union Soviétique. Cette pseudo science s'attira les bonnes grâces de Staline qui envoya les généticiens soviétiques adeptes de Mendel (génétique bourgeoise et réactionnaire) au goulag. Le lyssenkisme, autant que la collectivisation des terres, ruina pendant des décennies les récoltes en URSS.
Le créationnisme, le lyssenkisme, tout deux sont le produit d'une forme ou d'une autre de religiosité. Ils se sont développés au mépris de toute rigueur scientifique, grâce à l'emprise de leaders motivés par le désir ardent de conserver le pouvoir et l'ascendant qu'ils ont sur leurs ouailles ou sur leur peuple.
Jacques Mercier, Rouyn-Noranda
21 janvier 2009
Bonjour,
Depuis l'aube des temps l'homme a voulu comprendre et expliquer son environnement. Lorsqu'il ne comprenait pas il trouvait des réponses en se créant une mythologie plus ou moins sophistiquée. Chaque civilisation a ainsi voulu créer des dieux qui étaient supérieurs aux précédents qu'ils qualifiaient de païens.
Récemment avec l'évolution très rapide de la science, les dieux ont eu la vie pas mal dure. Bien des mythes sont tombées et bien des textes sacrés ont du trouver d'autres vocations que d'expliquer le monde. Pendant que certains continuaient à nier l'évidence, d'autres ont chercher à se tirer un rang avec de nouvelles approches comme le ''dessein intelligent", église de scientologie, le non moins ridicule Raël, etc...
Personnellement je crois que Dieu a très bien pu vouloir que l'évolution des espèces existe, et que ça ne contredit en rien son rôle dans la création. Pourquoi en faire tout un plat?
C'est l'orgueil de l'homme qui complique tout. Regardez où en est rendu l'Eglise catholique, complètement sclérosée par ses dogmes les plus ridicules les uns que les autres. Rappelez-vous l'Ordre du Temple Solaire qui a permis à une poignée d'élus" le privilège de mourir stupidement. Ces "élus" étaient pourtant des gens très intelligents, tout comme le sont les princes de l'Église...
La religion n'est donc pas l'apannage de la pauvreté et de l'ignorance, loin de là. Je suis plutôt porté à croire que c'est le fruit de l'arrogance et de l'orgueil démesuré de l'homme. Que faut-il s'attendre d'un tel fruit???
L'histoire est pourtant éloquente. Avec toutes les guerres et toutes les abominations qui ont été faites en son nom, je ne suis pas sûr que la religion soit un fruit vraiment bon pour la santé de l'humanité...
Jocelyn Ouellet, St-Félicien
21 janvier 2009
L'évolution n'exclut pas la création divine, dit-on. C'est bien beau tout cela, mais croire au créationnisme implique de croire que l'humain est apparu il y a environ 6000 ans, pas plus. Or, les premières traces de vie animale remontent à plus de 600 millions d'années!
Les peintures rupestres ont parfois près de 20 000 ans. Il est possible d'être créationniste et scientifique, à condition de rejeter toute théorie scientifique qui contredit la nôtre. C'est ce qu'on appelle la science sélective...
Et à eux qui répliquent en disant qu'il doit fatalement avoir un créateur, puisque la vie n'a pu naître d'elle-même à partir du néant, je réplique avec trois questions: Qu'est-ce qui prouve que le créateur est celui décrit dans les divers textes religieux? Et ce créateur qui a créé l'homme à son image, qui l'a créé lui? Et qui vous dit qu'il doit y avoir un début et une fin à tout? Peut-être que l'explication de la vie est tout simplement innaccessible à notre capacité mentale actuelle sans être inexplicable. Les chiens n'ont pas le cerveau assez développé pour comprendre la météorologie alors pourquoi notre cerveau aurait automatiquement la capacité de comprendre la vie et la mort? À mon avis, les croyants commentent un grave péché d'orgueil! ;-)
Pierre-Luc Beauchamp, Montréal
21 janvier 2009
Le darwinisme provoque des débâts parce que les 2 côtés sont trop fermés d'esprit. Je m'explique.
Les scientifiques qui prétendent que la théorie de l'évolution est un fait ne sont pas de vrais scientifiques. Les vrais scientifiques savent que toute théorie doit être questionnée et éventuellement améliorée lorsque de nouvelles preuves sont découvertes. Ils savent aussi qu'une théorie ne peut jamais être prouvée, elle peut seulement être infirmée. Donc la théorie du darwinisme n'est pas un fait, elle est seulement la plus récente théorie scientifique qui sera sans doute un jour modifiée, améliorée, ou même remplacée.
De l'autre côté on a des gens qui croient qu'une histoire datant de plus de 2000 ans est exacte, qu'elle n'a jamais été inventée ou déformée par des hommes! Lorsqu'on regarde comment chaque nouvelle est traitée dans nos médias depuis des siècles, on se rend compte très vite que l'homme a toujours rapporté les mêmes faits de bien des façons différentes, et que souvent il crée même ces faits. Alors il faut avoir un certain scepticisme lorsqu'on lit des "faits" rapportés par un homme, et la pire erreur c'est de croire à la lettre ce qui se trouve dans l'ancien testament... J'irais plus loin encore en questionnant l'exactitude des paroles de Jésus rapportées dans le nouveau testament, puisqu'elles n'ont été écrites que plusieurs décennies après sa mort et peuvent avoir été déformées monstrueusement.
François Jetté, Longueuil
21 janvier 2009
Le "créationisme" étant le mythe fondateur chrétien (création de la terre, des hommes et de la vie), je m'étonne de ne pas voir les autres religions défendre leur propre mythe fondateur comme étant scientifiquement valide. Chaque religion et chaque culture possède sa propre petite histoire sur la création de la vie et sur l'origine des hommes.
Louis-Martin LeBlanc, Montréal
21 janvier 2009
J'ai voulu appliqué mon coeur à scruter la Bible pour découvrir des éléments de réponses à la question «D'où venons-nous?» J'ai donc lu tous les textes bibliques en portant attention aux nombreuses filiations mentionnées et j'en ai constitué des schémas généalogiques partant d'Adam jusqu'à Jésus. Je l'ai fait comme un tout petit, non comme un sage et un savant de ce monde, en me laissant inspiré par cette parole de Jésus : «Je sais d'où je suis venu et où je vais.» Mes recherches ont solidifié ma conviction qu'un dénommé Jésus a existé et qu'un dénommé Adam a aussi existé: entre les deux j'ai pu construire une généalogie archivée de 4000 ans. «Heureuse faute d'Adam qui nous a valu un tel Rédempteur!» proclame-t-on dans le chant de l'Exultet. Alors, pourrait-on déduire que s'il n'y avait pas eu la faute d'Adam, il n'y aurait pas eu Jésus? Et plus encore, que si Adam n'avait pas existé, il n'y aurait pas eu besoin que Jésus vienne? L'existence de Jésus attesterait donc l'existence d'Adam? J'aime bien pensé que je suis un fils d'Adam et que si la Bible est une histoire inventée, j'aime bien croire qu'elle le fut par Dieu. Depuis Darwin, on conteste que la Bible puisse nous informer correctement de la création de l'univers par Dieu; on soutient que l'apparition de la vie serait due à l'évolution de la matière et non à des actes de création distincts. La foi chrétienne est mise à l'épreuve par la science, mais un chrétien ne peut toutefois pas rejeter ce que lui enseigne, à propos de la création, le Symbole de Nicée- Constantinople: « Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre,de l'univers visible et invisible...» La foi est un choix que l'on fait: celui de faire confiance à quelqu'un. Personne ne peut nous convaincre de croire; c'est un geste intime qui nous appartient et que nous posons parce que nous sentons que nous avons de bonnes raisons d'agir ainsi. Le consensus voulant que l'existence de Dieu ne puisse pas être prouvée ne veut pas dire qu'Il n'existe pas.
Paul Ruest, Rivière-du-Loup
21 janvier 2009
Bonjour M. Crevier.
Il me semble qu'un grand nombre de point de vue exprimés dans l'éternel débat création-évolution sont marqués par l'ignorance. Les croyants dits fondamentalistes se font accoler l'étiquette de « créationnistes », comme si la foi au Dieu, « créateur du ciel et de la terre » était une singularité. Je me permet de vous rappeler que cette foi est la foi de toujours des chrétiens, aussi bien que celle des juifs et des musulmans. La Genèse commence par ces mots : Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. Je ne vois pas comment on pourrait faire dire à ce texte : Au commencement le ciel et la terre se créèrent d'eux-mêmes. Leurs opposants sont souvent des fondamentalistes d'un autre ordre, de ceux qui ne jurent que par le naturalisme darwinien et qui se présentent comme les courageux défenseurs de la raison et de la science. Ceux-là ne veulent rien entendre de théologie ni de téléologie (la reconnaissance d'une direction, d'un but ). Rien d'autre que le naturalisme mur à mur. Faut-il rappeler que le naturalisme (ou le matérialisme), c'est de la philosophie et non de la science. Il n'est pas possible, en effet, de démontrer que le monde matériel est le seul être, l'être pris absolument. Or on peut, et on se doit, de remettre en cause une philosophie, surtout si elle se travestit en science. Pour la question de l'évolution, les choses sont loin d'être aussi simples que ne veulent bien nous le laisser croire les tenants du Darwinisme. J'ai lu avec intérêt l'ouvrage de Michael Behe, « Darwin Black Box », et je le recommande chaudement à tous ceux qui souhaitent aller au-delà des clichés qui entourent le débat création-évolution. À mon sens, l'aventure scientifique est une belle aventure. Mais trop de scientifiques ne sont pas au clair sur ce qui relève de la science et ce qui relève de la philosophie.
Denis Grenier, Sherbrooke
21 janvier 2009
Pour moi, comme chrétien, il ne fait pas de doute que science et religion se complète, ou, du moins, ne travaille pas dans le même domaine. Un peu comme vous dites, la science regarde le comment, et la religion le pourquoi. C'est comme ça qu'il faut lire la Genèse: pour y trouver le pourquoi, non le comment.
Le dossier devient plus complexe, plus passionné à cause de la «Révélation», Dieu qui intervient dans l'Histoire, Dieu qui intervient dans ma vie. Jésus est donc un pesonnage historique, en qui se réalise les prophéties, par qui Dieu tient sa promesse, renouvelle son alliance.
Cette histoire du salut est extrordinaire, tellement que pour beaucoup elle est incroyable. Pour moi, le premier indice troublant, qui m'a attiré à Jésus, c'est la beauté de son message. C'est le point de départ qui mène à Dieu.
Pierre Martin, Trois-Rivières
21 janvier 2009
En matière de science la religion se trompe sur tout depuis toujours. Et pour cause. Déjà la Genèse faisait de la tentative d'acquérir la connaissance le pêché originel: dieu se rebiffe et condamne l'humanité aux misères de la douleur et de la mort. Comme l'écrivait Onfray: en passant outre au diktat de dieu l'humanité préfère la savoir sur l'obéissance.
Plus tard l'Église condamne le matérialisme et l'atomisme en discréditant d'ignoble manière les épicuriens. Suivent la condamnation de l'héliocentrisme, de Galilée (accusé en réalité d'atomisme), du darwinisme, de la tectonique des plaques, du génie génétique et de tant d'autres qu'il serait trop long d'énumérer.
Le pouvoir religieux, du moins dans les déclinaisons monothéistes qui nous sont familières, sait trop bien que la raison (et son corollaire, la science) constitue un danger mortel: celui d'une humanité libre de culpabilité, responsable de ses actes, hédoniste et immanente.
Heureusement la pensée religieuse recule. Après d'innombrables tentatives de contenir la science en stigmatisant les scientifiques (ou, de façon plus expéditive, en les brûlant) la religion est allée chercher refuge dans la question du sens. Elle sera aussi délogée de ce dernier bastion quand on aura mieux compris que le problème du sens n'est pas un problème intrinsèque au réel: il est la conséquence de la particulière organisation du cerveau humain qui, pour des raisons darwiniennes, superpose du sens là où il n'y en a tout simplement pas. N'en déplaise au philosophe.
Jorge Fontecilla, Québec
21 janvier 2009
Il serait bien naif de croire en une création de l'univers et de l'humanité en six jours de 24 heures chacun, d'ailleurs la Genèse ne mentionne pas de journées de 24 heures. Ces jours de créations sont plutôt des périodes d'évolution qui s'échelonnent sur des millions d'années. La Genèse n'a pas été écrite par Dieu mais par des hommes initiés aux mystères de l'univers, la connaissance de ces mystères était réservée aux initiés. Depuis le début du vingtième siècle, la connaisance est disponible pour tous.
A ceux qui cherchent la vérité je suggère la lecture
du livre: Cosmogonie des Rose-Croix de Max Heindel ce livre a été écrit en 1909 et est toujours publié par l'association rosicrucienne d'Oceanside de Californie. L'association rosicrucienne est une association de Chrétiens mystiques, de scientifiques, médecins, religieux et personnes de toutes les couches de la société. Leur mission est de soigner les malades comme le Christ l'a demandé.
André Morel, Montréal
21 janvier 2009
Les créationnistes sont ces mêmes personnes qui ont cru Colin Powell quand il nous a montré des photos floues en noir et blanc de bâtiments vus de l'espace et qu'il nous disait que c'était des caches d'armes de destruction massive. Des gens sans jugement critique, il y en aura toujours et parfois, malheureusement, ils ont assez d'argent pour ouvrir des musées pour faire sérieux avec leurs théories pseudo-scientifiques tirées d'un bouquin traduit un nombre incalculable de fois. Si Dieu existe, c'est un petit garçon qui fait fondre ses soldats de plastique avec une loupe au soleil ou une petite fille qui démembre ses Barbies. Et les fossiles sont ses dessins plus ou moins réussis qu'il a jetés au fond de la Terre. Imaginez le pouvoir qu'elle perdrait si l'Église en entier avouait que la théorie du créationnisme est périmée...C'est tout l'édifice de la foi qui s'effondrerait. Oh mon Dieu! Que va-t-il se passer si je ne sais pas d'où je viens, qui va me dire comment mener ma vie, le monde est si dangereux....S'il-vous-plaît, on se réveille là!
Hugo Robinson, Baie-Coomeau
21 janvier 2009
La science ne peut pas se prononcer sur l'intention derrière l'évolution et la sélection naturelle... Et le scientifique qui le ferait ne peut qu'émettre une opinion. Par contre, si cette intention relevait de la Conscience (incréée), Conscience à partir de laquelle tous les "Je" passés présents et futurs tireraient leur substance, il devrait être possible de voir par SOI-MÊME ce que cette Conscience peut révéler au lieu de s'en remettre aux livres, religieux ET scientifique...
Jean-Francois Fortier, Montréal
21 janvier 2009
Il n'y a que ceux qui ne travaillent pas en science pour proclamer que l'Évolution est un fait ! Du béton armé, à l'abri de tout débat rationnel ! Voyons donc.
C'est la théorie la plus considérée à propos des origines, mais plusieurs des mécanismes essentiels qui pourraient la démontrer ne sont pas vérifiés ou ont été fréquemment revus : abiogénèse, macro-mutation, classification, origine de l'information ADN/ARN, source des modifications utiles dans le pool génétique et j'en passe. Au point où dans les dernières années du XXie siècle, des débats importants ont vu des factions se développer dans le camp Darwiniste : équilibre ponctués, uniformisme, origine externe de la vie, ...
Beaucoup de scientifiques compétents demeurent prudents, devant les "Croisades et l'Inquisition Évolutionniste". Mais évidemment, ils ne veulent pas se faire prendre pour des fanatiques religieux, alors ils font leur travail en espérant des jours où le bon sens et la prudence prévaudront.
Quand Darwin, le théologien (!), a pu intéresser les scientifiques de son époque à la sélection naturelle, concept qu'il avait carrément volé à l'économiste écossais Adam Smith, 100 millions d'années semblaient suffisants pour expliquer le passage de la matière inerte à la vie. Personne ne défendrait cela aujourd'hui.
Que penseront les scientifiques dans 100 ans. Il serait présomptueux de prétendre le savoir !
Sandra Bourgeois, Laval
20 janvier 2009
Ce que plusieurs considèrent comme la religion, n'est toujours que le reflet d'une société, c'est-à-dire de celle d'où elle tire ses "enseignements".
En fait, si on étudie le phénomène religieux en soit, en faisant abstraction de ce qui est dit dans l'une ou l'autre, qu'on observe leur développement, ainsi que la plupart des récits, dont ceux relatant l'origine/le début du monde, on pourra alors trouver un fil conducteur: la quête.
En fait, toutes les religions sont une tentative d'expliquer le monde... le phénomène religieux est donc une préscience, tout comme les récits, qui font partie de ces religions, font partie de la préhistoire. Il est certain que les traditions orales demeurent mouvantes, ce qui constitue un facteur non-négligeable.
Il ne faut pas oublier, non plus, le fait que "toutes les sciences" participent au développement des religions, les nombreuses branches connues aujourd'hui étant tout à fait récentes... le facteur psychologique est d'ailleurs très présent dans la genèse: la sédentarisation avec l'agriculture devient une punition à cause du dur labeur qu'elle engendre.
Jules-Hubert Beaulieu, Verdun
20 janvier 2009
Les créationistes modernes innovent-ils en soutenant une interprétation de la création «Au commencement» survenue en «six jours» ou sont-ils fidèles au récit biblique ?
À mon avis, les créationistes sont des innovateurs et se démarquent complètement de la tradition d'interprétation ancienne du récit de la Genèse, ainsi de la majorité des exégèses proposées au cours des siècles. En fait, ce n'est que depuis la Réforme que des chrétiens voient dans le premier chapitre de la Genèse une création temporelle. Les plus anciens commentateurs chrétiens (qu'on nomme par commodité Père de l'Église) ainsi que les Rabbins des premiers siècles qui ont compilé le Midrash Rabba lisaient l'expression de Genèse 1, 1 BERESHIT (en hébreu) et ÈN ARCHÈ (en grec) non pas comme étant un circonstanciel temporel, mais plutôt causal et instrumental. C'est au moyen de la RESHIT, assimilée à la Sagesse que le Dieu du livre de la Genèse crée le monde. Une des plus ancienne traduction du texte de la Genèse, le targum palestinien, traduit «Avec Sagesse Dieu créa» et non pas «Au commencement».
Pour le dire simplement, si on pouvait voyager dans le temps et expliquer aux premiers Chrétiens et aux Rabbins du 1er siècle la thèse des créationistes, ils la trouveraient sans doute complètement étrangère à la lettre – et non pas seulement à l'esprit - du texte biblique. Si Darwin avait vécu au 2e siècle, il aurait probablement eu le consensus des exégète de son côté.
Les Chrétiens du 21e siècle devraient s'informer et apprendre à relire leur texte sacré et devraient s'affranchir de ceux qui leurs imposent le créationisme.
Si ça vous intéresse, j'ai publié à ce sujet...
Serge Cazelais, Québec
20 janvier 2009
Mon cher Alain,
Vous devriez lire "La Chorégraphie divine" de Jean Proulx, philosophe québécois. Ce livre répond admirablement bien à cette question de la cohabitation de la science et de la religion. De plus vous pouvez aussi lire le texte "Retrouver la dimension cosmologique de la théologie chrétienne" toujours de Jean Proux. Ce texte est accessible sur internet.
Bonne lecture,
Michel St-Onge
Michel St-Onge, Granby
20 janvier 2009
L'envers des choses
Il y a quelques années, j'ai suivi des cours de peinture. Au début, le professeur nous donnait des notions de base pour dessiner un visage se référant à une photo ou une peinture existante. J'avais de la difficulté à reproduire fidèlement le visage. Tout était disproportionné. Le prof me donna un truc très simple pour régler ce problème. Il m'a dit:"tourne l'image à l'envers et essaie de nouveau". De peine et de misère, j'entrepris le dessin en me concentrant sur les traits et non sur le visage. J'essayais de tracer les traits sur mon papier au bon endroit et de la bonne longueur sans me soucier de l'image. En tournant mon dessin à l'endroit, à ma grande surprise, l'image était presque fidèle à l'original. En science, c'est un peu le même principe. On prend un phénomène, on prend des lectures aussi précises que possible. On les analyse, l'on pose des hypothèses. Quand la théorie colle avec la pratique, on en énonce une loi. Mais cette loi, quand nous la retournons dans le sens opposé, on y voit la nature, l'univers. Dans un coucher de soleil par exemple, la lumière se décompose par la diffraction de l'atmosphère. Les données et les lois scientifiques nous permettent de prédire la longueur d'onde de chaque couleur etc. Si l'on tourne cela dans l'autre sens on y voit un superbe coucher de soleil que deux personnes voyant ce phénomène, peuvent être inspirées de façon très différente suivant leur vécu ou leur état d'âme.
Affirmant que les écrits bibliques sont des images de la vérité tel qu'elles sont réellement. Je ne crois pas. Que ces textes essaient de tracer l'image de Dieu mais très déformée due à l'idée que l'on se fait de cette image en se basant sur ce que l'on ressent, je crois.
Quand je lis l'Évangile en me faisant une image de Dieu et que je retourne cette image en l'envers, j'y vois l'amour du Père.
Renaud Cloutier, Thetford Mines
20 janvier 2009
Comme je suis peut-être encore idéaliste, je ne vois pas de contradiction particulière entre la théorie dite « créationniste » et ce que je sais de la théorie de Darwin qui est basée sur l'évolution. Il est possible que l'être humain ne se soit pas déposé là par hasard, de même il est possible que les diverses branches de l'espèce humaine soient en partie le fruit d'une fission entre le monde animal, particulièrement des singes et une ou des entités extra-terrestres quand bien même cette ou ces entités ne représenteraient que 1 millième de notre patrimoine génétique... cela fait nonobstant toute la différence. Tout le reste après est du domaine de la rédaction et de l'usage fait de textes que certains considèrent comme des doctrines. Comme je pense qu'il vaut mieux sur de tels sujets être optimiste, il y a tout lieu de croire que tôt ou tard et même au cours de ce siècle, tout le monde se mettra d'accord sur ce que nous sommes et peut-être simplement par l'apprentissage de ce que nous ne sommes pas. Quant à l'évolution c'est sans conteste une réalité on ne peut plus perceptible et il me semble passablement impossible de la réfuter.
Une petite chose encore, le terme de six jours n'est pas faux, ce qui n'est pas juste, c'est de considérer six jours terrestres. Dieu a peut-être ses représentants sur Terre mais il n'a pas pignon sur rue sur Terre (du moins pas encore). Ce sont donc six jours cosmiques qui ne se mesurent pas en secondes, heures et autres minutes aussi je pense qu'il y a objectivement place pour de belles interprétations, c'est ce qui donne en quelques sortes de la chair à la spiritualité. Quant à ceux qui estiment que l'os suffit... c'est leurs choix. Rabelais ne parlait-il pas de saisir la substantifique moelle ?
Serge Drouginsky, LeMoyne
20 janvier 2009
Science et religion. Quiconque a été pénétré par la Science est intimement convaincu que l'Univers est un Mystère. Par opposition la religion n'est que l'écho de la peur. Peur du vide, peur de la différence, peur. Mon dieu est plus grand que le tien, plus fort, plus....La religion c'est la différence qui conduit à l'exclusion, à la haine à la guerre Le Moyen Orient en est un exemple édifiant.. L'intégrisme des born again christian répondant aux talibans ( S'il n'y a pas de majuscules là ou il devrait y en avoir...ce n'est pas un hasard, c'est du mépris.) La société Québécoise a mis la religion a sa juste place c'est a dire celle de conte a dormir debout espérons que la prochaine génération saura préserver cet héritage. La science est beaucoup plus difficile d'approche que la foi mais la récompense, ce sentiment du merveilleux qui vous habite, est tellement plus grand et subtil que la PEUR de l'enfer ou l'ENVIE du paradis.
Alain Des Ruisseaux, Montréal
20 janvier 2009
Il n'y a qu'une seule façon d'aborder cette question : qu'est-ce que les faits scientifiques supportent ?
Or, d'une part, il n'y a pas que des "créationnistes" qui ont des maux de ventre avec Darwin, les évolutionnistes en ont depuis 1860 (néo-darwinisme etc). Mendel et Pasteur ont secoué la baraque. Plus récemment, Stephen J. Gould ne croyait pas à l'uniformisme. Dawkins est d'abord un philosophe. Que dire de Sir Hoyle l'astrophysicien (Ph. D) ou de d'autres voix qui questionnent l'évolution et surtout l'usage qu'on en fait, sans être créationnistes.
Les tribunaux n'ont pas à trancher ces questions. Qu'on laisse la recherche fonctionner, que ce soit pour confirmer, questionner ou infirmer l'évolution.
L'opposition science-religion est inutile. Elle n'apporte rien au débat !
Quant à Dieu, on s'en doute, il se foutrait bien de tout ça. S'il est là, il sait.
PS: Si vous avez les nerfs solides et que vous êtes réalistes, fouillez pour trouver les travaux de l'anthropologue Paul Gosselin. Décapant !
Gerard Monette, Montréal
20 janvier 2009
Si débat il y a, il a lieu dans les milieux où la démarche scientifique n'est pas employée. Le débat scientifique concernant l'évolution selon ses principaux tenants et aboutissants (il peut encore y avoir des débats à l'intérieur des grands paramètres) est bel et bien terminé chez tous les scientifiques depuis belle lurette. Alors je ne comprends pas votre allusion à la possibilité d'enseigner le créationnisme. La science est obligatoirement enseignée dans les écoles, Dieu merci (sic). La religion, selon les pratiques du pays où l'on se trouve. La science est une chose, la religion une autre. Si certaines sectes, je dis bien sectes, veulent enseigner le créationnisme, elles peuvent toujours le faire entre elles, le dimanche matin.
Lorsque vous dites que le débat entre le Darwinisme et le créationnisme fait toujours rage, ce n'est pas le cas chez les scientifiques. Dire autre chose, c'est jeter la confusion. Votre article tente d'amorcer un faux débat.
Jacques Saint-Cyr, Québec
20 janvier 2009
Certes l'évolution existe, mais il ne faudrait pas lui attribuer l'origine de la vie.
Comment se fait-il que la première cellule vivante savait qu'elle était mortelle puisqu'elle était vouée à se reproduire?
C'est donc qu'un prérequis lui avait été inculqué ou si vous préférez: elle était le résultat d'une programmation.
Alors, avant l'apparition de la vie, il devait donc exister une Programmateur.
Celà s'apparente sans doute au Design intelligent des Américains, mais personne ne peut expliquer par l'évolution, cette programmation de la première cellule vivante.
Et le Programmateur a certainement préséance sur l'évolution.
Les scientifiques qui nient l'existence d'un Être suprême
parce qu'ils sont impuissants à en démontrer l'existence ici-bas, oublient que c'est dans un autre monde que se situe la réponse.
Yvon Chartrand
Yvon Chartrand, Montréal
20 janvier 2009
Si j'ai bien compris les créationnistes, il faut prendre les écrits de la Bible comme des faits. C'est donc dire que les Créationnistes admettent et reconnaissent que c'est par l'inceste que l'espèce Humaine a pu ainsi prospérer. Plutôt embêtant comme position???
Vincent Poulin, St-Joseph-de-Beauce
20 janvier 2009
Je lève mon verre à Darwin, cet homme audacieux et tellement visionnaire qui a bouleversé les certitudes religieuses de son époque et embrassé l'aventure de la connaissance, et non des croyances. Les preuves qu'il a données pour expliquer sa théorie de l'évolution sont, à mon avis, irréfutables. Les créationnistes se ferment les yeux sur ces évidences afin de ne pas mettre en doute leur croyance. C'est de la malhonnêteté intellectuelle.
Quant à savoir si le monde a été crée de rien, cette affirmation me semble à tout le moins douteuse. Car si dieu est réel, c'est qu'il n'est pas rien et s'il n'existe pas, la matière universelle est pourtant bien réelle. Pourquoi ne pas poser plus humblement comme hypothèse que l'univers (du moins en ses constituants les plus infimes) existe depuis toujours ? Ce n'est pas plus «mystérieux» que d'expliquer l'origine de dieu...
La bible est une tentative d'explication de la genèse de l'univers, valable sans doute lorsqu'elle a été écrite, mais complètement obsolète aujourd'hui. Je n'y accorde aucune valeur, hormis celle de raconter une belle histoire imaginaire.
L'aventure des connaissances que génère la science est hautement plus passionnante et tellement plus réelle.
Marc-André Villeneuve, Saint-Elzéar-de-Témiscouata QC

