25 novembre 2008
Le débat des exclus
Le soir du 8 décembre, il est probable que ni Françoise David ni Guy Rainville ne feront leur entrée à l'Assemblée nationale et que leurs partis respectifs ne feront élire aucun député.
Aucune chance pour les petits partis
La raison est simple: le mode de scrutin uninominal à un tour ne donne aucune chance aux petits partis. Et, donc, gare à l'Action démocratique, si elle devait redevenir, elle aussi, un petit parti.
À voir leurs entrevues au Forum des chefs, on constate qu'autant M. Rainville que Mme David auraient une contribution intéressante à faire à l'Assemblée nationale – certainement plus, en tout cas, que les députés de l'arrière-ban de chacun des partis.
Quand M. Rainville fait valoir que bâtir une centrale sur la rivière La Romaine coûte deux fois plus cher qu'à la baie James, où l'infrastructure existe déjà, il soulève un débat qui n'a pas suscité beaucoup d'intérêt, mais qui est fort pertinent.
Quand Mme David – toute urbaine soit-elle – débat fort efficacement de l'aide aux agriculteurs, qu'on a encouragés à produire du porc, on n'a plus de doute qu'il ne serait pas inutile qu'elle ait une place à l'Assemblée nationale.
En même temps, quand on sait ce qu'un seul député indépendant peut vraiment faire à l'Assemblée nationale, avec moins d'une question par semaine et pas de présence garantie aux commissions parlementaires, on peut aussi se demander pourquoi faire autant d'effort pour entrer à l'Assemblée nationale, si c'est pour avoir aussi peu de résultats.
(Bien sûr, cela donnerait, au moins, la possibilité d'être invité au prochain débat des chefs, mais ça, c'est un autre débat. Il faut bien tracer une ligne quelque part – et le fait d'avoir un député est un critère aussi acceptable qu'un autre.)
En même temps, force est de constater que la réforme du mode de scrutin est une cause en net recul au Québec et au Canada. L'Ontario, la Colombie-Britannique et l'Île-du-Prince-Édouard ont tenté des réformes, qui ont été défaites par les électeurs dans des référendums.
Et pendant que les électeurs eux-mêmes rejettent les réformes du système politique, les élus ne sont même pas capables d'accepter l'idée qu'on doive modifier périodiquement la carte électorale. Alors, disons que les réformes démocratiques n'avancent pas au Québec.
Quelle place pour les voix divergentes?
Ce qui nous ramène à la place de Québec solidaire et du Parti vert en politique québécoise. La question qui risque fort de se poser après cette élection – surtout si elle devait nous donner un taux de participation encore plus faible que d'habitude –, c'est de savoir si ces partis voudront continuer encore longtemps à faire autant d'efforts pour n'obtenir qu'un strapontin à l'Assemblée nationale.
Après tout, les écologistes n'avaient-ils pas plus d'influence sur les politiques gouvernementales quand ils n'avaient pas de véhicule politique? Et Mme David n'a-t-elle pas fait avancer plus de dossiers avec la Marche des femmes qu'à la tête de Québec solidaire?
Mais la véritable question qui risque de se poser, le 9 décembre, c'est de savoir si le système politique québécois est capable de faire une place à toutes les tendances de l'opposition, ou si on doit s'habituer à avoir, de plus en plus, les voix divergentes qui s'expriment plus souvent dans la rue qu'à l'Assemblée nationale.
C'est un grand débat, mais les résultats de cette élection risquent de nous y convier, que les partis reconnus à l'Assemblée nationale le veuillent ou pas.
Pendant 30 ans, Michel C. Auger a couvert l'actualité politique québécoise et canadienne pour une multitude de médias écrits, autant en français qu'en anglais. Il aura passé dix ans à la Tribune de la presse à Ottawa ce qui lui aura permis de couvrir huit campagnes fédérales, six élections au Québec, sans oublier trois référendums, plusieurs élections présidentielles aux États-Unis et même celle... d'un pape.
Mais la politique n'est pas son seul intérêt. Il a également été affecté à la couverture de la Cour suprême du Canada dans les années qui ont suivi l'adoption de la Charte canadienne des droits et libertés. Il a également assuré la couverture de plusieurs grandes commissions d'enquête, dont celle sur le dopage dans le sport qui avait suivi la disqualification du sprinter Ben Johnson et la commission Keable sur les activités des services de sécurité au Québec après la crise d'Octobre 1970.
Au cours des 15 dernières années, il a rédigé des chroniques pour plusieurs journaux dont Le Journal de Montréal, Le Soleil, The Edmonton Journal et The Globe and Mail et tenu un blogue sur Cyberpresse.ca.
Au printemps de 2007, il est devenu chef de bureau de Radio-Canada à l'Assemblée nationale, après des années à commenter l'actualité sur les ondes autant de Radio-Canada, de RDI, de CBC, de Télé-Québec et de TVA, où il a coanimé l'émission d'affaires publiques Larocque-Auger avec Paul Larocque comme analyste politique à Radio-Canada, depuis l'automne 2008, Michel C. Auger suit de près la politique provinciale, fédérale et américaine.
Il tient maintenant ce carnet sur Radio-Canada.ca, en partie pour ne pas trop s'ennuyer de l'écriture...
29 novembre 2008
La pluralité des opinions devrait se retrouver à l'Assemblée Nationale. Donc, il faudrait y trouver un mode de proportionnel qui réfléterait ces opinions. Mais, les grands partis ne semblent pas disposés, à ce que la démocratie se manifeste. À chacun leur tour ils en parlent , mais ils ne font rien de concret sur la question. Les gens peuvent bien être désabusés de la politique.
Claude Froment, Amherst Qc
26 novembre 2008
Je regarde et j`écoute l`information à Radio-Canada régulièrement et je trouve que la présence de Mme Francoise David et M Guy Rainville est assez importante malgré leur 5% chacun dans l`électorat.Québec Solidaire étant un parti indépendantiste, je me demande souvent si une union avec le PQ ne serait pas la meilleure des choses qui puissent arriver. Au fédéral, les Conservateurs et l`Alliance Canadienne ont fusionné et sont maintenant au pouvoir. Chacun a fait un bout de chemin et ils ont fini par s`entendre. Je crois que c`est possible pour le PQ et pour QS en autant que les principaux intéressés mettent leurs égos de coté.
La réalité en ce moment est que QS peut avoir quelques bonnes idées mais ils ne font que diviser le vote.
Merci.
Louis Déry, St-Séverin
26 novembre 2008
Sans aucun doute, le chef du Parti libéral du Québec fut le meilleur et de loin, à ce débat électoral. Non seulement, il est le seul à proposer un plan économique réaliste dans ce contexte économique fragile, mais il avait l'attitude et la prestance d'un chef d'État. Il est le seul à mettre sur la table des idées constructives, réalistes et innovantes pour le Québec. Quant à Pauline Marois, pour qui le débat était l'étape cruciale pour hausser sa cote de popularité auprès des Québécois, elle a préféré l'option « David contre Goliath ». Tel un paon, elle a levé le nez sur les idées avancées par les deux partis opposés. Elle avait un style très fermé et combatif face aux propos de messieurs Charest et Dumont. Pour ce qui est du chef de L'ADQ, il s'est présenté au débat avec beaucoup d'assurance, puisqu'il n'avait rien à perdre et tout à gagner. Il a félicité à deux reprises les actions du PLQ, chose rarement vu de la part de monsieur Dumont.
Mario Lacroix, Québec
26 novembre 2008
Bonjour,
J'ai cru assister à un débat présidentiel, où la politique semble se limiter au chef seulement et mettant presque de côté tous ces gens qui cherchent à se faire élire.
Durant le débat, on n'a pas parlé d'environnement ni de l'agriculture. Ce sont deux gros morceaux de notre économie.
L'idée de deux «débats» est intéressante. Une première présentation (durant la première partie de la campagne) pourrait permettre à tous les partis d'exposer leur programme respectif de même que leur point de vue sur des sujets précis et d'intérêt général. Une seconde partie pourrait permettre à chacun d'exprimer son point de vue sur le programme ou la position de l'autre. Il n'y aurait pas d'échange direct entre les participants. Un deuxième débat semblable à celui d'hier pourrait se tenir dans la seconde partie de la campagne.
En ce qui concerne la proportionnelle, tous les partis sont d'accord, surtout les plus petits ou ceux qui sont désavantagés par le système. Par contre, une fois au pouvoir, on met le projet sous la table parce que cela amènerait souvent des gouvernements minoritaires ou de coalition. Personnellement, je ne déteste pas les gouvernements minoritaires, car ils sont généralement moins dictactoriaux et plus près des besoins du peuple. Au fait, je me demande pourquoi le couple Marois-Dumont n'a pas pris la relève du gouvernement Charest dans un gouvernement de coalition. Je suppose que des considérations politiques et d'egos ne le permettaient pas.
Bonne journée
Maurice Côté, Joly
26 novembre 2008
Bonjour M.Auger.
Québécois,avec le débat d'hier,j'espère que vous avez vu l'arrogance de M.Jean Charest.
Il a passer près de deux heures d'accuser Mme.Maroir. Ca fait 6 ans qu'il est au pouvoir et il n'a pas été capable de tenir ses promesses et de corriger les erreurs du partie Québécois. Toute la soirée,il a fait marcher sa cassette. Dans la dernière année dite moi ou il a pris ses idées, il a ramassé ceux de M.Mario Dumond.
Ce qui est de la caisse de dépôt on voie bien qu'il nous cache la vérité, a voir son petit rire moqueur. Sa ministre Mme.Forget parle continuellement avec les dirigents de la caisse de dépôt,alors, il attend après les électons pour nous donner les mauvaises nouvelles.
Québécois réveillez-vous, pas de mandat majoritaire au parti libéral.
S.V.P. le 8 Décembre libérez-nous des libéraux.
Merci beaucoup et bonne journée a tous.
Bertrand Picard, Boucherville. Qc.
26 novembre 2008
Bonjour,
Bien sûr j'ai regardé le débat et j'ai aimé.
Certains disent que Mme Marois sort gagnante, je crois que non, en effet c'est elle qui a le plus parlé sans aller dans la profondeur des enjeux.
M.Charest , M.Charest a-t-elle dit vous n'avez rien fait pendant 6 ans elle l'a répété à maintes reprises
tout en coupant toujours la parole aux 2 adversaires et tout en lisant ses notes.
Si on regarde M.Dumont qui avait aucune notes devant lui, cela confirme ses convictions profondes pour le Québec. Certes, je peux vous dire qu'entre les trois c'est M.Dumont qui l'emporte à cause qu'il connaît très bien ses dossiers et sûrement qu'il les fera avancer. Laissons-lui la barre pour un changement et un Québec serein.
Quand on pense que M.Charest lui-même ne connaissait même pas l'ampleur de la dette au Québec et c'est M.Dumont qui a dû lui rappeler tous ces milliards de $$$$$ dans le trou.
Pas fort pas fort???!!!! Démonstration de sa gestion.
Morin Diane, Bas St-Laurent
26 novembre 2008
Les questions de M. Auger : "Et Mme David n'a-t-elle pas fait avancer plus de dossiers avec la Marche des femmes qu'à la tête de Québec solidaire? "
J'ai bien peur de répondre par la négative.
Les Marches de Mme David se sont soldées par une mobilisation massive et une faible réponse des gouvernements (une augmentation du salaire minimum de 10 ¢/heure en 2000). Au dire même de David : Québec Solidaire est une réponse directe à la sourde oreille des trois partis en chambre aux renvendications feministes et populaires.
Pour le meilleur et pour le pire, la voie électorale s'impose aux militants sociaux. S'ils sortent de la logique des urnes ce sera pour radicaliser et non pas pour devenir de simples groupes d'influence.
PY Legault, Montréal
26 novembre 2008
La prochaine fois on devrait inviter en plus de Québec solidaire et des vert, le bloc pot, le rhinocéros, un représentant de l'agriculture, un représentant de la chambre de commerce, un représentant de la lutte des femme, un représentant de la petite ville raciste au maire un peu retardé, un représentant des écoles. on pourrait aussi réinviter Mme May mais au provincial. Ça ajouterait de la couleur. Très sympathique la mme.
Ça n'est pas très sérieux. Un parti une idée??? Non pas très sérieux. Les grandes choses se font en équipe. Une équipe a plusieurs forces. Un butteur, un passeur, un défenseur, un gardien et un coach. Et tous dans la même équipe.
Rassemblement, équipe, consensus, débat d'idées, ralliement à la majorité, avancer, ensemble, peuple, nation. C'est l'essence de la politique.
Narcissisme, égoïsme, solidaire ou solitaire? Seul on ne va pas très loin. Charest comprend actuellement ce que ça voulait dire diviser pour reigner. Et il n'a même pas eu à créer la division. Il déclenche des élections non désirées et se fera élire! Mme David qui nous vient du monde syndical devrait comprendre cela. Seul on ne va pas très très loin. Obama le rassembleur ira plus loins que Bush le guerrier.
Vivement ce ralentissement économique qui ralentira simultanément la vitesse ou on détruit notre planète, ses glaciers, son air, sa forêt, son eau et tout ce qui y vit. Durant ce ralentissement on pourrait peut-être s'organiser. Avoir un plan intégré, un plan de match, un plan d'équipe, où on ferait des ponts entre justice sociale, environnement et économie. Au sein du même parti? Du même peuple de la même nation? Pourrait-on redevenir une société avant-gardiste?
Débat. Pas de grand gagnant, mais un classement:
#1 Pauline. Meilleure qu'on attendait
#2 Mario. Sérieux et préparé. Il lui manque... une équipe.
#3 Charest. Égal à lui même il a utilisé ses ricohets et son miroir pour ne rien dire.
Alain Cloutier, La Prairie
26 novembre 2008
Nous nous apprêtons à remettre le pouvoir entre les mains de ces gouvernements à baillons avec la complicité de la médiasphère néolibérale, Gesca-Radio-Canada et Québecor-TVA, l'un fédéraliste (PLQ, ADQ) l'autre souverainiste(PQ), qui disposent à eux deux de 97% du lectorat Quebécois. Inutile de dire que cette tendance de l'électorat vers la droite est une fabrication d'inspiration Friedman-ipulatrice qui souscrit à l'idée que l'état fait partie du problème et non de la solution, delà l'importance accordée au principe du «MOINS D'ÉTAT», plus de PPP, plus de privatisation en santé, plus de frais de scolarité, plus de policier car pour eux les pauvres, c'est des paresseux sinon des voleurs en plus de ça ,ils coutent cher au système, ils sont toujours malades. Alors voilà comment on fabrique de l'opinion et du consensus(ou qu'on s'en crisse) et comment on en arrive à exclure une partie importante de la population du débat public
«Quand je donne à manger aux pauvres, ils disent que je suis un Saint. Quand je demande pourquoi les pauvres sont pauvres, on dit que je suis un communiste.» Dom Helder Camara
Faudra-t-il faire l'expérience des dictatures de l'Amérique du sud pour finalement voir clair aux stratégies employés par la droite pour toujours augmenter leurs pouvoirs et réduire l'opposition à néant tout en faisant croire au grand public par leurs média qu'ils sont les champions de la démocratie. Triste décision de la part des média et des partis. Ce 25 novembre aura été un jour de deuil pour la démocratie.
Denis Miron, Montbeillard
26 novembre 2008
Si l'ADQ verse fréquemment dans le populisme de droite, Québec solidaire n'offre rien d'autre que du populisme de gauche. Rien de plus facile puisque personne ne leur donne la réplique. Québec solidaire peut donc promettre la lune sans se gêner. Régler, par exemple, le problème de l'endettement étudiant en remplaçant les prêts étudiants par des bourses tient franchement de la pensée magique. Idem pour l'abolition des frais de scolarité universitaires, au mépris du sous-financement de nos universités. Et que dire des trois semaines de vacances pour tout le monde? Rien de tel pour aider les entreprises à traverser la crise financière! Si Charest est sur la sellette avec son plan financier, celui de Québec solidaire tient du burlesque.
Christian Gagnon, Montréal
26 novembre 2008
je trouve qu'ils ne les considèrent pas et c'est dommage.
si on pouvais entendre ce qu'ils ont a dire, on pourrait davantage voter pour eux. Il faut chercher l'info si on veut la connaitre.
Merci. je les encourage...
Lucie Tissot, Val des Monts
26 novembre 2008
Le débat télévisé des chefs des trois principaux partis était à l'image de la campagne : une foire d'empoigne sur des idées éculées. Triste à voir.
Cela aurait été tellement plus éclairant sur les vrais enjeux si Françoise David avait pu intervenir en personne !
Sa prestation virtuelle sur Internet aura au moins démontré la créativité de Québec solidaire.
Depuis René Lévesque, je n'avais pas entendu un politicien aussi articulé qu'elle.
Il est très inquiétant pour la démocratie que les médias ne reconnaissent pas sa grande valeur.
Marc-André Villeneuve, Saint-Elzéar-de-Témiscouata QC
26 novembre 2008
Je suis sidéré. Deux heures de débats politiques en 2008 et aucun, pas UN mot sur l'environnement!!!! Youhou, les politiciens, réveillez-vous! C'est comme si la situation actuelle de notre planète n'était pas un enjeux, comme si l'avenir de nos enfants n'avait pas d'importance...
Pathétique comme ça, c'est tragique!
Vivement un discours environnementaliste chez nos politiciens! Faites de la place pour Québec Solidaire et le Parti Vert, il en va de la suite des choses, c'est aussi simple que ça!
Roland Tremblay, Montréal
26 novembre 2008
Il est justement grand temps de revoir le mode de scrutin. Avec un système de vote proportionnel, aucun gouvernement depuis le dernier Bourrassa n'aurait dû être majoritaire. Ça nous aurait en autres éviter la débâcle des mises à la retraite en santé et les interminables baillons libéraux. De plus, il y aurait près de 15 ans qu'on aurait notre premier député vert. Il est temps qu'un parti s'y mette sérieusement et j'espère une débâcle totale pour l'ADQ qui avait changé son fusil d'épaule sur la question en devenant opposition officielle.Avec Mario Dumont qui mène la charge pour la proportionalité on pourrait arriver à de quoi.
Philippe Gaboury, Montréal
26 novembre 2008
Pourquoi pas l'élection à la proportionnelle?
Toutes les voix en proportion, selon les idées du peuple et selon un mode de gouvernement efficace?
Beaucoup s'abstiennent de voter parce que
les élections ne sont pas justes.
Jean Bougard, Mont-Saint-Hilaire
26 novembre 2008
Je veux tout d'abord mettre en évidence comment votre article prend tout son sens suite au débat de ce soir. L'absence de l'environnement et des problématiques sociales dans les thèmes abordés dans "l'exercice oratoire" de ce soir a mis en lumière l'impossibilité des partis en place à représenter adéquatement l'ensemble des intérêts de la population et la nécessité d'élargir la chambre des communes. Je crois que cette situation devrait être mise en évidence et traitée prioritairement (dans les médias) au ton du débat, aspect de l'exercice secondaire et inévitable (quand on cessera d'utiliser des demi-vérités dans les discours, la "cacophonie" disparaîtra d'elle-même). J'invite d'ailleurs les soit disant victimes à faire un peu d'introspection quant à leur situation.
Bien que mon vote soit déjà attribué, je demeure déçu de ressentir une forme de dépit au moment de faire mon choix. Les partis actuels sont campés dans de vieux principes qu'ils trainent avec leur histoire politique, principes dont ils ne peuvent se débarrasser sans ébranler leur structure. Le vote devient de plus en plus un très grand compromis. Les positions classiques de gauche à droite simplifient la mise en place de la donne politique mais ne sont nullement représentatives de la réalité ni des opinions divergentes qui habitent la population. L'émergence de gouvernements minoritaires au Canada témoigne, selon moi, de cet état de fait.
La fin du débat était à la fois pathétique et pleine de réalisme. L'avenir qu'on nous annonce, peu importe le chef que nous aurons, m'apparaît des plus terne. On nous propose un "remake" des années Bourassa ou la confirmation que nous avons tous droit à une éducation convenable. Cessons de croire au messie! Ce fut, hélas, l'un des rares moments d'intégrité...
J'admet que la critique est facile et je crois qu'il est important de souligner le grand courage et dévouement de ces trois personnes qui déploient beaucoup d'énergie pour l'amélioration de la communauté québécoise.
Roger St-Arneault, Gaspé
26 novembre 2008
Dans notre système politique, si tu veux une chaise à la table, tu dois te faire élir.
En 1994, Mario Dumont et l'ADQ sont allé en Cour, pour pouvoir participer au débat des chefs, et ils ont été déboutés, et ce avec raison.
Selon moi, un Parti doit faire élir au moins un Député, pour avoir une siège au débat des Chefs, point à la ligne.
Il y a déjà une loi de l'Assemblée National du Québec qui stipule clairement que: Pour qu'un Parti soit reconnu officielement à l'Assemblée Nationale du Québec, il doit avoir fait élir 12 Députés, ou avoir récolter 20% du vote, à l'élection générale.
Guy Laurin, Gatineau
26 novembre 2008
En démocratie, c'est tout à fait inacceptable que les chefs des nouveaux partis politiques que constituent Québec Solidaires et le Parti Vert du Québec ne soient pas invités au débat télédiffusé. Radio-Canada a failli a sa mission d'information du public. Espérons que cet état d'oligargarchie médiatique tire à sa fin...
Eugénie Depatie-Pelletier, Montréal
25 novembre 2008
J'ai écouté vos commentaires avec beaucoup d'intérêt. Il y a une question qui me chicotte: chaque parti a un ou deux économistes comme conseiller. Ces mêmes économistes ne sont pas d'accord entre eux quand vient le temps de livrer les prévisions budgétaires à leur Chef. Comment voulez-vous que le commun des mortels sache qui dit vrai ! D'autre part, pour son premier débat, madame Marois a démontré qu'elle connaissait ses dossiers mais je crois qu'elle a manqué de décorum.
Claudette Gauthier, Saint-Jérôme
25 novembre 2008
je croix m. dumont me rejouindre qu,il faut limiter les depences au maximun pour se sortir de ce marasque financer
merci
de votre ecoute
Dominic Renaud, Magog
25 novembre 2008
Je trouve que le parti Qs devrait s'associer au P.Q afin d' apporter de nouvelles idées face à l'Indépendance
Madeleine Chandonnet, Montrèal
25 novembre 2008
Merci de vos commentaires qui sont très pertinents. Je sais aussi le danger qu'il y a de vous prononcer (jusqu'à quel point influencez-vous les électeurs ?)
Je crois que le changement produit sera:
LIB: 40% (-4)
PQ: 36% (+2)
ADQ: 20% (+8)
Michel Laurin, Granby
25 novembre 2008
Votre jupon dépasse sans cesse. Vous n'êtes pas digne de radio-canada! Vos commentaires sur le débat étaient nuls...
Alain Lavoie, Dolbeau-Mistassini
25 novembre 2008
Il n'a été aucunement question d'environnement dans le débat de ce soir, alors que ça devrait être le sujet primordial d'aujourd'hui. Au-dela de l'économie,tout le monde sait, que sans environnement il n'y a pas d'économie.
Alain Audet, La Sarre
25 novembre 2008
Au lieu de voter "stratégique", de piler sur ses convictions au profit d'un des partis établis ou de ne pas voter, il me paraîtrait plus efficace de suivre l'exemple de plusieurs autres pays: un système uninominal à deux tours pour chaque comté. Comme ça, la députation aurait plus l'air d'être le résultat d'un consensus, et le risque de "power trip" ministériel serait au moins un peu réduit. On peut toujours rêver...
Christian Dubé, Laval
25 novembre 2008
IL faudrait que M.Bureau controle le débat, parce que c'est pitoyable cette cacophonie.
André Denis, Montréal
25 novembre 2008
Bonjour,
Je pense que le débat politique actuel, n'est pas celui qui devrait être. Nous parlons d'économie et de santé en cherchant une solution à moyen terme. La vrai question est comment pouvons-nous être précurseur, innovateur et motiver. On nous dit que tout va mal en ces temps dures ... que propose t'ils tous ?
J'ai 23 ans et la seule idée que j'ai dans la têtes avec des amis, c'est de partir pour l'Alberta, parce que là sont les possibilité sont. Je pense que la plupart des jeunes sont comme moi et là est le problème, on parle du futur des québécois, mais on ne se sent pas inclu ni intéressé. On veut notre place ... l'effort suivra ... le débat devrait être là.
Merci
Nicolas Lajeunesse, Québec
25 novembre 2008
Cela me fascine toujours de lire que le PQ occupe la gauche, voire le centre-gauche de l'échiquier politique.
Comment peut-on qualifier ce parti de gauche alors qu'il soutient le libre-échange, accepte le dégel des frais de scolarité, détient le record de loi de retour forcé au travail, a laissé la forêt se faire raser (erreur boréal), promouvoie l'agriculture industrielle anti-écologiste (Bacon, le film), etc....
Je vous conseille la lecture éclairante de Virage à droite des élites politiques québécoises de Jacques B. Gélinas.
C'est simple, au Québec, la question nationale a fait en sorte d'élucider la question sociale (gauche-droite) ce qui fait en sorte que nous avons trois partis néo-libéraux à l'assemblée nationale.
Vivement un vrai parti progressiste. Vivement Québec solidaire.
Alexandre Leduc, Montréal
25 novembre 2008
Il est vrai qu'avoir plusieurs partis d'une même tendance divise inutilement le vote, Mais encore faut-il que le parti de cette tendance fasse bien son travail ! Ce qui explique probablement la venue de nouveaux partis.....
Mais tant et aussi longtemps qu'on ne donnera pas une couverture adéquate et une place où ces "petits" partis pourront s'exprimer et faire connaître leurs idées, ils sera difficile pour eux de se faire connaître et d'émerger de la masse et devenir un choix réel pour les électeurs.
Et de voir comment le gouvernement Charest a gouverné quand il était majoritaire avec le nombre de baillons imposés et de projets tel le mont Orford, le Suroît ou encore ceux de la rivière Romaine ou de Rabaska qu'on nous présente si rose mais qui sont pas mal plus gris, voire malheureux sinon dangereux...
On souhaite un jour qu'il y ait enfin des politiciens sur place pour défendre vraiment nos intérêts, ceux du Québec et ceux de notre avenir ! Qu'ils aient une vision à long terme plutôt que de toujours vouloir comptabiliser à court terme. Qu'ils aient une vision globale où nos ressources naturelles et notre environnement seront protégés pour éviter le pire plus tard et non pas exploiter simplement pour une histoire de gros sous dans nos poches tout de suite pour bien paraître.
Annick Tremblay, Montréal
25 novembre 2008
Bonsoir
Je suis fort déçu de constater que les 3 grands réseaux (TVA, Télé Qc, Radio Canada)ne puissent avoir eu l'esprit ouvert d,inviter le parti Vert ainsi que le Qc solidaire. Bref, J'aimerais que lors de la prochaine élection qu'il exister véritablement un consensus au sein des réseaux de télévision du Qc afin d'inviter ces 2 partis qui apportent des idées nouvelles et intéressantes pr le Qc. Notre avenir en dépend...il faudrait les écouter.
Comme le dit si bien la chanson: on a mis quelqu.un au monde, on devrait peut-être l'écouter !.
Si les 3 réseaux de télé sont incapable de présenter les 2 parti ci-dessus mentionné, qu'ils cessent de faire la télédiffusion du débat des chefs ! Cependant, ne soyez pas surpris si la population vote en moins grand nombre !.
Daniel Lévesque, Montréal
25 novembre 2008
Un débat poche pour une élection poche. Le débat c'est juste bon pour que les journalistes aient quelques choses à dire. Qu'est ce que les trois mouskataires auront de plus à nous dire ce soir qu'ils ne nous ont déjà dit. On va évaluer le mieux habillé, le plus bitcheux, etc. AUCUN INTERET en ce qui me concerne c'est une vraie perte de temps. Demain les journalistes désigneront un gagnant et les insignifiants de citoyens voteront pour lui ou elle, la bouche ouverte, l'air niais. C'est cela la politique aujourd'hui, au Québec, terre de l'immobilisme.
Francois Cossette, Montréal
25 novembre 2008
Bonne analyse MAIS....
Aucun Parti Politique n est ETERNEL , donc raison de faire de la place pour les nouveaux .
L Union Nationale a disparu comme Parti Politique.
Les Creditistes de Real Caouette, un beau souvenir !
Le Parti Quebecois n existait pas il y a seulement 40 ans !
Alors, oui, il faut permettre a des PETITS Partis de pousser et vendre leur marchandise.
C est aux electeurs et aux militants d en decider.
Pierre Trudeau avait ridiculise le Parti Quebecois : une petite bande de Malcontents alors que le Parti Quebecois faisait pitie.
Vivent les petits partis. !
Victor Nazaire, Ottawa/Panama
25 novembre 2008
Il est important que l'Assemblée nationale représente les volontés du peuple. Comme 4% des électeurs ont voté pour Québec solidaire, il est important que ce parti soit représenté au Parlement.
Je pense que Québec solidaire est un parti sérieux qui a quelque chose d'important à dire. La parole doit leur être donné non seulement au débat des chefs, mais durant les 4 prochaines années aussi.
Serge Robert, Longueuil
25 novembre 2008
M.Auger, faut pas rêver en couleurs. Les Québécois éliront malheureusement les libéraux pour avoir la paix durant 4 ans.....au provincial. Ils en ont assez des promesses non tenues mais la seule chose qui leur importe est de ne pas trop les déranger politiquement afin de pouvoir aller dépenser pour Noël. Les électeurs ne veulent pas prendre le temps de lire et d'analyser les programmes de chacun des partis car ils préfèrent se fier à l'image des chefs en présence pour prendre une décision.
Nous assistons à une élection qui marquera le Québec pour longtemps car dans 4 ou 5 ans, on s'apercevra de la grave erreur que l'on s'apprête à faire.
Vive les gouvernements minoritaires car ils tiennent compte de tous. Je souhaite que Québec solidaire et le Parti Vert élisent des représentants pour enfin mettre des idées neuves dans cette arène politique.
Jean-Pierre Pineault, Ste-Flavie
25 novembre 2008
Petit parti grandes idées,
Grand parti petites idées.
Petit parti grands projets de société
Grand parti petits projets de proximité
.....qui est petit, qui est grand???
Normand St-Amour, Chute-St-Philippe
25 novembre 2008
Les États-Unis sont un parfait exemple en fait d'une démocratie non représentative. Les deux gros partis sont contrôlés par une aristocratie de gros intérêts et de « professionnels » qui se distinguent plus par une « couleur » politique que par une différence réelle. La preuve est que la moitié des électeurs ne se déplacent même plus pour voter.
L'arrivée de M. Obama est une exception qui a suscité une participation « massive » : 66%. Malgré tout, il a dû s'entourer entièrement de la vieille garde conservatrice du temps de Clinton. Je prédis une grande déception pour ceux qui l'ont appuyé et qui espère un changement en profondeur du système.
Pour ce qui est d'inclure la plateforme des Solidaires et des Verts dans celle des gros partis : bonne chance. Les trois gros partis appuie le port méthanier de Rabaska, sont tous excités à l'idée de forer du pétrole dans le golfe Saint-Laurent, etc. A l'opposé des Verts et des Solidaires! Québec Solidaire est le seul parti qui propose des mesures pour lutter contre la pauvreté; les trois gros ne s'en préoccupe pas. Et j'en passe.
Pierre Lagassé, Saint-Basile-le-grand
25 novembre 2008
Bonjour,
Le systême électoral du Québec n'est pas réellement démocratique. On le voit avec ce débat où les chefs qui n'ont pas de députés élus sont exclus même s'ils représentent environ 10% de la population.
Ce n'est pas normal,et c'est urgent d'instaurer un mode de scrutin proportionnel.
Mais comment y arriver lorsque le gouvernement ne veut pas diluer son pouvoir et que c'est lui qui a le pouvoir décisionnel???
On en parle depuis plusieurs années et on risque d'en parler encore longtemps!!!
Un tel comportement de la part de parlementaires qui se targuent d'être de grands démocrates est carrément honteux !!!
Jocelyn Ouellet, St-Félicien
25 novembre 2008
Un problème que M. Auger n'a pas soulevé, sans doute pour bien découpler les problèmes, est quand même important pour la démocratie: le rôle des médias. En effet, la base d'une démocratie saine est une information libre et éclairée.
Or, malgré les efforts méritoires de nombreux journalistes, des considérations de cotes d'écoute et d'espace publicitaire, restreint quelques fois leur travail de chiens de garde du pouvoir et déplacent quelques fois les débats sur des détails accessoires, au lieu de se concentrer sur les grands enjeux, plus difficiles à expliquer et moins "colorés" donc moins vendeurs.
Pire, la concentration des médias. A part le Devoir et les médias publiques (Radio-Canada et Télé-Québec), presque tous les médias d'information au Québec sont entre les mains de deux groupes: Québécor et Gesca (par exemple, ils contrôlent ensemble 97% du tirage des quotidiens, sans compter TVA, les revues, magazines, hebdomadaires, maisons d'édition, sites internets, etc.). Ce qui n'est pas l'idéal pour une pluralité d'opinions et de manières de penser. Sans parler des intérêts d'argent que ces deux groupes peuvent avoir dans plusieurs dossiers (quel intérêt M. Péladeau et Desmarais auraient-ils à parler d'une réforme parlementaire qui pourrait faire entendre des voix alternatives, parlant contre les gros intérêts et amenant des solutions sans intérêt financier pour eux, même si socialement « payantes »).
Pierre Lagassé, Saint-Basile-le-grande
25 novembre 2008
Ce dont ne parle pas Mr Auger c'est de l'alternative, un système pur proportionnel c'est le royaume du parti à une idée.
- Celui qui défend les agriculteurs
- Celui qui défend les enfants
- Les femmes
- Les cathos
- Etc...
Mais dans un système comme celui là qui parle pour la majorité? Au lieu de retrouver des gouvernement plus prêts des gens on se retrouve avec des hybrides qui ne ressemble plus à rien. Des coalitions qui englobent des parties d'extrême gauche ou d'extrême droite au pouvoir!!! Est-ce vraiment le reflet de la société? On a qu'à regarder les coalitions au pouvoir des 20 dernières années en Italie et en Israël.
Ce que soutient Mr Auger c'est que le gouvernement serait mieux gérer si on entendait madame David donner son opinion...
De plus étant donné que chacun de ces petits partis désireraient améliorer son sort il déclencherait des élections à la moindre occasion. Voulez vous vraiment plus d'élection qu'on en a maintenant???
La réalité c'est qu'un système proportionnel est mauvais. Le système comme nous l'avons reflète les idées de la majorité et la charte protège les droits de la minorité.
Le bon peuple l'a compris contrairement au politicologue et autre junkie de la sphère politique.
Bernard Théroux, Montréal
25 novembre 2008
Les commentaires de M. Auger sont pertinents et rejoignent la réflexion les préoccupations de nombreux citoyens.
Quelques remarques:
1) Je crois avec M. Auger que la pertinence de discours alternatifs est évidente. Cela rafraîchirait les vieilles méthodes de faire et de penser.
2) Il est vrai qu'un seul député n'a pas un grand temps de parole, ni de grand moyen pour se faire entendre. En revanche, une question par semaine est quand même mieux que rien du tout.
Et cela peut être le point de départ pour plus: Mario Dumont n'a-t-il pas été seul en chambre pendant 9 ans avant de renforcer sa présence en 2003 et de passer à deux doigts de prendre le pouvoir en 2007 (s'il a déçu dans sa position d'opposition officielle est une autre histoire).
3) Un député permettrait plus qu'une présence au débat des chefs (ce qui déjà changerait le discours redondant actuel): il assurerait une présence aussi dans les émissions "d'affaires publiques" qui donnent actuellement un très grand temps d'antenne aux trois gros partis et presque rien aux petits. Avec comme résultat que plusieurs électeurs ne connaissent même pas l'existence de Québec Solidaire! (J'en parle en connaissance de cause).
Une couverture plus grande permettrait aux électeurs d'être mieux informés et d'entendre un autre discours, ainsi les petits partis pourrait pas rester "petits".
4) Je partage malheureusement le constat que la cause de la réforme du mode électoral et parlementaire n'avance pas depuis 30 ans (René Lévesque avait amorcé le processus qui agonise depuis).
Évidemment, les gros partis n'ont pas intérêt à favoriser l'émergence de partis alternatifs qui mineraient leur pouvoir. Il n'est guère surprenant que les électeurs soient frileux face à une réforme puisque les gros intérêts (vieux partis et intérêts privés qui en sont proches) y sont opposés et tiennent une bonne partie la visibilité et du temps de parole.
Son intervention est donc méritoire en ce sens. Il ne faut pas baisser les bras pour autant, sinon l'immobilisme triomphera).
Pierre Lagassé, Saint-Basile-le-grand
25 novembre 2008
Changer le vieux système britannique suscite une grande peur : l'instabilité. Le gros inconvénient de ce système datant du XVIe siècle est qu'un gouvernement majoritaire (presque toujours élu avec une minorité de voix) peut gouverner pendant 4 ou 5 ans sans tenir ses promesses et même en se fichant complètement de l'opinion publique (ex: Charest majoritaire en 2003-2007). L'histoire montre continuellement qu'il faut des "gardes-fous" contre les abus de pouvoir.
C'est pourquoi, le moins pire système serait sans doute un système proportionnel modéré (75 députés élus par le système actuel et 50 sur le mode proportionnel).
Avantages : gouvernement un peu plus représentatif, possibilité d'entendre un discours différents des vieux politiciens qui finissent par perdre contact avec les électeurs, présence de "chiens dans un jeu de quilles" de petits partis qui permettraient d'apporter des solutions nouvelles ou d'éviter qu'un gouvernement se foute de nous et du bien public en n'écoutant que des groupes de pression d'intérêts privés qui finissent par être pratiquement les seuls à se faire entendre, possibilité d'avoir d'autres choix que deux ou trois gros partis sans "perdre" notre vote.
Ajoutons des mesures favorisant une plus grande stabilité et plus de démocratie : élections à dates fixes, empêcher des députés élus sous une bannière de changer de parti en cours de mandat, obliger les gouvernements à respecter pas les motions de la chambre, etc.
Je crois qu'on est rendu à un point où une telle réforme est devenue nécessaire. Pensez au premier mandat de Jean Charest majoritaire: les pires mesures qu'il voulait prendre (mont Orford, casino en plein quartier pauvre, centrale nucléaire du Suroît, etc.) ont dues être arrêtées par des manifestations et une large mobilisation populaire. Si c'est la seule manière de se faire entendre entre les élections, imaginez où cela peut nous conduire!
Le système actuel risque de nous conduire à des gouvernements de moins en moins représentatifs et à une plus grande instabilité sociale.
Pierre Lagassé, Saint-Basile-le-grand
25 novembre 2008
Scrutin proportionnel ou pas, ces partis n'auront jamais d'impact à l'Assemblée Nationale. Même l'opposition en temps de majorité a très peu d'impact en chambre. L'impact est alors donné par les médias.
Non peu importe le mode de scrutin ils n'auront pas d'impact. En méritent-ils? Effectivement ils ont des idées. Scott McKay, l'ancien vert et nouveau péquiste a certainement aussi des idées. Que dire des gauchistes qui sont aussi présents au PQ et, en représentation moins grande, au PLQ? Pauline Marois n'était-elle pas une intervenante sociale il y a quelques années? Si mme Marois est élue le 8 décembre, qui fera avancer le plus la cause environnementale? Mckay le péquiste ou Rainville le vert?
Je doute de la valeur des leaders de ces partis. Qu'ils se condamnent à la marginalisation en s'isolant dans des partis sans potentiel me fait douter de leurs intentions. Ambitions personnelles ou réelles intentions sociales? Passer à la télé une fois chaque 4 ans ou se battre incognito dans un conseil de ministres pour faire avancer la cause? Ils ont choisi la télé. Ils ont choisi l'inaction. De plus ils scindent le vote de gauche. Ils en diminuent ainsi la portée au sein des autres partis. Harakiri!!!
Au Québec probablement 70% des électeurs sont décidées avant même les déclenchements. Nationaliste ou pas, telle est la question. PQ ou PLQ. Par la suite gauche-droite-vert-orange-rose sont tous représentés dans chacun des partis et c'est là que la direction du Québec prend son envol. C'est là qu'ils ne seront pas.
Bon débat.
Alain Cloutier, La Prairie
25 novembre 2008
Pourquoi pas un débat des marginaux avec Québec Solidaire, le Parti Vert, Le Boc Pot , les Marxistes-léninistes, la Voie Naturelle et TOUS les partis qui le veulent? Ça serait bien rigolo de le voir argumenter...et ceux qui veulent connaitre leurs programmes auraient l'occasion...
Andre Michaud, Québec
25 novembre 2008
Il n'y a pas vraiment de quoi à être fier. On a ce qu'on mérite et dans le cas du Québec c'est bien vrai ! Les québécois sont banal et ils ont ce qu'ils méritent à preuve, Jean Charest sera réelu ! Vous avez votez pour Jean Charest alors vous savez ce qui vous pend au bout du nez, RIEN ! et encore moins. Vous vous demandez pourquoi au québec les électeurs sont mécontents de leur gouvernement, et bien c'est simple, ils votent comme des aveugles sans savoir et sans mémoire. Continuez, votez ou pas ça changeras pas, c'est sur cela que Jean Charest se base pour rire de vous autres ! Pis si vous êtes tanné bien documentez vous, informez vous, renseignez vous plutôt que de manger des chips et boire du coke devant votre TV, bougez votre derrière, soyez intelligent pis ajouté donc un peu de fierté à votre situation.
Marginal Lacroix, Sherbrooke
25 novembre 2008
Il y a la droite. Il y a la gauche. Ceux-ci gobent, en théorie, essentiellement la majorité des votes. Quand les plateformes de ces deux blocs ne couvrent pas l'essentiel des préoccupations de leurs électeurs respectifs, il y a émergence de marginaux (ADQ, Québec -Solidaire, Verts et autres farfelus...). Si les gens à la tête de ces tiers-partis sont vraiment passionnés et désireux d'implanter leurs solutions complètement innovatrices, ceux-ci ont la responsabilité de joindre les rangs des partis établis et faire valoir leurs points de vues à l'intérieur de ces grands véhicules avant de présenter et avant de vendre le tout dans le cadre d'une plateforme. À quoi a servi la cavale d'Élizabeth May d'être incluse dans le débat télévisé? À rien d'autre qu'à desservir le politique et d'appauvrir le débat, à cause d'interventions mièvres et impertinentes. Le tout fût soporifique à souhait. Marginaux de tous acabits, joignez les grands partis et arrêtez de vous plaindre. L'absence d'éclairage/couverture que vous recevez est assurément mérité.
Jean Trebmay, Montréal
25 novembre 2008
En ce qui me concerne, il n'y a qu'avec Québec solidaire que je retrouve une vision éclairante et rafraîchissante d'un Québec où j'aimerais vivre.
Force est de constater que la gauche n'a pas beaucoup d'écoute, ce qui est bien dommage. Une présence minimale à l'assemblée nationale serait de première importance afin de faire connaître les idées et les valeurs des deux partis marginaux, car les deux valent d'être entendus.
Il me semble qu'il aurait été facile de modifier les critères d'accès au débat des chefs, ce qui aurait permis, sans législation particulière, de favoriser un débat vraiment démocratique. Il faut en conclure que les télé diffuseurs et les chefs des principaux partis politiques privilégient le statu quo. Leur parti pris est très néfaste pour l'avenir du Québec.
Ce n'est guère encourageant pour la suite des choses.
Marc-André Villeneuve, Saint-Elzéar-de-Témiscouata QC
25 novembre 2008
Bonjours M.Auger.
Lors des élections fédérales, la cheffe du Parti vert a encouragé ses membres à voter pour le candidat le plus susceptible de défaire les conservateurs de Stephen Harper.
Les fédéralistes se réjouissent de voir proliférer des groupuscules souverainistes qui divisent le vote à leur avantage, n'est-ce pas?
Que diriez-vous si des Françoise David de ce monde décidaient de former des partis à Laval, Montréal-Nord ou dans le West-Island avec la même plate-forme politique que les libéraux de Jean Charest qui survivraient suffisament pour enlever la majorité aux libéraux en se flattant d'avoir les plus gros égos surdimentionnés des pages à potin des journaux?
Mario Goyette, Charny Qc.
25 novembre 2008
On connait déjà trop bien le trio de ce soir, les attaques sont prévisibles, les réponses le sont aussi. Tous ces partis sont victimes de leur héritage, de leur passé et ils parleront moins de ce qu'ils veulent et peuvent faire pendant les 4 (?) prochaines années que de ce que les autres auraient dû faire pendant les années passées.
Parce que leurs chances de gagner ne serait-ce qu'un siège sont minimes, voire nulles, Québec Solidaire et le Parti Vert osent proposer, innover, semer des idées sans faire entrer dans le calcul les lobbyistes et groupes de pression de tout acabit.
Ils se font parfois l'avocat du diable, ils représentent parfois la voix de la conscience et il arrive aussi qu'ils paraissent complètement dans le champ. Mais puisqu'ils ne sont jamais entrés à l'Assemblée nationale, ils ont encore leur "virginité" et j'oserais dire, leur crédibilité, car on ne peut leur reprocher leurs promesses non tenues.
Le fait d'être un parti politique plutôt qu'un groupe de pression oblige à structurer son message et à proposer une vision d'ensemble de la vie en société, plutôt que de taper indéfiniment sur le même clou de l'environnement ou de la place des femmes. Cet exercice est sans aucun doute bénéfique, mais il implique des choix importants et déchirants. Peut-on partager les valeurs de Québec solidaire mais ne pas vouloir l'indépendance du Québec ?
Je crois donc que les groupes de pression peuvent rallier un plus grand nombre de personnes à leur cause en ne devenant pas des partis politiques. Les groupes de pression doivent viser un idéal et proposer des solutions concrètes pour l'atteindre, alors que les partis politiques s'embourbent inévitablement dans les détails du quotidien jusqu'à en oublier leur idéal.
J'aurais aimé entendre ces partis alternatifs au débat des chefs, car il me semble que c'est principalement à ce moment qu'ils seraient utiles.
Francine Tremblay, Val-David
25 novembre 2008
Je pense qu'il est possible d'avoir un minimum de partis politiques pour avoir une grande démocratie. Les USA en sont un parfait exemple. Au Québec Le PQ, le PLQ et l'ADQ occupent déjà substantiellement la gauche, le centre et la droite de l'échiquier politique. Les verts et Québec Solidaire peuvent intégrer leur plate-forme dans ces partis. Quant à moi, la multiplication des partis n' aide pas plus le débat.
Eric-martin Baloucoune, Saint-Lazare
25 novembre 2008
Comment dire à M. Jean Charest qu'il nous déprime ?
Parce que nous n'avons pas un système de représentation proportionnelle des votes exprimés lors des élections, les partis plus petits mais avec des idées souvent plus fraîches, ne réussissent pas à avoir de représentants à l'Assemblée nationale.
Si les partis actuellement marginaux avaient quelques sièges, cela aurait ses limites, bien sûr, comme M. Auger le mentionne dans son texte, mais il en va de la qualité de notre démocratie à long terme. Le Comité directeur des états généraux sur la réforme des institutions démocratiques, présidé par Claude Béland, l'ex-président du Mouvement Desjardins, a remis son rapport en 2003 après avoir parcouru plus de 250 mémoires et pris connaissance d'avis plus spécialisés de politologues et de constitutionnalistes qui ont examiné la question. Nos politiciens de l'Assemblée nationale, tous partis confondus, n'ont une fois de plus jamais réussi à faire aboutir le dossier et, à l'élection de cette année, nous en sommes toujours à une représentation inéquitable de la voix des électeurs ayant accordé leur confiance à un parti « marginal ». Quant à la recommandation du comité que les élections aient lieu à date fixe, elle n'a pas davantage été mise en vigueur – ce qui a laissé tout loisir à M. Charest de déclencher l'élection du 8 décembre.
Si un citoyen trouve la démocratie suffisamment précieuse pour ne pas s'abstenir de voter ou pour ne pas annuler son vote, comment peut-il dire à M. Jean Charest que sa décision est tout à fait déprimante ?
Tout bien réfléchi, ne vaut-il pas mieux accorder son vote à Québec Solidaire ou au Parti Vert ? Si les citoyens manifestaient massivement leur mécontentement de cette façon, peut-être que ces deux partis actuellement marginaux réussiraient à être officiellement représentés par quelques députés à l'Assemblée nationale. Nous serions encore dirigés par un des vieux partis... mais il y aurait de l'air frais au Salon bleu.
Daniel Faucher, Eastman
25 novembre 2008
La grande qualité du système actuel uninominal à un tour est qu'il assure la stabilité des gouvernements et le contrôle de l 'état par le plus grand nombre là ou la proportionnelle est ni plus ni moins la mise en place de la dictature des minorités et des groupuscules, militants de toutes les idées extrêmes.
Guilbert Allen, Trois-Rivières













