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Mercredi 10 février 2010 11 h 05 HNE


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Carnet Gérald Fillion

10 novembre 2008

Détruire le mythe du fardeau fiscal du Québec


Comme Barack Obama entend mettre en place des mesures pour réduire les inégalités aux États-Unis, chez nous, des fiscalistes viennent de publier une étude qui nous apprend que les familles québécoises sont les plus choyées au Canada et parmi quantité de pays développés du monde. 
 
Luc Godbout s'intéresse aux questions de finances publiques depuis plusieurs années. Son objectif est de dresser un portrait qu'il souhaite juste et complet des réalités fiscales du Québec.  
 
Avec sa collègue Suzie St-Cerny, appuyé par les commentaires et observations de quelques spécialistes des questions financières, économiques et sociales, Luc Godbout a tenu à prouver ce qu'il explique déjà depuis quelque temps à ses étudiants: le fardeau fiscal des Québécois n'est pas plus lourd qu'ailleurs, quand on prend le temps de tout mettre dans la balance.  
 
Les charges fiscales ne sont pas qu'affaire d'impôts. Le travail de rigueur de Luc Godbout à ce propos devrait d'ailleurs servir de modèle à tous ceux qui prétendent avoir prouvé que le Québec décourage le travail et l'investissement.  
 
En fait, ce que Luc Godbout et Suzie St-Cerny sont parvenus à démontrer, c'est que c'est au Québec que la famille moyenne a le revenu disponible le plus élevé au Canada. C'est au Québec que les coûts de garde sont les plus faibles au pays, parmi les membres du G7 et chez une sélection de pays nordiques.  
 
« C'est au Québec que la proportion du revenu disponible consacrée au paiement des impôts et des cotisations sociales net des prestations tout en tenant compte des frais de garde est la moins élevée. » C'est le cas pour les familles à deux parents comme pour les familles monoparentales.  
 
Ainsi, les auteurs font la démonstration qu'une famille pauvre, avec deux enfants, dont les revenus ne sont que de 25 000 $, peut compter sur un revenu disponible annuel d'environ... 38 000 $ après impôts, cotisations sociales et prestations. Pour une famille, dont le revenu atteint 50 000 $, le revenu disponible en bout d'année est de 48 000 $ approximativement. Deux personnes gagnant 75 000 $, toujours avec deux enfants, ont un revenu disponible de 61 000 $ environ.  
 
Luc Godbout et Suzie St-Cerny sont d'avis que le gouvernement du Québec est parvenu à lever un obstacle important à l'emploi en favorisant ainsi fiscalement les familles. Ces mesures, selon leur analyse, favorisent le maintien ou le retour des parents sur le marché du travail. 
 
Ils croient que ce genre de politique est nécessaire dans une société qui manquera de travailleurs dans les prochaines décennies, en raison d'un important vieillissement de la population.  
 
« Comme plusieurs se plaignent de la lourde charge fiscale du Québec, écrivent les auteurs, d'aucuns auraient osé affirmer que le revenu disponible des familles serait plus élevé au Québec qu'ailleurs. [...] À force de répéter que le fardeau fiscal est plus élevé au Québec qu'ailleurs, les contribuables québécois en sont venus à se sentir fiscalement étouffés. La charge fiscale n'est pas plus élevée ici qu'ailleurs. » 
 
Les familles et les élections 
 
Le premier ministre Jean Charest affirme que ce sont les questions économiques qui l'ont poussé à déclencher une élection. Cette étude devrait donc servir de base à une discussion intelligente sur la situation financière des Québécois en ces temps difficiles.  
 
Le Parti québécois propose un projet ambitieux: « Un enfant, une place ». Le Parti libéral promet 33 000 nouvelles places en garderie. 
 
Jean Charest promet aussi de ne pas augmenter les frais de garderie, promesse qui avait été faite également en 2003 et qui n'avait pas été respectée. Jean Charest a augmenté les tarifs des garderies subventionnées de 5 $ à 7 $.  
 
Québec solidaire promet 38 000 places supplémentaires dans les garderies à 7 $. L'ADQ ne prévoit pas de nouvelles places et mise sur des allocations. 
 
Le programme des garderies à 7 $ est un succès du Québec, mais certains diront que ce soutien financier accordé aux familles est beaucoup trop élevé. Le débat est ouvert.

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca
Gérald Fillion présente et analyse l'actualité économique à Radio-Canada. Il anime RDI en direct sur l'économie du lundi au vendredi à 18 h 30 HE sur RDI, une émission visant à rendre l'économie accessible à un large public. Gérald Fillion est journaliste à Radio-Canada depuis 2001 et se spécialise dans la couverture économique depuis 10 ans. Il est diplômé de l'Institut des valeurs mobilières du Canada et est titulaire d'un baccalauréat en communications de l'Université du Québec à Montréal.  
 
Retrouvez Gérald Fillion au Téléjournal (à 21 h HE à RDI et 22 h HE à la Première Chaîne), au Téléjournal Montréal (18 h HE), dans les les téléjournaux de plusieurs stations du réseau et à RDI (16 h 15, 17 h 15 et 18 h 30). On peut aussi l'entendre à la radio, à L'heure des comptes et dans les émissions du retour à la maison partout au pays.

14 novembre 2008

Ce que l'étude ne précise pas c'est que le revenu disponible par tête et par famille est largement supérieur dans la plupart des autres provinces canadiennes. 
 
Autrement dit pour le même emploi vous seriez pas mal mieux payé si vous viviez en Ontario, en Alberta ou en C-B. 
 
Donc même si à revenu égal et dans des circonstances très spécifiques qui ne s'appliquent que durant quelques années (celle d'avoir de jeunes enfants en garderie subventionnée) votre revenu disponible serait supérieur au Québec la réalité est que pour le même travail votre salaire serait vraisemblablement beaucoup plus élevé dans une autre province, ce qui compenserait sans doute largement la différence.  
 
Pour ce qui est de tout les autres, ceux qui n'ont pas d'enfants à charge (ça fait quand même pas mal de monde) ils sont non seulement moins bien payés dans leur emploi, il sont aussi plus taxés. 
 
Si c'est ça le paradis je ne voudrais pas voir l'enfer!!!!

Pierre Brasseur, Vaudreuil

14 novembre 2008

J'ai demandé à Luc Godbout d'expliquer sa façon de faire. Voici sa réponse:  
 
« Évidemment, pour bien comprendre la portée des résultats, il faut bien comprendre la méthodologie utilisée. Pour faire nos calculs, nous avons pris en compte les impôts sur le revenu (fédéral et québécois), les cotisations sociales payées et les prestations reçues (prestation fiscale pour enfants, soutien aux enfants, prime au travail, etc.), et ce, pour des revenus familiaux de 0 à 200 000 $. Dans le cas des couples, nous avons supposé que les deux conjoints des couples travaillent et que la répartition du revenu familial était de 60 % du total pour l'un et 40 % pour l'autre. Les enfants ont moins de cinq ans et fréquentent un service de garde à contribution réduite au Québec. Pour déterminer le soutien financier nous avons comparé se qu'il reste de plus dans les poches d'un couple avec deux enfants comparativement à un couple sans enfant. Lors de la comparaison avec le reste du Canada, nous avons appliqué la même méthodologie, en tenant compte aussi des frais de garde, car ils sont moins élevés ici qu'ailleurs. 
 
On observe: 
 
a) que les familles québécoises dont les enfants fréquentent la garderie obtiennent le revenu disponible le plus élevé de l'ensemble des provinces canadiennes. 
b) que les ménages sans enfants ont le revenu disponible le plus faible de toutes les provinces canadiennes.  
c) que les familles avec des enfants à charge, mais qui ne fréquentent plus la garderie, se retrouvent, en comparaison avec les autres familles canadiennes, avec un écart favorable de leur revenu disponible après impôts, cotisations et prestations de 156 $. 
 
La comparaison interprovinciale du revenu disponible révèle que le Québec a fait le choix des familles. 
 
Reste donc aux jeunes ménages n'ayant pas encore d'enfants à se conforter avec l'idée qu'ils en profiteront lorsqu'ils auront des enfants, et aux ménages n'ayant plus d'enfants à charge à se consoler en se disant que leurs petits-enfants seront mieux soutenus financièrement! »

Gérald Fillion, Montréal

14 novembre 2008

Suite au commentaire précédent sur l'évasion fiscale, Je trouve que c'est le moment idéal avec la crise bancaire de parler de ce problème très grave. Nous payons une grande partie de nos revenus en impots alors que les plus nantis trouvent toujours un moyen d'éviter les impots et de s'enrichir davantage dans les Iles Caiman ou ailleurs... 
 
On devrait en parler au G20... ça prive les états de recettes gigantesques. Le seul moyen est la coopération internationale dans ce dossier

Sam Haddad, Laval

13 novembre 2008

Lors d e l'enntretein avec Paul Martin, M. Filion pourrait-il lui demander si dans les ajustements que devra connaître le système économique international, il ne faudra pas metttre fin aux évasions fiscales des grandes fortunes vers des pays complaisants tel que l'Union Européenne le préconise.

Louis Dussault, Montréal

13 novembre 2008

RÉPONSE à Jacques Marceau : merci pour vos bons commentaires et votre ouverture aux débats. Les informations sont dans le livre de M. Godbout. Il n'y a pas de site internet préparé pour l'occasion. Il faut consulter son ouvrage.

Gérald Fillion, Montréal

13 novembre 2008

Je vous ai suivi lors de l'annonce du ministre de finance disant que l'Ontario recevra les montants de 350 millions dès l'année prochaine du programme de péréquation. Quand une compagnie ne fait pas de profit, elle ne payera pas d'impots. N'est ce pas? Pourquoi l'Ontario, une province pauvre, continuera à contribuer à la somme globale de péréquation de l'order de 20% (3 à 5 milliars) et appeller pauvre? Ou est la logique dans cette formule? Pourquoi pas enlever l'Ontario des provinces contributrices completement et lui donner les 350 millions?

Kabeya gaspard K., Oshawa

13 novembre 2008

REPONSE A M. FILLION 
Monsieur Fillion, je tiens a vous remercier de tenir se carnet et d'en faire profiter autant de personnes. Bien que je ne sois pas toujours en accord avec vos positions, je dois avouer que nul autre éditorialiste (appelons les commes ca) à radio-canada.ca ne savent susciter des débats aussi bien que vous le faite. En effet, vos carnets sont toujours ceux amenant le plus de réactions.  
 
Concernant ce dont vous parlez ici. Vous serait il possible de me donner davantage d'information sur les études de Godbout? Y a t-il un endroit ou nous pouvons aller consulter ses recherches? Je dois vous dire que je suis très sceptiques lorsque je vois que quelqu'un gagnant 50,000$ à un revenu disponible de 48,000 par année. j'ai déjà gagné ce montant et je peux vous dire que je payais 2000$ d'impôt par mois. Alors s'il vous plait m'éclaire un peu car peut-être que je ne comprends pas la notion de revenu disponible vs revenu net. Je suis prêt à donner la chance au coureur, mais avec un peu plus d'infos, ca serait très bien.  
 
Merci encore

Jacques Marceau, Quebec, QC

13 novembre 2008

Votre note complémentaire sur les garderies m`amène à vous dire que je suis toujours déçu du manque de courage des politiciens lorsqu`ils s`engagent à ne pas augmenter les tarifs des services (garderies, scolarité, etc.) au cours de leur mandat. Ils savent qu`ils ne respectent pas ainsi la vérité des coûts. Par lâcheté, ils placent les institutions dans des impasses qui nécessiteront un jour des correctifs douleureux....quand ils seront partis. 
 
Diriger requiert du courage, vertu, hélas peu appréciée des électeurs, semble t-il...

Michel B. Rivard, Québec

13 novembre 2008

Encore une fois, à ceux qui concluent rapidement que nous sommes dans la société idéale, peut-être devrait-il jeter un regard vers le New Hampshire, juste à notre frontière. 
 
Le taux de chômage est à 3,7%, moins de ressources qu'au Québec pourtant, on laisse une grande place à des services offerts par des particuliers et par des groupes privés parce qu'ils ont, à juste titre, une culture de liberté qui dit que ce sont les individus et les communautés qui doivent se prendre en main, pas l'État qui doit les assumer. 
 
On devrait aussi comparer combien leur coûte une visite chez le médecin. Ici, les gens vont vous répondre: "Ben ici, c'est gratuit.". Mensonge. Combien payez-vous en impôts et en taxes pour tenter d'avoir un système de santé juste correct ? 100$ ? 150$ ? 
 
Un reportage de John Stossel montrait qu'une visite chez le médecin peut coûter 40$. 
Est-ce si dispendieux ? Qui paient les plus chers pour les services ? Nous, encore une fois. 
 
Parce que l'État, c'est l'utopie de la perfection. L'utopie que l'on peut s'endetter, se déresponsabiliser de tout et qu'il n'y aura jamais de conséquences économiques.

Mathieu Demers, Saint-Hyacinthe (Québec)

12 novembre 2008

Le fardeau fiscal des québécois...on en a beaucoup parlé...ce n'est qu'une composante de la qualité de vie...Quand un de mes proches a du etre hospitalisé aux EU...nous avons compris que notre assurances santé valait de l'or, surtout que depuis il a du etre hospitalisé et traité à de multiples occasions..Aux EU une personne sans assurances serait peut etre décédé ou entout cas complètement ruinée. 
Versus les autres provinces le cout du logement comble une bonne partie des écarts...s'il y en a.

René Lemire, Brossard

11 novembre 2008

Donc avant de dire que c'est bien meilleur ailleurs, il faudrait aller vérifier et bien compter le "bottom line" de la vie de travailleur: ce qu'il resterait pour la retraite 30 - 40 ans plus tard. 
 
Désolé si ces calculs prouvent qu'on est bien au Québec. Je comprends (et bien des commentaires ici le prouvent) que c'est un choc pour ceux qui ont cru aux dogmes des nouveaux prêtres: "les lucides, les banques et le conseil du patronat", comme si ces gens ne sont pas en conflit d'intérêts dans leur évaluation de la pertinence des impôts! 
 
Continuons donc à construire le Québec sans relâche et sans s'entredéchirer avec la nouvelle religion du privé à tout prix. Continuons de tenter de garder un bon équilibre entre les deux types de fournisseurs de services. Révisons le tout au besoin en fonction de calculs rationnels qui tiennent compte de tous les avantages directs et indirects mais pas seulement basés sur des dogmes. Attention aussi aux calculs trop à courts termes dont les USA nous montrent hélas aujourd'hui les effets dévastateurs. 
 
Évitons les culs de sac à l'américaine qui les obligent aujourd'hui à prendre les pertes des entreprises à la charge de l'état tout en laissant les profits au privé.

André Bastien, Montréal

11 novembre 2008

Merci d'avoir rapporté cette étude qui montre un autre côté de la médaille que celle du nouveau dogme des Chambres de commerce et autres apôtres du "Québec trop taxé". 
 
Je reviens de 3 ans de travail en Californie et je peux maintenant comparer notre régime avec celui des USA.  
 
Calculer le rendement de mon salaire est de quantifier l'ensemble des services que je peux obtenir avec ce salaire. Les impôts sont un paiement pour un ensemble de services, incluant les routes, la santé, la sécurité, l'aide aux arts etc. Avec mon salaire net, je me paie d'autres services, le logement, la nourriture etc, dont la quantité et la qualité dépend du coût de la vie. 
 
Avec nos impôts au Québec, nous obtenons je crois de bons services. Les soins de santés ne sont pas parfaits au Québec mais ils coûtent 2 fois moins cher par citoyens qu'au USA où 25% de la population ne soigne pas du tout car ils n'en ont pas les moyens et où une autre tranche de 25% ne s'y soigne qu'à moitié faute de moyens aussi.  
 
Nos impôts fournissent aussi d'autres services comme de l'aide aux citoyens qui en arrachent. Cette aide évite généralement que leur état se dégrade au point qu'ils commettent des actes criminels et la spirale de dégradation qui s'en suit pour eux et leur famille. 
 
Quant aux pauvres universitaires québécois qui croient payer trop d'impôts, ils doivent se souvenir qu'aux USA il peut en coûter plus de 20k$ de frais de scolarité par an au collégial et à l'université. Un diplôme d'ingénieur est un investissement de plus de 100k$. 
 
Par ailleurs, ce qu'on paie avec le salaire net est d'abord le logement. Il nous en coûtait 3000$ par mois pour un petit appartement de 2½ pièces à 50 km de San Franciso. Il en aurait coûté entre 1 et 2 millions de $ pour un petit bungalow avec besoin de rénovation!

Bastien André, Montréal

11 novembre 2008

RÉPONSE : Merci à vous tous d'intervenir avec tant d'énergie sur ce sujet. Quand j'ai lancé ce carnet il y a un peu plus de 2 ans, je disais vouloir provoquer un peu, et je pense que le titre de ce carnet a atteint cette cible. Je comprends très bien que la charge fiscale du Québec est plus élevée qu'ailleurs, mais j'invite tous ceux qui rejettent de façon systèmatique toute étude le moindrement positive sur un programme social du Québec à prendre un peu de recul, svp. Notre ami Godbout a la qualité de faire un calcul beaucoup plus révélateur que la plupart des analyses puisqu'il prend en compte toutes les données: combien ça nous coûte, combien ça nous rapporte. C'est essentiel de faire ce travail et ce fiscaliste le fait.

Gérald Fillion, Montréal

11 novembre 2008

@ M. Brasseur. 
 
Ce que vous mentionnez dans votre commentaire du 11 novembre est que le profil socio-économique du Québec comporte sa part de contraintes pouvant miner le développement des services ainsi que la qualité de vie recherchés par les Québécois. Toutefois, rares sont les sociétés bénéficiant de conditions parfaites donc, quoique conscient de l'ampleur du défi et de l'urgence à le relever, je ne partage pas votre fatalité face à notre avenir.  
 
En effet, comme vous le mentionnez, nous sommes une population vieillissante dont la croissance de ses besoins et budgets supplantent la croissance de ses revenus. Nos infrastructures sont également dans un piètre état, notre main-d'oeuvre insuffisante, etc.. Comme vous, je crois également que l'enjeu porte sur notre capacité à financer notre avenir.  
 
Où nous semblons diverger de point de vue est dans l'approche. Oui au dynamisme en affaires, Oui à la formation ainsi qu'à la productivité mais tout cela ne suffira pas à générer les revenus recherchés; pas plus que l'abolition de la politique fiscale et des programmes mis en place par le gouvernement.  
 
Si vous désirez insuffler de la vigueur à l'économie québécoise, vous devez élaborer un plan de capitalisation son atout principal soit, ses actifs. Ce que je désire entendre de la part de nos leaders gouvernementaux est ceci : ‘La valeur de nos actifs, ressources etc. s'évaluent à XG$. Présentement, ils nous permettent de générer des revenus en provenance de l'extérieur du Québec de XG$. Toutefois, nous avons un plan qui dans 5 ans d'ici nous permettra de générer XG$ de revenus annuels supplémentaires en provenance de l'extérieur du Québec'.  
 
Il faut cesser d'offrir nos opportunités d'affaires en procuration à des oligopoles en retour d'insignifiantes redevances. Personnellement, je crois qu'il est tout aussi inacceptable pour le gouvernement de fermer les yeux sur des opportunités de revenus que de dilapider les fonds publics.

Carl Aubé, Saint-Lambert

11 novembre 2008

Bonjour Monsieur Fillion, 
 
Vous excuserez mon scepticisme, même si je trouve les travaux de Godbout-St-Cerny extrêmement intéressants. Le fait est que je n'ai pas lu leur livre tout chaud, mais ni leurs travaux publiés le printemps dernier ni les autres recensions que j'ai lu de leur dernier ouvrage ne permettent d'arriver à votre conclusion, je dirais quasi-révolutionnaire, à savoir que la famille moyenne du Québec a le revenu disponible le plus élevé au Canada.  
 
Ce serait à se demander en effet pourquoi toutes les familles Canadiennes ne déménagent pas chez nous, avec un coût de la vie plus bas et des programmes sociaux plus généreux. En fait, les auteurs font différentes comparaisons, mais aucune, à ma connaissance, des revenus disponibles des familles moyennes dans chaque province. Ils comparent le revenu disponible de familles-types, selon la situation familiale et le niveau de revenu brut, mais ils ne prétendent pas que la famille québécoise moyenne a le même niveau de revenu brut que la famille moyenne des autres provinces, que je sache. Or votre conclusion suggère, elle, qu'au net, même si la famille québécoise a un revenu brut plus faible, son revenu disponible est plus élevé. J'aimerais bien que vous repériez où, dans leur étude, Godbout-St-Cerny affirment une telle chose.  
 
Clairement, si vous avez raison, vous tenez-là quelque chose d'important. Resterait à savoir encore si la famille québécoise moyenne en obtient autant pour sa contribution que les autres, mais c'est une autre question, évidemment. 
 
Enfin, il faudrait aussi éviter de faire un lien direct entre lla charge fiscale nette que les auteurs utilisent et l'incitation au travail, qui dépend bien plus de la charge fiscale marginale, c'est-à-dire pour chaque dollar de revenu de travail suppléemtaire, et où l'impôt sur le revenu importe plus que les autres composantes.

Yvan St-Pierre, Lanaudière

11 novembre 2008

Vive l'état omniprésent 
 
Vive l'état qui intervient pour empêcher des stations services de vendre l'essence trop bas et qui fixe des taxes de plus de 35% sur l'essence. Les consommateurs apprécient que vous veilliez sur nous.  
 
Vive l'état qui a le monopole de l'électricité et fait la promotion que ce monopole sert la société. En fait, je mets au défi quelqu'un de me nommer un monopole avantageux pour le consommateur et non pour le producteur.  
 
Vive l'état qui a le monopole des boissons fortes alcoolisées et qui refuse toute compétition pour ne pas perdre de revenu et double taxe les importations privées.  
 
Vive l'état qui fixe le nombre de médecin qui entrent et sortent de nos écoles. Quelqu'un ne sait pas compter ici car il en manque plusieurs dans nos hôpitaux...  
 
Vive l'état qui décourage l'investissement privé par la taxe la plus anti-créatrice de richesse existante ... la taxe sur le capital.  
 
Vive l'état qui se dit pour l'environnement mais qui dilapide l'argent des contribuables par subventions à tous ceux qui en demande, même les compagnies pétrolières. Ou bien qui créer des crises alimentaires en subventionnant l'éthanol 
 
Vive l'état qui fixe des prix plafond sur les logements et par conséquent créer des pénuries de logements pour les plus pauvres.  
 
Finalement, il ne faut pas avoir peur d'une société libre car elle est basée sur la liberté des choix de chacun et sur le principe que chacun est libre d'agir comme il le souhaite s'il ne nuit pas à la liberté de quelqu'un d'autre. Il a été prouvé maintes et maintes fois qu'une société libre est en fait plus solidaire qu'une société moins libre. Les ontariens donnent 2x plus pour les oeuvres de charité que les québécois et les américains, deux fois plus que les ontariens (Migué 2006).

Jacques Marceau, Quebec, QC

11 novembre 2008

CPE: Avantage aux enfants ou aux parents ou bien au ministère du revenu ? Oui la garderie est nécessaire mais l'est-elle pour tous les enfants de tous âges ? Mon point est, laisser un enfant en garderie avant 3 ans pourrait avoir des implication sur l'enfant durant toute sa vie. Il y a plusieurs recherches qui le démontre, mais, curieusement on en parle pas ici... Donc ne me dite pas que c'est un atout pour l'enfant. Un CPE est surtout un atout pour le revenu de la famille et surtout celui du ministère du revenu du Québec/Canada. 1 milliard de dollars pas année c'est sont coût. Faire garder en permanence un enfant par plusieurs fonctionnaires différents, est-ce que c'est un plus pour l'enfant ? Donc le coût à court terme est intéressent mais à long terme ? Pas certain du tout (pour l'enfant).

Patrice Gauthier, Montréal

11 novembre 2008

Pour une famille qui utilise le programme de CPE. Mais pour celles qui ne l'utilisent pas? 
Aussi quand nous regardons plus loins et plus en profondeur, le fait de payer 48% d'impôt pour la tranche 57 k et plus. C'est affreusement désenvatageux. Imaginez, un médecin qui a le choix entre Calgary ou Montréal. En plus d'avoir un salaire plus élevé en Alberta, il paiera moins d'impôt globalement. La moral de toutes ces statistiques est qu'il vos mieux profiter de tous les programmes sociaux au Québec, si non vous êtes mieux dans d'autre province. 
Personne ne pourra me convaincre que je dois donner 50% de mon revenue et que mon voisin parce qu'il gagne moins que moi est épargné en pourcentage ET en montant global. C'est une injustice pour l'individu que je suis.

Patrice Gauthier, Montréal

11 novembre 2008

On est pas si pire au Québec malgré que les lucides, les banques et le conseil du patronat disent le contraire. 
Un point sur votre carnet qui me chatouille un peu: Certains disent que le soutient aux familles est beaucoup trop élevé. 
À quoi je répond que: il est mieux d'aider les familles ici que de payer des millons pour l'immigration qui de toute facon est à 50% de l'argent gaspillé puisque les nouveaux arrivant après quelque temps au Québec s'en vont en Ontario. L'intégration au fait francais et à la majorité est un échec total de toute facon. 
Aussi le fait que les Québécois-ses paient 70% de moins pour l'électricité que les ontariens, les ententes avantageuses d'Hydro Québec avec les industries pour s'installer ici en créant de l'empli est encore un plus pour nous. 
On est pas au Pérou mais si on regarde ailleurs, on devrait en être fier. 
Imaginer si on controlerait notre territoire, notre économie avec des gens soucieux du bien être des citoyens tout ce que l'on pourrait faire pour les familles et le peuple!

Richard Denis, montreal

11 novembre 2008

Le léger regain de natalité des dernières années n'y change rien, le Québec reste la société industrialisée la plus vieillissante au monde après le Japon et l'Italie. 
 
Le problème c'est que pour faire face à l'immense défit que cela suppose il nous faudrait une économie dynamique, ce que nous n'avons pas.  
 
Présentez le problème comme vous voulez, appelez ça "libéralisme", "néo-conservatisme" ou je ne sais quelle autre étiquette, la réalité demeure limpide: Le budget de l'état Québécois grossit à un rythme beaucoup plus rapide que son économie et le vieillissement ne fera qu'accentuer cette tendance. 
 
Donc même si en tripotant les chiffres vous arriviez à démontrer que le Québec n'est pour le moment "pas si pire" une chose reste absolument certaine: le modèle actuel n'est pas viable économiquement et se dirige prestement vers un mur. Le dire n'est pas être "néo-xyz", c'est mathématique. 
 
Regardez nos écoles et hôpitaux surpeuplés et délabrés, notre taux de décrochage scolaire, nos universités sous-financées, nos pénuries de médecins, de professeurs, de pharmaciens, nos infrastructures décrépites, nos prisons surpeuplées, nos services de police inadéquats, etc... Pensez-y bien, et puis après ça essayez d'imaginez ce que ça voudra dire "frapper un mur"... 
 
Le seul moyen d'éviter ce destin tragique pour le Québec est de se doter d'une économie performante capable de financer l'avenir. Pour ça il faut commencer à récompenser le travail au lieu de le pénaliser, quitte à perdre quelques programmes sociaux en chemin, quitte à sacrifier quelques vaches sacrées et quelques statistiques qui jettent de la poudre aux yeux 
 
Il est minuit moins cinq!

Pierre Brasseur, Vaudreuil

11 novembre 2008

C'est bien que le régime fiscal encourage les familles (à faibles revenus), mais est-ce nécessaire de pénaliser les jeunes diplômés, quitte à les pousser en dehors du Québec? 
 
Il n'est pas rare que les jeunes adultes attendent d'avoir 30 ans et plus avant d'avoir leur premier enfant. 
 
Pour beaucoup de ces jeunes adultes, il n'est pas du tout intéressant de rester au Québec, de commencer une carrière tout en étant imposé à 35+% et en recevant des salaires comparativement moindre que nos voisins. En traversant à l'ouest de l'Outaouais et paf, plusieurs milliers dollars en revenu disponible de plus par an. 
 
On perd de milliers de jeunes, les plus entreprenants et les plus fonceurs vers nos voisins de l'ouest et du sud. Ils finissent par rencontrer quelqu'un là bas, fondent leur familles et le Québec est perdant en bout de ligne, et la cerise sur le sundae, est que leur mère patrie ait fourni une éducation gratuite. 
 
Si ce n'était pas déjà assez grave, on n'arrive pas à attirer de jeunes professionnels de l'extérieur à cause de notre régime fiscal anti-célibataire. Pour un célibataire qui aurait le choix entre le Québec ou l'Ontario, quel avantage social aurait-il à s'installer ici? Pourquoi paierait-il plus d'impôts? pour qui? 
 
Que le Québec commence à garder ses jeunes professionnels, en ayant un système fiscal concurrentiel du moins avec l'Ontario, et le reste suivra.

Racho Malek, Laval

11 novembre 2008

Le terme de « fardeau » (fiscal) est une référence au Moyen âge lorsque les manants et les gueux étaient taillables et corvéables à « mercy ». Nos appareils gouvernementaux restent symboliquement des places fortifiées et nos élus et quelques autres officiers incarnent nos Suzerains. L'organisation administrative du Canada avec ses Provinces, ses Premiers Ministres, ses Parlements et ses Lieutenants Gouverneurs, transpose un modèle qui est directement issu de l'archétype féodal. Pareillement ces Seigneurs élus ou nommés qui se cooptent les uns les autres ; embrassent en plus des charges de nous gouverner, celles aussi de nous assister et nous protéger ; c'était la mission chevaleresque des seigneurs féodaux de nous offrir en échange de la « corvée », (preuve de notre soumission) assistance et protection. Dans cette optique, les garderies sont elles faites là aussi pour nous assister et nous protéger ; tant les enfants, tant les familles. En ce sens, le récent film de Denys Arcand : « L'Âge des ténèbres » illustre bien ce que nous sommes dans notre temps présent. Dans une société plus évoluée, les citoyens responsables et autonomes sont heureux et éprouvent de la fierté à contribuer, les sommes remisent par tous à l'État, ont pour effet perceptible de soutenir et de participer à notre développement collectif ; tout un chacun se sent gratifié de pouvoir faire sa part et de pouvoir servir. Dans ce cas les citoyens ne se sentent plus accablés ou oppressés par l'impôts, ils éprouvent une réelle satisfaction et du contentement ressenti pour le devoir accompli en même temps qu'ils développent dans la joie un sentiment d'appartenance... En somme c'est la féodalité qui en cette perspective devient inversée. En de semblables occurrences, je conçois que nous évoluerions vers une société plus juste et plus équilibrée.

Serge Drouginsky, Montréal

10 novembre 2008

Partie 1 de 2...  
 
Contrairement à certains, je ne crois pas que l'ensemble des initiatives mentionnées dans votre billet aient été financées au détriment de l'endettement des générations. Leur financement provient majoritairement de la hausse des revenus de la TVQ (i.e. augmentation du coût du carburant) ainsi que de la hausse des revenus provenant des entreprises d'État (i.e. dégel des tarifs d'Hydro Québec).  
 
Pour ceux qui craignent ‘...d'assommer d'impôt les travailleurs les plus productifs...', ‘...d'enrayer les progrès de la productivité qui sont garant de notre prospérité à venir...' eh bien, la réalité est qu'au chapitre du revenu disponible après impôts et déductions salariales, le Québec se classe 5e au pays en 2005. De plus, les trois principales entreprises d'État, soit Hydro-Québec, Loto-Québec et la SAQ, contribuent autant aux revenus de l'État que les 237 000 entreprises employeuses du Québec... 
 
Autre mythe émis parmi les commentaires: ‘Dans une province où (au moins) 40 % des gens ne paient pas d'impôt sur le revenu il est évident que le Québec n'est pas un enfer fiscal pour tout le monde.... La belle affaire, faut-il se surprendre si certains en "ont pour leur argent" alors qu'ils jouissent de services payés par d'autres?...' Rien d'exceptionnel dans ce pourcentage; le Québec n'est pas la seule province à avoir vu augmenter le nombre de contribuables qui ne paient pas d'impôt. D'ailleurs, trois provinces en ont encore plus, soit l'Alberta (42,6%), l'Ontario (41,3%) et le Nouveau-Brunswick (40,8%). Concrètement, il est plus bénéfique pour le gouvernement de réduire les impôts des particuliers afin d'accroître le pouvoir d'achat de ces derniers puisque la totalité de la population est un consommateur (contribuable) direct ou indirect. D'ailleurs, probablement que les recettes perçues via la consommation de biens et de services constituent la plus importante partie des revenus des gouvernements. Seule désolation, prétendre que la majorité des gens qui ne paient pas d'impôts sont des privilégiés.

Carl Aubé, Saint-Lambert

10 novembre 2008

Partie 2 de 2...  
 
Autre commentaire tendancieux : ‘...Par contre si on considère tous les impôts et frais payés par l'ensemble de la population le Québec demeure allègrement un des endroits les plus taxé en Amérique et un des plus pauvres devant... l'Ile du Prince Édouard. Le Québec est un des endroits en Amérique où le revenu disponible par habitant est le plus bas ...'. Possible que je fasse erreur mais si cet énoncé est une paraphrase de l'étude ‘Economic Freedom of North America: 2008 Annual Report' publiée par l'Institut Fraser, il est imprécis.  
 
Dans les faits, cette étude classe le niveau de ‘liberté économique' du Québec à l'avant-dernier rang des États américains et des provinces canadiennes, juste devant l'Île-du-Prince-Édouard. Selon l'organisme, le faible degré de ‘liberté économique' nuirait à la capacité des citoyens québécois de prospérer. J'avoue que la notion de ‘liberté économique' demeure un indicateur nébuleux à mon esprit. Quoiqu'il en soit, les gens de l'Institut Fraser expliquent leur classification du Québec ainsi : ‘...Un endroit où l'État est plus interventionniste, comme au Québec, restreint davantage la liberté économique des individus et fait donc piètre figure à ce palmarès... «L'omniprésence de l'État est bien intentionnée, mais il reste qu'elle impose un cadre rigide, ce qui explique que le Québec possède l'un des niveaux de liberté économique les plus bas de l'Amérique du Nord»...'. À vous d'en juger mais suite à l'analyse de M. Godbout jumelée à la réalité que le Québec se classe 5e au pays au chapitre du revenu disponible après impôts et déductions salariales (je sais, ce résultat ne tient pas compte des taxes diverses mais les propos de M. Boucher portent à réflexion), je crois que d'autres facteurs que le degré de ‘liberté économique' peuvent jouer un rôle dans la prospérité d'un État, invitant ainsi à la prudence dans la portée à donner à l'étude de l'Institut Fraser.

Carl Aubé, Saint-Lambert

10 novembre 2008

Il est beaucoup plus difficile de convaincre le gouvernement de s'engager dans un projet que de pousser le consommateur de dépenser son argent sur des coups de tête ridicules. 
 
À voir les dépenses astronomiques des ménages dans des cellulaires, des vêtements, des bibelots, des piscines, une deuxième voiture ou une rimbambelle d'objets importés de Chine achetés au Dollarama, je préfère que le gouvernement dépense nos taxes pour des projets sociaux, plutôt d'en confier davantage à mes concitoyens « surconsommateurs ».

Guillaume Houle, Sherbrooke

10 novembre 2008

Mon commentaire rejoint sans équivoque ceux de J. Archambault et de D. Ménard. Ils ont compris, comme de nombreux politiciens depuis des décennies, que notre première richesse, ce sont nos enfants. Je ne nie pas que nombre de ces politiciens aient pu agir parfois, en partie, par opportunisme, mais ils auront compris sans doute cette grande vérité. Et j'ajouterais même qu'on pourrait faire encore «beaucoup plus» si on en avait les moyens ou si on s'en donnait les moyens, par choix, car ce qui nous semble beaucoup représente très peu, en fait, de l'important investissement qu'imposent la mise au monde, l'éducation et la formation d'un enfant, jusqu'à ce qu'il soit apte à redonner à la société ce qu'elle aura investi en lui. Mais, pour comprendre cela, faut-il comprendre d'abord que, quand je dis «nos enfants», je ne parle pas d'enfants «en propre», mais de tous les enfants de la nation considérés comme un ensemble, une richesse collective, qui contribuera à son tour à l'enrichissement de tous. Sinon, il nous faudrait penser que seul nos enfants «à nous» sont une richesse et non ceux des autres, ce qui serait un vice de raisonnement insoutenable. Ceci dit et bien compris, nous conviendrons qu'il est «payant» pour tout contribuable, parent lui-même, célibataire, futur parent ou retraité, de contribuer généreusement à la relève, évitant du même coup que la «pyramide» démographique continue de s'éroder à sa base pour devenir un instable trapèze qui risquerait de faire de nous un peuple de «ti-vieux», qui s'ennuieraient, sans soins, en attendant leur mort. Égoïsme? Loin de là! Sagesse plutôt, et qui a de surcroît le mérite de soutenir le principe de la conservation de la race au lieu de précipiter son extinction. Alors, que nous en profitions une fois nos cheveux blanchis n'est que juste retour de l'ascenseur! Et si certains croient encore à l'autarcie individuelle, c'est qu'ils n'ont pas compris leur interdépendance au quotidien et que, sans autrui, ils n'auraient rien en poche. Alors, qu'ils partagent avec joie!

Jean-Roch Paquin, Québec

10 novembre 2008

J'aimerais vous expliquer pourquoi ce fameux système de garderies à 5$ (devenu 7$) n'est pas la panacé espérée, pourquoi sa naissance très rapide s'est faite au détriment de sa qualité générale, pourquoi les éducatrices embauchées par ce système pourraient être meilleures et mieux formées, etc. 
 
Voyez-vous, mon fils le plus vieux y a passé 4 années, dans 4 garderies différentes de tous genres: en milieu familial, en privées, en CPE. Mon fils le plus jeune y fera son entrée l'an prochain.  
 
J'aimerais bien me plaindre de ce système à sens unique de nivellement par le bas, pas très différent du système scolaire en général, mais je ne le ferai pas. Je ne m'en plaindrai pas parce que ce serait faire la part belle aux quelques vieux réacs qui sévissent dans ce carnet, ou chez Mario Dumont. 
 
La vérité, c'est que ce système instauré par Pauline Marois (on ne le dit pas assez) comble un grand besoin dans une société assoiffée de croissance et de performance. Les garderies subventionnées, c'est ce qui explique pourquoii le Québec performe mieux sur le plan économique depuis 10 ans. Bien que handicapé par sa jeunesse, ce système emploi beaucoup de gens et procure un service précieux. Avis aux vieux réacs du bas de la page : vous n'avez aucune idée de ce dont vous parlez. Voyez ce que "moins de gouvernement" à donné aux États-Unis. Vous n'avez pas le droit de salir un tel outil au nom d'une idéologie dépassée. Vous me donnez la nausée.

Jean-François Allard, Saint-Lazare

10 novembre 2008

La droite va sacrer après les économistes de Sherbrooke. La gogauche va hurler contre les économistes conservateurs de l'institut de Montréal.  
 
On paye trop d'impôt, disent les uns. Oui, mais on en a pour notre argent, disent les autres. 
 
C'est un maudit pays socialiste, disent les uns. Oui, mais les néo-libéraux donnent l'assault sur les programmes sociaux, disent les autres. 
 
Il y a les lucides mais il y a aussi les solidaires. GRANDE FATIGUE MENTALE... Coudonc, faites un collogue pour en parler! 
 
Finalement, le Québec, c'est une très petite société en mouvement qui cherche toujours à améliorer son sort. Notre espérance de vie est excellente (Meilleure que celle des Américains qui votent à droite depuis 25 ans), notre scolarité s'améliore toujours (les moins de 45 ans sont plus scolarisés que les Ontariens (qui ont voté à droite très longtemps). Même nos revenus par habitant s'accroit un peu plus rapidement que les Ontariens qui recevront de la péréquation canadienne. 
 
Finalement, tenir le cap sur la solidarité et faire de la social-démocratie, c'est pas l'enfer de la majorité - mais c'est pas le paradis des riches... Eux apprécient généralement plus la liberté...

Michel Huot, Saint-Georges

10 novembre 2008

Je un travailleur spécialisé et sans enfant qui a émigré aux États-Unis. "Bien sûr! On paye moins d'impôt là-bas!", que plusieurs disent. C'est vrai, mais quand on fait le total, vivre au Québec me semble avantageux, même sans famille. Si les États-Unis sont un monde d'opportunité, c'est aussi un monde sans pitié. Je crois que bien des gens qui se plaignent de "remorquer" tous ces "non-productifs" devraient faire un stage à Atlanta ou à Los Angeles quelques mois. Avec deux semaines de vacances par année. Avec le feeling que si tu perds ta job, t'es cuit. Avec ces Porsches, ces sans-abris, et ces prisonniers maintenant plus nombreux que les fermiers à l'échelle du pays. Le néo-libéralisme a un coût difficile à quantifier, mais bien réel, même pour un ingénieur ayant une belle job et vivant dans un beau quartier. Le taux de stress collectif est plus élevé, c'est palpable.  
Quand je voyage au Québec, je sens que j'arrive dans un pays vraiment civilisé, qui prend les moyens de prendre soin des moins chanceux et qui a évolué depuis le far-west et la ruée vers l'or. J'en suis fier, et c'est ce qui fait que je vais un jour revenir. C'est le plus belle identité québécoise, avec la langue. Ça coûte combien ça? Pour moi, ça vaut certainement 5 petits points d'impôt. Il n'y a rien comme un essai pour s'en convaincre.

François Brunet, Madison, Wisconsin

10 novembre 2008

Le québec est le paradis fiscale des familles ? Tout à fait d'accord,à condition de ne pas oublier que ce paradis est aux frais des célibataires sans enfants. 40% de mon salaire part en déductions.Du 60% qui reste,13% part en taxe de vente. J'ai droit à quoi en retour ? RIEN.

Patrick Cloutier, Montreal

10 novembre 2008

@ Pierre Brasseur 
Vos statistiques devraient être révisées. Le taux de naissance au Québec se situe à 1.7; il est le plus élevé au Canada. La politique familiale mise en place par le PQ et poursuivie par le Parti Libéral a permis une augmentation des naissances depuis 2001. Nous sommes passés de 72,010 naissances en 2000 à 84,200 en 2007. C'était une tendance très lourde à la baisse (1972 à 2000) que nous avons réussi à renverser. Le taux de naissance au Québec se compare très bien aux pays nordiques et s'approchent de celui de la France. 
Au Québec, nous avons choisi de vivre dans un pays plus égalitaire. Les mesures fiscales et les politiques sociales d'avant-garde permettent aux parents d'avoir plus d'enfants. Qui peut s'en plaindre ? 
Votre position néo-libérale vous empêche de voir que note société évolue vers la bonne direction. Je sais que le modèle québécois ne répond à vos désirs; mais entre une politique économique à l'américaine qui provoque une désintégration croissante du tissu social et familial et une politique économique à la québécoise qui soutient les plus démunis et les jeunes familles, mon choix est clair.

Jean Archambault, Montréal

10 novembre 2008

Bon voilà qui sera intéressant de feuilleter. 
Plusieurs soulève des doutes des conclusions de cette étude. Sans surprise ce sont toujours les mêmes arguments qui répètent que la seule issue pour qu'une société s'enrichisse est que certain le fasse à toute vitesse sans jamais avoir de compte à rendre à qui que ce soit dans cette société qui est pourtant leur terrain de chasse gardé fertile et verdoyante. Ni gouvernement, ni institution, ni lois. Pourtant lorsqu'ils sentiront la moindre menace à leur avoir, ils s'empresseront d'appeler l'ordre public au secours, avec si possible l'argent des citoyens pour éponger leurs pertes. Chercher l'erreur? 
La semaine passée dans une conversation ou pestaient des gens éduqués et prospère contre tous les B.S., chômeurs fonctionnaires et politiciens profiteurs ou parasites qui empêchent cette société de s'envoler vers un paradis idéal de productivité et de richesse, j'ai demandé qui d'entre eux ne payait jamais rien au noir....la conversation tourna court et soudainement, il me semble que beaucoup, à défaut d'être gêné, devinrent beaucoup moins vindicatif. 
 
On pointe souvent un doigt accusateur vers l'autre, soit par peur d'être la cible d'autrui, soit pour détourner l'attention de ses propres fautes. Cela ne trompe personne. 
 
Jean Santerre

Jean Santerre, Blainville

10 novembre 2008

L'étude est très partielle. Elle ne prend qu'une petite portion de la population, avec de très faibles revenus, pendant les premières X années de leurs enfants. 
 
Certains ensuite extrapolent et disent que nous sommes dans la société modèle. 
 
Si on regarde pourtant l'ensemble de la société, on réalise que l'on paie beaucoup plus qu'ailleurs et que tous nos services publics dépérissent. Ce n'est pas par manque d'argent (on en donne déjà plus qu'ailleurs) mais par une mauvaise gestion par l'État. 
 
Quand l'argent géré ne vous appartient pas, on a beaucoup plus de facilité à le dépenser que quand c'est le nôtre, limité et durement gagné. 
 
On gagnerait à observer ce qui fonctionne beaucoup mieux en Alberta, aux États-Unis ou dans les pays scandinaves (qui permettent la concurrence privé-public).

Mathieu Demers, Saint-Hyacinthe (Québec)

10 novembre 2008

Enfin

André Côté, Terrebonne

10 novembre 2008

Malheureusement, de nos jours, pour détruire un mythe, il faut des crises majeures. On entend les mêmes «rengaines» depuis trente ans au Québec au sujet du fardeau fiscal. Souvent derrière ces faussetés, se cache des organismes d'études économiques de droite. Ils sont devenus des spécialistes de la désinformation. Toutefois, l'exemple américain démontre que le mensonge a ses limites. S.v.p, maîtres de la désinformation, changez de disque!!!

Richard Lapointe, St-Augustin

10 novembre 2008

Il y a longtemps que j'espérais que quelqu'un fasse cette étude. Au Québec nous sommes choyés : les études collégiales gratuites, des frais universitaires les plus bas en Amérique, un régime de prêts et bourses exemplaires, l'assurance-médicaments, les garderies à 7$ et les congés parentaux, etc, etc. Sans compter tous les autres avantages liées à la syndicalisation de la fonction publique  : vacances, congé de maladie et sécurité d'emploi. Rregardons un peu ce que nous avons avant de jalouser les Américains qui ont des impôts plus bas mais, somme toute, aucun filet social.

Denis Ménard, Québec

10 novembre 2008

Je suis tout-à-fait d'accord avec cette analyse.  
 
Que le gouvernement ait été péquiste ou libéral, les familles peuvent vivre très bien, avec un revenu peu élevé, si ses membres prennent les bonnes décisions. 
 
L'important est de se poser la question, devant chaque dépense : en avons-nous réellement besoin? Est-ce que cet achat favorise la santé (liée à la maison, au sport et aux saines habitudes de vie), l'éducation (liée à la culture, à l'implication citoyenne, à l'histoire et aux loisirs) et le réseau social de notre famille? 
 
De nombreuses familles vivraient mieux et plus riches si elles prenaient le temps de réfléchir à chacune de leurs dépenses, au lieu d'accumuler du crédit.  
 
Les revenus sont là, il s'agit d'en profiter pour bien les dépenser.

Guillaume Houle, Sherbrooke

10 novembre 2008

J'ai hâte de voir comment vont répondre les "on est déjà les plus taxés en Amérique du Nord" ! 
 
Pour ma part, j'ai trois enfants et j'ai habité en Colombie-Britannique. Si on tient compte du coût de la vie en région périphérique de Vancouver, j'ai presque 10 000 $ de plus dans mes poches à la fin de l'année au Québec, à services égaux. Bien sûr, y'a moins d'impôts au BC, mais tout, tout, tout y est plus cher, surtout les services gouvernementaux, municipaux, scolaires et de biens essentiels comme la nourriture, l'électricité et... les couches !

Michel Boucher, Montréal

10 novembre 2008

M.Fillion, 
 
Je ne prétendrai pas avoir pris connaissance du document d'études cité. Cependant je m'estime tout de même très taxé.  
 
Sachez tout d'abord que mon enfant de 12 mois est en garderie privé, parce que je n'ai pas accès à une garderie subventionnée sans m'ajouter 1h00 de transport par jour. Ça me coûte 30$ / jour. J'aurai 15% de mes frais remboursés à la fin de l'année. Donc en plus de payer mes impôts, je payerai aussi ma garderie à l'aide de mon revenu net. 
 
Aussi ma voiture m'a coûté quelques centaines de dollars au printemps. problème de direction du à nos fameux nids de poules. Bien sûr j'aurais pu réclamer à un gouvernement, mais la vie nous oblige à choisir ou on investi son temps et je ne peux investir le mien à poursuivre des fonctionnaires. 
 
J'ai été malade les 2 dernières semaines. La première semaine on m'a prescrit le mauvais médicament. Le mercredi suivant en soirée je n'ai pas pu avoir accès à un médecin. Le lendemain j'ai eu la bonne prescription. L'équivalent de 14h00 investies pour traiter une amygdalite. 
 
J'ai aussi payé une taxe de bienvenue à l'achet de ma maison. Je paye la TVQ, la TPS sur chaque élément consommé. Je paye la municipale. La scolaire. Je paye mes tickets. J'achète des chocolats aux enfant pour qu'ils fassent des activités dans leurs écoles. Je donne a des itinérants non supportés en ville. 
 
Donc on peut probablement arranger les chiffres pour croire que le taux d'impôt est acceptable. Mais il faudrait recevoir des services de QUALITÉ et là le taux on pourrait s'en balancer! Mais les urgences débordent. Les garderie sont pleines, les viaducs tombent. La qualité diminue.  
 
Pendant ce temps notre grand chef déclanche des élections parce qu'il veut diriger??? Jean Charest est un politicien de formation. Il n'a jamais vraiment fait autre chose dans sa vie. Ça serait peut-être le temps qu'on lui donne du temps pour aller voir ce qu'est la vraie vie.

Alain Cloutier, La Prairie

10 novembre 2008

Belle façon d'encourager la complaisance! 
 
Pour en arriver au résultat qui fait jubiler messieurs Fillion et Godbout il faut assommer d'impôt les travailleurs les plus motivés et les plus productifs, ceux qui servent normalement de locomotive dans l'économie. Le résultat de ces politiques est évidemment de décourager le travail et d'enrayer les progrès de la productivité qui sont garant de notre prospérité à venir. 
 
Dans une province où (au moins ) 40 % des gens ne paient pas d'impôt sur le revenu il est évident que le Québec n'est pas un enfer fiscal pour tout le monde.... La belle affaire, faut-il se surprendre si certains en "ont pour leur argent" alors qu'ils jouissent de services payés par d'autres? C'est la constatation que fait cette étude. 
 
Par contre si on considère tous les impôts et frais payés par l'ensemble de la population le Québec demeure allègrement un des endroits les plus taxé en Amérique et un des plus pauvres devant... l'Ile du Prince Édouard. Le Québec est un des endroits en Amérique où le revenu disponible par habitant est le plus bas.  
 
Et puis si le Québec est tant que ça le "paradis des familles" comment se fait-il que nous ayons un des taux de natalité les plus bas du monde (le Québec est la société qui vieillit le plus rapidement après le Japon et l'Italie)? Comment se fait-il que nos immigrants (ceux qui performent le mieux économiquement) nous quittent dès qu'ils en ont l'opportunité? 
 
Pourquoi montre-t'on tant d'empressement à quitter le "paradis" et si peu à le peupler?

Pierre Brasseur, Vaudreuil

10 novembre 2008

Mon cher Gerard,  
 
C' est bien beau tout ça mais c'est en s'endettant que notre gouvernement réussi ce tour de magie. Et cette dette ce sont les mêmes enfants qui vont devoir la rembourser. 
 
Amitiés.

Francois Barriere, Bordeaux - France

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