28 octobre 2008
Deux avantages et deux risques
En télégraphiant ses intentions à l'avance, le premier ministre a fait plus que donner le signal du départ à la machine électorale du PLQ — qui, c'est le moins qu'on puisse dire, n'était pas trop en avance dans ses préparatifs.
Il a également fait en sorte que le débat sur l'opportunité de tenir des élections à l'automne ait lieu tout de suite plutôt qu'au début de la campagne.
Le pari de Jean Charest
Le principal avantage du poste de premier ministre, c'est le pouvoir de déclencher des élections au moment le plus opportun pour son parti. Un pouvoir qu'on juge parfois si exagéré, que plusieurs provinces ont maintenant des élections à date fixe. (Ne parlons pas ici du fédéral, où la loi sur les élections à date fixe a eu les effets que l'on sait.)
Le pari que fait M. Charest est le suivant: même si les sondages montrent que 70 % des Québécois ne veulent pas d'élections, cette colère n'aura plus d'effets le jour des élections. C'est sans doute, en partie, pourquoi ce délai supplémentaire de 10 jours n'est pas inutile.
Le risque, c'est que les électeurs s'en souviennent quand même quand ils iront aux urnes.
Cela arrive rarement, mais ça arrive. L'histoire récente est pleine de premiers ministres qui ont déclenché des élections anticipées, dont les électeurs ne voyaient pas l'utilité, et qui ont été réélus quand même.
Mais il y a des exceptions. David Peterson, en 1990, a déclenché des élections deux ans après avoir obtenu un mandat majoritaire. Les électeurs ontariens l'ont puni en élisant un gouvernement néo-démocrate majoritaire. Et il est clair que le déclenchement de cette élection jugée inutile a été la grande raison de la défaite libérale.
Dans ce cas-ci, la minceur du prétexte invoqué par M. Charest, lundi, est manifeste. Depuis quand un premier ministre se dit-il menacé par la déclaration d'un simple député du deuxième parti d'opposition, quand les chefs des deux partis d'opposition lui demandent de ne pas déclencher des élections en pleine crise économique?
L'économie au coeur de l'élection
Mais il faut également tenir compte de l'autre avantage de Jean Charest, qui pèse plus lourd dans sa décision de déclencher des élections tout de suite. Il a passé la dernière année à repositionner le Parti libéral dans son ancien créneau: l'économie. Or, qu'on le veuille ou non, c'est l'économie qui va dominer cette élection.
Depuis un an, l'Action démocratique a surtout été obligée de colmater les brèches et de chercher un moyen de freiner une inexorable chute dans les sondages. Le parti semblait surtout chercher des moyens de faire parler de lui, en utilisant pratiquement tout ce qui pouvait lui tomber sous la main, des cours d'histoire des religions aux achats de chemises par les entreprises d'État.
Le Parti québécois, pendant ce temps, réussissait son repositionnement sur la question de l'identité, qu'il avait abandonnée à l'ADQ à la faveur du débat sur les accommodements raisonnables. Mais en parlant autant d'identité, de langue et de citoyenneté, le PQ n'a pas tellement été présent sur le terrain qui compte aujourd'hui, celui de l'économie.
M. Charest se trouve donc sur le bon terrain au bon moment. Mais il y a aussi un risque. En pleine tourmente financière et boursière, des événements imprévus peuvent venir perturber la campagne, ainsi que Stephen Harper l'a appris à ses dépens.
Quand on demande un mandat pour affronter une crise économique, il faut avoir quelque chose à proposer et, surtout, il faut que ces propositions puissent tenir la route si un incident imprévu survient.
D'autre part, même si les libéraux sont bien positionnés en économie, il est évident que les partis d'opposition diront que cette élection n'est qu'une fuite en avant. Ils diront que les réserves de 1,5 milliard de dollars, qu'aurait actuellement le gouvernement, pourraient ne plus être significatives dans un mois ou un an. Bref, que le gouvernement veut un mandat tout de suite pour éviter les mauvaises nouvelles à venir.
Mais, pour Jean Charest, il semble que la situation soit assez simple: il y a plus d'avantages que de risques, et les Québécois iront donc aux urnes le 8 décembre prochain.
Pendant 30 ans, Michel C. Auger a couvert l'actualité politique québécoise et canadienne pour une multitude de médias écrits, autant en français qu'en anglais. Il aura passé dix ans à la Tribune de la presse à Ottawa ce qui lui aura permis de couvrir huit campagnes fédérales, six élections au Québec, sans oublier trois référendums, plusieurs élections présidentielles aux États-Unis et même celle... d'un pape.
Mais la politique n'est pas son seul intérêt. Il a également été affecté à la couverture de la Cour suprême du Canada dans les années qui ont suivi l'adoption de la Charte canadienne des droits et libertés. Il a également assuré la couverture de plusieurs grandes commissions d'enquête, dont celle sur le dopage dans le sport qui avait suivi la disqualification du sprinter Ben Johnson et la commission Keable sur les activités des services de sécurité au Québec après la crise d'Octobre 1970.
Au cours des 15 dernières années, il a rédigé des chroniques pour plusieurs journaux dont Le Journal de Montréal, Le Soleil, The Edmonton Journal et The Globe and Mail et tenu un blogue sur Cyberpresse.ca.
Au printemps de 2007, il est devenu chef de bureau de Radio-Canada à l'Assemblée nationale, après des années à commenter l'actualité sur les ondes autant de Radio-Canada, de RDI, de CBC, de Télé-Québec et de TVA, où il a coanimé l'émission d'affaires publiques Larocque-Auger avec Paul Larocque comme analyste politique à Radio-Canada, depuis l'automne 2008, Michel C. Auger suit de près la politique provinciale, fédérale et américaine.
Il tient maintenant ce carnet sur Radio-Canada.ca, en partie pour ne pas trop s'ennuyer de l'écriture...
3 novembre 2008
Des élections à l'automne, pourquoi pas, on en aurait de toutes façons, au printemps. Ce serait juste inter-changer l'instigateur. 83 millions: au moins, cela reste au Québec et fera rouler l'économie. On a encore le "gadoue" d'Harper collée aux semlles, pourqui pas continuer dans la "gadoue" en attendant celle de l'hiver.
Pas de grande frénésie et de débats d'idées en vue. De toutes façons, on s'en fout: cela fait trop travailler les méninges. À moins, qu'un "Hérouxville" vienne brouiller les cartes.
En 2007, on avait deux jeunes coqs qui s'affrontaient. Le premier voulait élever notre savoir pour mieux affronter les rigueurs de l'avenir. Le deuxième nous a fait voler au ras des pâquerettes avec sa politique "trash". Après le verdict final, on a rapidement remercier, le premier, de ses services. Le duxième, en dix-huit mois, a dilapidé le gros lot qu'il avait remporté.
Comme le combat n'avait pas consacré de grand vainqueur, on a droit à un match revanche. J'espère qu'on ne se contentera pas de les regarder se crier des noms et se rouler dans la "boue".
Audrey Dépault, Acton Vale
31 octobre 2008
M. Auger
Juste la baisse significative de l'ADQ serait un « gain » pour les Québécois et cela pour moi justifie grandement l'élection!
Libéraux et Péquistes ont fait leurs preuves et les candidats de ces deux partis sont qualifiés pour aider adéquatement la province de Québec. L'ADQ a eu sa chance et malheureusement au lieu d'agir avec maturité, leur priorité a été et sera toujours de contester et de critiquer et non pas de travailler pour les Québécois. Ce parti est un boulet pour la province de Québec et le temps détourné par ces « pantins orgueilleux » est du temps perdu pour l'avancement de la Province !
Maintenant qui de Jean Charest ou de Pauline Marois serait le plus adéquat pour le Québec la campagne le dira ! Mais chose certaine cette élection a sa place et il faut un mandat clair !
Dumas Pierre, Trois-Rivières
31 octobre 2008
Vivement que les québécois en grand nombre aillent voter pour montrer la porte à Jean Charest. Cet arrogant mérite amplement que nous fassions l'effort de lui administrer une bonne grosse défaite. Libérez-nous des libéraux!!!
Kendra Cossette, Gatineau
30 octobre 2008
Bonjour,
Si on veut investir 85 millions de dollars au lieu de le gaspiller, les choix ne manquent pas au Québec. Il faut être drolement dans les pommes ou avide de pouvoir pour ne pas l'admettre.
On pourrait par exemple investire cet argent dans le systême d'égout de la ville de Montréal qui déverse régulièrement sa merde non traitée directement dans le fleuve.
Jocelyn Ouellet, St-Félicien
30 octobre 2008
et oui Être a la place de Jean Charest ....j'aurais fait pareil...au pire cela reviendra au même ..mais avec un opposition officielle diférente.....entre vous et moi ce John Parisella qui le conseil depuis un an ....WOW Bravo .a M.Parisella et Bravo a l'écoute de M.Charest ...ca porte fruit d'écouter .....de 14% a 40% a ce qui attrait au meileur Premier Ministre ...1 a 0 pour le duo. Charest=Parisella , mais la partie n"est pas gagné ....
Christian Gaudreault, Montréal
30 octobre 2008
Quelqu`un peut-il m`expliquer où est le problème d`avoir la chance d`exprimer son droit le plus fondamentale en démocratie! Ca prend trente secondes ou moins à mettre une croix dans la case de son choix. 30 secondes en deux ans c`est pas beaucoup. Pour ce qui est du 80 millions, l`argent reste au Québec et ca fait travailler notre monde!
Pierre Harrington, St-Hilaire
30 octobre 2008
Encore une fois, bonne analyse. Mais j'ai bien hâte de voir le taux de participation au vote, particulièrement dans mon comté de Jean-Talon. C'était quoi au mois de septembre, une générale? Ce serait donc drôle si... ah, c'est vrai, je rêve en couleurs.
Lyse Lavallée, Québec
30 octobre 2008
Monsieur Auger,
Je ne sais toujours pas si le cynisme vient avec l'âge ou encore est-ce une façon autre de dire que le réalisme vient avec l'expérience ? Toujours est-il que nous nous retrouverons encore en élection parce-que, ne soyons pas dupe,l'écran radar des sondages donne une majorité au parti libéral de Jean Charest. Les mêmes motifs ont également guidé Stephan Harper aux dernières élections fédérales avec les résultats que l'on sait. Monsieur Charest nous dit par ailleur qu'une majorité lui est nécessaire pour faire face a la présente crise financière, comme si le gouvernement pouvait réellement empêcher un tsunami. La marge de manoeuvre réel du gouvernement est presque inexistante avec une participation de l"ordre de 40% dans l'économie réel. On ne peut tout de même pas nationaliser l'économie tout enière ! En 1929 la participation du gouvernement dans l'économie n'était que de 3%, ce qui laissait encore beaucoup de place a une intervention significative de l'État. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. J'ai hâte qu'on invente un brouilleur de radar afin que nos gouvernements nous écoute plutôt qu'ils s'écoutent !
Patrice Desnoyers, Chambly
30 octobre 2008
Ce n'est pas sérieux d'avoir une élection à quelques jours de Noël. Ce n'est qu'un geste à l'image de Jean Charest qui continue à avoir peur de son ombre. Il n'a jamais été un véritable chef mais simplement un petit politicien.Meme si j'ai quelques fois voté libéral, je ne crois pas que je le ferai en décembre prochain pour cautionner un tel geste irresponsable de la part de Monsieur Charest. Je ne suis pas le seul à penser comme ça.
Gilles Boucher, Beloeil
29 octobre 2008
Outre le fait que Jean Charest veut aller en élection parce que les étoiles sont bien alignées pour lui et que les partis d'opposition n'en veulent pas parce qu'ils auront de la difficulté à gagner, ne pourriez-vous pas tenter d'analyser la question sans y aller toujours avec les dessous stratégiques! C'est vrai qu'ils existent, j'en conviens. Mais les partis politiques font de la politique partisane et les analystes politiques ne se contentent souvent que d'une analyse stratégique. J'aimerais savoir, au-delà de ce que Jean Charest, Mario Dumont ou Pauline Marois en disent. si c'est une bonne idée d'avoir des élections en décembre et pourquoi. C'est de ça dont j'aimerais qu'on me parle en prenant une distance par rapport au «match» politique qui semble vous passionner, tout come ceux qui portent le même titre que vous.
Suzanne Grenier, Québec
29 octobre 2008
Je vote pour l'ADQ depuis que ce parti existe et je vais encore voter pour l'ADQ s'il y a une élection d'ici noël.
À moins d'une surprise, il y aura bel et bien des élections, car il y a des salles qui sont déjà réservées pour la tenue d'une élection (depuis un certain temps déjà)...
Seulement, j'ai bien l'impression que les carottes sont cuites pour l'ADQ. Les gens ne veulent pas voter pour Jean Charest, mais il ne veulent pas non plus voter pour Pauline Marois !!! Enfin, les gens veulent de moins en moins voter pour Mario Dumont, parce que son équipe manque d'expérience.
Le résultat ? les gens vont voter pour Jean Charest ou pour Pauline Marois, à défaut de mieux !!!
À mon avis, il n'y a qu'une seule façon pour l'ADQ de remonter dans les sondages et d'avoir une chance de gagner la prochaine élection provinciale : surprendre le Québec avec l'ajout d'une douzaine de candidats vedettes et d'une douzaine de candidates vedettes (ce qui fait 24 vedettes) !!!
Un candidat comme Lucien Bouchard pourrait faire réfléchir les uns et faire peur à d'autres. sauf qu'en bout de ligne l'ADQ serait déjà pas mal plus convaincant !!! Avec l'autonomie, le Québec serait déjà plus proche de l'indépendance non ?
Comme ça n'arrivera probablement pas, le gagnant est...
P.S. Je me demande qui pourrait se laisser tenter par l'ADQ et devenir un des candidats, une des candidates vedettes ? Est-ce que l'ADQ va se retrouver avec un seul député élu et un chef défait dans son propre comté ?
David Bellemare, Saint-Lambert
29 octobre 2008
Bonjour,
On ne voit pas beaucoup de monde favorable à des élections provinciales aussi rapidement, à part quelques partisans plus intéressés au pouvoir qu'à la démocratie...
J'espère qu'on fera ravaler à Charest une avidité de pouvoir aussi déplacée dans le contexte actuel.
Qu'on essaie pas de nous faire croire que la situation exige un gouvernement majoritaire pour nous sauver de la récession!!! La pauvre petite province ne peut pas faire grand chose d'autre que de suivre la débacle mondiale en essayant de sauver les meubles.
L'heure est plutôt à laisser la partisanerie de coté et à réduire les dépenses inutiles!!!
Jocelyn Ouellet, St-Félicien
29 octobre 2008
À monsieur Yvon Chartrand de Mtl.
Cher monsieur, le nouveau dont je parle est cette ouverture d'esprit que nos polititiens doivent manifester face à la proportionnelle et aux gouvernements de coalition.
Bien entendu je m'adresse aux polititiens de toute allégeance.....
Jean-Pierre Pineault, Ste-Flavie
Jean-Pierre Pineault, Ste-Flavie
29 octobre 2008
M. Auger,
80 millions de nos dollars que M. Charest s'apprête à dépenser. Pourquoi? Il y a urgence? Comme vous le dites si bien, LA MINCEUR DU PRÉTEXTE INVOQUÉ PAR M. CHAREST EST MANIFESTE! S'il avait vraiment le coeur à gérer le Québec, il ne risquerait pas de nous vulnérabiliser pendant ces 3 prochains mois où toute l'énergie sera mise pour l'élection et sa période de transition. M. Charest comme beaucoup de politiciens agit comme si nous étions des marionnettes. Voila pourquoi on élit des gouvernements minoritaires. Y en a marre de leur arrogance!
PS: n'en déplaise à certains, le Bloc avait un excellent programme et les autres partis devraient s'y inspirer. Drôle de démocrates ces fédéralistes, qui remettent en cause la pertinence du Bloc!
Michel Vézina, Québec
29 octobre 2008
Monsieur Charest est prêt, encore une fois.
Il gagnera. Pourquoi?
Parce que les partis d'opposition ne le sont pas et c'est ce qu'ils tentent de camoufler avec leurs élucubrations au sujet de la crise. Ils prennent une parti des électeurs pour des inconscient. Ils veulent des élections tout de suite eux aussi, à condition de les gagner. Mario Dumont et le Parti Québécois paieront cher leurs divisions internes, leurs ambitions démesurées. Ils ont compris trop tard. Le PQ pourrait très bien ne pas se relever de son prochain échec. À trop étirer la sauce, il se noiera dedans. Le PQ pourrait trèes bien se retrouver encore plus bas qu'il ne l'ait jamais été.
Alors qu'ellesera la prochaine opposition? L'Union Nationale :-)
Craignez-le, Jean Charest est prêt.
Jean Charest à l'allure d'un boxeur. Il est prêt. Il semble plein d'énergie.
Jean Pierre Daviau, Montréal
29 octobre 2008
Je ne crois pas que le parti conservateur n'a pas atteint son objectif de gouvernement majoritaire en raison de la situation économique. Bien au contraire, aucun autre parti n'avait la crédibilité pour aller sur ce terrain, à commencer par le PLQ et encore moins avec le NPD. On oublie le Bloc évidemment. La raison réelle, vous la connaissez, ce fut l'incapacité du PCC de se montrer sensible aux revendications du Québec et de s'accoquiner avec l'ADQ. Les «riches galas» ont stigmatisé cette insensibilité avec le résultat que le Bloc, sans aucun programme, a canalisé les votes d'une majorité de Québécois.
Raynald Bouchard, Montréal
29 octobre 2008
Rappelez-vous au début de septembre, monsieur Harper annonce qu'il ne pouvait plus gouverner et que les partis d'opposition bloquaient le bon fonctionnement du gouvernement. Ce lundi monsieur Charest annonce que les partis d'opposition ont mis des bûches dans le foyer et qu'ils ont les mains sur le volant mais selon monsieur Charest ils ne vont pas dans la même direction que lui. Monsieur Harper multipliait les annonces au Québec pour des investissements majeurs, dans un langage courtisant Depuis six mois monsieur Charest utilise un langage nationaliste pour démontrer à la population qu'il est prêt à défendre nos intérêts et annoncer des projets d'envergures. Selon les sondages ils avaient tous les deux autour du 40 à 42% ce qui pourrait permettre une majorité.
Dans les deux cas le gouvernement au pouvoir joue sur la faiblesse dans les sondages des adversaires. Monsieur Harper celle des libéraux au Québec et monsieur Charest veut profiter de la débandade de l'ADQ dans les sondages. Monsieur Charest veut éviter de gérer une crise financière en étant minoritaire car l'ampleur de la crise est telle qu'aucun gouvernement minoritaire ne peut en sortir gagnant. S'il est majoritaire cela lui donnerait au moins l'opportunité de satisfaire les amis du parti Par des élections, il se met à dos les jeunes qui étant déjà des désabusés de la politique par un taux de participation au vote très faible, ces jeunes sont la clientèle des adéquistes et des péquistes.
Monsieur Harper a gaffé durant la campagne fédérale. Qu'elles seront les gaffes de monsieur Charest ?
Par son avidité pourrait-il provoquer la polarisation du vote souverainiste permettant au P.Q.de se faufiler et de reprendre le pouvoir de façon majoritaire ou minoritaire ou au pis aller redevenir l'opposition officielle?
À trop vouloir grossir tout fini par éclater. Parlez-en à monsieur Harper.
Ne trouvez-vous pas qu'il y a similitude des faits ?
Roger Kemp, Trois-Rivières
29 octobre 2008
Bonjour Mr Auger.
On pourrait passer facilement cette histoire de ne pas déclencher des élections à l'émission : SURPRISE , surprise.
Tout le monde est content , tout le monde est gagnant.
Je pourrais écrire les déclarations de Jean Charest .
On a écouté la population, on va s'occuper de la crise économique.
Pauline Marois dira .
On a réussi à raisonner Jean Charest .
Mario Dumont dira non offficiellement : ouf...
Mon opinion reste la même.
Aller encore et encore en élections , qu'importe ce que les sondages disaient , était ridicule.
Il y avait aussi un grand risque .
La population ne serait pas allée voter en grand nombre .
Ce fait aurait pu jouer une grande surprise .
Qui aurait eu le plus de votes ?
Seul mon coiffeur qui a plusieurs couleurs pourrait y répondre !
Claire Thibaudeau, Sherbrooke
29 octobre 2008
A Jean-Pierre Pineault, Ste-Flavie
"alors que le vent nous apporte du nouveau..."
Jean-Pierre Pineault, Ste-Flavie
Où donc allez-vous en trouver du nouveau?
Certainement pas dans le parti Québécois qui divague le même discours depuis 40 ans et encore moins dans l'ADQ.
Yvon Chartrand, Montréal
29 octobre 2008
Moi, je suis d'accord avec Jean Charest car de toute la façon, les élections vont se faire tôt ou tard le printemps ou l'automne prochain et on sera encore en récession. Je ne comprends pas ceux qui disent que les élections ne sont pas nécessaires car si les sondages étaient défavorables à Jean Charest, l'opposition n'hésiterait pas à aller en élection. Donc, arrêtez la partisannerie et soyons objectifs et cohérents dans ce que nous disons. Si tu dis que quelqu'un n'est pas capable de gérer la crise du fromage, ne dit pas en même temps que tu veux qu'il dirige pour gérer la crise financière car la population ne veut pas des élections
Eric Boucher, Montreal
29 octobre 2008
Monsieur Charest ne pense qu'à lui et se comporte pratiquement en didacteur ! Lui qui, il n'y a pas 6 mois ventant les mérites du gouvernement de cohabitation saborde le tout pour SES intérêts partisans, en méprisant celui de tous les électeurs.
J'espère que, s'il persiste et signe, il sera mis à la porte par les Québécois. De toute façon, qu'on fait les libéraux depuis mars 2007 ??? Et majoritaire...les gens n'ont pas oublié à quel point nous les haïssions !
Sylvain Côté, Montréal
29 octobre 2008
On peut comprendre Monsieur Charest de vouloir profiter des récentes déboires de l'ADQ et des derniers sondages qui lui sont favorables mais pourquoi des élections aussi hâtives en temps de crise financière? Une question importante que devrait se poser les Québécois à l'annonce de ces élections.
Les conclusions et les effets de la crise financière en cours sont encore ouvertement inconnus. Devant l'inconnu, Monsieur Charest voudra jouer une première carte. Il expliquera aux électeurs que le Québec vit actuellement une crise importante et qu'en ces temps difficiles avoir à Québec un gouvernement fort, d'expérience, stable et surtout majoritaire est important.
Sa deuxième carte, sera celle des priorités. Il affirmera que les questions de langue et de culture ne peuvent être, en période de soubresauts économiques, des arguments décisifs pour les électeurs.
En fait, grâce au contexte, ils échapperont à leur défi principal habituel: se battre sur le champ du nationalisme québécois, thème où ils sont encore aujourd'hui peu combattifs et bons derniers auprès de l'électorat francophone.
Tambours battant, ils feront l'élection sur le thème de l'économie et ils pourront ainsi justifier leurs attaques constantes, décrivant les partis rivaux, comme trop peu réalistes et attachés à un débat hors contexte. Quand l'économie ne tourne plus qu'ils nous répéteront, il n'y a qu'une priorité; l'économie.
On ne peut guère dénoncer cette stratégie mais l'on peut toutefois la présenter au grand jour et au détour l'accuser d'opportunisme : c'est-à-dire, de vouloir profiter du malheur et de la peur des Québécois qui ont vu, dans les dernières semaines, leurs économies disparaître ou encore leur crédit se resserrer.
« Quand les malheurs financiers des uns font le bonheur du premier ministre », n'est-ce pas là un titre grotesque que l'on pourrait accoler à ces élections, n'est-ce pas là, la vraie justification opportune de ces élections.
Guillaume Mercier, Montréal
28 octobre 2008
Bien que Jean Charest m'apparaît, à l'instar de monsieur C. Auger, le plus apte à diriger le Québec en ces temps d'incertitude économique, il n'en reste pas moins que je trouve ce déclenchement d'élections plutôt arrogant. Je le vois profiter d'une faiblesse notoire de l'ADQ et en même temps, de prendre par surprise le Parti Québécois...
« Je me souviens » m'être déplacé le 26 mars 2007, il y a de cela environ un an et demi. Pourquoi déclencher des élections aussi rapidement alors qu'un mandat électoral au Québec est censé être bon pour 5 ans?
Charles Picard, Québec
28 octobre 2008
Si Jean Charest joue la carte de l'opportunisme et de l'arrogance à ce moment-ci de l'année - à peine un mois après l'élection d'un gouvernement minoritaire Conservateur - au lieu de vraiment travailler pour prouver aux Québécois qu'il est capable de gouverner en tenant compte du dernier verdict des citoyens (les députés de l'ADQ et du PQ n'ont pas eu l'appui de marginaux de la société), il prouvera tout simplement qu'il n'a rien compris du dernier scrutin provincial.
Il démontrera hors de tout doute possible qu'il n'a jamais été à l'écoute de la population qui lui a adressé une sévère réprimande lors des dernières élections provinciales en lui donnant le premier gouvernement minoritaire de son Histoire.
Jean Charest doit attendre avant de lancer le Québec en élection ou s'attendre au pire de la part de ceux qui ont voté pour l'ADQ ou le PQ aux dernières élections.
Pauline Marois n'est pas André Boisclair. Et Mario Dumont est soutenu par des arguments tout aussi valables que l'économie par ceux et celles qui croient en son message autonomiste.
Faire fi de ces considérations, c'est se tricoter un bas de Noël bien frêle pour affronter le verdict d'avant-Noël...
Steve Boudrias, L'Ile-Perrot
28 octobre 2008
je ne comprends absolument pas la raison qui pousse ti-jean à vouloir déclencher des élections à tout prix.ce monsieur avait toujours dit par le passé qu'il ne croyait pas dans les sondages,et qu'il ne dirigeait pas non plus avec les sondages.ça c'était le moment où les sondages n'allaient pas bien pour lui.aujourd'hui,quelques sondages lui prédisant qu'il est aux portes d'un gouvernement majoritaire,il veut faire des élections,en allant même jusqu'à dire que deux députés de l'opposition l'auraient contraint à se saborder avant que l'opposition ne mette sa menace à exécution.monsieur charest,les québécois ne sont pas dupes,car vous voulez être majoritaire pour faire à votre tête,diriger comme auparavant.on ne va surtout pas oublier que vous avez tenté de couper 103 millions de dollars dans les prêts et bourses des étudiants.ils sont de plus en plus endettés.vous avez rendu la vie dure aux assistés sociaux,cequ'aurait fait aussi votre ami mario dumont.vous avez promis des défusions municipales,je ne dis pas que c'était correct la façon que cela était fait,mais en étant dans l'opposition,vous avez promis des déffusionsaprès quoi vous avez changé votre langage en parlant de démembrement municipal.ce qui est assez curieux est qu'à chaque fois vous comptez sur jean-marc fournier.par ailleurs,lorque vous étiez majoritaire à chaque question posée à l'équipe gouvernementale,la réponse était toujours celle-ci:c'est pourquoi le peuple nous a élus le 14 avril"il y a pas arrogances dans cette réponse.à défaut de vous défaire du pouvoir,on devrait vous donner un pouvoir le plus réduit possible,pour casser votre orgueil.
Emmanuel Steloi, Montréal
28 octobre 2008
Nous avons du mal à comprendre l'entêtement de Jean Charest; il a comme nous tous vu, les résultats des fédérales, en plus nous ne sommes qu'au début d'une crise dont nous n'appréhendons pas toutes les conséquences et là.....Jean Charest veut s'en aller en élections.
C'est drôle, ça s'apparente à un 'suicide politique' là, sa compétence et son leadership sont reconnus; est-il uniquement motivé par la volonté de rayer l'ADQ du paysage politique québecois ?
L'humulité voudrait qu'il se comporte en homme d'état et non en chef de faction surtout en ces temps incertains et.... puis nous pensons que Mario Dumont et Pauline Marois vont la lui jouer dur, très dur même !
A force d'être arrongant......
Bien à vous,
Roc Upsky
Roc Upsky, Montréal
28 octobre 2008
Monsieur Auger, je crois que notre actuel premier ministre joue avec le feu des bûches mis dans le poêle par les partis d'opposition. Il nous montre qu'il ne tolère pas le fait d'être minoritaire et de plus il se refuse à considérer l'offre de coopération des autres partis en ces temps difficiles.
Accepter de collaborer lui aurait été un atout qu'il s'est empressé de perdre.
Je m'attarde aux réalisations faites en rapport avec les promesses de ce parti libéral en manque de contrôle. En effet, que se passe-t-il avec les dossiers suivants:
a)- étiquetage des OGM
b)- nationalisation ou loi concernant l'esu,
c)- déprivatisation de l'hydro;
d)- élimination des gras trans,
e)- développement d'énergies nouvelles,
f)- élection à date fixe,
Vous devinez pour qui je ne voterai pas, alors que le vent nous apporte du nouveau...
Jean-Pierre Pineault, Ste-Flavie
28 octobre 2008
Jean Charest était déjà mandaté pour gouverner. Depuis 2007, notamment, c'est le Premier Ministre du RIEN-FAIRE, du LAISSER-FAIRE et du FAIRE-FAIRE par ses amis Commissionnaires exagérément rémunérés, si l'on considère la destination des rapports. Il prétexte vouloir un mandat clair. De quelle clarté parle-t-il? Un mandat pour FAIRE QUOI? Comme on sait que les bloquistes ne prisent pas tellement Madame Pauline Marois, il est possible que les disciples de Gilles Duceppe, en guise de reconnaissance pour l'aide que l'anti-Harper a apportée au Bloc, aux dernières élections fédérales. C'est alors un appui auquel ni les péquistes, ni les adéquistes ne pourront résister. Il y avait le «mystère Québec». Maintenant il y a le «mystérieux Charest» .
Gerry Pagé, Ville de Québec
28 octobre 2008
Le fait que la population soit en accord ou non avec la décision de M. Charest de déclencher des élections est en soi non pertinent. L'objectif premier d'un parti politique est d'accéder au pouvoir afin d'y imposer ses vues politiques. Dans ce cas-ci, M. Charest fait le constat que des élections maintenant lui permettraient, peut-être, d'avoir une majorité des sièges à l'Assemblée Nationale. Pour n'importe quel parti politique, ce seul motif représente une raison valable.
D'une part, la faiblesse des partis d'opposition facilite la décision. Le PQ se retrouve encore une fois entre l'arbre et l'écorce. Cette élection se fera en grande majorité sur le dos d'une mauvaise météo économique se pointant à l'horizon, forçant du même coup le PQ à présenter un message de bon gouvernement et mettre de côté la question nationale afin de faire opposition au plan libéral. Si Mme Marois décidait d'amener la souveraineté dans cette campagne elle se découvrirait face aux attaques de M. Charest l'accusant d'apporter encore plus d'incertitude dans le contexte actuel l'accusant même de vouloir alimenter la crise économique. La question sera donc de savoir comment l'aile plus radicale sur la question de la souveraineté acceptera la mise au rancart de ce sujet en pleine campagne électorale. Si Mme Marois parvenait à améliorer grandement la situation du PQ on lui pardonnerait peut-être ce manque de foi, mais parier que si le PQ échoue, Mme Marois aura de sérieux comptes à rendre.
D'autre part, l'ADQ doit sauver sa chemise dans cette élection. Un retour à une dizaine de députés voir moins sonnerait sûrement la fin pour M. Dumont. De plus, il sera intéressant d'observer la capacité de l'ADQ à recruter des candidats de talent après un passage dans l'opposition officielle qui fut pour le moins catastrophique quant à la qualité de sa députation.
Patrick Drouin, Québec
28 octobre 2008
Vous considérez le risque de se faire accuser de "fuite en avant", en déclenchant des élections avant 2010, comme un simple désavantage dans la balance... Au contraire, là gît toute la question, là est le nerf de la guerre: Si les libéraux préfèrent une diversion élective, dans l'espoir de l'obtention d'une majorité dictatoriale, à la prise concrète de leurs responsabilités, selon leurs réserves de 1.5 miliards,ils risquent fort de se faire démasquer, lors même de ces élections, en se faisant battre... Qu'ils se le tiennent pour dit!
Alain Rioux, Québec
28 octobre 2008
Vos propos sont on ne peut plus clairs et personnellement, je n'ai rien à ajouter, si ce n'est que votre titre parle de deux avantages et de deux risques quand dans votre préambule il n'est plus question que d'un seul risque. Vous pouvez constater que nous vous lisons attentivement!
Nonobstant, je pourrais être du nombre de ces électeurs qui risquent de se souvenir que notre excellent premier ministre a déclenché des élections lorsqu'il n'y a pas d'urgence institutionnelle et dans une période où « la Priorité » est bien de s'occuper des affaires publiques. Alors si on peut se permettre le luxe actuellement de ne pas s'occuper des affaires publiques pendant une couple de semaines et sous prétexte de campagne, cela veut dire qu'on peut mettre absolument n'importe qui à la direction, cela veut dire que tout est absolument égal à tout et qu'en cette occurrence, puisque tous les partis politiques sont strictement égaux, que tous les politiciens se valent, pourquoi se donner la peine de voter ? Autant créer une liste d'attente pour chaque poste et remplacer chacun au gré et au fur et à mesure des défections. Je suis très triste en fait, car naïvement je croyais que Jean Charest avait changé, qu'il s'était humanisé, qu'il était plus à l'écoute que par le passé des envies et des besoins des citoyens. En l'espace de quelques jours à peine, je retrouve le même vieux bon Jean Charest imbu de sa personne, orgueilleux, prétentieux, quelquefois hargneux et prêt à tout pour garder le monopole du gouvernement. Alors, je suis très déçu d'avoir été aussi naïf et je pense qu'à l'avenir, on ne m'y reprendra plus!
Serge Drouginsky, Montréal
28 octobre 2008
Bonjour Mr Auger .
Déclencher des élections en cette période fragile économiquement ne s'avère pas la meilleure idée du siècle.
On sort d'une élection dont les résultats furent , à mon avis nuls.
Il en sera ainsi pour les partis .
On sait commence une élection , on ne peut en savoir le résultat .
Si la campagne présente était faite en lançant des coups bas , on oubliera l'économie et je ne serais pas surprise que le vent pourrait tourner en faveur du parti québécois.
Stéphen Harper en sait quelque chose et nous aussi.
On ne veut pas de pouponnière dans les débats mais de l'action et aucun projet de loi ne sera en force !
Claire Thibaudeau, Sherbrooke













