6 octobre 2008
Le déclin de l'empire (suite)
Les tenants de la thèse du déclin de l'empire américain ont pas mal d'eau à leur moulin par les temps qui courent. Les Bourses s'effondrent, des banques disparaissent, pendant que les politiciens se chamaillent comme des coqs... et accouchent de plans de sauvetage que certains décrivent comme « trop peu, trop tard ».
Tout le monde parle de la crise financière et beaucoup tâtent avec inquiétude le fond de leur portefeuille... Mais on parle aussi, de plus en plus, d'une grave crise du leadership politique aux États-Unis. Cette crise à l'interne – « Y a-t-il un pilote dans l'avion à Washington? » – se double d'une crise du leadership international de ce pays.
Le déclin de l'influence américaine était déjà manifeste depuis l'invasion de l'Irak, qui a donné un coup terrible au prestige et à la capacité d'action stratégique des États-Unis.
Le phénomène s'est accentué au cours des années 2000 avec l'évolution de l'Amérique du Sud vers la gauche et son détachement de l'orbite américaine, l'émergence de la Chine sur la scène diplomatique, le retour en force de la Russie sur son flanc sud, l'influence grandissante de l'Iran (effet pervers de l'occupation de l'Irak) et l'absence d'évolution du dossier israélo-palestinien. On pourrait continuer l'énumération...
Et maintenant la crise financière
La crise financière vient porter un nouveau coup à l'influence de l'oncle Sam, ce qui n'empêche pas beaucoup de gens – surtout à gauche – de continuer à prétendre que les États-Unis, avec leur armée et leur gouvernement, savent tout, décident tout et peuvent tout... Bref, que Washington « tire les ficelles » de toutes les crises du monde: mythe du 20e siècle, moins vrai que jamais en ce début de 21e!
Il est vrai qu'au début des années 2000, les États-Unis étaient encore le centre du monde financier. Sur l'empire des places boursières de New York et de Londres, le soleil ne se couchait jamais. Aujourd'hui, le soleil se couche et il fait froid. Aujourd'hui, malgré des remous qui n'épargnent aucune région du monde, de nouvelles places émergent hors de l'axe New York-Londres: à Hong Kong, Shanghai, mais aussi à São Paulo et Bombay, les volumes augmentent; des investisseurs du Sud et de l'Orient attendent leur heure.
Le Washington Post a publié, fin septembre, l'interview d'un gros financier de Shanghai qui prédit que sa ville va bientôt dépasser New York comme centre financier du monde. Conviction reprise dans un sondage auprès de gens d'affaires de quatre continents qui, pour l'essentiel, avalisent ce genre de prédictions.
De nouveaux lieux d'échanges et une économie mondiale existent de plus en plus, sans les États-Unis. Le déclin américain, c'est aussi, peut-être, la revanche de « l'économie réelle » sur une finance devenue fantasmatique. Ceux qui produisent de la valeur sur le marché des biens et services tangibles – les Chinois, mais aussi les Brésiliens et les Indiens – se frottent les mains.
Le retour de l'État
La crise actuelle représente la fin d'un modèle et le retour en grâce de l'intervention de l'État dans l'économie: 700 milliards de fonds publics mobilisés, des banques nationalisées, et ce, au coeur de l'empire capitaliste! On assiste – en économie aujourd'hui comme depuis quelques années en politique et en diplomatie – à la naissance d'un monde multipolaire, après le bref « moment unipolaire » qui avait immédiatement suivi la chute de l'URSS. Certains avaient alors prédit mille ans de domination américaine, et rien de moins que « la fin de l'Histoire ».
Mais aujourd'hui, les Américains ne décident plus seuls et leurs injonctions ne sont plus suivies d'effets. Cet été 2008, Washington a protesté très fort contre l'intervention de la Russie en Ossétie du Sud, aujourd'hui virtuellement annexée par Moscou. Les États-Unis n'ont rien pu changer à cet état de fait, malgré les déclarations de George Bush et le voyage « publicitaire » de John McCain à Tbilissi pour réconforter son ami Saakachvili, le président géorgien.
L'affaire de la Géorgie suivait de quelques mois une autre crise, à l'OTAN celle-là, et qui a un rapport. Au mois de mai, le sommet de l'organisation militaire, tenu en Roumanie, a envoyé un autre signe – un de plus – du déclin. À Bucarest, les Américains ont essayé d'imposer le principe d'une future entrée de la Géorgie dans l'OTAN. Mais les Français et les Allemands, entre autres, ont dit non. Fin de la discussion.
Déclin au niveau global, face à la Chine ou à la Russie. Déclin face aux alliés, qui peuvent dire non ou infléchir des décisions communes sur des sujets comme la Géorgie, l'Iran ou l'Afghanistan. Et aujourd'hui, déclin d'un modèle économique et d'une hégémonie financière. Même un jeune président dynamique et charmant aura bien du mal à reprendre les commandes d'un tel avion... et de le faire redémarrer.
François Brousseau est le chroniqueur-analyste de Radio-Canada pour les affaires internationales.
François Brousseau est souvent allé sur le terrain à l'étranger. Il a notamment signé, surtout dans Le Devoir, des reportages d'Haïti, d'Italie, de Pologne, de l'ex-Tchécoslovaquie et de l'ex-Yougoslavie, d'Israël, de Taïwan et de Cuba. Au fil des ans, il a pu interviewer des personnalités comme Mikhaïl Gorbatchev, Lech Walesa, Jean-Bertrand Aristide, Kim Dae-Jung, Shimon Peres, Ariel Sharon, José Ramos-Horta, Oscar Arias et Giulio Andreotti.
Entré à l'emploi de la première chaîne radio de Radio-Canada en 2002, il avait déjà une longue expérience en journalisme écrit. Il a notamment fait sa marque comme reporter et éditorialiste aux affaires internationales pour le quotidien Le Devoir de 1991 à 1997, journal dans lequel il a également tenu une chronique hebdomadaire de 2005 à 2007.
En 1994, il a reçu la Bourse Michener pour journalistes. Cette récompense lui a permis de mener un séjour prolongé de recherche en Italie et de ramener plusieurs reportages de ce pays.
Après un mandat de trois ans (1997-2000) comme directeur des communications à la Délégation générale du Québec à New York, il est revenu à Montréal où il a retrouvé sa passion: le journalisme. D'abord à l'écrit en tant que reporter au magazine L'actualité en 2001-2002. Il a été récipiendaire, à ce titre, d'un National Magazine Award pour l'article «Sommes-nous seuls dans l'Univers?», paru en août 2001. Mais aussi et surtout à la radio, qui est devenue, à partir de 2002, son nouveau médium de prédilection.
En 2003 et en 2004, il a été responsable de la revue de presse internationale quotidienne à l'émission Maisonneuve en direct. De 2004 à l'automne 2007, il était responsable des affectations des correspondants, envoyés spéciaux et collaborateurs à l'information internationale pour les nouvelles à la radio.
Passionné des cultures étrangères, François Brousseau parle six langues: français, anglais, espagnol, italien, portugais et polonais.
18 octobre 2008
Les U.S ont déclinés depuis quelques années déjà, très discrètement ils ont laissé la place à la chine. C'est le déclin du capitaliste que l'on vit présentement, et celà était prévisible et propablement souhaitable. Maintenant qu'il faut rebatir une nouvelle façon de faire, espérons que maintenant on va bâtir une économie sur du réell avec équité en pensant à la génération avenir et à la planète.
Suzanne Lauzière, ascouche
14 octobre 2008
J'ajouterais même que les Etats-Unis ne seront jamais en déclin tant et aussi longtemps qu'ils continueront d'attirer chez eux les plus grands cerveaux du monde.
Ce sont ces scientifiques souvent étrangers mais ayant été recrutés par des universités ou des compagnies et habitants aux E-U qui font que ce pays soit autant performant. Ils sont à la fine pointe des techniques médicales, ils ont encore les meilleures institutions universitaires dans les classements mondiaux, ils investissent énormément en recherche et développement. D'ailleurs, petit fait pour nos verts: Les Etats-Unis investissent plus d'argent par habitant en recherche et développement de technologies environnementales non-poluantes que n'importe quel autre pays du monde.
Quel déclin?
Jacques Marceau, Québec, QC
11 octobre 2008
Je n'appellerai pas ça le déclin,mais la décadence de l'empire américain.Le soleil était déjà couché, les ténébres avaient déjà envahi
les marchés financiers,et la panique a surpris les Américains à leur réveil,,quand ils ont pris conscience que leur avoir avait fondu comme neige au soleil.
Le pays est en train de crouler sous des milliards de dettes,pendant que les politiciens et les économistes se perdent dans leurs élucubrations.Devant un tel état de fait pas étonnant que l'Amérique latine se détache de l'emprise américaine.Pas étonnant non plus que leur injonctions sur la scène internationale
n'ont plus l'éffet escompté.
Il est grand temps que les Etats-Unis ne se mélent que de leurs oignons,et n'aillent pas prêcher leur façon de voir aux autres nations.
Il faut une intervention substentielle,urgente et necessaire, pour arrêter la dégringolade vers un gouffre sans fond,afin de garder un tant soit peu leur autonomie financière.
Ani Kassabian, Montreal
10 octobre 2008
IL n'y aura plus d'empire Américain, le monde est trop vaste, trop divers, trop dynamique pour accepter la prédominance d'une seule puissance. l'examen des forces démographiques et culturelles, industrielles et monétaires, idéologiques et militaires qui transforment la planete ne confirme pas la vision aujourd'hui banale d'une Amérique invulnérable. Ces forces tracent plutôt le tableau plus réaliste d'une tres grande nation dont la puissance a été incontestable, mais dont le déclin relatif parrait irréversible.Les U.S.A. étaient indispensables a l'équilibre du monde;Ils ne peuvent aujourd'hui maintenir leur niveau de vie sans les subsides du monde.L'Amérique par son activisme militaire de théatre dirigé contre des états insignifiants, tente de masquer son reflux. La lutte contre le terrorisme, l'Irak et l'"AXE DU MAL" ne sont plus que des prétextes. Parce qu'elle n'a plus la force de controler les acteurs économiques et stratégiques majeurs que sont l'Europe et la Russie, le japon et la Chine.L'Amérique perdracette derniere partie pour la maitrise du monde.Elle redeviendra une grande puissance parmi d'autres. Dixit Emmanuel Todd. Un évenement récent soit quand la Russie a envahi une partie de la Georgie m'indique d'une certaine facon que M. TODD a peut-etre raison avez-vs remarqué que les U.S.A. pendant cette crise ont jappé un petit peu mais ont surtout été discret, cette fois l'adversaire était de taille.
Alain Dumas, Sherbrooke,Qc.
10 octobre 2008
Personnellement, je pense que les commentaires les plus réfléchis sur cette question et les moins émotionnels sont ceux de M. Brasseur qui amène d'excellents points (des faits) sur cet article.
En effet, il n'est pas nouveau de voir chez les québecois des réactions émotionnelles et non-réfléchies sur l'actualité qui nous entoure. Par exemple, combien de commentaires j'ai pu lire il y a à peine 3 mois, durant hausse en flèche du baril de pétrole, et qui suggéraient une nationalisation immédiate du pétrole canadien. Tous les gens sont tombés dans l'émotivité et maintenant que le baril est sous les 100$ et qu'il baisse encore, ces mêmes gens rougissent de honte. A part me faire bien rire, ces arguments, disons-le, émotionnels et non-rationnels, prouvent deux choses: premièrement, il y a un sérieux rattrapage de formation économique à faire dans nos écoles et deuxièmement, nous sommes très mal placés pour juger des problèmes de nos voisins du sud.
Certes, les États-Unis sont en ralentissement, comme le monde entier d'ailleurs, et oui le monde change. De nouveaux pays emergent grâce entre autre à la liberalisation des marchés dans monde. Vous en doutez? Regardez l'évolution de la Corée de Sud vis-à-vis la Corée du Nord et comparez leurs politiques économiques respectives.
En conclusion, laisser les émotions nous emporter durant ces débats, c'est perdre sa capacité de réfléchir et d'être objectif sur des questions importantes...
Jacques Marceau, Québec, QC
9 octobre 2008
le déclin était manifeste avant même le déclenchement des attaques lancées contre l'irak... en cela, il faut se rappeler que, parmi les "alliés traditionnels de l'OTAN", certains avaient décidé de ne pas se joindre à l'action américaine... certes, la brisure a été d'autant plus manifeste après, mais une fissure importante avait vu jour plut tôt...
une seule petite question: puisque votre carnet porte la mention (suite)... où en est le début?
Jules-Hubert Beaulieu, Verdun
9 octobre 2008
Certains ont apparemment de la difficulté à se défaire de leur anti-américanisme d'adolescent.
Mais regardez les données au lieu de pousser des cris de vierge offensée. Tout est relatif et c'est quand on compare la situation objective qu'on s'aperçoit que c'est encore pire ailleurs.
Oui les État-Unis sont endettés, mais par rapport à la taille de leur économie ils le sont nettement moins que l'Europe, le Japon et le Canada. Cela malgré des impôts beaucoup moins élevés. Les Européens eux n'ont aucune marge de manoeuvre.
La dette réelle des américains est de 37% du PIB alors que la dette Européenne dépasse largement les 60%. (Vrai que les américains doivent aussi de l'argent à leur "social sécurity fund" qui en théorie monte la dette à 60% mais les Européens ne font pas ce calcul actuariel qui ferait exploser leur dette au largement dessus des 100%)
Oui des banques US font faillite, mais aussi des banques Européennes, elles qui en moyenne sont d'ailleurs beaucoup plus endettées ("leveraged") que leur consoeurs américaines.
Oui l'économie US ralentit, mais pas plus qu'ailleurs, l'Europe est déjà en récession, pas les USA.
Mais par dessus tout ça les USA possèdent et de loin l'économie la plus productive et la plus compétitive au monde. Par ailleurs la population US continue de grandir. Cela fait que malgré les problèmes actuels l'avenir s'annonce moins difficile que pour la vieille Europe.
C'est ce que les données disent, n'en déplaise à ceux qui fantasment encore et toujours sur le déclin des USA.
Pierre Brasseur, Vaudreuil
9 octobre 2008
Je regardais l'émission des Grands Reportages à Radio-Canada hier soir dont le titre très évocateur était les : «Les brigands de la reconstruction (Irak)». Nous avons vu comment 21 milliards de beau dollars se sont évaporés dans toutes sortes de manigances aussi incroyables les unes que les autres, impliquant des compagnies tel que Haliburton et d'autres dont j'oublie le nom, pour obtenir des contrats sans appel d'offre, et surfacturer en double des demandes sans même les réaliser. Nous voyons aussi quelques personnes dénonçant ces pratiques complètement illégales et immorales auprès des autorités supposément responsables se faire congédier. Pendant que des jeunes soldats étatsuniens donnent leurs vies pour la patrie, les proches de GW Bush et Cheney s'en mettent plein les poches. Comme dit la chanson : «C'est tragique l'Amérique quand y a Dieu et le fric main dans la main» Accusé le peu d'état providence de ce pays d'être responsable du désastre financier qui sévit présentement dans ce pays est d'une mauvaise foi absolue et complice. La crise financière qui sévit présentement aux ÉU est d'abord adossée à une crise des valeurs morales qui a atteint son apogée durant les 8 ans de règne de Bush-Cheney. Cette administration a terni l'image du peuple étatsunien sur la scène internationale comme aucune auparavant. Nixon s'est fait voler sa place. Je compare cette image à celle de l'Allemagne après la seconde guerre mondiale. Quand à l'Irak, c'est un désastre à tout point de vue, et se demander dans quel état sont les survivants, c'est déjà y répondre... véritable massacre. Chambre à gaz ou bombes à l'uranium appauvri et ses conséquences sur la génétique des générations futures. Quel mort préférez-vous? Peut-on parler d'holocauste ou au moins de crime de guerre ou de crime contre l'humanité. Notre tolérance à l'injustice et à la barbarie est tout à fait exemplaire. Tout ce qui empire est en déclin.
Miron Denis, Montbeillard
8 octobre 2008
Il faut ajouter au titre le déclin de l'empire par des actions de l'intérieur. Des américains avides du pouvoir de l'argent, soldés au compte des intérêts Britanique et Cie qui ont tout comploté depuis l'assassinat de JFKennedy.
Oui pour s'introduire et contrôler ils ont assassiné, fait des menaces (c'est leur façon de soumettre l'adversaire) et la dernière menace était bien contre Clinton avec Monica, mais Clinton n'est pas Bush, père et fils. Ils les ont controlé, raconté des mensonges pour pousser Bush à envahir l'Irak pour leurs intérêts et n'ont pas celles des ÉU, et la dernière il ont fait cadeau à Wall Street d'un 700milliards suplémentaire malgrès le refus du congrès, du Sénat, et du peuple. Ils ont encore une fois insisté, trafiqué, imposé le OUI.
C'est tout le système monétaire qui est effondré, même si celà à débuté par les sub-primes. Ils ont utilisé Dick Cheney, R.Rumsfeld, Greenspan, Bernake et Paulson etc..et le méga spéculateur de change et des produits dérivés. Georges Soros qui poussait à la légalisation des drogues aussi.et qui contrôlait la drogue. Pauvre peuple Américain, il n'a pas fini de payer. En c'est un peuple en réalité d'illétré. les élèves sortent de l'université et on de la difficulté à écrire une page en leur langue sans faute.
On parle déjà que la crise ne sera pas comme 1930 mais bien comme le XIV siècle, ce sera l'âge des ténèbres. Bien des américains quitteront les ÉU pour aller vivre ailleurs et malheureusement pour eux ils ne seront pas les biens venus car le monde les détestes même s'ils sont les victimes d'un idiot de Bush et contrôlé par un oligarchie financière. Prions pour eux et leur familles. Le dollars s'effondrera et ce sera l'hiperinflation. attendons pour voir.
May Assy, St-Laurent
8 octobre 2008
On ne pourra pas se permettre d'augmenter la population humaine sans arrêt. Oui on produit assé de bouffe pour nourrir tout le monde mais elle est bien moins nutritive qu'avant. Ce n'est qu'un des facteurs qui fera qu'un jour ou l'autre il faudra se satisfaire de la population qu'on a.
N'est-il pas légèrement dément que de souhaiter une augmentation constante de la natalité ? Doit-on vraiment se comporter en virus pour assurer un avenir à notre espèce ?
Hugo Manningham, Montréal
8 octobre 2008
Remettre en question la pérennité de la puissance américaine c'est être gauchiste !
Nous n'avons pas le droit de douter ou de remettre en question la puissance américaine à moins de respecter le discours officiel : je croyais que le temps de l'Inquisition était terminé !
La liberté d'expression est basée sur la diversité d'opinion et ce dans le respect.
Lorsqu'on traite une personne de n'importe de quoi seulement parce qu'elle ne partage pas nos idées cela porte un nom. Dans un État de droit accuser une personne sans preuve c'est de la diffamation et une forme d'intimidation intellectuelle.
Il est ironique de constater que ceux qui affirment de telles choses utilisent une méthode largement répandue dans les régimes totalitaires soit dénigrer et ridiculiser les "agitateurs" qui osent remettre en question les dogmes acquis. Ces personnes exigent le respect des droits de la personne partout dans le monde tout en étant incapable de mettre eux-mêmes en pratique dans leur propre cours lesdits droits de la personne (liberté d'expression par exemple).
En passant, Henry Kissinger a écrit plusieurs articles en cours des années dans des revues de relations internationales spécialisées qui questionnaient le rôle des USA dans le monde et des possibilités de déclin de leur puissance militaire et économique.
Dois-je conclure qu'Henry Kissinger est un gauchiste ? Oui, selon l'analyse rudimentaire de certains ce qui prouve le peu de sérieux de leur affirmation.
Dennis Neault, Gatineau
8 octobre 2008
Deux guerres actives.
Un million de morts.
1000 milliards en armes.
L'an dernier, une année record de production de riz, on dit: crise alimentaire.
Les gens ne peuvent plus de PAYER le riz!
Le bouclier à missile partout en Europe, en Asie.
Le terrorisme florissant.
Le néo-libéralisme fait des victimes partout dans le monde.
Le peuple américain se divise de plus en plus entre extrêmement riche et terriblement pauvre. Plusieurs sont à la rue. Les victimes de Katrina sont toujours victimes.
Les banques US en faillite.
700 milliards pour les sauver.
La réalité est anti-américaine.
Selon certains commentaires, même M. Brousseau est antiaméricain, c'est peu dire!
Serge Charbonneau, Québec
7 octobre 2008
Les gens auraient-ils une meilleure perspective avec un regard de droite???
J'en doute profondément...
Luc Brassard, Sept-Îles
7 octobre 2008
Pourquoi à chaque fois qu'on aborde le déclin des américains il y a toujours des hystériques pro-USA pour venir traiter ces commentateurs de racistes anti-américain qui ne connaissent rien.
Déclin ne veut pas nécessairement dire effondrement, déchéance et chaos.
Je crois que oui il y a un déclin des USA, ils ne sont plus seul comme ils l'étaient il n'y a pas longtemps. Pour contrer l'URSS, il n'y avait que sur eux qu'on pouvait compter, ils étaient le centre de l'univers économique, leur influence était énorme dans tout.
Maintenant, ils sont encore les plus fort, les plus riches, ils ont la capacité pour rebondir, mais ils ne sont plus seul. Leur poids relatif a diminué, alors oui il y a un déclin.
Etienne Rochon, Baie-Comeau
7 octobre 2008
Encore une fois les antiaméricains qui sévit à radio-canada nous annonce pour la xieme fois le déclin de l'empire américain. Mais si on regarde les faits, le Québec est en pire situation économique que les usa, autant du point de vue de l'endettement (100% du PIB pour le Québec contre 80%), chômage (7.1% contre 6,1$) productivité (nous sommes à 80% de la productivité américaine. Pire le Québec est un peuple vieux qui va avoir en moyenne 55 ans en 2030 comparativement à 33 ans pour les méchants américains .Lesquels des 2 peuples va avoir la capacité de soutenir la dette? Mais non notre élite au lieu de s'occuper de nos problème continue de démonisés nos voisins du sud. Peut être cette une façon d'endormir la population pour ne pas qu'elle ce révolte.
Paul Dion, Québec
7 octobre 2008
Que de clichés...
La Russie est essentiellement une pétro-économie avec une démographie catastrophique. Un Léviathan qui effrait les investisseurs. Si vous croyez que c'est là l'avenir économique de la planète alors vous n'avez rien compris.
Gouvernement de gauche ou pas la partie de l'Amérique du sud qui réussit le fait grâce au libéralisme et au commerce, notamment avec les USA.
La Chine est l'usine du monde qui dépend de la bonne volonté des consommateurs occidentaux. Un ralentissement de la consommation aux USA et en Europe aurait des impacts catastrophiques sur ce pays, sans parler d'important problèmes sociaux, un état corrompu et un mépris pour le droit qui ne manqueront pas éventuellement de nuire à la croissance de ce pays. Vieillissement rapide de la population.
L'inde: le socialisme rampant, la corruption et la décrépitude des infrastructures bloqueront tôt ou tard le développement de l'économie.
Japon (dont on disait jadis qu'il dépasserait les USA): Déclin démographique et dette calamiteuse.
L'Europe est saturé par les prélèvements fiscaux qui nuisent au pouvoir d'achat, moins productive et bien plus endettée que les USA (et cela vaut aussi pour leur banques...) . De plus le continent est au prise avec problème de déclin démographique.
Bref certes l'arrivée des économie émergentes dilue la présence Américaine, mais pour ce qui est de leur remplacement on en est encore très TRÈS loin.
Sauf dans la tête des journalistes gauchistes qui manquent de perspective.
Pierre Brasseur, Vaudreuil
7 octobre 2008
Ce qui est nouveau aujourd'hui c'est que les USA sont devenus le pays le plus endetté au monde. Que la Chine est l'un des principaux créanciers des USA : elle détient sous forme de bons du Trésor US plus de 1 000 milliards de dollars de la dette américaine.
Peut-on toujours affirmer être une grande puissance lorsque vous êtes débiteur de votre principal concurrent économique au plan mondial ? Que vous êtes obligé de demander à l'Arabie Saoudite de financer votre opération militaire lors de la 1ère guerre d'Irak ? Que vous devez emprunter, à tous les 90 jours, sur le marché financier mondial pour financer votre guerre en Irak et en Afghanistan. Vous n'êtes plus maître de votre propre maison car elle appartient aux créanciers.
Depuis quelques années les USA "produisent" plus de richesse virtuelle que réelle : la présente crise financière est la preuve que l'intangible est devenu plus important que la fabrication de produit palpable et distribuable dans le monde.
Plusieurs indices démontrent que les USA débutent la phase du déclin : il suffit de lire Paul Kennedy, L'ascension et le déclin des grandes puissances. Il collige, analyse et regroupe les variables économiques, sociales, politiques et historiques des grandes puissances connues au cours des 500 ans dernières années. Il démontre qu'il existe un modèle que toutes les grandes puissances ont connu de l'ascension au déclin; que les phases de développement (naissance-consolidation-déclin) furent semblable à travers les siècles.
C'est une question de temps, aucune grande puissance n'a duré éternellement c'est un fait historique.
Dennis Neault, Gatineau
7 octobre 2008
M. Brousseau,
Depuis le début des années 80 que nous pouvons lire des articles comme celui. Depuis près de 30 ans que l on prédit le déclin de l Empire en empruntant des comparaison plus ou moin douteuse avec l ancienne Rome. Si un pays à les ressources necessaires pour se sortir de se marasme économique, et bien ce sont nos voisins du sud. Nous pouvons donc ranger notre pelle car les USA ne risque pas de s effondrer de demain matin. Le souffle nouveau amené par M. Obama, possiblement élu, leur permettront de se repositionner convenablement sur la scène internationalle, les troupes pourront quitter l Iraq, la situation économique risque de ce redresser, les ménages américains reprendrons confiance et ce système qui les ont rendu si prospèrent reprendra des forces.
Bien à vous,
Louis Labbe, Sainte-Foy
6 octobre 2008
je ne saurais vous dire combien l'affaiblissement soudain du gendarme du monde fera du bien à la planète.en effet,ce pays se croit tout permis,même envoyer le reste du monde se promener(je parle ici du conflit irakien,lorsque monsieur raison a dit:"avec ou sans l'onu,il ira ".c'est un affront pour l'humanité.au plus fort de cette crise celui-ci va surpasser tous les présidents américains lui précédant,et ce dans tous les sondages.dès lors,cet homme ne regarde plus en arrière.et jamais cet homme à qui l'on a souvent reproché son manque de charisme n'avait si bien paru,celui là même qui a vaicu algore dans des conditions douteuses.et dans la peur des gens avec sa fameuse guerre au terrorisme,il restera au pouvoir,car la psychose du peuple états-unien,personne d'autre ne saura faire le travail de mettre le monde à sa place.aujourd'hui,le temps l'a rattrapé.malheureusement,dans sa chute,il a non seulement emmené son pays dans la tombe mais le monde entier,si l'on en croit la situation économique qui prévaut.bon débarras,l'homme de sang,monsieur toi qui utilises le nom de BON DIEU abondamment pour attaqquer le monde,si c'était un président du moyen-orient les médias d'ici l'auraient traîté de fanatique,etc.
Emmanuel St-eloi, Montreal
6 octobre 2008
Bonjours Brousseau.
Dans la mer des Sargasses, les squelettes remontent à la surface pour blanchir, mentir et se moquer des bateaux qui passent.
Thomas Pynchon, L'arc-en-ciel de la gravité.
Dernier songe d'un homme d'affaire ruiné sur la tablete d'une fenêtre d'un gratte-ciel de Wall-Street.
Mario Goyette, Charny, Qc.
6 octobre 2008
Votre article est très intéressant car vous montrez bien les mutations qui sont en train de se produire depuis quelques huit années et cette forme d'accélération et de panique qui en résulte. Manifestement, il était plus facile même si cela était une illusion de penser et de croire que c'était «l'Uncl' Sam» qu'il avait le pouvoir et aussi le savoir sur tout. Aussi je ne suis pas sûr qu'il faut parler de déclin de l'Empire, il serait plus approprié de parler du déclin de certaines valeurs qui ont forgées l'occident et ce qui produit cette illusion de déclin, c'est parce que d'autres sociétés se sont appropriées ces mêmes valeurs, preuve qu'en somme elles n'étaient pas si mauvaises que cela. Ce qui émerge en même temps se sont des valeurs sensiblement différentes et pour cela les technologies y sont pour quelques choses. Nous ne communiquons plus comme avant, nous voulons savoir et comprendre ce qui se passe et cette sensible élévation de la conscience touche pratiquement presque toutes les sociétés. Finalement, l'objectif n'est pas une société avec la suprématie d'une nation par rapport à toutes les autres (qui remplacerait les USA ?), l'objectif est d'atteindre un monde plus équilibré, ce qui implique probablement une répartition différente des rôles de tout un chacun, répartition intrinsèquement résultante du partage du monde au lendemain des accords de Yalta (février 1945). C'est pourquoi, je pense que le prochain chef de l'État américain aura des défis extraordinaires à relever et que nous verrons d'ici 10 ans, si c'était bien de déclin dont il fallait parler ou si c'était une occasion unique de progresser. Il est dommage du reste que si la tendance se maintient, le Canada ne soit pas partie prenante de cette marche en avant.
Serge Drouginsky, Montréal

