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Samedi 21 novembre 2009 10 h 35 HNE


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Cet espace de dialogue, de réflexion et de débat d'idées est aussi le vôtre. Nos carnetiers sont là, non pour mettre de l'avant leurs opinions, mais pour lancer une discussion et vous permettre de vous exprimer sur les événements marquants qui surviennent ici ou ailleurs dans le monde. Nous lisons tous les commentaires reçus, mais nous modérons chacun des carnets pour ne retenir que les commentaires les plus pertinents selon les sujets abordés. Seules les interventions signées et faites dans le respect d'autrui sont retenues. Pour en savoir plus, lisez
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Carnet Michel C. Auger

6 octobre 2008

Comment la vague n'est pas venue


C'était une décision presque anodine pour un gouvernement. Les sommes en cause sont minimes. Pourtant, quand on écrira l'histoire de la campagne électorale de 2008, on y verra sans doute la grande raison pour laquelle la vague conservatrice, tant attendue au Québec, ne s'est finalement pas matérialisée. 
 
La grogne des leaders régionaux 
 
Cette décision, c'est celle du ministre Jean-Pierre Blackburn de couper le financement fédéral aux organismes de développement économiques. De petites structures légères, mais qui sont souvent très importantes dans les régions. Que l'on pense à l'Institut national d'optique, à Québec, à la technopole maritime, à Rimouski, ou à la Cité de la biotechnologie, à Saint-Hyacinthe. 
 
Pour le ministre Blackburn, il valait mieux remplacer tous ces « pousseux de crayon » par de bons vieux programmes de subventions directes. Ça a été accueilli par une levée de boucliers par les leaders régionaux. 
 
Or, ces leaders régionaux — les maires, les dirigeants des chambres de commerce et, bien sûr, le gouvernement provincial — sont essentiels pour susciter ou amplifier une vague conservatrice au Québec. 
 
En début de campagne, on a bien senti une certaine lassitude envers le Bloc québécois. C'était prévisible: un parti qui ne peut pas prendre le pouvoir doit constamment justifier sa pertinence. À sa sixième campagne, il était clair que le Bloc devrait faire face à cette question. Et qu'il y avait un terreau fertile de gens qui étaient prêts à aller voir ailleurs. 
 
Mais comme commençait la campagne électorale, les conservateurs ont complètement oublié cette grogne des leaders régionaux et considéré que cela n'allait pas être un facteur majeur. Pas question de reculer pour des caprices, le gouvernement conservateur croyait que ce n'était ni nécessaire ni souhaitable. 
 
Sauf que tous ces leaders régionaux ont des réseaux et ils sont donc très influents dans leur milieu. Et quand ils sont mécontents d'un gouvernement, ils le laissent savoir dans leur entourage. 
 
C'est ainsi qu'on a vu le maire Régis Labeaume, de Québec — ville conservatrice s'il en est —, dénoncer cette décision. Il a donné un coup de pouce à Gilles Duceppe en le recevant à l'hôtel de ville et en dénonçant vertement la décision du ministre Blackburn.  
 
Avant même que les questions des compressions culturelles et des jeunes contrevenants ne 's'installent dans la campagne électorale, les leaders régionaux étaient déjà en colère contre les conservateurs. Le gouvernement du Québec aussi, ce qui explique la froideur des libéraux de Jean Charest à appuyer les conservateurs. 
 
L'intransigeance du gouvernement Harper 
 
Pour empirer les choses, en fin de semaine, le premier ministre Stephen Harper justifiait la décision par l'explication suivante: « On a déjà une bureaucratie à Ottawa, on n'en a pas besoin d'une autre dans les régions ». 
 
Sauf que, pour les gens des régions, c'est justement l'inverse: les organismes de développement économique sont justement une façon pour la communauté de se prendre en main et de ne pas avoir à attendre la décision d'Ottawa chaque fois qu'on veut faire quelque chose. 
 
De toute façon, n'est-ce pas ce que veut la philosophie conservatrice que de donner un coup de pouce aux communautés pour qu'elles ne dépendent plus des bureaucrates à Ottawa? 
 
On ne connaît pas encore les résultats des élections, mais on sait déjà une chose: il n'y aura pas de grande vague bleue à déferler sur le Québec. Même si le terreau n'a jamais été aussi fertile pour convaincre bien des Québécois — surtout dans les régions — d'abandonner le Bloc au profit d'un député qui a une chance d'être du côté du pouvoir. 
 
Tout cela pour une décision qui semble anodine. Mais l'intransigeance du gouvernement conservateur à ne rien changer, malgré les demandes des principaux intéressés, finit par transformer un terreau fertile en terrain hostile.

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca

Pendant 30 ans, Michel C. Auger a couvert l'actualité politique québécoise et canadienne pour une multitude de médias écrits, autant en français qu'en anglais. Il aura passé dix ans à la Tribune de la presse à Ottawa ce qui lui aura permis de couvrir huit campagnes fédérales, six élections au Québec, sans oublier trois référendums, plusieurs élections présidentielles aux États-Unis et même celle... d'un pape.

Mais la politique n'est pas son seul intérêt. Il a également été affecté à la couverture de la Cour suprême du Canada dans les années qui ont suivi l'adoption de la Charte canadienne des droits et libertés. Il a également assuré la couverture de plusieurs grandes commissions d'enquête, dont celle sur le dopage dans le sport qui avait suivi la disqualification du sprinter Ben Johnson et la commission Keable sur les activités des services de sécurité au Québec après la crise d'Octobre 1970.

Au cours des 15 dernières années, il a rédigé des chroniques pour plusieurs journaux dont Le Journal de Montréal, Le Soleil, The Edmonton Journal et The Globe and Mail et tenu un blogue sur Cyberpresse.ca.

Au printemps de 2007, il est devenu chef de bureau de Radio-Canada à l'Assemblée nationale, après des années à commenter l'actualité sur les ondes autant de Radio-Canada, de RDI, de CBC, de Télé-Québec et de TVA, où il a coanimé l'émission d'affaires publiques Larocque-Auger avec Paul Larocque comme analyste politique à Radio-Canada, depuis l'automne 2008, Michel C. Auger suit de près la politique provinciale, fédérale et américaine.

Il tient maintenant ce carnet sur Radio-Canada.ca, en partie pour ne pas trop s'ennuyer de l'écriture...

7 octobre 2008

Cette vague de rejet se répercute à travers le Canada. 
A prendre les citoyens pour des ignorants...on se retrouve à nager pour rattraper le bateau. 
.. 
Quand le Canada se retrouve au 60e rang pour l'accès à l'information, qu'il est passé du 1er rang au 16e rang pour la défense des droits de l'homme, qu'il est devenu le 6e pays fournisseur d'armes et le 4e fournisseurs de munitions... 
sans parler d'aucune vision pour l'environnement et les mesures sociales... 
....tout ça en 30 mois de gouvernance... 
 
La démocratie est grand danger... 
Le Canada ne se reconnaît plus ici et dans le monde. 
Au feu, je me noie, ma chaloupe brûle.... 
 
 
 

Denise Lanouette, Repentigny

7 octobre 2008

Bonjour à tous, 
 
Dans ces élections, il y a une carte que 4 partis ont dans leurs jeux respectifs: l'environnement. Et au Québec plus qu'ailleurs, elle est au coeur des décisions que les citoyens prendront le 14 octobre. 
 
M. Dion l'a compris et M. Duceppe aussi. Ce sont les deux leaders des formations politiques qui peuvent battre les candidats conservateurs au Québec. En touchant en plus à la culture en général, M. Harper a attiser les braises de l'identité culturelle québécoise, chose que même Stéphane Dion n'oserait pas faire maintenant...  
 
Par son intransigeance, M. Harper réussi en quelques jours à frapper de plein fouet sur deux des fondements de la société québécoise, et par ce fait, comme M. Auger le souligne, il s'est aliéné une grande partie de l'électorat; Un libéral frustré qui pensait voter conservateur, un nationaliste qui, faute de mieux aurait aussi voté conservateur... M. Harper a réussi à redonner toute sa légitimité au Bloc, mais aussi à galvaniser les troupes libérales au Québec.  
 
Pour paraphraser Claudette Charbonneau, faut vraiment le vouloir pour faire autant de dégâts en si peu de temps. Même Jean Charest, qui ordinairement serait, de par son passé, plus près des conservateurs que de Stéphane Dion, rebute catégoriquement à appuyer le parti de M. Harper. 
 
Et toute la réalité canadienne se voit là. Un pays divisé, où il y a des orientations de société diamétralement opposées. Peu importe ce qui arrivera le 14 octobre, ce sera un gouvernement minoritaire. Et si par un quelconque hasard les conservateurs étaient porté au pouvoir de façon majoritaire, il est certain que la réaction au Québec sera à l'échelle des différences idéologiques entre l'ouest canadien et le Québec; Énorme... Mais peut-être qu'il faudra passer par là pour exposer la division irréconciliable entre le mode de vie préconisé ici et celui des prairies canadiennes... 
 
J'ai trente ans, et j'ai des idées de droite, de gauche, du centre, mais il y a une limite. Et ça, ce sont mes valeurs. Et ça, c'est non négociable.

Frédéric Gamache, Magog

7 octobre 2008

Je viens de lire la brochure publicitaire de Harper.. Ho! pardon, la plate-forme électorale du Reform... Au premier abord, parlons contenant. Si Harper avait été agent d'immeuble, j'aurais dit «Bravo! Bel effort mon Stéphane! On voit ta grosse face à toutes les pages, ça va faire vendre de la cabane!». Mais non, c'est pas ça, c'est le programme politique du parti d'un seul homme, dont on ne voit ni l'équipe, ni les militans. Pour ce qui est du texte et du contenu, ben, j'hésite entre le publi-reportage et l'entreprise de propagande commerciale. En gros ça dit: «fétes-moa connefiance, pisse toutte va itre binne correctre.» Achetez-vous ça?

Jean-François Allard, Saint-Lazare

7 octobre 2008

La raison pour laquelle selon moi cette vague n'est pas venue,c'est les programmes controversés comme couper dans la culture,mettre en prison des jeunes délinquants à partir de quatorze ans et la question sur l'avortement que sa vague des Conservateurs ralentisse.

Sylvain Lacroix, St-Félix-de-Valois

7 octobre 2008

Malgré tout ce qui a été dit sur M.Dion et par surcroit par des quebecquois,il aura le dernier mot ,celui d'un homme intègre et convaincu qui n'est pas en politique pour la gloire mais pour servir.Quand allez vous au moins reconnaitre ce trait de caractère qui le distingue de tout les autres .Il est grand temps d'écouter M.Auger car ce que vous disiez en début de campagne est très different de ce que vous avez dit ce soir a l'émission de M.Patrick Roy.

Clarence LeBreton, Caraquet N.B.

7 octobre 2008

Wow! M. Harper se prend pour Noé maintenant. Il va sauver du déluge non seulement les Canadiens, mais aussi toute l'humanité. Erreur : Noé avait un plan vert, car il a aussi embarqué toutes les espèces animales pour les sauver des inondations. Je ne crois pas que M. Harper se soucie tellement de nos ours polaires et autres espèces en voie de disparition. L'arche, avec M. Harper au gouvernail et seulement les Conservateurs purs et durs comme passagers ne seront qu'un « remake » ou une nouvelle version des « Aventuriers de l'arche perdue ».

Marie-Anne Bouchat, Chelmsford, ON

7 octobre 2008

Mr Auger. 
Harper a tenu pour acquis qu'il gagnerait compte tenu du manque de leadearship de Stéphane Dion. 
Il y a ce proverbe qui dit: méfiez-vous des eaux dormantes. 
Autant les journalistes , ne vous en déplaisent , ont médiatisé cette campagne en déclarant la force de Harper versus la faiblesse de Stéphane Dion. 
Aujourd'hui , on parlait au club des ex: émission de Simon Durivage , de la possibilité d'un gouvernement minoritaire libéral. 
Natif de la Beauce , je ne crois pas en Maxime Bernier et depuis l'émission de tout le monde en parle , je crois que Maxime très imbu de lui-même nous a traités de colons. 
Harper croit en son candidat. 
Il n'est pas venu secourir son Maxime Bernier. 
MÊME dans ce comté , il pourrait y avoir de l'opposition. 
Rien n,est acquis et savoir que notre candidat se moque de nous , ça fait réfléchir en titi !

Luc Veilleux, St-Georges

7 octobre 2008

Mr Auger  
A ceux qui sous-estimaient la présence du Bloc , je les remercie chaleureusement. 
Gilles Duceppe a toujours tenu le même discours: le prochain gouvernement risque d'être majoritaire. 
On l'a écouté , on comprend la pertinence de ses craintes. 
Si les électeurs ne donnent pas leur vote au bloc, c'est le bloc qui a mené la meilleure campagne, à mon avis. 
Grâce au bloc et à l'arrogance de Stéphen Harper et le silence remarquable de Josée Verner et autres , le vent tourne!  
Harper devra couper la tarte en 3!  
Ça va aller très mal pour diriger !  
Merci à Harper de sa dictature.

Marie Blouin, Montréal

7 octobre 2008

Lors des éelctions 2006, on a élu un gouvernement conservateur minoritaire, qui a séduit l'électorat en tenant certaines promesses au début de son règne (ex: baisser la TPS). 
 
Cependant, plus le temps passe, et plus il devient évident que ces Alliancistes/réformistes arrogants et déguisés en conservateurs montrent leur vrai visage. 
 
Leur mépris pour ceux qui ne partagent pas leurs idées est hallucinant. On n'a qu'à regrader le regard que porte M. Harper sur les autres pour comprendre. 
 
On voit que ce gouvernement conservateur a pris les naifs électeurs québécois pour acquis, surtout ceux de la région de Québec où j'habite. 
 
Leur laisser-faire et la grande improvisation dont ils font preuve, leurs positions devant la guerre et l'économie, style Républicains de George W Bush, devraient leur valoir l'expulsion dans les rangs de l'opposition pour un autre 2 décennies. 
 
Si ce n'est pas cette élection-ci, ce sera la prochaine, et ils l'auront bien mérité. 
 
Bon débarras.

Germain Verreault, St-Rédempteur

7 octobre 2008

Mr Auger. 
Au début de la campagne, tout allait bien pour mon ami Stéphen mais il a mis des bombes un peu partout. 
Ce sont maintenant les électeurs qui ,à force de voir le Parti conservateur agir en dictateur et rester muet à changer le vote. 
Harper ne répond pas ni ses ministres . 
La situation économique ne se règle pas dans une garderie . 
On sait que Harper est ambitieux , têtu et que le pouvoir de gouverner le hante. 
Il sera minoritaire , vivra avec deux partis opposés à ses idées. 
Ce sera l'enfer. 
Cette fois -ci les paroles de Duplessis ne sont plus; le ciel est bleu!  

Claire Thibaudeau, Sherbrooke

7 octobre 2008

Le 7 février 06, des commentateurs trouvaient que la passe des deux "faux-ministres" de Harper était superbe. 
 
Autre façon de voir, je trouvais déplaisant de nommer Michael Fortier, un inconnu du public, l'organisateur de sa campagne, non élu député, comme ministre et acheteur d'armes; déplaisant aussi de nommer le libéral David Emerson ministre conservateur. 
 
Après l'épisode de la bible neuve reborn, c'est la visite à l'association des policiers canadiens plutôt que de se présenter au Parlement. Ca ressemblait au marié qui préfère passer la soirée avec ses vieux chums dans le lobby de l'hôtel plutôt que de rejoindre son épouse à la chambre. 
 
Puis la gifle aux journalistes de la colline parlementaire, puis la gifle au numéro uno de la Francophonie, puis les congédiements de hauts fonctionnaires. 
 
Puis les coupures dans la culture ayant pour effet de semer la zizanie entre le Québec et le ROC, afin de gagner la bataille de l'Ontario pour espérer être majoritaire. Une passe télégraphié, du style Fortier, comme sa roulotte de campagne, comme son entrevue à CPAC qui fairt sourire. L'Ontario s'est révoltée. Leur culture est plus menacée encore, parce qu'ils ont la même langue que les USA. 
 
Pour monsieur Harper, les arts et le sport on noie ça dans la piscine du Patrimoine. Une déduction pour activités artistiques, du patin artistique pour les olympiades de Vancouver. 
 
La colère de Duceppe traduit la grogne des électeurs du Québec, tout simplement. 
 
Les commentateurs analysent les stratégies et donnent des points sur les joutes entre stratèges, enjeu par enjeu. L'électeur regarde la somme cumulative des marques d'attention propices ou favorables pour son milieu. Le dernier débat de Biden Palin a fait voir l'écart entre ces deux façons de voir, entre la note des commentateurs et les sondages populaires du lendemain. 
 
Comme dit Jeannette Bertrand, je pense qu'il va falloir finalement qu'on le fasse notre pays.

Bouchard Oneil, St-Joachim de montmorency

6 octobre 2008

D'un coté on veut un gouvernement qui gère bien les finances publiques et d'un autre coté des groupes de pression qui veulent que le statut-quo persiste, quitte à conserver les programmes désuets et inefficaces ! 
 
Il y a eu un déséquilibre dans la couverture médiatique. Et ce sur plusieurs sujets. Par exemple peu de médias ont fait le cas de la sortie de Normand Latourelle qui approuve la coupure fait par Harper dans les programmes de subventions aux arts désuets.  
 
Et le Bloc a réussi a escamoter le débat sur la pertinence de sa présence à Ottawa par des futilités dont les médias ont été les complices.  
 
J'aurais aimé qu'on ait des vrais débats, ou chacun peut prendre le temps qu'il faut pour s'exprimer... Celui du débat des chefs était une mascarade... Comment peut t-on demander a Harper de répondre en quelques secondes à ceux qui ont eu 4 fois plus de temps pour l'attaquer ?  
 
A quatre contre un... Mentez, mentez il en restera toujours quelque chose.

Denis Cliche, Laval

6 octobre 2008

S'il n'y a pas eu de vague por personne finalement, il ne faudrait surtout pas oublier le creux économique qui s'en vient pour tout le monde. Seul le retour urgent à l'étalon-or pourra sans doute sauver les monnaies qui sont maintenant au bord de la crise elles aussi ,étant donné que la chute annocée des unes entraînera certainement la culbute des autres à n'en pas douter une seule seconde.

Yvon ROY, Mtl

6 octobre 2008

C'est plus qu'une histoire de petits barons régionaux qui boudent dans leur coin. C'est plus qu'une erreur de parcours. C'est beaucoup plus qu'une histoire de subventions. 
 
C'est à propos d'idéologie et d'incompétence. Les conservateurs (au Québec) et Reform (ailleurs) gouvernent par idéologie, sans aucun pragmatisme. Ça faisait depuis les Soviets qu'on avait vu pareille régime autoritairiste et rétrograde (là, j'inclus les néo-cons Républicains au sud de nous). Et de fait, gouverner en fonction d'une idéologie sans égars à la réalité, c'est de la pure incompétence. Ajoutez à ça la volonté affichée de s'en prendre à la liberté d'expression, de baillonner les gens de savoir, de ramener les questions morales à l'avant plan, etc. 
 
Les gens qui ont voté pour ce gouvernement voulaient moins d'État, point. Ils voulaient une reprise en main des affaires courantes. Ces gens se sont trompés de cible. Ils se sont retrouvés avec un État pataud et omnipotant, encombrant leur vie quotidienne comme jamais un gouvernement ne l'avait fait ici depuis Duplessis. Et encore, je suis sûr que Maurice avait la main plus heureuse que Harper ne l'aura jamais.

Jean-François Allard, Saint-Lazare

6 octobre 2008

La vague n'est qu'un prélude au tsunami qui déferle déjà sur l'économie mondiale. M. Harper, toujours fidèle à M. Bush, (qui s'est planté majistralement à cause de son inaction à la Nouvelle-Orléans face à Katrina) n'a pas consolidé les digues pour faire face aux déferlantes. Je crois que l'enjeu dépasse de loin les priorités régionales. Il est non seulement planétaire, mais il concerne aussi l'environnement.

Marie-Anne Bouchat, Chelmsford, ON

6 octobre 2008

De toute façon, n'est-ce pas ce que veut la philosophie conservatrice que de donner un coup de pouce aux communautés pour qu'elles ne dépendent plus des bureaucrates à Ottawa?  
 
Est-ce vraiment ce que vous voulez affirmer? Je crois plutôt que c'est le laisser faire que le parti conservateur préconise. Sont-ils vraiment intéressé à s'impliquer dans les communautés? L'absence d'approche sérieuse au niveau économique et environnemental semble l'indiquer. L'approche sociale semble être plus idéologique qu'une véritable écoute de la population.. 
 
Mais l'intransigeance du gouvernement conservateur à ne rien changer, malgré les demandes des principaux intéressés, finit par transformer un terreau fertile en terrain hostile 
 
Je crois que c'est justement cela qui résume bien ce parti durant cette compagne. À chaque jour, une cassette sans émotion qui semble être déconnectée de la réalité. Cela n'est pas seulement remarqué au Québec mais aussi dans les autres provinces.(remarquez les sondages en Ontario) 
Est-ce que l'absence de programme pour les communautés et la peur que les électeurs analysent le potentiel des autres leaders expliquent les attaques souvent infantiles contre les autres parti?

Yvon Brideau, N.-B.

6 octobre 2008

C'est dommage de constater à quel point les ministres issus du Québec au sein de ce gouvernement auront été des fadets au service d'un Prince qui d'une main encensait ses ouailles et de l'autre les méprisait aisément. Bernier (quelle farce), Fortier (non-élu arrogant), Verner (une potiche ???) et Blackburn auront encouragé par leurs actions (ou inactions Me Verner!) le renouveau du Bloc et c'est tant mieux! Dans un parlement faible comme celui qui sera lors du 15 octobre, mieux vaut être bien représenté !

W.Joseph MacAvoy, Ste-Angélique

6 octobre 2008

JP Blackburn nous donne une belle illustration du genre de politique d'attribution que les efforts en développement régional essaient justement d'empêcher. La subvention directe, c'est choisir des projets en fonction de leur rentabilité politique. C'est se donner une petite caisse électorale commode pour lancer des projets à quelques mois des élections. Misère, on se croirait revenu à l'époque de Duplessis !

Nicolas Racine, Québec

6 octobre 2008

La campagne nous a fait réaliser l'indéciision des électeurs, plusieurs voyaient M.Harper comme un homme qui tennait parole, baisse de TPS, deux fois. Mais lorsqu'on a resortis sa position sur la guerre en Irak, et l'environnement la perception à changer. La seule alternative au pouvoir reste les libéraux ils sont toutefois trop loin en arrière. Le bloc n'emballe plus personne, il reste toutefois un moindre mal, une minorité c'est mieux, cependant voter sans conviction c'est pas agréable

Jean Lafleur, Montreal

6 octobre 2008

Les coupures faites par un parti au pouvoir ne sont effectivement pas très populaires en campagne électorale. Pourtant, un parti responsable a le devoir de couper lorsque c'est nécessaire. Il ne faut pas oublier que ces gens administrent les impôts et les taxes des contribuables et je vous rappelle que nous sommes les plus taxés en amérique du nord. 
 
Rare sont ceux qui peuvent énumérés tous les programmes gouvernementaux et organismes subventionnés à même nos impôts. Il y a beaucoup plus de gens capable de vous dire quelle portion de leur salaire va à l'impôt. 
 
J'ai hâte que les québécois réalisent qu'ils paient pour une panoplie de programmes et organismes dont ils ne connaissent même pas l'existence et l'utilité. Ce jour là, le visage polique va beaucoup changer et les gouvernements vont reconnaître que ce sont les contribuables les mieux placés pour dépenser l'argent qu'ils gagnent.

Micheline Landry, St-Georges

6 octobre 2008

Sans chercher à vouloir vous contredire, monsieur Auger, étant donné que je subodore que vous êtes mieux informé que moi ; j'ai le sentiment que nous divaguons et que vous surestimez le poids des leader régionaux et la décision peu populaire dans certains milieux du ministre Blackburn. Quant au fait qu'il n'y aura probablement pas de vague bleue Conservatrice à travers la Province. Je pense en ces termes que c'est monsieur Duceppe qui a raison, en cette occurrence que les électeurs sont beaucoup plus intelligents qu'ils ne le paraissent. Et je tiens à dire que je ne suis pas un électeur blocquiste, que j'ai voté Conservateur (ce devait être en 2006), qu'en politique je ne suis pas influençable et que je ne voterai pas pour le parti de monsieur Harper en 2008, j'en conclus qu'avec le temps, je suis comme le bon vin, que je m'améliore et que si on continue de me prendre comme électeur pour un idiot je risquerais de finir ma vie souverainiste... Et c'est possible que je ne sois pas le seul citoyen dans ce cas ! J'aimerais rappeler à ce sujet que ce sont en démocratie et en principe les électeurs qui font leur choix et pas les commentaires du maire de Québec qui font ou défont une majorité confédérale dans sa propre région.

Serge Drouginsky, Montréal

6 octobre 2008

À mon avis, c'est bien plus qu'une petite erreur. 
 
Comme vous le disiez, les Comités industriels de développement et les CADCs du Québec sont (étaient) de puissants outils de développement économique régional et de prise en charge locale. En fait, les conservateurs ne veulent pas couper des postes de fonctionnaire mais bien revenir au bon vieux népotisme d'antant. C'est aussi ce qu'ils veulent faire Avec la culture; on coupe les programmes et ont dit à ceux qui veulent développer des projets : « venez maintenant quémander chez votre député et faites bien attention que votre projet représente bien NOTRE vision du Canada (religieux, de droite et militaire). Il faudrait aller quémander notre argent (nos taxes)! Non merci. 
 
Ce gouvernement s'attaque systématiquement à nos institutions comme Élection Canda, la vérificatrice générale, le programme de financement juridique, etc. parce qu'elles sont notre seul rempart contre l'obscurantisme et ils le savent. Ça faisait plus de vingt ans qu'ils rageaient dans leur coin ces idéologues d'extrême droite et maintenant ils se payent la traite. 
 
Selon moi, c'est à Ottawa qu'il y a trop de « pousseux » de crayons, pas en région!

Yves Coulombe, Montréal

6 octobre 2008

Hmmm, bon rappel que cette décision de Blackburn, soit le mépris et le tort causé aux Régions. 
 
Mais reste à savoir comment réagira l'autre moitié des électeurs/ices du Québec, soit la région de Montréal ; celle-ci étant si souvent, et si malheureusement pour la solidarité citoyenne, en opposition virulente avec les Régions.

El Theriault, Montréal

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