Imprimer cette page

Mercredi 10 février 2010 6 h 05 HNE


Pour en discuter avec nous...

Cet espace de dialogue, de réflexion et de débat d'idées est aussi le vôtre. Nos carnetiers sont là, non pour mettre de l'avant leurs opinions, mais pour lancer une discussion et vous permettre de vous exprimer sur les événements marquants qui surviennent ici ou ailleurs dans le monde. Nous lisons tous les commentaires reçus, mais nous modérons chacun des carnets pour ne retenir que les commentaires les plus pertinents selon les sujets abordés. Seules les interventions signées et faites dans le respect d'autrui sont retenues. Pour en savoir plus, lisez
la nétiquette.
Bonne réflexion!

Veuillez noter que les forums de discussion des Carnets sont ouverts pendant deux semaines.

Carnet Gérald Fillion

3 septembre 2008

Vendre ou ne pas vendre notre eau?


Doit-on augmenter la tarification de l'eau au Québec? Doit-on offrir cette ressource au secteur privé et permettre l'exportation massive d'eau? Deux questions, des avis tranchés. Le débat est lancé depuis longtemps et l'Institut économique de Montréal (IEDM) a trouvé pertinent de le relancer encore.  
 
L'économiste Marcel Boyer en arrive à deux conclusions: il faut mieux tarifer l'eau du Québec et en permettre l'exportation massive. À propos des tarifs, le modèle de l'utilisateur-payeur doit s'appliquer, dit l'IEDM, fidèle à ses principes. Les agriculteurs, les industriels et les consommateurs doivent savoir combien coûte l'eau, doivent payer plus cher afin d'arrêter de gaspiller la ressource. Nous sommes de très grands consommateurs d'eau, c'est connu, et c'est le signal du prix qu'il faut envoyer, affirme Marcel Boyer. 
 
Passons sur la tarification. Je vous propose de nous intéresser davantage, dans ce billet, à la question de l'exportation de l'eau. Afin de répondre à la croissance démographique mondiale et donc à une demande grandissante pour l'eau douce, le Québec devrait en profiter pour exporter son eau, selon l'IEDM. Ce serait bon pour la planète et ce serait surtout très payant, à leur avis. 
 
Dans son étude publiée la semaine dernière, l'Institut écrit qu'au Québec, en exportant « 10 % de ses 1000 milliards de mètres cubes d'eau douce renouvelable par an à un prix de 0,65 $/mètre cube, cela générerait des revenus bruts annuels de 65 milliards de dollars. » Cette somme serait engrangée par des entreprises privées, qui puiseraient l'eau du sol québécois pour la vendre aux Américains par exemple.  
 
L'IEDM avance que le gouvernement québécois pourrait toucher des redevances de 10 % sur les revenus bruts des sociétés, ce qui rapporterait 6,5 milliards de dollars à l'État. Une manne... que plusieurs refusent d'envisager.  
 
Les arguments « pour » 
 
L'IEDM dit qu'il faudra tôt ou tard « partager » cette ressource, qui coule en abondance au Québec. « Il est vrai que l'eau est une ressource essentielle à la vie, écrit Marcel Boyer, et en faire le commerce peut susciter des craintes voulant qu'on puisse un jour la surexploiter. Mais ces craintes peuvent être apaisées si un cadre légal et réglementaire adéquat est mis en place. » Et tant qu'à la partager, pourquoi ne pas la vendre! Voilà une excellente « occasion d'investissement », écrit l'IEDM. 
 
Pour appuyer ses dires, l'économiste Boyer affirme que le Canada est l'un des rares pays à ne pas souffrir de stress hydrique et que les pressions seront fortes dans les prochaines décennies pour que le pays exporte son eau. Nous nous dirigeons vers des « guerres de l'eau », selon plusieurs spécialistes et nous avons le devoir de partager notre ressource. L'Institut affirme, par ailleurs, que la solution du dessalement de l'eau pour répondre à la demande est une solution valable, mais elle est coûteuse et polluante. 
 
Les arguments « contre » 
 
Les opposants à l'exportation de l'eau affirment que l'étude de l'IEDM ne fait que cacher un intérêt pour la privatisation pure et simple d'un bien essentiel et public. En entrevue au Devoir, Martine Ouellet, présidente de la coalition Eau-Secours, disait que l'exportation de « 10 % de l'eau du Québec se traduirait par une ponction de 20 à 25 % dans le sud de la province, où l'approvisionnement de villes n'est pas toujours assuré, et ajouterait en même temps au problème des Grands Lacs, qui engrangeront de moins en moins d'eau avec les changements climatiques. » 
 
Plusieurs questions se posent sur la possibilité d'exporter notre eau:  
 
1- Doit-on vendre notre eau dans un contexte où, comme Environnement Canada l'expose dans un rapport interne, les changements climatiques et la croissance démographique vont mener à l'épuisement des ressources au pays? 
 
2- Quels seront les effets sur les écosystèmes si on exporte massivement notre eau? 
 
3- Est-il soutenable de compter sur des « guerres de l'eau » pour assurer le développement d'une filière d'exportation de l'eau? 
 
4- Quels sont les coûts de captage de l'eau et de transport? Y a-t-il un marché? 
 
5- Le Mexique et surtout les États-Unis pourraient faire main basse sur l'eau canadienne en vertu de l'ALENA, dans la mesure où l'eau devient marchandise. C'est l'IEDM qui l'écrit elle-même dans son étude. « Le Canada perdrait donc ainsi une certaine autonomie par rapport à la gestion de la ressource. » L'IEDM ajoute que « les États-Unis, en cas de démarrage des exportations massives d'eau douce canadiennes, se voient d'une certaine manière propriétaires d'un droit sur les ressources hydriques canadiennes ». 
 
Alors, pour ou contre? 
 
La loi du Québec ne permet ni les exportations massives d'eau ni les dérivations. Mais le débat est ouvert, d'autant que les parlementaires à Québec vont étudier, dès mardi prochain, un projet de loi important sur le statut juridique de l'eau. La Loi affirmant le caractère collectif des ressources en eau et visant à renforcer leur protection prévoit la mise en place d'un « nouveau régime d'autorisation pour les prélèvements d'eau ». 
 
Des entrepreneurs ont intérêt à ce que s'ouvre le marché de l'eau au Québec. Le gouvernement peut très certainement y trouver aussi son intérêt. Nous sommes, cela dit, au coeur d'un débat majeur qui concerne une ressource essentielle à la vie. Toute décision des autorités gouvernementales quant à l'utilisation future de l'eau devra nécessairement aller dans l'intérêt de tous les Québécois. 
 
Sources: Le Devoir, The Economist, IEDM

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca
Gérald Fillion présente et analyse l'actualité économique à Radio-Canada. Il anime RDI en direct sur l'économie du lundi au vendredi à 18 h 30 HE sur RDI, une émission visant à rendre l'économie accessible à un large public. Gérald Fillion est journaliste à Radio-Canada depuis 2001 et se spécialise dans la couverture économique depuis 10 ans. Il est diplômé de l'Institut des valeurs mobilières du Canada et est titulaire d'un baccalauréat en communications de l'Université du Québec à Montréal.  
 
Retrouvez Gérald Fillion au Téléjournal (à 21 h HE à RDI et 22 h HE à la Première Chaîne), au Téléjournal Montréal (18 h HE), dans les les téléjournaux de plusieurs stations du réseau et à RDI (16 h 15, 17 h 15 et 18 h 30). On peut aussi l'entendre à la radio, à L'heure des comptes et dans les émissions du retour à la maison partout au pays.

10 septembre 2008

Folie humaine ! 
Lors d'un des 3 films de La Matrice, il a été dit que l'homme se comporte comme un virus. 
Qu'après avoir épuisé et détruit les ressources nécessaires à son existence, il se déplacent pour recommencer ailleurs. 
Ils avaient tellement raisons... 
 
Incroyable !  
Alors que notre présence en terme de temps sur cette planète est infiniment petite comparé à la durée de vie de l'univers, nous trouverons quand même le moyen de l'écourter encore un peu plus. 
 
L'art de se tirer dans le pied. 
 
C'est donc dire, qu'une chance que le genre humain ne vit pas en moyenne genre 200 ans. 
Imaginez le résultat ! 
 
Ecoutez, vaut revoir nos valeurs et donc nos modes de vie. 
Ça urge ! 
 
La consommation à outrance ajouté au phénomène de la surpopulation mondiale, nous amènent droit dans le mur. 
 
Idéalement, faudra ne jamais laisser les guides de la destiné de la planète entre les mains des économistes.  
Ici, on parle d'incompatibilité. 
 
Donc en résumé pour ceux qui ne comprenne pas, ça veut dire, ne pas laisser des multinationales faire de l'argent sur le dos de l'environnement. 
 
Point !

Bruno Breton, St-Zotique

9 septembre 2008

Qu'on cesse de se moquer de nous et qu'on nationalise l'eau avant de se la faire voler par des intérêts privée et leur pathétique 10% de revenus.

Hugo Manningham, Montréal

8 septembre 2008

l'institut économique de montréal peut bien rêver de la poule aux oeufs d'or, mais a-t-il imaginé un peu comment serait fait la structure de cette usine pour amener l'eau jusqu'au sud des é.-u. ou ailleurs dans des contrées éloignées. 
Et qui a dit que les agriculteurs et les industriels gaspillent l'eau,même les consomateurs n'en utilisent pas autant qu'avant, écologie oblige. 
On ne vend pas sa mère pour du profit économique. 
L'eau est un bien essentielle à la vie, si la nature nous a pourvu aussi généreusement,il ne faut surtout pas en faire une marchandise, 
et SURTOUT PAS en vertu de l'ALENA le vendre aux é.-u. ,ils vont en faire des actions à la bourse, et spéculation oblige, notre propre 
eau, notre propre bien public, va nous coûter plus chère.

Ani Kassabian, Montreal

7 septembre 2008

L'eau à vendre, pas à vendre? Privé, public? Revenus au gouvernement, aux sociétés par actions? Nos besoins, les besoins de la planète. Toutes de bonnes questions. Cependant laissez moi vous poser une autre question très terre à terre et qui nécessite à court terme une réponse et une action logique. 
L'eau que l'on pompe de nos rivières et nos lacs pour alimenter nos maisons, institutions et industries doit être nettoyée (lire traitée pour la rendre potable) avant que l'on s'en serve et ensuite elle doit être traitée encore avant qu'on la remette dans les rivières et les lacs. 
La question : 
Pourquoi devons nous utiliser de l'eau traitée à très grand frais pour... 
laver nos vêtements, prendre notre douche, emplir notre piscine et la garder pleine, laver nos voitures, arroser notre gazon et nos fleurs, faire pipi et déféquer dedans et j'en passe? 
Ceci représente environ 75% (et plus!) de notre consommation. Sans compter que beaucoup de gens n'utilisent que de l'eau en bouteille pour les besoins de s'abreuver et de faire la cuisine. 
 
Très perplexe.

Harry Sloane, Amherst

5 septembre 2008

Quelques mots additionnels et sur les comentaires d'autres participants. 
 
J'ai parlé précédemment de Monsanto, une multinationale qui est chef de file en produits d'agriculture et après avoir lu l'argument de la personne ''morale'' qu'est une entreprise publique, j'aimerai ajouter ceci. Monsanto a développé l'agent orange (le défoliant utilisé au Viet-nam et responsable de nombreuses mutations génétiques depuis. Cette même personne morale développe et distribue également des semences terminales, semences qui ne peuvent être utilisées qu'une fois. Les plants obtenus ne peuvent se reproduire naturellement et les agriculteurs doivent réinvestir l'année suivante pour cultiver. Cette même personne morale a récemment poursuivi agressivement plusieurs agriculteurs dont les champs ont étés ''infectés'' accidentellement par des semences génétiquement modifiées. Certains on fait faillite. 
 
Souvenons-nous de la politique de privatisation de l'eau forcée par la Banque mondiale en Bolivie en 1997. L'argument étant que des multinationales distribueraient plus efficacement et à moindre coût la ressource. Pour citer une phrase lue quelque part:''le chemin d'une mauvaise politique publique est souvent pavé de bonnes intentions''. Par sûr que j'oserais affirmer le contraire. Dix ans plus tard, les Boliviens, après 10 ans de combats et d'émeutes, ont expulsé ces compagnies dont le bilan privaient les plus pauvres de la ressource. 
 
Je crois qu'il est aussi risqué d'idéaliser l'économie de marché que le communisme. Les deux sont des utopies dont l'atteinte sera toujours limitée par l'intérêt personnel des individus la composant.

Julien Roberge, Vancouver C.-B.

5 septembre 2008

M. Fillion, 
 
je vous encourage à ne pas donner de publicité aux publications de l'IEDM, mais plutôt aux "vrais" économistes, ceux qui publient dans des revues sur l'économie des articles de recherche lus et révisés par des pairs. L'IEDM n'a malheureusement pas la rigueur pour publier des articles de ce niveau. 
 
Comme un lecteur disait il y a quelques temps dans un quotidien montréalais, l'IEDM est à l'économie ce que l'astrologie est à l'astronomie.

Pierre Saint-Laurent, Montréal

5 septembre 2008

Imaginons pour quelques instants le privé (de sens éthique) s'accaparer de la ressource hydrique et les conséquences désastreuses de la spéculation sur cet élément vital comme nous venons de le voir à propos de la nourriture et du pétrole alors que les algues bleus prolifèrent dans nos lacs lorsqu'ils ne sont pas déjà pollués chimiquement par l'industrie... « et spécula spéculorum , amen!!! Alors ceux qui n'auront pas les moyens de se payer de l'eau potable, devront s'accommoder de l'eau pollué. Confions notre eau au privé, et nous en serons privés et de plus, nous aurons droit aux conséquences de cette décision sur la santé public où là encore le privé progresse. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé 2.5 milliards de personnes ne disposent d'aucun moyen d'assainissement de leurs eaux et suite à cela dans les pays en développement, 8.5% des décès en Asie du sud-est et 7,7% en Afrique sont causés par l'eau non traité (diarrhée, choléra)

Denis Miron, Montbeillard

5 septembre 2008

Partie 1 
À mon humble avis, la réponse est ne pas vendre. La réflexion est assez simple: exclure les éléments essentiels à la vie de la démence des marché. On n'a qu'à se rappeler la crise alimentaire/bio-carburant causée par une compétition entre deux domaines. Avec les nouvelles technologies qui arrvient (moteur hydrogène, pile combustible à hydrogène, etc) la compétition entre la consommation essentielle, l'agriculture et l'énergie résultera une acquisition de la ressource à qui paye le plus cher. Certaines économies qui performeront pourront s'attribuer le droit de boire, cultiver et distribuer l'énergie au détriment des sociétés de moindre importance (d'un point de vue financier). Gardons à l'esprit une multinationale comme Monsanto qui depuis plusieurs années détient la propriété intellectuelle sur des semences modifiées mais qui tente aussi de s'approprier la propriété de semences naturelles dont elle a déchiffré le code génétique...C'est ce que les multinationales font pour conserver une avance sur leur concurrents. Voilà un exemple qui démontre qu'il faut séparer certaines substances essentielles à la vie humaine, animale et végétale de l'emprise corporative à la base de note chartre. Charte qui devrait d'ailleurs porter le titre de Chartre des droits, libertés et responsabilités.

Julien Roberge, Vancouver, C.-B.

5 septembre 2008

Partie 2 
Le Nevada est d'ailleurs un bon exemple de gestion médiocre de la ressource avec des terrains de golf en plein désert, de nouveaux hotels 2 fois plus efficaces mais 4 fois plus gros et des jardins avec des plantes non-locales à très haute consommation d'H2O. Tout ceci prennant place avec comme arrière plan, le lac Mead, à son niveau le plus bas depuis la construction du barrage Hoover. Voulons nous vraiment offrir notre ressource à un partenaire commercial doté d'une si mauvaise planification en échange de montants bien inférieurs à ce qu'il en coutera pour racheter les produits de notre exportation et ce, en ayant qu'une mince idée des effets environnmentaux de déplacements massifs d'eau douce sur les éco-systèmes locaux? 
 
D'une façon plus concrète, je serait en accord pour avoir des tarifs modulés pour la consommation citoyenne un peu comme pour la consommation énergétique soit une quantité minimale à faible coût et au-delà d'une certaine limite, un coût incrémental. Cet outil additionnel permettrai de sensibiliser la population et de couvrir les coût de traitement de la ressource.

Julien Roberge, Vancouver, C.-B.

4 septembre 2008

En passant, le "privé", ce sont des individus derrière une personne morale. Vous, moi, n'importe qui qui a un peu d'argent à investir. 
 
Vous aussi, vous pouvez en faire parti en achetant des parts, des actions d'une entreprise privée. 
 
Et vous serez surpris que votre voix y a probablement plus d'écho que lorsque c'est le gouvernement qui vous prend en charge, comme un petit enfant que l'on juge qu'il ne sera jamais assez adulte pour entreprendre par lui-même. 
 
Pour ceux qui croient encore que l'on doit nationaliser, je m'excuse mais ce n'est pas avec des portails Web au coût modique de 1,25 million (voir l'actualité) que l'on peut faire confiance à nos politiciens et à leurs amis placés dans les conseils d'administration des entreprises d'État que l'on peut tirer le meilleur profit et la meilleure efficacité possible d'une ressource aussi abondante que notre eau. 
 
À ceux qui clament qu'on en manque, c'est simplement que nous sommes les champions mondiales de sa surconsommation. Allez voir, jusqu'à 400 litres par jour par maison québécoise contre 137 litres dans le monde. C'est ainsi quand nous ne voulons pas payer son juste prix, quand elle n'a aucune valeur (monétaire) à nos yeux. 
 
Je vous conseille la lecture du livre Freakonomics et les quelques vidéos de Milton Friedman sur Internet. Vous en apprendrez beaucoup sur vous, vous verrez finalement la lumière (comme moi) à l'extérieur de la Caverne.

Mathieu Demers, Saint-Hyacinthe

4 septembre 2008

Mr Fillion . 
Mon opinion sera très différente de bien des faits précédemment énumérés . 
Avant de vendre ou de garder notre eau, il y a un exercice à faire pour nous tous. 
Sommes nous assez conscients du gaspillage que l'on fait quotidiennement de l'eau.? 
On fait couler le robinet sans se poser de questions.ETC 
Lors d'un voyage en France, je fus étonnée de m'être fait interrompre l'eau . 
Je suis allée à la réception de l'hôtel leur demandant ce qui se passait. 
On m'a répondu que mon utilisation de l,eau devait être suffisante puisqu'il y avait eu un arrêt . 
C'est à ce moment -là que je me suis interrogée . 
Nous on n'a jamais ces problèmes sauf en été si sécheresse il y a et encore ça ne dure pas longtemps. 
Avant de penser à vendre l'eau ou ne pas la vendre , on devrait sensibilisé les gens à la valeur de ce produit. 
Qu'on se rappelle seulement de la crise du verglas !  
Mais c'est loin tout ca!  
En été , on remplit les piscines sans payer de surplus. 
On arrose et nettoie nos voitures comme bon nous semble. 
A mon avis, on devrait payer pour une consommation de l'eau . 
Ce serait un premier pas qui nous ferait réfléchir.

Claire Thibaudeau, Sherbrooke

4 septembre 2008

Le Québec à un urgent besoin d'argent. L'exportation de l'eau lui assurerait des milliards de dollars en revenu. Mais pourquoi donner la gestion des exportations au privé alors que le gouvernement québécois pourrait récolter l'entièreté de la manne en s'occupant lui-même de ce dossier. Hydro-Québec exporte de l'électricité aux USA au plus grand plaisir financier du gouvernement. Que l'on fasse la même chose avec l'eau, mais de manière responsable et stricte.

Gilles Mathcom, Beloeil

4 septembre 2008

Si on reprend cette quotation : « Il est vrai que l'eau est une ressource essentielle à la vie, écrit Marcel Boyer, et en faire le commerce peut susciter des craintes voulant qu'on puisse un jour la surexploiter. Mais ces craintes peuvent être apaisées si un cadre légal et réglementaire adéquat est mis en place. » 
 
On se rend compte qu'il y a un gros SI est inserer dans la phrase et c'est precisement la que l'on veut nous endormir. Laisser des SI dans les mains des politiciens? Jamais!  
 
Ce n'est pas de la surexploitation que j'ai peur mais bien de la legiferation et du controle que l'on va faire de l'eau en la "partageant" avec le prive. C'est ouvrir une grosse porte... 
 
- Que va-t'on faire de ceux que ne pourront payer l'eau?  
 
- Va-t'on aussi gerer la quantite annuelle permise par citoyen? 
 
Ca peut aller loin ca!! C'est ca la grande illusion des lois et des reglements que l'on veut nous faire avaler ici et la. On espere toujours le meilleur des lois et des reglements mais ou il y a de l'homme, il y a de l'hommerie.  
 
Et je ne suis pas contre le capitalisme, loin de la. C'est juste triste de voir que le capitalisme n'est pas encore responsable de ses propres actes (et residus) voyez-vous.  
 
L'eau est une ressource oui. C'est un droit fondamental pour toute forme de vie sur terre alors y mettre un prix, des lois, des regelements c'est courrir vers une gestion de la vie elle-meme.  
 
Permettez-moi de rester incredule et m'eloigner de ca. Quoi que il faut changer la facon dont on traite la consommation d'eau au Quebec, qui grandit de plus en plus (?), il ne faut surtout pas commencer a la vendre a tout le monde aussi. C'est stupide!

Jean-Nicolas Bacon, Montreal

4 septembre 2008

Partie 2 
 
À mon humble avis, nous devrions voir l'eau davantage comme un avantage concurrentiel pour attirer des gens à vivre ici, et à produire des biens et services à valeur ajoutée. La valeur ajoutée de l'eau est beaucoup plus grande que sa simple valeur brute. Tout ce que nous produisons utilise de l'eau, que ce soit comme ingrédient ou simplement pour faire fonctionner les humains qui produisent les biens et services! Et tout ce qui est produit génère des revenus pour l'État. Et ces impôts reçus par l'État sont en fait prélevés sur la valeur ajoutée de l'eau. Si on veut maximiser la valeur ajoutée de l'eau, il faut faire en sorte d'augmenter la production ici, et non pas d'exporter l'eau brute ailleurs, pour que d'autres bénéficient de sa valeur ajoutée! 
 
Le même raisonnement s'applique d'ailleurs à l'électricité, mais jamais l'IEDM n'aura cette vision, car selon ce lobby du privé (déguisé pompeusement en institut de recherche), le privé est la solution magique à n'importe quelle question économique, ce qui est quand même surprenant d'un point de vue recherche! La seule chose utile qu'on peut apprendre de l'IEDM, c'est comment bâtir une stratégie de communication efficace pour occuper l'espace médiatique, et ainsi enlever du temps aux autres points de vue de se faire valoir.

Martin Lamoureux, Québec

4 septembre 2008

Partie 2 
 
À mon humble avis, nous devrions voir l'eau davantage comme un avantage concurrentiel pour attirer des gens à vivre ici, et à produire des biens et services à valeur ajoutée. La valeur ajoutée de l'eau est beaucoup plus grande que sa simple valeur brute. Tout ce que nous produisons utilise de l'eau, que ce soit comme ingrédient ou simplement pour faire fonctionner les humains qui produisent les biens et services! Et tout ce qui est produit génère des revenus pour l'État. Et ces impôts reçus par l'État sont en fait prélevés sur la valeur ajoutée de l'eau. Si on veut maximiser la valeur ajoutée de l'eau, il faut faire en sorte d'augmenter la production ici, et non pas d'exporter l'eau brute ailleurs, pour que d'autres bénéficient de sa valeur ajoutée! 
 
Le même raisonnement s'applique d'ailleurs à l'électricité, mais jamais l'IEDM n'aura cette vision, car selon ce lobby du privé (déguisé pompeusement en institut de recherche), le privé est la solution magique à n'importe quelle question économique, ce qui est quand même surprenant d'un point de vue recherche! La seule chose utile qu'on peut apprendre de l'IEDM, c'est comment bâtir une stratégie de communication efficace pour occuper l'espace médiatique, et ainsi enlever du temps aux autres points de vue de se faire valoir.

Martin Lamoureux, Québec

4 septembre 2008

Partie 1 
 
Depuis que le monde est monde, les humains et les animaux se déplacent lorsque les conditions nécessaires à la survie n'existent plus. L'humain a depuis quelques siècles la prétention de pouvoir modifier son environnement pour ne pas avoir à se déplacer. Certes, il est possible d'arroser des déserts pour en faire des lieux paradisiaques (et Las Vegas est un exemple), mais à quelle échelle peut-on vraiment le faire? La présence d'eau limite déjà la croissance de plusieurs villes aux États-Unis. Peut-on vraiment exporter l'eau nécessaire pour de grandes populations réparties sur de grands territoires, ou s'il n'est pas encore plus simple pour les humains de migrer vers des régions où l'eau est suffisante? L'eau doit continuellement être exportée, alors que le voyage de l'humain vers l'eau n'a lieu qu'une fois. 
 
Il n'y aura jamais assez de bateaux pour que des étrangers puissent venir voler toute notre eau. Par contre, il pourrait y avoir suffisamment d'étrangers qui viennent ici, et qui finissent par s'abreuver avant nous, et peut-être même nous empêcher de boire! Le défi sera donc de gérer les flux migratoires découlant de pénuries d'eau à différents endroits sur la planète. On aura beau invoquer tous les droits ancestraux du monde, mais en mode survie, la loi du plus fort physiquement, ou du plus nombreux, domine encore! 
 
J'ajouterais qu'il est plus ou moins juste de dire que la gratuité apparente de l'eau prive les gouvernements de revenus, et qu'il y a donc une manne qui attend bêtement d'être exploitée. Tout d'abord, une manne, c'est l'équivalent économique d'un « free lunch », i.e. la garantie d'un profit élevé sans véritable prise de risque. De telles mannes n'existent tout simplement pas, ou sont très éphémères et d'une ampleur généralement peu élevée. Que les économistes de l'IEDM ne comprennent pas que les « free lunchs » de plusieurs milliards n'existent pas en dit long sur leur compétence actuelle, peu importe la feuille de route de certains.

Martin Lamoureux, Québec

3 septembre 2008

1- Une Régie de l'Eau pour en fixer les balises serait d'abord nécessaire. 
2- La nationalisation de cette eau dans un deuxième temps serait primordiale, tout comme pour les terres de la Couronne. 
3- Des permis d'exploitation comme pour la forêt pourraient ensuite être accordés. 
À défaut de quoi le tout ne consisterait qu'à monter des bateaux sans eau et sans Indiens à nouveau. Voilà!

Yvon Roy, Montréal

3 septembre 2008

Votre carnet pose deux questions séparées. Doit-on avoir une politique de tarification de l'eau qui prenne en compte la consommation, comme il en est de l'électricité, du gaz ou aussi de ce pétrole qui ne cesse d'augmenter ? Si on applique la règle du « bon sens », la réponse est oui ! Pourquoi gaspiller une ressource même abondante, d'autant qu'il y a un coût lié au traitement, l'adduction (l'approvisionnement) sans oublier le traitement des eaux vannes et autres eaux usées. Ce qui a un coût ici, ce n'est pas la matière première, ce sont les coûts induits à cette matière. 
Néanmoins, vouloir toujours faire payer le juste prix aux utilisateurs, pose un autre problème plus conséquent : « notre modèle économique »... Cela signifie qu'il faut aussi payer tous les travailleurs à leur juste prix. 
La deuxième question est plus complexe. Car... cela pose une multitude de questions. Parmi lesquelles l'éthique. L'eau est certes un bien absolument nécessaire à la vie. A qui appartient l'eau ? Un débat qui n'est pas neuf. À qui appartient le Nil ? Sur ces questions il existe un droit international ou du moins des démarches qui vont dans ce sens, lesquelles signifient un accès à l'eau qui soit universel. 
Au Québec, il est important qu'on adopte une législation et comme québécois je considère que cette ressource est un bien collectif des québécois. Que nous devons préserver cette ressource, nous devons veiller à ce que son exploitation soit utile, rationnelle, respectueuse de l'environnement. Je pense que toutes les Provinces devraient adopter une réglementation en ce sens. Je croix que nous devons partager cette ressource, en retirer le juste prix, que les bénéfices tirés de l'eau soient aussi attribués au citoyens que nous sommes.  
Dans cette démarche, je ne vois pas de contradiction avec le traité de l'Alena : nous sommes des partenaires et nos associés qui souhaiteraient exploiter cette ressource devront se prêter de bonne grâce à nos exigences pour autant qu'elles soient conformes à l'ordre, la raison et l'intérêt public.

Serge Drouginsky, Montréal

3 septembre 2008

4- Le pétrole coûte une fortune à pomper, traiter, transporter, raffiner. Il coûte 1.35$ / l et les compagnies font des profits par G$. L'eau ne coûte rien à pomper, rien à raffiner, des petites bouteilles à fabriquer, peu pour le transport, elle se vend des fois 2$ /l. Il y a un marché, et des profits faramineux. Rien ne se fabrique sans eau. Mais comme rien ne peut vivre sans eau, on ne peut la vendre au plus offrant, car c'est une ressource essentielle, qui peut être détruite par la pollution mais n'a pas de substitut. C'est LE bien public qui doit surtout ne pas être laissé au privé, ni commercialisée car elle ne doit pas aller au plus offrant : tous les consommateurs ont des droits : humains et écosystème en priorité. Tout être humain a des besoins minimaux d'approvisionnement en eau pour survivre. La vendre, c'est donner aux riches un droit de vie ou de mort sur les pauvres. Il n'y a rien de plus direct.  
5- Le Mexique et surtout les États-Unis pourraient faire main basse sur l'eau canadienne. 
Qu'allez-vous faire quand vous aurez signé un contrat pour exporter 2 G m3 d'eau et qu'il y aura sécheresse : on fera crever les Québécois pour éviter des pénalités en G$??? Car voici le truc : un litre d'eau génère une valeur en de production industrielle. Donc, l'absence de livraison de l'eau entraînera des poursuites équivalant non pas à la valeur de l'eau, mais à la valeur de la production perdue. Là, ça va coûter cher!!!

Martin Bernard, Québec

3 septembre 2008

1- Commençons par nationaliser. Ensuite, on verra. Car le stress hydrique n'est pas pour demain à certains endroits mais Thetford Mines le vit déjà.  
2- Effets sur les écosystèmes? Il n'y a pas de modèle capable d'évaluer une telle situation. On a, malgré l'usage des plus gros ordinateurs et d'une orgie de statistiques, de la difficulté à déterminer la température 3 jours à l'avance. Mais il suffit de voir ce qui s'est passé en Californie (détournement pour approvisionner L.A.) pour voir que c'est pas jojo. 
 
3- Pas besoin de guerre de l'eau futures : elles existent déjà.  
 

Martin Bernard, Québec

3 septembre 2008

Bonjours, M. Fillion, en ce qui me concerne l'eau est ds une classe à part et je suis donc d'opinion qu'il faudrait la conserver. Mais voila ns ne somme pas seuls sur cette planete et je soupconne, qu'on le veuille ou pas, ns seront contraint de l'exporter, en fait, la question que vs soumettez "pour ou contre" ne se posera même plus a long terme, faite juste imaginer le jour ou les Américains apres avoir épuisé leurs réserves (incluant les Grands Lacs), que vont'ils faire????. Le plus grand prédateur planétaire de matieres premieres au monde fait la guerre pour le pétrole, alors imaginez pour l'eau et surtout ne surestimons pas l'amitié réciproque, la rareté de l'eau passera bien avant . J'en conclue donc qu'il est préférable de la vendre (exporter) modérément (si possible) et qu'en plus elle appartienne a l'état car j'aime mieux recevoir les profits qu'une ristourne.

Alain Dumas, Sherbrooke,Qc.

3 septembre 2008

Bien d'accord pour vendre notre eau à la condition que ce ne soit pas le "privé" qui s'en charge mais le gouvernement...et qu'il en fasse une société comme Hydro-Québec 
Mariesol

Mariesol Danis, Maniwaki

3 septembre 2008

La nouvelle étude de l'IEDM est, de mon point de vue, outrageante pour la société québécoise. Ouvrir l'opportunité d'exploitation privée d'une ressource aussi importante que notre eau douce engrengerait des mécaniques libérales hors de notre contrôle. Des fonds d'investissements privés pourraient venir et repartir sans rien n'avoir à rendre véritablement à la société. (On a qu'à penser à l'état des sols et rivières laissés par les corporations minières dans le nord du Québec).  
 
L'IEDM nous propose des revenus de 10% de la vente de 10% de notre eau par année. Quelle précision. Quelle acuité! Permettre aux québécois de retirer 6,5MM de dollars en ''partageant'' les 59,5 autres avec des fonds de gestion international.  
 
La pensée purement entrepreunariale sans visée sociale est typique de notre époque seulement et ne devrait pas s'aventurer sur des terrains aussi glissants que les éléments de base de la vie. Et à bien y penser: le Québec a nationalisé l'énergie provenant de l'exploitation hydraulique. Nous avons une société nommé Hydro-Québec. La nature même de l'entreprise me porterait à lui dévouer ce rôle. 
 
À quand le retour de l'entrepreunariat québécois? Lisez Henri Laborit.

André-Philippe Chenail, Montréal

3 septembre 2008

La meilleure façon de générer une pénurie ou de la qualité médiocre est d'offrir un bien pour moins qu'il en coûte à produire, on décourage ainsi la production et on encourage la surconsommation. Ce principe s'applique bien sûr à l'eau potable et le mode utilisateur payeur est probablement le meilleur moyen d'éviter cela. On pourrait même permettre à des entreprises privées de soumissionner pour offrir ce service, comme cela se fait à beaucoup d'endroits dans le monde. 
 
Pour le reste l'eau est une ressource comme les autres, il n'y a pas de problème à la vendre tant que les impacts sur l'environnement restent raisonnables. 
 
Ceci dit les ressources naturelles ne sont qu'un baume temporaire, on devient riche avec des pratiques économique saines qui favorisent le travail.  
 
Le Québec ne favorise pas le travail et il rêve parfois de s'en sortir grâce à ses ressources naturelles, un peu comme un BS qui rêve de gagner à la loto! Il y a quelque chose d'un peu pathétique là dedans.

Pierre Brasseur, Vaudreuil

3 septembre 2008

Je suis farouchement contre l'exportation d'eau. Il y a beaucoup trop de données inconnues. Il est hors de question de prendre quelques risques que ce soit de miner notre propre sécurité hydrique. Je souhaite cependant que soit tarifée cette ressource, afin d'en cesser le gaspillage, augmenter nos réserves, sa valeur politique et nationale. 
 
Cette ressource est d'une valeur marchande, sociale et identitaire bien plus importante que 6,5 milliards de dollars de revenus éventuels. Le marché preneur de cette ressource est bien réel. Nos voisins assoiffés ont les dents longues. Ils sont aux aguets et veulent qu'on en vende. Ce ne sera pas très long avant que la nature exacte de leurs besoins et leurs exigences menacent nos politiques et brassent nos élus. Les cohortes de gens d'affaires se lèchent déjà la babine. Y a une piasse à faire là ! Cèderons-nous ? Il n'en est pas question. La puissance hydrique est d'un poids persuasif en croissance exponentiel. Mot clé : approvisionnement. 
 
Nous avons là, un sérieux choix de société à faire. Pour le faire de façon éclairé, nous devons prendre conscience de l'extraordinaire pouvoir que constituent nos réserves hydriques en Amérique du Nord. Ce dossier devrait permettre une nouvelle ferveur, une renaissance nationaliste au Québec. 
 
Tant que nous ne serons pas peuple souverain, conservons et augmentons jalousement nos réserves hydrique. Utilisons les avec prudence. Agissons fermement. Lorsque nous serons maître chez nous, nous pourrons distribuer cette ressource aux plus assoiffés de nos voisins aux conditions marchande que nous établirons avec sécurité. L'eau douce deviendra sans aucun doute une commodité cotée aux marchés, tout comme le pétrole. Je rêve d'un cartel des pays producteurs d'eau douce en Amérique du Nord, sous le leadership d'Eau-Québec inc.  
 
 
Mon choix actuel est clair et péremptoire. Touche pas à mon eau ! 

Michel Normandin, Montréal

3 septembre 2008

On ne peut pas exporter d'eau en vrac, point à la ligne. Techniquement, c'est faisable, mais ce n'est pas souhaitable du tout d'un point de vue environnemental. Si le Québec est riche en eau, ce n'est pas pour rien. C'est que les écosystèmes qui composent son territoire nécessitent beaucoup d'eau. Notre population en puise déjà beaucoup trop, il n'est simplement pas envisageable d'en exporter en masse. Les forêts, les rivières et les campagnes ne le supporteraient pas. 
 
Et puis, à quoi bon exporter des milliards de mètres cube d'eau au sud quand les Américains arrosent le désert sans vergogne? Las Vegas, une création totalement artificielle, a nécessité le détournement massif d'aquifères dont on découvre aujourd'hui avec horreur qu'ils n'étaient pas aussi renouvelables qu'on le pensait. Voulons-nous encourager ce genre de comportements irresponsables en aidant nos voisins à «patcher» le problème? Pour moi, non merci! Leur agriculture est menacée à cause des sécheresses? Tant pis pour eux, je ne vois pas pourquoi nous mettrions la nôtre en danger pour pallier leur inconséquence. Lorsqu'ils n'auront plus rien à manger, ils achèteront leurs produits chez-nous, ce sera plus payant que de leur vendre de quoi leur permettre un dernier sursaut, qui du reste ne pourrait qu'être ruineux pour nous, autant d'un point de vue écologique qu'économique. 

Olivier Bourbeau-Lemieux, Boucherville

3 septembre 2008

Je ne crois pas qu'il faut commencer à vendre notre eau. Si les Américains mettent la main sur notre eau, ils feront tout simplement comme ils font avec notre pétrole, ils en demanderont d'avantage. Le gouvernement doit nationaliser cette ressource qui est essentielle à la vie. Une nationalisation nous protègerait contre les entreprises privés qui voudraient profiter de cette occasion pour voler notre eau. Cependant, si le gouvernement vend notre eau et que l'argent revient totalement à l'état et que la quantité vendu est très bien contrôlé, je crois que cela serait bénéfique. Peut-être que ces revenus supplémentaires pourraient nous aider à améliorer l'éducation ainsi que la santé.  
 
Cependant, si le gouvernement fédéral nous demande de partager nos profits avec les autres provinces, je ne crois pas que nous devrions le faire, pour la simple et bonne raison, que l'Alberta ne veut pas partager ses surplus. Je ne vois pas pourquoi nous devrions le faire quand l'Alberta ne le fait pas.  
 
 
Merci.

Julien Dubeau, Trois-Rivières

3 septembre 2008

Ça fait des années que j'entends parler de l'eau d'ici et je me suis toujours demandé comment ce fait-il que nous n'avons pas fait comme plusieurs pays on fait avec le pétrole : NATIONALISATION ! 
L'eau, comme l'électricité, serait nationalisées et gèrée par une société d'État. 
Notre eau serait la propriété de tous les québécois. 
Comme ça elle serait protégée des rapaces comme Nestlé ou Coca-Cola. 
Et on ferait comme les gens de l'OPEP; on vend notre ressource et on compte les milliards ..

Louis Barrière, Laval

3 septembre 2008

Il y a quelque chose d'éminemment dérangeant dans l'idée de vendre notre eau et tous conviendront qu'elle soulève des enjeux éthiques. L'eau n'est pas une marchandise comme les autres et, peut-être, n'en est pas une tout court.  
 
Il ne sert à rien de jouer à l'autruche : certains pays, certaines régions, manqueront d'eau dans un avenir très rapproché. À cet égard, il serait aussi immoral pour le Québec de garder pour lui seul cette eau que de la vendre.  
 
C'est pourquoi je propose que nous la troquions. Pourquoi, en effet, nous faudrait-il tout bonnement donner notre eau ? Ne pourrions-nous pas, au moins, obtenir quelque chose en retour ? La Californie en a besoin pour irriguer ses champs ? Ne pourrions-nous pas obtenir des tonnes de fruits et légumes en retour ? Un tel pays producteur de pétrole en a besoin pour abreuver sa population ? Ne pourrions-nous pas obtenir de l'or noir en retour ? Tel autre n'est qu'une république de bananes ? Soit ! Qu'elle nous envoie alors des bananes... 
À condition de rentrer, au minimum, dans nos coûts de production, cette solution a au moins l'avantage d'écarter l'hypothèse d'un profit immonde avec une ressource qui, si on en manque, se révèle être aussi indispensable que l'air que nous respirons... 

Martin Coursol, Montréal

3 septembre 2008

Je n'ai rien contre l'exportation de notre ressource Eau. Elle est abondante et d'autres pays en ont grand besoin. Ce qui m'ennuie c'est la direction que prendront les bénéfices générés par cette exploitation. Cette ressource est la propriété des peuples, des États qui la possède. Tous les profits de son exploitation doivent donc revenir à ces États. Et dans un contexte de pénurie, je vois très bien un peuple en aider un autre. Les règles d'exploitation doivent être établies et appliquées par cet État, le seul en mesure de garantir sa protection. 
Exploiter la ressource Eau, c'est à dire l'extraire, l'entreposer et la distribuer, est 10 fois moins coûteux qu'exploiter la ressource Hydro-Électrique. Une société d'état, créée en ce sens, à l'instar d'Hydro-Québec, pourrait facilement y arriver au Québec, par exemple. Ce seront alors 100% des revenus qui seront engrangés et non un alléatoire 10% consentit par le secteur privé, qui, par surcroît, risque, encore une fois, de ne pas être en mesure de garantir sa qualité.

Jean Lajoie, Québec

3 septembre 2008

Un article de Daniel Green paru dans le Journal de Montréal de la semaine dernière a très bien planté les arguments de Marcel Boyer....La vie n'est pas uniquement dans les modèles économétriques.

Michael Emery, Rouyn-Noranda

 - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet - Cliquez pour consulter son carnet

2010

2009

2008

2007

2006