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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL


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Carnet Gérald Fillion

6 mai 2008

Taxer les pétrolières?


La hausse du prix du pétrole et de l'essence est un enjeu complexe. Au premier degré, il y a les automobilistes qui sont « choqués noirs » de se faire avoir par les pétrolières. Ensuite, il y a les économistes qui voient les chiffres d'inflation augmenter et qui s'inquiètent de l'impact de la hausse des prix sur le pouvoir d'achat des contribuables. Il y a aussi les militants de l'environnement qui ne s'émeuvent point de cette hausse des prix, affirmant qu'elle pousse les automobilistes à réduire l'utilisation de leur véhicule et à s'acheter de plus petites autos. Et puis, il y a des investisseurs qui se disent que ça sent bon les profits, les dividendes et les rendements de leurs avoirs dans les entreprises énergétiques.  
 
Il y a un gros tableau dans le fond de la salle, en guise de décor, le tableau idéologique qui surgit à la seule question: doit-on taxer les profits des pétrolières? 
 
Petro-Canada a fait 1,1 milliard de dollars de profits à son premier trimestre 2008, une hausse de 82 % sur une année. Aux États-Unis, Exxon Mobil (Esso) a encaissé un profit net de 10,9 milliards de dollars américains, en progression de 17 %. BP et Shell, en Europe, ont fait, ensemble, 16 milliards de dollars de bénéfices au cours des trois premiers mois de l'année. Les pétrolières profitent d'un baril de pétrole à 120 $, le double d'il y a un an. Elles investissent, embauchent, explorent. Malgré une baisse de la demande et une stagnation mondiale, les prix montent et les géants du pétrole font beaucoup beaucoup beaucoup (et tiens encore, beaucoup) d'argent. 
 
Doit-on taxer les pétrolières, je répète ma question? 
 
D'abord, elles paient déjà des impôts et des taxes de toutes sortes. Et plus elles font d'argent, plus elles en paient. Elles paient aussi des redevances aux différents gouvernements. C'est le cas notamment chez nous en Alberta et à Terre-Neuve-et-Labrador. Elles embauchent des milliers de travailleurs qui paient de l'impôt. Elles paient des taxes sur les revenus, elles contribuent aux régimes sociaux, elles participent largement à la richesse de nombreux pays, dont le Canada, bien sûr. Elles font grimper les fonds communs de placement possédant des actions pétrolières aussi. 
 
Ma question encore donc, doit-on taxer les pétrolières davantage? 
 
Pour ou contre? 
 
Dans le coin gauche, on répond oui. Les pétrolières contribuent à la richesse collective, mais entraînent une réduction du pouvoir d'achat, provoquent une augmentation des émissions de gaz à effet de serre. L'argent encaissé en profits n'est pas toujours réinvesti dans le développement de leurs activités, quand il ne circule pas ailleurs dans le conglomérat pour d'autres projets, ailleurs dans le monde. Ne serait-il pas approprié que les profits supplémentaires et gigantesques des pétrolières garnissent un peu plus les coffres de l'État et servent davantage à l'amélioration des services publics, plutôt que d'aller dans le portefeuille de quelques investisseurs qui empochent de gros dividendes? 
 
Dans le coin droit, on répond non, on ne doit pas taxer les entreprises. L'économiste Maurice Marchon, de HEC Montréal, disait récemment au Téléjournal midi que les gens n'ont qu'à acheter des actions des pétrolières pour profiter de la hausse des prix et des profits de ces entreprises. Est-ce que de surcharger les pétrolières de redevances fiscales n'entraînerait pas l'effet contraire, qui serait celui de réduire les investissements, d'entraîner des pertes d'emplois et, pour l'automobiliste, de provoquer de nouvelles hausses des prix de l'essence à la pompe? 
 
Le débat est mondial 
 
En Grande-Bretagne, le premier ministre Gordon Brown demande aux pétrolières de réinvestir tous leurs profits dans la recherche en mer du Nord. Aux États-Unis, voilà que le candidat à l'investiture démocrate pour la présidence du pays, Barack Obama, souhaite taxer les pétrolières. Il milite aussi en faveur d'une meilleure explication des hausses de prix à la pompe. Toutefois, il refuse de céder à la proposition de ses opposants Hillary Clinton et John McCain, qui croient que la taxe fédérale américaine devrait être suspendue au cours des prochains mois, afin de donner un répit aux contribuables automobilistes.  
 
En France, le premier ministre, François Fillon, affirme que toutes les taxes sur l'essence doivent servir à développer des énergies nouvelles, afin de faire face bientôt à une pénurie de pétrole, ou du moins à une stagnation de la production.  
 
Chez nous, le gouvernement fédéral ne bronche pas. Au Québec, le gouvernement a imposé une taxe verte que les pétrolières ont refilée aux automobilistes. Et le projet du ministre de l'Énergie Claude Béchard, qui visait à rendre plus transparentes les hausses et les baisses des prix de l'essence, n'a jamais été adopté. 
 
Les pétrolières ne sont pas gênées de faire autant d'argent et les pays membres de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) n'entendent pas agir pour réduire le prix. Les grandes entreprises et plusieurs pays qui ont nationalisé leur industrie énergétique profitent de la spéculation exponentielle sur le pétrole.  
 
La demande est appelée à augmenter, en raison de l'essor de plusieurs pays en développement. Certains économistes prévoient un baril de pétrole à 130 $ cet été, à 225 $ dans 4 ans. Il est bien possible que les résultats des pétrolières soient encore plus spectaculaires dans les prochaines années. La possibilité pour les gouvernements de puiser de nouveaux revenus est tentante, n'est-ce pas? 
 
Cela dit, pour la dernière fois, je pose la question: doit-on imposer de nouvelles taxes aux sociétés pétrolières? Si on devait aller dans cette direction, les pouvoirs publics devraient assurément trouver une façon d'éviter que les entreprises refilent la facture aux automobilistes et qu'elles retirent leurs billes de certains projets d'investissements.

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca
Gérald Fillion présente et analyse l'actualité économique à Radio-Canada. De 2004 à 2006, il a animé l'émission Capital Actions, où ont été abordés plusieurs enjeux socio-économiques: vieillissement de la population, dette publique, impact des réductions des émissions de gaz à effet de serre sur l'économie, etc. Il y a reçu Henri-Paul Rousseau, Sir Richard Branson, Jacques Séguéla, Thierry Vandal, Frank Dottori, Éric Laurent, Laurent Beaudoin, Stephen Jarislowsky et Lino Saputo fils, pour ne nommer que ceux-là! 
 
De 2001 à 2004, Gérald a été journaliste-annonceur à la Bourse de Toronto, d'où il présentait les nouvelles économiques. Avant de se joindre à la Société, il a couvert les nouvelles internationales et économiques à TVA. Il est diplômé de l'Institut des valeurs mobilières du Canada et titulaire d'un baccalauréat en communications de l'Université du Québec à Montréal. 
 
On peut le voir du lundi au vendredi au Téléjournal (à 21 h HE à RDI et à 22 h HE à la première chaîne), au Téléjournal Montréal (18 h HE) et à RDI (16 h 15, 17 h 15 et 18 h 30 HE). On peut aussi l'entendre à 18 h 30 à L'heure des comptes et dans les émissions du retour à la maison partout au pays.

12 mai 2008

Il m'apparaît anormal qu'une entreprise fasse autant de profits au détriment de l'ensemble des citoyens. Certes, la question est complexe car l'essence semble un produit «de première nécessité» dans notre société. Il me semble qu'une taxe sur le pétrole dédiée à la recherche de substituts ou de carburants autre (voitures hybrides, diminutions de taxes pour hybrides et petites voitures, développement de nouveaux carburants, diminution des coûts du transport en commun) rendrait service à toute la société. 
 
Mais le véritable problème est la consommation d'essence. Il faut réussir à sortir de ce piège qui se referme inexorablement sur les citoyens. La solution, à moyen et long terme, est de trouver les moyens de ne plus utiliser d'essence.

Marie Bouchard, Mont-St-Hilaire

10 mai 2008

J' ai lut avec interet les commentaire a se sujet et fut asser impressioner et rassure par le votre Mr. Fillion. En se qui concerne le sujet des taxe sur les profits j' ai comme le sentiment que certain commentaire manque le sujet. Le prix a pompe est autre chause que les Profit et la taxation de cela, oui est je tord. 
Le prix a la pompe est une bonne chause pour notre emvironement, le changement de nos meurs et le developement de nouvelle technology et system basser sur des energy renouvelable, donc le plus le prix monte le plus vite nous changerons nos meurs et implateron de nouvelles technologie au benefice de notre Terre meme et des generations avenir! Le problem avec un prix de petrol elever est surtout un dessastre pour des pays comme le Niger, le Cameroun ... ou les problemes ne manque pas et cela risque de destabiliser ses pays encore d' avantage. Tout comme la penurie alimentaire le fait deja. 
Il nous faut arrette de voir le Quebec, le Canada, le Japon ou la autre forme de groupe et de pays. Mais il est absolument imperatif de voir le Monde en entier et tous les humain ou nous risqueron d' autre guerres et famines, qui finirons par affecter serieusement meme le Quebec et le Canada! Tout system totalitaire est nefaste et destructif cela inclue le Capitalisme, Un Capitalisme totalitaire et sans regle ni restriction ou control et penaliter est un monstre tout aussi dangereux que le Faschisme ou le Stalinisme! Le Petrol doit etre Nationaliser et revenir sous le control des Nations Unies et celle ci doivent etre reformer! Il beaucoup a faire, vaus mieux commencer de suite!!!

Uwe Paschen, Soka, Japon

10 mai 2008

Suite à la nouvelle question de monsieur Fillion. Tout est lié en effet... 
La récente parade militaire à Moscou lors de la passation des pouvoirs au nouveau maître du Kremlin montre que les complexes militaro-industriels ne sont pas encore morts. L'art de la politique est un art complexe, c'est ce qui le rend intéressant. Jusqu'à présent, le monde se contente de saignées, ici ou ailleurs et depuis 60 ans, c'est ce qui s'est toujours fait. La tension une fois de plus au Liban est préoccupante et on peut croire que cela aura encore des effets sur le prix de « l'or noir » qui n'a jamais si bien porté son nom. 
La crise alimentaire est sérieuse, il ne faut pas se voiler la face et je dois dire honnêtement, j'ai actuellement honte de moi quand j'achète du riz ou des pâtes au supermarché, car ici encore la plupart d'entre nous pouvons nous payer cela. 
Le paradoxe est que les pays producteurs de pétrole reçoivent ce qu'on leur doit. Ni plus, ni moins. Mais la bonne nouvelle est que tout cela nous conduit à une meilleure conscience de notre réalité collective. Il faut donc se croiser les doigts et espérer que cette conscience renouvelée conduira les nations vers plus de compréhensions des uns envers les autres et surtout plus de solidarité.

Serge Drouginsky, Montréal

9 mai 2008

On parle beaucoup du prix de l'essence et des profits records des pétrolières en ce moment. Avant de sortir manifester dans les rues contre ces profits apparemment exagérés, il serait bon de faire quelques nuances. Voici à quoi ressemblent les profits des 3 plus grosses pétrolières américaines: 
 
1- Exxon Mobil (40,6 milliards de profits): Pour chaque dollar de vente, Exxon Mobil fait 10,9¢ de profit. 
 
2- Chevron (18,6 milliards de profits): Pour chaque dollar de vente, Chevron fait 8,9¢ de profit. 
 
3- ConocoPhillips (11,9 milliards de profits): Pour chaque dollar de vente, ConocoPhillips fait 6,7¢ de profit. 
 
À titre indicatif, pour chaque dollar d'essence vendu au Québec, le gouvernement provincial prélève en moyenne 15¢ en taxe. Si l'on additionne toutes les taxes des différents paliers gouvernementaux, pour chaque dollar d'essence vendu, le tribut versé aux gouvernements atteint presque 30¢.

David Gagnon, Montréal

9 mai 2008

Comment peut-on croire que nos gouvernements puissent aider à réduire le prix de l'essence quand ils profitent, autant que les pétrolières, d'un prix élevé de l'essence de par les taxes. 
 
Si j'étais à la tête d'une pétrolière,voyant arriver les voitures électriques et l'éthanol, je tenterais de maximiser mes profits le plus rapidement possible. 
 
À mon humble avis, la seule façon de faire bouger les choses serait justement de ne rien faire. C'est à dire que nous devrions tous rester à la maison jusqu'à ce que le prix de l'essence soit acceptable. 
 
Salutations.

Pierre Darveau, St-Jean-sur-Richelieu

9 mai 2008

J'ai une belle solution pour diminuer notre consommation de petrole: tous nos chers fans des dictateurs populistes d'Amerique Latine n'ont qu'a seulement prendre un vol aller-simple la prochaine qu'ils partent en vacances a Cuba ! ;-) 
 
Sinon, l'idee "le petrole a 2 piastres va nous faire du bien" est un peu ridicule, notre economie depend et dependra du petrole pour encore un bout de temps et ca peut nous faire tres mal. 
 
Concernant l'OPEC et certains economistes a deux balles qui nous disent que tout ca c'est la faute des speculateurs, je suis mort de rire... Le concept d'offre et de demande existe toujours et je refuse de croire que nous subissons un "premium speculatif" de 50$ !

Maxime Fortin, Londres

9 mai 2008

RÉPONSE: 
 
Ouf, que d'informations, que de points de vue, vraiment c'est un pur plaisir de vous lire et de compter sur des gens si intéressés et passionnés par les questions socio-économiques. C'est un lieu d'expression libre, de liberté d'expression, agréable, riche et respectueux. Je vous invite d'ailleurs à visiter notre section sur la liberté d'expression: radio-canada.ca/liberte. 
 
Bon. Je relance le débat pour la fin de semaine, je vous pose de nouvelles questions: les membres de l'OPEP prévoient des profits de 1 billion de dollars US en 2008 (1000 milliards de dollars), une hausse de 57 % par rapport à 2007. Est-ce qu'une somme aussi importante de richesse, concentrée dans les coffres de quelques pays, est un danger pour la cohésion sociale? Est-ce que la hausse des prix des aliments et de l'énergie peut provoquer des conflits, des guerres, des déséquilibres majeurs?  
 
Je sais que je sors un peu du champ économique, mais tout est lié, n'est-ce pas?

Gérald Fillion, Montréal

9 mai 2008

L'industrie du pétrole est contrôlée par un groupe restrint de grandes compagnies et d'états. C'est un produit essentiel. Le libre marché n'est pas suffisant pour contrôler l'appétit des producteurs. Il faudrait une intervention collective pour encadrer les prix et orienter les profits vers la recherche et le développement de solutions alternatives, dont le transport collectif.

Gagnon Jacques, St-Léonard

9 mai 2008

Moi je pense que les gens sont en train de se faire complètement avoir avec une hausse des prix qui ne redescendra probablement jamais. Les solutions alternatives ne seront pas moins chères une fois qu'elles seront disponibles en masse. Une fois que les gens seront habitué de payer un certains prix pour l'énergie il ne pourra que monter par la suite. 
 
En parlant d'énergie vous avez entendue parler de la fausse promotion de co-voiturage sur la rue Notre-Dame ? Je veux dire quelqu'un sait combien de personnes font du co-voiturage ? Vraiment ? C'est assé solide pour réserver des voies routières à une hypothèse mais pas assé pour développer un train de banlieu ou au gros minimum, un service régulier d'autobus ? On augmente le coût de la carte et on manque les plus belles occasions d'aller chercher de nouveaux clients !!

Hugo Manningham, Montréal

9 mai 2008

Selon moi, il est temps de taxer ou de faire payer des impôts à juste titre aux grandes entreprises. Il faut juste voir le niveau de taxation ou d'imposition versus le niveau de la population moyenne. C'est ridicule. La personne moyenne n'a pas le droit au même traitement de faveur. 
 
Maintenant taxer les entreprises pétrolières, il est plus que temps. Ces dernières déclarent des bénéfices faramineux. C'est sûr que l'on peut acheter leurs actions, mais le hic c'est que ce n'est pas tout le monde qui a les moyens financiers pour acheter des actions.

Valéry Dubois, Longueuil

9 mai 2008

Taxer les pétrolières: OUI. Vont-elles nous refiler la facture? OUI, Et tant mieux! Car lorsque que le prix du litre aura dépassé les 2$ du litre, les entreprises, les recherches et le développement des énergies renouvelables sera à vitesse grand V! Et moins on consommera du pétrole. C'est donc à dire que plus les pétrolières veulent faire du profit, plus elles se tirent dans le pied...!!! Ca ne se règlera pas du jour au lendemain. Ca va faire mal durant un certains temps. Mais comme ce qu'il s'est passé en 1789 avec la monarchie, les tête vont tombé avant qu'elles ne puisent tout le pétrole qui reste. Faisons confiance en l'innovation et le technologie... C'est à nos portes. Arrêtons de chialer et agissons plutôt. C'est ce qui va leur faire le plus mal...!!!

Claude Poudrier, Montréal

9 mai 2008

Je panse que c'est plus important dans le contexte actuel d'empecher la speculation ... comment faire ca ? ... il faut une strategie mondiale pour ca! 
En tout cas, l'idee est des s'en aller vers des sources d'energie plus propre et beaucoup plus efficace, parce-que meme si on trouve du petrol partout dans le monde nous finirons par etouffer sur la planete.

Catalin Calugaroiu, Brossard

9 mai 2008

Votre carnet porte à réfléchir énormément pour trouver des solutions. Nous nous préconisons la nationalisation mais comme le fédérale à déjà privatiser PETRO CAN il est impensable qu'il prenne en main cette ressource naturelle. Donc pour les Québécois-ses ils nous restent à élire un gouvernement qui prendra les moyens pour le bien de la NATION QUÉBÉCOISE! 
Il ne s'ait pas construit une seule rafinerie depuis 40 ans alors que la demande a augmenté. Le prix va bouleverser le quotidien de tous les Québécois-ses alors une solution envisgé est: 
1) Que les profits d'Hydro Québec (des milliards) sevent à construire une rafinerie ici au Québec. 
2) Que nos 2 chantiers navals construissent quelques navires citerne. 
3) Que l'on aille acheter notre pétrole là ou l'on peut l'avoir à meilleur prix pour le rafiner ici. 
M. Chavez serait très ouvert à nous vendre du brut à un bon prix comme il le fait pour d'autres pays au Sud et pour les pauvres à New York. Et le Mexique serait probablement ouvert aussi à aider un État comme le Québec en lui faisant un bon prix pour son brut et concurencer le Vénézuela. 
Les Québécois sont capables juste à regarder ce que la nationalisation de l'électricité a fait de bon pour le peuple au Québec. Pour celà bien, il nous faut élire un gouvernement qui prendra la décision d'AGIR pour le bien de la seule NATION francaise en Amérique. 
Quel beau cadeau pour le 400e aniversaires de Québec, berceau de la francophonie.  
Lorsque que l'on veut: On prend les moyens pour réussir! 
Lorsque que l'on veut pas réussir: On cherche des excuses. Démagogie/chiffres/analyses et opinions)

Richard Denis, Montréal

9 mai 2008

Voilà qui est une question bien compliquée. Il est simple et justifié selon moi de réagir aux profits des pétrolières. Par contre, quel sera l'effet direct d'une taxation à la source? La facture sera tout simplement transférée au consommateur. On pourrait avancer qu'une meilleure règlementation des profits acceptables pour une quantité donnée pourrait faire son bout de chemin mais ne soyons pas dupe. Les pétrolières emploient des gens intelligents qui sont payé pour trouver la faille qui permettra de faire un profit supplémentaire. Quoi d'autre alors? Il est simplement clair que beaucoup trop de domaines sont dépendants (directement ou indirectement) des combustibles fossiles. Mais certains domaines en bénéficient grandement (science des matériaux et autres) alors que d'autres, comme l'énergie et l'agriculture, se doivent d'être indépendants des fluctuations excessives du marché.  
 
La solution est drastique mais serait efficace comme un bon seuvrage: toutes les mesures qui provoqueront une réflexion massive de la population mèneront à une liberation de cette dépendance au pétrole. Je ne me ferai pas beaucoup d'amis ici et je comprends tout à fait l'impact sur tout les produits essentiels mais le choix que nous avons se situe plutôt au niveau du type de transition (majoritairement dépendant des combustibles fossiles vers un statut de ressource secondaire) que d'un choix à faire une transition ou non. Mieux vaut nous défaire de cette dépendance nettement d'attendre à la dernière goutte.  
 
La hausse du prix du pétrole nous sera bénéfique puisqu'elle nous forcera à passer à autre chose...

Julien Roberge, Vancouver, BC

8 mai 2008

Suite à votre carnet quant à la possibilité d'augmenter l'impôt des société pétrolières, je pense qu'elles sont assez taxées. Par contre, il y aurait avantage à stopper les subventions que l'on donne à ces entreprises, s'en est presque indécent, sans compter toute la pollution émise par ces entreprises.

Robert Cayer, Mont-Saint-Hilaire

8 mai 2008

Taxer les pétrolières, c'est donné le message à ces dernières de refiler les taxes aux consommateurs. Je crois qu'il serait beaucoup plus sein de voir nos gouvernements prendre des participations dans le capital-actions des entreprises qui exploitent des gisements pétroliers au Canada, comme l'a d'ailleurs fait Terre-Neuve récemment dans un projet au large de ces côtes. Une telle statégie permet de participer non seulement aux décisions mais aussi de profiter de la hausse des cours des produits pétroliers pour les consacrer à des fins d'investissements publics, comme par exemple le développement du transport en commun. Par ailleurs, il est inconcevable de voir encore rouler sur nos routes et surtout nos rues de gros véhicules utilitaires utilisés simplement pour se rendre au travail chaque jour. Afin de décourager l'achat de tels monstres, les taxes les concernant devrait être largement haussées pour en décourager l'achat. Les politiques gouvernementales doivent se donner les moyens d'avoir droit aux profits des pétrolières, mais elles doivent aussi donner le message d'une utilisation responsable des véhicules automobiles en tant que producteurs de gaz à effet de serre. Tôt ou tard, il faudra revoir entièrement notre relation au transport et au pétrole et repenser son utilisation dans nos économies.

François Paré, Québec

8 mai 2008

Ne pas nationaliser nos ressources car '... un monopole sans concurrence devient généralement inefficace'...  
 
Original... Je crois que même les pétrolières n'ont jamais utilisé cet argument...

Carl Aubé, Saint-Lambert

8 mai 2008

Faut-il que la vie soit devenue si terne qu'on en vénère nos fonds de pension et nos placements?! 
 
Mais quelle bonne idée que cette idée "d'investir" dans le vélo plutôt que dans le pétrole! 
 
Et puis pourquoi ne pas prendre l'habitude de négocier ce qu'on achète chez le marchand? Ce serait rigolo... Et on aurait l'impression d'avoir un certain pouvoir en tant que CONsommateur qui n'aurait plus à se publiciTAIRE... 
 
On a besoin de mettre en commun des ressources financières pour que la société se tienne. Et tous doivent y participer. 
 
Petite pensée pour terminer : 
"La FAIM des investisseurs justifie les moyens!" 
; )

Luc Brassard, Sept-Îles

8 mai 2008

L'énergie est à l'origine du mouvement en physique mécanique, sans énergie plus rien ne bouge comme ces gouvernements à la solde des transnationales Comment en sommes nous arriver à confier cette ressource à des capitaux non seulement spéculatifs mais en plus de cela étrangers... étrangers à toute forme de justice sociale. Un gouvernement qui se laisse convaincre par le privé de se priver de cette ressource se livre pieds et poings liés à la merci des spéculateurs.( En passant, faites un détour par le commentaire de Stéphane Poirier, il nous cite 2 belles réflexions; une de Mussolini et l'autre de Henry Ford) 
Le rôle prétendument assigné à la Banque centrale qui est de contrôler l'inflation en jouant avec le taux d'intérêt est tout à fait risible devant l'ampleur des augmentations du baril de pétrole. Le prix exorbitant de cette énergie place le gouvernement dans un état d'impuissance total ( étant client de nos ressource plutôt qu'exploitant et propriétaire) et toute taxation du précieux liquide surévalué serait immédiatement détourné vers le consommateur. La nationalisation ne peut pas être considéré comme un rêve, mais comme l'unique issue, car au rythme ou augmente le prix de la nourriture nous nous enlignons tout droit nous aussi vers la famine, et comme d'habitude les riches nieront les faits en inventant toutes sortes d'histoires pour nous endormir au gaz et qu'ils sont seuls à croire car ils sont les grands profiteurs de cette situation au détriment de la majorité. Leur discours n'est absolument plus crédible. J'imagine Diogène tout nu dans son baril vide de pétrole, sa lanterne allumée en plein jour et cherchant un homme de bonne foi dans un party de think tank néolibéral.

denis miron, montbeillard

8 mai 2008

Je vient de lire les dernier commentaire et je suis imprecioner par leur diversitees. 
Oui je suis en accord avec certain qui dissent que toute ressource Naturel devrais etre en pocession public, mais j' irrais meme plus loin pas seulement en pocession public mais aussi global, les ressource tel le Petrol, l' air meme l' eau, l' or, et les Poisson sont partie integral de la terre et donc ne peuvent apartenir a qui que ce soit, et doivent etre gere par un organisme a politique, neutre, international et avec une vission global et a long term, responsable sur le plan environemental et ecologique.... Je reve? non pas du tout! Si nous voulons vraiment la paix a long term a traver le Monde inci que une certaine stabilitee politic et economique il nous faudra alors commencer a voir les humains et le monde comme un! nous parlons de nos politicien comme si cela sont des Roi, mais il ne sont rien d' autre que les gerant du bien public, embocher par les electeurs et donc travaille pour nous et non les multinational! De meme pour les multinational et les entreprise celle ci doivent opere pour le bien de la comunautee et de l' environement et non nous autre pour leur bien. Bien sur chaque travail doit etre renumere et ceux qui font un meilleur travaille devrais avoir droit a d' avantage! Mais la Terre et ses bien ne nous apartien pas!! Nous en somme simplement les gerants et pour le moment nous somme de terible gerant!

Uwe Paschen, Soka, Japon

8 mai 2008

Couper tous les credits d impots dont elles appliquent avec amour...c est assez. Oui qu elles passent a la caisse comme tout le monde. Quel que soit les raisons qu elles evoquent en ce qui concerne leurs apports collectifs, je n ai aucune pitié tout comme ces dernieres lorsqu elles appliquent des hausses...c est assez.

martin hamel, Longueuil

8 mai 2008

Suite... 
Débattre des enjeux économiques entourant le pétrole aujourd'hui, c'est un peu comme planter son jardin en novembre, en se souciant si on a bien arrosé et engraisser nos plans. La tribune dont vous profitez, M. Fillion, servirait mieux vos lecteurs si vous traitiez des impacts économique réel et quotidien sur les marchés qui sont des résultantes directes de la hausse constante, inévitable et permanente (tel que reconnu par plusieurs PDG de multinationales de l'énergie (BP, Total, Shell)) des coûts et de la disponibilité énergétique sur nos modes de vie. En date d'aujourd'hui, rien ne nous permet de croire qu'il y aura résolution de la situation; hors, en adoptant une vision a très court terme et en refusant de reconnaître que des changements de politique drastique doivent être adopté, nos politiciens et medias (et ce carnet, par le fait meme) sous-entendent qu'avec de la bonne volonté et malgré notre inaction béante, tout pourra s'arranger. Ce sont aussi nos décideurs locaux qui, influencé par les meneurs d'opinions et les réseaux médiatique, ne semblent pas reconnaitre les conséquences actuelles et futures de leur inaction en matière d'organisation sociale lié a la variable énergétique (en fait, sur l'ensemble de nos modes de consommation, production et subsistance). Les changements climatique ont été un discours dominant lors des dernières années; à mon avis, la réingénierie énergétique mondiale prendra l'avant plan lors de la prochaine décennie.

Alain Boulianne, Le Bic

8 mai 2008

A la lecture (et relecture) de votre carnet et des commentaires émis, il me semble que ce débat économique en lien avec le monde pétrolier (taxer vs pas taxer) est de la poudre aux yeux dans l'optique de la réelle problématique qui se dessine avec l'augmentation des cours des prix (directement lies à la disponibilité) du pétrole. Comme vous en faite la démonstration dans votre premier paragraphe, c'est encore l'automobile et le prix a la pompe qui est central dans la construction de tout argumentaire pour ou contre les régîmes qui nous vendent l'énergie liquide. Hors, les répercussions sont infiniment plus grandes que les impacts sur nos déplacements ou sur nos revenus discrétionnaire. A la base de toute société qui peut vivre en paix, il y a l'alimentation, l'hébergement (le chauffage dans notre cas) et la sécurité. Hors, avec les prix ACTUELS de la resource en question, nous assistons présentement à la fin d'une époque, d'une ère qui dure depuis plus de cent ans. Certains auteurs, sociologues et politiciens parlent du début de la fin de l'homme-pétrole. Nous prenons pour acquis cette resource, au point ou plusieurs se vantent de faire confiance “a l'ingéniosité humaine, aux forces du marché qui sauront remplacer” cette denrée qui nous est permis d'extraire et consommer. Le processus de conscientisation et réalisation que, a ce jour, rien ne peut remplacer (tant par sa densité, sa mobilité, et son coût) la ressource énergétique pétrole me contraint a avoir une vision tout autre qu'économique de la situation présente.

Alain Boulianne, Le Bic

7 mai 2008

Si l'on s'arrête quelques instants et que l'on se rappelle des joies que le libre échange était supposé nous apporté, les vacances promises aux ainée(es) à la retraite,à tous les nouveaux programmes de bien être à la maison ou au travail, aux enfants qui seraient roi et reine du temps passé avec leur Maman .  
''Bof'' J'aime mieux ne pas y penser ...car depuis que le petrole est en hausse , il n'y a plus rien qui tient la logique. Il n'y a plus que les gouvernements qui font des surplus, les autres (classe moyenne) dégringoleront les uns après les autres ( ça ne fait que commencer ) et tout cela à cause en majeure partie parce que les gouvernements engrangent des profits en taxes de toutes sortes très mirobolants ; mais nous, l'ons continuent de payer toutes ces taxes possibles sous toutes les formes possibles et malheureusement , personnes ne semblent avoir le temps de compter et de se rendrent vraiment compte que la base de la survie  
( Pain, lait, oeufs et beurre ) vont doubler et même tripler en prix et ce dans un laps de temps très court . Même Costco ne laisse plus partir un client avec 3 sac de riz .???? 
Restriction s'impose . 
Finalement ! ! !! !! !!!

Albany Gagné, St-Martin

7 mai 2008

Les pétrolières font ce qu'elles sont supposées faire du mieux qu'elles peuvent: extraire le pétrole et le vendre. Le prix est fixé par l'offre et la demande. La ressource est de plus en plus convoité et il est normal qu'elle prenne de la valeur. Les compagnies minières font exactement la même chose avec les minerais qu'elles exploitent et les affaires vont plutôt bien pour elles aussi. Pourtant, personne ne parle de nationaliser l'or ou le cuivre... 
 
La différence avec le pétrole, c'est que les personnes en général n'ont pas su réduire leur dépendance face à la ressource et ils sont esclaves des pétrolières. Faut-il les taxer ou les nationaliser? Ni l'un ni l'autre. J'abonde dans le même sens qu'un commentaire précédent, il faut réduire notre situation de dépendance et développer des alternatives. J'aurai beaucoup de plaisir cet été à circuler à vélo quand le litre dépassera les 1,50$ ...

Louis Fortin, Montréal

7 mai 2008

Les taxes devraient-elles être accrues sur les pétrolières? 
 
Pourquoi accroître les taxes? 
 
Parce que les pétrolières font d'énormes profits? À qui vont ces profits? Aux actionnaires, dont un grand nombre sont les travailleurs canadiens par leurs fonds de retraite et par leurs fonds d'épargne. Si les Canadiens se sentent plus riches dûs à la croissance de leurs fonds d'épargne de différents types, ils consommeront plus et l'économie s'en portera mieux. 
 
Quand on pose la question- Les taxes devraient-elles être accrues sur les pétrolières- on assume par le fait même que les gouvernements utiliseraient mieux ces argents. Croyez-vous vraiment ça? 
 
De grâce, le secteur des ressources naturelles, du moins les minéraux et les hydrocarbures se portent bien. Laissons-les en paix!

André Forget, Magog

7 mai 2008

En principe, taxer davantage les pétrolières qui font des milliards de dollars, qui n'est pas tenté de dire oui oui. Cependant, je craindrais que ces puissantes industries puissent fermer le robinet, surtout si la taxation était localisée, comme une province ou un pays. Qu'arriverait-il dans un tel cas? Je me rappelle d'un certain Ministre du Québec qui était supposé mettre les pétrolières au pas. L'opération ne semble pas avoir été très loin.

Robert Rooke, Montréal

7 mai 2008

Les pétrolières font des milliards et des milliards de profit. 
Une concertation de tous les pays serait souhaitable afin de les forcer à nous vendre ce pétrole à un coût raisonnable.  
Quels en sont les moyens ? Est-ce que tous participeront ? 
La question est posée. 

Alain Brunelle, Québec

7 mai 2008

Oui je suis en facveur de taxer les pétrolieres ils nuisent énormément a l'économie.

Michel Poudrier, Brossard

7 mai 2008

Nationaliser serait le meilleurs pour le peuple. 
 
salut et bonne journée je vous laisse sur cest  
2 citations. 
"Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu'il s'agit en fait de l'intégration des pouvoirs de l'état et des pouvoirs du marché." 
Benito Mussolini  
 
"Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin." 
Henry Ford

Stephane Poirier, Québec

7 mai 2008

Lorsqu'on parle du prix de l'essence, on pense tout d'abord aux profits très élevés des pétrolières et on a raison. Le prix de l'essence n'encourage pas, à mon avis, la réduction de la consommation de façon significative, mais augmente sûrement le prix des denrées qu'on transport, entre autre, par camion.  
Par contre, on oublie souvent qu'environ le tiers du prix d'un litre d'essence se retrouve dans les coffres des gouvernements. Une diminution significative des taxes pourrait aussi aider les consommateurs et les industries et peut-être que ce geste pourrait influencer les pétrolières. Je sais que ce dernier bout de phrase relève probablement d'une grande naïveté mais, à l'inverse, si elles ne se laissent pas influencer, nos gouvernements pourront toujours les forcer en disant qu'ils ont donné l'exemple. 
 
 

Jacques Legault, lachenaie, Qc

7 mai 2008

Taxer n'apporte rien et les petrolieres, malgre leurs profits eleves, doivent investir de plus en plus en recherche et developement puisque le petrole actuel commence de plus en plus a se trouver dans de regions soient a risque, ou de plus en plus difficile a extraire. Par exemple, il y a 30 ans, avec les technologies de l'epoque, mais egalement a cause du prix du petrole, il n'etait pas viable d'exploiter les sables bitumineux. Les temps ont changes et voila que l'Alberta s'enricht. 
 
Que va-t-il arrive dans 20-30 ans? Il est facile de dire que les sources actuelles vont s'epuiser, mais combien d'autres sources restent-ils? A l'heure actuelle, elles ne sont pas exploitees, soit par contraintes politiques, technologiques ou monetaires. Par exemple, il peut ne pas etre payant d'exploiter certaines sources puisque le cout actuel du baril, combine avec nos connaissances technologiques actuelles, n'est pas assez eleve. Mais si le prix augmente, de meme que nos connaissances technologiques, il deviendra payant d'exploiter ces sources. C'est le meme principe avec les mines partout au pays. 
 
On peut toujours faire pression sur nos gouvernements si on veut legaliser des voitures electriques comme la ZENN afin de reduire notre dependance au petrole. Je n'en ai pas encore vue sur nos rues en C.-B., car il faut rappeller qu'elles n'etaient permises que sur les rues puisque ce ne sont pas des vehicules rapides. Par contre, selon le site du parti vert, Mr. Harper aurait de nouveaux changer la loi il y a 2 mois, rendant les vehicules comme la ZENN trop lents pour les rues en ville. Que va-t-il arriver en C.-B., ou on a un gouvernement qui s'est fermement engage a combattre les gaz a effets de serre et qui a ete la seule province a legaliser de telles voitures? Nous avons donc une loi provinciale en opposition avec une loi federale. Reste que nos alternatives au petrole sont encore minimes malgre la technologie qui existe, et qui est faite chez nous!

Mathieu Spenard, North Vancouver, C.-B.

7 mai 2008

Personnellement j'ai vu énormément plus de compagnies privée qui ont fait faillite que de gouvernements mal gérés leur ressources naturelles. 
 
Les acteurs principaux de notre cher système capitaliste n'en ont certainement rien à faire de garder le marché libre. S'ils peuvent tout acheter pour eux et fixer les prix, tant mieux. Regarder Microsoft. Allé donc dire à Bill à quel point le monopole est malsain pour le système économique actuel. Vous imaginez déjà sa réaction ? (Ou l'absence total de réaction ?) 
 
Donc, ''marché libre'' est aussi creux que ''compassion'' et ''socialisme''. Sur papier c'est bien beau, mais en pratique tout le monde cherche simplement à gagner un avantage décisif et les règles du jeu ne sont importantes que lorsqu'on se fait prendre. C'est les conséquences de l'attitude du super-primate : Confortables dans un système, tout le monde devrait performé comme lui, normal ! Il est si efficace alors tout le monde devrait faire pareil et bla bla bla bla... Les gens ne seront JAMAIS tous pareil. Les économistes sont mieux de s'en faire une idée maintenant. 
 
De toute façon le marché libre ça n'existera jamais alors essayer de le défendre bec et ongle... J'aime mieux prendre une chance de nationaliser et obtenir quelque chose en retour que de faire confiance à des inconnus qui feront tout pour être les seuls à profiter du produit.

Hugo Manningham, Montréal

7 mai 2008

Bonjour, 
 
À voir le nombre d'interventions, il semble que le sujet soit sensible ! Toutefois, à la lumière des commentaires déjà énoncés, il semble qu'il ne fasse pas taxer davantage les pétrolières. De plus, il faut être prudent face à la nationalisation puisque ceci enverrait un message négatif qui aurait des effets adverses sur l'investissement au Canada. En ce qui concerne la taxation, comme les taxes vertes, elles seront évidemment refilées aux consommateurs puisque la demande d'essence pour automobiles est très inélastique à court terme. Néanmoins, elles demeurent tentantes pour certains populistes. Et évidemment, pour l'environnement, la hausse des prix du pétrole est une bonne nouvelle pour stimuler la recherche et le développement d'énergies alternatives. 
 
Les pétrolières représentent un sujet intéressant et certaines avenues sont intéressantes. Certains ont mentionné les subventions que cette industrie reçoit, je ne suis pas personnellement au courant, ce qui semble particulièrement inapproprié. Une autre direction pourrait être de parler du lobby pétrolier et de son impact sur le développement et la règlementation des voitures électriques au Canada. Dans son édition de cette semaine, The Economist rapporte les commentaires et les inquiétudes de dirigeants de manufacturiers canadiens de ce type de voiture (ZENN, Dynasty) qui voient un biais politique dans le refus de Transport Canada de les autoriser sur nos routes, justifié par des problèmes de sécurité, alors que des milliers sont déjà en usage aux États-Unis. Finalement, il pourrait être intéressant de voir ce que le Bureau de la concurrence fait pour éviter la collusion sur le marché de l'essence. Il est facile de dire que les pétrolières fixent les prix, ce qui n'est pas acquis, mais le prouver est plus difficile. Théoriquement, cette situation ne serait pas durable si on promettait de protéger les pétrolières dénonciatrices et si on punissait les dénoncés, comme cela se fait dans certaines industries.

Pascal Bruneau, Longueuil

7 mai 2008

À vrai dire, je ne suis pas du tout contre le fait que l'on devienne moins bon en tant qu'humanité à extraire le pétrole... On met plus d'effort dans les ressources renouvelables, c'est plus politiquement payant entre autre. Ça rendrait tout le monde heureux, sauf les investisseurs qui cherchent des profits le plus rapidement possible.. car les forts rendements se font au détriment de quelque chose en général...

David Boivin, Gatineau

7 mai 2008

Pour ceux qui rêvent encore de nationalisation: 
 
La nationalisation n'a jamais rien réglé mais elle devient de moins en moins viable. Il ne suffit pas de posséder une ressource pour faire de l'argent avec, il faut aussi être capable de l'exploiter à un coût raisonnable.  
 
Or la ressource est de plus en plus difficile à obtenir et pour l'extraire il faut des moyens et des technologies de plus en plus sophistiqués. Une spécialité dans laquelle les compagnies pétrolières excellent. 
 
La nationalisation peut rendre l'état propriétaire d'une ressource mais en aucun cas lui permettre d'acquérir rapidement l'expertise nécessaire pour l'exploiter. (sans oublier qu'un monopole sans concurrence devient généralement inefficace).  
 
C'est le problème au Mexique par exemple où la société nationale Pemex aurait besoin d'exploiter les gisements dans le golfe mais ne dispose pas de l'expertise nécessaire.  
 
Au Venezuela les nationalisations ont fait fuir de nombreux spécialistes et la production en a grandement souffert. Ce pays se dirige tout droit vers la paupérisation style Castro. 
 
En Russie les anciens du KGB se débrouillent très bien pour éliminer la compétition (...) mais cela ne fait pas d'eux des experts pour extraire le gaz naturel, résultat la production s'en ressent et l'Europe de l'ouest qui dépend de ce fournisseur est très inquiète. 
 
Les exemples de ce type sont légions. Les seuls joueurs réellement efficaces sont les multinationales pétrolières (même si elle ne détiennent qu'une faible part du marché), les taxer davantage ne ferait qu'empirer les choses, c'est évident et c'est la dernière chose à faire dans ce secteur en crise.

Pierre Brasseur, Vaudreuil

7 mai 2008

Acheter des actions des pétrolières? compte tenu des bénéfices de pétro-canada (et des autres compagnies pétrolières comme syncrude...), on se demande plutot pourquoi on a privatisé cette entreprise qui était et qui sera davantage encore hyper-rentable! imaginez les bénéfices pour la société canadienne si pétro-canada était une société d'état! les autres pays exportateurs l'on bien compris et on TOUS nationalisé leurs entreprises pétrolières pendant que nous la privatisions... ce qui en fait les pays les plus riches de la planete.. et la population en profite bien plus, en terme de services, que de quelques actions....

Jean Philippe Détolle, Montréal

7 mai 2008

La seule réponse à une distribution équitable des richesses d'un pays passe par la nationalisation. Si taxes supplémentaires il y a, elles seront passées en douce au consommateur.  
La collusion existe on le sait très bien. Pour briser ce monopole, il faut absolument nationaliser pour que tous les citoyens '' s'enrichissent'' également. 
Il faut prendre le contrôle total de nos ressources (eau, forêt et sous-sol) et empêcher quiconque de nous saigner à blanc. Ça fait trop longtemps que ça dure!

Robert Soucy, Laterrière

7 mai 2008

Une proposition. Taxer d'avantage les pétrolières sur la proportion des bénéfices qui n'est pas réinvestis en prospection et développement. Car le voila le réel enjeux aujourd'hui; les bénéfices des entreprises pétrolières sont a des sommets car 1) la demande donc le volume sont a des sommets jamais connus et 2) les bénéfices sont plus « nets » que jamais, ceux-ci n'étant pas réinvestis en recherche, prospection et développement comme ils étaient lors du dernier siècle. La question pertinente, à mon point de vue, est pourquoi ce régime généralisé, sur la planète, du retrait des investissements en r&d (chaque dollar de profit qui n'est pas réinvestis s'ajoute aux profits)? Serait-ce qu'il n'y a plus de territoire "vierge" et facile (ou techniquement rentable) à explorer? Du point de vue de plusieurs sceptiques, la nationalisation des entreprises pétrolières sur la planète en est la cause, cette mouvance interdisant la prospection de l'entreprise privé sur des territoires "nationalisés". Peut-être bien que ces nations souveraines réalisent qu'il y a plus d'avantage à long terme a contrôler l'exportation et l'exploitation de cette ressource, "pour le bien des générations a venir", comme l'a si bien dit le prince Abdullah de l'Arabie Saoudite dans l'article de Spencer Swartx ( Wall Street Journal) du 19 avril 2008. Dans un monde ou tous s'entendent pour dire qu'il y a déjà rareté, une course folle pour épuiser les dernières ressources est peut-être bien plus dangereuse. Seul la hausse des prix a le pouvoir de ralentir l'inévitable. Mais de façon réaliste, a quoi bon ?

Alain Boulianne, Le Bic

7 mai 2008

Une précision à propos de la capacité des entreprises en général de faire payer leurs taxes et impôts par les consommateurs: le concept-clé ici est ce qu'on appelle dans le jargon l'élasticité-prix de la demande. La demande est élastique lorsqu'une hausse de prix entraîne une forte réduction de la consommation, et elle est inélastique lorsqu'on achète presque toujours autant du même produit, et ce même si le prix augmente beaucoup.  
 
Maintenant lorsqu'on taxe une entreprise (ou qu'on diminue ses subventions d'ailleurs), on augmente ses coûts, ce qui fait qu'elle n'offrira la même quantité de ce qu'elle produit que si le coût supplémentaire est entièrement payé par le consommateur. Si le consommateur n'est pas disposé à payer toute cette hausse, c'est-à-dire si la demande n'est pas parfaitement inélastique, alors toute hausse de prix s'accompagnera d'une baisse de la quantité consommée. C'est par le biais de cette diminution de quantité que les entreprises doivent alors accepter une baisse de leurs profits.  
 
En d'autres termes, plus la demande est élastique, plus les consommateurs réagissent aux hausses de prix en diminuant leur consommation, et moins les entreprises sont en mesure de leur transférer le fardeau de la taxation. Alors pour ce qui est des pétrolières, là est la question: fait-on le plein par nécessité ou par fantaisie? Si c'est par nécessité, alors les consommateurs paieront le gros de toute taxation puisqu'ils continueront de consommer malgré la hausse de prix. Sinon, on paiera d'autant moins de taxe qu'on achètera moins d'essence si les pétrolières tentent de nous refiler la facture. Que fera-t-on à votre avis?

Yvan St-Pierre, Lanaudière

7 mai 2008

Tous ces problèmes sur lequel nous donnons notre opinion proviennent du fait que l'économie des monopoles est en train de détruire les conditions économiques de la vie quotidienne du peuple, de tous les peuples. 
 
Comment empêcher les monopoles, avec tous les gouvernements et autres protecteurs à leur service, de détruire l'économie? Entre autres, par la destruction de milliers d'emplois, de la planète, des êtres humains qui meurent de faim, etc. 
 
Y a-t-il un seul monopole et un seul gouvernement à leur service qui se soient montré intéressé à régler le problème autrement qu'en formulant des voeux pieux? En montrant une volonté d'agir immédiatement? 
 
Pourquoi ce sont les intérêts des monopoles qui dictent les décisions plutôt que les besoins des communautés? 
 
Pourquoi les intérêts étroits des entreprises sont-ils placés au dessus du bien public? Pourquoi leurs «droits» sont-ils érigés en absolu? 
 
Comment les travailleurs/travailleuses peuvent exercer un contrôle sur leurs affaires et en particulier sur l'économie? N'est-il pas temps de prendre conscience que l'économie c'est d'abord l'affaire de ceux et celles qui produisent la richesse sociale dont bénéficient (ou pourraient bénéficier) tous les citoyens?

Jean-Yves Rioux, L'Assomption

7 mai 2008

Bonjour M. Fillion, 
 
la vraie question a été posée par M. Dulieu : taxer, oui mais pour faire quoi ? 
Je viens de la Ville de Québec. Je suis donc taxé par ma ville, ma commission scolaire, mon gouvernement provincial et mon gouvernement fédéral; sans compter que, chaque fois que je sors un sou de ma poche pour consommer, on me re-taxe. Et les banques me prélèvent des frais de service, et...et... ! Redonner encore plus d'argent aux fonsfons me semble périlleux. Pour le 400ème, on a fourni plus de 225 millions de $. à des gestionnaires (!). C'est bien beau, mais pendant que ma ville s'amuse, je slalome entre les nids de poules innombrables et je pète mes « rims de char » que je répare à mes frais; je cherche un médecin de famille depuis 18 mois; j'ai un voisin qui ne respecte pas les lois municipales depuis 2 ans, et les « fonsfons » de Québec étudient le dossier depuis ce temps ! Je crois rêver... 
Je suis d'accord pour taxer les profits des pétrolières, surtout que j'ai travaillé pour ces compagnies pendant plus de 10 ans et je vous jure que, si elles divulguaient toutes les conneries environnementales qu'elles font, leur image de citoyen corporatif serait encore plus entachée. Mais elles sont un mal nécessaire et inévitable, comme les dentistes. 
La solution ultime et la plus démocratique serait la nationalisation pure et simple de toutes les ressources stratégiques. Et ne venez pas me seriner les conneries néocapitalistes de productivité, de rendement, à tout prix. On parle du bien-être collectif et si ce bien-être a un coût, j'estime que l'on doit l'assumer. Regardez Hydro-Québec. C'est peut-être pas la compagnie la plus productive, selon les standards des frénétiques du rendement, mais ça marche. 
C'est étrange que l'on laisse les ressources naturelles aux mains des étrangers, mais que l'on nationalise l'alcool et le jeu. Une péripatéticienne me glissait à l'oreille (par hasard !) qu'elle avait hâte que son commerce soit nationalisé. Patience lui ai-je dit, vous êtes les prochains sur la liste. ;-)

René Trudel, Québec

7 mai 2008

Question de néophyte : 
 
Les pétrolières voudraient bien allé vendre ailleurs pour faire plus de profit mais comme ça ferait planter leur marché ici (ce qui aurait comme résultat de faire planter les autres de toute façon) elles se retiennent c'est bien ça ? 
 
On paye donc le prix de notre succès ?

Hugo Manningham, Montréal

7 mai 2008

Taxer les pétrolières donnera le même résultat que de pisser dans un violon: ils vont nous refiler la facture! Et juste en cas ou ils ne le feraient pas, pensez vous une seconde que les gouvernements nous remettraient ces fameuses taxes? j'ai fini de réver il y a belle lurette!!! 
Les matières premières d'un pays appartiennent au peuple et ce dernier doit en profiter.C'est un must moral à mon avis, mais cela prend aussi un gouvernement qui osera mettre ses culottes:l'exploitation du pétrole canadien devrait servir aux canadiens, soit au prix coûtant plus profits.Dans ce cas,on devrait payer le litre environ .20cts le litre à la pompe.Le surplus de production serait exporté au prix du marché actuel, comme cela se fait dans la majorité des pays producteurs.Pensez une seconde au coup de fouet que nous donnerions à notre économie! 
Cela ferait profiter le pays entier plutôt qu'une poignée de compagnies et spéculateurs(étrangers pour la plupart). 
Nous avons un des pays les plus riches en matières premières de la planète, et nous les payons au même prix qu'un pays qui n'en a pas......allô???????????

Fred Lutz, Abitibi

7 mai 2008

Bonjour, 
Avec des règles du jeu trop sévères, les pétrolières refilent toujours la facture au consommateur. Différents gouvernements l'ont déjà essayé et les résultats ne sont guères concluants. L'idéal, selon moi, serait d'accélérer l'homologation de différents véhicules 100% électriques existant déjà sur le marché (comme la ZENN fabriquée ici au Québec, qui est légale en C-Britannique, aux USA et en Europe mais pas au Québec!) afin que les citadins, entre autres, puissent acquérir un autre type de véhicule pour les déplacements courts, en ville. Ce mouvement de transformation ferait graduellement baisser la demande pour l'essence (en ville principalement) et ainsi, rendre plus efficaces les mécanismes de concurrence qui, pour le moment, finissent par être plutôt ridicules. Donc, ma stratégie serait plutôt de se dépêcher de couper l'herbe sous le pied de cette industrie plutôt que de retaxer encore et encore (taxes qu'on finit toujours par absorber à la pompe...) et continuer de ne rien faire au niveau de notre dépendance envers le pétrole. Vivement un changement au Québec à ce niveau. Il est ridicule d'avoir comme ressource naturelle l'hydro électricité et d'être encore, en 2008, autant dépendant du pétrole...

Eric Déry, Trois-Rivières

7 mai 2008

Quand on sait que 3 barils sont nécessaires pour obtenir un baril à partir des sables bitumineux, on se dit quel gaspillage. Les technologies pour l'extraction du pétrole des sables bitumineux ne sont pas à points. Technologies polluantes nécessitant beaucoup d'énergie. 
Tous les couts de production sont déductibles d'impôts et pourquoi pas les gaz qu'on produit? Bien oui, elles brûlent le gaz qu'elles produisent et elles sont payées pour le faire. Plus elles consomment lors du traitement des sables bitumineux plus elles reçoivent de subvention. Nos gouvernements encouragent le gaspillage. Nous tous payons des milliards aux pétrolières et elles nous le rendent par des prix exemplaires à la pompe. 
 
Mal gouverné que nous sommes : À Trois-Rivières nous avons un centre de développement sur l'Hydrogène, attaché à l'Université. À Trois-Rivières nous n'avons aucun poste de remplissage pour les véhicules qui roulent avec ce combustible. Simplement parce que personne, aucun citoyen de Trois-Rivières, aucun véhicule municipal, aucun professeur ne possède un tel véhicule. Alors un centre de l'hydrogène sa sert à quoi?  
 
Avec notre énergie propre hydro électricité, nous pourrions fabriquer de l'hydrogène et se suffire nous même. En passant la Norvège possèdent une flotte de véhicule Toyota fonctionnant à l'hydrogène et ils ont des postes de ravitaillement à l'hydrogène. 
 
Comme l'eau et les ressources naturelles, le pétrole appartient aux Canadiens. Nationalisons cette ressource afin de garder les profits chez nous. Et non pas plus de taxe, car les pétrolières vont simplement nous refiler ces taxes en y ajoutant des frais d'administration.

René Arseneault, Trois-Rivières

7 mai 2008

Bonjour monsieur Fillion, 
 
Que voila un debat interessant.Toutefois, la question fondamentale, me semble etre: taxer pour faire quoi. 
Si c est pour recuperer cette taxe dans le but de l investir dans des produits de substitution au petrole; on pourrait opiner du bonnet.Cependant pas dans n importe quel produit de substitution comme l a demontre avec effroi la frenesie de l ethanol. 
Ne serait-il pas, par ailleurs plus judicieux d assigner plusieurs objectifs a cette idee de taxation des super-profits des compagnies petrolieres. 
Le premier serait de freiner, par la mise au point d un contrat programme, l envolee du cout de l essence a la pompe en exigeant des compagnies petrolieres une transparence quant a la composition du cout de l essence. Le deuxieme, serait d obliger les compagnies petrolieres a constituer des stocks strategiques de trois mois de consommation moyenne. Ceci aurait le merite de ne pas voir se repercuter immediatement les hausses enregistrees sur les marches boursiers. 
D autre part, au-dela d un certain niveau de prix, le gouvernement devrait renoncer a profiter de la taxe qu il percoit, car au jour d aujourd hui, l augmenattion du prix d l essence, outre les interet des societes petrolieres qu elle sert, abreuve aussi comme par enchantement, les caisses de l etat. 
Ceci explique surement le peu d enthousiame que met monsieur Le Ministre Bechard a mettre en oeuvre ce qu il avait affirme.

Stephan Dulieu, Longueuil

7 mai 2008

Des lecteurs mal informés colportent les dires d'économisses rêveurs et de lucides qui vivent sur de l'illusion. 
On parle que c'est bon pour les travailleurs, actionnaires de fonds de pensions investis dans les pétrolières et autres domaines de l'énergie. 
Ha oui c'est bon pour les pensions mais trouvez moi un pensionné de l'état, du secteur privé pour qui la hausse du prix du pétrole fait en sorte que son chèque à la fin du mois AUGMENTE parce que le prix à la pompe est démesuré et que les pétrolières empochent des milliards? 
Lorsque vous allez retirer vos R I R E S bien vous n'aurez droit qu'à la limite permise et le reste vous sera taxé au max. En plus la pension de viellesse en sera diminié d'autant ou simplement pas là pour vous. Mais les profits des banques, pétrolières, leurs investissements à l'étranger seront très lucratifs mais pas pour les pensionnés. 
Le prix du pétrole augmente alors demandez à harper de hausser le chèque de pension de votre père ou mère juste pour voir si les milliards des pétrolières profitent aux pensionnés! Eux aussi on payé pour de l'essence toute leur vie et paient encore.

Richard Denis, Montréal

6 mai 2008

Je crois que l'on devrait faire comme tous les pays qui possèdent du pétrole, i.e. nationaliser cette richesse. Nous avions Petro-Canada et on l'a privatiser. J'aimerais bien, M. Filion, si un jour vous avez un peu de temps, de nous faire l'historique des évènements qui ont conduit à cette aberration. Vivement le prof Lauzon au pouvoir et nationalisons nos richesses collectives.

Serge Desjardins, Trois-Rivières

6 mai 2008

Excellente analyse, toutefois où se trouve la bonne réponse ? 
Les « libertariens » estiment que ce n'est pas à l'État de s'occuper d'économie et que trop de taxes tuent les taxes. Je ne sais pas s'ils ont raison. 
Certains partisans du socialisme estiment que certains secteurs de l'économie devraient être tout simplement nationalisés et que les ressources naturelles (et pas seulement le pétrole) sont le bien collectif de tous et que tous logiquement devraient en profiter. Ont-ils vraiment tort ? 
D'après moi, le problème n'est pas spécifiquement celui du prix que nous payons comme consommateur à la pompe, c'est plutôt de savoir qui peut se payer et pourra continuer de payer ce précieux breuvage. Poser la question n'est-ce pas déjà y répondre ? 
À t'on vraiment le droit de prendre toujours plus aux autres pour donner toujours plus à quelques uns ? Il est vrai que les fonds de retraite sont aussi actionnaires des pétrolières. Mais il y a aussi des citoyennes et des citoyens qui vont continuer de recevoir des retraites de misère tout simplement parce qu'ils ne peuvent pas avoir accès à certains instruments financiers. 
Récemment Radio Canada présentait un très bon reportage sur la Norvège. Les Norvégiens payent cher leur essence... mais en contre partie c'est un pays qui n'a pas de laissés pour compte, on favorise l'éducation des citoyens, on soutient les créateurs d'entreprises et on partage mieux les bénéfices. 
Conclusion : on peut taxer plus les pétrolières mais à condition de dépenser l'argent pour créer et produire plus de richesses... si possible renouvelables. Taxer pour taxer n'apporte que plus de fraudes et toujours plus d'inégalités.

Serge Drouginsky, Montréal

6 mai 2008

Bonjour à tous, 
 
En effet, comme l'a dit un commentaire précédent, il faudrait commencer par couper toutes formes d'aide gouvernementales aux monopoles pétroliers.  
 
Il faudrait plutôt investir cet argent dans le développement du transport sur rail, électrique autant que possible. 

Jean-Yves Rioux, L'Assomption

6 mai 2008

Un bon Carnet Mr. Fillion, et un sujet toujour de plus en plus actuelle! Personelement je suis de ceux qui suporte des Impos tres eleve pour toute compagny fesant des profit au dela de 10% des coup de production net! En se qui concerne les petroliere J' irrais meme au dela du a de simple facteur tel la recherche pour des alternative en resource d' energy. mais plus important les frais de depolution qui vont nous tomber sur la tete bientot! Oui il y a des gens qui profite des petroliere avec leur font de penssion ou autre mais cela sont une minorite et cela ne vient pas au profit de la societee ni de la majoritee des contribuables! De plus cette industrie est un vrai fleo environemental et devrais contribuer a payer pour un programe d' energy renouvelable et de decontamination des soll comme de L' Air et des eaus! Les grand Capitalistes profite bien des tax breacks et subventions de magniere exorbitante alors quand ils font des profits demesure il peuvent tout aussi bien paye des Tax pour reequilibrer la ballance au moin un peut!

Uwe Paschen, Soka, Japon

6 mai 2008

Monsieur Fillion et tout ceux qui vous lisent, 
Les taxes sont contre productive parce que ce sont les consommateur qui les paient en fin de compte. 
Mais expliqué moi pourquoi les pétrolière elle ne se gêne pas pour nous taxer? 
En effet près d'un milliard de dollard, ou plus selon les sources, en subvention ou exemption fiscale ont été octroyé au compagnies pétrolière. Cet argent n'est pas tombé du ciel, cet argent provient des poches des contribuables Canadien. En tant qu'investisseur pétrolier forcé je crois que je me suis fait arnaquer. Parce que si il s'agit vraiment des seules entreprises réellement privé restant sur la planète (sic Pierre Brasseur) je peux très aisément me passer de ceux qui ont besoin de quêter mon argent pour augmenter leur profit mirobolant et leur instinct cupide. 
Le pétrôle pue le sang et la bêtise humaine à plein nez, vraiment. 
 
Jean Santerre

Jean Santerre, Blainville

6 mai 2008

On sait très bien que les pétrolières refileraient immédiatement la facture aux automobilistes qui sont laissés sans défenses face a ces exploiteurs sans scrupule. Et ça ne donne rien non plus de perdre du temps a boycotter une ou l'autre de ces enseignes ils ont les mêmes propriétaires. Ce sont les mêmes actionnaires majoritairement et c'est évident qu ‘il y a collusion et que ces compagnies forment un monopole même si c'est difficile a prouver . 
La solution Pierre Trudeau l'avait laissé en héritage au peuple Canadien en lui donnant la propriété de Pétro - Canada que Brian Mulroney, ce valet par excellence de la haute finance et des multinationales, s‘est empressé de refiler a ses amis de la – free entreprise- 
Ca prend pas un cours classique pour comprendre que si on est propriétaire d'une pétrolière en tant que contribuable nous allons accumuler ces milliards de profit qu'ils nous est possible ensuite de réinvestir dans les infrastructures routières. 
Pourquoi toujours laisser une poigné d'individu devenir multimilliardaire au détriment des populations? 
Reveillons-nous, nationalisons Pétro – Canada ou encore comme le dit le prof Lauzon une raffinerie. 
C'est immoral de se laisser exploiter de la sorte. 
 
Fernand Turbide

Fernand Turbide, Ville Saguenay

6 mai 2008

Évidemment, mes dernières suggestions nécessitent une certaine intervention de l'état, ce qui, à en croire certains des plus irascibles commentateurs de ce forum (ce ne sont pas, par ailleurs, les plus modérés!), équivaudrait à faire confiance à une abominable mafia socialiste avide de sang (laissez-moi rire...). 
 
Il ne faut ni affronter, ni conforter les pétrolières. La pire chose à leur faire, c'est de les ignorer en allant voir ailleurs. Ce faisant, non seulement nous économisons, mais en plus, nous risquons de connaître une chute moins brutale le jour de l'épuisement des ressources d'hydrocarbures (ce qui est un fait scientifique avéré, car ce sont des ressources finies. On peut toujours nier, ou alors, rêver à de futures découvertes grandioses de nouveaux gisements. Mais les faits sont les faits: une ressource finie s'épuise, que ce soit dans dix ans ou dans deux mille ans. Et, comme dirait l'être, quand elle sera épuisée, il n'y en aura plus. On n'est jamais trop prudent; mieux vaut être prêt tôt que tard, surtout que la plupart des chercheurs sérieux en ce domaine estiment que la date fatidique de la fin du pétrole facile d'accès aura lieu dans quarante ans maximum. Mais bon, ces chercheurs, tous des bandits socialistes menteurs pelleteurs de nuages qui n'y connaissent rien!).

Olivier Bourbeau-Lemieux, Boucherville

6 mai 2008

Je ne crois pas qu'il faille taxer davantage les pétrolières pour la simple et bonne raison qu'elles parviendront toujours à refiler la facture aux consommateurs. Et, effectivement, si plusieurs pays se mettaient de la partie, cela pourrait aggraver la crise alimentaire mondiale (en rendant plus cher le carburant nécessaire au transport des denrées). En contrepartie, baisser les taxes sur le carburant serait une encore plus grande ineptie (dans la seconde suivante, les pétrolières hausseraient leurs prix et augmenteraient encore davantage leur marge de profit, le «libre marché» n'existant manifestement pas dans ce domaine, royaume de l'oligopole). 
 
La meilleure façon de «punir» les pétrolières, c'est de moins consommer ce qu'elles nous vendent. Je sais, c'est compliqué, il faut faire des efforts et, les efforts, les gens n'aiment pas ça. Mais, même si ce n'est pas toujours possible, on peut faire certains gestes en ce sens, par exemple, en utilisant le transport en commun. Ou même, simplement, en achetant des voitures moins énergivores. C'est déjà un début. 
 
Pour aller plus loin, il est également possible, si vous chauffez au mazout ou au gaz (et si, bien sûr, vous en avez les moyens...), d'adopter le chauffage à l'électricité (incidemment, l'argent que vous dépensez pour payer votre facture demeure, en principe, au Québec). 
 
Plus loin encore, vous pouvez faire pression sur notre gouvernement pour qu'il investisse davantage dans la recherche sur les autres sources d'énergie, renouvelables, de préférence. Vous pouvez aussi réclamer les nécessaires améliorations aux réseaux de transport en commun (au prix où en est le carburant, il est difficile de penser que l'électrification des plus importantes lignes de chemin de fer ne serait pas rentable...)

Olivier Bourbeau-Lemieux, Boucherville

6 mai 2008

C'est bizarre quand même, je pourrais reprendre les points de Monsieur Brasseur et construire une position totalement inverse. Comme il l'a si bien précisé, 10% des investissements dans le pétrole sont détenus au privé, ce n'est donc pas du tout un marché sain, libre où les compagnies se font une compétition correcte. Puisque c'est un marché ou les subventions pleuvent et qui aide les états à s'enrichir ailleurs, pourquoi ne pas faire la même chose chez nous? Il y a quelques bons exemples à suivre, nous pourrons, en tant qu'état, de juger de la production et de la gestion des revenu provenant du pétrole, pour ne pas faire exploser la valeur de notre monnaie et rester concurrentiels dans d'autre secteur de l'économie. De plus, nous pourrions d'aller chercher directement des revenus plutôt que indirectement par les retombés. Car, nous allons avoir une partie des retombés aussi !! Bravo à la Norvège! (et en passant, c'est beaucoup plus stable dans les pays où c'est gérer par l'état que l'inverse en général)

David Boivin, Gatineau

6 mai 2008

Il me semble qu'un peuple qui se respecte, un peuple qui veut bien vivre se doit d'élire des gens qui pensent au bien commun. Toutes les resource naturelles d'un pays se doivent d'appartenir au peuple. L'eau propre, l'air pur, le vent, les mines, Hydo électricité et bien sur le PÉTROLE. Oui il faut nationaliser les pétrolières, les profits doivent servir au bien commun: santé- éducation- infrastructures- pensions et la dette etc. 
Lorsque les profits sont démesurés, on appelle celà du VOL chez nous surtout que se n'ait que sur de la spéculation et non sur le prix réel. Les banques aussi, avant d.être privatiser c'est la banque du canada qui controlait les affaires. Es- ce que les banques ont abaissés l'intérêt en fonction des baisses de la banque du canada = NON, encore plus de profits au dépends du peuple. De toute facon aujourdh'ui, 90% des profits des banques et pétrolières vont à des actionnaires à l'extérieur du pays. Rien de bon pour le peuple et l.économie d'ici. Tous les profits DÉMESURÉS comme présentement font que tous les prix montent et aussi l'inflation. 
Certains morceaux d'une économie se doivent d'appartenir au peuple, la natioalisation est un outil nécessaire pour le bien d'une société qui se respecte. Les Québécois ne rirons pas fort lorsque les routes, la santé, les universités, l'Hydo Québec et les organismes gouvernementaux seront au main du privé!

Richard Denis, Montreal

6 mai 2008

Exxon fait 10 milliards de profit certe mais... la compagnie paye 30 milliards de dollars en taxes et impôts. 
 
Pour chaque dollar de profit, Exxon en verse 3 au gouvernement. 
 
Les pétrolières sont déjà emplement taxées. 
 
Surtout que plus de 70% de l'actionariat des pétrolières c'est "monsieur tout le monde". Quand une compagnie pétrolière fait des profits, c'est plus d'argent dans le fond de pension de la classe moyenne.

David Gagnon, Montréal

6 mai 2008

L'argument écologique, tout paternaliste soit-il, me semble parfaitement recevable pour justifier une taxation supplémentaire. Les automobilistes vont en payer la part du lion, évidemment, mais ça ne pose aucun problème dans cette perspective spécifique, au contraire. C'est bien en taxant les automobilistes qu'on affecte la consommation d'essence, que je sache. Et alors c'est une question purement politique. Moi, je suis plutôt pour, en passant, pas en tant qu'économiste, mais en tant que citoyen qui a acheté en bonne partie le discours sur le réchauffement de la planète. 
 
L'autre perspective par contre, plus populiste et anti-capitaliste, me laisse assez perplexe. Notamment cette idée d'imposer des pratiques coûteuses pour "informer" les consommateurs, pratiques dont ceux-ci paieraient aussi le prix, encore une fois, et qui en plus ne rapporteraient pas un rond supplémentaire à l'État. C'est bien vrai qu'il se fait d'important profits sur les marchés oligopolistiques, mais si l'on veut que les prix à la pompe baissent, c'est de la concurrence que ça prend, tout simplement, c'est-à-dire de nouvelles entreprises assez riches pour se frotter aux joueurs qui sont déjà sur ce marché. Or c'est pas demain la veille.  
 
Le plus drôle, c'est qu'à entendre nos solidaires patentés, il y a déjà bien assez de richesse en ce bas monde. Il ne faut surtout pas chercher à en faire plus. Pourtant, avec moins de concurrence, la richesse est concentrée entre moins de mains, non? Bien sûr, il y a toujours la nationalisation, mais lorsqu'on envoie le message que ce qui est payant sera confisqué par l'État, c'est pas spécialement attirant pour les investissements privés, et ça rend l'économie de plus en plus dépendante de la demande extérieure. Pas très convaincant, il me semble. Mais bon, je dois encore m'enfarger dans des détails, je suppose...

Yvan St-Pierre, Lanaudière

6 mai 2008

Bonjour Monsieur Fillion, 
 
J'ai lu votre carnet et j'ai bien confiance en Dieu. 
 
Mais delà à croire qu'une taxe supplémentaire va régler le problème, j'ai de sérieux doute.  
 
Toutes les nouvelles taxes sont TOUJOURS refilées aux contribuables. On est d'accord avec ce point ? 
 
La solution RATIONNELLE est une NATIONNALISATION, pure et simplement.  
 
En effet, ce serait détourné les profits des dites sociétés pour l'applquer à des réductions massives d'IMPÔTS de ces mêmes contribuables. Un peu ce que fait l'HYDRO-QUÉBEC avec ses augmentations de tarifs. 
 
Autrement, comment pouvons-nous réduire le prix du pétrole alors que nos Petro-voleuses s'enlignent sur les prix INTERNATIONNAUX ! ! ! 
 
Si vous obligez les sociétés à vendre moins cher au CANADA, vous avez le même problème ou, même pire, vous venez de créer un MARCHÉ NOIR. Référez-vous au marché des cigarettes.  
 
Et la journée que le CANADA proposerait la NATIONALISATION, soyez assuré que les USA feraient revenir leurs G.I. de l'Irak pour les aligner le long de notre frontière.  
 
J'ai lu dans les années 1970 le livre " L'ULTIMATUM" ? Un peu comme dans un roman de Jules Verne, nous serons alors, en plein de dans .......

Denis P. Labrie, Montréal

6 mai 2008

Tout d'abord, felicitation pour cette analyse qui montre bien les 2 cotes de la medaille. Je ne suis pas certain qu'on doive taxer d'avantage le carburant car il est deja assez cher, et cela ne contribuerait qu'a augmenter le prix de nos aliments puisque les couts de transports augmenteraient. Ajouter a cela les prix montant des grains, et la crise alimentaire qui sevit en ce moment ne serait que pire. 
 
Puisque les ressources de petroles aident des provinces canadiennes, et du meme coup, le pays entier, j'aimerais connaitre vos opinions sur le fait suivant. Il y a des etudes qui demontrent qu'il y a enormement de petrole en mer au large de l'ile de Vancouver et de Haida Gwaii (aussi connu sous les iles de la Reine Charlotte) en C.-B. Par contre, a cause d'un moratoire federal et provincial, l'exploration pour ce petrole, et son exploitation sont interdits. Victoria a fait venir des gens de la Norvege, un des pays qui est riche grace a son petrole en mer, et ils ont tous vu l'immense potentiel petrolier de la C.-B, qui est deja reconnue pour son gaz naturel. 
 
Je n'embarquerai pas dans les details, mais il y a des dangers. Nous sommes situes dans une zone sismique; Tofino sur la cote ouest de l'ile n'est qu'a 40km de la faille donc ca bouge frequemment. Les tempetes hivernales, qui peuvent facilement avoir la force d'ouragan, sont potentiellement dangereuse pour n'importe quelle catastrophe environnementale. 
 
Par contre, les reserves petrolieres mondiales qui sont actuellement exploitees diminuent a vue d'oeil. Devrions-nous proteger celles qui sont dangereuses a exploiter, ou, afin d'augmenter la production mondiale et en esperant stabiliser les prix, exploiter ces sources? Il ne faut pas oublier le potentiel pour tous les Canadiens, d'un ocean a l'autre, d'une telle decision.

Mathieu Spenard, North Vancouver, C.-B.

6 mai 2008

Il me semble qu'avant de taxer les pétrolières davantage, ne devrions nous pas couper les subventions? 
 
Ne serait-il pas mieux d'éliminer l'aide ou les crédits d'impôt pour l'exploration pétrolière ou toute autre activité de ces entreprises. Les aides financières devraient servir au démarrage d'entreprise ou afin de conserver des emplois chez nous. Quels que soient les coûts de l'exploration pétrolière, le prix actuel du baril de pétrole devrait être suffisant. Pour une fois que l'usine ne peut pas menacer de déménager en Chine(!); cessons les cadeaux. 
 
Qu'en est-il au juste monsieur Filion des différentes formes d'aide financière octroyées aux pétrolières au Canada?

Martin Hamel, Baie-des-Sables, QC

6 mai 2008

Nous avons besoin, comme société épanouie et viable, d'une sécurité financière et d'un partage entre les peuples. Le néolibéralisme prend trop de place sur le plan mondial. Les banques sont les moteurs de nos économies et ils sont privées. Les pétrolières s'enrichissent et les banques s'appauvrissent. Tout est à la spéculation. 
Par conséquent, pour le bien de cette planète et pour les nations de demain, il faut nationaliser les pétrolières et les banques.

Guy Primeau, St-Eustache

6 mai 2008

1) La majeure partie des compagnies pétrolières appartiennent à des fonds de pension. Les taxer est un exercice démagogique, inutile (les hausses iraient aux consommateurs), voire contre-productif. Ce serait comme assommer un des rares placements qui fonctionne bien ces temps ci. 
 
2) Les compagnies pétrolières ne contrôlent qu'une partie infime de la production mondiale de pétrole (sous les 10% si ma mémoire est bonne. Le reste est contrôlé par de sympathiques états comme le Venezuela, l'Iran, le Soudan et l'Arabie Saoudite. 
 
(Incidemment le Mexique songe à privatiser cette ressource notamment à cause de l'incurie de sa société nationale Pemex. En Iran il y a des pénuries à la pompe et la production diminue au Venezuela pour cause d'incompétence, etc...) 
 
En fait les compagnies pétrolières représentent ce qui reste de libre (bien peu) et de sain dans le marché mondial de l'énergie fossile. Elles font contrepartie au management inepte de cette ressource par des états tous plus incompétents que les autres (heureusement cela n'inclut pas le Canada et les USA qui sont parmi les rares pays à ne pas avoir nationalisé cette ressource).  
 
Bref les taxer davantage équivaudrait à attaquer le 10% sain d'un organisme à 90% malade. 
 
C'est précisément ce qu'il ne faut PAS faire.  
 
Les pétrolières font de l'argent, et bien tant mieux et souhaitons qu'elles en fassent encore davantage car elles profitent à nos fonds de pensions et surtout elles représentent le seul espoir de redressement dans ce marché malade de l'énergie. Plus les pétrolières seront fortes mieux ce sera.

Pierre Brasseur, Vaudreuil

6 mai 2008

Taxer les pétrolières, je dis non, 
Il y en a trop de taxes et ce pour tout le monde. 
 
Par contre comme citoyen corporatif, qui fait des milliards de dollars de profits avec les richesses du pays, je serais heureux qu'ils contribuent volontairement dans un fond pour baisser la dette nationale. La pilule serait plus douce a avaler pour la population esclave du pétrole. 
 
Je sais, c'est utopique, je vais rêver à autre chose. 
 
Bonne journée.

Réjean Carrière, Repentigny

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