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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL


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Cet espace de dialogue, de réflexion et de débat d'idées est aussi le vôtre. Nos carnetiers sont là, non pour mettre de l'avant leurs opinions, mais pour lancer une discussion et vous permettre de vous exprimer sur les événements marquants qui surviennent ici ou ailleurs dans le monde. Nous lisons tous les commentaires reçus, mais nous modérons chacun des carnets pour ne retenir que les commentaires les plus pertinents selon les sujets abordés. Seules les interventions signées et faites dans le respect d'autrui sont retenues. Pour en savoir plus, lisez
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Carnet Michel C. Auger

22 avril 2008

La page blanche


On entend souvent dire, ces jours-ci, que l'Action démocratique du Québec est en pleine crise de croissance. Ce qui expliquerait les cafouillages de tous ordres qui ont marqué les dernières semaines, des démissions fracassantes aux ennuis multiples du numéro deux du parti, Gilles Taillon. 
 
Bien sûr qu'il est difficile de passer, en quelques mois, du statut de parti non reconnu à l'Assemblée nationale au rôle beaucoup plus exigeant d'opposition officielle et de gouvernement en attente. Surtout quand la croissance a été subite et que plusieurs députés ont été les premiers surpris de leur propre élection. 
 
Mais la crise de croissance n'est pas le seul ou même le principal problème du parti de Mario Dumont ces temps-ci. Ce serait plutôt ce qu'on pourrait appeler le « syndrome de la page blanche ». 
 
L'ADQ qu'ils imaginaient 
 
C'est ce qui arrive souvent quand un parti a été le bénéficiaire d'un important vote de protestation. Les électeurs ne votent pas pour le programme du parti ou pour le chef. Ils votent pour exprimer leurs frustrations à l'égard des autres partis. 
 
C'est beaucoup ce qui s'est passé en mars 2007. Peu de gens ont passé beaucoup de temps à étudier le programme de l'ADQ, et les électeurs étaient bien conscients que l'équipe de candidats n'était pas la plus solide. Mais, pour toutes sortes de raisons, ils trouvaient que les deux autres partis ne méritaient pas leur vote. 
 
Pour ces électeurs, l'ADQ était une sorte de feuille blanche qu'ils pouvaient remplir à leur guise avec les priorités et les attentes qui étaient les leurs à ce moment-là. Mais depuis ce temps, l'ADQ, autant à l'Assemblée nationale qu'ailleurs, a rempli la feuille blanche avec ses propres priorités. Ce qui fait que bien des électeurs ne retrouvent pas nécessairement l'ADQ qu'ils avaient imaginée. 
 
C'est le cas de Mme Sylvie Tremblay, l'ex-vice-présidente du parti, qui a claqué la porte cette semaine. Elle viendrait de découvrir que le programme adéquiste pour les jeunes familles allait, dans les faits, encourager des femmes à rester à la maison. On peut trouver que c'est un peu tard pour une ex-candidate qui avait pourtant défendu ce programme lors de la dernière campagne. Il reste que c'est une illustration du syndrome de la page blanche. 
 
Un parti fortement centralisé 
 
Bien sûr, l'ADQ n'était pas du tout une page blanche. Elle avait un chef qui était là depuis plus d'une décennie, avec un entourage et des façons de faire bien établis. L'ADQ avait aussi des orientations politiques franchement campées à droite. La plateforme électorale peut varier d'élection en élection, mais certaines grandes orientations demeurent. 
 
De même, certaines façons de faire demeurent. L'ADQ reste un parti extrêmement centralisé, où le bureau du chef en mène beaucoup plus large que dans les autres formations politiques. 
 
En fait, la crise de croissance dont on parle tant est surtout due à un parti et à un chef qui n'ont pas adapté leurs méthodes à la nouvelle réalité. 
 
Les électeurs qui prêtaient un peu moins d'attention à la politique découvrent une ADQ qui leur semble soudain pas mal moins sympathique qu'au printemps dernier. La discipline de fer imposée au parti et au caucus a tendance à isoler l'ADQ, plutôt que de l'ouvrir sur de nouvelles réalités ou de nouvelles clientèles. 
 
Au lieu d'essayer de remplir la page blanche par de nouvelles idées, on a beaucoup essayé de valider celles qui avaient été avancées lors de la dernière campagne électorale. Ce qui donne souvent l'impression que l'ADQ revient inlassablement sur ses vieilles propositions, comme celle d'abolir les commissions scolaires, même quand elles ne déclenchent guère d'enthousiasme.

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca

Pendant 30 ans, Michel C. Auger a couvert l'actualité politique québécoise et canadienne pour une multitude de médias écrits, autant en français qu'en anglais. Il aura passé dix ans à la Tribune de la presse à Ottawa ce qui lui aura permis de couvrir huit campagnes fédérales, six élections au Québec, sans oublier trois référendums, plusieurs élections présidentielles aux États-Unis et même celle... d'un pape.

 
 

Mais la politique n'est pas son seul intérêt. Il a également été affecté à la couverture de la Cour suprême du Canada dans les années qui ont suivi l'adoption de la Charte canadienne des droits et libertés. Il a également assuré la couverture de plusieurs grandes commissions d'enquête, dont celle sur le dopage dans le sport qui avait suivi la disqualification du sprinter Ben Johnson et la commission Keable sur les activités des services de sécurité au Québec après la crise d'Octobre 1970.

 
 

Au cours des 15 dernières années, il a rédigé des chroniques pour plusieurs journaux dont Le Journal de Montréal, Le Soleil, The Edmonton Journal et The Globe and Mail et tenu un blogue sur Cyberpresse.ca.

Au printemps de 2007, il est devenu chef de bureau de Radio-Canada à l'Assemblée nationale, après des années à commenter l'actualité sur les ondes autant de Radio-Canada, de RDI, de CBC, de Télé-Québec et de TVA, où il a coanimé l'émission d'affaires publiques Larocque-Auger avec Paul Larocque.

Il tient maintenant ce carnet sur Radio-Canada.ca, en partie pour ne pas trop s'ennuyer de l'écriture...

28 avril 2008

La politique est un jeu... 
Un jour on encense Mario, ces jours ci on adore "Jeannô" et Pauline reste la mal aimée, la laissée pour compte... 
Demain qui sera notre politicien(ne) préféré(e) ? 
La politique est l'art de l'action... 
L'ADQ est confiné dans l'inaction et il n'est pas sûr que l'équipe Dumont soit une équipe de choc. 
Alors que faire ? 
Les électeurs(ices) désirent-ils (elle) un gouvernement majoritaire maintenant, tout de suite, immédiatement ? 
Vous connaissez la réponse évidemment ! 
À mon humble avis, l'ADQ est le seul parti au Québec qui pose actuellement de vraies questions et ma seule interrogation est de savoir, si ce parti est capable de formuler les bonnes réponses. 
La patience dit-on est la mère de toutes les vertus...

Serge Drouginsky, Montréal

26 avril 2008

Mario me rappelle le Peter's principle: 
il vient de frapper son seuil d'incompétence. 
Mario, c'est le jeune brillant proprio d'une PME qu'il vient de vendre à une multinationale et à qui on demande d'en diriger les destinées. 
Lui qui n'a jamais établi un plan stratégique, qui n'a jamais eu d'équipe, deveint dépassé...et il déçoit les gens de son entourage qui se répètent : s'il était demeuré avec le PLQ, il serait un bras droit de Charest.

Yves Graton, Ste.julie

26 avril 2008

Votre commentaire explique bien le problème actuel de l'ADQ, monsieur Auger. Mais une fois cette crise de croissance traversée, que deviendra l'ADQ, selon vous? 
 
Il deviendra un parti comme les autres, avec leurs mêmes qualités, et leurs mêmes défauts. Ce qu'il faut, au Québec, c'est un gouvernement qui fait moins de consultation - lire "de commissions", et plus d'action. Et il semble que ce ne soit pas dans la liste des priorités de l'ADQ. Dumont lui-même a eu une peur bleue de devenir premier ministre, lors des dernières élections; voulez-vous bien me dire, alors, pourquoi il se présentait là? 
 
@ Jean-François Ranger: Les ampoules fluocompactes dégagent aussi beaucoup moins de chaleur que les ampoules incandescentes, ce qui veut dire que le chauffage travaillera davantage, en hiver. De plus, H-Q doit les subventionner, ce qui n'est pas de bonne augure. Finalement, ces ampoules contiennent du mercure, ce qui forcera à les jeter avec les déchets dangereux, le moment venu. Et bonne chance avec les retombées, si vous en brisez une! Pensez-y, la prochaine fois!

Richard Dupuis, Anjou

25 avril 2008

Les électeurs s'attendaient propablement que M.Dumont maintenant chef de l'opposition officiel trouverait de bonnes solutions aux problèmes qu'ils dénonçaient si fort. La convertion des musulmans et des juifs au catholitiste peut-être ? Peut-être espéraient-ils que Mario Dumont convaiquerait les chirurgiens d'opérer gratuitement tous les malades dans leurs cliniques privés?

Suzanne Lauzière, Mascouche

24 avril 2008

L'ADQ m'apparaît plutôt comme l'Action pour Démanteler le Québec.  
 
Aucune "construction" en vue; seulement du démantèlement.  
 
La page blanche de l'ADQ s'avère être une coquille vide. 
 
 

Luc Brassard, Sept-Îles

23 avril 2008

Bonjour, 
 
J'ai écouté l'excellent et choquant documentaire «The 11th Hour» hier, le jour de la Terre, et malgré que j'étais convaincu depuis longtemps sur l'importance de l'action face aux changements climatiques, ce film est un coup dur. 
 
À force de voir nos politiciens tourner en rond et essayer de gagner du précieux temps avant de prendre action dans le domaine de l'environnement, on fini par se dire qu'ils devraient tous prendre la porte rapidement et faire place à ceux qui comprennent les enjeux d'aujourd'hui.  
 
Ils peuvent débattre tant qu'il veulent sur les petits sujets du jour, rien n'a de l'importance si on ne met pas l'environnement au premier plan. Notre planète ne sera peut-être plus habitable dans 60 ans. À quoi auront servi les chèque de 100$ de Dumont, la souveraineté de Marois ou les baisses d'impôts de Charest?  
 
Qu'est-ce que le Québec peut faire pour être les Leaders du changement dans cette cause? Comment pouvons-nous influencer les citoyens et les entreprises du Québec et du monde à changer leurs habitudes et leur faire comprendre qu'il est moins une? Des concours? Des subventions? Des crédits d'impôt? D'autres idées? Est-il possible de prendre position une fois pour toute et d'orienter nos gestes vers l'action?  
 
Au lieu d'encourager nos partis politiques à écrire de nouvelles pages blanches dans notre histoire, de tourner en rond et de pousser les problèmes dans la cours de la prochaine génération, il serait grand temps d'écrire notre première page verte.  
 
Ce que nous avons besoin est carrément une révolution verte. Partout. 
 
Saviez-vous que les ampoules fluocompactes consomment 75% moins d'énergie et dure 12 fois plus longtemps que nos désuettes ampoules à incandescance? Nous pourrions économiser 1.14 milliards de mégawatts par année si on s'y mettaient tous au Québec seulement. Hydro-Québec rembourse jusqu'à 25$ d'achat pour ces nouvelles ampoules fluocompactes. 
 
Informez-vous, prenez position et agissez pour le bien de l'environnement.

Jean-Francois Ranger, Montréal

23 avril 2008

L'électorat se reveille-t-il enfin ? 
 
Enfin les Québécois comprennent que l'ADQ, malgré leur discour, est et sera toujours un parti politique comme les autres.  
 
Soyons sérieux une seconde , comment un homme qui travaille en solitaire depuis plus d'une dizaine d'année et qui n'a réussi à recruter qu'une bande de débutant peut être un prétendant sérieux au poste de premier ministre.  
 
La seule chose que Marion Dumont a prouvé jusqu'ici c'est sa capacité d"émettre des déclarations chocs .  
 
J'oubliais , il est en train de nous prouver aussi, hors de tous doutes qu'il n'a pas ce qu'il faut pour administrer une province et encore moins l'équipe pour le faire.

Jean Luc Michaud, L'Ancienne-Lorette

23 avril 2008

Plusieurs québécois ont voté adéquiste pour réveiller le gouvernement et lui envoyer un message!  
Personnellement , Mario et son équipe : the show is finish... 
Trop monter et trop croire c'est descendre et se défaire. 
A mon avis , si élection il y a ce sera : parti libéral et parti québécois. 
Il ne faut rien prendre pour acquis et les gens ne sont pas cons.

Claire Thibaudeau, Sherbrooke

23 avril 2008

La vraie raison pour laquelle il y a tant d'ADQ-bashing ces derniers temps, c'est parce que toute l'attention est sur ce aprti, depuis plus d'un an! 
 
Qui parle du Parti libéral, qui`gouverne comme un pépère assis dans son sofa? 
 
Qui parle du PQ, qui n'a aucune nouvelle idée à avancer et qui parle de sujets complètement déconnectés de la réalité et du quotidien des gens? 
 
Et M. Auger, faudrait vous brancher! Quand l'ADQ avance de nouvelle idées, vous les déplorez en disant qu'ils se contredisent, et quand ils remettent de l'avant des idées déjà avncées, vous dites que ça fait vieux jeu!! 
 
C'est officiel : il n'y a qu'un parti qui travaille vraiment et qui essaie de changer les choses, les autres sont vieux et désuets et ne font pas grand chose.

Steve Boucher, Québec

23 avril 2008

Je doute fort que les électeurs se soient plus pencher sur le programme des autres parties et avouez-le, vous devez vous en douter aussi. Il est plutôt malsain de dépeindre un vote pour l'ADQ comme une simple erreur de parcourt. Sans être une solution en soi, la présence d'un 3e partie politique mettra fin à une monarchie à deux tête qui nous menait nul part. 
 
L'ADQ repose sur les épaules de Dumont en passant et vous le décrivez comme très centralisé (donc, quelle surprise..). Étrange de ne pas rappeler à quel point Charest est un turncoat qui mets dehors quiconque ne suit pas sa ligne de partie ? Pas très rassurant comme premier ministre mais les journalistes ne posent que très peux de questions dans ces temps là. Quel surprise. Les renvoies de M. Séguin et M. Mulclair en exemple méritaint plus qu'un simple éditorial mais Radio-Canada et le partie libéral, c'est toute une histoire.

Hugo Manningham, Montréal

23 avril 2008

Il y a actuellement 2 partis à l'Assemblée Nationale: le Parti Libéral (parce qu'il sont au pouvoir) et le Parti Québécois ( parce qu'on entend plsu souvent parler d'eux). À lire les nouvelles, on a l'impression que c'est le PQ quiforment l'opposition officielle. Comme toujours, l'ADQ semble trainer derrière. Lorsqu'un événement important survient, ils sont souvent les derniers à réagir, lorsqu'il réagissent. Il semble bien que Mario Dumont et son parti n'aient pas réussi à prendre la place qui leur revenaient après l''élection: la place de l'opposition officielle.

Louis-Gabriel Toupin, Trois-Rivières

23 avril 2008

M. Auger, vous avez vu juste. Ce parti n'est pas seulement le parti d'un seul homme, mais celui de ses militants les plus acharnés, campés très à droite. Il suffit de lire le programme caché de son aile jeunesse « informelle », la « Coalition des Esprist libre/contre les Vaches Sacrées » pour s'en rendre compte. Bon nombre des blogueurs adéquistes/conservateurs expriment depuis longtemps des opinions ne rejoignant pas ces nouveaux électeurs protestataires, mais refusent d'admettre que ce vote est indépendant des idées qu'ils défendent. Alors les dissidents, comme on peut le voir, sont frappés de l'anathème, par le parti puis le chef. Le cas de l'ex-vice-présidente du parti n'est qu'un début.

Alain Pérusse, Montréal

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