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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL


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Carnet Gérald Fillion

4 avril 2008

L'éthanol et la faim dans le monde


Nous apprenions récemment que le Programme alimentaire mondial de l'ONU et l'Agence américaine pour le développement international doivent réduire leur aide aux populations affamées d'Afrique, d'Asie centrale et d'Amérique latine. Les deux institutions manquent d'argent et ont de plus en plus de difficulté à répondre adéquatement à la demande.  
 
Le Programme alimentaire a lancé un appel à l'aide de 500 millions de dollars et l'Agence américaine prévoit que son déficit budgétaire atteindra 200 millions de dollars d'ici la fin de l'année. Des millions de personnes souffriraient déjà de la faim quotidiennement. 
 
La raison qui explique cette triste situation, c'est la hausse considérable des denrées alimentaires depuis 1 an. Les prix des aliments ont grimpé de 40 % en 2007. Les prix du blé, du maïs et du riz, eux, ont plus que doublé en raison de la demande grandissante de la part des pays émergents et parce que nombre de produits agricoles servent aujourd'hui à fabriquer de l'éthanol et des biocarburants, dont plusieurs servent à nourrir les automobiles et camions.  
 
Il est aujourd'hui incroyable de constater que ce qui était vu comme une avancée environnementale – la production d'éthanol – est considéré comme une très mauvaise idée, dommageable pour la planète et ses habitants.  
 
L'éthanol au banc des accusés 
 
Une enquête du Time confirme ce que plusieurs chercheurs ont constaté depuis quelque temps: « L'éthanol augmente les émissions de gaz à effet de serre, détruit des forêts et provoque une inflation des prix des aliments. » Certes, d'un point de vue économique, la production d'éthanol a été positive pour les agriculteurs américains et brésiliens notamment. « Mais le problème fondamental avec la plupart des biocarburants, écrit le Times dans son numéro du 7 avril 2008, est incroyablement simple, même si les chercheurs l'ont ignoré jusqu'à maintenant: utiliser des terres pour cultiver des denrées qui vont servir à des carburants mène à la destruction des forêts, des zones humides, des surfaces vertes qui emmagasinent des quantités de carbone. »  
 
Aujourd'hui, environ 20 % de la production de maïs chez nos voisins du sud sert à alimenter les usines d'éthanol. De plus en plus de producteurs de soya ont décidé de transformer leur terre en culture du maïs pour profiter de la manne, ce qui a contribué à une poussée à la hausse également des prix du soya.  
 
Étant donné que la demande, elle, est toujours au rendez-vous pour le soya, des producteurs brésiliens ont choisi, à leur tour, de laisser tomber l'élevage animal et d'utiliser leur terre pour cultiver le soya. Les animaux déplacés ont été récupérés par des fermiers qui ont fait abattre des pans complets de la forêt de l'Amazonie ou de la savane (cerrado) pour y installer leurs bêtes.  
 
Dans les six derniers mois de 2007, c'est 300 000 hectares de forêt au Brésil qui ont été abattus. Un véritable domino qui conduit à l'échec de l'objectif visé: produire une énergie propre et bonne pour l'humanité.  
 
Saviez-vous qu'une personne pourrait être nourrie pendant 365 jours, une année, avec le maïs utilisé pour nourrir un véhicule utilitaire sport qui carbure à l'éthanol? 
 
Les dangers d'une crise sociale 
 
La hausse des prix des denrées, qui affecte d'abord les plus pauvres, peut conduire au chaos social. La Banque mondiale estime que la montée des prix des produits de base qu'on connaît actuellement pourrait créer des troubles dans une trentaine de pays. On rapporte d'ailleurs des affrontements au Maroc, en Afrique subsaharienne et en Thaïlande, où des producteurs de riz dorment dans leurs champs pour éviter de se faire voler leurs récoltes. 
 
Des pays ont aussi décidé d'imposer des taxes à l'exportation pour être en mesure de répondre à la demande intérieure. C'est ce qu'on fait notamment la Chine, l'Inde et le Vietnam pour leur production de riz, source première d'alimentation de 3 milliards de personnes dans le monde. 
 
Et, pour ajouter à tout cela, comme si c'était vraiment nécessaire, la spéculation, une fois de plus, contribue à la hausse des prix des produits agricoles. On sait que la demande pour ces produits va continuer de croître et plusieurs fonds spéculatifs en profitent pour déplacer des investissements malmenés par la crise financière vers des contrats sur des produits alimentaires. Pour une fois, l'éclatement d'une bulle, celle des prix alimentaires, est à souhaiter...  
 
Sources: Bloomberg, Courrier international, The Economist, The Globe and Mail, Time, The Washington Post.

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Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca
Gérald Fillion présente et analyse l'actualité économique à Radio-Canada. De 2004 à 2006, il a animé l'émission Capital Actions, où ont été abordés plusieurs enjeux socio-économiques: vieillissement de la population, dette publique, impact des réductions des émissions de gaz à effet de serre sur l'économie, etc. Il y a reçu Henri-Paul Rousseau, Sir Richard Branson, Jacques Séguéla, Thierry Vandal, Frank Dottori, Éric Laurent, Laurent Beaudoin, Stephen Jarislowsky et Lino Saputo fils, pour ne nommer que ceux-là! 
 
De 2001 à 2004, Gérald a été journaliste-annonceur à la Bourse de Toronto, d'où il présentait les nouvelles économiques. Avant de se joindre à la Société, il a couvert les nouvelles internationales et économiques à TVA. Il est diplômé de l'Institut des valeurs mobilières du Canada et titulaire d'un baccalauréat en communications de l'Université du Québec à Montréal. 
 
On peut le voir du lundi au vendredi au Téléjournal (à 21 h HE à RDI et à 22 h HE à la première chaîne), au Téléjournal Montréal (18 h HE) et à RDI (16 h 15, 17 h 15 et 18 h 30 HE). On peut aussi l'entendre à 18 h 30 à L'heure des comptes et dans les émissions du retour à la maison partout au pays.

10 avril 2008

Merci à tous d'avoir participé si généreusement à ce carnet. 
 
RÉPONSE à Yvan St-Pierre: loin de moi l'intention de remettre en question le choix collectif que nous avons fait de participer avec enthousiasme au libre marché mondial. Je voulais surtout souligner que la fluctuation des prix des aliments est tributaire de l'offre et de la demande et de l'existence d'une spéculation grandissante. Et, très honnêtement, c'est problématique. Le Wall Street Journal en fait état dans son édition de ce matin, jeudi: l'inflation est de retour. À 2,6 %, le taux d'inflation projeté par le FMI en 2008 dans les pays riches sera le plus élevé depuis 1995. Pour ce qui est des pays émergents, le taux d'inflation devrait atteindre 7,4 % cette année. Alors, c'est un constat, et je vous avoue que je n'ai pas de solutions toute prêtes. Sinon, imaginez combien je serais populaire, tout d'un coup. Au plaisir...  
 
À Renart L'éveillé: vous comprendrez que ce genre de calcul s'appuie sur des moyennes.

Gérald Fillion, Montréal

10 avril 2008

La production d'éthanol, ce n'est pas le Klondike. L'éthanol doit être mélangée avec l'essence. Il existe présentement un goulot d'étranglement chez les mélangeurs américains, ce qui abaisse, à son tour, le prix de l'éthanol. À vrai dire, le prix de l'éthanol frôle la rentabilité. Il faut garder en tête que la production d'éthanol est quelquechose de relativement coûteux. Récemment, on a vu des usines d'éthanol en vente, démantelées. Très franchement, si l'éthanol veut survivre comme alternative économiquement viable à l'essence, il devra réduire ses coûts de production. 
 
On oublie également que lors de la fermentation de l'éthanol, il reste un sous-produit appellé « distillers grain » ou grains de distillats. Ce produit a une haute teneur en protéines et est utilisé pour nourrir les animaux.  
 
L'éthanol est un phénomène spécifique au maïs. La production d'éthanol, à partir de blé, est devenu quelquechose de carrément loufoque, d'un point de vue économique. On ne produit pas d'éthanol à partir de riz ou de protéines de soja. Pourtant, le prix de ces denrées a sérieusement augmenté. À vrai dire, le prix du maïs est resté relativement bas, comparé au blé, par exemple. Il n'y a donc pas de corollaire évident entre le prix du maïs et la production « accrue » d'éthanol. 
 
On pourrait même, au contraire, croire qu'à cause de la fausse spéculation entourant l'éthanol, les agriculteurs ont plantés plus de maïs. Ce qui a empêché cette denrée de grimper dramatiquement contrairement au blé. 
 
Les habitudes alimentaires, dans les pays émergents, comme la Chine, ont changées. On y consomme plus de boissons gazeuses, plus gras, plus de sucre (donc, plus de sirop de maïs), plus viande, plus de pain, de blé, plus de riz. Il existe clairement une relation causale entre le PIB par habitant et le nombre de calories ingérées par jour. L'obésité fait, par ailleurs, son apparition dans des pays comme l'Inde et la Chine.  
 
Si vous voulez mon avis, c'est plus de ce côté qu'il faut chercher.

Frédéric Picard, St-Jean-sur-Richelieu

10 avril 2008

Bonjour M. Fillion, 
 
Comme vous le savez, j'apprécie votre travail mais j'ai de fortes réserves sur les fondements de plusieurs de vos analyses. Je ne réagirai en fait ici qu'à une affirmation que vous avez glissée parmi les commentaires. Vous avez écrit en effet que la hausse des prix dont vous parlez était "attribuable" au libre marché. Or entendons-nous sur le sens très restreint dans lequel cette proposition pourrait être vraie: étant donné les pressions réelles sur la demande et sur l'offre, le libre marché fait en sorte que leur ajustement mutuel se fasse par une hausse des prix plutôt que par une baisse des quantités produites. La conclusion logique n'est donc pas que les dommages causés par cette hausse soient dûs au libre marché, puisqu'en son absence, on aurait faim quand même, mais cette fois parce que les étalages seraient vides.  
 
Au contraire en fait, le consensus des économistes est plutôt solide, quant au fait que, toutes choses égales par ailleurs, l'ajustement par les prix est plus fluide, plus rapide, et donc plus efficace au sens où les agents économiques en souffrent moins dans l'ensemble, que l'ajustement par les quantités. Je comprends qu'on ait peu d'appétit pour ce genre de considérations platement réalistes, mais pour paraphraser Paul et Paul, manifester contre la mort de Jimi Hendrix ne le ressuscitera pas. Il faut sans aucun doute remettre en question les croyances et les préférences qui mènent à ces situations dramatiques, mais le libre marché - sauf exceptions, et il y en a d'importantes - reste le meilleur moyen de tirer le meilleur parti des ressources que nous avons, à défaut d'une providence qui n'existe que dans nos rêves. 
 
Au plaisir encore.

Yvan St-Pierre, Lanaudière

10 avril 2008

10% d'éthanol dans la composition de l'essence des voitures...ouf! encore une idée sans bon sens. On doit mettre de l essences dans les tracteurs des cultivateurs de maîs...La loi américaine sur la sécurité énergétique votée récemment est sans doute là pour calmer les pressions internationales environnementales sur les USA. 
On oublie que pour faire de l'éthanol, il faut faire de la distillation et celle-ci se fait en brûlant encore un autre combustible qui est le gaz naturel ! ( ce qui a eu un effet sur les prix de ce combustible ces derniers 5 mois sur les marchés du gaz naturel...son prix est passé de 7$GJ à 10$JG ) Donc ce n est pas seulement les denrées alimentaires qui sont devenues plus coûteuses, mais des combustibles... 
 
Bienvenue dans un monde sans dessus dessous!

Philippe Kougioumoutzakis, Montréal

10 avril 2008

M.Fillion. 
 
ne manque-t'il pas quelque chose à cette question : 
 
« Saviez-vous qu'une personne pourrait être nourrie pendant 365 jours, une année, avec le maïs utilisé pour nourrir un véhicule utilitaire sport qui carbure à l'éthanol? » 
 
Comparativement, pendant combien de kilomètres le véhicule roulera-t-il?

Renart L'éveillé, Montréal

9 avril 2008

Merci Monsieur Filion pour vos analyses très bienvenues par une grande majorité des Francophones partout à travers le monde. Je souhaite très sincèrement que vous ne dérogiez jamais de la formidable manière dont vous nous présentez l'information, qui je l'espère sincèrement, l'objectivité dont vous faites preuve et que vous nous offrez lors de votre présentation quotidienne des tendances des économies mondiales demeurera sans failles et continuera d'éveiller et avertir les Francophones devant les dangers qui nous guettent à l'échelle mondiale. Mes félicitations les plus sincères Monsieur Filion et surtout, je vous demande humblement de continuer votre travail extraordinaire d'information économique.

Normand Paré, Austin Qc.

9 avril 2008

Bonjour 
L'ethanol c'est payant et rentable pour les 
compagnies qui vant le petrol aux station 
d'essence.Un litre de l'ethanol est le meme 
litre essence petrol.Le problemme avec  
l'ethanol on parcour moin de distance a 
comparre a l'essence petrole donc sa prend 
plus d'ethanol pour le meme parcour et plus 
de polution et le prix de la nouriture de basse 
aumente.Je suis contre l'utilisation des allients 
pour fabriquer du bio-cabur pour les autos 
que de nourir les humains. 
C,est un cacre probleme qui va se empirer. 
avec le temps. 

Hilarion Valois, Quebec

9 avril 2008

Pas fou ce Martin Hamel de Longueil! 
 
Yvon Martineau, New Richmond' Gaspésie.

Yvon Martineau, New Richmond, Gaspésie

9 avril 2008

Bonjour M. Fillion, 
 
Vous décrivez très bien la situation... 
 
Faire du bio-carburant pour faire avancer des férailles mastodones à 4 roues, si des extra-terrestres nous regardaient de l'extérieur, ils se diraient qu'il y a quelque chose de gravement psychiatrique dans nos priorités et comportements... 
 
C'est pas fort notre affaire!!! Ça prend +/- 6 barils d'éthanol équivalent en énergie pour produire 1 baril d'éthanol, question bilan énergétique, c'est pas fort non plus notre affaire... pas besoin d'être un docteur pour se rendre compte que ça n'a aucun sens... 
 
Certains disent que l'éthanol à partir du mais est le meilleur plan pour planter les germes d'une famine mondiale, point. Si la tendance ne se renverse pas, seul les pays occidentaux auront accès au mais et le reste du monde sera laisser pour compte... Mais encore, il y a des pauvres dans notre entourage... 
 
Encore une fois, un exemple de plus, le système capitalisme actuelle pour supposément distribuer la richesse doit être revu, point. Parfois, seul un effondrement du système fera changer les choses, malheureusement...!

Yan Côté, Lachine

9 avril 2008

Les anglais disent souvent 'hindsight is 20/20', ce qui signifie qu'on ne pouvait prédire une situation qu'avec le bénéfice du recul. Excepté que dans ce cas particulier, on pouvait prédire dès le départ que les l'agriculture à des fins de produire des bio carburants conduiraient à plus ou moins court terme à une crise de l'alimentation. Et comme toujours, ce sont les pays pauvress qui écopent. 
 
Nous faison face maintenant à un impact économique de l'agriculture à des fins de produire du carburant. À long term, on doit aussi questionner la sagesse du point de vue écologique de retirer des éléments nutritifs du sol pour les bruler dans des véhicules. Ces éléments nutritifs sont effectivement retirés des processus naturels qui les recyclent, et  
ne sont pas facilement remplacés. Le tout résultera en des sols appauvris qui ne seront pas bons ni pour la production d'aliments de base, ni pour la production de carburants.

Jean-François Leclerc, Gatineau

9 avril 2008

en ce qui concerne les spéculations dans la région amazonique, il faut préciser bien une chose. il ne s'agit pas seulement des iniciatives prises par les agriculteurs. d'une façon évidente ce sont les gouverneurs les responsables principaux pour la dépreciation de cette richesse naturelle (ils facilitent l'exploration desmesurée dans la région et negligencient l'urgence des prises en charges), l'idée de croisance économique vient avant tout, et, réelement l'éthanol est une bonne perspective pour les numéros de l'économie (même si les équivalents à ces numèros ayent déjà un destin fixe qui n'est correspond pas à la population ou aux investissemts en questions sociales, et la nature soit dedomagée). et je ne parle pas simplement des gouverneurs brésiliens, direte ou indirectement les politiciens des pays riches incitent la mal utilization de la forêt et après, comme une grande ironie, disent partout dans le monde que nous, brésiliens, nous ne prenons pas soin d'elle même. 
j'ai 23 ans, je suis né ici et je ne suis jamais sorti du brésil, c'est dommage de voir que toute une génération aie perdu les réferénce d'une bonne gestion publique. c'est regretable de voir la population native amazonienne (pas seulement les indiens) être soumise aux interêts politiques sans avoir leurs avis considerés.  
 
une note: je voudrais parler, si vous me permettez, d'un plan personnel. je vais étudier les relations internationelles après avoir finir mes études en communication. je pense que c'est une voie, une autre voie, un instrument qui peut lancer des nouvelles perspectives dans un réseaux global pour ne pas seulement mettre an question ces questions si bien abordées par vous, Mrs Fillion, mais aussi pour lancer des tentatives des changements. et chacun, dans son domaine pourrait faire quelque chose de pareil. 
 
Merci Mr. Fillion et tous les autres qui ont bien incité des bonnes réflexions a travers les commentaires

Clébel Silva, Salvador, Brésil

9 avril 2008

Depuis que vous avez écrit votre carnet M. Fillion bien il y a eux démonstrations et émeutes en Égype à cause des prix qui ont montés de facons fulgurantes. Émeutes à Haiti, démonstrations au Pakistan et ailleurs en Asie. 
Au Vietnam du Nord, 4% de moins de rizières pour permettre le développement de parcs industriels. Au Cambodge avec un taux de croissance de 10% annuellement,de bonnes rizières sont remplies de terre pour le développement industriel et touristique aussi. 
Ici bien tous les denrées de basse sont à la hausses: blé, mais, orge etc ce qui se traduit par des hausses pour alimenter les animaux, la farine pour le pain, gâteaux, pâtes etc. 
Et ainsi les coûts de transports sont eux aussi ajoutés aux biens de consommation. 
Donc votre carnet est arrivé à temps pour une prise de concience collective. 
Pour les agriculteurs qui sont contants que le prix des céréales sont à la hausse bien bravo pour une fois mais qu'ils arrêtent de demander des subventions de toutes sortes. C,est cela la libre entreprise, une bonne occasion d'exiger que nos gouvernements arrêtent de financer avec nos taxes ceux qui cultives des céréales et que les mêmes montants d'argent soient redistribués aux consommateurs.

Richard Denis, Montreal

8 avril 2008

Le fait que la faim dans le monde augmente pour que les riches puissent mettre de l'essence dans leur auto est complètement absurde. Il n'y a aucun mot assez fort pour décrire la stupidité humaine dans ce genre de situation. 
 
Je n'en revient pas que des rapaces puissent spéculer sur le prix de la nourriture et ainsi faire en sorte que des milliers de personnes ne peuvent pas manger. 
 
Je n'en revient pas que même si nous savons depuis longtemps que l'éthanol maïs, en plus de contribuer à la faim dans le monde entraîne absolument aucune réduction des émissions de gaz à effet de serre si on tient compte de la déforestation nécessaire et de la destruction des terres arables causés par la culture du maïs à aussi large échelle, que les politiciens ne peuvent pas passer de loi qui empêcheraient la production d'éthanol-maïs. 
 
Quand va-t-on arrêter de chercher un remède miracle qui n'est autre que le poison de demain? Quand allons-nous faire des études de cycle de vie dignes du nom avant de se peter les bretelles en prétendant avoir trouver LA solution magique? 
 
À moins que le début de la solution consiste à arrêter de se regarder le petit nombril et de faire l'autruche... greenwashing, quand tu nous tient... 
 
En attendant, je ne veux plus entendre que l'éthanol-maïs est une énergie verte. C'est complètement faux! 
 
Merci de dénoncer cette situation absurde et de souhaiter que l'inflation des prix des aliments de base cesse au plus vite!

Richard Larouche, Trois-Rivières

8 avril 2008

Dans une dimension plus locale. Moi je suis fermier, pour mon élevage avicole, le 40 kilos de grain de maïs coûtais 
9,50 $ il y a 18 mois, maintenant 17 $, la moulée elle est passer de 11,50 à 21 $. Idem pour mes chèvres, le 40 kilos d'orge à plus que doublé. Pour l'élevage de ma volaille, je vais devoir vendre à plus de 3 $ la livre pour dégager un profit cette année. Pour mes ruminants, la dernière abatoir de classe C viens de faire faillite, les marges de profits baisse et les éleveurs cessent leurs opérations, alors l'abatoir ne fait plus ces frais. Alors je vais devoir moi même cesser mon élevage, seulement produire pour moi même pour la viande de ruminant. Dans l'aviculture, j'y vais un année à la fois, mais je dois vous dire que j'en suis complètemnt découragé, j'en pleurais de découragement il y a un mois. 
 
Et dire que le ministre Béchard il y a un an venait financé une usine de production d'éthanol en faisant son coq devant les journalistes pas très critiques et complaisant, pourtant la sonnette d'alarme était dejà sonné en amérique du sud, et bien des gens savaient le désastre à venir. Les médias ont un part de responsabilité dans tout ça. 
 
Merci de m'avoir lu 
 
Pierre Dauphinais 
L'éveil des grands jardins

Pierre Dauphinais, St-Urbain de Charlevoix

8 avril 2008

Je crois que ceux ayant eu l'idée de fabriqué de l'éthanol pour servir de l'essence ont manqué de vision. Il n'ont pas mesuré les conséquences à long terme. Ils en ont vus que les avantages. Maintenant le vrai problème, c'est de trouver des solutions. Cela ne sera pas facile, car une fois que la roue est en marche, elle ne sera pas facile a arrêté. Ce que je veux dire, c'est que les gens qui en profitent vont tout faire pour ne pas perdre leur acquis. Et surtout les gouvernements occidentaux ont investit beaucoup en subvention. Un pays comme les Etats-Unis y voit beaucoup d'avantages. Cela permet d'importé moins de pétrole. Habituellement les États-Unis ne pensent qu'à eux. Voilà un sacré problème.

Michel Lévesque, Laval

8 avril 2008

Ayayaye!  
Je ne crois pas qu'il faille blâmer des humains en particulier, mais l'humain en tant que tel est...comment dire...crasse. Pour se sortir de la barbarie, nous avons soumis à l'esclavage l'Afrique et pillé l'Amérique. Pour améliorer encore notre qualité de vie, nous payons des multinationales pour nous approvisionner (par des moyens qu'on ne veut pas savoir) des produits provenant des quatre coins du monde à des prix inférieurs à leur valeur réelle. Aujourd'hui, alors que les pays riches ont un niveau de vie incomparable avec le reste de la planète et...allez...le reste de l'histoire, que cela nous entraîne même des problèmes (obésité par exemple), ce n'est pas assez et nous avons entrepris de piller nos propres enfants et leurs enfants... 
Je ne suis pas fan des dominos... 
C'est assez négatif comme commentaire, mais j'ai grand espoir en l'avenir, et je crois que quand les gens vont réaliser qu'on est clairement entrain de détruire l'avenir nos enfants, les modes de vie vont s'ajuster. On ne veut pas de mal à nos enfants...hein?

Louis Longchamps, Lévis

8 avril 2008

Bonjour, 
En lisant votre article et les commentaires on 
pourrait conclure que la decision de developper les bio-carburants est eniterement 
stupide. Je pense qu'il y aussi de benefices 
en etahnol comme carburant pour nous tous 
dans le contexte du petrole si cher.. 
Le probleme est complexe. En produisant 
le carburant ici en Amerique de Nord ont 
importe moins du petrole de l'exterieur, l'argent reste ici, l'agriculteur locale 
gagne plus et il paye des taxes ici. 
Simplement on envoi moins d'argent aux pays riches en petrole, c'est eux qui gagnent moins.  
Alors on depend moins de ces  
(plus en plus cheres) importations 
et aussi on depend moins de nos sables albertains qui polluent beaucoup en produisnat le petrole. 
C'est l'avantage claire de l'ethanol pour nous, d'apres moi. De plus, 
la nourrirure plus chere ici incitera plus de production locale en tiers monde, souvent ils 
se plaignent de cette concurrence due au prix trop bas..

Szczepan Chelkowski, Sherbrooke

8 avril 2008

Je crois fermement que les compagnies ayant un intérêt financier dans le domaine pétrolier sont derrière le bio-carburant. Calculus 101; si un tel produit est introduit dans "la chaîne" des combustibles automobile (essence) avec un ratio de 10% max, que ces coûts de production soient de X% (inférieur a 10%) et bien nous obtenons tout simplement un allongement de X% de tous les gisements pétroliers...pas mal non? Je crois encore fermement que le but premier de l introduction du bio-carburant n'est qu'une raison première que d'allonger la vie des gisements pétroliers. Calculus 101

Martin Hamel, Longueuil

8 avril 2008

500 millions nécessaires à la FAO pour nourrir l'Afrique et l'asie, soit plus d'un milliard de personne...À mettre en parallèle avec l'information suivante : Pendant que la crise immobilière aux États-Unis plongeait des milliers de ménages dans la misère l'an dernier, John Paulson, courtier à Wall street, a empoché la somme record de trois milliards de dollars américains en 2007 après avoir misé lourdement sur l'écrasement du secteur résidentiel.... 3 milliards en un an... sur le dos de la misère du monde...de quoi régler la faim dans le monde

Jean-Philippe Détolle, Montréal

8 avril 2008

De tout coeur avec vous M Dubois ;) 
 
Et puis au risque de déplaire aux (nombreux) intervenants qui sont des adpeptes de ("c'est la faute des néolibéraux et du méchant Bush - blâmons les entreprises - sauvons la planètes, cessons de consommer", etc...) je dis ceci: 
 
1) La situation de la faim dans le monde et de la pauvreté abjecte n'a jamais été aussi bonne. C'est un fait statistique. La situation est loin d'être parfaite bien sûr mais elle s'est énormément améliorée depuis le temps où Trudeau et Duceppe vénéraient Castro et Mao!  
 
2) Grace libre marché, au développement, à la consommation et à la mondialisation la situation continue de s'améliorer rapidement. De fait les pays qui souffrent le plus sont ceux qui participent le moins à la mondialisation, ceux qui font le moins de commerce, ceux chez qui il y a le moins de multinationales. 
 
3) Seul les pays riches ont les moyens d'imposer des normes environnementales, il faut donc encourager le développement des pays émergents, pas le ralentir avec des barrières réglementaires ou protectionnistes.  
 
Le pire serait de retourner à des politiques paralysantes pour l'économie mondiale. Le plus grave danger qui menace la planète ce n'est pas le climat, ce sont les politiciens et leur tentations protectionnistes et populistes dont ces politiques sur l'éthanol sont un petit exemple. Ce sont eux ces politiciens qui ont causé et aggravé la grande dépression (avec des politiques stupides comme par exemple le "Smoot-Hawley Tariff Act") et la misère ainsi causée devint un terreau fertile pour le fascisme, on connait la suite... 
 
Compte tenu des douloureuses leçons que l'histoire nous a enseignées il serait vraiment dommage et stupide de commettre à nouveau les même les erreurs. Laissez les humains libres, ils créeront l'abondance.

Brasseur Pierre, Vaudreuil

7 avril 2008

Je crois important de souligner que la solution de l'éthanol n'est pas celle des environnementalistes, mais davantage des partis en mal de politiques environnementales. Les plus férus d'histoire pourraient nous raconter que l'éthanol est une découverte qui remonte à la préhistoire et qui a été peaufinée au fil des siècles par les chimistes. La forte hausse des prix des denrées et des produits agricoles est attribuable au libre marché. L'intérêt grandissant des politiques et des agriculteurs pour l'éthanol, additionné à d'autres facteurs, a entraîné une hausse plus importante de la demande que de l'offre.  
 
À Jean Fournel: C'est le magazine Time, que j'ai d'ailleurs sous la main, vous avez raison. Comme je l'expliquais dans le billet, l'éthanol n'est pas la seule explication à la hausse des prix, mais c'est l'une des plus importantes. Et, bien qu'il faille se réjouir d'un prix plus intéressant pour les agriculteurs, n'est-il pas paradoxal de savoir que cette manne agricole, dont certains profitent, se traduit par une aggravation de la faim dans le monde?

Gérald Fillion, Montréal

7 avril 2008

C'est étrange que la seule mesure de Bush et Harper pour paraître plus "verts" c'est le bio-carburant... non écologique et surtout pas économique. Pourtant, plein de gens avaient alerté de ce qui allait se produire. 
On en revient toujours au même point. La seule façon de diminuer notre dépendance face à l'énergie est de diminuer la façon dont on consomme. Moins de denrées qui franchisent 5000 km, moins de produits de consommation courante qui viennent de la de l'autre côté de la terre (Chine). Mais pour les multinationales, c'est mieux de payer des petits salaires en Chine et de payer le transport des produits, plutôt que de payer les travailleurs sur place sans payer de transport. Bref, il semble que la terre pourra devenir plus verte uniquement quand le niveau de vie dans chaque pays sera plus équitable. Malheureusement, d'ici à ce temps, on risque d'avoir très chaud! 
Dernièrement, les écologistes ont réussi à vendre le concept qu'une économie verte et rentale est possible. Il semble que pour le devenir vraiment, il faudra qu'elle devienne aussi humainiste.

Erik Harvey-Girard, Russell

7 avril 2008

D'abord permettez moi de rectifier vos sources: il s agit de la revue "Time" et non de "Times" à laquelle vous vous référez.  
Et comme agriculteur depuis 27 ans, je me réjouis qu'enfin nous ayions un prix décent pour nos céréales. Quant à la production d'éthanol, je ne crois pas qu'elle soit la principale cause de la hausse des prix. Je ne suis pas d'accord avec sa production par non rentabilité du processus mais je crois néanmoins que la production d'énergie par la biomasse incluant les céréales est une exellente idée. Je pense que la façon la plus efficace serait tout simplement d'y mettre le feu et de la bruler. C'est de l'énergie solaire et nous recyclons le carbonne de cette façon. Merci

Jean Fournel, Ile Perrot

7 avril 2008

Excellent carnet Monsieur Filion. 
On peut traiter de "stupide" la moitié de l'univers ainsi que tous les gouvernements occidentaux, comme le font plusieurs de vos correspondants...mais lorsque l'on crée une situation de panique extrême avec l'environnement (Sauvons la planète! (Lemire), La terre se meurt! Dans cent ans le niveau des mers va monter de 6 mètres! (GIEC), C'est la fin du pétrole! Les ouragans! Les tornades!Les innondations! La sécheresse! Les animaux avant l'humain! Une planète sans l'humain, voilà la solution! Sans oublier biodiversité et la grippe aviaire!, etc), il est normal que l'on adopte des solutions de panique sans trop réfléchir et qui se révèlent en bout de compte...stupides! 
L'éthanol et les fameuses ampoules explosives sont des exemples parfaits de solutions de panique... 
Le calme et la pondération permettent généralement au cerveau de mieux fonctionner, et les solutions réfléchies donnent aussi de meilleurs résultats à moyen et à long termes. 
Mais dites-cela à un apôtre de la cause (ils sont maintenant 230 de plus!) et on va vous traiter de "néolibéral", de "lucide" de "pollueur", de "capitaliste qui veut se remplir les poches", d'hypocrite, de mauviette, d'assassin (génocide, rien de moins!)...et de stupide! Heureusement le terme de "bougeois" est disparu du vocabulaire... 
Je dois vous laisser, mon petit-fils Jérémie -8ans- m'appelle...et son sourire illumine la maisonnée. Ah! Le bonheur d'avoir une vie!

Pierre DuBois, Laval

7 avril 2008

Le fait de cultiver de la nourriture pour en faire du carburant alors que des gens meurent de faim était stupide dès le départ, mais même si on était plusieurs à le dire, les gens veulent tellement entendre parler de solutions alternatives au pétrole qu'ils n'entendent rien d'autre. 
 
Il était grand temps que les gens ouvrent les yeux sur le problème.

Christian Rioux, Gaspe

7 avril 2008

"Ainsi l'effet éthanol aux Etats-Unis a fait monter les prix d'une bonne quantité de produits alimentaires, comme les céréales et la volaille. Il n'existe pas de relation directe entre l'instabilité au Moyen-orient et le coût de l'alimentation aux Etats-Unis, bien entendu. Mais comme toujours dans le commerce international les puissants font incliner la balance. Depuis bien longtemps l'un des objectifs de la politique extérieure des Etats-Unis a toujours été de créer un ordre global dans lequel les entreprises états-uniennes disposent d'un libre accès aux marchés, aux ressources et aux opportunités d'investissement. C'est ce qui est communément appelé le « libre échange », dénomination qui ne résiste pas au premier examen sommaire. 
 
...Le boom de l'éthanol relève de la même logique. Comme le signalent C. Ford Runge et Benjamin Senauer, spécialistes de l'économie agricole, dans le dernier numéro de Foreign Affairs, « l'industrie du biocombustible n'est pas activée par les forces du marché mais elle est depuis longtemps dominée par les intérêts de quelques entreprises », notamment par Archer Daniels Midland, le plus grand producteur d'éthanol. 
 
La production d'éthanol se maintient grâce aux subventions de l'Etat et grâce aux tarifs douaniers forts élevés qui empêchent l'entrée de l'éthanol brésilien issu de la canne à sucre, nettement meilleur marché et de meilleure qualité. En mars lors d'un voyage du Président Bush en Amérique latine, la seule chose à laquelle il soit parvenu c'est à un accord avec le Brésil pour une production conjointe d'éthanol. 
 
Mais Bush, tout en répétant la rhétorique du libre échange pour autrui soulignait que les hauts tarifs douaniers qui protègent les producteurs états-uniens seraient maintenus, ainsi que bien entendu tous les dispositifs d'aides gouvernementales pour cette branche." 
 
Chomsky, Affamer les pauvres, Le Grand Soir. 16 mai 2007

Dennis Neault, Gatineau

7 avril 2008

Poser des questions à Monsanto et Dow Corning...Eux sont mort de rire a vendre leurs graines de mais OGM aux détriment de nous tous,des plus démunis et de la Santé de notre planète.Nos gouvernements mauviettes n'y voit que du feu et ces compagnies de tueurs émérites se remplissent les poches!Bravo!

Yves Filiatrault, Ste-Véronique

7 avril 2008

Le plus amusant dans tout cela, c'est qu'on ne voit plus à la telé la publicité de cette grande compagnie nous montrant un fin finaud qui epatait son conseil d'administration car il avait investi dans les terres pour faire pousser du mais ; avec la superbe remarque que cette compagnie faisait du bon investissement et environnemental. Il a l'air moins intelligent du coup.

Philippe Dujardin, Montréal

6 avril 2008

Cher monsieur Fillion, 
 
Bravo pour ce sujet, car aujourd hui notre monde eclabousse par l insouscience, la desinvolture, la foi religieuse en une economie debridee, pour ne dire plus, font ressurgir le spectre de l impensable> 
Les chantres de-le marche va tout regler-devraient se regarder un peu plus dans le miroir de la conscience.Quand une articulation de l economie rime essentiellement avec profitatout crin et quelqu en soit , le prix on debouche inevitablement sur des situations abjectes, qui donnent la naussee, voire se tranforme carrement en mepris du genre humain> 
Speculer sur des personnes n etant pas en mesure de rembourser des prets hypothecaires pour en faire des investissements rentables voila qui ravale le metier de banquier a celui de rapaces. Devlopper l idee de l ethanol comme palliatif au petrole tout en provoquant une crise alimentaire dont non seulement seront victimes nos freres du monde africain, mais aussi les moins nantis, voila qu l abject prend le pas sur le mepris> 
Et le pire dans tout cela c est que nos politiciens au lieu de pratiquer la vision lucide d un devenir de nos societe se laisse berner, ou devienent complices des nouveaux maitres de notre developpement economiques> 
Continuez ainsi et vous ferez le lit de soit d une revolution sociale saine ou au pire de la croissance d un terrorrisme qui pourrait en definitive trouver un terreau, la ou on l attendait le moins

Stephan Dulieu, Longueuil

6 avril 2008

Le droit à l'alimentation a été reconnu par l' O.N.U. en 1948. Parmi ceux qui s'opposent à ce droit, il y a les Etats-Unies, Israël, l'OMC, la Banque Mondiale et le FMI. Pour eux la solution à la faim dans le monde passe inévitablement par le marché  
« L'enfer, c'est les autres, écrivait Sartre...je crois que l'enfer, c'est soi-même...coupé des autres » l' Abbé Pierre 
«Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. Les chiffres ne font pas pleurer» dixit l'Abbé Pierre 
Les relations entre les droits humains et le marché sont de plus en plus conflictuelles, et pourtant, c'est l'état de droit qui a donné au marché ses lettres de noblesse face aux régimes totalitaires que ce soit le communisme le fascisme le nazisme les monarchies ou les théocraties. Serions-nous en train de basculer du coté adverse? 

Denis Miron, Montbeillard

6 avril 2008

M. Filion, 
 
Pourquoi nos gourvernements piétinent-ils devant le chaos qui nous guette. Souvenez-vous de votre entrevue avec Éric Laurent sur la rareté très prochaine du pétrole. L'éthanol autre qu'avec les résidus cellulosiques (bois, détritus etc - mais çà fera un volume relativement restreint d'éthanol somme toute) mène à une catastrophe alimentaire, et encore une fois principalement sur le dos des pays pauvres. Nous serons même touchés cette fois-ci dans nos pays riches... Il faut drastiquement légiférer sur la taxation des grosses cylindrées et bonifier par remise de taxes les petites cylindrées ou transport en commun. On peut couper rapidement en deux notre consommation collective à brève échéance, çà devrait déjà être fait depuis belle lurette. En passant si le gaz carbonique était si grave, permettrait-on l'éthanol autre que cellulosique? Selon-moi, on diverge le réel problème en mettant tous les torts sur le co2. La bourse du carbone devient un outil de plus dans les mains de multinationales pour rendre la vie dure aux PME ayant moins accès à ce genre de passe-passe. Le réel problème étant le pic historique du pétrole. La terre se réchauffe en lien avec les cycles solaires, le co2 étant la résultante. Mais notre consommation énorme de pétrole, çà c'est un réel problème­. 
 
Félicitations encore une fois pour votre commentaire. Comme à la lecture aujourd'hui, et chaque soir pour votre résumé économique, je suis au poste pour vos commentaires et suivis quotidiens de l'actualité économique. Avec vous, l'économie prend un visage humain. Vous êtes courageux car vos propos ne vont pas toujours dans le sens de certains intérêts courts termes néo-libéralistes. Mais vous le faite avec respect et courage, et c'est pourquoi vous prenez de la crédibilité.  
 
Bravo!  
Nous avons besoin de gens comme vous. 
Continuez sans vous décourager! 
 
Sincèrement, 
 
Laval Lapointe

Laval Lapointe, Alma

6 avril 2008

Vieux suject maleureusement toujour actuel Les trois R ne sont toujour pas untiliser ni promovue, Reduire, Reutilise et Recycle! En RFA, au Danmark, au Japon, meme au Vietnam nous avons etablie avec succe des sisteme de transformation de dechet Biologique en Gaz Methan. Les Laboratoire Fresenius en RFA la GTZ, le BMZ en Allemangne et JICA au Japon on perfectioner le system durant les 25 derniere Annees et on vient de construire de tel system au Vietnam et au Philipine! Bien des Universitee et des institutions tel JICA le BMZ et l' Universitee de Hamburg et celle de Tokyo on desaprouver la production d' Ethanol et on opter pour le Methan provenan de dechet alimentaire et des epuration des eau d' egou et Agricole! AU lieu d' ameliorer notre situation et reduire notre polution global nous l" Ogmenton et du meme coup agravons la disparitee entre riche et pauvre! Je ne suis pas socialiste ni Capitaliste mais bon sang nous somme fout nous autre Humain ou quoi? Le changement c' est nous tous! Rester coicer dans son foteuille ne regle rien! Il est grand temp que le Monde surtout Occidental se reveille et exige le changement et soit pret a se restraindre pour le bien de tous! Je suis aller au Vietnam pour se projet de Gas Methan, les gens dans cette region vivent sur 0,1 % de se que nous autre vivons surtout en Amerique du Nord!

Uwe Paschen, Soka, Japon

6 avril 2008

Un lecteur vous a fait part que l'élite veut faire mourir sciemment des gens soit-disant parce qu'il y a trop de personnes sur Terre. Je commence à croire qu'il a raison parce que le mal s'infiltre partout. Mais cette présumée élite n'a pas pensé que parmi les gens qui sont morts, il y en avait probablement qui auraient pu trouver une solution à ce problème. Il en existe sûrement encore qui ont des idées géniales, mais ça va prendre une légion de bras pour aider à régler le problème, car il est immense. Mais je fais confiance à Dieu et aux gens, je fais confiance à la Vie et à l'Amour, car je sais que les lois divines de l'univers seront toujours plus fortes que le culte de l'argent.

Mariette Beaudoin, Montréal

6 avril 2008

Bonjour M. Fillion, 
Il est vrai que la source du problème de l'augmentation du prix des denrées alimentaires est principalement la production d'éthanol mais il y a aussi d'autres facteurs qu'on oublie de mentionner comme le changement des habitudes alimentaires dans le monde.  
 
Les populations dans les économies émergentes avaient l'habitude de consommer du fabriqué au pays mais avec la croissance de leur classe moyenne - on ne mange plus seulement des tortillas avec des fevres noires ou le bol de riz (je ne les blâmes-pas) ... On a de plus en plus de fines gueules et de voraces carnivores à nourrir... Il y a aussi une standardisation de l'offre de produits alimentaires.. On mange des frites et des hamburgers partout maintenant. 
 
ICI, l'exportation de blé canadien est en train d'exploser. Les fermiers de l'Ouest canadien n'ont jamais été aussi heureux depuis 20 ans. Certains veulent sacrifier le Canadian Weat Board (organisme de mise en marché). Le malheur des uns fait le bonheur des autres et c'est ça qui se passe partout dans le monde. Ici, nous sommes bien, on mange de bons steaks et on gaz le SUV à l'éthanol - Les autres - prenez l'autobus pis mangez du riz. 
 
L'éthanol = une autre bien mauvaise idée. Celui qui a réussit à vendre l'idée était très habile. 
 
Vos éleveurs brésiliens me font réfléchir à une autre mauvaise idée qui n'est pas relié à l'éthanol directement. Je pense que l'élevage de boeufs et de porcs est aussi dommageable que l'éthanol en terme de dépense énergétique/ressources. 
 
Ça serait intéressant d'avoir un agronome ou sur ce site de discussion pour nous expliquer combient d'énergie (unité thermique/pétrole ou autre) ça prend pour produire une livre de viande de boeuf, porc, de volaille, une livre de fevre de soya, ble, avoine, etc.  
 
Vous avez mentionné qu' un véhicule utilitaire qui carbure à l'éthanol bouffe le maïs utilisé pour nourrir une personne pendant une année mais je saisit pas quel est la durée d'utilisation du véhicule pour la même quantité de maîs.

Jean-Francois Simard, Gatineau

5 avril 2008

Depuis la fin de la 2 eme guerre Mondiale, plusieurs études ont été faite concernant la démographie mondiale. Le constat de l élite est qu il faut absolument réduire la population de la planète et éliminer les pseudo-indésirables. 
 
Inutile de dire que je suis en désaccord avec une telle politique mais c est le but visé, qu on le veuille ou non. L augmentation substentielle du prix du riz et du blé, élément essentiel pour une bonne partie de la population pauvre de ce monde, aide indirectement cet objectif. Si les gens ne peuvent se payer de quoi manger, a qui la faute? A tout le monde et a personne en même temps car il est difficile de pointer un coupable.  
 
La spéculation, tout comme la notion d intérêt, sont des éléments clés de l asservissement des masses. Et s en prendre a la nourriture ou l eau, font en sorte que la mort de ces gens concorde avec l objectif caché. Inutile de garder la tête dans le sable et regardons les choses en face....

Sarto Brisebois, Granby

5 avril 2008

Un excellent carnet, des commentaires intelligents et soucieux de l'humanité. 
Personne sur cette terre devrait avoir faim, il y a de tout. Seulement l'appât du gain à outrance, le désir de dominer font en sortes qu'il y a un drame universel sur les denrées alimentaires. Les marchands d'armes, les multi-nationales, les impérialistes mettent en place des régimes totalitaires, des dictatures qui s'en mettent plein les poches et laissent leurs citoyens dans la misère. Nous y contribuons en élisant des gens pour qui les affaires, les profits, la piaste passe avant tout. Voir ici la destruction de nos bonnes terres agricoles (Rive-Sud - Laval et+) pour construire des condos, des centres d'achats. 
Au nom du développement, créer de la richesse mais pour qui! Et nos LUCIDES QUÉBÉCOIS tentent de nous endormir avec leurs beaux discours. Ha oui le privé c'est bien meilleur, plus productif comme aux USA qui s'en vont sur le diable avec leur capitaliste sauvage. Faites nous confiance et investissé: Bay Street, Wall Street, les assureurs, les banques, les pétrolières, MOSANTO connaissent ce qu'il vous faut pour votre bien et votre épanouissement. 
Faut dérèglementer, faut pas que l'on paient de taxes, faut que vos taxes (subventions) nous aident à bien payer nos dirigents et à déménager nos industries ailleurs car nous les aidont avec des salaires de crève-faim: NOUS les fins connaisseurs, les LUCIDES, la classe dirigeante car vous nous devez votre labeur, vos sueurs et le droit de ne pas crever de faim ici. 
Ethanol, OGM, capitaliste sauvage comme l'on peut constater empirent la situation à travers le monde. 
Ici même les pâtes, le pain et toutes les denrées alimentaires ont grimpés et continueront pour encore abaisser le pouvoir d'achat des travailleurs. Les pauvres d'ici auront plus de misère encore à boucler leur fin de mois et la danse continue dans l'insouciance de nos élus. 
Bravo pour votre carnet, nous y voyons un peuple encore soucieux pour la vie humaine.

Richard Denis, Montreal

5 avril 2008

Sujet passionant, en effet... Mes commentaires précédents ciblaient essentiellement la demande grandissante des pays comme l'Inde, la Chine, le Brésil, où une masse de plusieurs centaines de millions de personnes sortent de la misère noir et peuvent se permettre de manger plus convenablement. Cette tendance est irreversible, et c'est la preuve qu'il faut plutôt redistribuer la richesse que continuer à faire de la charité qui ne règle rien (sauf nous laisser dormir un peu mieux avec nos consciences "tranquilles"). Alors, à quand l'ouverture des marchés des pays riches aux produits agricoles des pays pauvres ? 
 
Je répète: des pays tropicaux pourraient avoir accès à de la technologie pour produire de l'éthanol sans brûler la biomasse de la canne à sucre sur le champs, en payant des salaires dignes et en utilisant des revenus générées pour des programmes sociaux. P ex: payez un salaire à la famille démunie pour que leurs enfants restent à l'école... 
JF

Fernandes Julio, Brossard

5 avril 2008

Merci pour éclairer nos lanterne(et pas avec de l'ethanol) Ces grand spécialistes en écologie n'ont pas regarder plus loin que leur nez, Je crois que que se ne sont pas pour 
des raisons écologique mais lucratif que l'on s'est lancé dans cette absurdité.

Jean-Pierre Panfili, Berthierville

5 avril 2008

Qui est le plus stupide le politicien qui agit dans le but d'être élu ou l'électeur qui fait comme si rien n'était ? 
 
D'aucuns affirment que l'on doit laisser la société s'autorégulariser alors pourquoi au Canada retrouvent-t-on des organismes (monopoles ?) qui contrôlent les prix de certains produits alimentaires (par exemple le lait, le siro d'érable ou le blé) ?  
Les premiers qui sont contre l'intervention de l'État sont les premiers à la réclamer en cas de crise : on l'a vu aux USA. 
 
Pourquoi le président Buch a-t-il mis en place des mesures pour faire face à la crise du papier monnaie et des prêts hypothécaires ? Pourquoi les société commerciales ont-elles droits à des subventions ou des subsides pour fonctionner ? Combien d'entreprises refusent les subventions questions d'être conséquent avec le discours tenu ?  
 
Le problème de la faim peut se règler demain matin si on laisse de côté l'aspect économique. En effet, la FAO a déjà affirmé que si l'Occident remettait ses surplus alimentaires aux pays pauvres au lieu de les détruire pour contrôler les prix le problème serait résolu. La question économique passe toujours en premier.

Dennis Neault, Gatineau

5 avril 2008

Vous soulevez une problématique qui, a son origine, a été présenté comme étant être une solution a une problématique (énergétique dans ce cas). Hors la solution est vite devenu une nouvelle problématique. Tel est le cas dans plusieurs de nos "solutions" face aux problématiques de notre siècle. La raison? Face aux défis qui se présentent, nous choisissons des solutions "band-aid" pour éviter de modifier nos comportements qui sont à la source même de ces mêmes situations. Ces changements de comportement demandent une prise de conscience qui souvent sont emmené par une crise ou situation traumatique. Les évènements du 11 sept 2001 sont un exemple d'un tel évènement; après cette date, rare étaient et sont toujours les occidentaux qui n'appuie pas nos gouvernements dans la création de la forteresse nord-américaine et l'invasion de pays étranger pour "installer la démocratie"(le Congo, le Zimbabwe, le Nigeria auraient aussi profiter de l'installation d'une démocratie.. bref.) Pourtant, peux de gens se questionnent sur le "pourquoi" de ces attaques (11092001). Si, comme GWB le proclame, le mode de vie américain est non-négotiable, assumons les dits de nos dirigeants élus et continuons à agir en tant que seul maître du monde, dictant consciemment le droit de vie et de mort partout sur la planète, conséquence ultime et historique du maintien de notre mode de vie. Arrêtons cette hypocrisie; nous savons et connaissons l'impact de notre consommation énergétique et reconnaissons qu'il nous reste, dans l'ultime meilleur cas, 50 ans de "buffet à volonté" (données de EIA américaine)

Alain Boulianne, Le Bic

5 avril 2008

M. Fillion, 
Merci! pour alerter vos lecteurs devant ce que nous pourrions qualifier de crime si l'être humain était placé au centre des préoccupations du développement social au lieu des profits. 
Lorsqu'on réserve la terre cultivable à la fabrication de carburant c'est tout le produit agricole destiné à nourir les humains qui augmente de prix. 
Comme déjà beaucoup meurent littéralement de faim chaque jour dans le monde et qu'à cause de cela il en mourra encore davantage, il n'est pas exagéré d'appeler cela un crime contre l'humanité. Peut-on minimiser de telles conséquences? 
C'est une autre belle initiative de notre grand humaniste religieux W. Bush et du monde des affaires au service duquel il se voue. 
Merci de nous avoir informer sur ces faits.

Jean-Yves Rioux, L'Assomption

5 avril 2008

L'image de l'humain au service de ses machines était-elle prophétique? Parce que la technologie est plus rapide, l'humain peine à suivre.  
Alors qu'il fallait toute une vie pour concevoir, connaître, étudier, tester, mettre en marché et pénétrer la vie des populations pour le moindre des produits (Parmentier et la pomme de terre), il ne faut aujourd'hui plus que quelques mois pour innonder des marchés (et non plus des populations) avec des technologies de plus en plus invasives (l'éthanol !) et contreproductives. On se retrouve donc dans une position toujours plus critique! Alors on ouvre les bras à la prochaine technologie sans trop poser de questions; vite le soulagement!

Patrick Golding, Montréal

5 avril 2008

Tout un chacun confronté a la stupidité de l'etre humain, se réfugie dans l'espoir qu'un jour, bientot, les choses changeront pour le mieux. Je n'y croit plus, hélas. Pour que les choses changent, il faudrait appercevoir un brin de bonne volonté jaillir au milieu du chaos. il n'y a aucune réel volonté politique, sociale, individuelle qui nous fera éviter l'hécatombe. Les populations affamées et exploitées le sont d'avantage a chaque jour. On détourne les denrées alimentaires pour faire carburer les gros v.u.s. des occidentaux stupides qui ne voient pas plus loin que le bout de leur par choc. le climat change, plusieurs pays deja affamés se retrouveront dans moins d'une décennie au prise avec un niveau de la mer en forte hausse. Sécheresses et innondations entres autres, détruiront d'avantage de cultures, affamant toujours plus de populations. Les océans ne renferment plus suffisament de poissons pour nourrir les populations deja existantes. La terre a faim de nourriture, de justice et d'équité. Plus de la moitié de la planete souffre dans l'indifférence de l'autre moitié trop occupée a faire le plein de ses v.u.s, trop occupée a contribuer a ses REER. Que seriez vous pret a faire si vous étiez dans la misere la plus totale, que vos enfants mourrait de faim a cause du comportement insouciant des occidentaux. A la suite de gestes de désespoir que vous pourriez posez, seriez vous considéré comme un extrémiste. Nous plongeons sans sourciller la moitié de l'humanité dans la misere la plus totale, confronté au desespoir,certains posent des gestes violents ne voyant aucun issu a leur misere. Les véritables extrémistes se retrouvent dans notre hémisphere, drapés de fourrure, de bijoux, circulant dans leur grosses voitures de luxe. Nous sommes tous des extrémistes. Combien de personnes meurent a chaque jour a cause de nos besoins de luxe, a cause de nos choix insensés? Surement beaucoup plus que lors de l'explosion d'une bombe.

Patrick Doucet, Rimouski

5 avril 2008

Bonjours, Si je comprend bien le commentaire de M.Julio Fernandes de Brossard, le fait que les millions de pauvres D'afriques puissent maintenant manger 1/2 bol de riz par jour (gracieuseté de la création de la richesse collective provoquée par la production de l'éthanol) au lieu de RIEN par jour crée une pression mondiale a la hausse sur le prix des aliments? si c'est le cas, qui va leur expliquer qu'ils nuisent a notre niveau de vie, que leur quête de pitance crée une "DEMAND BULL" a la hausse???? Non pas moi, je vais me contenter comme la plupart d'entre ns d'ouvrir mon ordi, lire les commentaires, et y ajouter le mien, accompagné d'un bon café et d'un beignet bien confortablement installé j'oserais dire sans méchanceté dans mon sous sol de Brossard.

Alain Dumas, Sherbrooke

5 avril 2008

Encore une intervention étatique qui tourne au vinaigre... 
 
La cause environnementale est une vraie aubaine pour les politiciens. Elle leur permet de se donner de l'importance et de se rendre populaire à peu de frais. Qu'importe si les mesures prises sont bien souvent des absurdités économiques et même environnementales. 
 
Dans le cas de l'éthanol elle leur permet aussi de justifier (encore) des subventions afin d'acheter des votes dans les zones rurales. 
 
Non les politiciens ne sont pas stupides, ils font parfaitement bien ce qu'ils doivent faire pour atteindre leur principal objectif: être réélu. 
 
Que l'état se contente d'établir et vérifier des normes et laisse la société s'arranger avec. Le monde ne s'en portera que mieux.

Pierre Brasseur, Vaudreuil

5 avril 2008

J'avais déjà entendu parler de ce fléau grandissant et cela me rappelle l'engouement pour le blé aux EUA dans les années 40, en fait lors de la deuxième guerre mondiale.  
À l'époque l'enjeu était de nourrir l'Europe alors essoufflée par la guerre. Donc les plaines du centre des États-Unis se vendaient à des prix dérisoires et étaient cultivées intensément afin d'envoyer du pain outre-mer. Le résultat: un désastre écologique et social, les terres ont été sur-cultivées, maintenant désertiques, les familles ruinées et des milers de villages fantômes remplacent maintenant ces villages paysans.  
Une seule différence entre ce qui s'est passé là et ce qui se passe maintenant (aux États-Unis encore et ailleurs), maintenant les terres servent à nourrir des estomacs de fer absolument inutiles à notre survie...et ceux qui ont toujours faim, ont encore plus faim... 
Quoi faire pour éviter une telle calamité? Et bien, pourquoi pas utiliser nos déchets comme carburants? nous en aurions à l'infini (ou presque) !

Laurie Maurais, Montréal

5 avril 2008

Un billet très intéressant M.Fillion et comme vous le dites, on croyait à une avancée environnementale quand l'éthanol est devenu carburant mais faut bien le dire :Les Verts et leurs valets et autres environnementalistes se sont royalement mis un doigt dans l'oeil en faisant augmenter la production du maïs sur cette planète.On attend encore leur mea culpa....Merci.

Bernard Fillion, chicoutimi

4 avril 2008

Selon une autre étude plus récente, seulement quelques sources de biocarburants (dont la canne à sucre aux tropiques) seraient économiquement et écologiquement viables. Du maîs, de la beterrave, dans les pays nordiques à une récolte par année, on est d'accord que c'est pas raisonable. 
 
En outre, votre article oublie de citer que c'est la croissance de la consommation d'aliments des populations des pays pauvres et émergents qui pousse les prix à la hausse (demand pull); l'effet de l'offre réduite joue un moindre rôle.  
 
Finalement, la production d'éthanol dans les pays pauvres joue un rôle de création de la richesse collective qui, si bien utilisée, sort plus de gens de la famine que les prix plus bas des aliments ne le fait (la preuve: les prix artificiellement bas du riz et du coton des EUA fait de ravages en Afrique...)

Julio Fernandes, Brossard

4 avril 2008

Quelqu'un a une recette de soupe aux pois à l'éthanol?  
 
Tant qu'à vivre dans l'absurde...

Jean-Francois Ranger, Montréal

4 avril 2008

Bonjour, 
 
Vous avez raison de mentionner que la production de maïs à des fins de transformation en éthanol a été positive pour les agriculteurs américains. Dans le but de réduire les émissions de carbones et la dépendance face au pétrole, le gouvernement américain a légiféré pour que l'éthanol soit un additif à l'essence. Pourtant, les évidences scientifiques s'accumulent pour démontrer que l'éthanol n'est pas si amical pour l'environnement que certains groupes le laissent croire ; l'énergie requise pour le fabriquer est supérieure à l'énergie obtenue en le brûlant. De plus, cette production est fortement subventionnée, ce qui a favorisé sa culture intensive. Une des conséquences est que l'approvisionnement en eau devient plus difficile dans certaines régions, puisque la culture du maïs requiert de grandes quantités d'eau, sans parler des pesticides utilisés. Bref, l'éthanol n'est pas le biocarburant miracle et le gouvernement du Québec l'a reconnu est disant que l'usine de Varennes serait la première et la dernière. 
 
Cette situation démontre un problème politique ; la force du lobby agricole aux États-Unis. Il est bien organisé et a un pouvoir politique important, malgré le fait qu'il ne représente que 1% de la population. La concentration des agriculteurs dans quelques États fait en sorte qu'ils peuvent réellement, lorsqu'ils votent dans le même sens, faire pencher la balance entre les Démocrates et les Républicains. Il est certainement plus facile de donner à un groupe de pression que de lui enlever, même si 99% sortirait gagnante d'une telle décision. 
 
Toutefois, et heureusement, l'idée que les pays riches devraient compenser les pays pauvres pour qu'ils protègent l'environnement fait son bout de chemin. Par exemple, le gouvernement brésilien serait compensé pour protéger la forêt amazonienne. De cette façon, ce pays obtient un véritable incitatif d'agir dans les intérêts mondiaux, sans sacrifier pour autant le développement économique national qui permet à tant de gens de sortir de la pauvreté.

Pascal Bruneau, Longueuil

4 avril 2008

Le culte que nous vouons à la voiture n'a dégal que la stupidité de nos dirigeants. Jusqu'où faudra-t-il aller pour qu'enfin nous modifions nos habitudes de vie? Je n'ai rien à ajouté à votre article à part que cette stupidité m'épuise. Des fois je souhaite que l'humanité frappe enfin un mur pour nous forcer au changement.

Louis Fortin, Montréal

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