15 février 2008
«Wô les moteurs!»
On se croit plus vert que vert. On fait de grands débats autour de l'avenir de la planète. On s'entredéchire lorsqu'on discute de l'accord de Kyoto. Pourtant, on continue à polluer comme jamais!
Avez-vous regardé le reportage de mes collègues François Sanche et Jacques Taschereau sur notre amour des gros moteurs? Avez-vous vu ces mastodontes qui puent l'essence et font un bruit d'enfer? Avez-vous été impressionnés par le gros tracteur tirant une grue et qui consomme un gallon de carburant à la seconde?
Allez-vous faire partie des milliers de personnes qui assisteront, l'été prochain en Beauce, au « Saint-Cyprien Toasté »? Dans cette compétition, le gagnant est celui qui fait crisser ses pneus le plus longtemps possible. Tout cela, pour offrir aux spectateurs entassés autour d'un carré d'asphalte, un beau « spectacle de boucane ».
Qu'on le veuille ou non, la culture des « gros chars » et des gros moteurs fait plus que jamais partie de notre vie.
On n'a qu'à regarder les publicités d'automobiles. Presque toutes vantent avant tout leur puissance. On aime ça la vitesse! On adore la performance!
Cette approche commerciale fonctionne bien, puisque nos voitures sont aujourd'hui beaucoup plus puissantes qu'il y a dix ans, soit une hausse de 55 %.
Il n'y a pas que les voitures. Les quatre-roues, les motoneiges et les motomarines ont plus que jamais la cote.
Quoi de plus bucolique qu'une promenade à la campagne le dimanche matin en peloton de vingt grosses Harley-Davidson! Aucune tondeuse ne peut les enterrer!
La testostérone des baby-boomers!
Cet engouement pour les gros moteurs ne s'explique pas uniquement par la décharge d'adrénaline recherchée par les jeunes.
Qui chevauche les grosses Harley-Davidson pétaradantes? Des hommes dans la cinquantaine.
Qui s'entasse dans le stade olympique lors des spectacles de Monster Truck? Des jeunes, c'est vrai, mais la plupart du temps accompagnés de leurs pères ou de leurs grands-pères.
Pourquoi cette valorisation de la puissance pour « être le coq de la place », comme le disait un des hommes interviewés dans le cadre de ce reportage.
À quoi sert un véhicule qui atteint en un temps record de grandes vitesses, alors que la limite sur nos autoroutes est toujours de 100 km/h?
Ça sert à quoi de sensibiliser la population aux dangers de la route, quand, en même temps, les vendeurs d'automobiles encouragent les gens à acheter de la puissance? Les publicitaires vous répondront qu'ils ne font que vendre du rêve.
Combien de jeunes, au volant de leur bolide, ont vu leurs rêves s'éteindre en même temps que leur vie?
Pourquoi ne pas faire rêver les gens autrement qu'en faisant plus de bruit ou plus de boucane?
Pourquoi pas un festival de voitures électriques silencieuses? Un festival de motomarines électriques? De motos qui ne font pas de bruit?
Pourquoi ne pas vendre le rêve de dimanches matins où aucune moto ni aucune tondeuse ne réveilleront personne?
Alain Gravel est journaliste depuis 30 ans. Il s'amuse à dire qu'il est « le spécialiste des généralistes », puisqu'il a touché un peu à tout dans sa carrière. Il a fait de l'information locale, régionale, nationale et internationale, tant à la radio qu'à la télévision, en nouvelles comme en affaires publiques.
Il a étudié en arts et technologies des médias au cégep de Jonquière, puis en sciences politiques à l'UQAM, sans avoir terminé son baccalauréat (il tient à le préciser).
Alain Gravel a commencé sa carrière à la radio en 1978, tout d'abord à Québec, puis à Jonquière et finalement à Montréal à CKAC-Télémédia. Là, durant les années 80, il a fait ses premières grandes couvertures journalistiques, comme l'histoire des soeurs Lévesque et le massacre des élections ratées en Haïti en 1987.
Il est passé par la suite à TVA, où il a couvert entre autres la crise d'Oka de 1990 et la guerre du golfe Persique en 1991.
En 1993, il s'est joint à l'équipe de l'émission Le Point à Radio-Canada, animée à l'époque par Jean-FrançoisLépine. Il y a réalisé des reportages aussi divers que la légalité des «danses à 10$» ou les premières élections présidentielles en Afrique du Sud.
En 1997, Alain Gravel est devenu animateur de l'émission Enjeux. Il y est resté 10 ans, en multipliant encore les sujets d'intérêt public.
Il a signé ces dernières années quelques documentaires, tout en assumant une charge de cours en journalisme à l'UQAM.
Avec ses collaborateurs, il a remporté au fil des ans six prix Gémeaux, le Prix Italia 2004 pour un reportage sur la téléréalité, et un prix au New York International Documentary Festival pour un documentaire sur les délateurs.
Depuis l'automne 2007, Alain Gravel anime l'émission Enquête à la télévision de Radio-Canada.
Il préside la Fédération professionnelle des journalistes du Québec depuis 2004.
21 février 2008
Bravo!
Bravo pour votre lucidité sur la situation complexe dans laquelle l'on baigne lorsqu'il est temps de réfléchir sur nos habitudes de consommateurs et nos aspirations écologiques.
Il est difficile de changer des comportements qui sont ancrés en nous depuis des générations. Par contre, cela ne nous dispense pas de faire un effort constant de remise en question lorsque vient le temps de faire des liens entre nos choix de consommateur et l'impact qu'il aura sur la vie autour de nous.
Pierre Maheux, Terrebonne
20 février 2008
Nous sommes encore dans une société dite libre et les gens ont le droit d'occuper leurs loisirs à leur convenance dans la mesure où ils ne dérangent pas ceux qui vivent à côté. Lors de notre séjour à Paris, j'ai remarqué (entendu) 3 Harley-Davidson avec le silencieux du manufacturier toujours intallé. Au Québec, faut se compter chanceux si une seule Harley sur 3 en est toujours équipé. Quand le litre de carburant se détaillera $2.40, la culture des gros "chars" aux gros moteurs disparaîtera. Là-bas, on roule en Opel Agila, Renault Clio, Peugeot 206 et autres automobiles compactes. Si le Hummer est un véhicule pour un nord-américain, il signifie un homard dans la langue allemande. Dans ce pays, il est plutôt difficile de circuler en milieu urbain avec cette chose. Plusieurs rues étant si étroites que l'on pourrait facilement être pris au piège.
Jean Livernois, Québec
19 février 2008
Se pourrait-il qu'Enstein ait fait une erreur lorsqu'il découvra sa fameuse formule : E=MC²? Ce ne serait pas plutôt : E=MCO².Personne n'est à l'abri de distractions...
Ceci n'enlève rien à la valeur de son oeuvre. Ce sera toujours à mes yeux un très grand Économiste, et je suis parfaitement d'accord avec lui à propos du fait que tout est relatif.
A pied ,à cheval ou en bicycle à pédales...vive l'air pur!
Denis Miron, Abitibi
19 février 2008
Toutes mes Félicitations à Frédéric Tremblay, qui a aussi percé l'incohérence du discours d'Al Gore dans son film: "Une vérité qui dérange", qui, dénonçant à grandes tirades et complaintes les effets du réchauffement de la planète, au volant de son énorme Cadillac Escalade 350 Chevaux. À l'instar de la publicité en général, une preuve de plus que les prosélytes prennent la population pour des cons, et que les prosélytes rendent cons! La moindre des choses qu'il aurait pu faire, pour assurer une certaine consistance dans son discours, aurait été d'être filmé avec une Prius, ou son équivalent... La production a du s'esclaffer et pouffer de rire lors du tournage de la scène.
Denis Boivin, Montréal
18 février 2008
Je martèle depuis des années qu'il est complètement abrutis d'avoir des limites de 100 km/h alors que les voitures peuvent facilement en faire le double.
On dépense des millions en publicité, les gens discutent du niveau de violence de chacune mais personne ne se questionne sur le moyens de faire la dite vitesse.
Couper le mal à la racine. Maximum : 140 km/h, pour les urgences -mettons-.
On modifie notre moteur ? Perte de permis pendant 1 ans, puis 5, puis à jamais.
Militer pour des pistes de courses et aller vous griser ailleurs. Comme si briser la lois était une question de choix et de plaisir personnel. Quelle connerie.
Hugo Maninngham, Montréal
18 février 2008
J'ai appris par un reportage à CBC qu'ici au Québec on fabrique une voiture qui émet «Zero Emission No Noise», mais qui n'est pas homolgué par nos ministères du transport. Il serait intéressant d'avoir un reportage à ce sujet.
Francois Lepage, Laval
18 février 2008
L'être humain est un être d'émotion et non de logique.
Et l'émotion se vit dans le moment présent et non dans le futur comme faisant partie d'un plan (pour que notre planète soit encore vivable pour nos enfants).
Les gros machins à moteur bruyants et rapides génèrent des émotions excitantes beaucoup plus fortes que la peur d'une planète polluée dans le futur.
Quand on a compris ca, ça répond à pas mal de questions sur ce qui se passe sur notre merveilleuse planète...
Bélanger Sylvain, Montréal
18 février 2008
M. Gravel, toutes vos questions sont très pertinentes et quelques-unes d'entre elles me sont déjà passées par la tête. Ce qui m'étonne le plus dans notre société de consommation à outrance et dans la nature humaine, c'est jusqu'à quel point nous (les humains) pouvons faire preuve d'autant d'incohérence lorsqu'il s'agit entre autres de l'environnement. L'an dernier, j'ai été estomaqué de voir une gigantesque pub de Dodge Nitro dans une des stations du métro de Montréal. Des murs étaient littéralement tapissés de ce véhicule. Imaginez, un transport en commun qui faire la promotion de gros chars. Plus incohérent que cela, tu meurs! juste une dernière petite note pour faire écho au commentaire qui me précède au sujet de Al Gore et son fameux documentaire. Moi aussi je l'ai vu. Je trouvais cela très bien jusqu'à ce que moi aussi je remarque que Gore se faisait conduire dans un véhicule de type limo. À ce moment-là, j'ai décroché. Tu manques de crédibilité Gore. En plus, on lui a donné le prix Nobel de paix... Bravo!
Frédéric Tremblay, Montréal
18 février 2008
J'ai regardé ce raportage avec un sourire en coin. J'ai essayé de ne pas juger et de donner la chance au coureur. Je ne sais franchement pas comment une personne pourrait tirer un «plaisir» quelconque de cette activité. Je ne le sais pas, car je n'en ai jamais pratiqué. Cela dit, qu'on aime ça ou pas, on devrait se questionner sur la pertinence de ces sports automobiles. Par exemple, brûle-t-on autant de calories que l'on produit de CO2? Met-on son système cardio-respiratoire à l'épreuve ou s'intoxique-t-on tout simplement en respirant ces fumées noirâtres? Il ya bien de comportements douteux que l'on peut dénoncer ou taire. Pourquoi vend-on encore des démarreurs à distance, alors qu'on sait pertinemment qu'une voiture immobilisée dont le moteur tourne pollue cinq fois plus que lorsqu'elle roule? Le suremballage des produits de consommation, souvent fait de plastique et ce dernier fabriqué à partir de substances pétrolifères, c'est peut-être une des habitudes à changer dans nos vies.
Hugo Espinoza, Laval
17 février 2008
Qu'attendent nos gouvernements pour surtaxer les gros chars des gros crétins musclés et pour dégrever de taxes les petits véhicules?
De petites initiatives novatrices peuvent par ailleurs parfois aider sur plus d'un front. Je ne peux que saluer la décision du gouvernement McGuinty en Ontario, dans son plus récent budget, de soustraire à la taxe de vente provinciale l'achat de vélos de moins de mille dollars. Ce n'est qu'une pièce du puzzle, mais c'est un début, qui favorise l'environnement, la santé (physique et mentale, réduisant par le fait même les coûts des services de santé), qui réduit les coûts de réfection des infrastructure et tutti quanti.
Qui de Jean Charest, Mario Dumont ou Pauline Marois s'engagera à faire le Grand Tour de Montréal? (Pas sûr que la perspective de voir ce trio en cuissard a de quoi rassurer, cependant...).
À Ottawa, je vois Harper sur un gros vélo de descente, Dion sur un tricycle roulant en sens inverse, Duceppe chevauchant un vélo de route (Devinci, Québécois oblige, mais pas Marinoni, ça ferait pas assez peuple, à ses yeux) et Layton en tandem (ce qu'il fait déjà avec son épouse, Olivia).
Tom Voeckler, Magog
17 février 2008
On se retrouve une fois de plus en plein débat des "purs" contre les "impurs", des "croyants" contre les "infidèles". On n'exprime pas des opinions mais des jugements de valeurs...teintés de snobisme en prime!
J'ai vu le reportage de RC et vous pouvez être sûrs que je n'irai jamais au stade olympique voir des "big weels" faire du vol plané au dessus de carcasses de voitures. C'est une question d'intérêt et non de principe moralisateur. Je suis sûr que ces quelques manifestations estivales rejettent moins de Co2 que les 200 limousines qui attendent leurs clients à l'aéroport Dorval moteur roronnant étés comme hivers. On ferme des rues aussi lors du Marathon de Montréal et du fameux Tour de l'ile en vélo avec tous les inconvénients que cela comporte.
C'est donc l'activité "pas noble" que l'on méprise avec condescendance avec un fond d'antisystème ("big business"). On voyait dans ce reportage un père qui travaillait avec son fils à perfectionner un bolide afin de le rendre plus performant et de gagner...J'ai bien aimé cette complicité dans l'agir...
Pierre DuBois, Laval
17 février 2008
Je ne souhaite pas au Québecois de devoir changer leurs habitudes automobiles car en France nous sommes envahis par le Diésel qui est une plaie pour nos oreilles et nos nez...(plus la pollution des micro particules trés nocives parrait il ).
Evidemment c'est économique, de grosses berlines confortables ne consomment pas plus de 7 litres au 100.et le fuel est moins cher.Mais un bon V6 ou V8 moderne c'est tout de meme bien agréable à conduire avec une boite auto quel silence.Et moi qui vient pas chez vous tous les ans je me régale...Attention je n'approuve pas ceux qui font vroum vroum ...pour rien et usent de l'éssence inutilement pour épater la galerie ou la blonde à coté (qui s'en fout sans doute..)c'est du gachis.
Bonne fin de semaine.
Guy Racine, Normandie France
16 février 2008
Il semble qu'il y a des sports motorisés pour tous les gouts. Mais lorsqu'on nous gave sans notre consentement de bruit d'odeur et de liberté et qu'en plus nos taxes financent cette activité s'en est trop.
Moi je suis de Trois-Rivières et lors de la première fin de semaine d'aout ne me chercher pas à Trois-Rivières. Le grand prix arrive en ville et la moitié des citadins de 3-Rivières sortent de la ville.
Trop de bruit, en plein milieu de la ville ''broum broum'' dès 8 heures le matin et sa arrête vers l'heure du souper.
La seule activité pour les gens de la place c'est le feu d'artifice sur le fleuve.
Avez-vous pensez à ceux qui sont embarrés chez-eux sans pouvoir sortir ou revenir, les rues sont barrées, la course passe en avant de leur maison, l'enfer pour ceux qui ne trippe pas huile, rubber et bruit.
Ici à Trois-Rivières si vous êtes contre le grand prix n'en parlez surtout pas vous vous ferez lapider. J'habite la ville où les taxes foncières sont les plus hautes au Québec mais on a le Grand prix... WOW!
René Arseneault, 3-Rivières
16 février 2008
Le reportage présenté à Radio-Canada la semaine dernière m'a laissée sans mots.
Comment autant de personnes peuvent-elles se plaire dans autant de bruit et de pollution.
Et toute cette poussière dans la figure des spectateurs. ABERRANT!
Ces gens sont-ils déconnectés de la réalité au point de ne rien comprendre aux efforts faits pour une planète plus propre?
Il y a des façons plus nobles d'occuper ses loisirs!
PS: Jamais je n'aurais cru que RC nous présente un reportage aussi primaire.
Francine Petit, Montréal
16 février 2008
Bonjour Mr. Gravel.
Vous avez complètement raison;Combien de ces activitéesse maintiennent que par les pub qu'on nous bonbarde dans les oreilles à toute les minutes ,télé,radio,journeaux,circulaires.Je n'aime pas les casinos donc, je m'abstiant.
Si on veut changer les choses,les publicistes demandaient aux consommateurs de prendre note qu'après une attraction comme celle que vous décrivez va rajouter au dessus de notre tête des milliers de tonnes de co2.Beaucoup de gens réfléchiraient.C'est comme les casinos moin de gens y vont plus les même gens son heureux.
Stello Claveau, Blainville
16 février 2008
Tout le monde a le droit de s'amuser. D'accord. Si ce droit implique de rouler à 300 à l'heure et que cette expérience se veut être "masculinisante", ce ne sont pas nos gros moteurs qui sont notre plus grand problème mais plutôt nos paradigmes de "plaisirs". Vous voulez vivre des "plaisirs"? Escaladez la montagne la plus près de chez vous et faites un vol planer en parapente, en pilotant des manoeuvres de vrille allant chercher des pointes de force G que vous ne pourrez reproduire sur terre. Et de plus, je me questionne sur les endroits au Québec où l'on peut rouler en toute légalité, sans mettre la vie d'autrui en danger, à 300 à l'heure. Il me semble qu'un tel commentaire ne puisse valoriser le monde des "sports" motorisés. Heureusement, tel que le démontre les habitudes de fréquentation des clubs motoneigiste et quadiste au Québec, la moyenne d'âge des adeptes ne se rajeunit pas, à l'instar d'autres sports et activités non polluantes (golf, raquette, cerf volant de traction)
Alain Boulianne, Le Bic
16 février 2008
Le commentaire de Denis Boivin sur la griserie de rouler à 300 km/heure démontre que ce plaisir solitaire, bien réel c'est vrai, ne met pas en jeu seulement le conducteur et le vent. Il implique aussi que c'est parfois la tête des autres qui se fait arracher. S'amuser seul est acceptable. Faire partager le risque à d'autres l'est-il vraiment ? En ce qui a trait aux circonstances castratrices redirigées vers un comportement machique impliquant une libido provenant de l'extérieur du Soi, beau sujet freudien d'étude ... (rires).
Pierre Masse, Québec
16 février 2008
L'entreprise privé, les bigs business vont toujours construire, inventer des produits pour faire du profits sans regarder les conséquences sur l'environnement et la vie humaine. Pourquoi nos chers gouvernements ne font-ils pas grand chose pour protéger l'environnement c'est qu'ils sont là pour protéger les puissant de ce monde.Ou est la loi pour interdire et forcer les fabriquants d'autos à baisser les chevaux vapeurs sur les moteurs? On ne peut aller plus de 110 klm sur les routes au canada mais des moteurs sont construit jusqu'à 280 klm. Ca consomme plus d'escence, la vitesse tue, ca coûte plus cher à construire et naturellement plus cher à l'achat. Mais je rêve puisque les bouteilles d'eau ne sont pas consignée, les sacs de plastic sont encore légales, des eaux non traitées sont encore déversé dans la nature, les tondeuses, les motos marine, les motos neige sont de plus en plus cylindrés et bruyantes, grosses. Et si nos gouvernements pensaient un peu et agiraient pour le bien du peuple et de la planette, pourrions nous vivre décemment et en paix avec l'environnement?
Richard Denis, montreal
15 février 2008
"À quoi sert un véhicule qui atteint en un temps record de grandes vitesses, alors que la limite sur nos autoroutes est toujours de 100 km/h? "
Ils servent a finance l'état et a employer les robin hoods des autoroutes...
"Pourquoi ne pas vendre le rêve de dimanches matins où aucune moto ni aucune tondeuse ne réveilleront personne?"
Est-ce que vous êtes déjà promené en moto ? en lisant la question la réponse est non...
Vous parler dans votre article de pollution, mais une moto demeure un façon écologique qui prend pas beaucoup de place.
C'est pas tout le monde qui veux se promene en Toyota Echo/Yaris ou dans un Prius.
Pour chaque voiture vendue en ameriqe du nord il ya 5 qui se vendent en Chine...et l'automobile c'est pas la principale cause de pollution..
Gabriel Alex, Montreal
15 février 2008
Je m'arrête à une partie d'une de vos question: "Ça sert à quoi de sensibiliser les gens..."
Plus les gens sont sensibilisés, plus ils seront critiques devant la pollution des grandes entreprises, devant la surconsommation, devant les changements climatiques, devant les lobbys qui entourrent la politique et les corporations, etc.
Il n'a jamais été aussi important de sensibiliser les gens devant les enjeux les plus importants de l'humanité.
Les médas, le système d'éducation, la politique, les entreprises et la justice doivent se mettre au pas des défis auxquels nous ferons bientôt face, qu'on le veuille ou non.
Même le cinéma commence à faire sa part. Si on regarde la popularité des documentaires tels que The Corporation, An Inconvenient Truth, Zeitgeist, et j'en passe, on ne peut que se dire que les mentalités changent. Et tout changement important de société ou toute révolution ne se fait pas du jour au lendemain.
Il faut de la détermination et de la patience. Mais le tout doit changer vite car nous sommes témoins de changements importants qui affecteront plusieurs générations à venir. Il est donc primordial de poursuivre la sensibilisation par tous les moyens.
Merci de faire votre part.
Jean-Francois Ranger, Montreal
15 février 2008
Intéressant que cette publicité de Toyota apparaisse alors que je clique sur votre blogue, monsieur Gravel.
Et, ce ne n'est pas pour me déplaire, le modèle annoncé en est justement un qui consomme peu et qui se vante de ses mérites civiques.
Il y a de l'espoir pour les voitures alternatives qui contrastent avec les comportements machiques 8 cylindres. Un gros merci au prix de l'essence qui nous inculque un esprit environnementaliste. Le prix élevé du carburant va avoir raison de nos tendances culturelles en matière de chars.
Pierre Masse, Québec
15 février 2008
Qui se croit plus vert que vert? Qui fait de grands débats autour de l'avenir de la planète? Votre 'On' est un peu trôp inclusif à mon goût! Parlez-en à Al Gore, qui se fait l'apôtre de la planète au volant de son Cadillac Escalade 350 chevaux, dans le film: "Une vérité qui dérange!". Toute cette propagande est destinée à assujettir le petit peuple afin que les grands puissent s'amuser en toute impunité. Tout le monde a le droit de s'amuser. Je n'ai pas vu le reportage susmentionné. Mais il doit être le reflet des gens qui l'ont confectionné. L'engouement pour les 'gros-moteurs' est une réaction à notre société castratrice et féminisante, qui veut applanir toute aspérité, qui veut que toutes les briques soient bien qualibrées pour un mur propret (Pink Floyd). Cet engouement est une façon, parmi tant d'autre, d'envoyer paître tous les prosélytes de tous acabits. Il n'y a rien de plus grisant que de rouler à 300 kilomètres heures au volant de ma Suzuki Hayabusa, à vaincre le vent qui tâche à vouloir m'arracher la tête. Rien de plus grisant. Aux gens qui n'ont jamais expérimenté pareille expérience, abstenez-vous de tout commentaire.
Denis Boivin, Montréal













