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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL


Pour en discuter avec nous...

Cet espace de dialogue, de réflexion et de débat d'idées est aussi le vôtre. Nos carnetiers sont là, non pour mettre de l'avant leurs opinions, mais pour lancer une discussion et vous permettre de vous exprimer sur les événements marquants qui surviennent ici ou ailleurs dans le monde. Nous lisons tous les commentaires reçus, mais nous modérons chacun des carnets pour ne retenir que les commentaires les plus pertinents selon les sujets abordés. Seules les interventions signées et faites dans le respect d'autrui sont retenues. Pour en savoir plus, lisez
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Bonne réflexion!

Veuillez noter que les forums de discussion des Carnets sont ouverts pendant deux semaines.

Carnet Michel C. Auger

5 février 2008

Les fausses bonnes idées


Dès qu'elle a annoncé sa candidature à la direction du Parti québécois, Pauline Marois a mis une chose au clair: si elle devenait chef, il ne serait plus question de lier l'élection du PQ à un nouveau référendum sur la souveraineté. « C'est dans la corbeille de la mariée », avait-elle dit dans le temps. Bref, ce n'était pas négociable. 
 
Dans quelques semaines, donc, un conseil national du PQ devra ratifier un nouveau programme qu'on pourrait résumer ainsi: il y aura un référendum si possible, mais pas nécessairement un référendum. 
 
Le problème de cette proposition, c'est qu'elle risque d'ouvrir toute grande une porte aux adversaires du PQ lors de la prochaine campagne électorale. 
 
Lors des deux référendums précédents, en 1980 et 1995, le PQ avait été élu en promettant spécifiquement de tenir un référendum sur la souveraineté. La tenue de ce référendum avait donc été, en quelque sorte, autorisée par la population. Il faut noter qu'à d'autres moments, notamment en 1981, le PQ avait été porté au pouvoir en promettant spécifiquement de ne pas tenir de référendum au cours de son mandat. 
 
On voit tout de suite l'utilisation que les adversaires du PQ pourront faire de cela en campagne électorale. Élire le PQ, diront-ils — en fait, ils ont déjà commencé à le faire — constitue à donner un chèque en blanc au PQ pour faire ce qu'il veut. Comme quand un syndicat donne à ses dirigeants un mandat de déclencher une grève « au moment opportun ». 
 
Le référendum d'initiative populaire 
 
Le processus que propose Mme Marois étant problématique, pas étonnant que d'autres propositions soient sur la table, y compris celle du SPQ Libre de tenir un référendum d'initiative populaire. On pourrait alors déclencher un référendum en obtenant un certain nombre de signatures, par exemple 10 % des électeurs inscrits, soit environ 500 000 signatures. 
 
Le processus a l'avantage d'être clair et d'avoir l'apparence d'être irréprochablement démocratique. Malheureusement, c'est une fausse bonne idée. 
 
L'un des problèmes, c'est qu'on pourrait toujours obtenir le nombre de signatures requis, même si le gouvernement s'y oppose et juge que la conjoncture n'est pas propice pour un référendum sur la souveraineté.  
 
Forcer la main du gouvernement n'est pas nécessairement le meilleur moyen de s'assurer d'un bon résultat. Avoir les signatures de 10 % de l'électorat ne garantit nullement qu'on obtiendra plus de 50 % des électeurs le moment venu. 
 
Mais il y a plus grave. C'est que si l'on permet le référendum d'initiative populaire sur la question de la souveraineté, il faudra aussi le permettre pour tout autre sujet. La loi sur les consultations populaires prévoit, en effet, que n'importe quel sujet peut être soumis à l'électorat. 
 
L'expérience américaine 
 
Aux États-Unis, où les référendums d'initiative populaire sont permis dans la moitié des États, on a vu combien des lobbies riches et bien organisés ont utilisé ces référendums pour faire passer toutes sortes de choses. De la légalisation des casinos à l'abolition des programmes de discrimination positive en passant par le retrait des programmes sociaux aux immigrants en situation irrégulière. 
 
Presque tout le temps, il s'agit de lobbies de droite, riches et bien organisés, qui réussissent à utiliser la procédure référendaire pour faire abolir des lois progressistes adoptées par les législateurs. 
 
L'un des journalistes américains les plus respectés, David Broder, du Washington Post, a écrit un livre à ce sujet en 2000. Democracy derailed. Initiative campaigns and the power of money décrit comment un référendum en Californie a permis d'interdire aux syndicats de dépenser l'argent des cotisations de leurs membres pour supporter des causes qui ne seraient pas liées aux relations de travail. Il raconte aussi comment un milliardaire, propriétaire d'une équipe football, a réussi à se faire financer un nouveau stade grâce à un référendum d'initiative populaire. 
 
La conclusion de son enquête est claire. Il y a des fois où ce qui a l'air très démocratique peut être utilisé contre le bien commun. Imaginez, par exemple, une « initiative populaire », bien financée par les fabricants de cigarettes, pour faire abroger la loi interdisant de fumer dans les lieux publics. 
 
Il est vrai que les limites de dépenses sont beaucoup plus sévères au Québec qu'aux États-Unis, mais on sait aussi, depuis le référendum de 1995, combien il est relativement possible de les contourner. 
 
Le référendum d'initiative populaire a l'air d'être une solution démocratique. Mais l'expérience de nos voisins du Sud montre le contraire.

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca

Pendant 30 ans, Michel C. Auger a couvert l'actualité politique québécoise et canadienne pour une multitude de médias écrits, autant en français qu'en anglais. Il aura passé dix ans à la Tribune de la presse à Ottawa ce qui lui aura permis de couvrir huit campagnes fédérales, six élections au Québec, sans oublier trois référendums, plusieurs élections présidentielles aux États-Unis et même celle... d'un pape.

 
 

Mais la politique n'est pas son seul intérêt. Il a également été affecté à la couverture de la Cour suprême du Canada dans les années qui ont suivi l'adoption de la Charte canadienne des droits et libertés. Il a également assuré la couverture de plusieurs grandes commissions d'enquête, dont celle sur le dopage dans le sport qui avait suivi la disqualification du sprinter Ben Johnson et la commission Keable sur les activités des services de sécurité au Québec après la crise d'Octobre 1970.

 
 

Au cours des 15 dernières années, il a rédigé des chroniques pour plusieurs journaux dont Le Journal de Montréal, Le Soleil, The Edmonton Journal et The Globe and Mail et tenu un blogue sur Cyberpresse.ca.

Au printemps de 2007, il est devenu chef de bureau de Radio-Canada à l'Assemblée nationale, après des années à commenter l'actualité sur les ondes autant de Radio-Canada, de RDI, de CBC, de Télé-Québec et de TVA, où il a coanimé l'émission d'affaires publiques Larocque-Auger avec Paul Larocque.

Il tient maintenant ce carnet sur Radio-Canada.ca, en partie pour ne pas trop s'ennuyer de l'écriture...

9 février 2008

La Cour Suprême du Canada nous a qu'il suffit de prouver l'oppression du Québec par Ottawa pour avoir le droit de se séparer sans besoin de référendum. 
 
Ça ne prends qu'un clavier pour le faire et un mois de travail.  
 
Le PQ est parfaitement au courant de cela, s'il ne le fait pas c'est parce qu'il ne veut pas le faire. CQFD 
 
De toute façon ça ne donne rien d'essayer de se séparer d'un Canada totalement manipulé et contrôlé par les USA, on ne peut pas se séparer d'un pays qui a perdu sa souveraineté : personne ne veut la guerre déclanchée le 15 Septembre 2001, è peine 4 jours après l'écrasement des tours jumelles. 
 
N'importe qui avec un CEGEP en sciences vous dira que c'étais un faux attentat terrorriste (opération "false-flag") qui précèdent la majorité de guerres américaines. 
 
La politique au Canada est pathétique, on est hypnotisés, bernés et volés puis on en redemande.

Michel Lauzon, St-Jean-sur-Richelieu

8 février 2008

Pourrais-je suggérer à Madame Saint-Hilaire et aux autres comme elle qui se disent "fédéralistes", que c'est plutôt le fédéralisme qui provoque chez tous les partis confondus un débat stérile depuis plus de 140 ans. Il serait temps qu'on en sorte, il me semble. 
Et pour ce qui est de s'en sortir, je ne crois pas aux référendums, populaires ou pas.

Jean-Charles Morin, Laval

7 février 2008

Le PQ, c'est comme la belle-mère qu'on aime même si elle chiale constamment. Depuis 30 ans qu'elle nous gosse avec les mêmes patentes à chaque fois qu'on la rencontre. En effet, tôt en soirée, c'est pas si pire, elle nous gosse seulement parce qu'elle n'aime pas la couleur des rideaux de notre chambre à coucher - trop rouge et pas assez bleu à son goût, mais quand elle se met à boire, là, elle nous raconte son calvaire des 30 dernières années, que sa vie aurait été bien meilleure si elle ne s'était pas mariée, et qu'elle se divorcerait, non, se séparerait, non, ferait une rupture avec association, non, ce serait en fait une scission sans alliance... Ah! On l'aime quand même la belle-mère, mais on sait que même dans le CHSLD, elle va nous gosser avec le même discours lorsqu'on ira la visiter... elle et son vieux.

Luc Savoie, Longueuil

7 février 2008

Bravo Madame St-Hilaire! Je suis en parfait accord avec vos propos. Il est temps de passer à autre chose et s'attaquer aux vrais problèmes au lieu de perdre notre temps avec les complaintes du PQ qui ne sont que de la poudre au yeux pour détourner notre attention de son incompétence à régler les vrais problèmes d'aujourd'hui. Madame Marois me déçoit beaucoup. A son couronnement je croyais vraiment qu'elle apporterait des nouvelles idées et présenterait une formidable opposition au gouvernement Charest. Au lieu de cela elle propose constamment de vieilles idées qui nous divisent au lieu de nous rassembler. Ce n'est pas surprenant que le parti libéral remonte dans les sondages. Le premier ministre Charest n'est pas un grand rassembleur mais Madame Marois est pire que lui!

Jean Fauteux, Gatineau

7 février 2008

Mais il n'y aura jamais, ici même au Québec, un 
referrendum d'initiative populaire, sur la question de la souveraineté. 
Le Québec est trop socialiste, est jaloux de ce qu'il a acquis, pour se permettre un tel référendum. 
Si le parti québecois tient tant au referendum, 
c'est qu'il a perdu sa raison d'être. Il n'a plus d'autre idéal à proposer à l'ensemble des Québécois que de se miner de l'interieur et d'offrir son flanc à ses adversaires. 
À mon humble avis, s'il voulait gagner les élections futurs, il ferait mieux de se secouer et de se trouver un autre idéal plus accrochant que la souveraineté, exemple l'économie. Le temps presse...

Ani Kassabian, Montréal

7 février 2008

Bonjour, 
 
Mon commentaire voulait simplement dire que pour qu'un parti federal puisse profiter du financement d'Ottawa pour ses elections, qu'il devait s'engager a depenser cet argent partout au pays puisqu'il provient des 10 provinces et 3 territoires. Le Bloc a de bonnes idees de gauche je dois avouer, par contre un peu trop centre sur le Quebec mais encore la, je respecte sa vision. Ecoutez, il y a meme des gens de Victoria (capitale de la C.-B.) aux dernieres elections qui vendaient des cartes de membre du Bloc! Bref, la seule chose qui me chicotte, c'est que la loi actuelle des elections favorise les partis regionaux, au depend des plus petits mais nationaux. Il est donc enormement difficile pour les Verts et le NDP de se faire connaitre, surtout au Quebec quand un parti a beaucoup plus d'argent que tous les autres a depenser par circonscription, puisqu'il se limite a une seule province. Afin d'avoir un choc d'idees plus fructifiant, il serait bien de favoriser egalement les plus petits partis, partout au pays, afin que plus de gens se sentent touches.

Mathieu Spenard, North Vancouver, C.-B.

7 février 2008

J ai beaucoup de difficultés a suisuivre M.Auger ans ses extrapolations extremes. Je me demande meme si il ne veut pas nous démontrer l épouvantable pc,cest d ailleurs un peu son fond de commerce dans tout ces chroniques.M.Auger aurait intéret a se bassé sur des fets et non sur des extrapolations et faire appel a l intelligence de la populartion

Étienne Audet, Québec

6 février 2008

J'apporterais la précision suivante sur les propos de M. Spenard. Nous payons tous sans discriminations pour l'ensemble des représentants fédéraux. Nous payons pour que les idées s'entrechoquent. Je vois quelles le font en lisant ces commentaires. Tant mieux! Mais rassurons-nous, d'ici 20 ans l'appui au PQ et à la séparation sera pratiquement disparu. J'ai 40 ans et dans le milieu des affaires dans lequel j'évolue, j'ai vu fondre comme neige au soleil l'envie de discuter de cette idée qui, on doit l'admettre était céduisante pour beaucoup de nos ancêtres. Que les gens de l'ouest se rassurent, la séparation n'est plus que l'affaire de la population adulte cuvée 1950-1970 et mathématiquement la visibillité de leur discours sera diminué par l'augmentation des idéaux de ma génération (légèrement plus connectés sur la réalité!:) et de celle de nos enfants bilingues et culturellement ouvert sur la planète. 
Par contre le fait que des canadiens et canadiennes vivant au Québec utilisent légalement le système pour promouvoir leurs idées ne devrait pas frustrer les citoyens du reste du Canada épris de justice. 
Signé: Fils indigne de péquistes veillissant!

Pascal Gazaille, Sherbrooke

6 février 2008

M. Spenard a bien droit à son opinion sur la manière de financer les partis politiques fédéraux, mais il ne faut pas oublier que le financement de ces partis se fait proportionellement au nombre de vote reçu. Ainsi, si le BQ reçoit plus d'argent que le NPD, c'est qu'il a reçu plus de votes que ce dernier, et est donc plus représentatifs des citoyens canadiens que le NPD. Pour ce qui concerne le PQ, si les Québécois votent pour ce parti, c'est qu'ils s'y reconnaissent. Passer sous silence l'option préconisée par ce parti reviendrait en somme à réduire au silence tous ceux qui votent pour lui.

David Dufresne, Sherbrooke

6 février 2008

J'appuie Mme. St-hilaire dans ses dires. En tant que Canadien d'une autre province, je vois cette menace de souverainete comme une partie de bras de fer avec Ottawa. Quebec ajoute ce "risque de partir" aux negociations afin d'avoir plus d'argent. Ce cirque doit cesser; cela cree de la zizanie partout au pays. De plus, la loi federale des elections devrait changer, afin de ne pas appuyer des partis comme le Bloc, qui n'ont des deputes que dans 1 des 10 provinces, et dans aucun territoire du pays. L'argent de tous les Canadiens y est donne, mais ils ne representent personne. Il est donc facile de depenser une enveloppe budgetaire superieure a celle du NDP dans une province, alors qu'un parti comme le NDP doit la depenser dans 10. Que le Quebec se casse la gueule une fois pour toute avec cette idee de referendum, afin qu'il puisse enfin avancer en avant une fois pour toute. L'economie quebecoise est en train de s'effondrer; que le PQ arrete ses debats steriles, sans saveurs et arrieres et qu'il passe aux vrais choses. Un pays independant avec une immense dette, peu d'emploi et qui a une difficulte immense a attire de l'immigration est condamne a s'eteindre de toute facon.

Mathieu Spenard, North Vancouver, C.-B.

6 février 2008

Bonjour, 
 
Je dirais que l'idee d'une consultation populaire est une tres mauvaise idee en soit. Bien sur, le PQ se lave les mains car c'est la population qui deciderait si oui on non elle est prete, et qu'un oui a un tel referendum ne voudrait en rien signifier qu'il y en aurait un "vrai". Par contre, vu de l'exterieur du Quebec, cela donnerait un message d'instabilite politique, donc plusieurs investisseurs auront peur de faire quoi que ce soit au Quebec, et ce, seulement parce que la population va decider si oui ou non il va avoir un vrai referendum. Donc un PQ vainqueur avec de telles promesses faiblirait le Quebec au jour 1 du pouvoir car il y aurait une menace d'instabilite. Dans un contexte economique que connait le Quebec, Mme. Marois ne peut pas se permettre de tel luxe, elle vivant dans celui-ci et ne semblant pas etre capable de s'en sortir.

Mathieu Spenard, North Vancouver, C.-B.

6 février 2008

Je ne vois rien dans vos exemples qui me démontre que les référendums d'initiative populaire sont mauvais. C'est même le contraire!

Eric Synnott, Québec

6 février 2008

Je ne crois pas que le référendum d'initiative populaire soit une fausse bonne idée. Au contraire, il pourrait servir au P.Q. à se sortir de cette image d'un parti politique où le débat tourne plus autour de la date d'un éventuel référendum plutôt que sur l'essentiel question du comment convaincre la population de l'importance de faire du Québec un pays. En somme les conditions gagnantes pour la tenue d'un référendum sur la souveraineté seraient entre les mains de la population plutôt qu'entre celles d'une élite politique.  
 
Pour moi, la fausse bonne idée du P.Q. c'est de promettre à la population que, s'il est élu, il n'y aura pas de référendum. Par cette affirmation le P.Q. donne implicitement la permission aux souverainistes déçus par ce parti de voter pour une autre formation politique puisque l'enjeu national ne fait plus parti de l'agenda.

Francis Côté, Montréal

5 février 2008

Un referendum est une consultation. « Une consultation », un referendum dépend de la volonté politique de chaque autorités gouvernementales. Un referendum n'a aucune force de loi. Un referendum devient loi parce que c'est la volonté du pouvoir politique constitué de se servir des résultats d'une consultation pour en faire une loi. L'origine latine du mot est la même que pour le mot « reflet », un référendum reflète l'opinion des personnes consultées ou des personnes qui se prêtent à la consultation. En d'autres termes, le référendum est « trop » souvent une arme politique qui sert à arracher au peuple ou de la part d'un groupe une approbation. Dans et suivant l'hypothèse d'un Québec indépendant, c'est le travail d'une Assemblée Nationale élue démocratiquement de déclarer l'autodétermination de l'État Québécois, de rédiger le texte de loi, de l'adopter, de veiller à ce que la loi soit appliquée, de rédiger et voter la loi qui établira cette indépendance. Un point c'est tout. Et autant que je sache, aucun politicien n'est prêt ou prête à mouiller sa chemise sur de telles prises de positions irréversibles. Pas même René Lévesque n'y était prêt ! Je sais que mes propos risquent de me mettre à dos bien des souverainistes, mais tant pis. Des politiciens ne devraient pas avoir le droit de se servir du référendum s'ils ne sont pas capables de vivre avec les conséquences de leurs actes. Y'a-t-il un parti et un chef qui soit prêt à se lancer dans une campagne électorale dont l'objectif serait de déclarer unilatéralement et solennellement au nom du peuple et de la nation l'indépendance du Québec ? On peut donc consulter la population pour savoir si elle est prête à vivre un destin national et si les gens ne sont pas prêt... alors cela veut dire qu'on n'est pas si mal ici même. A cet effet, serait-il intéressant de consulter les québécois pour savoir s'il sont prêt désormais accorder au gouvernement le mandat de signer la Constitution un bonne fois pour toute.

Serge Drouginsky, Montréal

5 février 2008

Et pourquoi donc poussez vous la logique à dire qu'il faudrait permettre les référendums d'initiative populaire sur tout autre sujets? Dans notre monarchie élective, c'est le parti au pouvoir qui décide comment il écrit les lois. Le PQ, au pouvoir, n'est absolument pas obligé de légiférer sur les référendum d'initiative populaire. Tout comme un gouvernement n'est pas tenu de légiférer sur la multitude de pétitions qui sont déposées à l'assemblée, par exemple la pétiton de 25 000 nom pour la réforme du mode de scrutin déposée cet automne, le PQ peut par contre promettre à sa base militante de respecter le dépôt d'une pétition de 500 000 noms, voter un loi spéciale enclenchant le processus référendaire.

Charles-O Roy, Lévis

5 février 2008

À voir aller le PQ ces temps-ci, je crois qu'il serait temps qu'il prenne le taureau par les cornes, et qu'il demande que la prochaine élection, au Québec, soit une élection "référendaire" comme a failli le faire Bernard Landry en 2003. 
Le PQ n'a l'appui que de 30 % de la population et continue de ramener de vieilles idées séparatistes et de susciter sans cesse de vieilles chicanes (sur la langue par exemple)afin de satisfaire son aile extrémiste, le SPQ libre. 
Lorsque l'on fait parti du 70% qui n'a pas voté pour eux et qui en a assez de leurs débats stériles, on aimerait bien qu'il tente le tout pour le tout, une fois pour toutes, et que s'il perd, qu'il nous laisse enfin tranquilles et cesse de susciter la zizanie au Québec.  
Ce serait enfin de la démocratie.

Julie St-hilaire, Québec

5 février 2008

Je pense que monsieur Maisonneuve a mal compris ce que j'ai écrit. 
J'ai dit que le fait que les souverainistes sautent toujours sur l'occasion pour nous ramener la séparation comme solution ultime à la survie du français est extrêmement désagréable lorsque l'on est fédéraliste, parce que cela donne l'impression qu'ils sont les seuls a défendre notre langue, ce qui est tout-a-fait faux, sauf que nous les fédéralistes n'utilisons pas notre langue pour provoquer des conflits, nous préférons la faire connaître aux autres sans l'imposer. 
Ce que j'essaie de faire comprendre a monsieur, c'est que si la langue française n'amenait pas toujours un débat politique souverainiste, je suis convaincue qu'elle serait mieux défendue et surtout beaucoup plus attrayante. 

Julie St-hilaire, Québec

5 février 2008

C'est à Pauline Marois, et à ses stratèges, d'établir un programme pertinent destiné à 1. Renverser le pouvoir en place et 2. à renverser l'opposition en place!!! Du pain sur la planche en perspective! Quelques idées: Elle devra faire abstration de l'opinion de toutes les factions qui ont toutes échouées de par le passé, ainsi qu'ignorer les dinosaures ayant gouverné ce parti, peu importe la grandeur de leurs contribuations. Elle doit aussi ignorer les éminences grises, sympatisants ou non à la cause, VLB me venant à l'esprit. Il faut qu'elle présente du croustillant pour la majorité de la population. Seul un plan pertinent simple, implanté avec application, produisant les résultats escomptés, assurera la crédibilité de sa tenue, de sa 'présidence', et la perspective d'aborder l'idée d'un référendum. Il ne faut pas qu'elle ait peur de faire marche arrière, de faire table rase sur ce qui n'a pas marché, i.e.: mettre au panier la réforme pédagogique si décriée, et qu'elle se mette à l'implantation de vraies idées produisant de vrais résultats. Exit les tentatives de ressembler à Rosanna. Bienvenue l'idée de montrer son Château de Moulinsart de l'île Bizard. Seule la réussite engendrera la réussite. La transparence étant recherchée ici. Il faut aussi intégrer dans l'équipe des gagnants, venant du privée. Il faut qu'elle fasse entrer dans les rangs une multitude de François Legault, des gens qui ont réussi. Son époux pourra faire du recrutement. Il a possiblement un réseau de contact étendu dans ce bassin de population. Bonne Journée à tous!........

Denis Boivin, Montréal

5 février 2008

Le référendum d'initiative populaire n'est pas nécessairement pire que les mécanismes actuels d'élaboration des politiques. Plus souvent qu'autrement, des groupes de pression se mobilisent pour faire adopter une politique. 
 
Ils ne sont pas nécessairement représentatifs de la majorité et peuvent en fait représenter une minorité. Ils réussissent souvent à faire prévaloir leurs points de vue au détriment de la majorité parce qu'ils peuvent mobiliser des foules pour faire avancer leur cause alors que le reste de la population n'a pas le même intérêt à se mobiliser pour s'opposer à leurs propositions. 
 
Par exemple, certains groupes de pression font un lobbying intense pour empêcher que certaines rivières soient harnachées pour produire de l'électricité. La majorité des citoyens préfèreraient peut-être que des rivières où la plupart d'entre eux ne mettront jamais les pieds servent à produire de l'électricité. Cependant, il n'y aura jamais de mobilisation de citoyens pour demander que l'on construise de nouveaux barrages parce la majorité des citoyens ne sont pas prêts à faire d'efforts en ce sens. Les privilégiés qui ont les moyens de se rendre sur ces rivières ont alors le champ libre pour imposer leur point de vue. 
 
Les groupes de pression ont fait avorter de nombreux projets au Québec ces dernières années et je ne suis pas sûr que ces groupes représentaient vraiment la volonté populaire. En ce sens, je ne vois pas la différence entre le démarchage de ces groupes et votre description des référendums d'initiative populaire. Il n'est pas dit que ces groupes ne seraient pas mieux placés que les entreprises privées pour faire adopter leurs politiques. 
 
Ces référendums sont peut-être une mauvaise idée mais ils ont au moins l'avantage de permettre de vrais débats et de permettre à l'ensemble des citoyens de prendre part aux décisions qui les concernent.

Serge Bernier, Gatineau (Québec)

5 février 2008

Bonjour, 
Je ne vois rien de mal pour le PQ d'aller en élection et promette un référendum si la population le désir un jours soi dans le 1 er madat ou lors de la prochaine élection. 
Pourquoi ne pas mettre sur le bulletin de vote une case pour connaitre l'opinion du peuple sur la souveraineté. Au diable les chinoiseries américaines, les tours de passes douteuses pour faire valoir leurs idées et changer le cours de la démocratie. Nous pouvons fort bien (car nous sommes distints) faire une élection incluant des votes pour faire mieux et améliorer notre société. On pourrais aussi avoir une case pour demander si les citoyens veulent payer pour 2 méga hopitaux ou pour un seul! etc. 
Oui il est ligitime pour le PQ sursoir à un référendum, aller en élection comme un bon gouvernement puisque les Québécois ne sont pas pr^t à se prendre en main et assumer leur avenir, leur destiné eux- mêmes.

Richard Denis, Montréal

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